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Nous sommes tous des minorités statistiques


Invité Quasi-Modo

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C'est un fait empirique : nous sommes tous des minorités statistiques. Tous sans exceptions, alors qu'il n'y en a objectivement parlant que pour les minorités ethnico-religieuses.

Montrez moi un humain normal à tout point de vue et vous verrez qu'il n'y en a pas.

C'est un autre fait, social cette fois, que toute étiquette charrie son lot de préjugés (c'est une fatalité) et que toute étiquette possède aussi bien de bons que de mauvais côtés. C'est d'ailleurs ici qu'on voit que même l'Homme blanc hétérosexuel cisgenre admet bon nombre de clichés racistes le concernant lui aussi, et qu'il ne renvoie absolument pas à l'universel comme certains sociologues le prétendent.

Montrez moi un stéréotype vivant et vous verrez bien qu'il n'y en a pas en creusant suffisamment à fond.

En conséquence, nous avons tous des aspects de notre personnalité ou de notre vie que nous évitons de divulguer, non pas parce que nous sommes particulièrement victimes du système, mais parce que la façon de fonctionner du groupe social au sein duquel on s'inscrit ne permet pas de s'assurer que cet aspect là sera correctement compris, et ne sera pas mal jugé.

En prenant la mesure de cette réalité, quelle place laisser à la défense des minorités en sachant que la discrimination et les préjugés sont une fatalité pour tous les êtres humains de cette planète ? Pourquoi défendre telles minorités alors que d'autres (p.ex. les roux ou les gros) sont tranquillement discriminés sans que personne ne lève le petit doigt ? Mon impression c'est que dans le débat public on va surtout défendre les minorités qui ont le plus les moyens de se fédérer, c'est-à-dire simplement, les minorités les plus fortes sociologiquement parlant. Plus un groupe social est nombreux et soudé, plus il est défendu en tant que tel dans le débat public.

Nous sommes bien loin de l'idéal de justice prôné par notre constitution quand paradoxalement, ceux qui ont les ressources de se défendre sont justement les moins vulnérables.

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Invité Quasi-Modo
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En clair il n'y a pas de dominants clairement identifiables à priori, ni de dominés clairement identifiés.

Finalement un être humain pragmatique et non névrosé va surtout faire avec les préjugés et les discriminations qui le touchent, sans chercher à modifier le système en profondeur pour qu'il tourne autour de son propre nombril.

En bref il va s'adapter au lieu d'exiger que le système s'adapte à lui. Et ce sera toujours ainsi. Dans le système actuel c'est la montagne qui doit aller à Mahomet puisque Mahomet refuse d'aller à la montagne. Et on s'étonne que cela ne fonctionne pas.

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Invité Quasi-Modo
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Pour résumer, la défense des minorités est :

-Injuste car on défend seulement certaines minorités, en particulier les plus bruyantes et agressives car les plus nombreuses et soudées, alors que nous serions tous concernés à un niveau ou un autre.

-Une lutte conçue comme permanente et perpétuelle invitant ses membres à faire plier le système et nourrissant donc beaucoup de névroses au lieu de juste chercher à s'adapter, ce qui serait bien souvent une solution durable pour maintenir la paix sociale ainsi que pour réussir dans sa propre vie.

-Une chimère, car les préjugés et donc les pensées des gens sont les seules causes des discriminations injustes. On ne peut pas avec la force de la loi obliger les gens à aimer ou à accepter les autres en leur fors intérieur. Dire de façon très hypocrite qu'on a le droit d'être raciste sans avoir le droit de l'exprimer ni de discriminer revient à chérir les causes dont nous dénonçons les effets. En conséquence, lutter contre les discriminations c'est un peu lutter contre le fait que 1+1=2 : ça n'a aucun sens.

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Membre, Talon 1, 80ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 532 messages
80ans‚ Talon 1,
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Essence et accidents.

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Ne serions nous pas simplement tous uniques ?

En tout cas, moi oui. Par exemple, Pamella Anderson me fait débander en moins de 5 secondes. Je me retrouve seul au monde dans ce cas. Honteux et pitoyable... C'est dur la vie.

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Membre, 61ans Posté(e)
eriu Membre 11 627 messages
Maitre des forums‚ 61ans‚
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Je m'insurge ! 1+1 ne fait pas toujours deux .. cette dimension est à prendre en compte ! mais quand même :bad::) 

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Membre, Marxiste tendance Groucho, 64ans Posté(e)
Alain75 Membre 27 401 messages
64ans‚ Marxiste tendance Groucho,
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Je suis gaucher donc appartenant à une minorité.

Citation

Selon une étude anglophone réalisée en 1977, les gauchers représenteraient 8 à 15 % de la population.

Mais je me suis toujours défendu tout seul.:)

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Invité Quasi-Modo
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Posté(e)

J'en arrive à me demander et à conclure que si la gauche ne tire pas les bonnes conclusions et ne se pose pas les bonnes questions c'est réellement par collaboration avec l'islamisme ou au moins, par collaboration avec ceux qui refusent de s'intégrer.

Comme Mahomet refuse d'aller à la montagne (c'est-à-dire que les musulmans refusent de s'intégrer à la société française) on renverse la vapeur pour cacher la situation et on fait comme si c'était le racisme et la beaufitude des français qui étaient à l'origine de la situation. Donc on fait comme si c'était la montagne (une civilisation millénaire qui fonctionne très bien) qui devait aller à Mahomet, ce que l'on sait très bien être impossible quand on a un minimum de culture, mais qui permet de noyer le poisson en transformant les luttes antiracistes en luttes permanentes et perpétuelles (mais chimériques, ce qu'on avouera jamais) dans lesquelles on va constamment insulter et cracher sur la France et les français.

La lutte pour l'intégration des minorités n'est plus que le cache-sexe derrière lequel on cache que ce sont les minorités des dernières générations qui ne veulent plus s'intégrer.

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Invité Quasi-Modo
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Le 02/09/2020 à 13:16, eriu a dit :

Je m'insurge ! 1+1 ne fait pas toujours deux .. cette dimension est à prendre en compte ! mais quand même :bad::) 

Et bien précisément, je n'ai pas l'impression que les luttes antiracistes, ou même féministes, voir LGBT, réussissent vraiment à changer la donne. Ce qu'on a pu faire de mieux c'est faire évoluer la loi écrite, nos textes de lois, mais les mentalités des gens n'ont presque pas bougé d'un iota.

Ce serait d'ailleurs possible d'y voir la source de toutes les tensions françaises : les mentalités n'ont pas suivi le mouvement et les avancées des lois. C'est pourquoi l'assimilation continue d'être une exigence de la plupart des français (même si entre temps on est passés sur l'intégration), ou que la culture du viol est si persistante tandis que les femmes ne peuvent toujours pas sortir dans la rue habillées comme elles le veulent.

Ce n'est pas forcément parce que les lois ont une longueur d'avance et que les mentalités n'ont plus qu'à s'y conformer sous l'effet du temps. C'est un peu comme si il fallait un référent pour incarner symboliquement l'universel et avoir des repères pour structurer la société, et que dans notre civilisation ou culture ce référent était traditionnellement l'homme blanc hétérosexuel et cisgenre.

Et ce référent ne pourrait pas devenir l'homme noir, les homosexuels ni la femme sans faire un véritable coup d'état avec de la violence et compagnie. L'avantage d'être référent c'est que les codes et les lois ne sont jamais complètement inappropriées à soi, mais dans l'inconscient collectif des gens, je présume que les sociétés humaines ont besoin de ça. Après il y a de tout sur la planète, même des sociétés matriarcales (ou matrilinéaires), à quoi on voit que le référent peut très bien être autre, mais qu'il en faut toujours un.

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Invité Quasi-Modo
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Posté(e)

En fait dans la lignée de Hegel et de son fameux texte : "Qui pense abstrait ?" nous pourrions affirmer que l'Homme de la masse pense de façon abstraite (p.ex. il réduit le criminel à un monstre) au contraire du philosophe ou de l'aristocrate qui est quant à lui capable de voir par delà les abstractions (p.ex. il affirme que l'individu qui a commis un crime possède par ailleurs d'autres qualités enviables).

Nous pourrions simplement réaliser que les dernières évolutions dans l'avancée des lois correspondent plus ou moins à la sensibilité des élites dominantes, sur quoi la population n'arrive pas à suivre. Et peut-être que c'est une opposition plus profonde encore, qui est fondamentalement celle entre l'esprit aristocratique et libéral qui prend acte des différences sans les juger, et l'esprit de la masse (qui tente de se prévaloir de la démocratie) qui défend les normes ou le conformisme.

C'est aussi la naissance des populismes dans le fond : les élites ne nous ont peut-être pas tant trahies qu'elles se sont mises à voter des lois anthropologiquement aberrantes sur lesquelles la masse ne peut pas entrer en résonance ou en conformité, parce qu'il y a ce référent inconscient qui persiste et qu'on ne peut pas changer.
Un extrait de l'opuscule "Qui pense abstrait?" écrit par Hegel qui était très sensibilisé à ces questions d'oppression et de démocratie ou de peuple, ainsi qu'à la question de l'aristocratie :

Citation

 

Qui pense abstrait ? L'homme inculte, non pas l'homme cultivé. [...]
      Tout ce qu'il me faut, c'est citer, à l'appui de ma proposition, des exemples tels que chacun conviendra qu'ils la contiennent. Voici : un assassin est conduit au lieu d'exécution. Pour le commun, il n'est rien d'autre qu'un assassin. Des dames hasardent peut-être la remarque qu'il est bâti en force, qu'il est bel homme, qu'il est intéressant. Ce même commun trouve la remarque atroce. Quoi ? Beau, un assassin ? Comment peut-on avoir l'esprit aussi mal tourné et trouver beau un assassin ? C'est à croire que vous ne valez guère mieux ! Voilà bien la corruption morale qui règne chez les gens distingués, ajoutera peut-être le prêtre qui connaît le fond des choses et des coeurs.
      Un connaisseur des hommes ira rechercher le processus qui a acheminé cet homme vers le crime, trouvera dans sa biographie, dans son éducation, des relations familiales difficiles entre le père et la mère, un châtiment excessif à la suite d'une peccadille de cet homme, rendu ainsi amer à l'égard de l'ordre social, un premier geste en retour contre cet ordre, geste qui l'en a expulsé et ne lui a laissé désormais d'autre possibilité qu'une existence fondée sur le crime. Il peut bien se trouver des gens pour dire, en entendant de telles choses : "Celui-là veut excuser l'assassin". Je me souviens bien avoir entendu dans ma jeunesse un bourgmestre se plaindre que les écrivains poussaient les choses trop loin, qu'ils cherchaient à extirper complètement le christianisme et l'honnêteté : l'un d'entre eux avait écrit une défense du suicide, épouvantable, trop épouvantable ! Questionné plus avant, il apparut qu'il entendait par là Les Souffrances du jeune Werther.


      C'est là ce qui s'appelle avoir la pensée abstraite : ne voir dans l'assassin rien d'autre que cette qualité abstraite qu'il est un assassin et détruire en lui, à l'aide de cette simple qualité, tout le reste de son humanité.

Où on voit bien les prémisses du populisme dans l'idée des élites aristocrates corrompues, ainsi que l'idée de fake news dans la référence aux "Souffrances du jeune Werther". Ce texte est un chef d'oeuvre, pas très long, qui permet très bien de comprendre ce qui se joue.

En quelque sorte, les populismes vont essayer de se prévaloir de la loi symbolique, et de rétablir des lois conformes à celles-ci en se réclamant de l'esprit démocratique (qui n'est autre que l'esprit de la masse), tandis que les libéraux appuyent constamment sur l'esprit libertaire, dans le refus et le dépassement de tous les cadres, de toutes les normes, de toutes les attentes.

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
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Posté(e)

Fondamentalement, le populisme est le prix à payer pour le péché originel des élites, qui fût, sans doute par naïveté ou peut-être par déni de réalité, dans la recherche d'un universalisme abstrait et mal conçu, de ne pas voir la nécessité d'un référent, et de ne pas en tirer la bonne conclusion qui est que la loi symbolique et les inconscients collectifs ne sont pas infiniment modulables ou modifiables.

Le fait d'avoir conçu des sciences comme l'anthropologie ou la sociologie, nous a permis en tant qu'occidentaux, d'obtenir un retour sur les constructions que représentent nos sociétés, mais nous en avons oublié que ce sont des sciences molles, non parfaites, qui ne fournissent pas une image conforme à 100% du corps social ou de la construction des sociétés, même si bien entendu on attend de ces disciplines en tant que sciences de cerner et comprendre un peu mieux la réalité.

L'erreur c'est d'avoir voulu utiliser ces sciences pour intervenir juridiquement de façon globalement et anthropologiquement aberrante ou incohérente. C'est sans doute la raison profonde du retour des populismes.

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
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Posté(e)
Le 02/09/2020 à 13:23, Alain75 a dit :

Je suis gaucher donc appartenant à une minorité.

Mais je me suis toujours défendu tout seul.:)

C'est comme si nous voulions construire des voitures et un code de la route, et imposer le levier de vitesse à gauche, la place du conducteur à droite, et le fait de rouler à gauche.

Concrètement il faut bien un référent, et ce référent reste le droitier, donc on construit des voitures et un code de la route qui dit exactement le contraire.

Sur cet exemple précis qui se veut paradigmatique, il n'y a que deux configurations possibles.

Donc dans un monde construit pour les droitiers, les gauchers étaient mal perçus, conçus comme maladroits, paresseux, étriqués, etc. ce qui est un effet secondaire indésirable de la considération d'un référent.

Ce que font nos lois actuelles c'est de faire des mélanges, et donc des voitures dans lesquelles on conduit à droite, avec des lois qui n'obligeraient pas forcément à rouler à droite ni à gauche dans la circulation. C'est complètement aberrant et incohérent. Je précise que ce n'est qu'une image métaphorique.

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Membre, 61ans Posté(e)
eriu Membre 11 627 messages
Maitre des forums‚ 61ans‚
Posté(e)
Il y a 7 heures, Quasi-Modo a dit :

Et bien précisément, je n'ai pas l'impression que les luttes antiracistes, ou même féministes, voir LGBT, réussissent vraiment à changer la donne. Ce qu'on a pu faire de mieux c'est faire évoluer la loi écrite, nos textes de lois, mais les mentalités des gens n'ont presque pas bougé d'un iota.

Ce serait d'ailleurs possible d'y voir la source de toutes les tensions françaises : les mentalités n'ont pas suivi le mouvement et les avancées des lois. C'est pourquoi l'assimilation continue d'être une exigence de la plupart des français (même si entre temps on est passés sur l'intégration), ou que la culture du viol est si persistante tandis que les femmes ne peuvent toujours pas sortir dans la rue habillées comme elles le veulent.

Ce n'est pas forcément parce que les lois ont une longueur d'avance et que les mentalités n'ont plus qu'à s'y conformer sous l'effet du temps. C'est un peu comme si il fallait un référent pour incarner symboliquement l'universel et avoir des repères pour structurer la société, et que dans notre civilisation ou culture ce référent était traditionnellement l'homme blanc hétérosexuel et cisgenre.

Et ce référent ne pourrait pas devenir l'homme noir, les homosexuels ni la femme sans faire un véritable coup d'état avec de la violence et compagnie. L'avantage d'être référent c'est que les codes et les lois ne sont jamais complètement inappropriées à soi, mais dans l'inconscient collectif des gens, je présume que les sociétés humaines ont besoin de ça. Après il y a de tout sur la planète, même des sociétés matriarcales (ou matrilinéaires), à quoi on voit que le référent peut très bien être autre, mais qu'il en faut toujours un.

" Et bien précisément, je n'ai pas l'impression que les luttes antiracistes, ou même féministes, voir LGBT, réussissent vraiment à changer la donne. Ce qu'on a pu faire de mieux c'est faire évoluer la loi écrite, nos textes de lois, mais les mentalités des gens n'ont presque pas bougé d'un iota. "

Oh ! si quand même , et heureusement .. et c'est malheureusement encore utile , même si je pense que ce serait bien d'en arriver à dénoncer , arrêter voir condamner des comportements , et uniquement cibler les comportements .. 

L'assimilation , c'est laisser ses traditions , sa culture , sa langue et coller à celles du pays d'accueil ... 

Je suis espagnole par mes deux parents , et ils refusaient de parler leur langue à la maison , on se faisait engueuler .. je ne parle pas cette langue , et , je trouve ça bien dommage .. et aucun de mes 4 frères et soeur ne parle cette langue .. trouver un équilibre à tout ça , certains y parviennent et c'est une bonne chose ..

En ce qui concerne ce que tu nommes " la culture du viol " , je ne connaît rien à ce sujet , ni personne qui considère ça comme défendable ou existant .. des gens qui s'inventent des dogmes ou autres pour asseoir un pouvoir .. c'est pareil pour tout , quand on impose une façon de vivre à qui que ce soit .. aucune raison n'est défendable et doit être condamner ..  c'est , à mon sens , l'entourage immédiat qui doit réagir et rejeter celui ou ceux qui agissent ainsi .. là aussi c'est valable pour tous .. 

Je n'ai pas compris la suite , sur un référent ..

 

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Invité Quasi-Modo
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Invité Quasi-Modo
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Posté(e)
Il y a 2 heures, eriu a dit :

" Et bien précisément, je n'ai pas l'impression que les luttes antiracistes, ou même féministes, voir LGBT, réussissent vraiment à changer la donne. Ce qu'on a pu faire de mieux c'est faire évoluer la loi écrite, nos textes de lois, mais les mentalités des gens n'ont presque pas bougé d'un iota. "

Oh ! si quand même , et heureusement .. et c'est malheureusement encore utile , même si je pense que ce serait bien d'en arriver à dénoncer , arrêter voir condamner des comportements , et uniquement cibler les comportements .. 

En toute rigueur, ce qu'on ne pourra jamais que faire sera d'aménager les processus de domination à l'oeuvre, mais on ne pourra jamais changer le référent, c'est-à-dire l'homme blanc hétérosexuel cisgenre (entre autres), à moins de disqualifier ou de complètement défavoriser les anciens référents (inversion du rapport de domination) et donc de complètement renoncer à toute volonté égalitaire.

C'est ainsi que les femmes ont obtenu que le viol soit davantage reconnu et condamné, considéré comme un crime, mais que la culture du viol continue à faire en sorte que la victime soit parfois considérée comme coupable, comme l'ayant cherché, ce qui peut même l'amener à renoncer à porter une plainte contre son agresseur.

C'est là toute la force de la loi symbolique.

Il y a 2 heures, eriu a dit :

L'assimilation , c'est laisser ses traditions , sa culture , sa langue et coller à celles du pays d'accueil ... 

Je suis espagnole par mes deux parents , et ils refusaient de parler leur langue à la maison , on se faisait engueuler .. je ne parle pas cette langue , et , je trouve ça bien dommage .. et aucun de mes 4 frères et soeur ne parle cette langue .. trouver un équilibre à tout ça , certains y parviennent et c'est une bonne chose ..

Oui je sais bien, mais la réalité sociale c'est que les français sont bien plus tolérants à l'égard de ceux qui ne laissent pas trop apparaître leurs différences de culture. L'assimilation, pour presque mythique qu'elle soit, reste un idéal vers lequel les français de base aimeraient que l'immigré tende. C'est pourquoi ils détestent tant les revendications communautaires, et sincèrement, je les comprends.

Il y a 2 heures, eriu a dit :

En ce qui concerne ce que tu nommes " la culture du viol " , je ne connaît rien à ce sujet , ni personne qui considère ça comme défendable ou existant .. des gens qui s'inventent des dogmes ou autres pour asseoir un pouvoir .. c'est pareil pour tout , quand on impose une façon de vivre à qui que ce soit .. aucune raison n'est défendable et doit être condamner ..  c'est , à mon sens , l'entourage immédiat qui doit réagir et rejeter celui ou ceux qui agissent ainsi .. là aussi c'est valable pour tous .. 

Je n'ai pas compris la suite , sur un référent ..

Le culture du viol implique tout un ensemble de processus de domination inconscients qui rendent les victimes coupables du sort qu'elles ont subi. J'en ai déjà parlé juste avant : culpabilisation de la victime, minimisation de la situation, etc.

Le référent est simplement l'instigateur de la norme selon laquelle la société sera organisée. Chez nous le référent reste l'homme blanc hétérosexuel, cisgenre, droitier, ou autres... En prenant l'exemple que je donnais des voitures qui sont toutes équipées d'un levier de vitesse à droite et d'une place chauffeur à gauche, avec un code de la route obligeant à rouler à droite pour maximiser la visibilité, etc. tout cela provient du seul fait que le référent soit le droitier.

On remarquera d'ailleurs qu'aucune association de gauchers n'existe qui pourrait pourtant à juste titre considérer que les véhicules doivent au moins exister selon les deux modèles, ou qui pourraient vouloir dénoncer le fait de rouler à droite sur les routes comme facteur de discrimination des gauchers ou comme une norme absurde induite par la majorité qui écrase leur minorité.

Et la logique est la même avec toutes les revendications des minorités qui ont prise dans le débat public : on va juste parloter indéfiniment sans pouvoir fondamentalement inverser le rapport de force, mais juste pouvoir aménager difficilement le système en place, en tirant la couverture à soi et désirant devenir le nouveau référent pour organiser la société. Cela est vrai pour les femmes, les homosexuels, transgenres ou minorités ethnico-religieuses.

Donc au final on se trouve avec un truc sous optimal et non fonctionnel qui fait rager les français qui ne peuvent s'extirper psychologiquement de la loi symbolique qui leur préexiste et qui continuera d'exister après eux.

PS : J'ai trouvé une lecture audio gratuite de "Qui parle abstrait?" de Hegel. Je trouve ce texte intéressant pour comprendre aussi bien la conjoncture politique que le fonctionnement des réseaux sociaux et la montée des populismes : https://archive.org/details/QuiPenseAbstrait

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Membre, 61ans Posté(e)
eriu Membre 11 627 messages
Maitre des forums‚ 61ans‚
Posté(e)
Le 05/09/2020 à 20:42, Quasi-Modo a dit :

En toute rigueur, ce qu'on ne pourra jamais que faire sera d'aménager les processus de domination à l'oeuvre, mais on ne pourra jamais changer le référent, c'est-à-dire l'homme blanc hétérosexuel cisgenre (entre autres), à moins de disqualifier ou de complètement défavoriser les anciens référents (inversion du rapport de domination) et donc de complètement renoncer à toute volonté égalitaire.

C'est ainsi que les femmes ont obtenu que le viol soit davantage reconnu et condamné, considéré comme un crime, mais que la culture du viol continue à faire en sorte que la victime soit parfois considérée comme coupable, comme l'ayant cherché, ce qui peut même l'amener à renoncer à porter une plainte contre son agresseur.

C'est là toute la force de la loi symbolique.

Oui je sais bien, mais la réalité sociale c'est que les français sont bien plus tolérants à l'égard de ceux qui ne laissent pas trop apparaître leurs différences de culture. L'assimilation, pour presque mythique qu'elle soit, reste un idéal vers lequel les français de base aimeraient que l'immigré tende. C'est pourquoi ils détestent tant les revendications communautaires, et sincèrement, je les comprends.

Le culture du viol implique tout un ensemble de processus de domination inconscients qui rendent les victimes coupables du sort qu'elles ont subi. J'en ai déjà parlé juste avant : culpabilisation de la victime, minimisation de la situation, etc.

Le référent est simplement l'instigateur de la norme selon laquelle la société sera organisée. Chez nous le référent reste l'homme blanc hétérosexuel, cisgenre, droitier, ou autres... En prenant l'exemple que je donnais des voitures qui sont toutes équipées d'un levier de vitesse à droite et d'une place chauffeur à gauche, avec un code de la route obligeant à rouler à droite pour maximiser la visibilité, etc. tout cela provient du seul fait que le référent soit le droitier.

On remarquera d'ailleurs qu'aucune association de gauchers n'existe qui pourrait pourtant à juste titre considérer que les véhicules doivent au moins exister selon les deux modèles, ou qui pourraient vouloir dénoncer le fait de rouler à droite sur les routes comme facteur de discrimination des gauchers ou comme une norme absurde induite par la majorité qui écrase leur minorité.

Et la logique est la même avec toutes les revendications des minorités qui ont prise dans le débat public : on va juste parloter indéfiniment sans pouvoir fondamentalement inverser le rapport de force, mais juste pouvoir aménager difficilement le système en place, en tirant la couverture à soi et désirant devenir le nouveau référent pour organiser la société. Cela est vrai pour les femmes, les homosexuels, transgenres ou minorités ethnico-religieuses.

Donc au final on se trouve avec un truc sous optimal et non fonctionnel qui fait rager les français qui ne peuvent s'extirper psychologiquement de la loi symbolique qui leur préexiste et qui continuera d'exister après eux.

PS : J'ai trouvé une lecture audio gratuite de "Qui parle abstrait?" de Hegel. Je trouve ce texte intéressant pour comprendre aussi bien la conjoncture politique que le fonctionnement des réseaux sociaux et la montée des populismes : https://archive.org/details/QuiPenseAbstrait

Bonjour 

Je pense avoir mieux compris , l'abstrait permet le flou . 

" e référent est simplement l'instigateur de la norme selon laquelle la société sera organisée. Chez nous le référent reste l'homme blanc hétérosexuel, cisgenre, droitier, ou autres... En prenant l'exemple que je donnais des voitures qui sont toutes équipées d'un levier de vitesse à droite et d'une place chauffeur à gauche, avec un code de la route obligeant à rouler à droite pour maximiser la visibilité, etc. tout cela provient du seul fait que le référent soit le droitier."

Je vais sans doute me montrer très simpliste , voir idiote mais comment peut on penser " référent " à partir de de tout ça ..  se baser sur ce qui est inhérent à une espèce , je veux bien .. et encore 

Nous avons tels organes , tant de jambes , de doigts de pieds .. en sachant que certains naissent avec un orteil en plus ou des organes pas à la même place .. et sachant que l'ADN fait de nous des êtres uniques .. donc pas de référence .. et là on part sur autre chose .. 

" Oui je sais bien, mais la réalité sociale c'est que les français sont bien plus tolérants à l'égard de ceux qui ne laissent pas trop apparaître leurs différences de culture. L'assimilation, pour presque mythique qu'elle soit, reste un idéal vers lequel les français de base aimeraient que l'immigré tende. C'est pourquoi ils détestent tant les revendications communautaires, et sincèrement, je les comprends. " 

Rire :) billevesées , le rejet de l'autre trouvera toujours un terreau pour celui qui en aura besoin , qui sera dans cet état d'esprit ..même si tout est fait pour rentrer dans le rang .. 

Bonne journée :) 

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Membre, 61ans Posté(e)
eriu Membre 11 627 messages
Maitre des forums‚ 61ans‚
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En relisant ton titre de topic " Nous sommes tous des minorités statistiques " oui , tu as raison , nous sommes environ 8 milliards de minorités .. ça va pas nous aider ça :rolle:

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Membre, 33ans Posté(e)
crokey Membre 148 messages
Forumeur en herbe ‚ 33ans‚
Posté(e)
Le 02/09/2020 à 07:00, Quasi-Modo a dit :

C'est un fait empirique : nous sommes tous des minorités statistiques. Tous sans exceptions, alors qu'il n'y en a objectivement parlant que pour les minorités ethnico-religieuses.

Montrez moi un humain normal à tout point de vue et vous verrez qu'il n'y en a pas.

C'est un autre fait, social cette fois, que toute étiquette charrie son lot de préjugés (c'est une fatalité) et que toute étiquette possède aussi bien de bons que de mauvais côtés. C'est d'ailleurs ici qu'on voit que même l'Homme blanc hétérosexuel cisgenre admet bon nombre de clichés racistes le concernant lui aussi, et qu'il ne renvoie absolument pas à l'universel comme certains sociologues le prétendent.

Montrez moi un stéréotype vivant et vous verrez bien qu'il n'y en a pas en creusant suffisamment à fond.

En conséquence, nous avons tous des aspects de notre personnalité ou de notre vie que nous évitons de divulguer, non pas parce que nous sommes particulièrement victimes du système, mais parce que la façon de fonctionner du groupe social au sein duquel on s'inscrit ne permet pas de s'assurer que cet aspect là sera correctement compris, et ne sera pas mal jugé.

En prenant la mesure de cette réalité, quelle place laisser à la défense des minorités en sachant que la discrimination et les préjugés sont une fatalité pour tous les êtres humains de cette planète ? Pourquoi défendre telles minorités alors que d'autres (p.ex. les roux ou les gros) sont tranquillement discriminés sans que personne ne lève le petit doigt ? Mon impression c'est que dans le débat public on va surtout défendre les minorités qui ont le plus les moyens de se fédérer, c'est-à-dire simplement, les minorités les plus fortes sociologiquement parlant. Plus un groupe social est nombreux et soudé, plus il est défendu en tant que tel dans le débat public.

Nous sommes bien loin de l'idéal de justice prôné par notre constitution quand paradoxalement, ceux qui ont les ressources de se défendre sont justement les moins vulnérables.

Moi je suis le plus minoritaire des minorités statistiques.

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