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La société contemporaine favorise les injustices


Invité Quasi-Modo

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, Fraction a dit :

Bonjour,

Dire que la pollution c'est la faute du capitalisme, c'est du même ordre que de dire que la délinquance c'est la faute de l'immigration.

C'est aussi comme si je vous disais que si vous avez du cholestérol, c'est parce que vous êtes trop libre.

Or, quand la branche est pourrie, on ne coupe pas l'arbre.

Dans chaque transaction, il y a un coût et un bénéfice.

Le problème du coût carbone, c'est que c'est une externalité hors-champ qui n'est pas intégrée dans le prix.

Plutôt que de condamner la transaction, il serait plus intelligent d'incorporer ce coût.

Or, cette incorporation est capitalistiquement régulière.

Le capitalisme, en soi, n'est qu'un mode d'appropriation des moyens de production.

Et je ne vois pas en quoi ses concurrents collectiviste ou féodal seraient climatiquement plus vertueux, ni en quoi ils seraient moins manipulateurs, au contraire.

Rappelons que l'économie de marché fonctionne en symbiose avec la régulation de l'état de droit, et la décision finale de la demande.

La responsabilité économique n'est alors que la dimension objective des maux que vous dénoncez.

Cordialement, Fraction

La pollution est liée pour une grande part au capitalisme commercial et industriel qui fonctionne dans un  productivisme effréné se moquant des conséquences.

Lui ôter cette activité frénétique et cette volonté  d'amasser des richesses, ce ne serait plus du capitalisme.

Ce n'est pas seulement cout carbone qui serait prendre en compte, mais toutes les conséquences sur l'air, l'eau, la terre et toutes les ressources qui s'épuisent.

L'appropriation des moyens de production est le nœud du problème.  Il favorise exagérément le capital au détriment des autres acteurs économiques qui lui sont totalement subordonnés.

L'écologie politique est une nouvelle organisation sociale et économique très éloignée de la recherche du gain, mais concentré sur le bienêtre humain et le respect de notre environnement. Rien à voir avec le collectivisme et plus rien avec le capitalisme.

Actuellement, l'économie de marché fonctionne en roue libre, elle a créé des empires financiers, industriels et du numérique qui se moquent des régulations et qui n'ont même plus de nationalité. C'est eux qui décident et nos politiques obéissent.

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Membre, 51ans Posté(e)
épixès Membre 1 815 messages
Forumeur alchimiste ‚ 51ans‚
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Le 15/12/2020 à 20:38, Quasi-Modo a dit :

Peut-on imaginer une société qui promouvrait la vertu plutôt que le vice généralisé ?

Il y en a beaucoup: L'Iran, la Mauritanie, le Yémen, le Nigéria, les Maldives, l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan, la Somalie, la Malaisie, les Émirats arabes unis.....La vertu y est tellement promue et défendue qu'on y exécute ceux qui osent se rendre coupable d'apostasie, d'homosexualité, de blasphème, de prostitution, vol ou trafic de stupéfiant.

Que demander de plus ?

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Invité Lowy..
Invités, Posté(e)
Invité Lowy..
Invité Lowy.. Invités 0 message
Posté(e)
Le 15/12/2020 à 20:38, Quasi-Modo a dit :

Bonjour,

La société contemporaine promeut tous les excès (beuveries, orgies, consommation, etc.) et c'est même son fonctionnement intime.

Jouer sur les égoïsmes et le narcissisme de chacun pour que secrètement il imagine pouvoir devenir le grand gagnant de la loterie sociale à laquelle malgré lui il participe.

Le paradigme explicatif du système actuel c'est le loto ou les jeux d'argent.

Mais l'égoïsme, l'avarice, la jalousie, qui sont intrinsèquement favorisés dans notre système, et qui les favorise juste pour que nous soyons plus frustrés et que nous consommions avec avidité, sont au principe même de toutes les injustices.

Supprimez les publicités et vous divisez la délinquance par 2 ou 3.

Peut-on imaginer une société qui promouvrait la vertu plutôt que le vice généralisé ?

L'humain est fait de vices et de vertus (l'ordre n'a aucune importance); la société est faite de ces humains qui crée la société contemporaine; l'injustice, l'égoïsme, le narcissisme existent depuis la création et il n'y avait pas de pub à l'époque, l'humain n'est pas une victime mais une partie prenante de ce que sont les sociétés.

On peut imaginer mais...

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)
Il y a 7 heures, épixès a dit :

Il y en a beaucoup: L'Iran, la Mauritanie, le Yémen, le Nigéria, les Maldives, l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan, la Somalie, la Malaisie, les Émirats arabes unis.....La vertu y est tellement promue et défendue qu'on y exécute ceux qui osent se rendre coupable d'apostasie, d'homosexualité, de blasphème, de prostitution, vol ou trafic de stupéfiant.

Que demander de plus ?

Dans ces pays la vertu devient vice, car orientée dans la domination du peuple et la privation de ses libertés.

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Membre, 49ans Posté(e)
Fraction Membre 7 176 messages
Maitre des forums‚ 49ans‚
Posté(e)
Il y a 13 heures, bibifricotin a dit :

La pollution est liée pour une grande part au capitalisme commercial et industriel qui fonctionne dans un  productivisme effréné se moquant des conséquences.

Lui ôter cette activité frénétique et cette volonté  d'amasser des richesses, ce ne serait plus du capitalisme.

Ce n'est pas seulement cout carbone qui serait prendre en compte, mais toutes les conséquences sur l'air, l'eau, la terre et toutes les ressources qui s'épuisent.

Bonjour,

Là, vous tentez d’insérer insidieusement une relation « profit => pollution », ce que j’ai démenti par la notion représentative de « coût carbone ».

A noter que cette notion de coût externe est transposable à souhait dans l’ensemble des externalités négatives d’une entreprise.

Ce n’est qu’une question de courage politique.

De fait, votre idée « d’activité frénétique » se verrait judicieusement décélérée, jusqu’au dépôt de bilan pour les moins vertueuses.

 

A compter que l’urgence écologique mondialement reconnue c’est l’urgence climatique, apparaît une problématique énergétique.

Mais la solution à ce problème existe déjà : c’est le nucléaire qui est, je le rappelle, une énergie décarbonée d’un rendement énergétique formidable et constant.

Or, nos amis écolos lui préfèrent souvent la récession, et ne me dites pas que c’est rationnel.

 

Il y a 13 heures, bibifricotin a dit :

L'appropriation des moyens de production est le nœud du problème.  Il favorise exagérément le capital au détriment des autres acteurs économiques qui lui sont totalement subordonnés.

L'écologie politique est une nouvelle organisation sociale et économique très éloignée de la recherche du gain, mais concentré sur le bienêtre humain et le respect de notre environnement. Rien à voir avec le collectivisme et plus rien avec le capitalisme.

Les revenus du capital ont augmenté de 10 points en 40 ans par rapport aux revenus du travail.

C’est beaucoup, mais c’est justifiable, notamment par la moindre exponentialité de l’évolution de la valeur humaine.

En outre, si un cadre c’est rare, ça veut dire qu’un cadre c’est cher, et vous aurez beau réprimer cette loi de l’offre et de la demande, votre remède sera pire que le mal, jusqu’à la prohibition.

Des dispositifs tels que l’intéressement, la participation, ou l’actionnariat d’entreprise tendent à rééquilibrer la donne d’une valeur travail trop méprisée.

 

Il faut bien que l’entreprise appartienne à quelqu’un, à moins d’être un utopiste autogestionnaire.

J’ai comme l’impression que votre idéal « d’écologie politique » sous-tende l’autorité d’un « conseil des sages » tombé du ciel, un classique dont l’histoire a maintes fois démontré l’arbitrage et la brutalité congénitale.

Dormez tranquilles : il y a bien une opposition au sein du parti unique, et elle veille sur vous.

 

Il y a 13 heures, bibifricotin a dit :

Actuellement, l'économie de marché fonctionne en roue libre, elle a créé des empires financiers, industriels et du numérique qui se moquent des régulations et qui n'ont même plus de nationalité. C'est eux qui décident et nos politiques obéissent.

Ça aussi c’est un classique anticapitaliste dont la fantasmatique n’a d’égal que son manichéisme.

Mais ce sont bien les Etats qui font la loi sur l’économie, et non l’inverse, la crise Covid est là pour en témoigner.

Cordialement, Fraction

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Membre, 51ans Posté(e)
épixès Membre 1 815 messages
Forumeur alchimiste ‚ 51ans‚
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Il y a 4 heures, bibifricotin a dit :

Dans ces pays la vertu devient vice, car orientée dans la domination du peuple et la privation de ses libertés.

C'est étrange comme cet argument revient souvent dès lors que le point de désaccord concerne une idée et non un fait. Aime-t-on différemment de nous ? Alors on aime mal ! Croit-on différemment de nous ? alors on se trompe !

Quand acceptera-t-on enfin que les idées n'existant que dans la tête des hommes alors que la vérité est la correspondance à la réalité, elles ne peuvent être ni vraies ni fausses. N'étant que le reflet de la pensée des hommes qui eux même sont tous différents, elles ne peuvent en aucun cas s'accorder parfaitement et l'idée de l'un différera toujours un tant soit peu de celle de son voisin, aussi d'accord puissent-ils être sur le sujet qui les occupe au demeurant. Dès lors il n'est pas très étonnant que des êtres très différents puissent avoir une conception très éloignée de la même idée et chacun accusera l'autre d'en avoir une conception erronée sans réaliser que tous deux tombent dans le même piège consistant à croire que la représentation qu'on se fait d'une idée peut être vraie ou fausse.

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Fraction a dit :

Là, vous tentez d’insérer insidieusement une relation « profit => pollution », ce que j’ai démenti par la notion représentative de « coût carbone ».

A noter que cette notion de coût externe est transposable à souhait dans l’ensemble des externalités négatives d’une entreprise.

Ce n’est qu’une question de courage politique.

De fait, votre idée « d’activité frénétique » se verrait judicieusement décélérée, jusqu’au dépôt de bilan pour les moins vertueuses.

Merci de reconnaitre que la survie du capitalisme tient à son activité frénétique sans souci de ses conséquences.

La pollution est le résultat de l'activité économique globale et la recherche du moindre cout de production à travers le monde.

il y a une heure, Fraction a dit :

A compter que l’urgence écologique mondialement reconnue c’est l’urgence climatique, apparaît une problématique énergétique.

Mais la solution à ce problème existe déjà : c’est le nucléaire qui est, je le rappelle, une énergie décarbonée d’un rendement énergétique formidable et constant.

Or, nos amis écolos lui préfèrent souvent la récession, et ne me dites pas que c’est rationnel.

 

Le nucléaire serait l'idéal sauf pour la sécurité et les déchets nucléaires. Mais on s'en fout, c'est les générations futures qui seront concernées.

Qu'appelez vous récession? De quoi avez vous peur de manquer ? L'écologie n'arrêtera pas le progrès au contraire avec une prédominance pour l'utilité sociale. 

il y a une heure, Fraction a dit :

C’est beaucoup, mais c’est justifiable, notamment par la moindre exponentialité de l’évolution de la valeur humaine.

En outre, si un cadre c’est rare, ça veut dire qu’un cadre c’est cher, et vous aurez beau réprimer cette loi de l’offre et de la demande, votre remède sera pire que le mal, jusqu’à la prohibition.

 Il faut bien que l’entreprise appartienne à quelqu’un, à moins d’être un utopiste autogestionnaire.

J’ai comme l’impression que votre idéal « d’écologie politique » sous-tende l’autorité d’un « conseil des sages » tombé du ciel, un classique dont l’histoire a maintes fois démontré l’arbitrage et la brutalité congénitale.

Dormez tranquilles : il y a bien une opposition au sein du parti unique, et elle veille sur vous.

Que signifie "la moindre exponentialité de l’évolution de la valeur humaine" ? En quoi la valeur du capital serait supérieur ? Je ne saisis pas.

Les premiers de corvées ont une utilité sociale incontestable et pourtant non reconnue. Pour les cadres comme pour les autres, c'est le moins disant qui est retenu.

La méritocratie est à mettre aux oubliettes.

A part l'entreprise unipersonnelle, les autres sociétés appartiennent à des groupes de personnes plus ou moins importants et forment des sociétés anonymes. Dans ce cadre, je ne vois pas pourquoi ce groupe aurait la suprématie sur les producteurs, d'autant que l'entreprise a une utilité sociale qui dépasse largement ce groupe.

En parlant du conseil des sages je suppose que vous faites allusion aux GAFA et autres empires financiers et industriels. En effet l'histoire a largement démontré leur nuisance.

Il y a 2 heures, Fraction a dit :

Ça aussi c’est un classique anticapitaliste dont la fantasmatique n’a d’égal que son manichéisme.

Mais ce sont bien les Etats qui font la loi sur l’économie, et non l’inverse, la crise Covid est là pour en témoigner.

Les États font loi quand l'économie dérape par la cupidité de ces groupes comme en 2008 et maintenant quand l'économie est à l'arrêt. Dans la marche normale de l'économie, les mêmes disent que l'intervention de l'État est contreproductif.

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Membre, Posté(e)
hubert.de.montcalm Membre 4 401 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, bibifricotin a dit :

Merci de reconnaitre que la survie du capitalisme tient à son activité frénétique sans souci de ses conséquences.

La pollution est le résultat de l'activité économique globale et la recherche du moindre cout de production à travers le monde.

Le nucléaire serait l'idéal sauf pour la sécurité et les déchets nucléaires. Mais on s'en fout, c'est les générations futures qui seront concernées.

Qu'appelez vous récession? De quoi avez vous peur de manquer ? L'écologie n'arrêtera pas le progrès au contraire avec une prédominance pour l'utilité sociale. 

Que signifie "la moindre exponentialité de l’évolution de la valeur humaine" ? En quoi la valeur du capital serait supérieur ? Je ne saisis pas.

Les premiers de corvées ont une utilité sociale incontestable et pourtant non reconnue. Pour les cadres comme pour les autres, c'est le moins disant qui est retenu.

La méritocratie est à mettre aux oubliettes.

A part l'entreprise unipersonnelle, les autres sociétés appartiennent à des groupes de personnes plus ou moins importants et forment des sociétés anonymes. Dans ce cadre, je ne vois pas pourquoi ce groupe aurait la suprématie sur les producteurs, d'autant que l'entreprise a une utilité sociale qui dépasse largement ce groupe.

En parlant du conseil des sages je suppose que vous faites allusion aux GAFA et autres empires financiers et industriels. En effet l'histoire a largement démontré leur nuisance.

Les États font loi quand l'économie dérape par la cupidité de ces groupes comme en 2008 et maintenant quand l'économie est à l'arrêt. Dans la marche normale de l'économie, les mêmes disent que l'intervention de l'État est contreproductif.

diantre

je confirme que l'on peut tout dire et son contraire, à partir du moment où l'on s'adresse au gratin de la pensée philosophique....!

et les réponses sont gratinées.....

forcément

hub'

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Membre, 49ans Posté(e)
Fraction Membre 7 176 messages
Maitre des forums‚ 49ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, bibifricotin a dit :

Merci de reconnaitre que la survie du capitalisme tient à son activité frénétique sans souci de ses conséquences.

La pollution est le résultat de l'activité économique globale et la recherche du moindre cout de production à travers le monde.

Le nucléaire serait l'idéal sauf pour la sécurité et les déchets nucléaires. Mais on s'en fout, c'est les générations futures qui seront concernées.

Qu'appelez vous récession? De quoi avez vous peur de manquer ? L'écologie n'arrêtera pas le progrès au contraire avec une prédominance pour l'utilité sociale. 

Que signifie "la moindre exponentialité de l’évolution de la valeur humaine" ? En quoi la valeur du capital serait supérieur ? Je ne saisis pas.

Les premiers de corvées ont une utilité sociale incontestable et pourtant non reconnue. Pour les cadres comme pour les autres, c'est le moins disant qui est retenu.

La méritocratie est à mettre aux oubliettes.

A part l'entreprise unipersonnelle, les autres sociétés appartiennent à des groupes de personnes plus ou moins importants et forment des sociétés anonymes. Dans ce cadre, je ne vois pas pourquoi ce groupe aurait la suprématie sur les producteurs, d'autant que l'entreprise a une utilité sociale qui dépasse largement ce groupe.

En parlant du conseil des sages je suppose que vous faites allusion aux GAFA et autres empires financiers et industriels. En effet l'histoire a largement démontré leur nuisance.

Les États font loi quand l'économie dérape par la cupidité de ces groupes comme en 2008 et maintenant quand l'économie est à l'arrêt. Dans la marche normale de l'économie, les mêmes disent que l'intervention de l'État est contreproductif.

La valeur des moyens de production non-humains connait vraisemblablement une évolution davantage exponentielle que la valeur humaine (compétence, valeur ajoutée, …)

Ce qui justifie une part croissante des revenus du capital par rapport aux revenus du travail.

Aussi, plutôt que de condamner le capitalisme, je propose un « devenons tous capitalistes » socialement plus constructif.

 

La méritocratie n’est pas institutionnelle, elle est induite par l’offre et la demande :

Si un métier est pénible, il y aura moins de candidats, donc une surenchère salariale.

C’est le B.A BA du darwinisme économique.

Malheureusement, les « premiers de corvée » sont trop abondants à la candidature, donc le préalable du rapport offre/demande est pénalisant.

 

Plutôt que, par exemple, incriminer la grande distribution dans son rapport aux fournisseurs, pourquoi ne pas encourager ces fournisseurs à se fédérer pour peser collectivement sur les prix ?

C’est le même principe que le syndicalisme : la solidarité.

En outre, une meilleure rémunération du producteur ne vous inciterait-elle pas à payer votre litre de lait 10 centimes plus cher ?

Voyez comme faire varier l’ouverture des robinets de l’offre et de la demande est moins prohibitif que d’en compromettre purement et simplement le principe naturel.

Le tort majeur des anticapitalistes relève d'un défaut de conception qui perçoit la loi de l'offre et la demande comme une institution artificielle plutôt que comme une tension naturelle, substrat indéniable de toute culture économique.

 

Les GAFAM sont un paradis provisoire pour le consommateur, mais un enfer pour le percepteur.

Le problème, c’est la localité du siège, et en particulier la tolérance mondiale, et même européenne, envers les paradis fiscaux.

Une réforme fiscale est à l’étude pour cibler le profit plutôt que le siège, mais le risque est diplomatique : la réciprocité « toi-même, nananère ! » de 8 ans d’âge mental menace la relation Europe-USA.

Mais si l’on souhaite un protectionnisme réaliste et une politique fiscale cohérente, l’échelon européen semble le plus pertinent par sa solidarité et son volume.

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)
Il y a 13 heures, Fraction a dit :

La valeur des moyens de production non-humains connait vraisemblablement une évolution davantage exponentielle que la valeur humaine (compétence, valeur ajoutée, …)

Ce qui justifie une part croissante des revenus du capital par rapport aux revenus du travail.

La productivité depuis la nuit des temps est la conséquence des outils à la disposition des opérateurs. Mais la valeur ajoutée de celle-ci va majoritairement à la rente sans autre raison. Le rentier n'est pas l'inventeur de l'outil, il ne saurait pas s'en servir, par contre il est prioritaire dans la répartition du gain.

 

Il y a 14 heures, Fraction a dit :

Si un métier est pénible, il y aura moins de candidats, donc une surenchère salariale.

Si un métier est pénible, on cherche les candidats dans le tiers monde, mais en aucun cas on fera fonctionner la loi de l'offre et de la demande. C'est le B.A B.A de l'économie globalisé. Il est facile de contourner cette théorie, si elle s'appliquait chez nous avec interdiction d'utiliser la main d'œuvre étrangère, on verrait que les candidats sont rares.

 

Il y a 14 heures, Fraction a dit :

Le tort majeur des anticapitalistes relève d'un défaut de conception qui perçoit la loi de l'offre et la demande comme une institution artificielle plutôt que comme une tension naturelle, substrat indéniable de toute culture économique.

Mais votre théorie de l'offre et de la demande est un fantasme largement contestée par les économistes. Elle réduit en une pensée simple des mécanisme complexes de l'économie. Son fonctionnement exigerait aucune contrainte extérieure, ni sociale, ni éthique, ni géographique, ni règles de droit, ni syndicat, etc...Cette théorie n'a jamais fonctionnée et a toujours été contournée.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
Le 17/12/2020 à 19:39, Fraction a dit :

Bonsoir,

La mécanique de l'addiction est généralisable à l'ensemble des plaisirs.

Or, on ne va pas reprocher à un produit de générer du plaisir, puisque c'est l'une de ses conditions nécessaires.

Ce serait comme reprocher aux démagogues notre propre défaut de jugement.

 

Vous, comme d'autres, me donnez l'impression que l'industrie serait une génération spontanée qui aurait poussé comme un champignon ex-nihilo.

Mais le préalable de l'industrie, c'est son carnet de commande.

La demande est le moule référentiel de l'offre.

Je veux bien que la responsabilité de la toxicité soit partagée, dans un triumvirat "offre-norme-demande" dont aucun n'a l'exclusivité.

Mais croire que l'industrie serait un impérialisme exogène et aveugle est un défaut de conception auquel je ne peux pas souscrire rationnellement.

Cordialement, Fraction

C'est exactement le mécanisme du psychopathe ou du pervers narcissique : tendre des pièges et responsabiliser la victime pour sa naïveté d'être tombée dedans ensuite. Mais pourquoi avoir tendu le piège si on ne pensait pas que la victime pouvait tomber dedans ? Il est indubitable que les industriels ont une part de responsabilité ne serait-ce que dans le fait que de nos jours les addictions nous concernent presque tous. Addiction au téléphone portable, aux forums, à internet, à l'alcool, aux cigarettes, à Facebook, etc.

Le 18/12/2020 à 04:20, épixès a dit :

Il y en a beaucoup: L'Iran, la Mauritanie, le Yémen, le Nigéria, les Maldives, l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan, la Somalie, la Malaisie, les Émirats arabes unis.....La vertu y est tellement promue et défendue qu'on y exécute ceux qui osent se rendre coupable d'apostasie, d'homosexualité, de blasphème, de prostitution, vol ou trafic de stupéfiant.

Que demander de plus ?

Pourtant si nous n'y arrivons pas, ce sera la mort pour l'Occident, mais aussi pour l'humanité.

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
Posté(e)
Le 15/12/2020 à 20:38, Quasi-Modo a dit :

 

Supprimez les publicités et vous divisez la délinquance par 2 ou 3.

Peut-on imaginer une société qui promouvrait la vertu plutôt que le vice généralisé ?

Il y avait moins de voleurs, de brigands, de jaloux... quand la publicité n'existait pas ? 

Et sinon, il y a les religions qui promeuvent la vertu ... mais ce ne sont que des mots, car les religieux ne sont pas dépourvus de vices ;)

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a une heure, soisig a dit :

Il y avait moins de voleurs, de brigands, de jaloux... quand la publicité n'existait pas ? 

Et sinon, il y a les religions qui promeuvent la vertu ... mais ce ne sont que des mots, car les religieux ne sont pas dépourvus de vices ;)

Je ne crois pas que nous disposions de statistiques à ce sujet, et les critères de l'infraction à la loi étaient sensiblement différents !

L'apprentissage de la vertu par opposition au vice est complexe : nul n'y réussit du premier coup. Il faut de la patience et de la persévérance pour tenir cette ligne de conduite de façon à peu près cohérente. Je dirais même que c'est le travail d'une vie pour y arriver, si jamais on y arrive.

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Quasi-Modo a dit :

Je ne crois pas que nous disposions de statistiques à ce sujet, et les critères de l'infraction à la loi étaient sensiblement différents !

L'apprentissage de la vertu par opposition au vice est complexe : nul n'y réussit du premier coup. Il faut de la patience et de la persévérance pour tenir cette ligne de conduite de façon à peu près cohérente. Je dirais même que c'est le travail d'une vie pour y arriver, si jamais on y arrive.

La vertu et le vice sont des notions propres à chacun. 

SAMUEL BUTLER (Langar, Nottinghamshire, 1835-Londres 1902)
Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l'esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire.

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Membre, 49ans Posté(e)
Fraction Membre 7 176 messages
Maitre des forums‚ 49ans‚
Posté(e)
Il y a 5 heures, bibifricotin a dit :

La productivité depuis la nuit des temps est la conséquence des outils à la disposition des opérateurs. Mais la valeur ajoutée de celle-ci va majoritairement à la rente sans autre raison. Le rentier n'est pas l'inventeur de l'outil, il ne saurait pas s'en servir, par contre il est prioritaire dans la répartition du gain.

Bonjour,

L’économie de la rente est un mythe aisément réfutable si on approfondit un peu le sujet.

Si les GAFAM ont vocation à devenir des rentes, plutôt que de les jalouser, pourquoi ne pas les imiter, puisque leurs secteurs d’activité seraient des rentes, donc par définition très rentables ?

Ou alors pourquoi ne pas inciter nos investisseurs institutionnels à rentrer dans leur capital ?

L’idée de rente implique un coût d’exploitation négligeable et un taux de rentabilité attractif.

Cela a pour effet de valoriser le moyen de production, et donc ... de baisser ce taux mécaniquement.

Si bien qu’il sera toujours intéressant de vendre sa rente si l’on a besoin de liquidités.

Il n’existe donc raisonnablement pas de rente à vie.

Et permettez-moi une image : être milliardaire sur une petite île pauvre et malade n’aurait pas grand intérêt.

Citation

 

Si un métier est pénible, on cherche les candidats dans le tiers monde, mais en aucun cas on fera fonctionner la loi de l'offre et de la demande. C'est le B.A B.A de l'économie globalisé. Il est facile de contourner cette théorie, si elle s'appliquait chez nous avec interdiction d'utiliser la main d'œuvre étrangère, on verrait que les candidats sont rares.

Oui, je vous l’accorde, les classes populaires dont le métier est délocalisable ont été temporairement pénalisées par la mondialisation.

Mais la solvabilisation globale des classes populaires, à commencer par celle des pays de l’est, devrait opérer un renversement de situation, ou tout au moins de tendance, et ces pays devraient logiquement devenir importateurs.

On a toujours intérêt à avoir des voisins riches, la seule exception concernant la finitude fratricide des matières premières.

Ne crachons pas dans la soupe ingratement : les consommateurs sont bien contents d’avoir des produits chinois dans leurs rayons, cela permet un transfert budgétaire dont tout le monde sort gagnant.

Citation

Mais votre théorie de l'offre et de la demande est un fantasme largement contestée par les économistes. Elle réduit en une pensée simple des mécanisme complexes de l'économie. Son fonctionnement exigerait aucune contrainte extérieure, ni sociale, ni éthique, ni géographique, ni règles de droit, ni syndicat, etc...Cette théorie n'a jamais fonctionnée et a toujours été contournée.

Cela ressemble à un argument d’autorité (« des officiels ont dit que… »), j’ai l’habitude.

Mais ce n’est pas parce qu’on s’appelle Piketty ou même Bogdanov qu’on est exempt de sensationnel ou de démagogie.

Ma position est facile à démontrer, elle attrait davantage à la conceptualisation qu’à l’économie, discipline qui compte davantage d’évidences que de secrets.

J’ai dit « l’offre et la demande est un substrat indéniable à toute culture économique ».

Il suffit de raisonner par l’absurde pour s’en rendre compte, en amputant l’économie tantôt de l’une tantôt de l’autre.

Cordialement, Fraction

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a une heure, soisig a dit :

La vertu et le vice sont des notions propres à chacun. 

SAMUEL BUTLER (Langar, Nottinghamshire, 1835-Londres 1902)
Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l'esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire.

Non, je ne suis pas d'accord.

Prenons l'orgueil qui n'est autre que la préférence de soi au détriment des autres.

Il est lui aussi un point commun à toutes les injustices ; le voleur se préfère à sa victime, c'est pourquoi il place sa jouissance au dessus de tous les potentiels désagréments qu'il pourrait causer par ailleurs.

Et de nos jours l'orgueil est très encouragé, voir même valorisé. Tout le monde est sommé de s'aimer soi-même, de se mettre en avant, de prendre soin de lui, d'avoir confiance et estime de soi irréprochables, de savoir se vendre, etc.

D'ailleurs la fin de la conscience collective marquée par l'effondrement des récits collectifs et des religions, oblige dorénavant presque mécaniquement à se rabattre sur soi, sa famille et quelques proches, à l'image de nos politiciens qui s'enrichissent ainsi que leurs proches, au détriment du contribuable, ou qui pratiquent le népotisme.

Alors que dans le fond l'orgueil est la véritable source et origine commune à toutes les injustices. Dans la structure même de nos sociétés contemporaines l'orgueil et son narcissisme sont encouragés. Donc l'injustice aussi.

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Finalement, au nom de la liberté individuelle et de la tolérance, on va accepter et même encourager les comportements les plus vicieux, ainsi que ceux qui en font l'apologie ou qui en prennent la défense.

La vertu n'est pas plus relative que la relativité générale : il suffit d'en faire l'analyse psychologique ou philosophique pour en faire ressortir le sens.

Gourmandise, avec les buffets à volonté, les fast-food, le coca-cola ou l'alcool, l'obésité qui monte en flèche et l'ajout de sucres ou de graisses dans des marchandises où il n'a rien à y faire juste pour fidéliser la clientèle, l'avarice avec la cupidité, les jeux d'argent et la recherche permanente des plus petites économies et des plus gros profits, la jalousie avec la pression à la réussite la comparaison avec son voisin ou son frère pour voir qui a la plus grosse voiture ou la plus belle réussite sociale, la paresse pour tous ceux qui se planquent sur des postes où ils touchent le plus d'argent possible sans rien faire, les sites qui font les devoirs aux enfants, ainsi que l'assistanat généralisé, la luxure avec les sites de rencontre facile pour tromper sa femme et la pornographie, l'orgueil qui consiste sans arrêt à bomber le torse, vouloir impressionner les autres et ramener sa gueule, sont notre quotidien.

Lâcheté/Témérité, imprudence, excès de toutes sortes, injustices également.

Tout ça en permanence dans un chaos sans nom. On peut faire mieux, surtout sachant que c'est la planète et l'humanité qu'il s'agit de sauver non ?

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Vous voulez vraiment élever vos enfants dans un monde comme ça, où votre parole ne sera même plus crédible et l'environnement social ne permettra même plus de les empêcher de tomber dans tous les vices et les excès possibles et imaginables ?

Eduquer ses enfants pour qu'ils respectent les femmes à l'heure de la pornographie la plus glauque et des publicités réifiant les femmes, éduquer ses enfants pour qu'ils soient fidèles à leurs engagements alors que seul l'intérêt personnel, l'argent de vaine gloire et la sensation d'être gagnant semble dorénavant compter, leur apprendre le goût de l'effort alors que des sites proposent l'aide rapide aux devoirs et que les diplômes sont offerts dans une économie qui s'effondre, édquer ses enfants dans la sobriété alors que tous les adolescents fument des joints et se beurrent le tronche tous les week-ends, etc.. ?

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soisig Membre 30 391 messages
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il y a 34 minutes, Quasi-Modo a dit :

Non, je ne suis pas d'accord.

Prenons l'orgueil qui n'est autre que la préférence de soi au détriment des autres.

 

L'orgueil n'est pas un vice, mais un défaut et encore ... l'orgueilleux est une personne consciente  de ses qualités. C'est bien mieux qu'une personne qui ne voit que ses défauts, car l'une avance et évolue, pas l'autre. Et être conscient de ses qualités ne veut pas dire qu'il s'estime supérieur aux autres, par contre, il comptera plus sur ses propres qualités que sur celle des autres, dont il n'est pas certain. 

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Membre, 132ans Posté(e)
soisig Membre 30 391 messages
132ans‚
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il y a 13 minutes, Quasi-Modo a dit :

Vous voulez vraiment élever vos enfants dans un monde comme ça, où votre parole ne sera même plus crédible et l'environnement social ne permettra même plus de les empêcher de tomber dans tous les vices et les excès possibles et imaginables ?

Eduquer ses enfants pour qu'ils respectent les femmes à l'heure de la pornographie la plus glauque et des publicités réifiant les femmes, éduquer ses enfants pour qu'ils soient fidèles à leurs engagements alors que seul l'intérêt personnel, l'argent de vaine gloire et la sensation d'être gagnant semble dorénavant compter, leur apprendre le goût de l'effort alors que des sites proposent l'aide rapide aux devoirs et que les diplômes sont offerts dans une économie qui s'effondre, etc.. ?

Tu as une vision très étroite de notre société, et très pessimiste du monde dans lequel sont nés nos enfants. 

 

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