Aller au contenu

Plagiats, parodies, détournements... des grands


yop!

Messages recommandés

VIP, Gonade Absolutrice, Posté(e)
yop! VIP 20 446 messages
Gonade Absolutrice,
Posté(e)

Un poème très inspiré et les réactions qui ont suivies m'ont donné l'envie d'ouvrir un fil qui consistera à jouer avec les grands poètes (et ainsi s'y confronter).

Des exercices de style, donc qui consisteront en :

-écrire à la manière de (au choix, tant que c'est un grand poète)

-parodier, détourner, modifier des poèmes (célèbres)

-continuer un poème

-écrire un contre-poème (miroir soutenant le propos inverse)

-transposition en argot ou autre dialectes

-(autres idées si vous en avez)

N'oubliez pas de citez vos références si elles sont obscures ! Venez participer au saccage des grands classiques !

Le colibri

Souvent, pour s'amuser, les piliers de comptoir

Prennent des colibris, petits oiseaux de merde,

Qui suivent, agaçants compagnons à boire,

Le poivrot glissant sur les bières amères.

A peine les ont-ils déposés sur le bar,

Que ces rois de l'azur, s'enivrant comme des boeufs,

Laissent miteusement leurs petites ailes noires

Comme des potirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est finement cuit !

Lui, naguère si beau, qu'il est navrant bourré !

L'un agace son bec avec une eau-de-vie,

L'autre sert, rigolant, du cidre à la bolée !

Le Poète est semblable au prince des soirées

Qui tient bon la picrate et se rit de torcher;

Exilé sur le sol au milieu des huées,

Ses ailes de géant l'empêchent de gerber.

(Inspiré évidemment de Baudelaire et son célèbre Albatros.)

PS : on n'est pas obligé de la faire aussi débile et proposer des textes plus sérieux. :blush:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Invité jeanette
Invités, Posté(e)
Invité jeanette
Invité jeanette Invités 0 message
Posté(e)

bon bien médiocre, mais comme ton texte sur le topic à la source de ce sujet m'a bien fait rire...

je propose un "ronsard_sonnets pour hélène" revisité! (d'avance pardon :blush: )

Quand vous serez bien pleine, au soir à la taverne,

Assise auprès du bar, aguichant et buvant,

Chantez levant vos verres, en vous égosillant :

« c'batard me calculait du temps que j'étais belle. »

Lors vous n'aurez amante oyant telle ritournelle,

Déjà sur le comptoir à demi chancelante,

Qui au bruit de « c'batard » n'aille s'excitant,

Attouchant votre f*on, vous roulant une pelle.

Je serai derrière avec mon appareil photo ;

Dans un recoin miteux je suivrai votre dos ;

Vous irez sur l'trottoir retrouver la vie,

Arpentant ma cour, et faisant le tapin.

Payez, si la voulez, et mettez lui une main :

Prenez dès aujourd'hui ce fruit trop peu interdit.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Privé de désert, 36ans Posté(e)
Kégéruniku 8 Membre 8 039 messages
36ans‚ Privé de désert,
Posté(e)

Je trouve l'idée excellente et le texte très bon. :blush:

Je me lance aussi. ^^

Le poivrot et le clochard

Maître poivrot, contre un bar, torché,

Tenait à la main son breuvage.

Maître clochard, se sentant sec du gosier,

Lui tint à peu près ce langage:

Oh, c'pain, tu m'payes une bière?

Fait froid, j'ai faim et faut qu'j'me désaltère!

S'rieux, si t'es sympa c'pain,

Commande moi un verre de vin

Et tu verras qu'on rira autant qu'on boira.

A ces mots, le poivrot se sent plein de joie;

Il commande bière, vin et vodka

Pour les offrir à son camarade que voilà.

Le clochard s'en saisit, boit et soupire:

D'solé c'pain, mais j'ai finis mon outre,

On rira une aut'e fois, j'ai pas qu'ça à foutre.

Il salue l'assemblé puis se tire.

Le poivrot, n'ayant plus les yeux en face des trous,

Se réveilla le lendemain sans souvenir et sans le sous.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité KARBOMINE
Invités, Posté(e)
Invité KARBOMINE
Invité KARBOMINE Invités 0 message
Posté(e)

plus sérieux...

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,

Dans la nuit éternelle emportés sans retour,

Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges

Jeter l’ancre un seul jour ?

é lac ! l’année à peine a fini sa carrière,

Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,

Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre

Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,

Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,

Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes

Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;

On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,

Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence

Tes flots harmonieux.

------------------------------

Le black.

pamphlet contre l'avidité des étudiants travailleurs au noir dans les bistrots qui ne cessent de se plaindre et qui nous gâchent le plaisir d'être saoul.

Ainsi, toujours servant de trop radins ricards,

Dans la nuit sans pitié embauché pour des sous,

Ne pourras-tu jamais, toi l'employé de bar

Faire un effort, pour nous ?

Au black ! C'est bien toi qu'a choisi ta carrière ?

Lui vogue vers ces lieux, et il s'apprête à boire,

Regarde ! il vient seul m’asseoir pour une bière

Que tu veux un pour-boire !

Tu mugissais ainsi dans ton studio immonde,

Ainsi tu réclamais, étudiant fauché,

Pour toi un petit job promettant bourse ronde

Et tu reviens chialer ?

Un soir, t’en souvient-il ? nous buvions en silence ;

On n’entendait au loin, dans le troquet biéreux,

Que le bruit de tes pleurs. Tu te plains, tu m'offenses,

Alors cass'toi merdeux.

bien à toi petit con,

La Martine.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Iceman, 35ans Posté(e)
Michael Westen Membre 3 591 messages
35ans‚ Iceman,
Posté(e)

Vous êtes trop balèzes mamma mia :bo:

Kégé ! Enorme :blush: :coeur: :coeur: :snif::bo:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre+, 70ans Posté(e)
ASKI Membre+ 9 819 messages
Forumeur balbutiant‚ 70ans‚
Posté(e)

Vous avez vraiment du talent, bravo à tous :blush:

J'aime encore plus l'Albatros :coeur:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité hum
Invités, Posté(e)
Invité hum
Invité hum Invités 0 message
Posté(e)

Bonsoir, allez je me lance :blush:

Un grand classique humblement revisité:

(Le dormeur du Val de Rimbaud, au cas où...)

Le dormeur du bal

C'est un trou de cuvette à la frêle lunette

Où sur sa blanche pente fermente un ruisseau

Amer, habituel confident des braguettes

Où s'épanche ce soir un vertige pataud.

Un jeune en costard, la bouche ouverte au grand large

Et la tête entière tombée dans le trou

Dort, genoux appuyés sur le froid carrelage,

Pâle, d'un sommeil d'anis et de Malibu.

Les bras croisés au dessus de sa tête, il bouge!

En longs et gargouillants sursauts il devient rouge:

Non, celui-là cette nuit ne conduira pas.

Le parfum n'incommode sa lourde narine,

Il dort à la lueur d'une ampoule radine,

Baignant dans la flaque d'un restant de repas.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Le prendre au sérieux, nuit gravement à la santé, Posté(e)
azad2B Membre 5 932 messages
Le prendre au sérieux, nuit gravement à la santé,
Posté(e)

Allez je me lance. Il y a un peu (mais si peu, inutile de me le rappeler :blush: :coeur: ) de Hugo la dedans.

Et en outre, les quelques remarques acerbes, ne s' adressent pas à ce que j' ai lu ici - j'ai trouvé drôles et mêmes excellentes certaines interventions- mais a des choses lues sur un autre fil.

Ce qui va suivre Mesdames, Messieurs je vous en prie

Prenez-le sur un ton badin. Comme je l' écris

Nulle méchanceté, ni rage, ni colère

Contre ces rimailleurs, (dont je me sens confrère)

Enfants du siècle, ils peuvent dans leurs vers cafouilleux

Même tuer l' étoile, rien qu' en fermant les yeux.

Mais, comme autour d'eux, les bécasses

Se pâment, ils se croient irradiés.

Poète, n' écoute pas les rimeurs qui passent

Cache ta muse, par pitié.

Que trouve t' on de beau dans leur prose effrénée ?

Pour ce qui me concerne, que des banalités

Des mots jetés en vrac, en désordre, pelle-mêle

Sans la moindre liaison, sans la moindre étincelle

Sans le moindre respect pour l' étymologie

Ou l' histoire de ce mot, qui si longtemps mûrit.

A l' heure où les bavards croassent

Crachants les verbes par milliers.

Poète, n' écoute pas les rimeurs qui passent

Cache ta muse, par pitié.

Ni ces instants magiques, qu'on ne nomme jamais

Où notre âme, ravie, à l' Univers mariée

Découvre dans un vers caché dans un poème

Trois petits mots qui sont comme l' est un diadème

Comme un bijou brillant blotti dans son écrin

Un éclat de lumière aux reflets cristallins.

Ecoutez ces oies qui jacassent

Et qui parlent comme charcutiers.

Poète, n' écoute pas les rimeurs qui passent

Cache ta muse, par pitié.

Mais si le sens est vide, la forme est agréable

Et si le texte hélas demeure impubliable

La peinture n' est pas mal, - si l' on n' est daltonien -

Le corps et l' interligne font que l'on y voit bien

Et je verrais fort bien, ces créations burlesques

Servir de napperons à des buffets champêstres. *****(vx François)

Ils peignent en bleu la paperasse

En rêvant qu'ils sont édités.

Poète, n' écoute pas les rimeurs qui passent

Cache ta muse, par pitié.

Mais à quoi bon lutter. Le poète se terre.

Les Hugo, les Villon, les Ronsard, les Prévert

Sont morts à tout jamais et ne sauraient renaître.

Il nous reste à attendre que le froid nous pénètre...

La chose simplement, d' elle même viendra

Comme se fait la nuit, lorsque le jour s' en va.

C'est pour plaire à la populace

Qu'ils jettent leurs vers estropiés.

Poète, n' écoute pas les rimeurs qui passent

Cache ta muse, par pitié.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Elaïs
Invités, Posté(e)
Invité Elaïs
Invité Elaïs Invités 0 message
Posté(e)

Un peu de musique ne nuit pas: Le Roi Dagobert...

C'est le roi Dagobert

qui aimait beaucoup les poids verts

Le Bon St Eloi lui dit é mon Roi

Votre Majesté vient de s'oublierrr

mais Nonn lui dit le Roi, tu pètes et tu dis que c'est moi! :blush: :coeur: ===>[]

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Rhadamanthe
Invités, Posté(e)
Invité Rhadamanthe
Invité Rhadamanthe Invités 0 message
Posté(e)
Je trouve l'idée excellente et le texte très bon. :coeur:

Je me lance aussi. ^^

Le poivrot et le clochard

Maître poivrot, contre un bar, torché,

Tenait à la main son breuvage.

Maître clochard, se sentant sec du gosier,

Lui tint à peu près ce langage:

Oh, c'pain, tu m'payes une bière?

Fait froid, j'ai faim et faut qu'j'me désaltère!

S'rieux, si t'es sympa c'pain,

Commande moi un verre de vin

Et tu verras qu'on rira autant qu'on boira.

A ces mots, le poivrot se sent plein de joie;

Il commande bière, vin et vodka

Pour les offrir à son camarade que voilà.

Le clochard s'en saisit, boit et soupire:

D'solé c'pain, mais j'ai finis mon outre,

On rira une aut'e fois, j'ai pas qu'ça à foutre.

Il salue l'assemblé puis se tire.

Le poivrot, n'ayant plus les yeux en face des trous,

Se réveilla le lendemain sans souvenir et sans le sous.

Je la garde, elle ! :blush:

J'en ferai pendant les vacances, si le topic survit.

Je sais pas si j'aurai votre niveau parce que vous êtes doués, là.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Privé de désert, 36ans Posté(e)
Kégéruniku 8 Membre 8 039 messages
36ans‚ Privé de désert,
Posté(e)

Allez, une autre. :blush:

André CHENIER

Fille du vieux pasteur, qui d'une main agile

Fille du vieux pasteur, qui d'une main agile

Le soir emplis de lait trente vases d'argile,

Crains la génisse pourpre, au farouche regard,

Qui marche toujours seule, et qui paît à l'écart.

Libre, elle lutte et fuit intraitable et rebelle.

Tu ne presseras point sa féconde mamelle,

A moins qu'avec adresse un de ses pieds lié

Sous un cuir souple et lent ne demeure plié.

Fille du professeur, qui d'une main agile

Le soir retire mon slip dans un geste subtil,

Crains ton géniteur, au farouche regard,

Qui n'aime pas ma gueule, et encore moins mes devoirs.

Sache qu'il te pense chaste et pucelle.

S'il apprend que je presse ta féconde mamelle,

A mon adresse il risque d'envoyer documents et fichiers,

Qui vu par mes parents pourraient, mon avenir plier.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre+, 27ans Posté(e)
metal guru Membre+ 33 559 messages
Maitre des forums‚ 27ans‚
Posté(e)

Monsieur le directeur

Je vous fais une lettre

Que vous lirez peut-être

Si vous avez le temps.

Je viens de recevoir

Ma place de caravane

Pour partir à Pornichet

Avant mercredi soir.

Monsieur le directeur

Je ne la trouve pas belle

Je ne suis pas sur terre

Pour être près des poubelles

C'est pas pour vous fâcher,

Il faut que je vous dise,

Ma décision est prise,

Je m'en vais en Vendée

Depuis que je suis né,

J'ai vu camper mon père,

J'ai vu monter mes frères

Et planter mes enfants.

Ma mère a tant camper

Qu'elle est dedans sa tente

Et se moque des bombonnes (butagaz)

Et se moque des verres mal lavés.

Quand j'étais louveteau,

On a violé ma tente

On m'a volé mon opinel,

Et ma boite de pâté.

Demain de bon matin

Je fermerai ma porte de caravane

Au nez des années mortes,

J'irai sur les chemins aménagés.

Je camperai toute ma vie

Sur les routes de France,

De Bretagne en Provence

Et je crierai aux gens:

«Refusez un mauvais emplacement

Refusez de vous taire,

N'allez pas à Pornichet,

Refusez de céder.»

S'il faut donner son camping car,

Allez donner le vôtre,

Vous êtes bon apôtre

Monsieur le directeur.

Si vous me poursuivez,

Prévenez vos gendarmes

Que je n'aurai pas d'armes

Et qu'ils pourront tirer dans les pneus.

:blush:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

  • 3 ans après...
Nouveau, 60ans Posté(e)
PBaq Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚ 60ans‚
Posté(e)

Le Mastodonte

<br style="color: rgb(17, 17, 18); font-family: Helvetica, Verdana, Arial, sans-serif; background-color: rgb(250, 249, 248);">Souvent, pour les enfants, les hommes du voyage

Traînent des éléphants, sages brahmanes gris,

Qui suivent, opulents chaperons d'équipage,

La roulotte filant sur les fleuves aigris.

Tout juste les font-ils tournoyer sur la piste,

Que ces rois du levant, pour ne pas s'ennuyer,

Bouclent, lents et subtils, trois tours d'équilibriste,

avec un chien savant qui se croit écuyer.

Ce seigneur des forêts, comme il cherche sa place !

Lui, l'aîné de Ganesh, qu'on le traite en goret !

L'un lui lima les dents, signes d'insigne classe,

L'autre pique, impudent, l'être qu'on implorait.

Le Poète est semblable au souverain céleste,

Qui hante l'orient, et se rit du Pamir,

Exhibé sur le sable en Auguste funeste,

Ses rêves de géant l'empêchent de dormir.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×