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Limites du progressisme


Invité Quasi-Modo

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Tous les cours d'éducation civique qui se respectent commencent à décrire le triptyque républicain "Liberté - Egalité - Fraternité" en le résumant par la maxime bien connue de tous les citoyens français étant passés par l'école républicaine publique : "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres."

Et c'est une vision de bon sens. Une vision universelle telle qu'on ne peut imaginer de fonctionnement de société qui soit plus lâche sans mettre en péril la cohésion et l'unité, ou qui soit plus autoritaire sans dériver vers l'autoritarisme. Dans le fond le progressisme dans son discours tend à retourner l'articulation entre la liberté et l'égalité républicaines en mettant l'égalité devant la liberté.

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres signifie que nous ne serions égaux qu'en tant que nous disposerions chacun des mêmes libertés, et la fonction de l'Etat ne sera plus que de préserver les libertés, voir en créer à l'occasion de nouvelles. C'est l'idée que la loi a pour but de protéger nos droits, et non d'interdire.

Mais les progressistes non libéraux retournent cette maxime et expriment ce que l'on pourrait résumer ainsi : "Nous sommes tous naturellement libres et égaux, et doivent être interdites toutes les actions qui perturberaient cet ordre originel naturel". C'est une vision de gauche, relativiste, tendancieuse, dans laquelle on ne peut pas dire qu'un être est supérieur à un autre, seulement qu'il est différent. Et le problème alors serait d'accepter les différences. Pour parler comme Nietzsche, elle est le fait du grand ressentiment de celui qui, s'étant senti empêché (cf. Hölderlin : "Je sentais mes forces et je sentais mes chaînes.") fonde l'autorité du groupe supposément composé d'individus égaux comme celle qui permettra de limiter les libertés de ceux qui les entravent.

Et la raison d'être de ce ressentiment c'est précisément l'impossibilité de dominer celui qui nous entrave, comme l'avait bien vu Hegel dans sa dialectique du maître et de l'esclave : lorsque deux individus se rencontrent, chacun cherche inconsciemment à nier la conscience de l'autre. Ce secret que cache difficilement ce projet progressiste, c'est que l'égalité n'existe pas, que la condition naturelle est inégale, qu'aucune loi n'y pourra rien changer, et même qu'elle n'est qu'un prétexte. Toute velléité progressiste consiste donc à vouloir dominer celui par lequel on se sent entravé, et à se cacher derrière le prétexte de l'égalité qui n'est effectivement qu'un prétexte, puisque le véritable objectif c'est d'affirmer sa propre puissance en entravant à notre tour les forces vitales de celui qui nous avait entravé ou qui en partage les caractéristiques (p.ex. les hommes ou les blancs), par la voie détournée de l'autorité de la justice et du groupe.

C'est toute la mécanique par laquelle les anciennes victimes peuvent devenir les nouveaux bourreaux, et cette problématique est absolument typique et omniprésente au sein de l'humanité. C'est ainsi que les féministes les plus radicales sont aussi misandres, que les antiracistes les plus radicaux sont des racistes anti blanc, etc. etc. notamment lorsque leur ressentiment et leurs traumatismes plus ou moins inconscients qu'elles ou ils avaient sublimé dans leurs luttes idéologiques militantes se heurtent à une fin de non recevoir, et que devenir à leur tour bourreau leur paraît inconsciemment la seule solution pour sortir de leur statut de victime.

Le progressisme non libéral est donc une blague car l'égalité tant revendiquée n'est jamais qu'un prétexte à des revendications identitaires non reconnues comme telles et plus ou moins consciemment sublimées dans une lutte d'égo, une volonté de puissance meurtrie par celle d'un autre dont on veut inconsciemment ou consciemment d'ailleurs se venger pour le dominer par l'appel à l'égalité et donc l'autorité du groupe social collectif. Si nous laissions faire les antiracistes les plus farouches, le racisme serait simplement inversé et les blancs seraient les plus discriminés. Idem avec le féminisme qui avilirait les hommes.

Dans quel sens l'égalité est elle possible ?

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Membre, Doctor feel good, 60ans Posté(e)
brooder Membre 5 285 messages
60ans‚ Doctor feel good,
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La devise républicaine "Liberté, égalité, Fraternité" est un socle pour ne pas dire un absolu, indépassable. Elle existe et est sa propre vérité. Elle s'oppose en cela aux principes capitalistiques qui peuvent se résumer à la formule "L'exploitation de l'homme par l'homme". C'est entre ce deux que notre société peut fonctionner.

 

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Membre, Pépé fada , râleur , et clairvoyant ., 80ans Posté(e)
Maurice Clampin Membre 11 067 messages
80ans‚ Pépé fada , râleur , et clairvoyant .,
Posté(e)

:pap:   Certes un peu indigeste , mais qu' est ce que c ' est bon .

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Membre, Doctor feel good, 60ans Posté(e)
brooder Membre 5 285 messages
60ans‚ Doctor feel good,
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Il serait intéressant  de savoir si nos concitoyens s'ils avaient à choisir entre la devise républicaine et celle du capitalisme (l'exploitation de l'homme par l'homme), pour laquelle leur coeur verserait !

 

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Membre, 26ans Posté(e)
Ohissa Membre 3 542 messages
Maitre des forums‚ 26ans‚
Posté(e)
il y a 28 minutes, Quasi-Modo a dit :

Tous les cours d'éducation civique qui se respectent commencent à décrire le triptyque républicain "Liberté - Egalité - Fraternité" en le résumant par la maxime bien connue de tous les citoyens français étant passés par l'école républicaine publique : "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres."

Et c'est une vision de bon sens. Une vision universelle telle qu'on ne peut imaginer de fonctionnement de société qui soit plus lâche sans mettre en péril la cohésion et l'unité, ou qui soit plus autoritaire sans dériver vers l'autoritarisme. Dans le fond le progressisme dans son discours tend à retourner l'articulation entre la liberté et l'égalité républicaines en mettant l'égalité devant la liberté.

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres signifie que nous ne serions égaux qu'en tant que nous disposerions chacun des mêmes libertés, et la fonction de l'Etat ne sera plus que de préserver les libertés, voir en créer à l'occasion de nouvelles. C'est l'idée que la loi a pour but de protéger nos droits, et non d'interdire.

Mais les progressistes non libéraux retournent cette maxime et expriment ce que l'on pourrait résumer ainsi : "Nous sommes tous naturellement libres et égaux, et doivent être interdites toutes les actions qui perturberaient cet ordre originel naturel". C'est une vision de gauche, relativiste, tendancieuse, dans laquelle on ne peut pas dire qu'un être est supérieur à un autre, seulement qu'il est différent. Et le problème alors serait d'accepter les différences. Pour parler comme Nietzsche, elle est le fait du grand ressentiment de celui qui, s'étant senti empêché (cf. Hölderlin : "Je sentais mes forces et je sentais mes chaînes.") fonde l'autorité du groupe supposément composé d'individus égaux comme celle qui permettra de limiter les libertés de ceux qui les entravent.

Et la raison d'être de ce ressentiment c'est précisément l'impossibilité de dominer celui qui nous entrave, comme l'avait bien vu Hegel dans sa dialectique du maître et de l'esclave : lorsque deux individus se rencontrent, chacun cherche inconsciemment à nier la conscience de l'autre. Ce secret que cache difficilement ce projet progressiste, c'est que l'égalité n'existe pas, que la condition naturelle est inégale, qu'aucune loi n'y pourra rien changer, et même qu'elle n'est qu'un prétexte. Toute velléité progressiste consiste donc à vouloir dominer celui par lequel on se sent entravé, et à se cacher derrière le prétexte de l'égalité qui n'est effectivement qu'un prétexte, puisque le véritable objectif c'est d'affirmer sa propre puissance en entravant à notre tour les forces vitales de celui qui nous avait entravé ou qui en partage les caractéristiques (p.ex. les hommes ou les blancs), par la voie détournée de l'autorité de la justice et du groupe.

C'est toute la mécanique par laquelle les anciennes victimes peuvent devenir les nouveaux bourreaux, et cette problématique est absolument typique et omniprésente au sein de l'humanité. C'est ainsi que les féministes les plus radicales sont aussi misandres, que les antiracistes les plus radicaux sont des racistes anti blanc, etc. etc. notamment lorsque leur ressentiment et leurs traumatismes plus ou moins inconscients qu'elles ou ils avaient sublimé dans leurs luttes idéologiques militantes se heurtent à une fin de non recevoir, et que devenir à leur tour bourreau leur paraît inconsciemment la seule solution pour sortir de leur statut de victime.

Le progressisme non libéral est donc une blague car l'égalité tant revendiquée n'est jamais qu'un prétexte à des revendications identitaires non reconnues comme telles et plus ou moins consciemment sublimées dans une lutte d'égo, une volonté de puissance meurtrie par celle d'un autre dont on veut inconsciemment ou consciemment d'ailleurs se venger pour le dominer par l'appel à l'égalité et donc l'autorité du groupe social collectif. Si nous laissions faire les antiracistes les plus farouches, le racisme serait simplement inversé et les blancs seraient les plus discriminés. Idem avec le féminisme qui avilirait les hommes.

Dans quel sens l'égalité est elle possible ?

Bonjour Quasi-Modo,

Les égoïstes ont apporté l'essor économique, aux peuples. L'intérêt personnel n'est pas louable mais indispensable. l'égalitarisme nous enferme dans un corner, ou personne n'est satisfait, sauf le gardien du but qui ne veut pas nous encaisser. Alors les meilleurs joueurs, vont exprimer leur talent à l'extérieur.

Bonne fin de journée .

P - S : Si l'envie de retravailler ton texte te prend, il n'en sera que plus lumineux.

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Membre, Talon 1, 80ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 523 messages
80ans‚ Talon 1,
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il y a 32 minutes, Quasi-Modo a dit :

Dans quel sens l'égalité est elle possible ?

L'égalité est une idée révolutionnaire. C'est l'inégalité qui protégeait autrefois et assurait la défense. Un bon seigneur se devait, comme chevalier, défendre les faibles et se montrer généreux.

Mais un jour, tout le monde s'est pris pour le seigneur sans en avoir les moyens ni la morale.

La seule égalité qui existe est celle des droits.

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Membre, Doctor feel good, 60ans Posté(e)
brooder Membre 5 285 messages
60ans‚ Doctor feel good,
Posté(e)
il y a 2 minutes, Talon 1 a dit :

L'égalité est une idée révolutionnaire. C'est l'inégalité qui protégeait autrefois et assurait la défense. Un bon seigneur se devait, comme chevalier, défendre les faibles et se montrer généreux.

Mais un jour, tout le monde s'est pris pour le seigneur sans en avoir les moyens ni la morale.

La seule égalité qui existe est celle des droits.

... dans un état de droits !

 

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Membre, 26ans Posté(e)
Ohissa Membre 3 542 messages
Maitre des forums‚ 26ans‚
Posté(e)
il y a 1 minute, Talon 1 a dit :

L'égalité est une idée révolutionnaire. C'est l'inégalité qui protégeait autrefois et assurait la défense. Un bon seigneur se devait, comme chevalier, défendre les faibles et se montrer généreux.

Mais un jour, tout le monde s'est pris pour le seigneur sans en avoir les moyens ni la morale.

La seule égalité qui existe est celle des droits.

Bonjour Talon

J'ai eu raison de te mettre dans mon top 3 des personnalités de forum.

Bonne fin de journée

P - S : Je n'ai rien à te vendre, j' apprécie.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Ce que Nietzsche conjugué avec Hegel sur cette question permet de bien voir, c'est que l'idée de gauche selon laquelle on pourrait être politiquement libéral, mais économiquement socialiste est une ineptie aussi bête et méchante qu'on puisse le concevoir.

Car être politiquement libéral mais économiquement socialiste signifierait d'en appeler à la notion d'égalité dont on sait très bien à quel point elle est bourrée de ressentiment, qu'elle n'est qu'un mythe trompeur et fallacieux.

Aussitôt qu'un être humain ,sur cette planète et depuis que le monde est monde, fait un effort pour quoi que ce soit dans sa vie, c'est parce qu'il a une valeur sous-jacente et donc parce qu'il cherche à créer de l'inégalité. Par exemple si je fais des efforts pour faire des études c'est parce que la connaissance fait partie de mes valeurs, et par là je tente de créer de l'inégalité entre les sachants et les non sachants en devenant moi-même un sachant.

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Membre, 154ans Posté(e)
Annalevine Membre 3 528 messages
Mentor‚ 154ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Quasi-Modo a dit :

Tous les cours d'éducation civique qui se respectent commencent à décrire le triptyque républicain "Liberté - Egalité - Fraternité" en le résumant par la maxime bien connue de tous les citoyens français étant passés par l'école républicaine publique : "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres."

Et c'est une vision de bon sens. Une vision universelle telle qu'on ne peut imaginer de fonctionnement de société qui soit plus lâche sans mettre en péril la cohésion et l'unité, ou qui soit plus autoritaire sans dériver vers l'autoritarisme. Dans le fond le progressisme dans son discours tend à retourner l'articulation entre la liberté et l'égalité républicaines en mettant l'égalité devant la liberté.

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres signifie que nous ne serions égaux qu'en tant que nous disposerions chacun des mêmes libertés, et la fonction de l'Etat ne sera plus que de préserver les libertés, voir en créer à l'occasion de nouvelles. C'est l'idée que la loi a pour but de protéger nos droits, et non d'interdire.

Mais les progressistes non libéraux retournent cette maxime et expriment ce que l'on pourrait résumer ainsi : "Nous sommes tous naturellement libres et égaux, et doivent être interdites toutes les actions qui perturberaient cet ordre originel naturel". C'est une vision de gauche, relativiste, tendancieuse, dans laquelle on ne peut pas dire qu'un être est supérieur à un autre, seulement qu'il est différent. Et le problème alors serait d'accepter les différences. Pour parler comme Nietzsche, elle est le fait du grand ressentiment de celui qui, s'étant senti empêché (cf. Hölderlin : "Je sentais mes forces et je sentais mes chaînes.") fonde l'autorité du groupe supposément composé d'individus égaux comme celle qui permettra de limiter les libertés de ceux qui les entravent.

Et la raison d'être de ce ressentiment c'est précisément l'impossibilité de dominer celui qui nous entrave, comme l'avait bien vu Hegel dans sa dialectique du maître et de l'esclave : lorsque deux individus se rencontrent, chacun cherche inconsciemment à nier la conscience de l'autre. Ce secret que cache difficilement ce projet progressiste, c'est que l'égalité n'existe pas, que la condition naturelle est inégale, qu'aucune loi n'y pourra rien changer, et même qu'elle n'est qu'un prétexte. Toute velléité progressiste consiste donc à vouloir dominer celui par lequel on se sent entravé, et à se cacher derrière le prétexte de l'égalité qui n'est effectivement qu'un prétexte, puisque le véritable objectif c'est d'affirmer sa propre puissance en entravant à notre tour les forces vitales de celui qui nous avait entravé ou qui en partage les caractéristiques (p.ex. les hommes ou les blancs), par la voie détournée de l'autorité de la justice et du groupe.

C'est toute la mécanique par laquelle les anciennes victimes peuvent devenir les nouveaux bourreaux, et cette problématique est absolument typique et omniprésente au sein de l'humanité. C'est ainsi que les féministes les plus radicales sont aussi misandres, que les antiracistes les plus radicaux sont des racistes anti blanc, etc. etc. notamment lorsque leur ressentiment et leurs traumatismes plus ou moins inconscients qu'elles ou ils avaient sublimé dans leurs luttes idéologiques militantes se heurtent à une fin de non recevoir, et que devenir à leur tour bourreau leur paraît inconsciemment la seule solution pour sortir de leur statut de victime.

Le progressisme non libéral est donc une blague car l'égalité tant revendiquée n'est jamais qu'un prétexte à des revendications identitaires non reconnues comme telles et plus ou moins consciemment sublimées dans une lutte d'égo, une volonté de puissance meurtrie par celle d'un autre dont on veut inconsciemment ou consciemment d'ailleurs se venger pour le dominer par l'appel à l'égalité et donc l'autorité du groupe social collectif. Si nous laissions faire les antiracistes les plus farouches, le racisme serait simplement inversé et les blancs seraient les plus discriminés. Idem avec le féminisme qui avilirait les hommes.

Dans quel sens l'égalité est elle possible ?

Je suis toujours intéressé par vos récits car ils illustrent ce réflexe qui nous égare le plus souvent : ratiociner à partir de sentiments. 
D’une manière générale vos ressentiments sont constants et du coup aisément identifiables. Vous êtes victime en tant que blanc du racisme anti blanc des antiracistes, vous êtes victime des féministes parce que vous êtes un homme, vous êtes là dans le ressentiment victimaire. Sinon il y a aussi la colère contre les valeurs de la gauche. La colère contre les jeunes qui se tournent les pouces au lycée, bref vous êtes le petit blanc aux valeurs traditionnelles qui n’en peut plus.

Tous ces sentiments sont bien sûr respectables,  vous ressentez ainsi les choses pourquoi pas.

Mais au lieu d’exposer un discours sur vos sentiments, vous partez sur des constructions abracadabrantes et ampoulées de manière à faire croire au lecteur que vos sentiments ne sont pas le résultat d’un ressenti ( en soi respectable) mais d’un puissant raisonnement objectif. En fait vos conclusions rationnelles vous les connaissez avant même d’avoir démarrer un raisonnement. 
Il est possible en observant la construction de votre récit de discerner à quel point  votre attitude est l’inclination paresseuse dans laquelle il est tentant pour chacun d’entre nous de tomber. Le spectacle amusant voire un peu enfantin que vous produisez nous met en alerte pour nous-mêmes.

J’aime bien aussi vos syllogismes tous dignes d’un art avéré du sophisme. La force du sophiste est de respecter les lois de la logique. Mais il les applique à des propositions apodictiques, selon lui, qui sont en fait des opinions, pas des vérités.

Ainsi vous me faites rire quand vous posez comme évidemment vraie cette proposition : lorsque deux individus se rencontrent chacun cherche inconsciemment à nier la conscience de l’autre. Je perçois un doute quand même chez vous : est-ce que cette proposition va passer tranquillement pour étant évidemment vraie ? Pas sûr. Alors vous nous balancer Hegel, parce que si Hegel l’a dit ( il ne l’a pas dit mais qui ira vérifier ?) alors c’est vrai. Vous êtes drôle.

En tout cas ça doit être chiant de vivre en se pensant sans cesse victime et bafoué dans ses valeurs.
 

Ah ce monde est pourri cher monsieur, mais je vous le dis : la revanche est pour bientôt. Il y a une justice divine n’est ce pas quasi- modo ?

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Invité Quasi-Modo
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il y a 23 minutes, Annalevine a dit :

Ah ce monde est pourri cher monsieur, mais je vous le dis : la revanche est pour bientôt. Il y a une justice divine n’est ce pas quasi- modo ?

:smile2:

Au début je suis resté bouché bée en me demandant comment que je pouvais susciter une telle réaction de la part d'un internaute.

Puis j'ai ri. Non pas que tout ce que j'écrive soit toujours dénué de ressentiment (comme tout le monde je pense), mais parce que dans votre esprit étriqué nul ne peut finalement s'impliquer dans une idéologie politique sans faire preuve de ressentiment.

Pour vous nous sommes tous des esclaves, soit. Je n'aimerais pas trop y voir de plus près à quoi ressemble votre existence misérable.

il y a 46 minutes, Talon 1 a dit :

L'égalité est une idée révolutionnaire. C'est l'inégalité qui protégeait autrefois et assurait la défense. Un bon seigneur se devait, comme chevalier, défendre les faibles et se montrer généreux.

Mais un jour, tout le monde s'est pris pour le seigneur sans en avoir les moyens ni la morale.

La seule égalité qui existe est celle des droits.

La question que je pose finalement c'est de savoir en quoi l'égalité républicaine serait encore susceptible de se défendre à l'heure actuelle. Fondamentalement ne peut-on pas dire que ce raisonnement à lui seul vient déconstruire l'égalité républicaine et qu'on peut dorénavant ranger cette dernière aux boutiques d'antiquité des idées philosophiques ?

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Fondamentalement, aussi longtemps que nous aurons la DDHC comme constitution, nous serons obligés de donner une forme "répulicaine" à nos lois. A l'image de la loi sur le séparatisme qui vise toutes les religions et non seulement celle qui nous dérange, il est obligatoire d'en recourir à la notion d'égalité, directement ou indirectement, dans la promulgation d'une loi. Le problème c'est que je ne vois pas comment il serait encore possible de se réclamer d'un projet égalitaire sans tomber dans les travers que je dénonce, ou que montre très bien l'exemple de @PASCOU sur le cas Floyd dans l'article en lien.

Le ressentiment, la jalousie et les frustrations sont devenues omniprésentes en politique et dans la société. Et c'est favorisé par la consommation de masse et les médias dominants.

J'y réfléchis mais je pense que la seule solution pour sortir de cette logique c'est le libéral-conservatisme. Puisque comme le disait Hegel (n'en déplaise à notre star nationale @Annalevine) lorsque deux individus se rencontrent chacun tente de nier l'autre comme conscience (si si il l'a dit, et cela découle directement de sa philosophie), il faudrait que chacun puisse participer à sa propre définition de façon pro active avant que le ressentiment ne gagne les individus, dans une pensée de l'articulation identité/ouverture.

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PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
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Désolé  de mettre un article de façon  brutale, mais jetrouve qu' il est significatif de ce qui se passe ailleurs  comme ici.

On peut je crois associer progressisme et mondialisme, c'est  la même  chose sans limite, une sorte de fuite en avant où  il faut tout détruire  tout ce qui existe pour construire un.monde idéalisé pour les masses et un super pouvoir pour d' autres. 

C'est  la sommes de revendications  minoritaires qui s' agglutinent et souvent même  contre nature pour contrer une majorité  en pleine sidération .C'est  une forme de haine légitimée 

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PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 6 minutes, Quasi-Modo a dit :

Fondamentalement, aussi longtemps que nous aurons la DDHC comme constitution, nous serons obligés de donner une forme "répulicaine" à nos lois. A l'image de la loi sur le séparatisme qui vise toutes les religions et non seulement celle qui nous dérange, il est obligatoire d'en recourir à la notion d'égalité, directement ou indirectement, dans la promulgation d'une loi. Le problème c'est que je ne vois pas comment il serait encore possible de se réclamer d'un projet égalitaire sans tomber dans les travers que je dénonce, ou que montre très bien l'exemple de @PASCOU sur le cas Floyd dans l'article en lien.

Le ressentiment, la jalousie et les frustrations sont devenues omniprésentes en politique et dans la société. Et c'est favorisé par la consommation de masse et les médias dominants.

J'y réfléchis mais je pense que la seule solution pour sortir de cette logique c'est le libéral-conservatisme. Puisque comme le disait Hegel (n'en déplaise à notre star nationale @Annalevine) lorsque deux individus se rencontrent chacun tente de nier l'autre comme conscience (si si il l'a dit, et cela découle directement de sa philosophie), il faudrait que chacun puisse participer à sa propre définition de façon pro active avant que le ressentiment ne gagne les individus, dans une pensée de l'articulation identité/ouverture.

C'est  à  la fois vrai et à  géométrie variable, si on prend un sujet politique du moment, on va par exemple, dissoudre génération identitaire pour avoir déployé  des banderoles mais on ne dissout pas les cercles anti fas, b.b. très  violents et qui sont les organisateurs des minorités  contre l' ensemble.

Il y a une idéologie  derrière ces faits qui se sert de la  laïcité,  des droits de l' homme et du reste pour arriver à  son but.

On ne peut pas dissocier parce qu' on ne s'en donne pas les moyens.

C'est  mon sentiment. 

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a 10 minutes, PASCOU a dit :

Il y a une idéologie  derrière ces faits qui se sert de la  laïcité,  des droits de l' homme et du reste pour arriver à  son but.

Je pense que nous avons affaire à une idéologie qui refuse fondamentalement de se penser comme telle et dont l'activité principale est précisément de faire de chaque point de vue une idéologie.

Peut-être que la question serait : Qu'est-ce qu'une idéologie ? Qu'est-ce que penser en dehors des idéologies, et le libéralisme est-il à cet égard la fin de l'Histoire ? Ou juste la fin de l'Histoire de l'Occident ?

Le libéralisme est-il la fin de l'Histoire à partir duquel la seule chose possible à faire est de répéter les mêmes erreurs parce qu'on aurait oublié notre passé ?

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Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 11 minutes, Quasi-Modo a dit :

Je pense que nous avons affaire à une idéologie qui refuse fondamentalement de se penser comme telle et dont l'activité principale est précisément de faire de chaque point de vue une idéologie.

Rep: oui, une idéologie dominante, la globalisation puisque ce n'est  pas spécifique à  notre pays,  puis des idéologies satellites,  sortent de métastases qui rongent les sociétés .

Peut-être que la question serait : Qu'est-ce qu'une idéologie ? Qu'est-ce que penser en dehors des idéologies, et le libéralisme est-il à cet égard la fin de l'Histoire ? Ou juste la fin de l'Histoire de l'Occident ?

Le libéralisme est-il la fin de l'Histoire à partir duquel la seule chose possible à faire est de répéter les mêmes erreurs parce qu'on aurait oublié notre passé ?

Rep: pour ma part je crois que le déclin  de cette idéologie  est commencé. 

Régulièrement  dans l' histoire de l' UE pour ne citer qu' elle on a eu sous différentes  formes ce genre de globalisation  qui finit toujours par devenir incontrôlable.

C'est  ouvrir la boite de pandore.

 

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Membre, 52ans Posté(e)
CAL26 Membre 8 009 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, Quasi-Modo a dit :

Tous les cours d'éducation civique qui se respectent commencent à décrire le triptyque républicain "Liberté - Egalité - Fraternité" en le résumant par la maxime bien connue de tous les citoyens français étant passés par l'école républicaine publique : "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres."

Et c'est une vision de bon sens. Une vision universelle telle qu'on ne peut imaginer de fonctionnement de société qui soit plus lâche sans mettre en péril la cohésion et l'unité, ou qui soit plus autoritaire sans dériver vers l'autoritarisme. Dans le fond le progressisme dans son discours tend à retourner l'articulation entre la liberté et l'égalité républicaines en mettant l'égalité devant la liberté.

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres signifie que nous ne serions égaux qu'en tant que nous disposerions chacun des mêmes libertés, et la fonction de l'Etat ne sera plus que de préserver les libertés, voir en créer à l'occasion de nouvelles. C'est l'idée que la loi a pour but de protéger nos droits, et non d'interdire.

Mais les progressistes non libéraux retournent cette maxime et expriment ce que l'on pourrait résumer ainsi : "Nous sommes tous naturellement libres et égaux, et doivent être interdites toutes les actions qui perturberaient cet ordre originel naturel". C'est une vision de gauche, relativiste, tendancieuse, dans laquelle on ne peut pas dire qu'un être est supérieur à un autre, seulement qu'il est différent. Et le problème alors serait d'accepter les différences. Pour parler comme Nietzsche, elle est le fait du grand ressentiment de celui qui, s'étant senti empêché (cf. Hölderlin : "Je sentais mes forces et je sentais mes chaînes.") fonde l'autorité du groupe supposément composé d'individus égaux comme celle qui permettra de limiter les libertés de ceux qui les entravent.

Et la raison d'être de ce ressentiment c'est précisément l'impossibilité de dominer celui qui nous entrave, comme l'avait bien vu Hegel dans sa dialectique du maître et de l'esclave : lorsque deux individus se rencontrent, chacun cherche inconsciemment à nier la conscience de l'autre. Ce secret que cache difficilement ce projet progressiste, c'est que l'égalité n'existe pas, que la condition naturelle est inégale, qu'aucune loi n'y pourra rien changer, et même qu'elle n'est qu'un prétexte. Toute velléité progressiste consiste donc à vouloir dominer celui par lequel on se sent entravé, et à se cacher derrière le prétexte de l'égalité qui n'est effectivement qu'un prétexte, puisque le véritable objectif c'est d'affirmer sa propre puissance en entravant à notre tour les forces vitales de celui qui nous avait entravé ou qui en partage les caractéristiques (p.ex. les hommes ou les blancs), par la voie détournée de l'autorité de la justice et du groupe.

C'est toute la mécanique par laquelle les anciennes victimes peuvent devenir les nouveaux bourreaux, et cette problématique est absolument typique et omniprésente au sein de l'humanité. C'est ainsi que les féministes les plus radicales sont aussi misandres, que les antiracistes les plus radicaux sont des racistes anti blanc, etc. etc. notamment lorsque leur ressentiment et leurs traumatismes plus ou moins inconscients qu'elles ou ils avaient sublimé dans leurs luttes idéologiques militantes se heurtent à une fin de non recevoir, et que devenir à leur tour bourreau leur paraît inconsciemment la seule solution pour sortir de leur statut de victime.

Le progressisme non libéral est donc une blague car l'égalité tant revendiquée n'est jamais qu'un prétexte à des revendications identitaires non reconnues comme telles et plus ou moins consciemment sublimées dans une lutte d'égo, une volonté de puissance meurtrie par celle d'un autre dont on veut inconsciemment ou consciemment d'ailleurs se venger pour le dominer par l'appel à l'égalité et donc l'autorité du groupe social collectif. Si nous laissions faire les antiracistes les plus farouches, le racisme serait simplement inversé et les blancs seraient les plus discriminés. Idem avec le féminisme qui avilirait les hommes.

Dans quel sens l'égalité est elle possible ?

L'égalité de droit reste possible mais il s'agit de définir ce qu'il y a dans ce droit.

Selon la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, tous les citoyens naissent libres et égaux en droit : les mêmes droits sont donc accordés à la naissance (on parle de la République Française) sans distinction sociale ni bien sûr de race ou de sexe. Il ne s'agit donc pas de prétendre que nous sommes semblables mais qu'aucun privilège nous est accordé par le droit du fait de notre origine sociale (c'est la conséquence de l'abolition des privilèges pendant la révolution) mais la race et le sexe n'en octroient plus non plus.

Historiquement une approche de gauche de la politique et de l'économie s'efforce également de réduire les inégalités nées non pas des différences de droit mais aussi des différences sociales en supposant que l'environnement a un rôle principal mais réductible dans les inégalités. Il ne s'agit donc pas tant de nier toutes différences interindividuelles mais de réduire le plus possible la violences de certaines d'entre elles beaucoup plus culturelles (venues de la société) que "naturelles".

Le sujet est d'une très grande complexité et ne peut se baser sur les comportements extrêmes pour définir des lois générales : certains extrémistes ne voient les relations sociales qu'en rapports de forces mais une évolution vers une réelle égalité de droits et réduisant les inégalités nées des contingences sociales reste envisageable tout en contenant la violence que l'on peut voir sous-jacente dans toutes les relations sociales. 

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PASCOU Membre 92 138 messages
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il y a 26 minutes, CAL26 a dit :

L'égalité de droit reste possible mais il s'agit de définir ce qu'il y a dans ce droit.

Selon la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, tous les citoyens naissent libres et égaux en droit : les mêmes droits sont donc accordés à la naissance (on parle de la République Française) sans distinction sociale ni bien sûr de race ou de sexe. Il ne s'agit donc pas de prétendre que nous sommes semblables mais qu'aucun privilège nous est accordé par le droit du fait de notre origine sociale (c'est la conséquence de l'abolition des privilèges pendant la révolution) mais la race et le sexe n'en octroient plus non plus.

Historiquement une approche de gauche de la politique et de l'économie s'efforce également de réduire les inégalités nées non pas des différences de droit mais aussi des différences sociales en supposant que l'environnement a un rôle principal mais réductible dans les inégalités. Il ne s'agit donc pas tant de nier toutes différences interindividuelles mais de réduire le plus possible la violences de certaines d'entre elles beaucoup plus culturelles (venues de la société) que "naturelles".

Le sujet est d'une très grande complexité et ne peut se baser sur les comportements extrêmes pour définir des lois générales : certains extrémistes ne voient les relations sociales qu'en rapports de forces mais une évolution vers une réelle égalité de droits et réduisant les inégalités nées des contingences sociales reste envisageable tout en contenant la violence que l'on peut voir sous-jacente dans toutes les relations sociales. 

Non, les hommes ne naissent pas égaux dans la société  dans laquelle nous vivons, c'est  un leurre.

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Membre, 52ans Posté(e)
CAL26 Membre 8 009 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
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il y a 16 minutes, PASCOU a dit :

Non, les hommes ne naissent pas égaux dans la société  dans laquelle nous vivons, c'est  un leurre.

Cette sentence n'a pas beaucoup de rapport avec mon message pourtant cité : il faudrait que tu développes un peu pour qu'on retrouve un peu de sens.

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