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Le perfectionnisme et l'autosatisfaction


Invité Quasi-Modo

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Invité Quasi-Modo
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Posté(e)

Bonjour,

L'autosatisfaction à mes yeux est toujours une forme d'aveuglement.

Car nous avons toujours des limites que nous aurions pu repousser.

Le perfectionnisme en revanche est très proche d'une forme d'auto-flagellation qui pousse à exiger plus de soi-même et à faire constamment mieux, plus fort, plus haut.

Comment être heureux dans une société qui encense la performance dans ces conditions ?

L'autosatisfaction nous condamne à la médiocrité donc à la pauvreté. Le perfectionnisme nous condamne au malheur et à l'auto-flagellation.

Triste dilemme. Les entreprises adorent les gens perfectionnistes, mais cela s'accompagne toujours d'une forte dose de mal-être.

Êtes-vous plutôt perfectionnistes ou auto-satisfaits ?

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 111 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a 6 minutes, Quasi-Modo a dit :

Êtes-vous plutôt perfectionnistes ou auto-satisfaits ?

En général, je préfère avoir à choisir entre le bien et le mal.

Mais si on me dit de choisir entre deux maux, l’autosatisfaction c’est mal, le perfectionnisme c’est mal, là je perds complètement mes repères et je m’absinthe dans ce cas-là, c’est plus réconfortant ! :D

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
Posté(e)
il y a 8 minutes, Quasi-Modo a dit :

 

Êtes-vous plutôt perfectionnistes ou auto-satisfaits ?

oui je suis perfectionniste et quand je réalise bien quelque chose, je suis satisfaite :)

il y a 3 minutes, Enchantant a dit :

En général, je préfère avoir à choisir entre le bien et le mal.

Mais si on me dit de choisir entre deux maux, l’autosatisfaction c’est mal, le perfectionnisme c’est mal, là je perds complètement mes repères et je m’absinthe dans ce cas-là, c’est plus réconfortant ! :D

considérant que pour quasi modo tout est mal, je suis très fière d'entrer dans les connotations psychiatriques qu'il donne à toutes sortes de qualités :D

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
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Posté(e)

Donc jusqu'à présent nous avons deux autosatisfaits.

Personnellement ils n'auraient même pas eu besoin de me l'écrire pour que je le sache.

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Invité Jim69
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Invité Jim69
Invité Jim69 Invités 0 message
Posté(e)
il y a 15 minutes, Enchantant a dit :

je m’absinthe dans ce cas-là, c’est plus réconfortant ! :D

Absinthe ? Tu veux dire que tu te torches la gueule avec de l’absinthe ?

Plutôt perfectionniste pour ma part. Pas vraiment par conviction plus par nature.

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
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Posté(e)

C'est le problème de l'être humain.

Un problème existentiel qui se pose à chaque instant.

Ou se complaire dans le laisser-aller et rester médiocre.

Ou entrer dans l'exigence de soi et l'insatisfaction pour se perfectionner.

Et il y a toujours des choses à perfectionner. Il y a toujours des limites. Même en ayant fait les choses correctement et en étant le meilleur.

Ou alors c'est qu'il y a un manque de lucidité assez profond.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

Je ne crois pas qu'il y ait un camp à choisir. A la base je suis quelqu'un dans l'hyper contrôle, je suis un anxieux qui a besoin de maitriser son entourage et donc maitriser ce qu'il dit, ce qu'il fait, et donc je suis un perfectionniste. Mais je suis tellement perfectionniste que je suis conscient que mon niveau est bien inférieur à la perfection et ça implique que tout ce que je peux faire n'est pas au niveau que je souhaiterais avoir. Ce qui m'entraine sur des émotions négatives, vis à vis de moi même, vis à vis des autres. Pour éviter alors ces émotions négatives je cesse de faire des choses à travers la procrastination. Je me dis que quoiqu'on dise, quoiqu'on fasse, rien n'a d'importance et tout fini par disparaitre... ce qui entraine une certaine forme de dépression et en même un soulagement parce qu'en échange de cette dépression latente je n'ai plus la pression de devoir être parfait. Je deviens alors contemplatif, je me détache du monde et je me réjouis des ses beautés, et je n'attriste de ses laideurs. Mais je n'y prends plus part, je me retire du monde, je deviens "retraité" au sens spirituel du terme. Et c'est lorsque je n'ai plus rien à faire, plus rien à dire, lorsque je suis face à la beauté du monde que je suis satisfait.

Cirque-de-Gavarnie-valley-view-Pyrenees.

 

En somme je suis parfois autosatisfait d'avoir contourné mon perfectionnisme.

 

Mais c'est vrai qu'on quitte l'effet de Dunning Kruger où l'autosatisfait fait de la merde mais où il pense être super bon puisqu'il ne maitrise pas du tout son domaine. 

 

 

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Membre, Posté(e)
Pénélope. Membre 494 messages
Forumeur alchimiste ‚
Posté(e)
il y a 36 minutes, Quasi-Modo a dit :

Bonjour,

L'autosatisfaction à mes yeux est toujours une forme d'aveuglement.

Car nous avons toujours des limites que nous aurions pu repousser.

Le perfectionnisme en revanche est très proche d'une forme d'auto-flagellation qui pousse à exiger plus de soi-même et à faire constamment mieux, plus fort, plus haut.

Comment être heureux dans une société qui encense la performance dans ces conditions ?

L'autosatisfaction nous condamne à la médiocrité donc à la pauvreté. Le perfectionnisme nous condamne au malheur et à l'auto-flagellation.

Triste dilemme. Les entreprises adorent les gens perfectionnistes, mais cela s'accompagne toujours d'une forte dose de mal-être.

Êtes-vous plutôt perfectionnistes ou auto-satisfaits ?

 

Le perfectionniste n'exige pas seulement de lui-même, mais aussi des autres.  A ce titre je le vois plutôt comme un moteur positif et collectif du dépassement de soi. Alors oui il conduit à l'insatisfaction quasi permanente de ses propres réalisations comme de celles des autres ; mais quelle meilleure motivation à "mieux faire" que celle qui vient de soi ? 

 

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Membre, 62ans Posté(e)
MadeleinedeProut Membre 6 332 messages
Maitre des forums‚ 62ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Quasi-Modo a dit :

Bonjour,

L'autosatisfaction à mes yeux est toujours une forme d'aveuglement.

Car nous avons toujours des limites que nous aurions pu repousser.

Le perfectionnisme en revanche est très proche d'une forme d'auto-flagellation qui pousse à exiger plus de soi-même et à faire constamment mieux, plus fort, plus haut.

Comment être heureux dans une société qui encense la performance dans ces conditions ?

L'autosatisfaction nous condamne à la médiocrité donc à la pauvreté. Le perfectionnisme nous condamne au malheur et à l'auto-flagellation.

Triste dilemme. Les entreprises adorent les gens perfectionnistes, mais cela s'accompagne toujours d'une forte dose de mal-être.

Êtes-vous plutôt perfectionnistes ou auto-satisfaits ?

Contente de moi parfois oui et heureusement. Mais je ne me range pas pour autant dans la catégorie des auto-satisfaits. Le perfectionnisme ne me parle pas, et de toute évidence rien ne peut  jamais être jugé parfait en fonction des critères des uns ou des autres.

Je tente de faire au mieux en fonction de mes connaissances et de mes aptitudes.

Je peins et il m'arrive d'être parfois plutôt contente de ce que j'ai réalisé, sachant que ce n'est pas l'oeuvre du siècle, je sais aussi selon le cas dire que j'ai fait une jolie m..de.

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Invité Jim69
Invités, Posté(e)
Invité Jim69
Invité Jim69 Invités 0 message
Posté(e)
il y a 14 minutes, Pénélope. a dit :

Le perfectionniste n'exige pas seulement de lui-même, mais aussi des autres.

Pas forcément. Il y a des perfectionnistes pour les autres (eux sont déjà parfaits - ils savent tout) il faut faire comme eux et d’autres perfectionnistes qui le sont pour eux et prennent tout en charge (font pour les autres) quand ils sont en face de quelqu’un d’incompétent (vaut mieux faire que laisser faire par quelqu’un qui fait mal/pas assez vite). 
Moi je serais plutôt dans la seconde catégorie. 
En process com, on les différencie en Persévérant (savent tout/faut faire comme eux) et les Travailloman (font des heures carrées pour qu’ils ne soient pas pris en défaut d’avoir mal fait/pas tenu les délais).

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
il y a 11 minutes, Pénélope. a dit :

 

Le perfectionniste n'exige pas seulement de lui-même, mais aussi des autres.  A ce titre je le vois plutôt comme un moteur positif et collectif du dépassement de soi. Alors oui il conduit à l'insatisfaction quasi permanente de ses propres réalisations comme de celles des autres ; mais quelle meilleure motivation à "mieux faire" que celle qui vient de soi ? 

 

L'étymologie d'ailleurs de perfection c'est "per facere" (Pour faire) indiquant que la perfection n'est pas le résultat mais le cheminement. C'est quelque chose que je sais et que je n'arrive pas à appliquer mais bon. Reste qu'être perfectionniste en couple ça complique largement plus les choses... Même dans le cas où on se refuse à imposer son perfectionnisme à l'autre, ça implique de dépasser son couple et de dépasser l'autre. Métaphoriquement c'est comme si on commence à marcher avec quelqu'un qu'on aime, et qu'on se met à accélérer à un moment... si l'autre l'accélère pas de lui même il restera derrière et la distance se fait. 

Sauf bien sur si on compartimente sa vie, qu'on cherche le perfectionnement dans sa spiritualité, son travail, ses hobbies mais qu'on garde les sentiments en mode "auto satisfaction". 

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Invité Jim69
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Invité Jim69
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Posté(e)

Je trouve que résumer à perfectionniste et autosatisfaction est réducteur. 
Il y a minima ceux qu’en ont rien à foutre. Pas d’autosatisfaction, pas de perfectionnisme, plus «  ça fera bien l’affaire ». 
Il y’en a peut-être d’autres.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
il y a 6 minutes, Jim69 a dit :

Pas forcément. Il y a des perfectionnistes pour les autres (eux sont déjà parfaits - ils savent tout) il faut faire comme eux et d’autres perfectionnistes qui le sont pour eux et prennent tout en charge (font pour les autres) quand ils sont en face de quelqu’un d’incompétent (vaut mieux faire que laisser faire par quelqu’un qui fait mal/pas assez vite). 
Moi je serais plutôt dans la seconde catégorie. 
En process com, on les différencie en Persévérant (savent tout/faut faire comme eux) et les Travailloman (font des heures carrées pour qu’ils ne soient pas pris en défaut d’avoir mal fait/pas tenu les délais).

Alors attention aussi aux faux perfectionnistes: tu peux très bien tomber sur un neuneu qui vient d'ouvrir son bar et qui sait tout et qui n'a rien à apprendre des autres... tu vas le voir pour un concert, tu le préviens qu'il y aura 200 personnes, tu le préviens qu'il faudra placer ses tables et ses chaises comme ça pour que son bar tourne et que les gens puissent consommer et voir le concert, et il te répond "non mais tu vas pas m'apprendre mon métier"... tu laisses faire... le soir du concert le patron est débordé, refuse du monde, oublie de nourrir les musiciens comme convenu et passe pour un con et perd de la clientèle. True story, on s'est fait un plat de pâte en rentrant et on compte les jours avant qu'il mette la clé sous la porte. 

il y a 3 minutes, Jim69 a dit :

Je trouve que résumer à perfectionniste et autosatisfaction est réducteur. 
Il y a minima ceux qu’en ont rien à foutre. Pas d’autosatisfaction, pas de perfectionnisme, plus «  ça fera bien l’affaire ». 
Il y’en a peut-être d’autres.

D'autant qu'on a tous un coté "ça ira bien"... autant en musique j'aurais du mal à proposer un travail imparfait, autant si je suis amené à bricoler, tondre ou faire le ménage "ça ira bien" me permet de gagner du temps pour retourner jouer de la musique. 

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

 

"Et puisqu'on atteint pas le ciel à moins de s'y brûler les ailes, je suivrai les routes où l'on s'égare."

"Et si la vie n'est qu'une cause perdue, mon âme est libre d'y avoir au moins cru."

"Les Hommes meurent de n'avoir jamais cru. De n'avoir pas vécu, ivres et sans fards. Soldats vaincus pour une guerre sans victoire."

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 111 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a une heure, Quasi-Modo a dit :

Ou alors c'est qu'il y a un manque de lucidité assez profond.

C'est cela Oui ! :D

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a 57 minutes, Pénélope. a dit :

 

Le perfectionniste n'exige pas seulement de lui-même, mais aussi des autres.  A ce titre je le vois plutôt comme un moteur positif et collectif du dépassement de soi. Alors oui il conduit à l'insatisfaction quasi permanente de ses propres réalisations comme de celles des autres ; mais quelle meilleure motivation à "mieux faire" que celle qui vient de soi ? 

 

Effectivement.

La perfection est-elle mouvement ou immobilité selon vous ?

Ce sont les imperfections qui causent le mouvement.

Et l'univers se meut car il tend vers plus de perfection.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
il y a 6 minutes, Quasi-Modo a dit :

" Et puisqu'on atteint pas le ciel à moins de se brûler les ailes, je suivrai les routes où l'on s'égare. "

" Et si la vie n'est qu'une cause perdue, mon âme est libre d'y avoir enfin cru. "

Là pour moi artistiquement ce n'est pas acceptable... c'est du médiocre, de l'autosatisfaction.

C'est de la soupe commerciale: on se paye une figure que les gens aiment bien pour chanter avec plus ou moins de justesse (mais bon c'est déjà bien de chanter avec la mucoviscidose) et on lui paye des paroliers, des compositeurs, des arrangeurs, des musiciens et un gros studio. Les gens ont parfois l'impression que l'interprète a tout fait, bah non, c'est super rare. L'interprète c'est le comédien d'un film. Il n'a pas écrit ce qu'il chante, il n'a pas vécu l'histoire qu'il raconte, il n'a pas forcément de bagage musical "ah bon c'est ça une clé de sol?! mais ça sert à quoi?!". 

En gros Mercury, Universal et TF1 Musique avaient déjà des albums d'avance avant même de savoir qui allait gagner leur télé crochet. 

 

On pourrait penser que je suis aigri, et j'ai été... il y a longtemps. Aujourd'hui je suis trop vieux pour ces conneries de showbiz mais j'ai la prétention d'avoir une bonne oreille et de savoir ce qui est bon de ce qui ne l'est pas.

Ah mais comment en Art on peut dire ce qui est bon de ce qui ne l'est pas?!

Comme pour la bouffe si vous avez un palais développé: vous ferez la différence entre une pizza Dr Oetker et une pizza maison. La musique c'est pareil, si vous n'écoutez que de la soupe votre oreille ne se développera pas. Ce qui n'est pas une critique, être mélomane n'est pas une obligation. Soyez juste conscient qu'il y aura des gens comme moi qui trouveront ça dommage pour vous, comme vous trouverez dommage que je préfère manger une pizza Dr Oetker plutôt qu'une pizza maison. 

il y a 6 minutes, Quasi-Modo a dit :

Et l'univers se meut car il tend vers plus de perfection.

C'est marqué où? 

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a 19 minutes, Crabe_fantome a dit :

C'est marqué où? 

Aristote

Ce qui me désole avec les gens comme toi c'est qu'il faut associer une idée à un grand nom sinon c'est que c'est de la merde.

Et l'esprit critique ? Et l'intelligence ?

Nada. Du vent. Que dire ?

A ce stade, très clairement, tu te sens meilleur que moi. Et tu dénonces l'autosatisfaction ?

Sinon j'aurais tout aussi bien pu te faire remarquer que le mouvement provient chez l'être humain de l'insatisfaction, du manque (imperfection), ou que pour les objets physiques, il provient d'un déséquilibre, ou d'une asymétrie.

La perfection est équilibre, symétrie, complétude.

Comme la mort thermique de l'univers prévue par les équations de la thermodynamique.

Ou en réfléchissant un peu à l'idée que j'évoque tu te serais fait toi-même la remarque. Et tu aurais enrichi la discussion qui serait devenue intéressante.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
il y a 20 minutes, Quasi-Modo a dit :

Aristote

Ce qui me désole avec les gens comme toi c'est qu'il faut associer une idée à un grand nom sinon c'est que c'est de la merde.

Et l'esprit critique ? Et l'intelligence ?

Nada. Du vent. Que dire ?

A ce stade, très clairement, tu te sens meilleur que moi. Et tu dénonces l'autosatisfaction ?

Sinon j'aurais tout aussi bien pu te faire remarquer que le mouvement provient chez l'être humain de l'insatisfaction, du manque (imperfection), ou que pour les objets physiques, il provient d'un déséquilibre, ou d'une asymétrie.

La perfection est équilibre, symétrie, complétude.

Comme la mort thermique de l'univers prévue par les équations de la thermodynamique.

Ou en réfléchissant un peu à l'idée que j'évoque tu te serais fait toi-même la remarque. Et tu aurais enrichi la discussion qui serait devenue intéressante.

J'adore Aristote mais c'est une conception où on fait l'amalgame entre la survivance et la perfection. 

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Je comprends l'idée où à être hyper adapté on est considéré comme parfait, mais dans ce cas l'ornithorynque est parfait et n'a pas évolué depuis plus de 200 millions d'années. 

 

Même un grand nom peut se tromper, et forcément Aristote n'avaient pas toutes les données qu'on a aujourd'hui. Il aurait peut être matière à changer d'avis sur cette question.

il y a 27 minutes, Quasi-Modo a dit :

Sinon j'aurais tout aussi bien pu te faire remarquer que le mouvement provient chez l'être humain de l'insatisfaction, du manque (imperfection), ou que pour les objets physiques, il provient d'un déséquilibre, ou d'une asymétrie.

Tu aurais pu, mais tu ne l'as pas fais... ah ben si... tu viens de le faire en disant que tu ne l'avais pas fait... trop fort ^^ 

 

Notre magnifique clermontois, Blaise Pascal, disait que le malheur de l'Homme était de ne pas savoir demeurer en repos. Il parlait des Hommes qui cherchent, pas ceux qui pensent avoir déjà trouvé et qui font la moral aux autres ^^

 

Je crois que tu fais l'amalgame entre la perfection en tant qu'état achevé et inaccessible et la perfection en tant que chemin de progression vers cet inaccessible. 

 

 

 

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Membre, 91ans Posté(e)
CURIOSUS23 Membre 1 203 messages
Mentor‚ 91ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, Quasi-Modo a dit :

Bonjour,

L'autosatisfaction à mes yeux est toujours une forme d'aveuglement.

Car nous avons toujours des limites que nous aurions pu repousser.

Le perfectionnisme en revanche est très proche d'une forme d'auto-flagellation qui pousse à exiger plus de soi-même et à faire constamment mieux, plus fort, plus haut.

Comment être heureux dans une société qui encense la performance dans ces conditions ?

L'autosatisfaction nous condamne à la médiocrité donc à la pauvreté. Le perfectionnisme nous condamne au malheur et à l'auto-flagellation.

Triste dilemme. Les entreprises adorent les gens perfectionnistes, mais cela s'accompagne toujours d'une forte dose de mal-être.

Êtes-vous plutôt perfectionnistes ou auto-satisfaits ?

J'ai une tendance naturelle qui me pousse vers le perfectionnisme. D'abord dans ma vie privée, puis durant ma carrière dans la recherche scientifique. Mon chef de laboratoire, un polytechnicien au demeurant très exigent, appréciait cela d'une façon très nuancée. Aussi, il me considérait le plus souvent comme un précieux collaborateur, mais aussi beaucoup plus rarement comme un "emmerdeur". Il lui est arrivé de me dire que le mieux était l'ennemi du bien, mais j'ai toujours fait en sorte d'en faire plutôt un ami, à sa grande satisfaction, bien entendu.
J'en ai toujours été conscient, recherchant toujours, non pas la perfection, alors que je jugeais celle-ci inaccessible, mais toujours le mieux possible, jusque dans les moindres détails les plus insignifiants. Mais qui peut le plus peut le moins. Pourquoi s'en priver puisque c'est possible ?
Donc, pour moi qui suis atteint de cette "pathologie", je reconnais néanmoins qu'elle est de loin  ma moindre maladie, et je ne vois chez moi aucune médiocrité, ni aucune pauvreté, ni malheur, ni auto-flagellation.
Encore moins de mal-être.
En conclusion, je considère le perfectionnisme comme une grande qualité, face à cette auto-satisfaction qui empêche le plus souvent l'Homme d'atteindre le meilleur de lui-même.

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