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Membre, Posté(e)
yacinelevrailefou Membre 519 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Un homme libre vit-il, comme le dit Spinoza, suivant le seul commandement de la Raison ?

Proposition LXVII, Éthique, Œuvre III : "Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort mais de la vie."

Mahomet, messager de Dieu : "Le plus intelligent est celui qui se rappelle le plus de la mort (- qui y réfléchit)".

_____________________________________________________________________________________________

La conscience de la mort donne une autre dimension à la vision de la vie. Plus vaste, la vie nous apparaît avec d'autres attentes en liens avec ses véritables importances. Et plus qu'à y réfléchir, cela conduit à cesser de se borner aux mêmes types de soucis existentiels proprement dits qui nous empêchent de nous réaliser. A penser à la mort, nous agissons dans notre vie. Excluant les choix hypothétiques, les 'si' ; l'agissement qui en découle pourrait sembler radical ou plus sûrement risqué. Mais, y a t il quelques risques à vivre selon la valeur de son extrémité ? Je veux dire : quels sont les risques a encourir quand l'on a une conscience poussée de la mort ?

Et cette conscience de la mort, celle-ci qui nous aide à faire les bons choix, les plus importants tout en élargissant la profondeur; la perspective de nos vies, cette conscience, disais-je, appartient au domaine le plus raisonnable qui soit, propre à chaque être et qui est la chose la plus intime à chacun de nous : nos actes et décisions, la conduite même de notre vie, la nature de notre perception de la raison, de la chose raisonné. Non pas que face à la mort plus rien n'a d'importance (ce serait la la part de folie que de se ranger vers l'absurde, le non-sens), mais certaines choses prennent un autre contenu, plus lourd, moins contingent.

Cette conscience, ce type de réflexion (qui n'a d'ailleurs pas de pendant) nous fait agir. Agir non par rapport à des réactions extérieures/intérieures inhérentes à la vie, liées à cette perpétuelle prison qu'est la vie, non ; agir par la Raison et se libérer. Se libérer de la vie, en la vie, par la raison, celle de se rappeler notre existence en notre mort.

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Invité Crystalbella
Invités, Posté(e)
Invité Crystalbella
Invité Crystalbella Invités 0 message
Posté(e)

On doit toujours embrasser notre famille le matin, ne jamais se quitter fâchés, car on ne sait pas si on se reverra ce soir.

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  • 4 semaines après...
Membre, 64ans Posté(e)
venus23H Membre 3 069 messages
Baby Forumeur‚ 64ans‚
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Lol, se retrouver le soir , c'est évident que rien n'est sur, mais savoir que la vie n'est qu'un espace de notre temps de destiné et imaginer ce dernier comme un moyen de comprendre comment se définit la raison reste juste la logique pour tenir compte de la valeur de notre existence..

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  • 1 mois après...
Membre, 76ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 76ans‚
Posté(e)

La "conscience de soi", qui entraine la conscience de notre mort, est la base de notre civilisation, de notre lutte contre la Nature. L'homme invente de nombreux subterfuges pour oublier son inéluctable fin : la beauté par les arts, la richesse, la puissance, etc...Toutes sortes de choses qu'il nomme des biens. Mais il y a des biens naturels et nécessaires, des biens naturels non nécessaires, et des biens pas plus naturels que nécessaires. Ce sont ces derniers qui sont illimités, et selon JJ Rousseau :" Le peuple qui se crée des besoins se charge de chaînes." Pas de liberté ici. La liberté c'est pouvoir faire ce que l'on veut. Nul ne trace un but pour le manquer. Celui qui veut le bien, qui a le bien pour but, celui qui est vertueux, peut seul atteindre à la liberté. Dans tous les autres cas, il est soumis à quelque chose. Donc pas libre.

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Invité Hipparchia
Invités, Posté(e)
Invité Hipparchia
Invité Hipparchia Invités 0 message
Posté(e)

Quand nous sommes, la mort n'est pas là, et quand la mort et là, nous ne sommes plus, alors pourquoi s'en occuper?

(Il me semble que c'est de l'Epictète)

Penser à la mort c'est modifier son comportement consciemment ou non, c'est être esclave de cette pensée.

Je suis Spinoza

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Membre, elle était mon antidépresseur, je l'adorais, 68ans Posté(e)
phil- Membre 23 453 messages
68ans‚ elle était mon antidépresseur, je l'adorais,
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On vie pour attendre la mort ainsi est le but de la vie. Mais avant quelle vienne nous faucher il nous faut la vivre pleinenement et intensèment.

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Invité Casey Miller
Invités, Posté(e)
Invité Casey Miller
Invité Casey Miller Invités 0 message
Posté(e)

Quand nous sommes, la mort n'est pas là, et quand la mort et là, nous ne sommes plus, alors pourquoi s'en occuper?

(Il me semble que c'est de l'Epictète)

Penser à la mort c'est modifier son comportement consciemment ou non, c'est être esclave de cette pensée.

Je suis Spinoza

Epictète disait aussi que nous devions, tous les jours, penser à ce qu'il y a de plus redoutable, notamment la mort, pour ne pas avoir de pensées lâches ou de désirs démesurés. Il faut y penser sans en faire la dictatrice de nos vies car elle fait partie des "choses qui ne dépendent pas de nous". Si on ne se soucie que trop ou trop peu de la mort nous ne pouvons nous "hâter de vivre chaque jour comme s'il est une vie"(et pas au sens YOLO hein...), et donc, nous nous éloignons de notre élévation, de la "volonté de puissance".

À mon sens, c'est grâce à cette perception de la mort que nous pouvons éviter le nihilisme et la superstition.

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Membre, 151ans Posté(e)
Crabe_fantome Membre 36 436 messages
Mentor‚ 151ans‚
Posté(e)

Après on retrouve dans son manuel, des vérités encore très éloigné de ce qui fait de nous des êtres humains. Je paraphrase mais il écrit qu'une jarre fini par se briser et nous ne sommes pas triste pour autant; il en va de même lorsque nos proches meurent, nous ne devrions pas être ému puisque la mort est dans l'ordre des choses, et que nous ne la maitrisons pas.

ça implique de soumettre nos émotions comme nos passions et laisser la raison l'emporter... et donc de perdre un peu de notre humanité.

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Invité Hipparchia
Invités, Posté(e)
Invité Hipparchia
Invité Hipparchia Invités 0 message
Posté(e)

Epictète disait aussi que nous devions, tous les jours, penser à ce qu'il y a de plus redoutable, notamment la mort, pour ne pas avoir de pensées lâches ou de désirs démesurés. Il faut y penser sans en faire la dictatrice de nos vies car elle fait partie des "choses qui ne dépendent pas de nous". Si on ne se soucie que trop ou trop peu de la mort nous ne pouvons nous "hâter de vivre chaque jour comme s'il est une vie"(et pas au sens YOLO hein...), et donc, nous nous éloignons de notre élévation, de la "volonté de puissance".

À mon sens, c'est grâce à cette perception de la mort que nous pouvons éviter le nihilisme et la superstition.

Exact, je me suis assez mal exprimée en fait, par "penser" j'entendais plus "se soucier" ou "craindre"

Après on retrouve dans son manuel, des vérités encore très éloigné de ce qui fait de nous des êtres humains. Je paraphrase mais il écrit qu'une jarre fini par se briser et nous ne sommes pas triste pour autant; il en va de même lorsque nos proches meurent, nous ne devrions pas être ému puisque la mort est dans l'ordre des choses, et que nous ne la maitrisons pas.

ça implique de soumettre nos émotions comme nos passions et laisser la raison l'emporter... et donc de perdre un peu de notre humanité.

C'est très subjectif, dans la mesure ou nous définissons nous même ce qui fait de nous des êtres humains...

Pour moi le Manuel est l'idéal du savoir vivre, si nous sommes capables de soumettre nos émotions et nos passions, c'est que cela fait partie de notre essence (mais encore une fois, c'est subjectif)

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Invité Casey Miller
Invités, Posté(e)
Invité Casey Miller
Invité Casey Miller Invités 0 message
Posté(e)

Après on retrouve dans son manuel, des vérités encore très éloigné de ce qui fait de nous des êtres humains. Je paraphrase mais il écrit qu'une jarre fini par se briser et nous ne sommes pas triste pour autant; il en va de même lorsque nos proches meurent, nous ne devrions pas être ému puisque la mort est dans l'ordre des choses, et que nous ne la maitrisons pas.

ça implique de soumettre nos émotions comme nos passions et laisser la raison l'emporter... et donc de perdre un peu de notre humanité.

"L’expérience commune nous sert à comprendre ce que veut la nature. Ainsi, quand le jeune esclave du voisin casse une coupe, nous sommes prêts à dire : « Ce sont des choses qui arrivent. » Sache donc que, si c’est une de tes coupes qu’on a cassée, tu dois avoir la même réaction que pour celle du voisin. Applique cette règle aux choses les plus graves. Quelqu’un perd son enfant, sa femme ? Chacun de dire : « Nous sommes tous mortels. » Mais si l’on est soi-même frappé par un deuil, on s’écrie aussitôt : « Hélas, pauvre de moi ! » Nous devrions avoir à l’esprit la réaction que nous avons eue en apprenant la nouvelle à propos de quelqu’un d’autre."

Avant de dire que nous ne devrions pas être ému, il dit que ce sont des choses qui arrivent et que nous devons les prendre en tant que telles. Cela permet de combattre l'affliction. Mieux vaut dire: "Ce sont des choses qui arrivent" que "hélas, pauvre de moi!"

Au chapitre XVI du Manuel, on peut voir l'accomplissement de ce raisonnement:

"Lorsque tu vois quelqu’un se lamenter sur son fils parti en exil, ou parce qu’il a perdu ses biens, ne te laisse pas aller à croire que ces évènements font son malheur: ce qui cause du chagrin à cet homme, ce n’est pas ce qui lui arrive (sinon cela ferait le même effet à tel ou tel), mais l’opinion qu’il se fait de cet évènement."

Après, comme le dit Hipparchia( pas la vraie), c'est un rapport de subjectivité. Personnellement, je suis en accord parfait avec les dires d'Epictète puisque je place le logos avant l'émotionnel quitte à passer pour un indifférent "inhumain"...

C'est très subjectif, dans la mesure ou nous définissons nous même ce qui fait de nous des êtres humains...

Pour moi le Manuel est l'idéal du savoir vivre, si nous sommes capables de soumettre nos émotions et nos passions, c'est que cela fait partie de notre essence (mais encore une fois, c'est subjectif)

Exact, si je suis atteint du syndrome d'Asperger, je ne renonce pas involontairement à une part de mon humanité (en tant que norme émotionnelle selon Crabe), je suis une de ses œuvres. Je suis autant homme que l'homme "normal" ou que l'hypersensible.

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