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La symbolique philosophique dans l'art moderne.


jean ghislain

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Membre, 48ans Posté(e)
jean ghislain Membre 1 084 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)



(chaque diapo est nommée par une lettre-numéro-titre, afin aussi d'en rendre plus précis vos éventuels commentaires).


A1. Sortie de la voiture.
860649A1sortievoiture.jpg

Le jeune homme, en blanc sort d'une 4x4 blanche. Le blanc représente la pureté, la naïveté, ou même l'ignorance.
Il en sort en paraissant surpris par quelque chose aperçu à l'extérieur.


A2. Découverte de l'élément noir.
195246A2dcouvertelmentnoir.jpg

L'élément noir se pose là comme inconnu et nouveau dans le désert. Le noir symbolise ce qui apparaît comme étrange devant nos yeux, et qui reste obscur, même parmi la lumière, c'est-à-dire la caducité de certaines de nos connaissances face à la nouveauté qui peut surgir pour notre esprit.

A3. Le retour à la normalité.
967932A3retourenarrire.jpg

Le jeune homme s'en retourne du désert, qu'il quitte, laissant là sa découverte.

B1. La rentrée dans la civilisation.
858791A4retourlacivilisation.jpg

La présence humaine est dans la civilisation, pleine et développée, s'émerveillant et s'agglutinant devant cette richesse architecturale.


B2. La prophétie.
954067A5prophtie.jpg


Image que l'on retrouve à la fin du clip. Il est là annoncé que le jeune homme retournera naturellement vers ce qu'il a vu.

C1. Divertissements.
580831B1divertissements.jpg


Le jeune homme ne participe pas au divertissement des autre jeunes. Dans cette image, ce n'est pas seulement une critique de nos divertissements dans notre monde moderne. Cette critique prend ses racines plus loin encore. Déjà à l'époque, Pascal expliquait que le divertissement est un moyen apaisant. Heidegger, plus récemment, parle du "on" qui est "dévalé" dans le "quotidien". Pour Sartre, il s'agit de faire face à la mauvaise foi et au manque de courage. En plus d'être un exutoire pour les plus défavorisées, le divertissement est un remède à l'ennui devant la vacuité générale d'une existence fortement aliénée.

C2. L'exemple par la réussite sociale.
142156B3russitesocialevoiture.jpg

La belle voiture, c'est l'exemple que peut nous offrir la société moderne pour notre engagement. Un modèle de consommation à terme, où la possession d'objets de valeur devrait rendre les gens heureux...


D1. Témoigner.
572858C1tmoigner.jpg

Sa main à droite veut montrer ce dont le jeune est témoin.

A suivre...
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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 29ans Posté(e)
Jedino Membre 47 925 messages
29ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)



Scylla est un (très bon) rappeur belge. Je ne sais pas si j'entre dans ce que tu attends, mais je vais essayer de dérouler un peu. La chanson et son clip traitent de la question de la solitude sous toutes ses formes.


Sanstitre8e73e.png

Le clip s'ouvre sur cette image : une femme passe devant un homme muni d'une guitare dans le couloir menant à un quai de train (serai-ce donc la métaphore d'un tunnel menant à un nouveau départ ?). Une scène ô combien banale qui évoque, certes facilement, l'indifférence à l'égard des autres. Il ne joue d'ailleurs pas mais la regarde passer. La chanson démarre au moment où elle lui est passée sous le nez sans un regard.

Sanstitre521ca.png

L'image suivante est celle du rappeur s'apprêtant à monter sur scène. Image qui aura son importance et prendra tout son sens à la fin et qui, classiquement le long du clip, fera alterner le rappeur en train de produire sa chanson et les différentes scènes. Il est à noter que les images sont sombres, dans les lieux clos : on sent déjà, avant même un seul mot, que les choses sont fermées, ou refermées.


Vont suivre différentes séquences : la danseuse de rue cherchant à gagner un peu d'argent et parfaitement seule au milieu des voitures, le garçon qui semble fuir, la femme à l'hôpital, etc. Ce que je trouve le plus "marquant" reste toutefois les nombreux visages de gens prenant un transport en commun :

Sanstitre41e1b.png

On voit très clairement la tristesse des visages. On notera la présence du noir, comme s'il n'existait que lui (tout comme la scène du rappeur plus haut). Juste après, les visages se suivent et se mettent à lever les yeux vers d'autres, ne sachant pas s'ils sont menaçants, méfiants ou, tout simplement, en train d'appeler l'autre à venir vers eux. L'interprétation de l'impression d'être seul dans le noir est largement renforcée par le refrain qui pose la question de savoir si je suis seul dans ce noir.

Sanstitread2df.png

Image somme toute classique de la personne bousculée et avançant dans le sens contraire des autres au milieu d'une foule. On retrouve évidemment la solitude de la personne, personne qui n'existe pas pour les autres marchant tout droit devant eux (c'est bien lui qui esquive le corps de la personne). Suivra la femme endeuillée et abandonnée, la vieille dame mangeant seule chez elle dans un appartement délabré.

Sanstitrebc3fc.png

Scène importante : la femme endeuillée évoquée (et non montrée) précédemment prend le même tunnel que la dame lors de l'ouverture de la chanson. Elle y croise aussi le guitariste (qui fait l'ombre, ici). Sauf que cette fois, elle s'y arrête et lui sourit. Il n'est pas difficile de comprendre que, deux personnes malheureuses et seules finissant par se croiser en arrivent à se rencontrer et à "se voir", comme s'il fallait être dans un même état pour pouvoir exister aux yeux de cette personne.
Sanstitreb5f0d.png

Après le sourire, on en arrive à la scène finale. A ce moment-là, le rappeur pose la question "est-ce qu'il y a quelqu'un ? Répondez-moi [le titre de la chanson]". Il accentue sa question en tendant le micro en direction du public pour qu'il lui réponde. Quelques secondes de silence.

Sanstitre1156c9.png

Puis une réponse (musicale). Le rappeur se retourne, on découvre que la salle est vide. Vide, mais éclairée, toutes lueurs sur l'artiste en scène. On songe aisément au thème classique de la solitude de l'artiste, mais il me semble qu'on peut aller plus loin : le fait d'avoir montré plusieurs types de situation de solitude, que ce soit au milieu des autres ou non, pour des raisons qui nous dépassent ou non, tend à montrer que tous, nous sommes seuls. Certains plus que d'autres, cependant. Mais plutôt qu'un appel au désespoir, j'y vois un appel à espérer : c'est là le rôle du sourire de cette femme qui vient nous dire "toi aussi, tu existes" (car il faut bien noter que la scène n'est pas présentée en un face à face entre les deux personnages, mais entre un face à face entre nous et la femme). Enfin, la scène finale et sa question confirme cette idée, bien qu'elle soit plus libre dans son interprétation : pour ma part, j'y vois plutôt, selon les jours, deux choses. Parfois, cela ressemble à un appel (tel un artiste qui appelle son public à venir le voir), ce qui expliquerait que tout soit prêt à les accueillir. D'autres fois, je le vois plutôt comme une métaphore : quand bien même nous sommes seuls, nous ne le sommes jamais vraiment, jamais définitivement. Toujours viendra une réponse à notre désespoir, une réponse (musicale) qui nous rassurera et éclairera notre existence.
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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 5 390 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Voici les paroles d'Onassis, qui abondent dans le sens d'une quête d'autre chose:

I walked away

‘cause you'd sucked it to the bones

and I was all yours , I was all yours

I walked away

from everything, but now

I'm good I'm gone ,

I've got nothing to lose.

my hands are in my pockets

and my thoughts on the move.

I roam the streets like a fish in the sea,

I've been dealing with disillusion enough to be freed

we pushed the boundaries way too far,

but it was so beautiful .

I loved you and I loved us ,

living for wanderlust

you think that you can tell when everything will crumble,

that this is your life and there is nothing to change it,

you think you can hold on everything you know,

and everything will go all right.

I walked away

'cause you sucked it to the bones

an hour before, i was all yours;

I walked away

from everything we know

I'm good I'm gone ,

the Onassis lake is frozen,

I'm gazing at the wild geese and I'm holding my fate on

the cold fact that life is just a long migration

towards the sun i guess, towards the sun, i guess

far, in distance, there is hope,

or at least another round.

we’re not dead, just out of tune

I'll see you in the neighborhood

you think that you can tell when everything will crumble,

that this is your life ,and there is nothing to change it,

you think you can hold on everything you know ,

and everything will go all right

I walked away

because you had sucked it to the bones

and i was all yours , I was all yours

I walked away

from everything, but now

I walked away , love , I was all yours

Tu trouves qu'il y a matière à réflexion philosophique, ou juste un espoir compulsif appuyé par une métaphore vidéographique ?

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Membre, 48ans Posté(e)
jean ghislain Membre 1 084 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)

Bonsoir Deja-utilse !

Je t'apprécie bien pour tes contributions en philosophie, et tu le sais.

Pour ta réponse, je te trouves, hélas avec ta caractérisation de "compulsif", assez acerbe vis-à-vis du message passé ici par cet artiste.

Oui, dans un sens, tu as raison, la vidéo est différente du texte. Mais tant que cela ? Je pense que cela va ensemble, je le vois comme ça. Côté vidéo, je ne sais pas si tu l'auras remarqué, il s'agit bien d'une thématique philosophique : mais en plus d'être une démonstration de la vanité et de la misère vis-à-vis de la civilisation, pour seulement certains tu me diras, mais bon... Regarde bien par rapport aux paroles, il y a une réelle profondeur émotionnelle, qu'il ne faut certes pas nier. Je vous donne le texte traduit pour une meilleure compréhension, ci-dessous.

Pour répondre à ton interrogation sur l'espoir. Que reste-t-il à ceux qui n'ont plus que cette réaction pour rebondir ? C'est cela que je vois dans cette chanson. Le jeune homme est bel et bien perdu, malgré parmi toute la richesse de notre modernité. As-tu remarqué quand il tombe à l'eau ? Il est sur une planche, et cela ne l'empêche pas de tomber. La soi-disant "planche de salut", pourtant inutile ! Cependant, le jeune homme remonte à la surface, malgré tout, pour retourner à l'air. Je trouve cette scène très belle. Alors compulsif l'espoir ? Mais si on enlève cette réaction dernière, la compulsion, qui est naturelle, que reste-il à l'homme comme ressources pour s'en sortir ? C'est pour cela que j'aime cette chanson, clip y compris.

Voici les paroles, traduites, pour en donner la partie émotionnelle.

Je suis parti

Parce que tu m'as usé jusqu'à l'os

Et j'étais tout à toi, j'étais tout à toi

Je suis parti

En quittant tout, mais maintenant

Je vais bien, je suis parti

Je n'ai rien à perdre

Mes mains dans les poches

Et mes pensées sur la route

Je déambule dans les rues comme un poisson dans la mer

J'ai connu des désillusions, bien assez pour me libérer

Les frontières ont été poussé trop loin

Mais c'était tellement beau

Je t'aimais et je nous aimais

Vivre pour l'envie de voyager

Tu penses que tu peux le dire quand tout s'écroule

Que c'est ta vie et que rien ne peut y changer quoi que ce soit

Tu penses pouvoir te raccrocher à tout ce que tu connais

Et que tout ira bien

Je suis parti

Parce que tu m'as usé jusqu'à l'os

Une heure avant, j’étais tout à toi

Je suis parti

En quittant tout ce que nous connaissions

Je vais bien, je suis parti

Le lac Onassis est gelé

Je regarde les oies sauvages et je m'accroche à mon destin

La triste réalité c'est que la vie est une longue migration

Vers le soleil, j'imagine, vers le soleil, j'imagine

Loin, au loin, il y a de l'espoir

Ou du moins, un autre tour

Nous ne sommes pas morts, on chante juste faux

Je te verrai dans le quartier

Tu penses que tu peux le dire quand tout s'écroule

Que c'est ta vie et que rien ne peut y changer quoi que ce soit

Tu penses pouvoir te raccrocher à tout ce que tu connais

Et que tout ira bien

Je suis parti

Parce que tu m'as usé jusqu'à l'os

Et j'étais tout à toi, j’étais tout à toi

Je suis parti

En quittant tout, mais maintenant

Je suis parti, mon amour, j'étais tout à toi.

PS/ si les paroles sont en anglais, il s'agit bien d'un groupe français !

:France:

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 5 390 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)
Bonsoir Deja-utilse !

Je t'apprécie bien pour tes contributions en philosophie, et tu le sais.

Bonsoir Jean-Ghislain,

je vois que tu reviens nous voir un petit peu, ça me fait plaisir.

Pour ta réponse, je te trouves, hélas avec ta caractérisation de "compulsif", assez acerbe vis-à-vis du message passé ici par cet artiste.

Je me suis sans doute assez mal exprimé, sur une phrase aussi courte, il y avait de quoi.

Toutefois, dans la mesure où nous avons affaire à une oeuvre artistique, il faut bien garder à l'esprit l'aspect subjectif d'une telle entreprise.

Pour ma part, je ne suis pas spécialement sensible à l'art en général, préférant de loin, par métaphore interposée, le paysage en vrai que celui peint sur le tableau de l'artiste, il en ira de même avec les interrogations existentielles, certes très poétiques/suggestives en chanson, mais plutôt insipides à mes yeux, comparativement à la réalité, infiniment plus intense, viscérale.

Donc mon commentaire, vient surtout de ma vision somme toute particulière de l'art, et conséquemment du clip vidéo.

Oui, dans un sens, tu as raison, la vidéo est différente du texte. Mais tant que cela ? Je pense que cela va ensemble, je le vois comme ça. Côté vidéo, je ne sais pas si tu l'auras remarqué, il s'agit bien d'une thématique philosophique : mais en plus d'être une démonstration de la vanité et de la misère vis-à-vis de la civilisation, pour seulement certains tu me diras, mais bon... Regarde bien par rapport aux paroles, il y a une réelle profondeur émotionnelle, qu'il ne faut certes pas nier. Je vous donne le texte traduit pour une meilleure compréhension, ci-dessous.

Et bien, en traduisant plus précisément le texte, je trouve des désaccords avec la traduction que tu as fourni, je ne sais pas si c'est celle officielle ou si elle est de toi, quoi qu'il en soit, il parait évident que le texte fait référence à une autre personne, j'ai plus le sentiment qu'il s'adresse à son ex petite copine dont la liaison a récemment rompu, et que ce faisant, il en arrive à se questionner sur son existence, et qu'il pense à l'orienter vers l'avenir, repartir, et dans la vidéo, je ne sais pas si tu as fait attention, mais dans une grande partie du clip les images par moments scintillent/sautent, y compris le personnage principal, comme si sa vie était un film, une fiction.

Cette tour noire représente l'avenir, non ? Et il y court car terriblement désappointé par le présent, son seul salut, en espérant que le prochain round soit mieux !

Que ce soit le texte ou la video, je les trouve plutôt pragmatiques, même si le fond peut être vu comme un questionnement philosophique, il n'y a pas vraiment de développement autour, plus un mirage informe, qui sera choisi/préféré à l'état désertique actuel, le pseudo contrôle de sa vie.

Pour répondre à ton interrogation sur l'espoir. Que reste-t-il à ceux qui n'ont plus que cette réaction pour rebondir ? C'est cela que je vois dans cette chanson. Le jeune homme est bel et bien perdu, malgré parmi toute la richesse de notre modernité. As-tu remarqué quand il tombe à l'eau ? Il est sur une planche, et cela ne l'empêche pas de tomber. La soi-disant "planche de salut", pourtant inutile ! Cependant, le jeune homme remonte à la surface, malgré tout, pour retourner à l'air. Je trouve cette scène très belle. Alors compulsif l'espoir ? Mais si on enlève cette réaction dernière, la compulsion, qui est naturelle, que reste-il à l'homme comme ressources pour s'en sortir ? C'est pour cela que j'aime cette chanson, clip y compris.

Voici les paroles, traduites, pour en donner la partie émotionnelle.

Si je m'en réfère au texte, c'est sa rupture qui le met dans cet état transcendant, la vidéo quant à elle, nous montre que nous avons le choix de vivre cet enchevêtrement artificiel/arbitraire ou de partir pour trouver autre chose.

Quand il tombe à l'eau, les images d'avant nous montrent qu'il y était déjà, qui plus est, à une grande profondeur, bien plus que celle atteinte par une chute si peu haute, il n'y a pas non plus de bulle, ce qui laisse à penser qu'il n'y a pas de connexion physique entre ces deux séries, mais certainement plus symbolique, comme de tomber, se vautrer, puis repartir, renaitre ( la sortie des eaux: la naissance via le liquide amniotique ), d'où la superposition de la chute et de la remontée pendant quelques secondes, enfin selon moi, je ne suis pas un expert, et encore moins un passionné !

Il y a eu un topic sur l'espoir ici-même, de ton serviteur, j'en suis arrivé à l'idée, qu'il est tout de même possible de vivre sans espoir, poussé soit par la raison pure, soit par l'instinct de survie, certes ce n'est pas édulcoré comme avec l'espoir emprunt de fantasme aussi, de rêve intriqué, et donc plus attirant/sexy que de s'en remettre à la froide raison ou à son potentiel animal.

Je ne doute pas un seul instant que cette chanson te parle, à toi tout particulièrement, qu'elle t'évoque quelque chose, que je ne vois pas, l'art c'est suggestif, comme certains romans, c'est notre imagination qui fait le travail, l'auteur pose des bases, et notre esprit comble à sa guise, ou interprète comme cela lui sied le plus. C'est tout à fait normal, mais encore une fois, je n'y suis pas spécialement sensible... je suis très terre à terre ! Voilà, j'espère t'avoir quelque part rassuré...

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Membre, 74ans Posté(e)
Blaquière Membre 15 999 messages
Maitre des forums‚ 74ans‚
Posté(e)

Il y a des signes ou des signaux...

Et là, y'en a vraiment à foison !

(La première vidéo)

La couleur blanche.

Rien à voir avec la pureté.

C'est la couleur du père. Peut-être de l'homme en général ?

Ou alors, oui la pureté de la loi du père, par rapport à la corruption par la femme-mère ?

Il est en blanc, dans la mesure où il sera fidèle au père, à la virilité, au phallus.

Le parallélépipède noir sort tout net de 2001 l'odyssée de l'espace de Kubrick.

Le noir est aussi une couleur du père.

Pour Kubrick, le parallélépipède noir symbolisait déjà le passage du sauvage à l'homme évolué, à l'esprit.

Le passage de désir sexuel (pardon : de la bite !) au phallus symbolique autrement dit à la sublimation intellectuelle du désir sexuel en intelligence.

Le jeune homme en blanc (digne fils du père) voit donc ce symbole au désert (donc le lieu du père, du soleil) sans le comprendre dans un premier temps.

La ville qu'il visite en suite est ni plus ni moins qu'une forêt de phallus, avec tous ces immeubles pointus et debouts érigés

Puis il tombe à l'eau : pas de doute, c'est la mère ou la femme en général qui le reprend.

Il ne peut que s'y noyer.

Le père dans un premier temps interdit l'accès à la mère l'eau et la voiture bleue -le bleu est une couleur de la mère-.): par le bus blanc, qui lui barre la route : c'est le "phallus de barrage" blanc puisque du père.

Il se replie donc vers le phallus symbolique noir. (Le désir mais non sexuel).

Il hésite entre la voiture bleue (mère) et le parallélépipède noir (phallus symbolique)

se retrouve devant l'entrée du sexe féminin : le pont avec ces deux courbes bien galbées symétriques

(Le pont symboliquement est aussi sensé représenter la liaison sexuelle du père et de la mère.)

Il a alors tendance à se désintégrer, il ne veut pas revenir vers la femme et donc une voiture le percute

Mais il se retrouve quand même dans l'eau.

La mère, la femme...

(En compagnie d'autres poissons-spermatozoïdes !...)

Il sort la tête et réussit finalement à s'enfuit de la mère, de la femme.

(C'est le thème de la chanson)

"Le lac Onassis est gelé"

(Il ne peut donc plus tomber à l'eau (dans/vers la femme))

Il s'enfuit (retourne) vers le désert, le soleil (le contraire de l'eau, de la femme-mère). Le soleil = le père, évidemment :

"Vers le soleil, j'imagine, vers le soleil, j'imagine"

Et surtout le phallus symbolique de Kubrick

qu'il traverse et transforme son désir pour la femme en désir virtuel, spirituel.

Il se transforme même lui-même en être virtuel.

ça, c'est plus que clair et évident.

"Parce que tu m'as usé jusqu'à l'os"

Cet "usé jusqu'à l'os" m'a amusé !

Je me suis demandé de quel os il s'agissait !!!!

alors j'ai voulu voir si en anglais, ça correspondait :

"cause you'd sucked (=sucer !) it to the bones "!

Et c'est le moins qu'on puisse dire !!!

(Le pôvre ! sucé jusqu'à l'os !)

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Membre, 74ans Posté(e)
Blaquière Membre 15 999 messages
Maitre des forums‚ 74ans‚
Posté(e)

Putain de merde, c'est beau la poésie, con !

Ici, l'interprétation est plus simple :

y'a plus que la bite...

(Pardon !)

C'est encore la poésie du monolithe...

mais sans sublimation !

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Membre, 48ans Posté(e)
jean ghislain Membre 1 084 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)

D'abord, merci d'avoir porté attention à mon post, j'espère que cela sera à la fin utile à tous/chacun. J'ai vu dans ce clip moderne et ces paroles quelque chose qui me touche, tu as bien deviné, Déja-utilisé. Il y a certains points sur lesquels j'aimerai répondre. Je vais donc reprendre vos commentaires (je laisse celui de Jedino à plus tard, puisqu'il ne répond pas à mon post directement).

Bonsoir Jean-Ghislain,

je vois que tu reviens nous voir un petit peu, ça me fait plaisir.

Je ne reviendrai pas dans les débats à l'avenir en philosophie : la philosophie m'a apporté beaucoup de bonnes choses, mais la philosophie, c'est aussi un savoir fini... d'où l'on doit un jour ou l'autre partir pour apprécier notre vie sur cette base.

Je me suis sans doute assez mal exprimé, sur une phrase aussi courte, il y avait de quoi.

Toutefois, dans la mesure où nous avons affaire à une oeuvre artistique, il faut bien garder à l'esprit l'aspect subjectif d'une telle entreprise.

Pour ma part, je ne suis pas spécialement sensible à l'art en général, préférant de loin, par métaphore interposée, le paysage en vrai que celui peint sur le tableau de l'artiste, il en ira de même avec les interrogations existentielles, certes très poétiques/suggestives en chanson, mais plutôt insipides à mes yeux, comparativement à la réalité, infiniment plus intense, viscérale.

Donc mon commentaire, vient surtout de ma vision somme toute particulière de l'art, et conséquemment du clip vidéo.

Moi aussi, je ne me sentais pas trop emporté par l'art, ayant été intéressé par la science, comme toi, très tôt, et laissant de côté tout autre aspect de ce que peut nous apporter notre civilisation. Mais je rajouterai que l'art n'est pas insipide, surtout quand il ramène à des choses vécus, en un mot, qu'il nous parle de nous, et par-delà de tous.

Et bien, en traduisant plus précisément le texte, je trouve des désaccords avec la traduction que tu as fourni, je ne sais pas si c'est celle officielle ou si elle est de toi, quoi qu'il en soit, il parait évident que le texte fait référence à une autre personne, j'ai plus le sentiment qu'il s'adresse à son ex petite copine dont la liaison a récemment rompu, et que ce faisant, il en arrive à se questionner sur son existence, et qu'il pense à l'orienter vers l'avenir, repartir, et dans la vidéo, je ne sais pas si tu as fait attention, mais dans une grande partie du clip les images par moments scintillent/sautent, y compris le personnage principal, comme si sa vie était un film, une fiction.

Cette tour noire représente l'avenir, non ? Et il y court car terriblement désappointé par le présent, son seul salut, en espérant que le prochain round soit mieux !

Que ce soit le texte ou la video, je les trouve plutôt pragmatiques, même si le fond peut être vu comme un questionnement philosophique, il n'y a pas vraiment de développement autour, plus un mirage informe, qui sera choisi/préféré à l'état désertique actuel, le pseudo contrôle de sa vie.

Cela ne va pas contre ce que je montre. Le texte et la vidéo ne sont pas la même chose, sans doute tout simplement parce que le réalisateur (de la vidéo) n'est pas le même que l'auteur du texte. Il y a cependant un lien. Le texte est la partie émotionnelle, et comme tu l'as vu, se rapporte à une rupture d'un être avec un autre, sans plus de précision. La vidéo, quant à elle, raconte le processus de départ, elle est la partie philosophique, reposant sur cette psychologie du départ. Elle s'appuie sur des symboles philosophiques bien connus : la lumière/l'obscur, la course/l'inertie, le discernement/le piège, le vrai/l'illusion, etc...

Si je m'en réfère au texte, c'est sa rupture qui le met dans cet état transcendant, la vidéo quant à elle, nous montre que nous avons le choix de vivre cet enchevêtrement artificiel/arbitraire ou de partir pour trouver autre chose.

Quand il tombe à l'eau, les images d'avant nous montrent qu'il y était déjà, qui plus est, à une grande profondeur, bien plus que celle atteinte par une chute si peu haute, il n'y a pas non plus de bulle, ce qui laisse à penser qu'il n'y a pas de connexion physique entre ces deux séries, mais certainement plus symbolique, comme de tomber, se vautrer, puis repartir, renaitre ( la sortie des eaux: la naissance via le liquide amniotique ), d'où la superposition de la chute et de la remontée pendant quelques secondes, enfin selon moi, je ne suis pas un expert, et encore moins un passionné !

Il y a eu un topic sur l'espoir ici-même, de ton serviteur, j'en suis arrivé à l'idée, qu'il est tout de même possible de vivre sans espoir, poussé soit par la raison pure, soit par l'instinct de survie, certes ce n'est pas édulcoré comme avec l'espoir emprunt de fantasme aussi, de rêve intriqué, et donc plus attirant/sexy que de s'en remettre à la froide raison ou à son potentiel animal.

Je ne doute pas un seul instant que cette chanson te parle, à toi tout particulièrement, qu'elle t'évoque quelque chose, que je ne vois pas, l'art c'est suggestif, comme certains romans, c'est notre imagination qui fait le travail, l'auteur pose des bases, et notre esprit comble à sa guise, ou interprète comme cela lui sied le plus. C'est tout à fait normal, mais encore une fois, je n'y suis pas spécialement sensible... je suis très terre à terre ! Voilà, j'espère t'avoir quelque part rassuré...

Oui, cela repose bien sur la rupture, côté émotionnel, et le texte le décrit bien.

Pour la chute, tout n'est pas chronologique, Dejà-Utilisé, tu sais ? Surtout en art. La planche de salut qui n'a servi à rien, et qui revient à l'esprit du jeune homme qui est tombé à l'eau, avant de remonter, c'est aussi un rappel à l'esprit de cette mauvaise promesse. Dans la vie, quand on s'en sort, en général, on se rappelle du peu de portée des conseils, données par autrui pour nous sauver, but de l'autre qui est certes louable, mais en définitive bien limité. Le jeune homme s'en sort par lui-même, dans une situation de survie (il sort la tête de l'eau).

PS/ Pour Blaquière, je suis désolé, je n'ai pas trop saisi ton intervention, mais j'y repasserai, promis.

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Membre, Posté(e)
tison2feu Membre 2 772 messages
Forumeur forcené ‚
Posté(e)

1/ Cette tour noire représente l'avenir, non ? Et il y court car terriblement désappointé par le présent, son seul salut, en espérant que le prochain round soit mieux !

Si je m'en réfère au texte, c'est sa rupture qui le met dans cet état transcendant, la vidéo quant à elle, nous montre que nous avons le choix de vivre cet enchevêtrement artificiel/arbitraire ou de partir pour trouver autre chose.

Bonjour Déjà,

Tes réflexions sur ce clip video m'inspirent à mon tour quelques réflexions (J'aurais pu répondre tout aussi bien à Jean Ghislain, dont je partage l'analyse).

Si cette tour noire représente l'avenir, alors l'avenir est bien sombre et désespéré !

Or, Onassis parle d'espoir. Il y a donc forcément une autre interprétation.

Comme tu le signales justement, c'est sa rupture d'avec sa petite amie qui le met dans cet état transcendant. Onassis se sentait aliéné par la passion, son amie prenait trop de place ; et lorqu'on nous sommes amoureux, nous voyons la vie en rose, c'est-à-dire, tout de la même couleur. Avant sa rupture, le monde est en effet monochrome : blanc, symbole de pureté, naïveté ou ignorance, comme le précise Jean.

Onassis part dans le désert parce qu'une petite voix lui intime impérativement : "Tu dois changer ta vie !"

Après sa rupture, Onassis découvre une nouvelle couleur dans le désert. Il ne voit plus les choses de la même façon. La forme de la tour est la même, mais la couleur noire devient signal d'alerte et symbole d'erreur dans la façon de vivre de l'homme moderne. Après son retour au monde moderne, il voit cette voiture rose parce que son possesseur est un frimeur qui voit la vie en rose !

Onassis est donc désormais écartelé entre deux mondes, le monde illusoire de la modernité et un autre monde possible, à condition de ne plus se raccrocher à rien et de faire table-rase sur toutes nos connaissances (celles acquises par l'homme moderne).

J'avoue trouver des similitudes avec l'allégorie de la caverne. D'ailleurs, toi-même parles d'"état transcendant". Mais je note une différence de taille dans l'allégorisation d'Onassis : si même nous pouvons parler de "transcendance", celle-ci n'en demeure pas moins sur un plan d'immanence. En clair, Onassis ne se réfère pas à un arrière-monde, un au-delà, comme dans le monde des Idées de Platon, avec sa tension verticale (la lumière dans la caverne vient d'en haut). Chez Onassis la tension est horizontale, sur un plan d'immanence.

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tison2feu Membre 2 772 messages
Forumeur forcené ‚
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Rectification : J'ai parlé de voiture rose, alors qu'elle est bleue. Mais cela ne change en rien l'esprit de l'explication. Ce bleu est aussi kitsch que le rose, aussi artificiel que tappe-à-l'oeil, car le possesseur de cette voiture, qui ne voit que par le bleu kitsch, veut imposer sa vision du monde à autrui. Cette couleur est agressive, comme peut l'être un panneau publicitaire. Tout sonne faux dans ce monde moderne. D'où la quête d'authenticité d'Onassis.

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tison2feu Membre 2 772 messages
Forumeur forcené ‚
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Il hésite entre la voiture bleue (mère) et le parallélépipède noir (phallus symbolique)

se retrouve devant l'entrée du sexe féminin : le pont avec ces deux courbes bien galbées symétriques

(Le pont symboliquement est aussi sensé représenter la liaison sexuelle du père et de la mère.)

Il a alors tendance à se désintégrer, il ne veut pas revenir vers la femme et donc une voiture le percute

"Le lac Onassis est gelé"

(Il ne peut donc plus tomber à l'eau (dans/vers la femme))

Sans recourir à ton explication psychanalytique, nous pouvons tout aussi bien considérer que les deux courbes bien galbées du pont symbolisent son amour pour sa compagne. Mais désormais, depuis sa "révélation", Onassis fait un va-et-vient continuel entre ce pont blanc qu'était son amour initial (aux feux mouvementés) et ce pont noir (sous lequel stagnent désormais les eaux figées et glacées de l'amour).

Seul le mouvement perpétuel permet de trouver un équilibre sensori-moteur (J'ai appris avant-hier, qu'un chercheur a mis en évidence le fait que les plantes n'ont pas seulement besoin de lumière mais ont besoin de bouger sans arrêt pour donner à l'ensemble de leur feuillage une forme équilibrée).

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tison2feu Membre 2 772 messages
Forumeur forcené ‚
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Cela ne va pas contre ce que je montre. Le texte et la vidéo ne sont pas la même chose, sans doute tout simplement parce que le réalisateur (de la vidéo) n'est pas le même que l'auteur du texte. Il y a cependant un lien. Le texte est la partie émotionnelle, et comme tu l'as vu, se rapporte à une rupture d'un être avec un autre, sans plus de précision. La vidéo, quant à elle, raconte le processus de départ, elle est la partie philosophique, reposant sur cette psychologie du départ. Elle s'appuie sur des symboles philosophiques bien connus : la lumière/l'obscur, la course/l'inertie, le discernement/le piège, le vrai/l'illusion, etc...

Ce qui m'interpelle dans ce processus de départ et cette apparition de la tour noire résulte du fait que la couleur noire sert de révélateur, mais cette révélation est négative, en ce sens qu'elle nous indique que nous vivons dans un monde faux, laid et artificiel, sans aucune indication de ce que pourrait être un monde vrai, beau et authentique.

Le hasard fait que je suis en train de lire Tu dois changer ta vie - De l'anthropotechnique, par Peter Sloterdijk, et c'est un poème de Rilke qui sert de point de départ à la réflexion du philosophe allemand. Or, dans ce poème, le processus de départ est à l'opposé de celui d'Onassis : la révélation de Rilke est positive, en ce sens qu'elle nous fait toucher du doigt la possibilité de se surpasser somatiquement et intellectuellement (dans le prolongement de certaines ascèses de la Grèce antique) à la seule vue de la beauté du torse d'Appollon. Mais l'impératif de vie est identique : "Tu dois changer ta vie".

Rilke / Sloterdijk : "Tu dois changer ta vie"

<A href="http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/torse-masculin">00100534_000.jpg

Torse antique daté du Vème s. (entre archaïsme et classicisme)trouvé dans le théâtre de Milet en 1872

_______________

TORSE ARCHAIQUE D'APOLLON

Nous n'avons pas connu sa tête prodigieuse

où les pupilles mûrissaient. Mais son torse

encore luit ainsi qu'un candélabre

dans lequel son regard, vrillé vers l'intérieur,

se fixe et étincelle. Sinon, tu ne serais

ébloui par la poupe du sein, et la légère

volte des reins ne serait parcourue du sourire

qui s'en va vers ce centre où s'érigea le sexe.

Et la pierre sinon, écourtée, déformée,

serait soumise sous le linteau diaphane des épaules

et ne scintillerait comme fourrure fauve

ni ne déborderait de toutes ses limites

comme une étoile : car il n'y est de point

qui ne te voie. Tu dois changer ta vie.

Raina Maria Rilke, Nouveaux Poèmes_______________

"Ce qu'il y a de mystérieux en elle, écrit Sloterdijk, ce n'est pas seulement le fait que rien ne la prépare, sa soudaineté. "Tu dois changer ta vie" - cela semble provenir d'une sphère dans laquelle on ne peut émettre aucune objection. On ne peut pas décider non plus de quelle position est prononcée cette phrase, mais sa verticalité absolue ne fait aucun doute. On ne sait pas si ces mots jaillissent tout droit du sol pour me barrer le chemin à la manière d'un pilier, ou s'ils tombent du ciel pour transformer le sol devant moi en un abîme, si bien que mon pas suivant devrait déjà s'inscrire dans cette vie transformée que l'on réclame."

Peter Sloterdijk, Tu dois changer ta vie, "L'ordre venu de la pierre" p.43

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Membre, 74ans Posté(e)
Blaquière Membre 15 999 messages
Maitre des forums‚ 74ans‚
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D1. Témoigner.

572858C1tmoigner.jpg

A suivre...

Tout se passe comme si vous teniez à vous aveugler du contenu manifeste pour ne jamais aborder le contenu latent.

Comment ne pas considérer dans l'image au dessus qu'il s'agit dune forme phallique, d'une forme érigée, d'une...érection.

Vos développement sur la couleur noire, sur l'avenir, à mon sens ne sont là que pour vous cacher l'origine simple et même simpliste

des pulsions.

On ne peut pas rester au niveau du sens de la sublimation (qu'on veut nous faire avaler -sans sousentendu !-) : une vraie analyse implique d'établir le lien entre le sens de la sublimation et son origine réelle.

Il s'agit d'images !

Et donc il faut rechercher la ressemblance avec des formes et non pas des idées.

Ainsi les jolies courbes symétriques du pont vers les quelles le sujet va puis qu'il fuit correspondent non pas à un concept intellectuel comme l'amour, mais à ce qui en est l'origine réelle, je veux parler du sexe de la femme, et même de ses "lèvres" pour être plus précis.

Maintenant pourquoi j'en suis venu à la conclusion (que vous avez le droit de rejeter) que la noir est la couleur du père ?

Par les nombreux exemples qui nous entourent :

Le curé ("mon père" ) est habillé en noir.

Les arbitres de foot ont longtemps été vêtus de noir qui représentaient la loi (et donc le père) sur le stade.

Aujourd'hui, les soldats de Daesh (qui se disent soldats de Allah, dieu le père). sont en noir.

Et de façon générale, le costume masculin porté par tous les politiques, par ceux qui veulent en imposer est plutôt très foncé, quasiment noir. Toujours. ils veulent dire par cette couleur non pas qu'il sont du côté de l'avenir ou de l'inconnu mais du côté du pouvoir, de l'autorité, de la loi, du père.

Mais le débat reste ouvert et je veux bien qu'on me donne des contre exemples.. . et à faire amende honorable si je me suis trompé !

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 5 390 messages
If you don't want, you Kant...,
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Bonjour Tison,

Tes réflexions sur ce clip video m'inspirent à mon tour quelques réflexions (J'aurais pu répondre tout aussi bien à Jean Ghislain, dont je partage l'analyse).

Si cette tour noire représente l'avenir, alors l'avenir est bien sombre et désespéré !

Or, Onassis parle d'espoir. Il y a donc forcément une autre interprétation.

Quand j'ai lu ton commentaire, je me suis dit que j'avais sans doute commis une erreur, ce que tu disais semblait évident, mais je l'ai ressassé dans ma tête ensuite ( ce qui n'a rien d'une éloge du silence cela-dit en passant, mais un murissement, du recul ), je me suis demandé pourquoi j'avais moi-même utilisé ce mot avenir plutôt qu'un autre, et puis soudain, surgissant des tréfonds de mon esprit, l'explication !

J'avais initialement répondu à Jean-Ghislain plus pour permettre une passerelle, créer un pont avec notre ami, qu'une attirance prononcée pour une analyse textuelle ou vidéographique, qui n'est pas ma tasse de thé, ni ma passion, il est donc possible que je ne m'y prenne pas correctement, surtout que ma grille de lecture occulte le référencement au caractère religieux, ou encore celui de Blaquière trop psychanalytique à mon goût.

Je me suis quand même pris un minimum au jeu, s'il faut le préciser : )

L'étincelle disais-je, pour répondre à l'avenir " sombre " que tu pointes du doigt, est que le noir n'est pas associé à quelque chose de pessimiste, mais tout simplement au fait que cet avenir possible qui s'offre à lui est parfaitement incertain, et quelle couleur peut mieux représenter l'ignorance, ce qui échappe à notre vue, que ce qui est sombre, noir, sans lumière ! Et suivant ce que j'en comprends, c'est bien le cas, puisqu'il préfère tenter sa chance vers une autre vie, sans savoir ce qui l'attend, alors que cette vie-ci bien connue, donc lumineuse, ne lui sied plus, il quitte ce qui est visible, sous ses yeux, pour quelque chose, de non visible, qui échappe à sa vue, d'inconnu, et si la métaphore/l'analogie à la lumière est pertinente, alors, elle est cohérente avec la vidéo.

Et le fait qu'il passe par cette tour noire, et qu'il ne reste qu'un nuage informe, me laisse entendre, qu'il ne reste qu'un souvenir de lui dans ce monde qu'il a quitté, rappelant qu'une part importante de la vidéo, possède des images qui sautent, qui grésillent, elles sont donc elles aussi une forme atténuée de la réalité, un succédané à celle-ci, ce qu'il laisse est une autre trace, une image aussi mais difforme, puisque tout n'est que représentation.

Onassis part dans le désert parce qu'une petite voix lui intime impérativement : "Tu dois changer ta vie !"

Représentée par la voiture qui lui fonce dessus !?

J'avoue trouver des similitudes avec l'allégorie de la caverne. D'ailleurs, toi-même parles d'"état transcendant". Mais je note une différence de taille dans l'allégorisation d'Onassis : si même nous pouvons parler de "transcendance", celle-ci n'en demeure pas moins sur un plan d'immanence. En clair, Onassis ne se réfère pas à un arrière-monde, un au-delà, comme dans le monde des Idées de Platon, avec sa tension verticale (la lumière dans la caverne vient d'en haut). Chez Onassis la tension est horizontale, sur un plan d'immanence.

Je parlais d'état transcendant, dans la mesure où cela s'était d'une certaine manière imposé à lui, ce n'est pas une démarche volontariste, intentionnelle.

C'est pour ça, que je ne ferai pas de rapprochement avec la célèbre allégorie, la démarche n'est pas la même, ni dans son origine/existence, ni dans son but, car le héro, ne sait pas ce qu'il veut, seulement tenter sa chance ailleurs, car au moins ici, il sait que tout ceci ne lui convient pas dorénavant, sa méthode n'est pas d'atteindre, mais de partir/fuir, cette nuance me semble de taille, c'est donc de l'ordre du ressenti, et non du réfléchi, si je puis dire, d'où ma réticence à y voir un développement philosophique.

Qu'en penses-tu ?

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Membre, 74ans Posté(e)
Blaquière Membre 15 999 messages
Maitre des forums‚ 74ans‚
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Il y a une quinzaine d'années, pour une exposition,

j'avais réalisé le tableau récapitulatif suivant.

(C'est ce tableau qui a rendu furieux les "philosophes" du forum qui m'a banni.)

Mais je pense qu'ici (sans flagornerie) vous avez l'esprit plus ouvert.

Alors, je vous livre mon "tableau" générique

bien sûr tout est à discuter.

http://nsm08.casimag...85013512205.jpg

15081611113114485013512205.jpg

J'ai remarqué que tout récemment, la table des présentateurs de journaux télévisés a changé.

De plus en plus, la table en forme de triangle pénétrant est remplacée par une table en forme de "pince", de "nasse". Jusqu'à présent, il fallait que le spectateur soit "pénétré par la bonne parole du présentateur.

Aujourd'hui, il est "capturé" , prisonnier. Il ne lui est plus permis de penser autre chose que la pensée officielle.

Voilà ! c'est la mise à jour, la réactualisation du programme !

:

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Membre, 74ans Posté(e)
Blaquière Membre 15 999 messages
Maitre des forums‚ 74ans‚
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Comment pouvez-vous chercher des significations improvisées du monolithe parallélépipédique et de sa couleur noire

que l'on REtrouve dans ce clip, sans constater ni admettre qu'il est tout droit sorti du film de Stanley Kubrick "2001 l'odyssée de l'espace ?!

Trouvez sa signification dans le film de Kubrick et appliquez là ici !

Je sais que la philosophie (ou les philosophes) est en général allergique aux raisonnements de la psychologie des profondeurs.

Il faut s'efforcer d'admettre, de considérer que c'est la matière et la vie qui priment. L'idée ne vient que plus tard, au niveau de la sublimation. Elle n'est qu'une "plus value" !

Elle n'est jamais la cause des pulsions ou des motivations profondes.

Il faudrait une fois pour toute admettre humblement que ce que nous croyons reconnaître comme nos/les motivations profondes

n'est qu'un masque qui nous cache le réel.

Il faut admettre que le Vrai bus suprême de Clinton (l'homme le plus puissant du monde !) était de se taper ses secrétaires, celui de Sarko, une top model, et celui de Hollande une actrice. les raisons politiques et les 'droits de l'homme" ne sont que des camouflages.

Que des sens apparents, des raisons manifestes. Trop manifestes.

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Membre, Posté(e)
tison2feu Membre 2 772 messages
Forumeur forcené ‚
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Tout se passe comme si vous teniez à vous aveugler du contenu manifeste pour ne jamais aborder le contenu latent.

Comment ne pas considérer dans l'image au dessus qu'il s'agit dune forme phallique, d'une forme érigée, d'une...érection.

Vos développement sur la couleur noire, sur l'avenir, à mon sens ne sont là que pour vous cacher l'origine simple et même simpliste

des pulsions.

On ne peut pas rester au niveau du sens de la sublimation (qu'on veut nous faire avaler -sans sousentendu !-) : une vraie analyse implique d'établir le lien entre le sens de la sublimation et son origine réelle.

Il s'agit d'images !

Et donc il faut rechercher la ressemblance avec des formes et non pas des idées.

Ainsi les jolies courbes symétriques du pont vers les quelles le sujet va puis qu'il fuit correspondent non pas à un concept intellectuel comme l'amour, mais à ce qui en est l'origine réelle, je veux parler du sexe de la femme, et même de ses "lèvres" pour être plus précis.

Maintenant pourquoi j'en suis venu à la conclusion (que vous avez le droit de rejeter) que la noir est la couleur du père ?

Par les nombreux exemples qui nous entourent :

Le curé ("mon père" ) est habillé en noir.

Les arbitres de foot ont longtemps été vêtus de noir qui représentaient la loi (et donc le père) sur le stade.

Aujourd'hui, les soldats de Daesh (qui se disent soldats de Allah, dieu le père). sont en noir.

Et de façon générale, le costume masculin porté par tous les politiques, par ceux qui veulent en imposer est plutôt très foncé, quasiment noir. Toujours. ils veulent dire par cette couleur non pas qu'il sont du côté de l'avenir ou de l'inconnu mais du côté du pouvoir, de l'autorité, de la loi, du père.

Mais le débat reste ouvert et je veux bien qu'on me donne des contre exemples.. . et à faire amende honorable si je me suis trompé !

Des contrexemples ?

Le curé habillé en noir ? Le noir est, je suppose, couleur de deuil du Christ.

Les imams quant à eux sont en habits blancs. Les bouddhistes en habits orange, etc.

Comme quoi, si même le noir peut symboliser l'autorité en général, notamment en Occident, cela ne peut en aucun cas être applicable à tous les cas de figure à travers le monde. Il est important de connaître le symbolisme au cas par cas.

Idem dans l'application des symboles de ton tableau. Il t'avait été reproché, à juste titre, de donner par exemple une interprétation sexuelle au signe chinois signifiant "milieu". Tu parviens ainsi à faire dire à ce signe chinois ce qu'il ne dit pas. Cette interprétation pansexuelle ne peut être généralisée.

EDIT : Pour expliquer le phénomène de la sublimation (qui me semble bien réel en effet), je ne vois pas l'intérêt de recourir à ce pansexualisme freudien. Il y a bien refoulement de pulsions sexuelles ou violentes dans la sublimation artistique, philosophique ou religieuse, mais cela peut s'expliquer pragmatiquement par le phénomène incontournable et nécessaire du rituel dans toute société (de tout temps l'homme a inventé des rites permettant de neutraliser son agressivité naturelle, afin de rendre possible la vie en collectivité). Or, l'agressivité n'est pas seulement sexuelle, et le pansexualisme n'explique pas tout. Cette ritualisation des moeurs peut passer par l'utilisation de techniques d'exercices d'entraînement plus ou moins ascétiques, plus ou moins transcendantes. Lorsque la trancendance religieuse s'en mêle, ces techniques permettent d'évacuer en outre la peur de la mort.

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tison2feu Membre 2 772 messages
Forumeur forcené ‚
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1/ [une petite voix intimant Onassis à changer sa vie] Représentée par la voiture qui lui fonce dessus !?

2 /Je parlais d'état transcendant, dans la mesure où cela s'était d'une certaine manière imposé à lui, ce n'est pas une démarche volontariste, intentionnelle.

C'est pour ça, que je ne ferai pas de rapprochement avec la célèbre allégorie, la démarche n'est pas la même, ni dans son origine/existence, ni dans son but, car le héro, ne sait pas ce qu'il veut, seulement tenter sa chance ailleurs, car au moins ici, il sait que tout ceci ne lui convient pas dorénavant, sa méthode n'est pas d'atteindre, mais de partir/fuir, cette nuance me semble de taille, c'est donc de l'ordre du ressenti, et non du réfléchi, si je puis dire, d'où ma réticence à y voir un développement philosophique.

Qu'en penses-tu ?

1/ Si nous respectons la chronologie des images, la fuite dans le désert a lieu dès le début de la video et donc le désir d'Onassis de changer quelque chose dans sa vie est bien antérieur à l'événement de la voiture qui fonce sur lui.

2/ En effet, cette "révélation" dans le désert semble s'imposer à lui, mais pourtant ne résulte-t-elle pas d'une démarche volontariste, à l'identique du prisonnier de la caverne platonicienne qui parvient à s'échapper de sa prison ? Dans les deux cas (Onassis et le prisonnier de Platon), il y a "conversion" au sens propre et figuré. L'un et l'autre décident de tourner le dos à l'obscurité. L'un et l'autre décident de tourner le dos à la fierté, l'ambition, la volonté de se faire valoir (= thymos grec) et la voracité sexuelle (eros grec). Onassis recherche un lieu ensoleillé, le soleil dans le désert. Le désert = lieu vidé de tout, de toutes "connaissances". Le terme "connaissances" est très vague : connaissances sensibles ou connaissances intellectuelles ? La question reste ouverte. (J'opte pour les deux, puisque nous pensons avec notre corps !).

Enfin, ce ne sont qu'interprétations, et nous ne faisons qu'exposer des points de vue où la subjectivité est grande (surtout en art) !

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 5 390 messages
If you don't want, you Kant...,
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Il y a une quinzaine d'années, pour une exposition,

j'avais réalisé le tableau récapitulatif suivant.

(C'est ce tableau qui a rendu furieux les "philosophes" du forum qui m'a banni.)

Mais je pense qu'ici (sans flagornerie) vous avez l'esprit plus ouvert.

Alors, je vous livre mon "tableau" générique

bien sûr tout est à discuter.

Je ne peux bien évidemment pas tout rejeter d'un bloc, pour plusieurs raisons, dont celle qui veut qu'il doit exister une symbolique plus ou moins dans l'inconscient collectif, et qui soit perçu grossièrement par endroits dans le tableau, mais je ne peux me résoudre à embrasser l'ensemble, j'étais déjà en opposition avec les vues de Freud, quand il voyait des phallus partout, certes la libido est une chose fondamentale, mais elle n'est pas la seule à agir, il y a d'autres forces/pulsions.

Par ailleurs, il est inévitable qu'il existe des corrélations entre symboles employés différents, soit par manque d'inspiration, soit par convergence, soit effectivement par continuité de signification, mais on ne peut pas, je pense, généraliser autant, c'est comme les astrologues qui trouvent des liens dans les étoiles avec la vie des individus, ou le langage des fleurs, on peut toujours mettre des choses en relation, mais il est loin d'être évident qu'il y ait causalité, et c'est bien ça qui me chagrine. Corrélation, n'est absolument pas équivalent à causalité, la science regorge d'erreurs de ce genre.

Et je persiste à penser que nos pensées, inconscientes, ne sont pas toujours masquées ou déformées, même dans les rêves, parfois les choses sont parfaitement explicites, ou suffisamment claires pour ne pas être transformées, ce qui excite mon esprit n'a pas besoin d'être à ce point transfiguré pour agir et avoir un effet, parfois c'est plus une situation qu'une image statique qui déclenche un processus, ce que cela évoque en moi, surtout quand mes arrières pensées sont déjà fortement orientées dans une direction donnée, par exemple lorsque tu as vraiment faim, n'importe quel indice pouvant faire référence à de la nourriture nous sautent aux yeux avec bien plus de vigueur que lorsque l'on est rassasié ou que la faim est modérée, de même si l'appétit sexuel est important, de petits détails vont surenchérir cette énergie, ainsi de suite, jusqu'à ce que la conscience soit partie prenante dans l'affaire, ces indicateurs ou ces indices peuvent être complètement explicites, mais pas toujours perçu directement par notre vision consciente, comme un chat qui mange une souris, ou une odeur dans la rue, alors que l'on crève de faim, ou une étoffe/lingerie de femme, des bruits de talon, qui stimulent de façon énergique notre manque, il n'y a rien de symbolique ou latent là-dedans, tout est à prendre au premier degré, les liens sont directs. Ou dans des émissions, qui font le divertissement à noël, qui dérapent, parce qu'une scène, soudain, fait songer à autre chose que ce qu'elle est sensée montrer directement, l'évocation a posteriori n'est pas non plus totalement déformée, elle est même patente, à condition de faire le parallèle/l'équivalence avec l'autre situation, de part les gestes ou l'agencement de plusieurs distincts. Tout n'est donc pas latent ou masqué/déformé, et je crois qu'à trop chercher dans cette direction, on finit par oublier ce qui crève pourtant les yeux, les stimulations directes, ou les conditionnements.

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