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Le gouvernement annonce le mariage gay pour 2013

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Invité David Web

Mariage Homosexuel  

233 membres ont voté

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Messages recommandés

Membre, Posté(e)
Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Qui te parle de revenir dans l'heterosexualité ?

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VIP, Gonade Absolutrice, Posté(e)
yop! VIP 20 446 messages
Gonade Absolutrice,
Posté(e)

Kub0, tu te positionnes clairement contre l'homosexualité en elle-même, également sur sa place dans la société. Tu es sur cette position depuis le début et c'est le moteur même de ton opposition au mariage ou à l'adoption par les homos, puisque j'ai des réserves équivalentes mais que faute d'arguments contre assez solides, je ne vois pas de quoi m'y opposer. Tu peux démentir mais c'est écrit. Je te fais une liste, si tu veux.

On pourrait émettre l'hypothèse que l'homosexualité est un handicap donné par Dieu pour eprouver la vie d'un homme ou une femme.

ça c'est mon coté croyant en Dieu!

L'homosexualité a été créée par Dieu, puisqu'elle existe. C'est une manière de tester la sagesse et l'esprit de tolérance humain. Il veut nous forcer à nous élever au-dessus de la condition de bête pour le rejoindre, et nous pousse à analyser nos comportements. C'est une épreuve que d'accepter l'homosexualité quand on éprouve un dégoût viscéral envers elle. Il faut outrepasser ce sentiment et aller vers ce qui nous réunit, aller vers nos prochains. Et aller vers Dieu.

Le mariage civil, c'est laïc. Le mariage religieux pour les homosexuels, ça nécessitera un travail plus long : se départir des dogmes et refaire l'exégèse de toutes les Ecritures. Sa Volonté n'est pas dans ces textes, elle est en nous.

A chacun de choisir son axe de croyance mais figer sa pensée et ses réflexions, c'est estimer avoir déjà parcouru tout le chemin vers Dieu et c'est outrageusement prétentieux.

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Membre, Posté(e)
Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Tu te trompes ,je ne suis pas contre l'homosexualité , je l'accepte voir même dire,je l'accepte est un manque d'humilité de ma part!

Je peux être d'accord avec toi sur le fait que " L'homosexualité a été créée par Dieu, puisqu'elle existe. C'est une manière de tester la sagesse et l'esprit de tolérance humain. Il veut nous forcer à nous élever au-dessus de la condition de bête pour le rejoindre, et nous pousse à analyser nos comportements. C'est une épreuve que d'accepter l'homosexualité quand on éprouve un dégoût viscéral envers elle. Il faut outrepasser ce sentiment et aller vers ce qui nous réunit, aller vers nos prochains. Et aller vers Dieu. "

Mais dieu ne parle pas de leur mariage,ce sont las hommes qui le demande,pareil pour l'adoption qui pour moi en découlera!

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VIP, Gonade Absolutrice, Posté(e)
yop! VIP 20 446 messages
Gonade Absolutrice,
Posté(e)

La question de Dieu est de toute façon subsidiaire : on parle de mariage civil et laïc.

Et ça nous évitera de trop parler à sa place, en plus.

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Membre, Posté(e)
Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Subsidiaire,comme tu y vas smile.gif

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VIP, Gonade Absolutrice, Posté(e)
yop! VIP 20 446 messages
Gonade Absolutrice,
Posté(e)

Dans le cadre d'une institution laïque, oui, la croyance relève de l'ordre du privé.

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Membre, Posté(e)
mamounette 14 Membre 9 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

paroles paroles a quand les actes ? toujours demain !

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Membre, Posté(e)
Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Dans le cadre d'une institution laïque, oui, la croyance relève de l'ordre du privé.

Cette union que ne reconnait pas Dieu!

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Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
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Dans le cadre d'une institution laïque, oui, la croyance relève de l'ordre du privé.

Cette union que ne reconnait pas Dieu!

Et bien qu'est-ce que ça peut te faire que les homosexuels se marient puisque tu estimes que le mariage civil n'a pas de valeur ?

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Membre, Posté(e)
Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Xavier Lacroix est philosophe, théologien, membre du Comité consultatif national d’éthique. Son dernier ouvrage, Le corps retrouvé (Bayard) est une réflexion sur le corps et sa place dans notre société, ainsi que sur la famille et le mariage.

« Si l’on veut achever d’affaiblir le sens du mariage, il n’y a qu’à l’ouvrir aux couples homosexuels ». Cette parole d’un grand juriste, Philippe Malaurie, servira de fil conducteur à notre réflexion.

Contrairement à une idée à la mode, le mariage n’est pas seulement une « célébration sociale de l’amour », pour reprendre les termes d’un certain Noël Mamère. Anthropologiquement et universellement il est la fête organisée autour de l’union d’un homme et d’une femme qui ensemble s’engagent à fonder une famille.

Supprimez les notions d’ « homme » et de « femme », supprimez la fondation d’une nouvelle famille et il vous reste plus que le fameux couteau sans lame dont on a perdu le manche. Il y aurait deux inconvénients majeurs à instituer le « mariage homosexuel ».

1. La disparition d’un signifiant : si l’union entre deux hommes ou entre deux femmes était publiquement instituée et reconnue, sous le nom de « mariage », nous n’aurions plus de terme pour désigner spécifiquement l’union d’un homme et d’une femme. Lorsque nous nous rendons à une « noce », nous fêtons non seulement l’union de deux individus (que nous connaissons parfois à peine) mais celle d’un homme et d’une femme, grâces auxquels le groupe social pourra continuer. Dès lors, ce signifiant se perdrait. Le corps social renoncerait à dire la valeur qu’il accorde à une telle union. Tel est bien le problème central : oui ou non la société va-t-elle continuer à affirmer une préférence, une valeur en ce domaine ? Il le fait bien en d’autres domaines... Pourquoi pas en celui-ci ?

2. D’autant plus que, dans cette affaire, des tiers sont impliqués : les enfants. Qu’on le veuille ou non, le mariage ouvrira tôt ou tard sur la filiation. Et cela pour deux raisons : d’une part, au nom de l’argument de la « discrimination », les couples en question ne manqueraient pas de revendiquer une égalité de droits avec les autres couples mariés. C’est ce qui s’est passé en Belgique où l’adoption a suivi d’un an l’institution du mariage « gay ». D’autre part, le mariage est intrinsèquement cela, et il le reste, dans le droit et dans l’inconscient : il est la fondation d’une famille, il ouvre sur la « présomption de paternité », il prépare une place pour les enfants.

L’adoption et l’accès aux « procréations médicalement assistées » sont donc d’avance inscrits dans le mariage dit « homosexuel ». C’est ici que deux principes de méthode doivent être rappelés :

- d’une part aborder ces questions du point de vue de l’enfant, et non seulement du point de vue des adultes, de leur sacro-saint « désir » et des scénarios compliqués qu’ils imposeraient aux enfants (on a pu voir définis jusqu’à six « parents » pour un enfant).

- d’autre part distinguer entre instituer et accompagner. Il est évident qu’au nom d’une éthique humaniste et a fortiori chrétienne, toutes les situations sont à accompagner. A cet égard, la panoplie offerte par le droit français est loin d’être négligeable. Il va jusqu’à reconnaître une possible « délégation d’autorité parentale » compagnon ou à la compagne (1). Instituer, c’est autre chose : c’est apporter l’appui du corps social, c’est légitimer, reconnaître comme norme.

Si était instituée la parenté homosexuelle, c’est une discrimination qui serait instituée : non celle qui est prétendue entre les adultes (qui ne sont pas dans la même situation vis-à-vis de la procréation) mais entre les enfants.

Il s’agirait en effet d’ériger en norme, par la loi, que des dizaines de milliers d’enfants puissent a priori être privés des trois biens élémentaires suivants :

1. De la différence entre deux repères identificatoires, masculin et féminin, dans l’univers de leur croissance intime. Ni le masculin ni le féminin – faut-il le rappeler - ne récapitulent tout l’humain. Qu’il soit garçon ou fille, l’enfant a donc besoin, pour la découverte de son identité, d’un jeu subtil d’identifications et différenciations avec ses deux instances paternelle et maternelle. Cela a été étudié avec minutie par une littérature scientifique surabondante. Mais, par un étrange phénomène d’amnésie collective, le discours montant fait froidement table rase de tout cet acquis.

2. De la continuité, lorsque cela est possible, entre le couple procréateur et le couple éducateur. La quête douloureuse de leur origine par les enfants nés « sous x », les difficultés propres à l’adoption indiquent bien que les ruptures dans l’histoire, les dissociations entre les différentes composantes de la parenté sont autant de complications dans la vie de l’enfant. Dès lors, il est souhaitable qu’à la discontinuité liée à l’adoption ne vienne pas s’ajouter une seconde discontinuité, à savoir la perte de l’analogie entre le couple d’origine et le couple éducateur.

3. Le troisième bien élémentaire pour l’enfant sera une généalogie claire et cohérente, lisible. Nous sommes dans un système généalogique cognatique, c’est-à-dire à double lignée. Or, on ne change pas un système de parenté millénaire par petites touches. Il forme un tout cohérent.

Manifeste est l’instrumentalisation de l’enfant induite dans la plupart des arguments, y compris lorsque l’on se réfère à de lointaines enquêtes américaines, non lues et non vérifiées, plutôt qu’à ce qu’enseigne avec clarté tant l’expérience qu’une littérature scientifique surabondante. Dans plusieurs publications j’ai montré l’absence totale de crédibilité scientifique des prétendues enquêtes (2). Instrumentalisation de l’enfant aussi lorsque l’on affirme avec Françoise Héritier que « tout ce qui est pensé est pensable, et donc possible (3) ». L’expérimentation de nouveaux modèles, conforme à la méthode expérimentale mise en œuvre dans les sciences, dans la technique ou dans l’industrie ferait fi du fait que l’enfant, personne humaine, ne doit pas être objet d’expérimentation.

Voilà donc un ensemble d’arguments pour être plus que réticent face à l’institution du « mariage homosexuel » (expression curieuse si l’on y réfléchit). Du côté « reconnaissance », le corps social fait déjà beaucoup avec l’instauration du « pacs ». Garder leur sens aux noms me semble être une tâche élémentaire de l’éthique et de la société.

Intéressant!

Modifié par Kub0
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Membre, Posté(e)
mamounette 14 Membre 9 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

que l homosexualite plaise a dieu ou pas il n en demeure pas moins que l egalite vaut pour tous

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Membre, Posté(e)
Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Dans le cadre d'une institution laïque, oui, la croyance relève de l'ordre du privé.

Cette union que ne reconnait pas Dieu!

Et bien qu'est-ce que ça peut te faire que les homosexuels se marient puisque tu estimes que le mariage civil n'a pas de valeur ?

Au yeux de Dieu,pas trop ,il me semble!smile.gif

que l homosexualite plaise a dieu ou pas il n en demeure pas moins que l egalite vaut pour tous

que l homosexualite plaise a dieu ou pas il n en demeure pas moins que l egalite vaut pour tous

Es tu croyantes!

Modifié par Kub0
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Membre, Posté(e)
Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Ce n'etait pas ma question !

N’emploie pas des termes si excessif!

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Invité Long Nao
Invités, Posté(e)
Invité Long Nao
Invité Long Nao Invités 0 message
Posté(e)

Dès lors qu'il y en a qui ne partagent pas tes croyances, tu ne peux leur imposer les lois de Dieu.

Dieu est seul juge. Pas ses fidèles.

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
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"Est-ce que tu dis à tes amis homos que ce sont des malades déviants à soigner et est-ce que tu compares aussi leur préférence sexuel au souhait "d'être un chien", ou c'est juste là dans la conversation ?"

Je ne comparer rien du tout ,je parler des trans genres qui change de sexe ,le parallèle avec les chien c'est pour l'exemple,si un jour le transfère de conscience était possible,ceux ou celles qui voudrais avoir un corps de chien le pourrais t'il au nom de la tolérance ? voilà ce que je disais et c'est toi qui à mal compris,en me sortant cela,tu as démontrer que ce serais dégradant d’être un chien dès lors,tu estimes que tu es supérieur aux chiens mais si je me trompe,te gêne pas .

Il est amusant de te voir me reprocher quelque chose que je n'ai pas écrit et donc pas critiqué. Le lecteur constate bien qu'au final c'est bien cet enjeu-ci qui te travaille. Une simple question aura fait craqueler le vernis.

Je ne soutient rien mon cher,je dit que c'est ma pensé et qu'elle ne regarde que moi ,je montrer aussi le parallèle entre les études admise et diffuser sur média et celle,à contre courant qui ne sont pas diffuser en mettant donc en exergue le fait que dès lors que la contradiction en la matière n'existe pas sous peine d’être traité d'homophobe ou d'intolérant ,les autres études,quelles soit vrai ou non n'ont aucune valeur puisque le doute subsisteras tout le temps

Mais nous comptons tous sur ta fine connaissance du sujet pour pourfendre les méchants médias censeurs (note que je n'ai pas la télé, mais que ça va : je m'en sors visiblement...) en nous livrant les études qui sous-tendent ton propos... Je ne demande que cela depuis quelques posts, moi ^^'

Je peut aussi te parler d'étude précédence sur x ou y sujet qui était admise preuve scientifique à l'appuis et qui avec le temps se sont avérer fausse à partir de ce moment là ,aucune étude ou presque ne peut appuyer vos affirmations ou l'affirmation scientifique ..

Pratique. ça veut dire aussi que je pourrai raconter n'importe quoi à ton propos et arguer que tes justifications sont fausses ou seront de toutes façons remises en cause un jour ou l'autre. Ma probe plume ne trempera point dans ces pirouettes rhétoriques d’argumentaire en panne sèche. Nul besoin, comme je vais le montrer plus bas.

Maintenant,je te donne un autre exemple avec ? eh bien avec le livre que tu m'as si gentiment mis en source ,voici un extrait d'un article du monde:

http://www.lemonde.f...01366_3244.html

1 : c'est selon 1 chercheur

2: il n'est pas affirmatif à 100 % pour lui et je dit bien pour lui puisque le débat fait rage dans la communauté scientifique,ce serais l'explication la plus plausible ( il n'en ai donc pas certain)

donc tu considères ce livre comme une preuve que même l'auteur n'est pas totalement sur (et c'est très sage) mais encore ,cette histoire de "ont née homosexuel,ont le devient pas" est née de lui,seulement de lui et rien que de lui ,est effectivement,il n'y a que lui qui le dit et personne d'autre et c'est évident,dire l'inverse ,c'est etre homophobe et j'en passe d'ou mon propos ..

Mais comme je l'ai dit plus haut,cette étude est passé sur tf1,europe 1 ect.. ça en dit long ,ensuite,si il y avais des études contradictoire ,j'aurais était en phase avec ton étude car argument scientifique contre argument scientifique ,l'intellect peut visualisé ..

donc reload .

C'est là, dans ce paragraphe, qu'on sent toute la maîtrise du sujet. Tant d'élan, et le commentaire acerbe en fin qui va bien, pour se prendre finalement les pieds dans le tapis : c'est drôle ^^' Non, bien évidemment que non, le caractère inné de l'homosexualité n'est pas né avec J. Balthazart, ni ne lui appartient exclusivement. C'est le sexologue allemand Magnus Hirschfeld qui fut le premier à émettre et démontrer par ses études l'hypothèse du caractère inné de l'homosexualité : c'était... dans les années 1930 !

Depuis les études se sont multipliées, surtout dans les années 1990 avec la génétique. Citons l'article du généticien D. Hamer, "A linkage between DNA markers on the X chromosome and male sexual orientation", dans Science, vol. 261, 1993. Etude qui a été remise en cause (G. Rice (dir), "Male homosexuality : absence of linkage to microsatellite markers at Xq28", dans Science, n°284, 1999), mais finalement revalidée par les travaux de T. Williams (dir), "Finger-length ratios and sexual orientation", dans Nature, vol. 404, 2000.

C'est aussi derrière le caractère inné de l'homosexualité que se range Michel Raymond, chercheur en génétique de l'adaptation au CNRS, avant même la publication des travaux de J. Balthazart : M. Raymond, Cro-magnon toi-même !, Broché, Paris 2008.

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Membre, Posté(e)
Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Dès lors qu'il y en a qui ne partagent pas tes croyances, tu ne peux leur imposer les lois de Dieu.

Dieu est seul juge. Pas ses fidèles.

Je crois en Dieu mais je ne suis pas pratiquant .

Il a jugé ,il me semble

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Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)

Xavier Lacroix est philosophe, théologien, membre du Comité consultatif national d’éthique. Son dernier ouvrage, Le corps retrouvé (Bayard) est une réflexion sur le corps et sa place dans notre société, ainsi que sur la famille et le mariage.

Xavier Lacroix est professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon dont il est doyen depuis 1997. Il a été, de 1986 à 1994, directeur de l'Institut des sciences de la famille de Lyon. Il est membre du Conseil national de pastorale familiale de l'Église catholique.

Pas du tout orienté comme point de vue.:smile2:

Chez Bayard, un éditeur catholique.:sleep:

1. La disparition d’un signifiant : si l’union entre deux hommes ou entre deux femmes était publiquement instituée et reconnue, sous le nom de « mariage », nous n’aurions plus de terme pour désigner spécifiquement l’union d’un homme et d’une femme. Lorsque nous nous rendons à une « noce », nous fêtons non seulement l’union de deux individus (que nous connaissons parfois à peine) mais celle d’un homme et d’une femme, grâces auxquels le groupe social pourra continuer. Dès lors, ce signifiant se perdrait. Le corps social renoncerait à dire la valeur qu’il accorde à une telle union. Tel est bien le problème central : oui ou non la société va-t-elle continuer à affirmer une préférence, une valeur en ce domaine ? Il le fait bien en d’autres domaines... Pourquoi pas en celui-ci ?

En France les enfants dits "naturels" sont désormais protégés ; le concubinage est accepté et reconnu, les parents célibataires ne choquent personne. La perpétuation de la société c'est l'enfant et il peut exister hors mariage.

Combien de fois faudra-t-il le répéter ?

2. D’autant plus que, dans cette affaire, des tiers sont impliqués : les enfants. Qu’on le veuille ou non, le mariage ouvrira tôt ou tard sur la filiation. Et cela pour deux raisons : d’une part, au nom de l’argument de la « discrimination », les couples en question ne manqueraient pas de revendiquer une égalité de droits avec les autres couples mariés. C’est ce qui s’est passé en Belgique où l’adoption a suivi d’un an l’institution du mariage « gay ». D’autre part, le mariage est intrinsèquement cela, et il le reste, dans le droit et dans l’inconscient : il est la fondation d’une famille, il ouvre sur la « présomption de paternité », il prépare une place pour les enfants.

C'est un point de vue, il en existe d'autres ; comme de considérer que le mariage est simplement un engagement spirituel, la formation d'un foyer (pas besoin d 'enfants pour cela). Sinon, faire des enfants serait obligatoire après un mariage.

L’adoption et l’accès aux « procréations médicalement assistées » sont donc d’avance inscrits dans le mariage dit « homosexuel ». C’est ici que deux principes de méthode doivent être rappelés :

- d’une part aborder ces questions du point de vue de l’enfant, et non seulement du point de vue des adultes, de leur sacro-saint « désir » et des scénarios compliqués qu’ils imposeraient aux enfants (on a pu voir définis jusqu’à six « parents » pour un enfant).

- d’autre part distinguer entre instituer et accompagner. Il est évident qu’au nom d’une éthique humaniste et a fortiori chrétienne, toutes les situations sont à accompagner. A cet égard, la panoplie offerte par le droit français est loin d’être négligeable. Il va jusqu’à reconnaître une possible « délégation d’autorité parentale » compagnon ou à la compagne (1). Instituer, c’est autre chose : c’est apporter l’appui du corps social, c’est légitimer, reconnaître comme norme.

Si était instituée la parenté homosexuelle, c’est une discrimination qui serait instituée : non celle qui est prétendue entre les adultes (qui ne sont pas dans la même situation vis-à-vis de la procréation) mais entre les enfants.

Il s’agirait en effet d’ériger en norme, par la loi, que des dizaines de milliers d’enfants puissent a priori être privés des trois biens élémentaires suivants :

Pas de lien, puisque qu'on peut adopter en étant célibataire et pas en étant en couple, qu'on ne peut bénéficier de PMA qu'en formant un couple homme/femme.

1. De la différence entre deux repères identificatoires, masculin et féminin, dans l’univers de leur croissance intime. Ni le masculin ni le féminin – faut-il le rappeler - ne récapitulent tout l’humain. Qu’il soit garçon ou fille, l’enfant a donc besoin, pour la découverte de son identité, d’un jeu subtil d’identifications et différenciations avec ses deux instances paternelle et maternelle. Cela a été étudié avec minutie par une littérature scientifique surabondante. Mais, par un étrange phénomène d’amnésie collective, le discours montant fait froidement table rase de tout cet acquis.

Les repères masculin/féminin ne sont pas acquis que par les parents. les parents ne se baladent pas à poil, en général : ainsi, le premier zizi que verra une petite fille c'est généralement celui d'un petit cousin dans le bain ou d'un camarade de crèche.

2. De la continuité, lorsque cela est possible, entre le couple procréateur et le couple éducateur. La quête douloureuse de leur origine par les enfants nés « sous x », les difficultés propres à l’adoption indiquent bien que les ruptures dans l’histoire, les dissociations entre les différentes composantes de la parenté sont autant de complications dans la vie de l’enfant. Dès lors, il est souhaitable qu’à la discontinuité liée à l’adoption ne vienne pas s’ajouter une seconde discontinuité, à savoir la perte de l’analogie entre le couple d’origine et le couple éducateur.

Puisqu'il y a trauma à l'adoption avec des hétérosexuels, il y a trauma de toute façon. Autant interdire l'adoption si on veut réellement protéger l'enfant.

3. Le troisième bien élémentaire pour l’enfant sera une généalogie claire et cohérente, lisible. Nous sommes dans un système généalogique cognatique, c’est-à-dire à double lignée. Or, on ne change pas un système de parenté millénaire par petites touches. Il forme un tout cohérent.

Avec le nombre de familles recomposées ou monoparentales qui existent aujourd'hui, la lignée n'est plus une évidence. Les enfants s'en sortent quand même. Et si, justement, un système de parenté ça peut se changer puisque la parenté ce n'est pas juste un mélange de cellules.

Manifeste est l’instrumentalisation de l’enfant induite dans la plupart des arguments, y compris lorsque l’on se réfère à de lointaines enquêtes américaines, non lues et non vérifiées, plutôt qu’à ce qu’enseigne avec clarté tant l’expérience qu’une littérature scientifique surabondante. Dans plusieurs publications j’ai montré l’absence totale de crédibilité scientifique des prétendues enquêtes (2). Instrumentalisation de l’enfant aussi lorsque l’on affirme avec Françoise Héritier que « tout ce qui est pensé est pensable, et donc possible (3) ». L’expérimentation de nouveaux modèles, conforme à la méthode expérimentale mise en œuvre dans les sciences, dans la technique ou dans l’industrie ferait fi du fait que l’enfant, personne humaine, ne doit pas être objet d’expérimentation.

Manifeste aussi est l'instrumentalisation de l'enfant pour justifier une interdiction qui repose essentiellement sur un dégoût.

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Invité Long Nao
Invités, Posté(e)
Invité Long Nao
Invité Long Nao Invités 0 message
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Oui, Dieu a jugé que l'homosexualité était une abomination, et interdisait à ses fidèles de l'être.

En revanche, nul part dans la Bible il est écrit que Dieu a demandé à ses fidèles d'interdire quoi que ce soit aux homosexuels, et de les recouvrir d'opprobre ; la mission des fidèles de Dieu se limite à faire respecter l'interdit au sein de la communauté et d'avertir à ceux qui ne sont pas encore les fidèles du Créateur que leurs pratiques contreviennent aux lois divines. C'est tout :sleep:

Ceux qui agissent soi-disant au nom de Dieu contre les droits des homo outrepassent les consignes qui leurs sont données dans la Bible.

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Kub0 Membre 397 messages
Baby Forumeur‚
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Xavier Lacroix est philosophe, théologien, membre du Comité consultatif national d’éthique. Son dernier ouvrage, Le corps retrouvé (Bayard) est une réflexion sur le corps et sa place dans notre société, ainsi que sur la famille et le mariage.

Xavier Lacroix est professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon dont il est doyen depuis 1997. Il a été, de 1986 à 1994, directeur de l'Institut des sciences de la famille de Lyon. Il est membre du Conseil national de pastorale familiale de l'Église catholique.

Pas du tout orienté comme point de vue.:smile2:

Chez Bayard, un éditeur catholique.:sleep:

1. La disparition d’un signifiant : si l’union entre deux hommes ou entre deux femmes était publiquement instituée et reconnue, sous le nom de « mariage », nous n’aurions plus de terme pour désigner spécifiquement l’union d’un homme et d’une femme. Lorsque nous nous rendons à une « noce », nous fêtons non seulement l’union de deux individus (que nous connaissons parfois à peine) mais celle d’un homme et d’une femme, grâces auxquels le groupe social pourra continuer. Dès lors, ce signifiant se perdrait. Le corps social renoncerait à dire la valeur qu’il accorde à une telle union. Tel est bien le problème central : oui ou non la société va-t-elle continuer à affirmer une préférence, une valeur en ce domaine ? Il le fait bien en d’autres domaines... Pourquoi pas en celui-ci ?

En France les enfants dits "naturels" sont désormais protégés ; le concubinage est accepté et reconnu, les parents célibataires ne choquent personnes. La perpétuation de la société c'est l'enfant et il peut exister hors mariage.

Combien de fois faudra-t-il le répéter ?

2. D’autant plus que, dans cette affaire, des tiers sont impliqués : les enfants. Qu’on le veuille ou non, le mariage ouvrira tôt ou tard sur la filiation. Et cela pour deux raisons : d’une part, au nom de l’argument de la « discrimination », les couples en question ne manqueraient pas de revendiquer une égalité de droits avec les autres couples mariés. C’est ce qui s’est passé en Belgique où l’adoption a suivi d’un an l’institution du mariage « gay ». D’autre part, le mariage est intrinsèquement cela, et il le reste, dans le droit et dans l’inconscient : il est la fondation d’une famille, il ouvre sur la « présomption de paternité », il prépare une place pour les enfants.

C'est un point de vue, il en existe d'autres ; comme de considérer que le mariage est simplement un engagement spirituel, la formation d'un foyer (pas besoind 'enfants pour cela). Sinon, faire des enfants serait obligatoire après un mariage.

L’adoption et l’accès aux « procréations médicalement assistées » sont donc d’avance inscrits dans le mariage dit « homosexuel ». C’est ici que deux principes de méthode doivent être rappelés :

- d’une part aborder ces questions du point de vue de l’enfant, et non seulement du point de vue des adultes, de leur sacro-saint « désir » et des scénarios compliqués qu’ils imposeraient aux enfants (on a pu voir définis jusqu’à six « parents » pour un enfant).

- d’autre part distinguer entre instituer et accompagner. Il est évident qu’au nom d’une éthique humaniste et a fortiori chrétienne, toutes les situations sont à accompagner. A cet égard, la panoplie offerte par le droit français est loin d’être négligeable. Il va jusqu’à reconnaître une possible « délégation d’autorité parentale » compagnon ou à la compagne (1). Instituer, c’est autre chose : c’est apporter l’appui du corps social, c’est légitimer, reconnaître comme norme.

Si était instituée la parenté homosexuelle, c’est une discrimination qui serait instituée : non celle qui est prétendue entre les adultes (qui ne sont pas dans la même situation vis-à-vis de la procréation) mais entre les enfants.

Il s’agirait en effet d’ériger en norme, par la loi, que des dizaines de milliers d’enfants puissent a priori être privés des trois biens élémentaires suivants :

Pas de lien, puisque qu'on peut adopter en étant célibataire et pas en étant en couple, qu'on peut bénéficier de PMA qu'en formant un couple homme/femme.

1. De la différence entre deux repères identificatoires, masculin et féminin, dans l’univers de leur croissance intime. Ni le masculin ni le féminin – faut-il le rappeler - ne récapitulent tout l’humain. Qu’il soit garçon ou fille, l’enfant a donc besoin, pour la découverte de son identité, d’un jeu subtil d’identifications et différenciations avec ses deux instances paternelle et maternelle. Cela a été étudié avec minutie par une littérature scientifique surabondante. Mais, par un étrange phénomène d’amnésie collective, le discours montant fait froidement table rase de tout cet acquis.

Les repères masculin/féminin ne sont pas acquis que par les parents. les parents ne se baladent pas à poil, en général : ainsi, le premier zizi que verra une petite fille c'est généralement celui d'un petit cousin dans le bain ou d'un camarade de crèche.

2. De la continuité, lorsque cela est possible, entre le couple procréateur et le couple éducateur. La quête douloureuse de leur origine par les enfants nés « sous x », les difficultés propres à l’adoption indiquent bien que les ruptures dans l’histoire, les dissociations entre les différentes composantes de la parenté sont autant de complications dans la vie de l’enfant. Dès lors, il est souhaitable qu’à la discontinuité liée à l’adoption ne vienne pas s’ajouter une seconde discontinuité, à savoir la perte de l’analogie entre le couple d’origine et le couple éducateur.

Puisqu'il y a trauma à l'adoption avec des hétérosexuels, il y a trauma de toute façon. Autant interdire l'adoption si on veut réellement protéger l'enfant.

3. Le troisième bien élémentaire pour l’enfant sera une généalogie claire et cohérente, lisible. Nous sommes dans un système généalogique cognatique, c’est-à-dire à double lignée. Or, on ne change pas un système de parenté millénaire par petites touches. Il forme un tout cohérent.

Avec le nombre de familles recomposées ou monoparentales qui existent aujourd'hui, la lignée n'est plus une évidence. Les enfants s'en sortent quand même. Et si, justement, un système de parenté ça peut se changer puisque la parenté ce n'est pas juste un mélange de cellules.

Manifeste est l’instrumentalisation de l’enfant induite dans la plupart des arguments, y compris lorsque l’on se réfère à de lointaines enquêtes américaines, non lues et non vérifiées, plutôt qu’à ce qu’enseigne avec clarté tant l’expérience qu’une littérature scientifique surabondante. Dans plusieurs publications j’ai montré l’absence totale de crédibilité scientifique des prétendues enquêtes (2). Instrumentalisation de l’enfant aussi lorsque l’on affirme avec Françoise Héritier que « tout ce qui est pensé est pensable, et donc possible (3) ». L’expérimentation de nouveaux modèles, conforme à la méthode expérimentale mise en œuvre dans les sciences, dans la technique ou dans l’industrie ferait fi du fait que l’enfant, personne humaine, ne doit pas être objet d’expérimentation.

Manifeste aussi est l'instrumentalisation de l'enfant pour justifier une interdiction qui repose essentiellement sur un dégoût.

Evidemment que c'est l'avis d'un Croyant ,sacré Lili!

Pourquoi un dégoût ?

La non reconnaissance me parait mieux!

Modifié par Kub0
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