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Comment l'Argentine est sortie de la crise de la dette

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economic dream Membre 3 028 messages
Forumeur alchimiste‚ 25ans
Posté(e)

Bonjour à tous,

"

«Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques»

L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna (REUTERS)

L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.

Recueilli par Gérard Thomas, à Buenos Aires L'ancien ministre de l'Economie argentin Roberto Lavagna, 69 ans, est le principal artisan du redressement de l'Argentine engluée dans une terrible crise économique il y a dix ans. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso vient d'être dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Cet ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne décide immédiatement de se passer de « l'aide » du Fonds monétaire international (FMI) et des marchés financiers. Quelques pistes à suivre pour la Grèce.

Quelles sont les grandes similitudes entre la crise argentine de 2001-2002 et la crise grecque ?

Au plan économique, tout est semblable. L'Argentine avait établi une parité fixe entre le peso et le dollar, la Grèce est ficelée à l'euro, perdant ainsi le contrôle de sa monnaie. Un taux de change fixe associant des pays à forte productivité et d'autres dont la compétitivité est beaucoup plus faible ne peut qu'engendrer une crise. La Grèce est déjà dans sa quatrième année de récession, l'Argentine l'était également. Le déficit fiscal, le déficit des comptes courants, la chute vertigineuse du PIB, l'endettement, l'explosion du chômage... toutes les grandes données macro-économiques sont similaires. En revanche, la situation sociale de la Grèce est bien meilleure que celle de l'Argentine à l'époque. Au plan institutionnel, l'Argentine était par ailleurs un pays isolé alors que la Grèce fait partie de l'ensemble économique le plus puissant du monde.

Comment avez-vous tiré l'Argentine du chaos ?

Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j'ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la sortie de crise.. Le mois suivant, j'étais à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et leur expliquer que nos rapports allaient s'en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d'euros. Les deux ont été des échecs retentissants et certaines voix s'élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires.

Je n'ai pas voulu suivre cette voie et j'ai expliqué au Fonds que nous ne voulions plus de prêt et que nous sortirions seuls de la crise. La seule chose que j'ai demandé était un roll over partiel de toutes les échéances. Je me suis également engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car nous affichions notre volonté de fixer nous même notre propre politique économique. J'ai du leur expliquer trois fois de suite ma position avant qu'ils finissent par comprendre. A partir de là nous avons arrêté de soutenir financièrement les banques alors que le FMI nous l'imposait, exigeant même que nous privatisions la Banque de la Nation. Mais comme nous étions sorti du jeu, le Fonds n'avait plus de moyen de pression sur l'Argentine!

Vous avez donc oeuvré contre le FMI et vos principaux créanciers ?

Le sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est absurde. Après 4 ans de crise on ne peut pas continuer à prélever l'argent aux mêmes. Or c'est exactement ce qu'on veut imposer à la Grèce! Tout diminuer pour donner aux banques. Le FMI s'est transformé en une institution chargée de protéger les seuls intérêts financiers. Quand on est dans une situation désespérée, comme l'était l'Argentine en 2001, il faut savoir changer la donne.

Selon vous les plans d'austérité et de rigueur ne sont pas nécessaires mais c'est pourtant ce qu'on impose à la Grèce...

A tort car l'argent prêté risque de ne jamais être remboursé et le déficit fiscal grec est plus élevé aujourd'hui qu'avant la première injection d'argent frais. Ce sont les mêmes éternelles erreurs. C'est le secteur financier qui impose sa manière de voir les choses au monde entier. On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu'on a faite nous, c'est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les fonctionnaires du FMI nous ont alors dit que nous violions les règles essentielles du capitalisme! Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui obère une relance par la croissance.

Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme.

Vous devez avoir beaucoup d'ennemis chez les banquiers...

Ils me détestent! Ce qui ne les a pas empêché de frapper à notre porte pour nous prêter de l'argent 48 heures exactement après que nous avons terminé la restructuration de notre dette en 2005! Or j'ai refusé ces offres intéressées en leur répondant que nous ne reviendrons pas sur le marché financier avant 2014 car nous n'en avons plus besoin. Pourquoi 2014, simplement parce qu'a cette époque la dette sera seulement de 30% du PIB, la moitié des critères européens de Maastricht! Je pense qu'un pays comme l'Argentine ne doit pas être tout le temps présent sur le marché financier. C'est un risque beaucoup trop grand d'augmenter à nouveau la dette. Le problème c'est que ce sont les banquiers eux-mêmes qui estiment qu'il est positif pour l'image d'un pays d'emprunter à l'international. Il est clair que si je vendais des tomates, je trouverai très bien qu'on en mange! Eux ils vendent de l'argent."

Magnifique article! La Grèce n'est pas condamnée à l'austérité et l'Argentine s'en sort très bien.

Toute la différence résumée en une comparasion.

En 12 ans ( 2002-2014), la dette argentine aura diminué selon les projections jusqu'à 30 %/ PIB.

En 12 ans ( 2008-2020), la dette grecque augmentera selon les projections jusqu'à 120 % / PIB.

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Mirisme Membre 1 346 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
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Ah oui l'argentine, ce pays où ils font la présidentielle à la russe (le mari et la femme échange la place). Bon exemple de démocratie.

Sinon on s'en fout des banques.

Modifié par Mirisme

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Invité Imanouèl
Invité Imanouèl Invités 0 message
Posté(e)

Je ne vois nul part inscrit le terme "protectionnisme économique", pourtant énormément d'économistes s'accordent à dire que c'est par là qu'est passé l'Argentine pour se sortir de la crise. C'est évident.

Cet article n'est pas complet (volontairement je pense, considérations politiques), et visiblement l'auteur est un peu à ... l'Ouest, dans tous les sens du terme.

Dire que la Grèce peut rebondir car faisant partie de l'ensemble économique le plus puissant, c'est ne pas avoir compris qu'aujourd'hui ce fédéralisme a justement plongé ce pays là ou il est.

Deuxième point : nous n'avons pas le montant (chiffré, en pourcentage) de ce que l'Argentine a payé et paiera.

Trois : L'Argentine a bénéficié, de plus, d'une conjoncture économique plutôt favorable qui a contribué à sa sortie de crise. On en est pas là. Ni la Grèce, ni ceux qui sont censé éponger.

Et enfin, l'Argentine n'étant plus affiliée au FMI, donc à tout un tas d'organismes de contrôle, on peut spéculer sur la santé financière de l'Argentine tant qu'on veut.

Modifié par Imanouèl

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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

Faillite d'un pays : le cas d'école de l'Argentine

argentine-vignette-economie-magazine-1040616_120.jpg

En 2002, l'Argentine entérinait le plus grand défaut de paiement de l'histoire vis-à-vis de créanciers privés. Retour sur le déroulement des faits et leurs conséquences.

Publié le 08/11/2011

En 2002, l'Argentine décidait de ne pas honorer 95 milliards de dollars de sa dette. Dix ans après, force est de constater que l'Argentine se porte plutôt bien. Sa situation est quasi normalisée sur le plan de la dette et la croissance est plus que jamais dynamique.

Les prémices de la crise

En 1991, l'Argentine décide de caler le cours de sa monnaie, le peso, sur le dollar. Une manœuvre efficace certes pour stopper une inflation galopante mais qui conduit à une "dollarisation" du pays et à une hausse des importations, leur coût étant réduit grâce à la nouvelle parité. A la fin des années 1990, 90% de la dette argentine est libellée en devises étrangères, principalement en dollars. L'Argentine souffre aussi de maux structurels tels qu'un système bancaire sous-développé (et donc une forte dépendance aux marchés financiers), ou des tensions politiques récurrentes.

En 1999, la brusque dévaluation du real brésilien et la montée constante du dollar provoquent un blocage des exportations, désormais moins compétitives. Le pays entre en récession et le taux de chômage progresse de 3 points en quelques mois. Fin 2001, la charge de la dette représente un cinquième des dépenses de l'Etat.

La faillite

Entre 1998 et 2001, pas moins de sept plans d'austérité vont se succéder, sur demande du FMI, qui apporte des fonds au pays : coupes dans les aides sociales, baisse des salaires... Une potion amère qui ne fait qu'empirer la situation : les ménages réduisent leur consommation et la croissance se bloque. Le 1er décembre 2001, alors que les Argentins se précipitent dans leurs banques pour retirer leur argent (8 milliards de dollars sont retirés en quelques jours), le gouvernement impose une limite de retrait de 250 dollars par personne et par semaine.

Les 9 et 10 décembre 2001, la crise dégénère : des émeutes violentes et des pillages font 39 morts à Buenos Aires. Le pays change 5 fois de président en quelques jours et sombre dans "l'enfer", comme le dira lui-même le président Nestor Kirchner au pouvoir à partir de 2003. Le 6 janvier 2002, le président Duhalde se résout à mettre fin à la parité peso-dollar et instaure un double taux de change : l'un officiel à 1,40 peso pour 1 dollar et l'autre libre.

Mais la crise s'aggrave encore : la production industrielle et la consommation s'effondrent, les rentrées fiscales fondent, l'inflation s'envole. Le 22 septembre, au bout du rouleau, le gouvernement annonce un plan de restructuration qui équivaudra une fois réalisée à une réduction de 75% du stock de sa dette et le non-remboursement des emprunts d'Etat contractés par des milliers d'épargnants étrangers.

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En 2002, le PIB argentin a chuté de 10,9% ; une récession catastrophique. © JDN

La purge sociale

En 2002, le PIB argentin dégringole de 10,9%. 57% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et le taux de chômage dépasse les 20%. En un an, la dette publique passe de 63% à 135% du PIB. On voit apparaître dans les rues des "piqueteros", des pauvres et des chômeurs qui coupent les routes pour exiger du travail et du pain. Les Argentins doivent renoncer aux produits américains dont ils raffolaient en raison du coût exorbitant des biens importés.

Les négociations sur la dette

Plusieurs cycles de négociations seront nécessaires pour acter le défaut de paiement, en 2005 et en 2010. La dette publique argentine est en effet composée de 152 obligations distinctes, émises en 14 monnaies différentes et répondant à 8 législations. Tout en refusant de relever son offre vis-à-vis des créanciers privés, l'Argentine accepte en mars 2004 de payer l'échéance de 3,1 milliards de dollars qu'elle doit au FMI, évitant au pays d'entrer en défaut de paiement vis-à-vis de l'institution.

Le 25 février 2005, 76% des détenteurs d'obligations (essentiellement des petits épargnants) finissent par accepter d'être remboursés à un taux très faible (0,32 dollars pour 1 dollar prêté). Les banques, elles, ont limité la casse en transférant leurs avoirs avant la dépréciation massive des titres de dette. C'est en tous cas une victoire politique pour le président Nestor Kirchner et surtout pour son ministre de l'Economie Roberto Lavagna.

La relance de la croissance

Après avoir touché le fond, l'économie argentine repart très vite et de manière vigoureuse : 8,9% de croissance en 2003 et 9% en 2004. Le gouvernement prend alors le contrepied de toutes les politiques préconisées par le FMI : multiplication des aides sociales, relance des dépenses publiques... La dévaluation du peso lui permet de relancer ses exportations et de privilégier sa propre production.

L'Argentine a durant cette période bénéficié d'un contexte favorable, comme le boom des prix du soja (+150% entre 2003 et 2011), qui représente un quart de ses exportations en valeur, et le dynamisme du Brésil, son voisin direct.

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Le boom des prix du soja, qui représente un quart des exportations de l'Argentine, a largement favorisé la reprise économique. © gburba - Fotolia.com

Une crise qui a laissé des traces

Des années de crise, le pays garde une profonde aversion envers le FMI. Depuis qu'il lui a totalement remboursé sa dette (9,5 milliards de dollars) en 2006, il refuse que l'institution vienne mettre le nez dans ses comptes. Certains créanciers récalcitrants, dont le Club de Paris, mènent aujourd'hui encore une bataille judiciaire pour récupérer leurs titres, ce qui empêche l'Argentine de revenir sur les marchés financiers internationaux. Aujourd'hui, l'excédent commercial est donc la seule manière de générer des devises pour l'Argentine... avec la création de monnaie, ce qui est très risqué car générateur d'inflation. Mais ce dernier obstacle est en train d'être lui aussi levé : le Club de Paris a fini par accepter de négocier avec l'Argentine sans intervention du FMI, la condition étant jusqu'ici jugée indispensable.

L'Argentine peine également à restaurer une crédibilité économique. Les observateurs s'accordent à dire que les chiffres officiels de l'inflation et du chômage sont sous-évalués. Les grandes entreprises, comme Suez ou EDF, qui s'étaient précipitées pour y investir lors de la vague de privatisation des années 1990, ont presque tout perdu lors de la crise. De quoi refroidir les ardeurs des nouveaux investisseurs... même si ces derniers sont à nouveau alléchés par les taux de croissance impressionnants du pays.

Aujourd'hui, 10 millions de personnes vivraient encore sous le seuil de pauvreté, selon une étude de l'université catholique de Buenos Aires. La corruption et le travail au noir sont monnaie courante. Et les Argentins eux-mêmes restent méfiants vis-à-vis de leur devise : à chaque soubresaut politique, les plus aisés s'empressent de placer leur bas de laine à l'étranger. Sur les quatre dernières années, les économistes évaluent à près de 70 milliards de dollars la fuite de capitaux hors du pays.

source.

Modifié par David Web

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kevinklein Membre 827 messages
Forumeur accro‚
Posté(e)

Ouais les deux analyses sont bonnes ,difficile de faire le tri.

Reste que ce pays s'en est tout de même sorti ,mais à quel prix?

Par contre le parallèle avec la Grèce ,je suis septique .

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latin-boy30 Membre+ 9 575 messages
Jeteur de pavés dans les mares‚
Posté(e)

Christina Kirchner ? Ce n'est pas elle qui est "péroniste" ?

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economic dream Membre 3 028 messages
Forumeur alchimiste‚ 25ans
Posté(e)

Ah oui l'argentine, ce pays où ils font la présidentielle à la russe (le mari et la femme échange la place). Bon exemple de démocratie.

Il est quand meme malhonnete de ne pas préciser que le mari est décédé en plein mandat

As tu des critiques à formuler au niveau économique?

Sinon, je crois que dans un autre sujet, tu pronais la faillitte pour la Grèce. Donc le cas argentin devrait te satisfaire.

Sinon on s'en fout des banques.

Tellement que les médias ne parlent plus que de ça depuis des mois!

@latin-boy30:

Kirchner, c'est la gauche de la gauche. A gauche du PS en tout cas et ce candidat est hostile au libéralisme économique ( FMI et tout ça).

Elle est pour le protectionnisme et en 2008, elle a nationalisé quelques fonds de pension en difficulté à cause de la crise pour sauver les retraites.

Puis il y a eu des renationalisations dans quelques secteurs stratégiques.

Mais elle ne conspue pas le nationalisme et est souverainiste.

C'est un peu un mélange entre la partie modérée du FDG et DLR.

Sinon, le péronisme est assez diversifié avec de l'êxtreme-gauche et de l'extrême-droite comme courants.

Toutefois, le péronisme est souverainiste et assez critique du capitalisme et du communisme.

En tout cas, elle fait partie du parti fondé par Péron ;)

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Mirisme Membre 1 346 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Il est mort en plein dans son mandat à elle.

Il a fait son premier mandat, elle s'est présenté parce qu'il ne pouvait pas lui.

http://www.latinreporters.com/argentinepol23102011ep.html

Où l'on voit un grand respect pour la démocratie.

Et voilà ma critique au niveau politique après économiquement je ne connais pas assez le dossier.

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economic dream Membre 3 028 messages
Forumeur alchimiste‚ 25ans
Posté(e)

Ok j'ai mélangé avec les Peron.:mouai:

En tout cas, Nestor Kirchner n'a eu qu'un seul mandat donc c'est pas comme si les Kirchner dominent l'Etat depuis 5 mandats.

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Mirisme Membre 1 346 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Non mais avec sa tentative de révision de la constitution, elle rendait illimité le nombre de mandats qu'elle pouvait faire, ce qui rien que dans le principe est révoltant.

Après je disgresse mais ce point là de la politique argentine me fait toujours tiquer, désolé (un peu comme la russie).

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carnifex Membre 5 635 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
Posté(e)

Le sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est absurde.

Outre cela, le FMI impose des privatisations, pour payer les créanciers, et parce que ce serait un facteur d’efficacité économique.

Tout cela, c’est la politique de « l’ajustement structurel », imposée aux pays du tiers monde endettés depuis les années 80, qu’on impose désormais à la Grèce, avec les mêmes excellents résultats.

L’Argentine prouve qu’en menant la politique exactement contraire et en faisant défaut sur la dette, on peut redresser l’économie d’un pays.

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Mirisme Membre 1 346 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Il est clair que faire défaut sur une dette de cette taille est beaucoup plus efficace que d'essayer de rembourser.

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Zecht Membre 155 messages
Forumeur inspiré‚ 30ans
Posté(e)

Merde, c'est incroyable comment certains ici n'ont pas peur de l'inflation !

Le truc le plus drôle c'est de prendre l'Argentine en exemple ..

L’Argentine, falsifie désormais ses chiffres sur l'inflation.

Nier la vérité ne fait pas disparaitre les faits...

Mon lien

Modifié par Zecht

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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

Le FMI ouvre la voie à des sanctions contre l'Argentine

Le FMI a ouvert la voie vendredi à des sanctions contre l'Argentine pouvant aller jusqu'à l'exclusion du Fonds, en adoptant pour la première fois de son histoire une "déclaration de censure" contre le pays, accusé de tronquer ses statistiques économiques.

Après plusieurs ultimatums, le conseil d'administration du FMI, qui représente ses 188 Etats-membres, a dans un communiqué appelé Buenos Aires à corriger "sans délai" les inexactitudes de ses statistiques de croissance et d'inflation. Le Parisien.

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Invité Grizmo
Invité Grizmo Invités 0 message
Posté(e)

Ca va grincer sec.....

Et un rapide parallele avec le 2eme article de Davidweb.....Quel est (devient?!) l'etat psychologique, le raisonnement plutot, d'habitants d'un pays lorsqu'il est dirige' par quelqu'un qui annonce clairement s'asseoir sur une dette (legitime ou pas..)????

Les caracte'res en gras seraient ils des indices, ou on peut se poser la question si la culture d'un peuple fait qu'on peut dificilement comparer une methode de gestion de crise/dette, et les reactions que cela peut engendrer.....

Shemas qui tue....Mon patron m'explique qu'il ne paye pas de TVA, qu'il truque tous ses comptes de resultats, ses bilans, tout ca pour payer le moins possible a l'e'tat......

Si les temps sont durs pour moi, vais je me ge'ner pour lui piquer un jours le tas de monnaie qui traine?

.....Vu qu'il aurait du s'en servir pour payer un peu d'impots par exemple.....

(Sorry pour l'ecriture)

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Liberte2012 Membre 323 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)
L’Argentine, falsifie désormais ses chiffres sur l'inflation.
Pourquoi ferait'elle ça ?

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economic dream Membre 3 028 messages
Forumeur alchimiste‚ 25ans
Posté(e)

En même temps, ce n'est pas un FMI sous domination américaine qui a la légitimité de critiquer l'inflation en Argentine ...

Les Etats-Unis ont imprimé plus de dollars entre 2008 et maintenant qu'entre la création du dollar et 2008 ...

La FED planifie de racheter pour 40 milliards de dollars d'obligations chaque mois cette année, avec de l'argent fraîchement imprimé bien sur.

Et il y a une très grande différence dans les 2 cas :

en Argentine, le produit de la création de monnaie va à la Banque Centrale qui est sous contrôle populaire, c'est-à-dire que d'une manière ou d'une autre le peuple est indemnisé contre cette inflation ( l'Etat ne devra pas augmenter les impôts par exemple).

Aux Etats-Unis, le produit de la création de monnaie va à la FED qui est une Banque Centrale fonctionnant comme une banque privée avec des actionnaires privés ( Goldman Sachs, JP Morgan, ...).

Autrement dit, l'inflation pénalise directement les Américains mais profite aux actionnaires de la FED .

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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)
Ca va grincer sec.....

Et un rapide parallele avec le 2eme article de Davidweb.....Quel est (devient?!) l'etat psychologique, le raisonnement plutot, d'habitants d'un pays lorsqu'il est dirige' par quelqu'un qui annonce clairement s'asseoir sur une dette (legitime ou pas..)????

L'Argentine est sortie de la crise de la dette... Ouais c'est ça... on s'assoit sur la dette à rembourser et on croit être sorti d'affaire, bah c'est pas tout à fait ça...

Retour vers le futur : L'obsession argentine

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Liberte2012 Membre 323 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)

L'argentine n'a qu'à faire marcher la planche à billet et rembourser immédiatement et en totalité sa dette.

Modifié par Liberte2012

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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

Bah ça marche pas comme ça t'sais... Suffit pas de faire marcher la planche à billet et de rembourser avec des billets de monopoly pour effacer l'ardoise... reste que les pays ont black lister l'Argentine pour avoir "oublier" ses obligations...

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