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Philosophons

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Invité chekhina

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Membre, 135ans Posté(e)
En nuit Membre 94 messages
Forumeur activiste‚ 135ans‚
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En avançant dans mes lectures, je m’aperçois que dès qu’on tente de comprendre la Religion comme phénomène humain, on se heurte aux limites mêmes de la compréhension occidentale de l’Homme. L’Histoire, la sociologie ou la psychologie peuvent décrire le religieux, mais elles n’expliquent pas ce qui le rend "universel". C’est là que l’anthropologie intervient, et c’est aussi là que son propre dogme apparaît.

Car dès qu’on essaie de faire une anthropologie de l’Occident, on découvre que les catégories mêmes de l’anthropologie sont issues de l’histoire théologique et juridique occidentale. Feuerbach l’avait déjà formulé : « Le secret de la théologie n’est pas la philosophie, mais l’anthropologie. » Il est tout de même curieux que, pour répondre à la vieille question « qu’est‑ce que l’Homme ? », nous en venions sans cesse à nous interroger sur « qu’est‑ce que Dieu ? ».

Talal Asad montre que la notion moderne de « religion » est une construction occidentale, chrétienne, i.e. héritée de Rome. Et Pierre Legendre révèle que nos institutions reposent sur un montage dogmatique hérité de l’Empire romain et du christianisme latin. Pour Legendre, le dogme n’est pas un contenu religieux, mais la structure symbolique qui fat tourner la société. Sa formule, « l’image, c’est le dogme », signifie que toute société se fonde sur des images qui organisent le pouvoir, et la scène où elle se représente elle‑même. On retrouve cette dimension scénique au cœur même du droit, et particulièrement du droit romain, dont le droit canon est une dérivation directe. Le droit romain n’est pas seulement un ensemble de règles : c’est une mise en scène de l’autorité, un théâtre institutionnel où se jouent les positions, les gestes, les rituels, les hiérarchies. Chez Legendre, l’image est donc inséparable de la théâtralité : le dogme est une dramaturgie, et le droit en est l’un des dispositifs centraux.

C’est précisément ce point qui permet d’éclairer la notion d’imago mundi chez Musso. Quand Musso parle de Religion industrielle, il décrit une nouvelle scène d’images de techniques, de rôles et d'interprètes. C’est pourquoi je pense qu’il est nécessaire de revenir à Legendre avant de poursuivre Musso : pour comprendre la structure symbolique, et la théâtralité, qui rend possible l’imago mundi contemporain.

L'image c'est le dogme 

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Modifié par En nuit
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  • 3 semaines après...
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Membre, 46ans Posté(e)
Arkadis Membre 573 messages
Forumeur alchimiste ‚ 46ans‚
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Dans la théorie quantique, actuellement, les physiciens font coexister dans l'espace-temps une vingtaine de champs. Champs d'électrons, de photons, de quarks, de neutrinos, etc. Ils distinguent les champs de matière (électrons, quarks...), responsables du monde matériel, des champs médiateurs (photons, gluons...), responsables des interactions. Dans les champs de matière les interactions considérées comme directes entre particules sont en fait rendues possibles grâce aux champs médiateurs, sans lesquels les particules de matière ne pourraient pas interagir. Cette vision théorique est intéressante, elle nous permet de dépasser nos visions matérialistes usuelles. La matière seule ne peut rien "construire", sans les champs médiateurs, considérés aussi comme des champs d'énergie (le photon est d'abord appelé : "paquet d'énergie" par Einstein avant de devenir une particule, le photon,  qui n'est pourtant pas une particule, mais ça facilite notre compréhension des choses de le considérer comme tel).

Nos représentations simplifient les choses mais elles les dénaturent aussi. Cette simplification nous donne la possibilité d'agir sur la réalité, mais la réalité est autre que celle que nous nous représentons. Cela me fait penser à Zénon et sa flèche qui n'atteint jamais la cible, elle n'atteint jamais la cible dans nos représentations mathématiques mais la représentation mathématique n'est pas la réalité. A cet égard notre perception pourtant bien imparfaite est plus proche du réel que la mathématique. La mathématique permet d'agir sur le réel à tel point que nous confondons la représentation mathématique et le réel. Mais le filet qui permet de capturer le papillon n'est pas le papillon. Nos représentations mathématiques captent la forme des choses elles ne captent pas la nature de ce qui est, à l'intérieur de la forme.

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Membre, 46ans Posté(e)
Arkadis Membre 573 messages
Forumeur alchimiste ‚ 46ans‚
Posté(e)

Quand mon fils O. me dit, devant son propre fils dont il observe avec émerveillement les premiers pas et les premières explorations (il vide consciencieusement tous les placards) : "Quand je vois C. je crois dans la vie, je crois dans l'univers" Il part dans une attitude fidéiste qui est pour lui nouvelle, et cette attitude a sa racine en ce qu'il se trouve déporté de manière radicale : ce n'est plus lui qui importe, c'est son fils. Je change dans mon discours vis a vis d'O, je deviens inquiet pour le petit C. et je tente de convaincre O. qu'il va falloir qu'il adopte une attitude extrêmement souple dans la conduite de sa vie sociale et professionnelle s'il veut que son fils puisse vivre en toute quiétude. Tu dois anticiper lui dis je. Etre constamment aux aguets, savoir très rapidement se défaire de telle ou telle situation. Nous entrons dans une situation de guerre dans laquelle la mobilité sera un atout considérable pour ceux qui combattront encore. Nous entrons dans une situation de guerre qui ruinera toutes nos représentations, religieuses ou philosophiques, nous allons devoir faire place à de nouvelles représentations qui nous permettront de combattre pour ceux que nous aimons, pour ceux qui nous survivront. Sachant qu'il est maintenant inéluctable que nous allons accélérer encore dans la destruction de notre environnement avant de ne plus pouvoir le faire. En définitive ceux qui voient la vie à travers l'enfant qui vient ont une autre philosophie du monde. Mais il y a lieu d'être pessimiste, la majorité des adultes sont indifférents aux enfants, ils n'en ont pas ou quand ils en ont ils font d'eux des objets dont ils usent comme bon leur semble, ils se valorisent à travers eux  et même parfois  ils en sont jaloux. Les adultes se referment sur eux-mêmes et semblent ne plus être intéressés que par leur seule survie ou leur seul désir d'exister. Cette attitude religieuse et philosophique est une impasse. 

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Membre, 46ans Posté(e)
Arkadis Membre 573 messages
Forumeur alchimiste ‚ 46ans‚
Posté(e)

Dans un entretien diffusé dans l'émission  "Paradoxes" de France Culture  le 17 mars 1970, Haroun Tazieff déclare : "C'est une constatation rationnelle, je sais que l'Humanité est condamnée à mort et ses œuvres avec elle, quelles que soient les conquêtes cosmologiques qu'elle fasse. Ren n'est plus effrayant que la mort et plus encore la mort de ceux que l'on aime et, à plus grande échelle, notre mort de race humaine, c'est désespérant en soi, on se dit à quoi bon, pourquoi vivre, pourquoi faire tant d'efforts ? Il n'y a pas de réponse à cette question"

La difficulté réside là, pour toutes celles et ceux qui parviennent à regarder en face la disparition de l'espèce humaine : comment continuer d'agir ? La propension à agir existe indépendamment de toute conscience, les espèces animales disparues n'ont pas eu de difficulté à agir pendant leur existence pourtant mortelle. Mais l'espèce humaine a conscience, elle, qu'elle va disparaitre. La conscience de notre propre disparition ne peut pas rester sans effet sur notre capacité ou notre manière d'agir.

Dans un podcast Chapoutot, l'historien, relève qu'il est impossible de regarder en face la disparition de sa propre espèce, sauf à devenir fou, ce qui explique tous les discours religieux, philosophiques, scientifiques ou autres, dont l'une des intentions est d'oblitérer la conscience de notre disparition en tant qu'espèce. Il n'est possible de continuer de vivre que dans la dénégation. La science, actuellement, prend le relais dans cette puissance de dénégation dans son affirmation que nous pourrions bien un jour devenir immortel grâce à une IA ayant atteint la fameuse "singularité", capable alors de nous introduire dans ce monde de l'immortalité. Les cosmologistes sont là pour anéantir cette prétention. Si regarder en face notre disparition en tant qu'espèce peut rendre fou, il semble aussi que la dénégation face à cette disparition peut aussi rendre fou.

Si je retiens cette disparition, je constate qu'un Univers sans l'Humanité ne peut pas continuer de garder en lui l'existence d'êtres tels que Dieu, l'Etre, la Conscience... bref tous ces idéaux. Les Idées n'existent pas dans un univers sans espèce humaine, autrement dit les Idées sont des inventions, des produits de notre imaginaire. Je retombe sur cette évidence maintes fois constatée : les cultures humaines sont essentiellement composées d'êtres imaginaires dont l'existence dépend de l'existence des humains qui les conçoivent. Cela ramène à nos infinies réflexions sur la capacité à des êtres imaginaires, dans le monde clos de l'espèce humaine, à devenir des êtres réels pour cette même espèce. 

Il  reste une question : existe-t-il quelque chose qui existe, indépendamment de la puissance créatrice de l'humanité, quelque chose qui n'a pas besoin de l'existence de l'espèce humaine pour exister, et être là, dans l'univers ? Il conviendrait alors de déterminer ou de tenter de déterminer ce que j'entends par "quelque chose" et quel rôle ou action je lui prête. L'autre question, aussi : comment continuer d'agir sachant que l'espèce va disparaitre ? Tazieff dit qu'il n'y a pas de réponse à cette question. Il affirme la disparition à venir de l'espèce humaine, il continue pourtant d'agir parce qu'il constate qu'il n'est pas nécessaire, pour lui,  de savoir pourquoi il agit pour agir. Pour celui qui est curieux de savoir pourquoi nous agissons l'attitude de Tazieff n'est pas satisfaisante.

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  • 4 semaines après...
Membre, 46ans Posté(e)
Arkadis Membre 573 messages
Forumeur alchimiste ‚ 46ans‚
Posté(e)

Dans une tribune éditée par le Monde du 10 août 2026, Philippe Huneman, philosophe, note que l'IA générative est désormais utilisée par les enseignants chercheurs eux-mêmes. Nous assistons à la déferlante de l'IA non seulement chez les étudiants mais aussi chez les enseignants. Les publications explosent dans tous les domaines. Nombreux sont ceux qui s'émerveillent devant la prouesse des machines, démonstrations mathématiques inouïes, solutions de problèmes de biologie, accélération de la conception des molécules pharmacologiques... Des enseignants utilisent même l'IA pour noter les mémoires de leurs étudiants écrits par l'IA.

La philosophie est elle-même concernée même si les IA dédiées ne sont pas encore complètement investies, la philosophie n'intéressant pas grand monde, vu son incapacité à agir sur la réalité sociale et scientifique, vu son confinement à la recherche égocentrique d'un confort intérieur.

Pourtant l'IA pourrait dynamiser ce secteur aussi, au moins dans son expression courante, dans les forums par exemple. S'agissant de la philosophie nous assistons à une évolution toujours régressive des débats philosophiques sur les forums dédiés, ce qui finit par provoquer leur extinction. Les acteurs  finissent par exprimer toujours les mêmes idées, citer toujours les mêmes auteurs. Il est possible de constater le même phénomène dans les sujets traitant de religion.

Quand un intervenant utilise l'IA dans ces sujets, ce qui permet de sortir de la régression constatée (c'est assez dérangeant de constater que seules les IA permettent de sortir de la régression intellectuelle pratiquée) alors cet emploi de l'IA est récusé pour permettre de reprendre le cours des régressions en question. Il est possible finalement que philosophie et religion  soient des "lieux" mentaux appropriés pour favoriser l'expression des errances psychiques intimes. 

Pour en revenir à l'emploi de l'IA nous voyons que tout le monde s'y met, même ceux qui s'insurgent contre les développements du néocapitalisme et de la technique. Du coup les grands acteurs américains du secteur développent d'immenses data centers  et pour les alimenter en électricité ils construisent leurs propres centrales...à gaz ou à charbon ! Le réchauffement climatique a de beaux jours devant lui.

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 635 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Le 10/08/2026 à 13:36, Arkadis a dit :

Pourtant l'IA pourrait dynamiser ce secteur aussi, au moins dans son expression courante, dans les forums par exemple. S'agissant de la philosophie nous assistons à une évolution toujours régressive des débats philosophiques sur les forums dédiés, ce qui finit par provoquer leur extinction. Les acteurs  finissent par exprimer toujours les mêmes idées, citer toujours les mêmes auteurs. Il est possible de constater le même phénomène dans les sujets traitant de religion.

Quand un intervenant utilise l'IA dans ces sujets, ce qui permet de sortir de la régression constatée (c'est assez dérangeant de constater que seules les IA permettent de sortir de la régression intellectuelle pratiquée) alors cet emploi de l'IA est récusé pour permettre de reprendre le cours des régressions en question.

1° - Chaque fois que j'ai utilisé l'I.A., principal, notes et annexes, je le dis aussi explicitement que possible. Ce qui est déjà beaucoup mieux que la moyenne.

2° - Malgré tes 25 000 pseudos, on se " connaît " depuis si longtemps. Chez toi, je ne dirais pas que la perfidie est une seconde nature.

3° - Si un jour tu vois une I.A. innover en ontologie, dialectique, philosophie, épistémologie, métaphysique et théologie, je te supplie de m'avertir. Tu ne regretteras pas mon chèque.

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Membre, 61ans Posté(e)
Black3011 Membre 830 messages
Mentor‚ 61ans‚
Posté(e)
Le 07/09/2023 à 11:43, Invité chekhina a dit :

"L'effondrement climatique a commencé".

Cette déclaration ajoute à mon angoisse, pour ma famille d'abord, dispersée dans le monde, puis pour ceux qui vont mourir ou qui meurent déjà.

Je m'aperçois assez vite en discutant avec les Franciliens que mon angoisse n'est pas partagée. Elle ne l'est pas non plus par les Français en général, sauf pour les plus jeunes, les moins de 40 ans, et encore. Quant aux "vieux" ils sourient. Pour eux cet effondrement est une sorte de revanche contre ceux qui ont l'arrogance d'être jeunes.

 "L'effondrement climatique" est un sujet de débat comme un autre. Débattre, à propos de tout, c'est rentrer dans des rapports affectifs au cours desquels il s'agit de plaire, de séduire ou de s'imposer.

Cette activité, vaguement intimiste, s'appelle donc, en Occident : PHILOSOPHER.

Nous PHILOSOPHONS  à propos de l'effondrement climatique, comme nous PHILOSOPHONS à propos de la mort du petit cheval ou encore à propos du suicide de l'adolescent harcelé ou encore à propos de la Vérité. Le thème importe peu, il s'agit toujours d'enjeux personnels et affectifs.

Pourquoi pas finalement.

Mais je suis un peu déçue que la Philosophie ce ne soit que ça.

Je reviens au premier post, puisqu'il est censé être le fil conducteur de notre discussion jusqu'à son improbable conclusion (improbable, parce qu'avec un sujet aussi vaste que la philosophie, il est totalement utopique d'espérer aboutir à une vraie conclusion).

Et je voudrais poser une question : cette phrase, "L'effondrement climatique a commencé", mise en exergue comme si elle était le paradigme absolument fondamental, ça vient d'où ? Parce que s'il y a bien une règle fondamentale en philosophie, c'est de citer ses sources, ou du moins le contexte dans lequel on se situe. Ca pourrait être le titre d'un article dans une revue grand public, le titre d'un ouvrage scientifique édité par une maison sérieuse, ou la une d'une revue philosophique réputée (comme "PhiloMag" - je ne fais pas de publicité, hein...). Ou alors ça pourrait être une phrase que toi, chekhina, tu as entendue dans un self-service de gare ou dans un restaurant cinq étoiles...

C'est important ici parce que tu sembles exprimer une certaine déception à l'idée que cela "ne soit que ça", la Philosophie (que par ailleurs tu sembles plutôt estimer, puisque tu lui mets une majuscule...). Et je me dis : voyons d'abord si "c'est vraiment de la philosophie" !

Maintenant, je lis ci-dessus une autre phrase que tu cites : "est-ce que le support choisi pour s'exprimer, ici le forum, agit sur la pensée de celle qui s'y exprime ?". Ca effectivement, je crois qu'on peut dire que c'est de la "vraie" philosophie (ou au moins de la sociologie philosophique). Et comme tu le remarques très bien, sur un forum, c'est difficile de garder le niveau. Il y a beaucoup de commentaires inutiles, de dérision, de "déconnage verbal"... Mais il peut toujours en ressortir quelque chose, à mon avis. Si on prend la peine de séparer le "bruit" du "message" ! 

NB : je ne critique pas ceux et celles qui viennent ici pour s'amuser sans se "prendre la tête". Ca m'arrive aussi. Il n'y a pas de réglement qui interdise de faire de l'humour, du moment que ce n'est pas un HS flagrant. Et ici, les 6 posts assez courts à propos de la signification exacte du mot "medium" (comme forme singulière de "media", qui est plus courant) ne sont ni HS, ni vraiment inutiles. N'empêche que c'est du "bruit" par rapport à ce que tu attendais, je pense.

Donc finalement, je te suggère de t'inscrire au forum et de continuer à lancer des idées philosophiques, en citant tes sources et en tolérant un certain niveau de "parasitisme" de bon aloi !... :pleasantry:

(PS : Je sais que le premier post date d'il y a 3 ans, mais bon, je suppose que l'auteur de topic n'a pas émigré subitement dans un coin perdu de la Nouvelle Guinée, sans ordi et sans Wi-Fi...)

 

Modifié par Black3011
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Membre, 135ans Posté(e)
En nuit Membre 94 messages
Forumeur activiste‚ 135ans‚
Posté(e)
Il y a 19 heures, Black3011 a dit :

Je reviens au premier post, puisqu'il est censé être le fil conducteur de notre discussion jusqu'à son improbable conclusion (improbable, parce qu'avec un sujet aussi vaste que la philosophie, il est totalement utopique d'espérer aboutir à une vraie conclusion).

Et je voudrais poser une question : cette phrase, "L'effondrement climatique a commencé", mise en exergue comme si elle était le paradigme absolument fondamental, ça vient d'où ? Parce que s'il y a bien une règle fondamentale en philosophie, c'est de citer ses sources, ou du moins le contexte dans lequel on se situe. Ca pourrait être le titre d'un article dans une revue grand public, le titre d'un ouvrage scientifique édité par une maison sérieuse, ou la une d'une revue philosophique réputée (comme "PhiloMag" - je ne fais pas de publicité, hein...). Ou alors ça pourrait être une phrase que toi, chekhina, tu as entendue dans un self-service de gare ou dans un restaurant cinq étoiles...

C'est important ici parce que tu sembles exprimer une certaine déception à l'idée que cela "ne soit que ça", la Philosophie (que par ailleurs tu sembles plutôt estimer, puisque tu lui mets une majuscule...). Et je me dis : voyons d'abord si "c'est vraiment de la philosophie" !

Maintenant, je lis ci-dessus une autre phrase que tu cites : "est-ce que le support choisi pour s'exprimer, ici le forum, agit sur la pensée de celle qui s'y exprime ?". Ca effectivement, je crois qu'on peut dire que c'est de la "vraie" philosophie (ou au moins de la sociologie philosophique). Et comme tu le remarques très bien, sur un forum, c'est difficile de garder le niveau. Il y a beaucoup de commentaires inutiles, de dérision, de "déconnage verbal"... Mais il peut toujours en ressortir quelque chose, à mon avis. Si on prend la peine de séparer le "bruit" du "message" ! 

NB : je ne critique pas ceux et celles qui viennent ici pour s'amuser sans se "prendre la tête". Ca m'arrive aussi. Il n'y a pas de réglement qui interdise de faire de l'humour, du moment que ce n'est pas un HS flagrant. Et ici, les 6 posts assez courts à propos de la signification exacte du mot "medium" (comme forme singulière de "media", qui est plus courant) ne sont ni HS, ni vraiment inutiles. N'empêche que c'est du "bruit" par rapport à ce que tu attendais, je pense.

Donc finalement, je te suggère de t'inscrire au forum et de continuer à lancer des idées philosophiques, en citant tes sources et en tolérant un certain niveau de "parasitisme" de bon aloi !... :pleasantry:

(PS : Je sais que le premier post date d'il y a 3 ans, mais bon, je suppose que l'auteur de topic n'a pas émigré subitement dans un coin perdu de la Nouvelle Guinée, sans ordi et sans Wi-Fi...)

 

C'est à se demander qui vit sans ordi et sans wi-fi : Secretary-General's message on the Hottest Summer on Record | Secretary-General

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Membre, 61ans Posté(e)
Black3011 Membre 830 messages
Mentor‚ 61ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, En nuit a dit :

C'est à se demander qui vit sans ordi et sans wi-fi : Secretary-General's message on the Hottest Summer on Record | Secretary-General

Tu réponds à la place de chekhina... Je n'ai jamais dit que ce n'était pas sérieux; d'ailleurs la question de l'effondrement climatique fait l'objet de nombreux autres topics du forum. C'est moi que tu accuses d'être "sans ordi et sans Wi-Fi" ??? Tu délires complètement !

Moi, je prends la peine de lire en détail les textes des autres, @En nuit, et si ç'avait été ton cas, tu aurais compris que mon but était seulement d'expliquer l'une des règles fondamentales lorsqu'on veut faire de la philosophie (à savoir citer ses sources).

Et si je n'avais ni ordi ni Wi-Fi, je me demande bien comment je pourrais répondre sur ce forum... Faut réfléchir un minimum dans la vie !

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Membre, 51ans Posté(e)
Elisa* Membre 17 501 messages
Maitre des forums‚ 51ans‚
Posté(e)
Il y a 22 heures, Black3011 a dit :

(PS : Je sais que le premier post date d'il y a 3 ans, mais bon, je suppose que l'auteur de topic n'a pas émigré subitement dans un coin perdu de la Nouvelle Guinée, sans ordi et sans Wi-Fi...)

De toute façon, trois ans, trois mois ou même trois jours… Chekhina ne va certainement pas te répondre.

En tout cas, sous ce pseudo puisque « Invité Chekhina » -tu l’auras compris- signifie qu’il n’est plus inscrit sur le forum.
Où qu’il soit : s’il ne lit pas/plus le forum, il ne sera pas informé que tu le sollicites.

Quant à continuer sous un autre pseudo, c’est de l’ordre du possible comme celui-ci : @Arkadis ! 

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Membre, Posté(e)
Neopilina Membre 8 635 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Black3011 a dit :

Moi, je prends la peine de lire en détail les textes des autres, @En nuit, et si ç'avait été ton cas, tu aurais compris que mon but était seulement d'expliquer l'une des règles fondamentales lorsqu'on veut faire de la philosophie (à savoir citer ses sources).

Philosopher, idéalement et entre autres, c'est accepter les risques radicaux que le Dialogue constituent pour le Sujet. Robert Louis Stevenson, et la majuscule est de lui : " C'est l'Extérieur qui sauve ".

Le 10/08/2026 à 13:36, Arkadis a dit :

S'agissant de la philosophie nous assistons à une évolution toujours régressive des débats philosophiques sur les forums dédiés, ce qui finit par provoquer leur extinction. Les acteurs finissent par exprimer toujours les mêmes idées, citer toujours les mêmes auteurs. Il est possible de constater le même phénomène dans les sujets traitant de religion.

Toi qui nous plaçait tous les 5 posts, Kant, et plus précisément, la " Critique de la raison pure ", tu sais de quoi tu parles, etc. C'est toujours, " Fatalement ", le cas. Il n'y a qu'une seule façon, et pas une de plus, de modifier le discours du Moi, de Soi, c'est modifier le Moi, le Soi, via la connaissance, le plus notoirement du monde donc, celle de Soi. Tout un chacun doit s'enfoncer dans la " Nuit ", et, cogito, conscience de Soi, à chacun la Sienne, accompagné de la chouette de Minerve. Une dernière chose. Ce n'est certainement pas à cause de ce " Fatalement ", qui a toujours existé en philosophie que les forums philosophiques ont disparu, c'est totalement une question d'époque. Voir comment les philosophes grecs causaient des uns et des autres, l'ennemi philosophique le plus intime, radical, de Platon, c'est Démocrite, et le nom de Démocrite n'apparaît jamais dans l'oeuvre de Platon, Aristote s'est montré carrément infâme avec tous ses prédécesseurs et " collègues ", etc. En 2009, enthousiasme du débutant sur le web (la toile, internet, etc.), je me suis inscrit sur tous les forums philosophiques existant, ou en tous cas que j'ai vu, et j'avais bien cherché ! Ensuite, très vite, eut égard au niveau, etc., etc., j'ai limité mes activités à certains. Et puis, petit à petit, j'ai vu les fermetures, certaines liées à des décès (il est très très fréquent que la " vraie " vie rattrape la vie " virtuelle ", 1). Ce phénomène, je l'ai vécu, " en direct ". Effectivement, la mauvaise foi peut mener à dire n'importe quoi. 

(1) Un jour, un membre, me dit en M.P. : " Je suis à 100 mètres de l'Hyper Cacher ". 

Modifié par Neopilina
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Membre, 135ans Posté(e)
En nuit Membre 94 messages
Forumeur activiste‚ 135ans‚
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il y a une heure, Black3011 a dit :

Tu réponds à la place de chekhina... Je n'ai jamais dit que ce n'était pas sérieux; d'ailleurs la question de l'effondrement climatique fait l'objet de nombreux autres topics du forum. C'est moi que tu accuses d'être "sans ordi et sans Wi-Fi" ??? Tu délires complètement !

Moi, je prends la peine de lire en détail les textes des autres, @En nuit, et si ç'avait été ton cas, tu aurais compris que mon but était seulement d'expliquer l'une des règles fondamentales lorsqu'on veut faire de la philosophie (à savoir citer ses sources).

Et si je n'avais ni ordi ni Wi-Fi, je me demande bien comment je pourrais répondre sur ce forum... Faut réfléchir un minimum dans la vie !

Arrête de pleurer, ta question, telle qu'elle était formulée, j'y aurais jamais répondu si elle m'était adressée, encore moins si je n'étais plus sur ce forum. 

Tu voulais savoir d'où ça vient maintenant tu le sais. 

  • Confus 1
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Membre, 61ans Posté(e)
Black3011 Membre 830 messages
Mentor‚ 61ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, En nuit a dit :

Arrête de pleurer, ta question, telle qu'elle était formulée, j'y aurais jamais répondu si elle m'était adressée, encore moins si je n'étais plus sur ce forum. 

Tu voulais savoir d'où ça vient maintenant tu le sais. 

Je ne pleure pas et je n'ai pas posé de question à chekhina. Et ta citation n'est qu'une référence parmi des milliers et des milliers. Mais arrêtons le HS (quoique... y a-t-il vraiment moyen de "ne pas philosopher" ?). Accessoirement, arrêtons de nous disputer. "Ça n'en vaut pas la peine", comme dirait Raphaël. 😉

Modifié par Black3011
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  • 1 mois après...
Membre, 46ans Posté(e)
Arkadis Membre 573 messages
Forumeur alchimiste ‚ 46ans‚
Posté(e)

Katie Mack, astrophysicienne américaine (elle se définit elle-même « cosmologiste ») raconte dans son livre « Comment tout finira » dans quelles circonstances elle découvrit que l’Univers pouvait prendre fin à tout moment. Le professeur E. Sterl Phinney, astrophysicien américain donnait un cours dans son salon à sa classe d’astronomie, assis sur une chaise, tenant sur ses genoux sa fille âgée de trois ans. Il expliquait que l’inflation cosmique restait d’origine inconnue et que rien ne permettait d’affirmer que cela ne pouvait pas à nouveau arriver, là, à l’instant. L’espace pouvait se déchirer, maintenant, et rien n’y survivrait. Elle raconte son désarroi : l’Univers était soudain devenu instable, tout pouvait disparaître, à tout moment.

Elle étudie les autres développements possibles de l’ Univers, tous funestes pour l’être humain et même pour la vie en général. La fin pourrait prendre des milliards d’années mais elle pourrait aussi survenir dans la seconde, pas seulement dans le cas d’une nouvelle inflation mais aussi par exemple dans le cas d’une possible désintégration du vide, éventualité apparue avec la découverte du boson de Higgs. Il est possible, dans ce cadre-là, que nous existions dans un Univers de faux vide et la transition possible du champ de Higgs vers le vrai vide entraînerait la disparition de l’Univers. Elle rassure : ce serait si rapide que nous n’aurions pas le temps de souffrir.

Bien sûr les événements inscris dans le futur ne peuvent pas être vérifiés, testés, donc rien n’empêche d’imaginer que des événements imprévus, inimaginables surviennent et sauvent l’Univers.

L’accélération de l’expansion de l’Univers ôtait jusque là tout espoir de salvation mais voici que les travaux récents de la mission DESI permettent d’imaginer une constante cosmologique non plus réduite à une constante mais étendue à une variable du temps : elle pourrait ralentir et permettre de considérer la théorie de l’ éternel retour...

Le résultat de ces réflexions est qu’il est impossible de parvenir à une certitude. Un miracle sauvera l’Univers, mais non ça paraît illusoire, impossible de trancher. Il est nécessaire de continuer de vivre en se disant que tout peut continuer à jamais mais que tout peut aussi s’arrêter, cette dernière hypothèse étant hautement probable. L’avenir ne peut plus être un socle sur lequel bâtir avec certitude. Comme nous agissons en projetant un sens au-delà de notre présent nous voici privés de cette raison d’agir.

 

 

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Membre, 36ans Posté(e)
Placoteur Membre 341 messages
Forumeur accro‚ 36ans‚
Posté(e)

Salut ! Il faut être clair sur une chose : je vous aime. Mais pourquoi cet amour ? Parce que je suis simple. Est-ce la simplicité, ou l'intelligence, qui fait la sagesse ? Personnellement, je pense que c'est davantage la simplicité.

Qu'est-ce qu'un discours simple ? Je me le demande.

Des idées ?

Modifié par Placoteur
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Membre, 46ans Posté(e)
Arkadis Membre 573 messages
Forumeur alchimiste ‚ 46ans‚
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"L'avenir ce n'est pas ce qui va arriver c'est ce que nous allons faire " [Bergson]

"Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie" [Pascal]

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Membre, 46ans Posté(e)
Arkadis Membre 573 messages
Forumeur alchimiste ‚ 46ans‚
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Il est bien possible qu'il existe un "dieu", un créateur qui nous porte, nous accompagne, mais je ne pense pas que nous soyons son œuvre ultime. Il est bien possible que la  Nature nous a choisi au terme de la sélection naturelle mais je ne crois pas non plus que nous soyons la fin ultime de l'évolution de l'Univers. En formulant l'hypothèse que, même dans le cas de l'existence d'un dieu, nous ne sommes pas pour autant sa fin, notre amour de nous-même en prend un coup. Mais il est possible aussi de renoncer à soi, à notre gloire éternelle, en saluant l'être ou la chose qui va dans l'univers.  "Quelque chose suit son cours", nous accompagne jusque dans notre extinction puis continue son chemin. Peut être emporte t elle avec elle quelque chose de nous, peut être sommes nous pour elle une expérience.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 57ans Posté(e)
zenalpha Membre 24 197 messages
57ans‚ Agitateur Post Synaptique,
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Le 06/10/2026 à 23:01, Arkadis a dit :

Il est bien possible qu'il existe un "dieu", un créateur qui nous porte, nous accompagne, mais je ne pense pas que nous soyons son œuvre ultime. Il est bien possible que la  Nature nous a choisi au terme de la sélection naturelle mais je ne crois pas non plus que nous soyons la fin ultime de l'évolution de l'Univers. En formulant l'hypothèse que, même dans le cas de l'existence d'un dieu, nous ne sommes pas pour autant sa fin, notre amour de nous-même en prend un coup. Mais il est possible aussi de renoncer à soi, à notre gloire éternelle, en saluant l'être ou la chose qui va dans l'univers.  "Quelque chose suit son cours", nous accompagne jusque dans notre extinction puis continue son chemin. Peut être emporte t elle avec elle quelque chose de nous, peut être sommes nous pour elle une expérience.

Peut-être et je dis bien peut-être que notre question existentielle humaine inscrite dans notre référentiel local et d'où tous nos verbes d'action et tous nos adjectifs filent dans cette flèche du temps n'aient même aucun sens à l'échelle de l'univers.

Un photon émis au big bang à son temps local à 0 seconde et il englobe la vie entière de l'univers en instantanéité.

Est ce que quelque chose suit réellement son cours ?

Ou vivons nous une expérience dont nous extrapolons les informations de nos propres lunettes inscrites dans l'espace et le temps pour lire notre monde partiel avec myopie et tendance à extrapoler ?

Je prends un exemple mais j'aurais pu prendre n'importe quelle théorie physique fondamentale dont le point commun est la disparition du temps des équations 

Si cette théorie de géométrie non commutative est exacte, la notion même de point dans l'espace où d'instant dans le temps n'a plus de sens.

L'espace temps n'est plus un continuum de points ni d'instants mais se décrit par une algèbre d'opérateurs dans un espace de Hilbert ce qui unifie la physique quantique, l'information et la structure même de l'espace temps

On sait que notre univers est issue d'une singularité.

Et on sait qu'en mécanique quantique, les états sont un nuage de probabilités superposées 

Qui peut imaginer le sens profond de cette structure fondamentale appelée origine de l'univers primordial ?

Pour Alain Connes, nous sommes aptes à mesurer une distance entre deux points avec une règle et cela est dans notre entendement 

Mais dans cet espace non commutatif primordial, la métrique devient l'opérateur de Dirac issu de la mécanique quantique relativiste

Le spectre mathématiques de cet opérateur est l'ensemble de ses valeurs propres

Et la distance géométrique entre deux états se calculent à partir de ce spectre 

Et toute notre physique, la relativité, le modèle standard de la physique des particules...découle du principe de moindre action de cette analyse spectrale 

J'essaie d'y mettre des mots

La géométrie mathématiques et la matière ne font qu'un 

Au niveau microscopique point d'objets physique ni de points spatiaux ou de temps, il n'y a que des opérateurs mathématiques dont on étudie le spectre

Au niveau macroscopique, notre échelle, les forces de l'univers, la matière, l'énergie, la gravité, l'expansion sont les harmoniques de ce spectre

Il donne une analogie 

Est ce que le spectre des fréquences sonores émises par un tambour permet de deviner sa forme ?

Sa réponse est oui

L'univers entier est ce tambour et sa physique se lit dans son spectre

Bref

Pour conceptualiser ce qui se rapproche d'une réalité fondamentale de l'univers les mots...manquent

Et soi on sort de nos lunettes issues de notre bon sens, soit quelque part notre entendement reste dans une cage

 

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Arkadis Membre 573 messages
Forumeur alchimiste ‚ 46ans‚
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Il y a 6 heures, zenalpha a dit :

Peut-être et je dis bien peut-être que notre question existentielle humaine inscrite dans notre référentiel local et d'où tous nos verbes d'action et tous nos adjectifs filent dans cette flèche du temps n'aient même aucun sens à l'échelle de l'univers.

Un photon émis au big bang à son temps local à 0 seconde et il englobe la vie entière de l'univers en instantanéité.

Est ce que quelque chose suit réellement son cours ?

Ou vivons nous une expérience dont nous extrapolons les informations de nos propres lunettes inscrites dans l'espace et le temps pour lire notre monde partiel avec myopie et tendance à extrapoler ?

Je prends un exemple mais j'aurais pu prendre n'importe quelle théorie physique fondamentale dont le point commun est la disparition du temps des équations 

Si cette théorie de géométrie non commutative est exacte, la notion même de point dans l'espace où d'instant dans le temps n'a plus de sens.

L'espace temps n'est plus un continuum de points ni d'instants mais se décrit par une algèbre d'opérateurs dans un espace de Hilbert ce qui unifie la physique quantique, l'information et la structure même de l'espace temps

On sait que notre univers est issue d'une singularité.

Et on sait qu'en mécanique quantique, les états sont un nuage de probabilités superposées 

Qui peut imaginer le sens profond de cette structure fondamentale appelée origine de l'univers primordial ?

Pour Alain Connes, nous sommes aptes à mesurer une distance entre deux points avec une règle et cela est dans notre entendement 

Mais dans cet espace non commutatif primordial, la métrique devient l'opérateur de Dirac issu de la mécanique quantique relativiste

Le spectre mathématiques de cet opérateur est l'ensemble de ses valeurs propres

Et la distance géométrique entre deux états se calculent à partir de ce spectre 

Et toute notre physique, la relativité, le modèle standard de la physique des particules...découle du principe de moindre action de cette analyse spectrale 

J'essaie d'y mettre des mots

La géométrie mathématiques et la matière ne font qu'un 

Au niveau microscopique point d'objets physique ni de points spatiaux ou de temps, il n'y a que des opérateurs mathématiques dont on étudie le spectre

Au niveau macroscopique, notre échelle, les forces de l'univers, la matière, l'énergie, la gravité, l'expansion sont les harmoniques de ce spectre

Il donne une analogie 

Est ce que le spectre des fréquences sonores émises par un tambour permet de deviner sa forme ?

Sa réponse est oui

L'univers entier est ce tambour et sa physique se lit dans son spectre

Bref

Pour conceptualiser ce qui se rapproche d'une réalité fondamentale de l'univers les mots...manquent

Et soi on sort de nos lunettes issues de notre bon sens, soit quelque part notre entendement reste dans une cage

 

Je suis d'accord avec toi et avec A. Connes sur ce fait que la quantique n'a pas changé la façon classique de voir le réel du grand public. Moi-même je me suis aperçu que je n'avais pas tant que ça changé ma manière de voir le réel en relisant un opuscule sur la quantique : je lis un développement sur la résolution de l'équation de Schrödinger et je réalise soudain que les solutions font appel aux nombres imaginaires (aux complexes). Or il est impossible de rapprocher les nombres complexes du réel tel que nous le saisissons classiquement. Si je veux faire correspondre la mathématique quantique avec le réel ça ne marche pas, car ce réel, que j'appréhende de manière classique, ne peut pas correspondre aux imaginaires (les complexes). De deux choses l'une, ou les mathématiques sont des instruments (comme le biface par exemple est un instrument dans l'art de chasser) et non des tentatives de se représenter le réel, ou le réel, tel que je suis habitué à le saisir n'est pas ce que je crois. Autrement dit il est possible que le réel, tel qu'il est, soit en phase avec l'imaginaire (les complexes) et non en phase avec le réel tel que je le saisis usuellement. Autrement dit encore l'imaginaire est réel (dans l'ordre de la physique ou celui de la mathématique). Autrement dit encore, le réel tel que je suis habitué à le saisir, tel que le grand public le saisit, n'est qu'une solution particulière d'un ensemble complexe.

Je finis par me dire aujourd'hui qu'en effet le réel n'est pas ce que nous sommes habitués à percevoir. Non que ce réel perçu soit une illusion mais il pourrait n'être qu'un possible parmi d'autres possibles, il pourrait être une "précipitation" particulière d'un monde plus vaste.

Cela dit nous sommes tout de même assujettis dans le quotidien au réel usuel. Nous finissons par mourir et il me parait de plus en plus évident que l'espèce humaine aussi disparaitra comme toutes les espèces. Ca c'est du concret. Comment dans ce concret introduire l'imaginaire, celui dont la quantique nous suggère qu'il existe bel et bien ?

Je pense aussi à Katie Mack qui, comprenant que le destin de l'Univers est tel que la vie disparaitra à terme, même si elle est partout présente, se dit : oui, mais bon, est ce que je dois quand même sortir la poubelle le mardi ou pas ? Et bien sûr nous sortons quand même la poubelle. Je veux dire, avec cet exemple, que le réel usuel finit par s'imposer au quotidien, malgré la perspective d'un réel différent du réel usuel, un réel différent qui percute de plein fouet notre réel usuel.

Il y a deux "failles", l'une est inquiétante : comment se fait-il que nous continuons de vivre alors que tout, à la fin, disparait ? (Keynes lui-même, alors qu'il parle à partir d'une compétence tout autre que celle des sciences dit : à la fin nous serons tous morts). L'autre faille rend plus optimiste : le réel que nous ouvre la quantique pourrait-il contenir en lui une porte de sortie, une échappatoire possible ? 

Je doute que nous puissions trouver une échappatoire pour nous-mêmes, mais il est possible que nous soyons autre que ce que nous croyons être (puisque la réalité est autre que celle que nous sommes habitués à saisir, nous sommes alors nous aussi autre que ce que nous croyons être). Même si je ne crois pas en un salut personnel je pense qu'il est possible que nous soyons une expérience menée par "quelque chose". Nous resterions alors "réels" en tant que "mémoire" de cet autre.

 

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