Aller au contenu

Brésil : le candidat de l’extrême droite largement en tête de la présidentielle

Noter ce sujet


Invité

Messages recommandés

Annonces
Maintenant
Membre, 153ans Posté(e)
chanou 34 Membre 25 972 messages
Maitre des forums‚ 153ans‚
Posté(e)
il y a 13 minutes, ouest35 a dit :

Mais non vous voyez bien que c'est Haddad le pourri .... il est de "gôche" lui hihihi

Finalement je suis raciste. Oui oui. Des gens comme Bolsonaro je les considère comme nettement inférieurs.

Modifié par chanou 34
  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 88ans Posté(e)
ouest35 Membre 28 237 messages
Maitre des forums‚ 88ans‚
Posté(e)
Le 19/10/2018 à 10:54, chanou 34 a dit :

Finalement je suis raciste. Oui oui. Des gens comme Bolsonaro je les considère comme nettement inférieurs.

https://www.france24.com/fr/video/20181021-manifestations-bresil-contre-le-candidat-dextreme-droite-jair-bolsonaro

et

" Dimanche 28 octobre, les Brésiliens exaspérés par les affaires, la violence et la crise économique vont devoir choisir leur nouveau président entre deux visions politiques que tout oppose : entre une gauche historique dont l’héritage controversé se veut porteur d’un nouvel élan et une droite extrême qui se dit propre et annonciatrice d’un changement radical. Un Brésil face à deux scénarios que commente Alfredo Valladao, professeur à l’Ecole des affaires internationales de Sciences Po Paris.

Lors du premier tour des élections le 7 octobre dernier, les électeurs du plus grand pays d’Amérique latine se sont rendus aux urnes pour élire députés, sénateurs, gouverneurs, et leur président. Onze candidats à la présidence du Brésil ont perdu, deux restent en compétition pour le second tour le 28 octobre prochain : Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT), qui a obtenu 29 % des voix au premier tour, et Jair Bolsonaro, dit d'extrême droite, avec 46 % des suffrages.

RFI : D’où vient fondamentalement ce rejet du Parti des travailleurs qui a été confirmé au premier tour ?

Alfredo Valladao : Pour une partie de l’opinion, il y a eu un fort rejet du gouvernement et du Parti des travailleurs (PT) pour la simple raison qu’une partie des gens qui était sortis de la misère avec les politiques sociales de Lula [Ignacio Lula da Silva, ancien président de 2003 à 2011, actuellement en prison accusé de corruption, ndlr] sont retombés dans la misère ou dans les difficultés avec la crise économique déclenchée par le gouvernement de Dilma Rousseff (ex-présidente élue en 2010 puis 2014, destituée en août 2016, ndlr).

Quand vous avez pu vous en sortir, que vous participez à la société de consommation et que vous retombez dans la misère, c’est absolument insupportable. C’est la toile de fond générale qui explique la défiance vis-à-vis du PT, d’autant plus qu’il y a eu les affaires de corruption et toute une série d’autres choses.

Comment expliquez-vous la performance de Jair Bolsonaro au premier tour des élections ?

Trois grandes tendances ont fait élire Bolsonaro. La première, c’est le rejet de la corruption. Il est vrai que le Brésil a vécu peut-être l’un des épisodes les plus horribles de corruption généralisée et organisée jusqu’au sommet de l’Etat. Tous les partis brésiliens sont touchés par ce phénomène avec une jeune génération de procureurs qui ont décidé de nettoyer les « écuries d’Augias » et donc toute la classe politique est désormais considérée par les électeurs comme corrompue. Il ne faut pas oublier que près de 40 % du Parlement est soit sous accusation ou mis en examen, dont plusieurs dirigeants du PT. Donc face à cette corruption généralisée, beaucoup ont pu se laisser tenter par quelqu’un qui disait qu’il était Monsieur Propre et qu’il allait mettre fin à tout cela. Jair Bolsonaro est un député de troisième zone du Parlement, qui a été partout assez insignifiant et qui a pu capitaliser ce gros sentiment de la population contre les scandales de corruption à répétition qui ont eu lieu depuis deux ou trois ans.

Le deuxième point très important, c’est la violence. Il ne faut pas oublier que le Brésil a subi l’année dernière 64 000 homicides ! C’est-à-dire qu’il y a eu depuis dix ans au Brésil 550 000 Brésiliens assassinés ! C’est beaucoup plus que la guerre en Syrie. Dans toutes les grandes villes et dans les villes moyennes, c’est devenu le sujet central de préoccupation et les principales victimes sont bien sûr les gens les plus pauvres ou la petite classe moyenne. Donc il y a un rejet de cette violence qui n’est pas toujours le fait des trafiquants de drogue, mais qui est une violence sociale ouverte. Les gens ont peur de sortir la nuit, ils ont peur d’être attaqués pendant la journée, il y a une sorte de grande peur et une grande exaspération vis-à-vis de tout cela. Donc une grande partie des gens a été attirée par le candidat Bolsonaro qui est arrivé en disant : moi je suis un autoritaire et je vais tuer tous les trafiquants, je vais distribuer des armes à la population et je vais résoudre le problème d’une façon ou d’une autre.

Le troisième point qui est pour moi le plus important, c’est la stratégie de terre brulée de Lula. Lula en prison voulait à tout prix essayer de s’en sortir. Il a donc instrumentalisé son parti pour dire qu’il serait candidat à la présidence de la république. Il a poussé les appels en justice jusqu’au dernier moment avant de passer la main à Fernando Haddad, qui est une créature de Lula dont personne ne croit qu’il puisse être autonome comme candidat.

Le pire, c’est que Lula, pour pouvoir jouer cette carte-là, a tout fait pour déshydrater complètement le centre politique. En refusant toute alliance de son parti avec des partis de centre gauche ou de centre droit, en sabotant ces partis et leurs candidats, son idée était de se retrouver seul face à quelqu’un comme Jair Bolsonaro, qui était autant absurde qu’autoritaire et qu’il serait facile à battre. Mais ça s’est retourné contre lui malgré de nombreux militants du PT qui étaient contre cette stratégie et qui étaient favorables à des alliances. Ils ont sous-estimé le rejet du PT et même la haine qui existe vis-à-vis du PT au sein d’une bonne partie de la population.

Justement, on est dans l’entre-deux tours, il y a des reports de voix qui s’opèrent, est-ce que cela peut changer le rapport de force entre Fernando Haddad et Jair Bolsonaro ?

On ne sait jamais, mais de toute évidence ce sera très difficile pour Haddad de remonter en nombre de voix. Le dernier sondage donne 58 % d’intentions de vote à Bolsonaro et 42 % à Haddad. Le Congrès aujourd’hui compte 30 partis politiques, il est extrêmement fragmenté et la plupart sont des micros partis qui n’ont aucune idéologie et qui ne pensent qu’à récupérer un morceau du budget fédéral pour pouvoir s’en servir.

Cela ne sert à rien de négocier des alliances avec des dirigeants de partis parce que cela ne veut pas dire que ces gens ont une véritable discipline interne, d’autant plus que le nouveau parlement a été renouvelé à 50 %. Ce sont donc 50 % de nouveaux députés, donc c’est très difficile pour Haddad de créer un front politique classique, d’autant plus que les principales personnalités politiques qu’il voulait attirer dans ce front politique de lutte contre le fascisme sont fâchées avec le PT.

Hormis le monde politique, quels sont les principaux appuis dont bénéficient les deux candidats ?

Jair Bolsonaro bénéficie des Eglises évangéliques, ce qui est très important, car les Eglises sont très présentes au Brésil. Il y a un front des propriétaires ruraux qui l’appuie également et puis ce qu’on appelle le groupe des BBB (bœufs, Bible, balles) au Congrès. Mais tout cela n’explique pas le résultat de Bolsonaro, tous ceux-là ne représentent pas 50 % à 60 % de l’électorat.

Du côté de Fernando Haddad, on a vu que là où le PT a fait le plus de voix, c’était dans le Nord-Est, la partie la plus pauvre du Brésil. Si vous mettez ensemble la carte des votes PT et la carte des distributions des « bourses familles » (grand programme de Lula de distribution de fonds d’aide qui a touché 40 millions de personnes, soit 11 millions de familles), cela coïncide. Ensuite il y a les très, très pauvres qui ont peur qu’on leur enlève ce qu’a fait Lula et une partie de la classe moyenne des villes et de l’intelligentsia de gauche qui ont voté pour Haddad et qui font campagne contre l’autoritarisme.

Le Brésil est maintenant face à un carrefour et va devoir se choisir une nouvelle route. Quels sont les points forts de ces deux programmes ?

Ce qui est terrible, c’est qu’on ne sait pratiquement rien des programmes. Les programmes sont tout à fait squelettiques. Il y a deux ou trois grands thèmes, mais il n’y a jamais rien sur la façon dont on va financer tout ça.

Ce qu’on sait du programme de Jair Bolsonaro, c’est qu’il dit qu’il va s’attaquer à la violence en laissant plus de possibilités à la police de tuer les délinquants, d’armer la population pour qu’elle puisse se défendre, d’être en tout cas beaucoup plus dur dans la lutte contre la violence.

Sur le plan économique, on ne sait pas grand-chose. Bolsonaro aurait comme futur ministre de l’Economie un économiste très libéral qui veut ouvrir en privatisant une série d’entreprises d’Etat, mais lui-même, Jair Bolsonaro dans sa carrière politique a toujours été plus proche de positions qu’on appelle « national-développementiste » au Brésil, c'est-à-dire très corporatiste, étatiste, donc on ne sait pas ce que cela peut donner. On ne sait absolument rien pour l’instant de son programme économique, il a reculé devant deux ou trois promesses qui étaient de privatiser l’électricité au Brésil ou d’ouvrir Petrobras (compagnie nationale du pétrole), mais sur ces points, il dit maintenant qu’il ne fera pas. Donc on ne sait pas.

Par contre le programme économique de Fernando Haddad, c’est celui du PT. C’est le vieux programme qui a amené le pays à la crise de Dilma Rousseff qui veut relancer l’économie par la consommation avec de grands programmes de travaux publics pour recréer de l’emploi.

Mais rien de tout cela ne s’attaque au problème central du Brésil qui est une dette publique absolument colossale. Cinquante pour cent des foyers brésiliens sont endettés à hauteur de 50 % de leurs revenus, donc cela devient difficile de penser qu’on va opérer une relance par le crédit public, soit dans des programmes d’infrastructures, soit avec des crédits à la consommation à la population comme cela avait été fait par les gouvernements précédents de Lula et Dilma.

On est devant deux programmes inapplicables et un Congrès fragmenté. Le candidat qui sera élu développera des alliances au Congrès, mais ce sera de député en député et pas de partis en partis, car il y a plus de 30 partis. Ma peur est que, quel que soit le vainqueur, il ne pourra pas faire grand-chose et le Brésil risque de connaître plusieurs années de stagnation économique. Si le PT prend le pouvoir, on risque d’avoir une nouvelle crise, comme celle qu’on a eue pendant le gouvernement de Dilma et qui a mené à sa destitution. Si c’est Bolsonaro, on risque une longue stagnation avec des petites choses faites ici ou là, mais rien de vraiment important pour résoudre les problèmes centraux du pays.

Le Brésil acceptera le choix des urnes. Le danger est qu’avec un mois et deux semaines de campagne très dure, les minorités dans les deux camps voudront aller vers la violence. C’est un danger, mais cela restera minoritaire. L’armée par exemple a déjà dit très clairement qu’elle n’avait aucune envie d’assumer la responsabilité du pays maintenant et qu’elle s’en tiendrait à la Constitution et rien qu’à la Constitution.

Mais c’est clair que l’armée ne tolérerait pas que le Brésil sombre dans une violence politique généralisée. Là, elle interviendrait. Ce serait une catastrophe, mais je ne crois pas que nous en arriverons là parce qu’il y a eu un débat très dur. Mais pour une fois nous avons une majorité de la population, d’après les sondages, qui est favorable à la démocratie, à la Constitution, à tout cela. Donc une fois que les élections seront passées, je pense que les gens vivront avec, ils n’accepteront pas, mais ils vivront avec.

http://www.rfi.fr/ameriques/20181016-bresil-enjeux-presidence-haddad-bolsonaro

Modifié par ouest35
  • Merci 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
Pierrot89 Membre 9 222 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

Il y a une cause supplémentaire au succès de Bolsorano : c'est son attentat qui l'a conduit à l’hôpital et ses adversaires politiques ne souhaitaient pas "tirer sur ne ambulance" de plus cela lui a permis d'éviter les débats contradictoires où mauvais orateur il est très mauvais et confus sur son programme à part son admiration sur la dictature des généraux au Brésil.

De plus la seule stratégie de ses adversaires a consisté à savoir qui serait au second tour donc se combattre entre eux et "démolir" M. Haddad.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 88ans Posté(e)
ouest35 Membre 28 237 messages
Maitre des forums‚ 88ans‚
Posté(e)

Et c'est ce candidat qui a 20% de voix d'avance en ce début de semaine qui va diriger le pays ... pauvres brésiliens : et ce sont une fois de plus les femmes qui vont subir !

"

AFP, publié le lundi 22 octobre 2018 à 07h56

C'était le point faible de Jair Bolsonaro: les femmes. Mais malgré le dégoût qu'inspire à des millions de Brésiliennes ce candidat misogyne et machiste assumé, elle ne seront probablement pas assez puissantes pour l'empêcher de devenir président.

Les femmes, c'est 52% des 147 millions d'électeurs au Brésil et aussi de lourdes casseroles pour le favori d'extrême droite à la présidentielle de dimanche.

Il a lancé à une députée qu'elle était "trop moche" pour qu'il "la viole", traité une journaliste d"'analphabète et d'idiote" et expliqué que s'il avait engendré une fille après quatre garçons c'était dans un moment de "faiblesse".

Après le 1er tour, l'ex-capitaine de l'armée s'est mis à draguer le "sexe faible": selfies avec des groupes de femmes ou des artistes, vidéo tendre avec sa fille Laura et, surtout, la promesse d'un gouvernement juste pour tous et toutes.

Une semaine plus tôt, des centaines de milliers de femmes avaient déferlé sous le slogan "Ele Nao!" (Pas lui) dans 60 villes du Brésil, criant leur rejet viscéral.

Parti de Bahia (nord-est), le mouvement des "Femmes unies contre Bolsonaro" a rassemblé 3,8 millions de membres sur Facebook à une vitesse éclair. Il semblait même pouvoir entraîner des pans entiers de la société civile pour faire rempart à l'extrême droite.

La contre-offensive des bolsonaristes n'a pas tardé. Après le piratage du compte Facebook et l'agression de l'une de ses administratrices, ils ont tenté de décrédibiliser la marche des femmes, diffusant par exemple des photos de manifestantes nues et enlacées en Australie il y a 17 ans comme s'il s'agissait des femmes de "Ele Nao".

Ils ont aussi organisé des contre-manifestations de "Femmes pour Bolsonaro", tandis que les pasteurs des puissantes églises évangéliques sermonnaient les ouailles égarées.

- Famille traditionnelle -

Et la marée humaine de "Ele Nao" n'a pas empêché Bolsonaro de frôler, le 7 octobre, une élection dès le premier tour avec 46% des voix.

"Personne ne peut dire l'impact qu'a eu la mobilisation des femmes sur cette élection", déclare l'anthropologue Debora Diniz, cofondatrice d'Anis, un institut de défense des droits des femmes en Amérique latine. "Mais ç'a été un signal clair de la résistance que (les femmes) vont opposer" à Bolsonaro.

Ce premier tour a révélé un découplage des votes entre les femmes et les hommes inhabituel au Brésil.

Pour le 2e tour, 58% des hommes devraient voter pour Bolsonaro et 43% des femmes, selon un dernier sondage.

Mais "avec 50 millions de voix" au 1er tour, "on ne peut pas dire que les femmes n'ont pas voté Bolsonaro", relève Erika Campelo, coprésidente du site Autres Brésils.

Ce catholique, apôtre de la famille traditionnelle, ennemi déclaré de l'avortement, du planning familial et de l'égalité des salaires, pense que toute femme se doit d'être mère.

"On ne repart pas vers les années 60 ou 70 de la dictature, mais vers la fin du 19e siècle", dit Debora Diniz. "Sa conception de la famille est celle de mon arrière-grand-mère".

Si Bolsonaro est élu, poursuit l'anthropologue, "d'après ce qu'il dit depuis 27 ans (de députation), "il bannira l'avortement dans tous les cas: même pour sauver la vie d'une femme, en cas de viol ou d'anencéphalie" du foetus.

- Femmes et bolsonaristes -

Pourtant Jair Bolsonaro peut compter sur des millions de Brésiliennes. 

Certaines ont opéré un virage à 180 degrés, telle l'ex-Femen Sara Winter, heureuse qu'il veuille "armer les femmes" pour leur auto-défense, "augmenter les peines des violeurs et instaurer la castration chimique".

Dans son électorat, on retrouve "des femmes de toutes les catégories sociales, mais surtout des classes aisées, des classes moyennes supérieures", dit Erika Campelo.

Il y a aussi ces "femmes plus vulnérables avec des priorités spécifiques", telle la violence record au Brésil, qui disent: "J'ai peur d'être tuée si je sors de chez moi", ajoute Mme Diniz. 

"Alors Bolsonaro arrive avec sa voix de macho et dit: +Je vais te protéger+".

Enfin, votent pour Bolsonaro ces femmes qui ne donneraient en aucune circonstance leur voix à Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT) de l'ex-président de gauche Lula, emprisonné pour corruption.

"Pour ces femmes, voter anti-PT est bien plus important que tout ce que Bolsonaro pourrait dire", estime Debora Diniz.

Menacée, la militante de la dépénalisation de l'avortement au Brésil vit sous protection policière depuis juin. Elle reçoit "maintenant encore bien plus de menaces, avec le climat polarisé de cette élection".

https://actu.orange.fr/monde/bresil-les-femmes-le-sexe-trop-faible-pour-barrer-bolsonaro-CNT0000017F2la/photos/une-femme-manifeste-contre-le-candidat-d-extreme-droite-jair-bolsonaro-le-6-octobre-2018-a-sao-paulo-sous-le-mot-d-ordre-ele-nao-pas-lui-78594f11f54a491b8e4f017d04a3d389.html

 

  • Merci 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
Constantinople Membre 18 329 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 39 minutes, ouest35 a dit :

Et c'est ce candidat qui a 20% de voix d'avance en ce début de semaine qui va diriger le pays ... pauvres brésiliens : et ce sont une fois de plus les femmes qui vont subir !

"

AFP, publié le lundi 22 octobre 2018 à 07h56

C'était le point faible de Jair Bolsonaro: les femmes. Mais malgré le dégoût qu'inspire à des millions de Brésiliennes ce candidat misogyne et machiste assumé, elle ne seront probablement pas assez puissantes pour l'empêcher de devenir président.

Les femmes, c'est 52% des 147 millions d'électeurs au Brésil et aussi de lourdes casseroles pour le favori d'extrême droite à la présidentielle de dimanche.

Il a lancé à une députée qu'elle était "trop moche" pour qu'il "la viole", traité une journaliste d"'analphabète et d'idiote" et expliqué que s'il avait engendré une fille après quatre garçons c'était dans un moment de "faiblesse".

Après le 1er tour, l'ex-capitaine de l'armée s'est mis à draguer le "sexe faible": selfies avec des groupes de femmes ou des artistes, vidéo tendre avec sa fille Laura et, surtout, la promesse d'un gouvernement juste pour tous et toutes.

Une semaine plus tôt, des centaines de milliers de femmes avaient déferlé sous le slogan "Ele Nao!" (Pas lui) dans 60 villes du Brésil, criant leur rejet viscéral.

Parti de Bahia (nord-est), le mouvement des "Femmes unies contre Bolsonaro" a rassemblé 3,8 millions de membres sur Facebook à une vitesse éclair. Il semblait même pouvoir entraîner des pans entiers de la société civile pour faire rempart à l'extrême droite.

La contre-offensive des bolsonaristes n'a pas tardé. Après le piratage du compte Facebook et l'agression de l'une de ses administratrices, ils ont tenté de décrédibiliser la marche des femmes, diffusant par exemple des photos de manifestantes nues et enlacées en Australie il y a 17 ans comme s'il s'agissait des femmes de "Ele Nao".

Ils ont aussi organisé des contre-manifestations de "Femmes pour Bolsonaro", tandis que les pasteurs des puissantes églises évangéliques sermonnaient les ouailles égarées.

- Famille traditionnelle -

Et la marée humaine de "Ele Nao" n'a pas empêché Bolsonaro de frôler, le 7 octobre, une élection dès le premier tour avec 46% des voix.

"Personne ne peut dire l'impact qu'a eu la mobilisation des femmes sur cette élection", déclare l'anthropologue Debora Diniz, cofondatrice d'Anis, un institut de défense des droits des femmes en Amérique latine. "Mais ç'a été un signal clair de la résistance que (les femmes) vont opposer" à Bolsonaro.

Ce premier tour a révélé un découplage des votes entre les femmes et les hommes inhabituel au Brésil.

Pour le 2e tour, 58% des hommes devraient voter pour Bolsonaro et 43% des femmes, selon un dernier sondage.

Mais "avec 50 millions de voix" au 1er tour, "on ne peut pas dire que les femmes n'ont pas voté Bolsonaro", relève Erika Campelo, coprésidente du site Autres Brésils.

Ce catholique, apôtre de la famille traditionnelle, ennemi déclaré de l'avortement, du planning familial et de l'égalité des salaires, pense que toute femme se doit d'être mère.

"On ne repart pas vers les années 60 ou 70 de la dictature, mais vers la fin du 19e siècle", dit Debora Diniz. "Sa conception de la famille est celle de mon arrière-grand-mère".

Si Bolsonaro est élu, poursuit l'anthropologue, "d'après ce qu'il dit depuis 27 ans (de députation), "il bannira l'avortement dans tous les cas: même pour sauver la vie d'une femme, en cas de viol ou d'anencéphalie" du foetus.

- Femmes et bolsonaristes -

Pourtant Jair Bolsonaro peut compter sur des millions de Brésiliennes. 

Certaines ont opéré un virage à 180 degrés, telle l'ex-Femen Sara Winter, heureuse qu'il veuille "armer les femmes" pour leur auto-défense, "augmenter les peines des violeurs et instaurer la castration chimique".

Dans son électorat, on retrouve "des femmes de toutes les catégories sociales, mais surtout des classes aisées, des classes moyennes supérieures", dit Erika Campelo.

Il y a aussi ces "femmes plus vulnérables avec des priorités spécifiques", telle la violence record au Brésil, qui disent: "J'ai peur d'être tuée si je sors de chez moi", ajoute Mme Diniz. 

"Alors Bolsonaro arrive avec sa voix de macho et dit: +Je vais te protéger+".

Enfin, votent pour Bolsonaro ces femmes qui ne donneraient en aucune circonstance leur voix à Fernando Haddad, du Parti des travailleurs (PT) de l'ex-président de gauche Lula, emprisonné pour corruption.

"Pour ces femmes, voter anti-PT est bien plus important que tout ce que Bolsonaro pourrait dire", estime Debora Diniz.

Menacée, la militante de la dépénalisation de l'avortement au Brésil vit sous protection policière depuis juin. Elle reçoit "maintenant encore bien plus de menaces, avec le climat polarisé de cette élection".

https://actu.orange.fr/monde/bresil-les-femmes-le-sexe-trop-faible-pour-barrer-bolsonaro-CNT0000017F2la/photos/une-femme-manifeste-contre-le-candidat-d-extreme-droite-jair-bolsonaro-le-6-octobre-2018-a-sao-paulo-sous-le-mot-d-ordre-ele-nao-pas-lui-78594f11f54a491b8e4f017d04a3d389.html

 

Le probléme avec la démocratie c'est que parfois, le peuple choisit.

1°) je ne fais plus aucun début de confiance aux médias français pour m'appuyer sur leurs commentaires pour décrire une situation, un parti, ou un homme politique.

2°) avec une telle avance il doit y avoir des bonnes raisons pour que les gens veulent prendre ce mec, probablement pour foutre un coup de balais et NE PLUS JAMAIS revoir la gauche au pouvoir, toute l'amérique du sud est en train de comprendre l'énorme connerie que ce fut, sauf qu'ils s'accrochent au pouvoir du coup, prendre des mecs qui n'ont pas peur d'être dans l'excés, comme il semble l'être, explique sans doute cette popularité. Aprés je ne connais pas la situation Brésilienne dans le détail.

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

ce qui arrive au Brésil, c,est une avant premiére de ce qui va arriver en France et dans beaucoup de pays de la désunion. c,et une façon radicale pour faire naître kle populisme et  autres .c,est ce qui est arrivé dans les années 30 en Allemagne, un peuple toujours tiré vers le bas , les allemands allaient a la paie avec une brouette et faire leurs courses avec  une boite a chaussure.résultat ...0.le populisme puis le nazisme,  rien de plus logique,

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 88ans Posté(e)
ouest35 Membre 28 237 messages
Maitre des forums‚ 88ans‚
Posté(e)

Ce personnage  n'intéress pas ... il n'est pas gauchiste donc il ne peut qu'être bien !

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 60ans Posté(e)
italove Membre 9 294 messages
Maitre des forums‚ 60ans‚
Posté(e)

Prenons l'exemple du Brésil, pour éviter qu'un jour nous aussi nous soyons obligé de voter pour les extrêmes car excédés par les actes de violences et que ça ne sera que l'unique solution radicale.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Le 19/10/2018 à 10:54, chanou 34 a dit :

Finalement je suis raciste. Oui oui. Des gens comme Bolsonaro je les considère comme nettement inférieurs.

Sentimentale.:)

il y a 50 minutes, italove a dit :

Prenons l'exemple du Brésil, pour éviter qu'un jour nous aussi nous soyons obligé de voter pour les extrêmes car excédés par les actes de violences et que ça ne sera que l'unique solution radicale.

Il a gagné ou perdu?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 153ans Posté(e)
chanou 34 Membre 25 972 messages
Maitre des forums‚ 153ans‚
Posté(e)
à l’instant, PASCOU a dit :

Un pneu j'espère. 

ah non...c'était bien de lui qu'il s'agissait. Et en plus j'ai même pas honte...

  • Haha 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 60ans Posté(e)
italove Membre 9 294 messages
Maitre des forums‚ 60ans‚
Posté(e)
il y a 16 minutes, PASCOU a dit :

Sentimentale.:)

Il a gagné ou perdu?

Pas encore lol

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 88ans Posté(e)
ouest35 Membre 28 237 messages
Maitre des forums‚ 88ans‚
Posté(e)

"Les appels de cette Église se sont multipliés en faveur du candidat d'extrême droite dimanche, jour du scrutin présidentiel.

À Rio de Janeiro

«De tous les candidats, le seul qui parle la langue des évangéliques est Bolsonaro. Nous ne pouvons pas laisser la gauche revenir au pouvoir», a lancé récemment en plein culte le pasteur José Wellington, chef de l'Assemblée de Dieu, la plus puissante des Églises évangéliques au Brésil. Dimanche, devant des foules de fidèles, des appels semblables ont résonné dans nombre de temples à travers le pays, à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle opposant Jair Bolsonaro à Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs de Lula. Selon les sondages, six électeurs évangéliques sur dix avaient l'intention de voter dimanche pour le Capitao, dont le slogan, «Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous», a fait mouche."

http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/28/01003-20181028ARTFIG00122-au-bresil-les-evangeliques-ont-vote-jair-bolsonaro.php

 

"Résultats des élections présidentielles brésiliennes de 2018 - second tour

Les résultats sont attendus vers 23:00 UTC+1

 

 
 
Modifié par ouest35
  • Merci 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
PASCOU Membre 92 138 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
il y a 33 minutes, ouest35 a dit :

"Les appels de cette Église se sont multipliés en faveur du candidat d'extrême droite dimanche, jour du scrutin présidentiel.

À Rio de Janeiro

«De tous les candidats, le seul qui parle la langue des évangéliques est Bolsonaro. Nous ne pouvons pas laisser la gauche revenir au pouvoir», a lancé récemment en plein culte le pasteur José Wellington, chef de l'Assemblée de Dieu, la plus puissante des Églises évangéliques au Brésil. Dimanche, devant des foules de fidèles, des appels semblables ont résonné dans nombre de temples à travers le pays, à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle opposant Jair Bolsonaro à Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs de Lula. Selon les sondages, six électeurs évangéliques sur dix avaient l'intention de voter dimanche pour le Capitao, dont le slogan, «Le Brésil au-dessus de tout, Dieu au-dessus de tous», a fait mouche."

http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/28/01003-20181028ARTFIG00122-au-bresil-les-evangeliques-ont-vote-jair-bolsonaro.php

 

"Résultats des élections présidentielles brésiliennes de 2018 - second tour

Les résultats sont attendus vers 23:00 UTC+1

 

 
 

Si le candidat est sponsorisé par Dieu en personne...

c'est que le diable est de la partie, amen!

  • Like 1
  • Haha 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 153ans Posté(e)
chanou 34 Membre 25 972 messages
Maitre des forums‚ 153ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, PASCOU a dit :

Boff...je m'en fous. Sauf s'il se met à déboiser la forêt amazonienne comme il en a l'intention, parce que là ça ne concernera pas que les brésiliens. Après...s'ils l'élisent, qu'ils s'en démerdent. Mais si par hasard il venait faire une visite diplomatique en france, rien ne dit que je n'essaierai pas de lui balancer quelques pommes de terre pourries.

  • Haha 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Rejoindre la conversation

Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement

×