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Quasi-Modo Membre 14610 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
Posté(e)

Bonjour, 

Pourquoi les êtres humains ont ils cette particularité de savoir ce qui est bon pour eux mais de paradoxalement ne pas arriver à se tenir aux résolutions qui seraient des solutions ?

Je ne connais ou n'ai connu personne sur cette planète qui, bien que sachant ce qu'il fasse faire, puisse systématiquement se vanter d'agir en permanence sans remettre à plus tard ce qui parfois relève même de son seul intérêt. L'être humain est bizarre et psychologiquement mal fait : souvent il ne fait pas ce qu'il sait qu'il devrait faire et qu'il sait pourtant faire. Et il y a un éternel décalage entre faire et dire ou entre faire et penser. 

Pourquoi est-ce ainsi et quelles sont les solutions (vos solutions) pour vous tenir à vos projets ? L'immense majorité des résolutions du jour de l'an ne sont pas tenues. En réalité si nous pouvions toujours, aussi tôt que faire se peut, agir lorsque nous prenons conscience de la nécessité de le faire, nous serions bien plus épanouis ou accomplis. 

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BELUGA Membre 9941 messages
Beluga-Pangolin‚
Posté(e)
il y a 18 minutes, Quasi-Modo a dit :

L'immense majorité des résolutions du jour de l'an ne sont pas tenues.

Moi j'en fais pas, comme ça je suis tranquille.

Mais quand je prends une décision, je m'y tiens coûte que coûte ("quoiqu'il en coûte" diraient certains..), mais j'ai pas de mérite: je suis psychorigide.:sleep:

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Talon 1 Membre 12699 messages
Talon 1‚ 74ans
Posté(e)

"Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-delà. La crainte, le désir, l'espérance, nous lancent vers l'avenir.

Le bœuf nonchalant rêve d'une selle, le cheval rêve de labourer. (Horace)

Notre appétit est irrésolu et incertain: il ne sait rien tenir, ni rien jouir de bonne façon.

Je crois des hommes plus mal aisément la constance que toute autre chose, et rien plus aisément que l'inconstance.

Nous ne pensons ce que nous voulons qu'à l'instant que nous le voulons.

La science et la vérité peuvent loger chez nous sans jugement, et le jugement y peut aussi être sans elles.

Le dire est autre chose que le faire, il faut considérer le prêche à part, et le prêcheur à part.

Tel a la vue claire qui ne l'a pas droite. Et par conséquent voit le bien, et ne le suit pas; et voit la science et ne s'en sert pas."

Michel Eyquem.

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Quasi-Modo Membre 14610 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
Posté(e)
il y a 3 minutes, BELUGA a dit :

Moi j'en fais pas, comme ça je suis tranquille.

Mais quand je prends une décision, je m'y tiens coûte que coûte ("quoiqu'il en coûte" diraient certains..), mais j'ai pas de mérite: je suis psychorigide.:sleep:

Je suis à peu près certain que nous pourrions mesurer ou au moins évaluer le degré d'épanouissement d'une personne à la proportion du recoupement entre dire/penser et faire.

Nous avons tous un tel décalage mais il est plus grand chez les uns que chez les autres. L'idéal inatteignable selon moi est la coïncidence parfaite entre faire et dire/penser. Il est important de pouvoir retrouver la source de sa motivation et surtout que celle-ci nous parle émotionnellement.

Une astuce qui consiste à s'automanipuler est de confier vos résolutions à d'autres, ce qui vous rendra plus prompt à vous y tenir, surtout si le jugement de ces autres vous importe. Et même si de manière générale je sais aussi lorsque c'est utile me tenir à ce que je sais devoir être fait il y a toujours une zone intermédiaire à chaque instant entre ce qui est su comme devant être fait et ce qui est réellement fait. 

L'être accompli coïncide parfaitement entre faire et dire/penser. Mais nul n'est parfaitement épanoui à tout point de vue et il y a toujours en soi quelque chose de perfectible.

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Crabe_fantome Membre 34846 messages
Forumeur alchimiste‚ 150ans
Posté(e)

Le principal Maître dans notre cerveau c'est le désir (cf circuit de la récompense) qui demande à être satisfait, quitte à jouer de dissonance cognitive pour l'être. Or le désir se fiche de savoir si c'est bon pour nous ou pas, pour lui c'est bon alors il en veut! Plus de sexe, plus de gâteaux, plus de clopes, plus d'alcool ou de drogue... C'est donc à nous de tromper notre cerveau avant que ce soit lui qui nous trompe. 

Pour rappel, la dissonance cognitive c'est lorsque notre cerveau va élaborer des tas de raisons pour continuer à être satisfait: ainsi le fumeur répondra "ce n'est pas le moment d'arrêter, encore une, ça va c'est juste 10 clopes par jour, non moi j’arrête quand je veux... et bien sur le fameux il faut bien mourir de quelque chose etc."

 

Comment alors satisfaire notre désir de manière indirect? C'est à chacun de trouver une satisfaction qui l'emporte sur la satisfaction initiale, c'est à dire "déplacer" le désir sur quelque chose d'autre. La femme de mon patron m'attirer, je vais fantasmer sur elle et me taper d'autres nanas qui s'appellent comme elle... Je craque pour les pâtisseries, je vais aller les acheter à pieds en me mettant au sport... J'ai besoin de m'acheter un tas de truc, je vais m'orienter sur un autre truc beaucoup plus beau et beaucoup plus cher et je vais économiser pour me l'acheter... 

 

La question à laquelle je n'ai pas de réponse: est ce que des résolutions suivies peuvent faire de moi quelqu'un de plus accompli? En quoi des résolutions raisonnables seraient meilleurs pour moi que mon désir à satisfaire? Lorsque le désir porte atteinte à ma santé, oui. Et encore je ne peux pas passer de gourmand à ascète à moins de trouver du plaisir dans l'ascétisme. En revanche je peux passer de gourmand (burger frittes chedar gras sucre...) à gourmand (salade de tomates, légumes et fruits frais, viandes grillées...).

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BELUGA Membre 9941 messages
Beluga-Pangolin‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, Quasi-Modo a dit :

surtout si le jugement de ces autres vous importe.

je m'en moque totalement. Et c'est pour ça que je vis sereinement.

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Crabe_fantome Membre 34846 messages
Forumeur alchimiste‚ 150ans
Posté(e)
il y a 1 minute, Quasi-Modo a dit :

L'être accompli coïncide parfaitement entre faire et dire/penser.

Ce qui soulève la question de notre liberté de penser. Or nous sommes déjà là victime de conditionnements: par exemple je vais vivre une expérience dans ma toute petite enfance qui va se stocker dans ma mémoire et orienter ma manière de penser. Du coup je vais faire les choses, en fonction, de cette première expérience. Ma pensée s'élabore en fonction de mes expériences lesquels sont conditionnées à cette première expérience. 

La première étape serait logiquement de nous libérer de tout ce que nous pensons connaitre, nous libérer de nous même. Et par cette liberté notre comportement s'adapte naturellement. Si on part d'une personne en tension avec elle même, quoique l'on fasse ce sera pire. En revanche, relâcher la tension et l'abandonner nous ferait agir plus librement. 

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Gouderien Membre 19620 messages
Obsédé textuel‚ 68ans
Posté(e)
il y a 48 minutes, Quasi-Modo a dit :

Bonjour, 

Pourquoi les êtres humains ont ils cette particularité de savoir ce qui est bon pour eux mais de paradoxalement ne pas arriver à se tenir aux résolutions qui seraient des solutions ?

Je ne connais ou n'ai connu personne sur cette planète qui, bien que sachant ce qu'il fasse faire, puisse systématiquement se vanter d'agir en permanence sans remettre à plus tard ce qui parfois relève même de son seul intérêt. L'être humain est bizarre et psychologiquement mal fait : souvent il ne fait pas ce qu'il sait qu'il devrait faire et qu'il sait pourtant faire. Et il y a un éternel décalage entre faire et dire ou entre faire et penser. 

Pourquoi est-ce ainsi et quelles sont les solutions (vos solutions) pour vous tenir à vos projets ? L'immense majorité des résolutions du jour de l'an ne sont pas tenues. En réalité si nous pouvions toujours, aussi tôt que faire se peut, agir lorsque nous prenons conscience de la nécessité de le faire, nous serions bien plus épanouis ou accomplis. 

Les humains sont comme ils sont, c'est-à-dire imparfaits. Je suis étonné que ça t'étonne.

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riad** Membre 12244 messages
Forumeur alchimiste‚ 48ans
Posté(e)
Il y a 1 heure, Quasi-Modo a dit :

Bonjour, 

Pourquoi les êtres humains ont ils cette particularité de savoir ce qui est bon pour eux mais de paradoxalement ne pas arriver à se tenir aux résolutions qui seraient des solutions ?

Pour moi, c'est le contraire qui sera étonnant, moi j'admets que l'humain n'est pas vraiment conscient, nous avons une illusion de conscience simplement parce que nous sommes capables de garder les choses en mémoire.

quant à notre capacité de faire des choix, ça c'est discutable, faire toujours le bon choix demande un algorithme déterministe solide, le cerveau fait ces choix, d'une manière statistique.

Modifié par riad**

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Quasi-Modo Membre 14610 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
Posté(e)
Il y a 1 heure, Crabe_fantome a dit :

Ce qui soulève la question de notre liberté de penser. Or nous sommes déjà là victime de conditionnements: par exemple je vais vivre une expérience dans ma toute petite enfance qui va se stocker dans ma mémoire et orienter ma manière de penser. Du coup je vais faire les choses, en fonction, de cette première expérience. Ma pensée s'élabore en fonction de mes expériences lesquels sont conditionnées à cette première expérience. 

La première étape serait logiquement de nous libérer de tout ce que nous pensons connaitre, nous libérer de nous même. Et par cette liberté notre comportement s'adapte naturellement. Si on part d'une personne en tension avec elle même, quoique l'on fasse ce sera pire. En revanche, relâcher la tension et l'abandonner nous ferait agir plus librement. 

Oui et je pense que tu mets le doigts sur l'essentiel lorsque tu parles du désir comme de la source principale de notre motivation au quotidien. Mais pour prendre le texte posté par @Talon 1, puisque nous naviguons de désir en désir, et qu'aussitôt assouvi, voir simplement découragés ou lassés, nous passons à autre chose, faut-il en conclure que la constance est complètement hors de portée ? Je crains que ce soit le cas, et il suffit de se retourner sur son propre passé pour réaliser combien il est possible de se contredire et d'être incohérent entre plusieurs moments différents dans son existence ; qui n'a jamais changé d'avis ici ?

L'idéal philosophique est souvent présenté comme : faire ce qu'on dit et dire ce qu'on fait. Pour le moins chez les philosophes qui croient encore à une philosophie orientée vers la pratique et vers le quotidien. Mais les grands hommes sont bourrés d'incohérences, et en particulier, la plupart des grands penseurs font la théorie de ce qui, précisément, manque ou est défaillant dans leur quotidien ! (p.ex. Rousseau qui théorise sur l'éducation mais laisse ses enfants à l'assistance publique). Peut-être que simplement tout cela démontre la virtualité orgueilleuse, voir la futile vanité des prétentions philosophiques, car comme le disait déjà Hegel, la chouette de Minerve ne s'envole qu'à la tombée de la nuit (càd. que la sagesse vient toujours trop tard et à posteriori, un peu comme des remords).

Il y a 1 heure, Gouderien a dit :

Les humains sont comme ils sont, c'est-à-dire imparfaits. Je suis étonné que ça t'étonne.

Tout dépend du point de vue : c'est vrai que nous sommes imparfaits, mais je trouve un peu surprenant que nous puissions nous entêter et avoir parfois une telle inertie alors même que c'est l'intérêt profond de l'individu de prendre les mesures qui conviennent. La lassitude, le découragement et l'inconstance sont les principaux maux qui pèsent sur une vie humaine, c'est pourquoi il y a malgré tout quelque chose d'admirable ou au moins d'enviable dans la certitude ou dans la bêtise, qui est la constance des convictions et la fermeté des décisions. Pour être parfaitement constant il faudrait ou bien être un Dieu vivant, ou bien être dépourvu de toute intelligence. Mais nous sommes toujours intermédiaires, tous autant que nous sommes, car nous changeons tous d'avis et la vérité absolue nous reste inaccessible. Entre ciel et terre, un peu comme la légende de la tour de Babel, nous voulons devenir les égaux des Dieux (à tout le moins tel que nous les concevons) mais n'y arriverons jamais.

il y a 44 minutes, riad** a dit :

Pour moi, c'est le contraire qui sera étonnant, moi j'admets que l'humain n'est pas vraiment conscient, nous avons une illusion de conscience simplement parce que nous sommes capables de garder les choses en mémoire.

quant à notre capacité de faire des choix, ça c'est discutable, faire toujours le bon choix demande un algorithme déterministe solide, le cerveau fait ces choix, d'une manière statistique.

Il est important de savoir s'adapter et c'est bien entendu intimement lié à l'intelligence. Je me demande même si l'intelligence n'est pas parfois liée à l'inconstance, car faire retour sur sa propre idée, et être dans l'incapacité à auto critiquer ses propres principes et motivations, est la base pour rester constant dans ses résolutions. Lorsqu'on doute sur ce qu'il est bien de faire l'action est plus difficile à décider et à maintenir.

Mais on peut aussi être encore plus intelligent et comprendre que son intérêt est d'être épanoui, et donc renoncer à faire l'apologie d'un esprit critique sans objet ou d'une pensée abstraite qui serait détournée de ses propres principes fondamentaux ou de ce qui la fait vibrer. Un peu comme la sagesse fait qu'on choisit d'être heureux plutôt que d'avoir raison dans les relations interpersonnelles, comprendre que la quête perpétuelle et permanente de vérité est paralysante et rend malheureux celui qui s'y adonne.

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Quasi-Modo Membre 14610 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
Posté(e)

Finalement pourrions-nous presque dire qu'assumer pleinement son passé et ce que nous sommes c'est cesser d'avoir la cohérence comme une exigence morale ou intellectuelle. La philosophie de ce point de vue est une prison pour l'esprit d'un Homme car elle l'entraîne à se désolidariser d'une part de lui en reniant une part de lui-même et de son passé, et le pousse faute d'avoir pu maîtriser la réalité de l'univers, à l'enfermer dans un carcan conceptuel, afin d'apaiser la douleur d'être humain, en se donnant l'illusion du contrôle et de la conviction constante. Car l'objectif inavouable de la philosophie c'est ou bien de déterminer la nature de l'Être en tant qu'Être (ce qu'avait bien vu Heidegger), ou bien de défendre un point de vue anti-systématique, dont on ne perçoive plus trop le noyau dur et la constance qu'on pourrait y trouver.

Modifié par Quasi-Modo
ponctuation et précision

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Crabe_fantome Membre 34846 messages
Forumeur alchimiste‚ 150ans
Posté(e)
il y a 11 minutes, Quasi-Modo a dit :

Oui et je pense que tu mets le doigts sur l'essentiel lorsque tu parles du désir comme de la source principale de notre motivation au quotidien. Mais pour prendre le texte posté par @Talon 1, puisque nous naviguons de désir en désir, et qu'aussitôt assouvi, voir simplement découragés ou lassés, nous passons à autre chose, faut-il en conclure que la constance est complètement hors de portée ? Je crains que ce soit le cas, et il suffit de se retourner sur son propre passé pour réaliser combien il est possible de se contredire et d'être incohérent entre plusieurs moments différents dans son existence ; qui n'a jamais changé d'avis ici ?

L'idéal philosophique est souvent présenté comme : faire ce qu'on dit et dire ce qu'on fait. Pour le moins chez les philosophes qui croient encore à une philosophie orientée vers la pratique et vers le quotidien. Mais les grands hommes sont bourrés d'incohérences, et en particulier, la plupart des grands penseurs font la théorie de ce qui, précisément, manque ou est défaillant dans leur quotidien ! (p.ex. Rousseau qui théorise sur l'éducation mais laisse ses enfants à l'assistance publique). Peut-être que simplement tout cela démontre la virtualité orgueilleuse, voir la futile vanité des prétentions philosophiques, car comme le disait déjà Hegel, la chouette de Minerve ne s'envole qu'à la tombée de la nuit (càd. que la sagesse vient toujours trop tard et à posteriori, un peu comme des remords).

La continuité c'est l'alternance... nous marchons parce que nous passons d'un équilibre à gauche, à un équilibre à droite. Stopper cette alternance c'est s'arrêter et tomber. Idem pour le coeur ou l'estomac qui se gorgent et qui se vident pour nous faire vivre... La constance arrivera bien un jour, toujours trop tôt à mon gout, pour nous permettre de nous reposer le temps d'une éternité. Le vivant implique du chaos: je dois manger du vivant pour survivre. 

Lorsque je rêve de constance et de tranquillité, ce sont dans les moments où le chaos est partout autour de moi. Me battre contre le chaos c'est faire mien cette maxime romaine si vis pacem para bellum, espérant que les guerres m'apporteront un moment de répit. Ou bien je peux me soustraire à la situation chaotique ou accepter le chaos sans le laisser m'affecter.

Même les horloges mentent puisqu'il n'est jamais midi pile plus d'une minute. Même le soleil ne s'arrête jamais... Le soleil dont les rayons mettent 8 minutes à venir jusqu'à nous et nous rappelle que le coucher de soleil que nous voyons, n'existe déjà plus dans la réalité.

 

Krishnamurti disait que devenir c'est créer une distance entre ce que je suis maintenant et ce que je voudrais être. Paradoxalement si tu veux changer pour devenir ce philosophe qui fait ce qu'il dit et qui dit ce qu'il fait, alors tu fabriques toi même un fossé. Mais peut être qu'on peut voir ce devenir non comme un but mais comme une inspiration, une inspiration qui n'est peut être même pas pour nous même à l'instar de Rousseau qui a peut être inspiré ses lecteurs, lesquels n'abandonnent plus leurs enfants. Rousseau qui n'a pas pu abandonner ses enfants à l'assistance publique puisque celle ci a été créé près d'un siècle après: Il a abandonné ses enfants dans une société où les enfants abandonnés allaient très vraisemblablement mourir. 

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Quasi-Modo Membre 14610 messages
Chercheur de ciel‚ 36ans
Posté(e)

L'ultime respect pour soi c'est de cesser d'avoir l'exigence de cohérence intellectuelle et morale.

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Crabe_fantome Membre 34846 messages
Forumeur alchimiste‚ 150ans
Posté(e)
il y a 10 minutes, Quasi-Modo a dit :

Finalement pourrions-nous presque dire qu'assumer pleinement son passé et ce que nous sommes c'est cesser d'avoir la cohérence comme une exigence morale ou intellectuelle. La philosophie de ce point de vue est une prison pour l'esprit d'un Homme car elle l'entraîne à se désolidariser d'une part de lui en reniant une part de lui-même et de son passé, et le pousse faute d'avoir pu maîtriser la réalité de l'univers, à l'enfermer dans un carcan conceptuel, afin d'apaiser la douleur d'être humain, en se donnant l'illusion du contrôle et de la conviction constante. Car l'objectif inavouable de la philosophie c'est ou bien de déterminer la nature de l'Être en tant qu'Être (ce qu'avait bien vu Heidegger), ou bien de défendre un point de vue anti-systématique, dont on ne perçoive plus trop le noyau dur et la constance qu'on pourrait y trouver.

On pourrait parler des philosophies et le stoïcisme permet d'accepter et d'assumer ce qui a été fait, alors que Kant et son interdiction de mentir au nom de la moralité aurait sans doute livré des enfants juifs aux nazis, une moralité finalement immorale. C'est sans doute cette même conclusion pour ces philosophies qui nous invite à plus de morale, négligeant de nourrir les monstres qui vivent en nous et qui, affamés, peuvent parfois prendre le pouvoir. 

On ne peut pas tuer ces monstres, qu'ils soient la gourmandise, la luxure, le mensonge, le mépris, l'orgueil, l'impatience, l'imprudence, l'hésitation... les désirs... Certaines philosophies moralistes nous impose de les combattre mais ce combat est perdu d'avance. Assumer ces monstres, comme on assume avoir laissé ces monstres avoir gouverné dans notre passé, ici et là, me semble être une démarche intéressante aussi parce qu'elle permet de ne passer laisser le pouvoir à ces autres monstres que sont la culpabilité, l'anxiété, la nostalgie, le regret... 

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