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Lâchez-nous avec la valeur travail !


Pasdepseudo

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Membre, X-Banni-X, 44ans Posté(e)
nonobonobo Membre 9 387 messages
44ans‚ X-Banni-X,
Posté(e)

Bonjour,

avant de discuter de cette lettre ouverte et de son contenu, ne faudrait il pas statuer sur cette notion de "travail"?

Comme je le comprend à la lecture du document, nous parlons ici de travail dans le sens "emploi". Alors non être employé n'est pas aujourd'hui, toujours valorisant, ni valorisé.

Travailler, chacun de nous le fait au quotidien, que ce soit pour soi même ou pour un patron, pour gagner de l'argent ou simplement pour le plaisir...

La femme accouchant est "en travail", la femme au foyer "travaille" aussi à élever ses enfants, tenir sa maison, etc.... Le mâle dominant (pardon :D) "travaille" également lorsqu'il se rend à l'usine, histoire de gagner un salaire, le patron aussi "travaille", en créant de la richesse via le travail de ses employés.

Bref sans une notion claire et nette de "travail" cette discussion tournera court.

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Membre, 36ans Posté(e)
Pasdepseudo Membre 711 messages
Baby Forumeur‚ 36ans‚
Posté(e)

Je viens de regarder dans le dictionnaire, il existe de nombreuses définitions pour le terme "travailler" :

"effectuer un travail ; soutenir un effort en vue d'obtenir un résultat"

"exercer un métier, une activité professionnelle"

"agir de manière à produire un effet, un résultat"

etc.

Elle en parle également du terme travail dans l'article :

"L'étendue du champ couvert par le concept « travail » est ainsi réduite à son expression la plus simpliste : l'emploi comptabilisé par les statistiques nationales. Tout le reste - de la pratique des artistes aux corvées domestiques - n'en fait pas partie puisqu'il ne rentre pas dans l'une des cases prévues par l'INSEE, Pôle Emploi ou le Bureau International du Travail."

Je pense que le terme travail concerne une multitude d'activités.

Mais ce terme selon moi a dérivé... Beaucoup de gens pensent qu'on travail seulement quand on occupe un emploi...

Personnellement, je pense travailler plus et plus intelligemment en dehors de mon emploi.

Pourquoi travailler moins intelligemment au sein de mon emploi ? Pour gagner de l'argent pour vivre...

Et je ne suis pas le seul dans ce cas.

Pour moi, l'argent n'a pas un effet incitateur sur mon travail, plutôt un effet bloqueur.

C'est comme ça ? NON ! ça peut changer :)

"À contre-emploi : une bande dessinée sur le revenu de base"

http://revenudebase.info/2014/09/15/contre-emploi-bande-dessinee/

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Membre, Dégonfleur de baudruches, 68ans Posté(e)
Dinosaure marin Membre 24 125 messages
68ans‚ Dégonfleur de baudruches,
Posté(e)
Étymologie du mot TRAVAIL : tripalium (latin populaire).

Le mot latin populaire "tripalium" désignait un instrument d’immobilisation (et éventuellement de torture) à trois pieux. On appelle encore "travail" un appareil servant à immobiliser les chevaux rétifs pour les ferrer ou les soigner. Le mot "travail" désignait autrefois l’état d’une personne qui souffre (ce sens est toujours utilisé en obstétrique). Il a été étendu ensuite aux occupations nécessitant des efforts pénibles, celles des "hommes de peine", puis à toutes les activités de production.

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Membre, X-Banni-X, 44ans Posté(e)
nonobonobo Membre 9 387 messages
44ans‚ X-Banni-X,
Posté(e)

Merci à vous deux pour ces exemples, qui démontrent bien tous les aspects du travail, et tous les emplois possibles de ce mot.

Demandons donc à l'auteur du topic de nous expliquer ce qu'il pense de la lettre ouverte ainsi partagée, et les motivations d'une telle revendication...

Sinon, moi je travaille vraiment, mais je n'ai pas de salaire (j'ai la chance de ne pas avoir à gagner de l'argent pour vivre, puisque mon travail suffit à subvenir aux besoin premiers de ma famille). Mais j'ai pour valeur le "travail", et je l'inculque à mes enfants, par petites touches...

"On n'a rien sans rien", "tu aides à la maison, tu gagnes un sou, ou une autre forme de reconnaissance", "si tu sèmes bien, tu récolteras bien", etc....

On peut parler de la valeur du travail, et de "valeur travail", mais pour celà il faut bien définir ce que l'on entend par le mot "travail". ;)

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Membre, Posté(e)
amissa somnium Membre 3 982 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Dans l'absolu ,le travail pour vivre est une hérésie ,le travail par contre pour l'avancement de l'humanité c'est autre chose ..

Nous pouvons créer une société ou l'argent n'est pas le maître,au moins 80 % des taches générale dans le monde du travail de subsistance est automatisable .

Dire que " gagner sa vie " c'est louable est une abomination ,on ne gagne pas sa vie ,on est en vie !!

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Membre, X-Banni-X, 44ans Posté(e)
nonobonobo Membre 9 387 messages
44ans‚ X-Banni-X,
Posté(e)

Dans l'absolu ,le travail pour vivre est une hérésie ,...

Non, pour la simple et bonne raison que si l'on veut manger des carottes, il faut préparer le potager, semer les graines, éclaircir les plantons, récolter, laver, éplucher, et consommer...

Donc même si l'on ne "gagne" rien financièrement parlant, on fournit tout de même un certain travail.

Bien sûr qu'à un moment donné, il faut faire en sorte de s'en sortir, donc il faut "se sortir les doigts du cul", sans pour autant tomber dans les extrêmes et le travail en tant que salarié exploité...

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

Travailler c'est aussi participer à la société, participer à un projet de vie ensemble. Aujourd'hui ça peut prendre des formes très peu ludique, mais combien d'entre nous irait participer à la construction d'une école en bois si on nous le proposait? Genre demain le maire de ta ville (toi lecteur) et te proposes "voilà, on a tous les matériaux à disposition, un maitre d'ouvrage mais on a besoin de gens pour porter des trucs, assembler des bazars, viser, clouter etc. pour fabriquer une école toute neuve 100% écolo". Quel genre d'enfoiré répondrait "non le travail c'est de l’aliénation, je vais rester chez à regarder la télé".

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Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)

On est aussi dans une société de consommation : la consommation valorise plaisir et loisirs.

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Membre, X-Banni-X, 44ans Posté(e)
nonobonobo Membre 9 387 messages
44ans‚ X-Banni-X,
Posté(e)

OK Ocytocine, cependant on peut encore allier travail et plaisir.

Il est dommage de laisse croire que chaque salarié subit une certaine forme de torture, quand certains s'éclatent dans leur emploi. ;)

Là je pense à certaines personnes de mon entourage, qui sont salariées, parce que certes leur job est pénible, le patron n'est pas toujours sympa, mais ils prennent toujours du plaisir à faire ce pour quoi ils ont été formés...

En vrac mon frère : mécanicien, mon homme : paysagiste et mon beau frère : maçon.

Pas d'avantages liés à l'emploi, des petits patrons, donc pas forcément de prime d'intéressement, ou productivité, mais une vraie volonté de bien faire, un vrai plaisir de savoir que ce que l'on fait, on le fait bien et consciencieusement...

Je pense qu'il faudrait détacher les notions de "travail" et "argent gagné", car on peut ne pas gagner d'argent en faisant un bon travail, qui apporte bien plus à la personne (et par effet ricochet à la société) que de faire un job emmerdant au possible qui rapporte du fric.

Après chacun voit midi à sa porte et je connais des gens supportant la misère d'un job "alimentaire", c'est ce qu'il faut combattre, plutôt que de vouloir anéantir la valeur "du travail" ou la "valeur travail". ;)

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Membre, X-Banni-X, 44ans Posté(e)
nonobonobo Membre 9 387 messages
44ans‚ X-Banni-X,
Posté(e)

Tu crois que les gens qui "s'éclatent" dans leur emploi sont majoritaires ?

Non, mais il y en a. :sleep:

Après, comme je tente de l'expliquer, on peut absolument être "bien dans ses baskets" sans pour autant "travailler".

C'est la société et ses cases prédéfinies qui usent et abusent l'être.

Exemple de base : je suis mère au foyer, quand je dois remplir des formulaires administratifs, je dois cocher "sans activité", et pourtant élever des enfants, soigner des bêtes, entretenir un potager, être mère au foyer, c'est un métier à temps complet...

Alors si l'on prend le "travail" comme "être salarié", c'est clair que la majorité en chie aujourd'hui, et l'idée que "le travail c'est la santé", est absolument fausse, ainsi que la suite "ne rien faire, c'est la préserver", c'est faux aussi.

Sans activité, on se meurt à un certain moment.

Bref je ne cautionne absolument pas le modèle actuel, et je me fais fort de le contrer en offrant "mieux" (je le pense) à mes enfants que si j'allais "travailler" pour un patron (et même à 3000 euros mensuels). Les notions, valeurs sont tellement subjectives et superficielles aujourd'hui, que je crois vraiment qu'il faut maintenir ces "valeurs" pour les générations futures...

Alors revenons en juste à cette notion de "travail", et tentons de l'expliquer, avant de la louer ou la dénigrer. ;)

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Membre, 48ans Posté(e)
Sombre Membre 311 messages
Baby Forumeur‚ 48ans‚
Posté(e)

Travailler c'est aussi participer à la société, participer à un projet de vie ensemble.

C'est une des valeurs du travail. Tout salarié ne travaille pas uniquement pour lui-même, Il participe au bien-être de chacun en reversant une partie de ses revenus à la collectivité. Ainsi celui qui ne peut travailler n'est pas totalement exclus économiquement de la société. Tout travail si peu gratifiant qu'il soit possède cette valeur solidaire.

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Membre, 52ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 47 126 messages
Maitre des forums‚ 52ans‚
Posté(e)

On travaille pour nous même mais indirectement, que ce soit avec nos impôts effectivement qui nous permettent d'avoir tous ce qu'on a oublié et qui est gratuit, du mec qui refait les routes au médecin qui ouvre la cage thoracique. Mais chaque travailleur voit directement ce qu'il fait et où ça va. Je joue de la musique pour les gens et je vois la banane des gens qui viennent après le concert: c'est mon premier salaire, mais je sais que j'ai bossé des années pour ces gens. Quand je suis garagiste je répare les voitures des gens qui sont soulagé de repartir avec une voiture qui marche. Quand je suis vendeur en parfumerie je suis là pour orienter les gens qui cherchent quelque chose...

A la limite je travaille pour ma famille quand je rénove ma maison, donc pour moi aussi... En fait plus j'y pense, moi je trouve d'exemple où je ne travaillerais que pour moi... Faudrait que je fasse un potager et que je garde tout pour moi, mais tout ceux qui font un potager en profite pour échanger des fruits et légumes avec des voisins, voire ils donnent des citrouilles parce que cette année y en a de trop et y a plus de place dans le congélateur....

Je pourrais théoriser sur le fait que le travail (qu'il soit physique, spirituel, intellectuel ou artistique) c'est s'offrir aux autres. Ce qui n'empêche pas ces bons moments de paresses uniquement pour soi, ce doux égoïsme qui nous est nécessaire pour nous recréer.

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Invité Atrebate
Invités, Posté(e)
Invité Atrebate
Invité Atrebate Invités 0 message
Posté(e)

La notion de travail appliquée à toute tâche exécutée en vue d’une production est un concept tardif.

Très longtemps le travail est resté en dehors des considérations d'utilité sociale et même matérielle.

Là, le manoeuvre pouvait participer à la même production que l'ouvrier qualifié, il restait une nuance entre son travail et l'oeuvre du maitre artisan.

Au delà de l'utile, le maitre artisan créait du beau.

la nuance disparait quand ils construisaient une cathédrale, qui ne sert pas les catégories de l'économie.

Ensuite on définit la valeur-travail par le produit. Avec la possibilité de confisquer la plus-value.

On parle de valeur-travail... pas de travail.

L'auteur de l'article parle d'inégalité dues au niveau d'études, et s'érige un peu contre. Mais elle oublie que c'est le produit (idéologie biblique du travail, éclatée ensuite en marxisme-capitalisme) qui fait la valeur travail.

Et elle ne mentionne pas ce qui a fait historiquement les nuances.

Le "Beau", puis ensuite "plus-value".

Le niveau d'études c'est flou. Pour quel travail ? La production ? La plus-value ? Autre ?

Une critique contemporaine, qui doit définir les points de départ et les évolutions.

Dommage.

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Membre, Posté(e)
amissa somnium Membre 3 982 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Non, pour la simple et bonne raison que si l'on veut manger des carottes, il faut préparer le potager, semer les graines, éclaircir les plantons, récolter, laver, éplucher, et consommer...

Donc même si l'on ne "gagne" rien financièrement parlant, on fournit tout de même un certain travail.

Bien sûr qu'à un moment donné, il faut faire en sorte de s'en sortir, donc il faut "se sortir les doigts du cul", sans pour autant tomber dans les extrêmes et le travail en tant que salarié exploité...

C'est chiant quant vous jouez sur les mots ,je parle de travail à l'usine rémunérais car sans ça ,tu as pas d'argent pour manger ,c'est marche ou creve en gros ,si ta pas de potage ou terrain ,tu les cultives pas tes carottes ..

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Invité Atrebate
Invités, Posté(e)
Invité Atrebate
Invité Atrebate Invités 0 message
Posté(e)

Tu rêves pas d'une société ou toute la production est robotisée ? Et juste pour nous un service citoyen de quelques heures par semaines pour créer du lien social (du coup social aurait une autre définition, enfin ce serait un retour au vrai sens du mot, pas le vieux foutre socialiste), on serait tous artiste et on cultiverait le lien social dans le respect de son semblable, l'argent devenant obsolète et la compétition improbable et ridicule de toutes façons.

Ce serait dur pour les moches mais ça l'est déjà dans un système productif aliénant pour l'homme.

Plus sérieusement, prendre appui sur la technique pour délivrer l'homme de la contrainte.

On ne peut pas revenir à un ordre ancien (oeuvre) et pas non plus se satisfaire de l'ordre présent, il faut créer un ordre nouveau.

Mettre la technique au service du dépassement de l'idéologie du travail, de laquele découle la valeur-travail (évolution de...).

L'ordre actuel c'est le saccage écologique, pas assez de travail pour tous, destruction du lien social, migrations massives...

Un retour n'est pas possible, puisque c'est la technologie qui assure la survie de notre espèce.

Ordre nouveau, projet réalisable ? (contrairement au mythe marxiste).

Nan je déconnais pas en fait au début de mon message.

La marche en avant reprendra.

Fini le consumérisme en définissant les besoins naturels de l'homme. Fini l'idéologie du travail.

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Membre, 30ans Posté(e)
Delateur Membre 231 messages
Baby Forumeur‚ 30ans‚
Posté(e)

Depuis la révolution industrielle l'homme a perdu tout intérêt dans le travail. Avec notamment le fordisme et l'OST (organisation scientifique du travail), le travail est devenu un moyen de vivre ni plus ni moins. Pourtant il est nécessaire à l'homme d'avoir dans sa vie un moyen de satisfaction. Avant il pouvait se faire au niveau du travail, avec l'implication d'un ouvrier du début à la fin de son oeuvre (à l'image de l'artiste). La vision du travail contemporain a lancé le développement des loisirs, afin toujours de satisfaire l'homme, de donner un sens à sa vie.

Cependant il y a cette volonté des entreprises de revaloriser les employés et de leurs donner à nouveau goût au travail. Plus qu'une corvée, le travail redevient un moyen d'expression dans les grandes entreprises, notamment via la possibilité de proposer des améliorations dans le fonctionnement de celle-ci. De plus, la possibilité aux anciens de former des plus jeunes leur donne un visage plus valorisant de leur travail, et peut permettre de transmettre une certaine passion aux générations suivantes. En fait, on comprend que le travail doit être plus qu'une nécessité pour vivre, ça doit être un moyen d'expression.

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Membre, Posté(e)
Con testeur Membre 1 356 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Je suis un admiratif du travail. Je peux passer des heures à regarder quelqu'un travailler.

Il n'y a rien de plus gratifiant que de faire faire par un autre demain ce que sois même on pourrait faire aujourd'hui.

Le travail n'est pas la santé. Aucune législature n'indemnise les accidents du repos, uniquement les accidents du travail.

Con testeur.

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
Posté(e)
1411550906[/url]' post='9275735']

Vous connaissez une autre manière de subvenir à vos besoins?

Ouais,moi j'en connais une autre, c'est faire travailler les autres . Et c'est vachement plus rémunérateur !

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Membre, Posté(e)
nolibar Membre 1 217 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)

De l’utilité du travail :

Mon résumé, non exhaustif, de l’organisation de notre Société :

Toutes les personnes sur la planète Terre qui occupent un emploi utile à notre Société participent de façon collective à la production des biens de consommation nécessaire et normalement suffisants pour satisfaire les besoins de chacun d’entre nous.

J’en déduis de ce constat que les problèmes actuels de notre Société sont surtout et avant tout des problèmes de gestion qui devraient être résolus en grande partie par :

-Une gestion efficace de l’ensemble des ressources de la Terre pour éviter les gaspillages,

-Une gestion de l’ensemble des besoins des 7 milliards d’individus vivant sur notre planète,

-Une gestion des moyens de production nécessaires à la production des biens de consommation couvrant les besoins de ces 7 milliards d’individus,

-Une gestion du nombre d’heures nécessaires passées à travailler pour produire ces biens de consommation et répartition équitable de ces heures de travail entre ceux reconnus aptes,

-Une gestion de la répartition équitable des biens de consommation entre tous.

-Etc.

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Membre, 36ans Posté(e)
Pasdepseudo Membre 711 messages
Baby Forumeur‚ 36ans‚
Posté(e)

Notre système financier motive les gens ? Avoir un emploi, c'est valorisant ? Travailler contre de l'argent, c'est normal ? Sans ce système emploi/argent, les gens seraient fainéants ? C'est comme ça, on peut rien y faire ?

ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR ERREUR

CONDITIONNEMENT CONDITIONNEMENT CONDITIONNEMENT CONDITIONNEMENT CONDITIONNEMENT CONDITIONNEMENT CONDITIONNEMENT CONDITIONNEMENT CONDITIONNEMENT

Voici un discours (la réponse à ma question) qui change de l'habituel (celui à lequel nous sommes conditionnés par les 0.01% les plus riches du monde) :

Ma question :

"Quand je parle de l'économie basée sur les ressources (EBR), une remarque revient régulièrement : si les gens peuvent accéder aux services/besoins/biens sans contre-partie, ils ne feront plus rien. Je ne suis pas du tout d'accord avec cette remarque.

Mais cela me fait poser une question au sujet de l'EBR :

Si j'ai bien compris, chaque personne pourra accéder aux services, aux biens matériels sans contre-partie ?

C'est à dire que monsieur X si il le souhaite pourra accéder à ce qu'il veut en restant toute la journée à ne rien faire ?

C'est bien ça ?

Bien entendu, je sais très bien que les gens libérés de notre système économique feront une multitude de chose.

C'est simplement pour être bien sûr de comprendre l'EBR."

La réponse :

"Bonjour,

C'est une question qui revient souvent et c'est normal puisqu'elle représente un peu la base de tout notre système actuel.Si tu as le temps regarde cette vidéo sur le travail, elle permet de comprendre pas mal de truc (je la trouve bien mais je ne suis pas objectif puisque c'est mon "bébé").

Pour répondre par écrit je dirais que l'on mélange travail (aller gagner un salaire pour pouvoir vivre) et activité ("faire" quelque chose par plaisir).

Plus de 75% des gens n'aiment pas aller au boulot. Ils y vont parce qu'il faut manger et payer les factures. Si ils avaient le choix, ils n'iraient pas. C'est de là que l'on pense que si nous n'étions pas obligés, rien ne se ferait. Mais je ne connais personne qui ne fasse rien ou qui n'aime rien du tout (à part ceux qui ne se sentent pas du tout à leur place, ou qui ne l'on pas trouvé, dans ce monde et qui se sauvent de la réalité par écrans interposés).

Un exemple vaut mieux qu'un long discours.

Imagine que je t'offre un voyage au Bahamas, tous frais payer et où tu n'aurais qu'à t'occuper de la couleur du cocktail que tu désires, te faire bronzer et te baigner.

Si je t'offre ça 1 mois, c'est du bonheur. Trois mois, tu t'ennuierais vite fait et 1 an, ça devient de la torture. L'humain ne peut pas rester sans rien faire trop longtemps. C'est dans sa nature.

En fait, c'est tout l'inverse qui se produirait si nous n'avions plus à aller bosser.

Travailler c'est effectuer une action répétitive, subir un "petit chef" et gagner pas suffisamment par rapport à nos envies (ceux qui gagnent vraiment beaucoup n'ont pas le temps d'en profiter. Ils sont riches mais toujours au boulot).

Puisque les machines peuvent et savent faire ce boulot "à la con", laissons leur et consacrons notre temps sur ce qu'il nous plait.

Cela ne signifie pas qu'il ne se ferait rien puisque, si c'était possible, nous aimerions tous consacrer du temps, qui à la médecine, qui à l'astronomie, qui à la recherche, qui à la musique, qui à..... et même changer d'activité au cours de la vie car rien ne nous empêcherait de nous former tranquillement puisque rien ne nous presserait.

Alors imagine 7 milliards de personnes qui s'éclatent dans ce qu'ils font....résultat assuré. Et même si certains décidaient de ne rien faire...et alors ? C'est eux qui s'ennuieraient, ce seraient eux les malheureux.

De plus, à 7 milliards, pas besoin de consacrer beaucoup de temps en "obligation" de travail. 1) Parce que nous sommes nombreux et 2) parce que le travail chiant est effectué par les machines.

C'est la première fois depuis 10 000 ans que la machine peut nous remplacer sur la pénibilité. Cette nouveauté on ne la pas encore intellectualisé complètement.

Au lieu de pleurer au chômage qui galope on devrait se mobiliser pour l'arrivée de la gratuité.

Une preuve parmi d'autres, en occident 1/4 des gens font du bénévolat associatif (sport, culture, humanitaire....), toute génération et tous salaires confondus (c'est les chiffres d'état - INSEE) rien que ça, dans un monde d'argent, prouve que les gens aiment s'investir même sans retour financier, juste pour le plaisir et la reconnaissance.

Je pourrais en écrire des pages mais si tu souhaites plus d'échanges sur ce propos, je te propose un Skype ou un truc du genre histoire de pouvoir dialoguer.

Voilà pour toi.

Espérant avoir éclairci un peu le propos et restant à ton écoute,

Amicalement."

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