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De la liberté de culte au prosélytisme


zenalpha

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 56ans Posté(e)
zenalpha Membre 22 482 messages
56ans‚ Agitateur Post Synaptique,
Posté(e)

Nous sommes dans une société laïque permettant à chacun de pratiquer librement sa religion dans un cadre privé, sans jugement.

Et nous savons comme il est difficile d'accepter les différences d'autrui sans se sentir agressé ou manipulé.

Je me demandais quelle pouvait être cette frontière qui sépare ce qui relève de la liberté individuelle à pratiquer une religion et la liberté du droit d'expression des méthodes d'endoctrinement voire d'abus de confiance.

J'entends par là que, naturellement, personne ne s'étonnera que les églises aient un programme de communication, une recherche d'évangélisation et que, dans le même temps, la société Française est vigilante aux pratiques de sectes dont les plus dangereuses sont apocalyptiques et qui servent parfois de support à exploiter financièrement les nouveaux adeptes.

Ou commence et s'arrête la religion de la secte ?, la foi de l'illumination ?, la liberté de culte de l'endoctrinement ? La légitimité de l'illégitimité ? la légalité de l'illégalité ? le plaisir de partager sa croyance du recrutement ? Du souhait d'amener des arguments pour convaincre du prosélytisme ?

Selon moi, je trouve assez pertinents les textes de loi qui visent expréssément des cas concrets :

L'article 31 de la loi de 1905 qui punit ceux qui, par voie de faits, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d'exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune l'auront déterminé à exercer ou à renoncer à un culte, à s'abstenir ou à contribuer aux fraix d'un culte"

Le prosélytisme abusif concistant à exercer une pression abusive sur des personnes en situation de faiblesse.

Mais il me semble que la géométrie de cette appréciation est variable voire subjective.

Selon vous, qu'est ce qui est permis ou interdit d'un point de vue légal ou plus simplement d'un point de vue légitime dans la pratique, la défense ou l'expression de ses convictions en matière de religion ?

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Membre, 51ans Posté(e)
jean ghislain Membre 1 084 messages
Baby Forumeur‚ 51ans‚
Posté(e)

Secte : "Groupement se présentant ou non comme une religion, dont les pratiques constatées sont susceptibles de tomber sous le coup de la législation protectrice des droits des personnes ou du fonctionnement de l'Etat de droit". (Définition proposé par la Commission Européenne pour les Droits de l'Homme).

Le mot secte dérive du latin secta, qui est lié à sequi, et qui signifie suivre (c'est-à-dire suivre une doctrine religieuse). De là, une secte est un groupe suivant une doctrine particulière, non commune à l'ensemble de la société ? Un groupe fermé qui propose un enseignement ésotérique en rupture ou opposition avec la société.

Le problème n'est pas tant de se détacher des normes sociales, car alors on pourrait traiter de secte les partis politiques minoritaires, ou même les minorités vivant dans son propre pays , qui ont droit à l'existence et même au respect.

Le problème réside dans le fait qu'une secte passe par la manipulation mentale et porte ainsi atteinte aux libertés individuelles fondamentales. Pire est encore ses buts cachés, et pour cause.

Citons à quoi mène les dérives sectaires de façon récurrente : suicide collectif, exercice illégal de la médecine, extorsion de fonds, mauvais traitements, et viols.

Les exemples les plus frappants de sectes sont les cas du "Temple du Peuple", dont 900 adeptes dont 200 enfants se suicident dans les années 70, et le cas du groupement "Pour l'Apocalypse et la restauration des dix commandements de Dieu" où 500 adeptes s'immolent par le feu en 2000.

A-t-on le droit de choisir de perdre sa liberté, quand on sait que cela peut mener au sacrifice dernier ?

L'état doit-il intervenir pour réguler les nouveaux mouvements qui se disent religieux ?

Faut-il attendre qu'un drame collectif se produise dans une secte pour devoir intervenir ?

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Membre, Bubon baveux de Belzébuth, 37ans Posté(e)
casdenor Membre 11 203 messages
37ans‚ Bubon baveux de Belzébuth,
Posté(e)

On distingue religion de secte par le fait que la première

- ne sépare pas les individus du reste de la société

- ne ponctionne pas leur argent

- ne recherche pas à s'imposer parmi les populations en difficulté (psychique, financières ou autres)

(chacun de ces points étant indépendant des autres)

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Membre, 43ans Posté(e)
geolia Membre 799 messages
Baby Forumeur‚ 43ans‚
Posté(e)

D'ou la petite phrase:

la liberté des un s'arrête ou commence celle des autres;

"La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. "

( Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789_ Art. 4 )

Bon, un peut suranné, et peut être sectaire...

Mais plein de bon sens social

Lire Rousseau....Lois et liberté, le contrat social.

Mais que dire si il s'agit d'un individu avec tout ces moyens, et

qui choisi de s'engager volontairement ? Croire que les vénusiennes

vont le choisir pour leurs basse cour, c'est SON choix, qui sommes nous

pour lui faire croire à d'autres choix !!

Alors, la mise en danger volontaire, tout donner à son gourou, etc, qui

peut juger et décider à sa place..

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Membre, 53ans Posté(e)
hep-hep Membre 346 messages
Baby Forumeur‚ 53ans‚
Posté(e)

Ceux qui viennent taper à votre porte, c'est déjà de l'abus selon moi : ils veulent rentrer dans votre intimité de force comme des vendeurs escrocs :snif:

Les vrais religieux eux, respectent les athées, toutes les croyances ...

La question : les missionnaires envoyés dans les pays pauvres ne sont ils pas des déjà des gourous ?

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Membre, Posté(e)
Verax Membre 809 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Les vrais religieux eux, respectent les athées, toutes les croyances ...

Est-ce que ça veut dire que les vrais athées eux, respectent les religieux, toutes les croyances?

Sinon, la propagande athée, est-ce qu'elle tombe sous la même coupe? Chercher à convaincre que la vie est absurde, est-ce tout aussi dommageable pour ceux qui ont un esprit malléable? :hum:

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Membre, 57ans Posté(e)
Genesiis Membre 3 206 messages
Forumeur balbutiant‚ 57ans‚
Posté(e)

Déclaration universelle des droits de l'homme

Paris, le 10 décembre 1948

Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Il convient donc de rectifier : En France il y a bien une liberté de culte public ; globalement tant l'ordre public est respecté. Par contre il est à noter que l'état se dit laïc, c'est à dire que l'état (ses fonctionnaires) ne doit pas faire de prosélytisme. Ainsi un élève serait en droit de porter un signe religieux, mais pas un professeur.

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Membre, Posté(e)
Verax Membre 809 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Il convient donc de rectifier : En France il y a bien une liberté de culte public ; globalement tant l'ordre public est respecté. Par contre il est à noter que l'état se dit laïc, c'est à dire que l'état (ses fonctionnaires) ne doit pas faire de prosélytisme. Ainsi un élève serait en droit de porter un signe religieux, mais pas un professeur.

En fait la personne n'est pas l'institution, l'école ne doit afficher aucun signe religieux dans son enceinte, mais les personnes peuvent en porter à juste titre. :sleep:

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 56ans Posté(e)
zenalpha Membre 22 482 messages
56ans‚ Agitateur Post Synaptique,
Posté(e)

Cest tout aussi compliqué concernant les élèves puisque la loi interdit d'afficher des signes ostentatoires tels que le voile islamique mais ne remet pas en cause d'afficher "des signes religieux discrets".

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Membre, 57ans Posté(e)
Genesiis Membre 3 206 messages
Forumeur balbutiant‚ 57ans‚
Posté(e)

Libre à vous de penser que c'est compliqué ; voici comment je le vois :

Le professeur est détenteur de l'autorité pendant qu'on lui confie l'éducation. Il est donc responsable de l'élève et de tout comportement ostentatoire puisqu"il a autorité et devoir. Ainsi il peut y avoir conflict avec sa mission laïque et les signes religieux ostentatoires. de fait l'école n'est pas un lieu public comme les autres puisqu'il est dédié à une mission. De même, dans la rue, la police a autorité pour effectuer des contrôles d'identité ; ce qui peut sembler fasciste.

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Membre, Posté(e)
Verax Membre 809 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Libre à vous de penser que c'est compliqué ; voici comment je le vois :

Le professeur est détenteur de l'autorité pendant qu'on lui confie l'éducation.

Il ne fait autorité que dans son domaine, celui de la matière qu'il enseigne. Il est uniquement au service de l'éducation, c'est son mandat premier, et il n'enseigne pas la laïcité. Son discours se doit donc d'être neutre en matière de religion, voilà son mandat.

Il est donc responsable de l'élève et de tout comportement ostentatoire puisqu"il a autorité et devoir.

Tu confonds institution et individu, c'est malheureux. Tout comme tu confond en une seule chose ce que tu appelles ''autorité''. L'enseignant n'est pas au service d'une politique quelconque, mais bien au service du savoir et de sa transmission. Là est sa mission.

Ainsi il peut y avoir conflict avec sa mission laïque et les signes religieux ostentatoires. de fait l'école n'est pas un lieu public comme les autres puisqu'il est dédié à une mission. De même, dans la rue, la police a autorité pour effectuer des contrôles d'identité ; ce qui peut sembler fasciste.

Ne pas confondre le lieu lui-même et les gens qui s'y trouve, c'est la base du jugement objectif. Sinon, nous sommes tous des représentants de l'état, pas plus les policiers ou les enseignants que le plus simple citoyen. :sleep:

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Membre, 57ans Posté(e)
Genesiis Membre 3 206 messages
Forumeur balbutiant‚ 57ans‚
Posté(e)

Genesiis, le 07 septembre 2013 - 01:47, dit : Le professeur est détenteur de l'autorité pendant qu'on lui confie l'éducation.

verax : Il ne fait autorité que dans son domaine, celui de la matière qu'il enseigne. Il est uniquement au service de l'éducation, c'est son mandat premier, et il n'enseigne pas la laïcité. Son discours se doit donc d'être neutre en matière de religion, voilà son mandat.

genesiis : En tant que représentant de l'état, le professeur doit enseigner la laïcité de l'état ; mais ne doit pas faire de prosélytisme atthéiste. C'est suffisamment subtil que certains s'y fourvoient.

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Genesiis, le 07 septembre 2013 - 01:47, dit :Il est donc responsable de l'élève et de tout comportement ostentatoire puisqu"il a autorité et devoir.

verax : Tu confonds institution et individu, c'est malheureux. Tout comme tu confond en une seule chose ce que tu appelles ''autorité''. L'enseignant n'est pas au service d'une politique quelconque, mais bien au service du savoir et de sa transmission. Là est sa mission.

genesiis : Effectivement, le fonctionnaria confond le fonctionnaire avec la fonction. C'est ainsi qu'il y a des délits spécifique tel que "outrage à agent"... C'est ainsi qu'il y a une politique d'éducation, du genre "Nos ancêtres les gaulois" ! Il nous faut bien constater que la transmission du savoir est toujours partielle est donc partiale.

---

Genesiis, le 07 septembre 2013 - 01:47, dit :Ainsi il peut y avoir conflict avec sa mission laïque et les signes religieux ostentatoires. de fait l'école n'est pas un lieu public comme les autres puisqu'il est dédié à une mission. De même, dans la rue, la police a autorité pour effectuer des contrôles d'identité ; ce qui peut sembler fasciste.

verax : Ne pas confondre le lieu lui-même et les gens qui s'y trouve, c'est la base du jugement objectif. Sinon, nous sommes tous des représentants de l'état, pas plus les policiers ou les enseignants que le plus simple citoyen.

genesiis : Je ne confond pas, merci. Ceci dit, un simple citoyen français à l'étranger peut nuire à la réputation de la France.

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  • 4 mois après...
Membre, 51ans Posté(e)
jean ghislain Membre 1 084 messages
Baby Forumeur‚ 51ans‚
Posté(e)

à la question verrouillée Comment définir une secte ? , je ne peux répondre qu'ici...

Secte : "Groupement se présentant ou non comme une religion, dont les pratiques constatées sont susceptibles de tomber sous le coup de la législation protectrice des droits des personnes ou du fonctionnement de l'Etat de droit". (Définition proposé par la Commission Européenne pour les Droits de l'Homme).

Le mot secte dérive du latin secta, qui est lié à sequi, et qui signifie suivre (c'est-à-dire suivre une doctrine religieuse). De là, une secte est un groupe suivant une doctrine particulière, non commune à l'ensemble de la société ? Un groupe fermé qui propose un enseignement ésotérique en rupture ou opposition avec la société.

Le problème n'est pas tant de se détacher des normes sociales, car alors on pourrait traiter de secte les partis politiques minoritaires, ou même les minorités vivant dans son propre pays , qui ont droit à l'existence et même au respect.

Le problème réside dans le fait qu'une secte passe par la manipulation mentale et porte ainsi atteinte aux libertés individuelles fondamentales. Pire est encore ses buts cachés, et pour cause.

Citons à quoi mène les dérives sectaires de façon récurrente : suicide collectif, exercice illégal de la médecine, extorsion de fonds, mauvais traitements, et viols.

Les exemples les plus frappants de sectes sont les cas du "Temple du Peuple", dont 900 adeptes dont 200 enfants se suicident dans les années 70, et le cas du groupement "Pour l'Apocalypse et la restauration des dix commandements de Dieu" où 500 adeptes s'immolent par le feu en 2000.

A-t-on le droit de choisir de perdre sa liberté, quand on sait que cela peut mener au sacrifice dernier ?

L'état doit-il intervenir pour réguler les nouveaux mouvements qui se disent religieux ?

Faut-il attendre qu'un drame collectif se produise dans une secte pour devoir intervenir ?

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