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L'optimisme est de rigueur


Invité Quasi-Modo

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Invité Quasi-Modo Invités 0 message
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Donc dans le fond la nature humaine, et ce que notre analyse précédente en révèle dans sa réalité psychologique, est la certitude originelle ainsi que l'optimisme fondamental. Le sceptique, qui porte son doute au niveau absolu, et le cynique, qui porte son pessimisme au niveau absolu, sont des errements d'une pensée qui oublie ses propres fondements pour se jouer à elle-même la comédie. Voici l'essence même de mon message d'origine dans ce sujet tel que je pourrais le reformuler.

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Membre, Doctor feel good, 60ans Posté(e)
brooder Membre 5 285 messages
60ans‚ Doctor feel good,
Posté(e)

Sombrer dans le doute c'est comme sombrer dans le pessimisme, c'est effectivement une illusion de l'esprit. Une preuve de son aliénation. Si prendre les vicissitudes de la vie comme étant un "jeu" n'est que l'image d'un esprit libre, il est nécessaire de se construire une représentation du monde qui résiste aux aléas de l'existence sans sombrer dans une rigidité d'esprit excessive. C'est les deux pôles intellectuels, malléabilité et résistance qui font de la réflexion intellectuelle une activité nécessaire.

 

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
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Il y a 11 heures, Quasi-Modo a dit :

En fait nous pourrions, au-delà du fait de constater que le scepticisme est inopérant au quotidien et irréfutable, remarquer que tout le raisonnement sceptique est basé sur un malentendu : car le doute chez un être humain normalement constitué est inséparable de la certitude (cf. Wittgenstein) qui est comme le gond qui permet l'ouverture de la porte. Je ne me lasserai jamais de recommander l'ouvrage "De la certitude" de ce même auteur.

Fondamentalement ce que le sceptique oublie c'est que son doute se base sur la plus pure logique et que la logique est toujours précédée par l'ontologie d'une manière ou d'une autre. Mais le sceptique prétend se libérer de toute métaphysique et va déifier une logique sans objet qui n'existe pas. Son illusion provient de ce que la logique est elle aussi sous tendue par la perception empirique et n'est pas une science purement abstraite.

La logique est imparable, mais elle est limité par notre intellect et nos connaissances physiques. Et il n'est pas rare qu'on entende des expressions comme "fausse bonne idée" ou "c'est pourtant du bon sens" qui exprime une logique qui est déjà obsolète. Il en va de même avec le septique qui aura nécessairement raison dans le monde, l'illusion (?), qu'il se sera construit lui même.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, Quasi-Modo a dit :

Si le pessimisme ou le doute peut culminer et être porté virtuellement au niveau de l'absolu, alors tout comme le doute sceptique qui se perdrait dans l'absolu, c'est bien une comédie que l'esprit humain se joue. Et il ne faut pas perdre de vue que le doute a toujours une portée pratique ou qu'il n'est pas. Même l'école de Pyrrhon d'Elée prétendait utiliser le doute pour atteindre la quiétude de l'âme ou ataraxie. On voit bien qu'il y a un objectif pratique concret qui est visé par le doute qui est instrumentalisé. Ou Descartes, quand il pose la question du malin génie, ne souhaite que fonder la philosophie sur une base plus solide, et ne pose ses principes sceptiques qu'à titre temporaire. Le doute a toujours une valeur pratique ou il n'est pas. Ou alors il est une comédie qu'on se joue. Il n'y a pas de doute absolu, cela n'existe simplement pas. C'est pourquoi le pessimisme, dont l'aboutissement serait le cynisme, est un leurre, une illusion, une comédie lui aussi.

 

Je me posais la question de la motivation, pourquoi choisir le scepticisme? Et puis l'allusion à l'ataraxie m'a mit la puce à l'oreille: et si c'était une posture de défense? Et si le septique se fabriquait une carapace de doute, un monde de pure logique où il serait toujours en contrôle ? Si finalement son intelligence se mettait au service non plus de la vérité mais de sa protection?

Un peu comme deux aventuriers qui traverse un pont de liane au dessus d'un torrent mortel où l'optimiste intelligent aura analysé les forces des lianes, l'optimiste sans intelligence traverse le pont sans réaliser le danger mais où le pessimiste sera bloqué devant le pont, doutant de la résistance des lianes... Son doute lui permet de ne plus poursuivre l'aventure et satisfait son besoin de sécurité. 

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