Blocage des agriculteurs : POUR ou CONTRE ?

LooSHA Membre 4 598 messages
Je porte un chat d'or, et alors ?‚ 9ans
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UN exemple, donné par un certain MichelEdouardLeclerc, sur "Le Blog des Blogs des Entreprises et du Commerce", la vaste blague.

J'espère que t'es rémunéré pour ça :smile2:

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idéerecues Membre 378 messages
Forumeur survitaminé‚
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UN exemple, donné par un certain MichelEdouardLeclerc, sur "Le Blog des Blogs des Entreprises et du Commerce", la vaste blague.

J'espère que t'es rémunéré pour ça :smile2:

non, d'autant que je n'apprcie pas le personnage.

Cependant, les données qu'il cite sont véridiques, vérifie les tarifs sur d'autres sources sui tu as un doute

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LooSHA Membre 4 598 messages
Je porte un chat d'or, et alors ?‚ 9ans
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C'est UN exemple, tu veux que je l'écrive en plus gros ?

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spymax Membre 509 messages
Forumeur forcené‚
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les magasins de fringues ... ils font combien de marge ? 80% ? 85% ? :smile2:

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LooSHA Membre 4 598 messages
Je porte un chat d'or, et alors ?‚ 9ans
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Je mange pas un pull tout les matins :smile2:

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
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La Grande Distribution, première au hit-parade des plus grandes fortunes de France, lutte contre la vie chère ? Du bluff... les prix des aliments de base qu'elle propose n'en finissent pas d'augmenter. Et ça va continuer avec une loi de modernisation de l'économie taillée sur mesure : toujours plus de grandes surfaces sans permis, toujours moins de concurrence, toujours plus de marge.Le grand bluff de la baisse des prix alimentaires La grande distribution est-elle vraiment unie contre la vie chère ? C'est ce qu'elle dit à grand renfort de publicité, de promesses, de « coups de poings sur les prix », de promotions etc., après que l'INC (Institut National de la Consommation) ait révélé le pot aux roses : les prix des produits alimentaires proposés par la grande distribution ont augmenté en février 2008 de plus de 5% en moyenne en un an. Et ce n'est qu'une moyenne puisque les prix des produits de bases ont été augmentés de façon indécente : + 11% pour les pâtes, + 13,40% pour le lait, + 9% pour le beurre, + 11,5% pour le fromage, + 10% pour les yaourts, desserts lactés et fromages blancs, + 6,30% pour le riz ! Le président Sarkozy a tout à coup découvert et s'en est étonné que le jambon ait explosé (+ 40%) alors que le prix du cochon à la production était en baisse. Le premier ministre Fillon a tapé sur la table, accéléré la procédure pour sortir la loi de modernisation de l'économie, reconnaissant les « abus » de la grande distribution et s'offusquant que le marché français des produits alimentaires est en moyenne de 5 à 30% supérieur aux autres pays de l'union européenne. Et donc qu'il fallait que cela cesse et vite. Trois mois après... Ce mois de juin les chiffres de L'INSSE et de l'observatoire des prix à la grande distribution de la DGCCRF tombent : les prix proposés par la grande distribution continuent d'augmenter en atteignant plus de 7% en moyenne en un an ! Et là encore ce sont les produits de base qui subissent la hausse des prix la plus importante : + 20% sur les pâtes (+ 32% sur les pâtes premier prix), + 20,5% sur le lait de premier prix, + 18,5% sur le riz de premier prix, + 11% sur la farine (+ 30% sur la farine premier prix), + 15,4% sur le beurre premier prix, + 9,2% sur l'huile (+ 26,3% sur l'huile de premier prix), + 7,3% sur les yaourts et desserts lactés ! N'oublions pas non plus qu'au supermarché on y va pas à pied mais en voiture, ce qui augmente le coût des produits au prix où est l'essence et ne contribue pas au respect de l'environnement cher à la grande distribution. On a beau prêté l'oreille, président, ministres et députés sont en vacances. Certes la loi de modernisation de l'économie (LME) est sortie (la nuit du 4 août !) mais ne s'appliquera qu'en 2009 si la grande distribution veut bien s'y conformer. Donc ça continue. Pour les producteurs du MODEF « la hausse des prix à la consommation des produits alimentaires est sans commune mesure avec celle des prix agricoles à la production. D'ailleurs la baisse des prix agricoles de 1986 à 2006 n'a jamais été répercutée à la consommation par la grande distribution. » En région PACA (Provence Alpes Côte-d'Azur), le MODEF a constaté suite à une enquête médiatisée dans les grandes surfaces locales ce qui suit :

puce.gif les salades vendues par les producteurs locaux à la grande distribution locale 0,20 euro pièce sont proposées à la consommation entre 0,70 et 1 euro pièce ;

puce.gif le kilo de tomates payés 0,60 euro au producteur est revendu à la consommation entre 2,50 et 3,50 euros ;

puce.gif le kilo d'agneau vendu par l'éleveur à la grande distribution 4,80 euros se revend au consommateur de 20 à 25 euros ;

puce.gif la bouteille de vin vendu par la cave coopérative locale 1,80 euro à la grande distribution passe à 5 euros à la consommation ;

puce.gif le melon espagnol acheté au producteur espagnol 1 euro le kilo est revendu 3,29 euros à la consommation, le même prix que le melon local côté 1,40 euro le kilo sur le Marché d'Intérêt National de Châteaurenard faisant taire l'adage que les produits importés sont moins chers. Et de conclure : « il n'est pas besoin d'être un expert en économie pour comprendre que les prix élevés à la consommation sont dus aux marges abusives de la grande distribution. » Daniel Collet, le président de l'INDECOSA CGT propose ce que refuse le gouvernement et qui est pourtant une mesure de justice sociale : « réduire le taux de TVA pour tous les produits alimentaires de première nécessité ».

Ce que prévoit la LME D'abord précisons que la loi de modernisation de l'économie (loi n° 2008-776 du 4 août 2008) ne consacre qu'un chapitre sur le commerce et les grandes surfaces. Un autre chapitre est consacré à la protection du consommateur, nous y reviendrons. C'est donc ce chapitre dit « réforme des relations commerciales - articles 92 à 97 de la LME » que nous allons aborder et qui vise selon le ministère de l'économie à « mettre en place de nouvelles règles de jeu dans la grande distribution pour augmenter la concurrence et pour défendre le pouvoir d'achat ». Il y est aussi question de « renforcer les aides en faveur du commerce de proximité ». Cette loi qui entrera en vigueur le 1er janvier 2009 prévoit donc, sans commentaire :

puce.gif une libre négociation des prix entre fournisseurs (agriculteurs inclus) et distributeurs dont on devrait en savoir plus cet automne lors de la réforme de la dépénalisation du droit des affaires et du commerce ;

puce.gif l'obligation d'une convention écrite entre les deux parties indiquant les engagements réciproques en vue de fixer le prix, les conditions de l'opération de vente des produits, les conditions dans lesquelles le distributeur favorise la commercialisation des produits du fournisseur, les avantages tarifaires consentis par le fournisseur au distributeur etc., tout cela dans un contrat-cadre annuel ;

puce.gif de plafonner à 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, les délais de paiement entre entreprises ;

puce.gif de faciliter l'implantation de grandes surfaces en relevant le seuil d'autorisation des surfaces commerciales de 300 à 1 000 m2 avec renforcement du droit de préemption des maires afin d'écarter les abus de position dominante. Mais, là encore on en sera plus cet automne lors de la réforme modifiant le code de l'urbanisme à cet effet ;

puce.gif d'aider les petits commerçants à être plus compétitifs en créant un indice des loyers commerciaux, en répartissant plus équitablement la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (Tascom) et en augmentant les crédits du FISAC (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) qui passent de 80 à 100 millions d'euros par an. Elle met également en place une « Autorité de la concurrence » en lieu et place du Conseil de la concurrence. Mais elle ne précise pas les moyens financiers dont disposera cette autorité dont le rôle est de contrôler les pratiques anticoncurrentielles, les concentrations et ententes illicites sur les prix à la consommation. Avec ça la grande distribution devrait se tenir à carreau. Pas si sur...

Un autre son de cloche D'abord, la Grande distribution n'a pas crié « haro » sur la loi de modernisation de l'économie. Etonnant pour une loi sensée être pénalisante pour elle. Ensuite ce n'est pas la première loi réformant les relations commerciales. A chaque loi, et nos gouvernements sont champions pour ça, la grande distribution s'en est bien sortie pour le plus grand profit de ses actionnaires toujours en hausse. Sur le site Internet du groupe carrefour on peut lire : « nous continuons d'ouvrir davantage de m2, toujours plus rapidement et dans toutes zones géographiques. » En France, au 1er trimestre 2008, Carrefour a ouvert 21 000 m2 dont 8 000 en hypermarchés, 4 000 en supermarchés, 5 000 en hard-discounts et 4 000 m2 pour les magasins dits de proximité. Et de confirmer son objectif de création d'au moins 1,4 million de m2 en 2008, afin dit-il : « d'améliorer le retour sur investissement aux actionnaires sur la période 2007-2010 ». Les autres grands distributeurs n'en pensent pas moins. Ce qui fait dire à l'INDECOSA CGT (association pour l'information et la défense des consommateurs salariés) que la loi de modernisation de l'économie (LME) n'est pas destinée à améliorer le pouvoir d'achat des ménages mais bel et bien de permettre à la grande distribution de renforcer son hégémonie sur le commerce en France. » Qu'est-ce qui lui permet de dire ça ? Son président, Daniel Collet, s'inquiète du fameux contrat unique annuel entre fournisseurs et distributeurs sensé régir leur relation et qui satisfait pleinement la grande distribution. Les producteurs seront encore plus liés et donc étranglés. Quant aux prix à la consommation voir l'encadré ci-contre. Pour lui « ce qu'il faut c'est une transparence dans les relations fournisseurs et distributeurs au moyen d'une facturation faisant apparaître la part qui revient à chaque opérateur avec indication des coûts de production, des coûts de transport et de conditionnement, les coopérations commerciales ». Il s'interroge aussi sur cette nouvelle Autorité de la concurrence alors qu'il existe déjà la DGCCRF (Direction Générale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes) qui ne cesse de réclamer des moyens financiers (absents de la LME). La loi est plutôt évasive à ce sujet qu'elle esquive en une simple phrase : « les crédits attribués à l'Autorité de la concurrence pour son fonctionnement sont inscrits dans un programme relevant du ministère de l'économie » ! Daniel Collet aurait préféré :

puce.gif « la création d'un organisme d'évaluation des relations fournisseurs/distributeurs sous contrôle du Parlement qui aurait également pour mission de contrôler les prix ;

puce.gif le maintien des commissions départementales d'équipements commerciaux avec présence des représentants des consommateurs, des syndicats des salariés, des élus locaux, des commerçants et des artisans ;

puce.gif et de donner plus de moyens notamment financiers et humains à la DGCCRF. » En effet, pourquoi supprimer ce qui existe et qui pourrait mieux fonctionner avec plus de moyens, pour une modernisation dont on ne connaît pas encore la teneur ? Et les producteurs dans tout ça ?

La solution « coefficient multiplicateur » Pour les producteurs du MODEF, la LME « n'a pour effet que de libéraliser encore plus les taux de profit en mettant à genoux les fournisseurs au moyen du fameux contrat cadre annuel, et en délocalisant les productions. C'est réglementé le racket au lieu de le réprimer » N'oublions pas qu'à l'heure actuelle, dans ce monde dominé par la grande distribution, un agriculteur disparaît toutes les 20 minutes ! La LME va-t-elle inverser la tendance. Hum, hum. Les contrats producteurs/distributeurs ne sont pas une invention de la LME, ils existent. Certes ils sont une garantie mais à quel prix :

puce.gif paiement sous 60 jours quand tout va bien (la loi fixe ce seuil maximum mais prévoit des dérogations) ;

puce.gif défraiement des coûts de présentation et de mise en rayon, les fameuses « marge-arrière » (la loi exige simplement la transparence mais ne les interdits pas) ;

puce.gif prix d'achat ne couvrant pas toujours les coûts de production (là la loi ne dit rien). Le MODEF propose pourtant une solution équitable pour les producteurs, les distributeurs et les consommateurs : un coefficient multiplicateur permanent sur les produits périssables. Cette mesure ne coûte pas un euro et permet de relever les prix à la production et de les baisser à la consommation... en baissant un peu la marge de la grande distribution. Il suffit que l'Etat fixe un taux légal à ne pas dépasser entre le prix d'achat au producteur et le prix de vente au consommateur (taux applicable à tous les intermédiaires). Ainsi le slogan « Tous unis contre la vie chère » si cher à Intermarché serait effectif.

La concurrence, parlons-en La LME va-t-elle mettre fin à la fausse concurrence du fait de la multiplication des enseignes qui sont en fait propriété d'un des sept groupes en théorie. En pratique, la grande distribution use et abuse de sa position dominante pourtant prohibée par le code du commerce (article L420-2). Elle a multiplié les supérettes de moins de 300 m2, exemptées de demande d'autorisation au détriment du petit commerce. Elle ne va pas se priver (qui l'en empêcherait ? La loi ?) de multiplier les supérettes genre hard discount puisqu'il est désormais possible d'en créer sans autorisation préalable dès lors que leur surface est inférieure à 1 000 m2. Or qui se cache sous les enseignes hard discount et proxi, la grande distribution bien-sûr. On l'a lu au début de ce dossier Carrefour a l'intention de multiplier les supérettes et il n'est pas le seul. Dans son enquête d'avril 2008, l'UFC Que choisir constate que « il existe un sérieux problème de concurrence sur une large part du territoire ce qui tire à la hausse les prix de grande consommation, affaiblit le petit commerce en cassant les prix dans un premier temps pour mieux les remonter ensuite afin d'en tirer une rente. » En effet, seules 26,9% des zones de chalandise ont une structure de marché concurrentielle sur le territoire national. L'UFC pense que seuls les PLU (Plans Locaux d'Urbanisme) peuvent réguler la création de surfaces commerciales déjà surreprésentées, en réservant des zones aux petits commerces de proximité autres que ceux sous enseignes de la grande distribution. En fait, la vraie concurrence serait de conserver et d'aider le petit commerce de proximité (certes les aides FISAC vont être un peu augmentées mais comment seront-elles réparties ?) et, comme le propose le MODEF, de soutenir le développement et la diversification des circuits courts en vente directe. Ces structures pourraient aussi bénéficier des aides FISAC et fiscalement reconnues comme une extension de l'activité agricole et non un commerce. L'UFC Que choisir n'en pense pas moins en suggérant que l'ensemble des fonds de la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (TASCOM) soit consacré au seul développement du commerce de proximité sous toutes ses formes. « Chaque année, précise l'UFC, 600 millions d'euros sont prélevés au titre de cette taxe sur les structures commerciales de + de 400 m2. Or seuls 80 millions d'euros ont été alloués en 2007 au FISAC, fonds destinés à protéger le petit commerce local ». Entre nous, tout cela ne cache-t-il pas un problème de fonds : avoir un emploi correctement payé, vivre de sa production agricole, réduire les marges abusives de la grande distribution n'est-il pas le meilleur moyen de fabriquer plus de pouvoir d'achat ? En attendant, LME ou pas, la grande distribution n'est pas prête de lâcher un morceau même infime de son immense fortune contrairement à ce qu'elle nous fait croire à grand renfort de publicité (elle en a les moyens). Ca se serait une vraie modernisation de l'économie.

<H3 class=spip>La bande des sept</H3>Ils sont sept à se partager tous les hypermarchés, supermarchés, « proxi » et « maxi discount » de France, quelle que soit l'enseigne. Quatre d'entre eux figurent au top 50 des plus grandes fortunes dont la première est Auchan. Ainsi dans quelques grandes, moyennes ou petites surfaces où vous allez faire vos courses, elles appartiennent à l'un de ces sept groupes. Bonjour la concurrence ! Voici ces sept grandes distributions :

puce.gif Auchan dispose d'un magot de 21 000 milliards d'euros (+ 23,53% sur un an, + 100% en 5 ans). Ce qui en fait le n° 1 des plus grandes fortunes de France, devant LVMH désormais n° 2 qui détient aussi des parts chez Carrefour. Auchan détient également les enseignes Atac et Simply Market.

puce.gif Carrefour, 12ème plus grande fortune de France avec 4 095 milliards d'euros, s'appelle aussi ici et là Champion, Shopi, Comod, Huit à Huit, Marché Plus supérette, Proxi et ED ou encore ... le roi de la fausse concurrence ;

puce.gif Cora , 14ème au hit parade des plus grandes fortunes de France avec 3 300 milliards d'euros, est la maman de Match, G20, Profi (le bien nommé) et Houra ;

puce.gif Casino, 38ème fortune de France sous l'appellation Rallye qui détient aussi Monoprix et 1 158 milliards d'euros est le papa de Géant Casino, Casino et Franprix, Petit Casino, Spar supérette, Vival, Leader Price ;

puce.gif Intermarché, 32,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007, c'est également les fameux Mousquetaires, Ecomarché, Netto ;

puce.gif Leclerc n'existe qu'en hypermarchés et supermarchés sous cette seule dénomination, environ 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires ;

puce.gif Système U qui rallie hyper U, super U, marché U.

2ème partie

<H3 class=spip>Le grand bluff de la baisse des prix alimentaires</H3>La grande distribution est-elle vraiment unie contre la vie chère ? C'est ce qu'elle dit à grand renfort de publicité, de promesses, de « coups de poings sur les prix », de promotions etc., après que l'INC (Institut National de la Consommation) ait révélé le pot aux roses : les prix des produits alimentaires proposés par la grande distribution ont augmenté en février 2008 de plus de 5% en moyenne en un an. Et ce n'est qu'une moyenne puisque les prix des produits de bases ont été augmentés de façon indécente : + 11% pour les pâtes, + 13,40% pour le lait, + 9% pour le beurre, + 11,5% pour le fromage, + 10% pour les yaourts, desserts lactés et fromages blancs, + 6,30% pour le riz ! Le président Sarkozy a tout à coup découvert et s'en est étonné que le jambon ait explosé (+ 40%) alors que le prix du cochon à la production était en baisse. Le premier ministre Fillon a tapé sur la table, accéléré la procédure pour sortir la loi de modernisation de l'économie, reconnaissant les « abus » de la grande distribution et s'offusquant que le marché français des produits alimentaires est en moyenne de 5 à 30% supérieur aux autres pays de l'union européenne. Et donc qu'il fallait que cela cesse et vite.

Trois mois après... Ce mois de juin les chiffres de L'INSSE et de l'observatoire des prix à la grande distribution de la DGCCRF tombent : les prix proposés par la grande distribution continuent d'augmenter en atteignant plus de 7% en moyenne en un an ! Et là encore ce sont les produits de base qui subissent la hausse des prix la plus importante : + 20% sur les pâtes (+ 32% sur les pâtes premier prix), + 20,5% sur le lait de premier prix, + 18,5% sur le riz de premier prix, + 11% sur la farine (+ 30% sur la farine premier prix), + 15,4% sur le beurre premier prix, + 9,2% sur l'huile (+ 26,3% sur l'huile de premier prix), + 7,3% sur les yaourts et desserts lactés ! N'oublions pas non plus qu'au supermarché on y va pas à pied mais en voiture, ce qui augmente le coût des produits au prix où est l'essence et ne contribue pas au respect de l'environnement cher à la grande distribution. On a beau prêté l'oreille, président, ministres et députés sont en vacances. Certes la loi de modernisation de l'économie (LME) est sortie (la nuit du 4 août !) mais ne s'appliquera qu'en 2009 si la grande distribution veut bien s'y conformer. Donc ça continue. Pour les producteurs du MODEF « la hausse des prix à la consommation des produits alimentaires est sans commune mesure avec celle des prix agricoles à la production. D'ailleurs la baisse des prix agricoles de 1986 à 2006 n'a jamais été répercutée à la consommation par la grande distribution. » En région PACA (Provence Alpes Côte-d'Azur), le MODEF a constaté suite à une enquête médiatisée dans les grandes surfaces locales ce qui suit :

puce.gif les salades vendues par les producteurs locaux à la grande distribution locale 0,20 euro pièce sont proposées à la consommation entre 0,70 et 1 euro pièce ;

puce.gif le kilo de tomates payés 0,60 euro au producteur est revendu à la consommation entre 2,50 et 3,50 euros ;

puce.gif le kilo d'agneau vendu par l'éleveur à la grande distribution 4,80 euros se revend au consommateur de 20 à 25 euros ;

puce.gif la bouteille de vin vendu par la cave coopérative locale 1,80 euro à la grande distribution passe à 5 euros à la consommation ;

puce.gif le melon espagnol acheté au producteur espagnol 1 euro le kilo est revendu 3,29 euros à la consommation, le même prix que le melon local côté 1,40 euro le kilo sur le Marché d'Intérêt National de Châteaurenard faisant taire l'adage que les produits importés sont moins chers. Et de conclure : « il n'est pas besoin d'être un expert en économie pour comprendre que les prix élevés à la consommation sont dus aux marges abusives de la grande distribution. » Daniel Collet, le président de l'INDECOSA CGT propose ce que refuse le gouvernement et qui est pourtant une mesure de justice sociale : « réduire le taux de TVA pour tous les produits alimentaires de première nécessité ».

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spymax Membre 509 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)
Je mange pas un pull tout les matins :smile2:

tu devrais ... tu serais peut-être plus aimable ;)

transporteur ... 21000 milliards d'euros pour Auchan ? t'es sûr ? c'est plus que le PIB des USA ça non ? ;)

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idéerecues Membre 378 messages
Forumeur survitaminé‚
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La Grande Distribution, première au hit-parade des plus grandes fortunes de France, lutte contre la vie chère ? Du bluff... les prix des aliments de base qu'elle propose n'en finissent pas d'augmenter. Et ça va continuer avec une loi de modernisation de l'économie taillée sur mesure : toujours plus de grandes surfaces sans permis, toujours moins de concurrence, toujours plus de marge.Le grand bluff de la baisse des prix alimentaires La grande distribution est-elle vraiment unie contre la vie chère ? C'est ce qu'elle dit à grand renfort de publicité, de promesses, de « coups de poings sur les prix », de promotions etc., après que l'INC (Institut National de la Consommation) ait révélé le pot aux roses : les prix des produits alimentaires proposés par la grande distribution ont augmenté en février 2008 de plus de 5% en moyenne en un an. Et ce n'est qu'une moyenne puisque les prix des produits de bases ont été augmentés de façon indécente : + 11% pour les pâtes, + 13,40% pour le lait, + 9% pour le beurre, + 11,5% pour le fromage, + 10% pour les yaourts, desserts lactés et fromages blancs, + 6,30% pour le riz ! Le président Sarkozy a tout à coup découvert et s'en est étonné que le jambon ait explosé (+ 40%) alors que le prix du cochon à la production était en baisse. Le premier ministre Fillon a tapé sur la table, accéléré la procédure pour sortir la loi de modernisation de l'économie, reconnaissant les « abus » de la grande distribution et s'offusquant que le marché français des produits alimentaires est en moyenne de 5 à 30% supérieur aux autres pays de l'union européenne. Et donc qu'il fallait que cela cesse et vite. Trois mois après... Ce mois de juin les chiffres de L'INSSE et de l'observatoire des prix à la grande distribution de la DGCCRF tombent : les prix proposés par la grande distribution continuent d'augmenter en atteignant plus de 7% en moyenne en un an ! Et là encore ce sont les produits de base qui subissent la hausse des prix la plus importante : + 20% sur les pâtes (+ 32% sur les pâtes premier prix), + 20,5% sur le lait de premier prix, + 18,5% sur le riz de premier prix, + 11% sur la farine (+ 30% sur la farine premier prix), + 15,4% sur le beurre premier prix, + 9,2% sur l'huile (+ 26,3% sur l'huile de premier prix), + 7,3% sur les yaourts et desserts lactés ! N'oublions pas non plus qu'au supermarché on y va pas à pied mais en voiture, ce qui augmente le coût des produits au prix où est l'essence et ne contribue pas au respect de l'environnement cher à la grande distribution. On a beau prêté l'oreille, président, ministres et députés sont en vacances. Certes la loi de modernisation de l'économie (LME) est sortie (la nuit du 4 août !) mais ne s'appliquera qu'en 2009 si la grande distribution veut bien s'y conformer. Donc ça continue. Pour les producteurs du MODEF « la hausse des prix à la consommation des produits alimentaires est sans commune mesure avec celle des prix agricoles à la production. D'ailleurs la baisse des prix agricoles de 1986 à 2006 n'a jamais été répercutée à la consommation par la grande distribution. » En région PACA (Provence Alpes Côte-d'Azur), le MODEF a constaté suite à une enquête médiatisée dans les grandes surfaces locales ce qui suit :

puce.gif les salades vendues par les producteurs locaux à la grande distribution locale 0,20 euro pièce sont proposées à la consommation entre 0,70 et 1 euro pièce ;

puce.gif le kilo de tomates payés 0,60 euro au producteur est revendu à la consommation entre 2,50 et 3,50 euros ;

puce.gif le kilo d'agneau vendu par l'éleveur à la grande distribution 4,80 euros se revend au consommateur de 20 à 25 euros ;

puce.gif la bouteille de vin vendu par la cave coopérative locale 1,80 euro à la grande distribution passe à 5 euros à la consommation ;

puce.gif le melon espagnol acheté au producteur espagnol 1 euro le kilo est revendu 3,29 euros à la consommation, le même prix que le melon local côté 1,40 euro le kilo sur le Marché d'Intérêt National de Châteaurenard faisant taire l'adage que les produits importés sont moins chers. Et de conclure : « il n'est pas besoin d'être un expert en économie pour comprendre que les prix élevés à la consommation sont dus aux marges abusives de la grande distribution. » Daniel Collet, le président de l'INDECOSA CGT propose ce que refuse le gouvernement et qui est pourtant une mesure de justice sociale : « réduire le taux de TVA pour tous les produits alimentaires de première nécessité ».

Ce que prévoit la LME D'abord précisons que la loi de modernisation de l'économie (loi n° 2008-776 du 4 août 2008) ne consacre qu'un chapitre sur le commerce et les grandes surfaces. Un autre chapitre est consacré à la protection du consommateur, nous y reviendrons. C'est donc ce chapitre dit « réforme des relations commerciales - articles 92 à 97 de la LME » que nous allons aborder et qui vise selon le ministère de l'économie à « mettre en place de nouvelles règles de jeu dans la grande distribution pour augmenter la concurrence et pour défendre le pouvoir d'achat ». Il y est aussi question de « renforcer les aides en faveur du commerce de proximité ». Cette loi qui entrera en vigueur le 1er janvier 2009 prévoit donc, sans commentaire :

puce.gif une libre négociation des prix entre fournisseurs (agriculteurs inclus) et distributeurs dont on devrait en savoir plus cet automne lors de la réforme de la dépénalisation du droit des affaires et du commerce ;

puce.gif l'obligation d'une convention écrite entre les deux parties indiquant les engagements réciproques en vue de fixer le prix, les conditions de l'opération de vente des produits, les conditions dans lesquelles le distributeur favorise la commercialisation des produits du fournisseur, les avantages tarifaires consentis par le fournisseur au distributeur etc., tout cela dans un contrat-cadre annuel ;

puce.gif de plafonner à 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, les délais de paiement entre entreprises ;

puce.gif de faciliter l'implantation de grandes surfaces en relevant le seuil d'autorisation des surfaces commerciales de 300 à 1 000 m2 avec renforcement du droit de préemption des maires afin d'écarter les abus de position dominante. Mais, là encore on en sera plus cet automne lors de la réforme modifiant le code de l'urbanisme à cet effet ;

puce.gif d'aider les petits commerçants à être plus compétitifs en créant un indice des loyers commerciaux, en répartissant plus équitablement la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (Tascom) et en augmentant les crédits du FISAC (Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce) qui passent de 80 à 100 millions d'euros par an. Elle met également en place une « Autorité de la concurrence » en lieu et place du Conseil de la concurrence. Mais elle ne précise pas les moyens financiers dont disposera cette autorité dont le rôle est de contrôler les pratiques anticoncurrentielles, les concentrations et ententes illicites sur les prix à la consommation. Avec ça la grande distribution devrait se tenir à carreau. Pas si sur...

Un autre son de cloche D'abord, la Grande distribution n'a pas crié « haro » sur la loi de modernisation de l'économie. Etonnant pour une loi sensée être pénalisante pour elle. Ensuite ce n'est pas la première loi réformant les relations commerciales. A chaque loi, et nos gouvernements sont champions pour ça, la grande distribution s'en est bien sortie pour le plus grand profit de ses actionnaires toujours en hausse. Sur le site Internet du groupe carrefour on peut lire : « nous continuons d'ouvrir davantage de m2, toujours plus rapidement et dans toutes zones géographiques. » En France, au 1er trimestre 2008, Carrefour a ouvert 21 000 m2 dont 8 000 en hypermarchés, 4 000 en supermarchés, 5 000 en hard-discounts et 4 000 m2 pour les magasins dits de proximité. Et de confirmer son objectif de création d'au moins 1,4 million de m2 en 2008, afin dit-il : « d'améliorer le retour sur investissement aux actionnaires sur la période 2007-2010 ». Les autres grands distributeurs n'en pensent pas moins. Ce qui fait dire à l'INDECOSA CGT (association pour l'information et la défense des consommateurs salariés) que la loi de modernisation de l'économie (LME) n'est pas destinée à améliorer le pouvoir d'achat des ménages mais bel et bien de permettre à la grande distribution de renforcer son hégémonie sur le commerce en France. » Qu'est-ce qui lui permet de dire ça ? Son président, Daniel Collet, s'inquiète du fameux contrat unique annuel entre fournisseurs et distributeurs sensé régir leur relation et qui satisfait pleinement la grande distribution. Les producteurs seront encore plus liés et donc étranglés. Quant aux prix à la consommation voir l'encadré ci-contre. Pour lui « ce qu'il faut c'est une transparence dans les relations fournisseurs et distributeurs au moyen d'une facturation faisant apparaître la part qui revient à chaque opérateur avec indication des coûts de production, des coûts de transport et de conditionnement, les coopérations commerciales ». Il s'interroge aussi sur cette nouvelle Autorité de la concurrence alors qu'il existe déjà la DGCCRF (Direction Générale de la Consommation de la Concurrence et de la Répression des Fraudes) qui ne cesse de réclamer des moyens financiers (absents de la LME). La loi est plutôt évasive à ce sujet qu'elle esquive en une simple phrase : « les crédits attribués à l'Autorité de la concurrence pour son fonctionnement sont inscrits dans un programme relevant du ministère de l'économie » ! Daniel Collet aurait préféré :

puce.gif « la création d'un organisme d'évaluation des relations fournisseurs/distributeurs sous contrôle du Parlement qui aurait également pour mission de contrôler les prix ;

puce.gif le maintien des commissions départementales d'équipements commerciaux avec présence des représentants des consommateurs, des syndicats des salariés, des élus locaux, des commerçants et des artisans ;

puce.gif et de donner plus de moyens notamment financiers et humains à la DGCCRF. » En effet, pourquoi supprimer ce qui existe et qui pourrait mieux fonctionner avec plus de moyens, pour une modernisation dont on ne connaît pas encore la teneur ? Et les producteurs dans tout ça ?

La solution « coefficient multiplicateur » Pour les producteurs du MODEF, la LME « n'a pour effet que de libéraliser encore plus les taux de profit en mettant à genoux les fournisseurs au moyen du fameux contrat cadre annuel, et en délocalisant les productions. C'est réglementé le racket au lieu de le réprimer » N'oublions pas qu'à l'heure actuelle, dans ce monde dominé par la grande distribution, un agriculteur disparaît toutes les 20 minutes ! La LME va-t-elle inverser la tendance. Hum, hum. Les contrats producteurs/distributeurs ne sont pas une invention de la LME, ils existent. Certes ils sont une garantie mais à quel prix :

puce.gif paiement sous 60 jours quand tout va bien (la loi fixe ce seuil maximum mais prévoit des dérogations) ;

puce.gif défraiement des coûts de présentation et de mise en rayon, les fameuses « marge-arrière » (la loi exige simplement la transparence mais ne les interdits pas) ;

puce.gif prix d'achat ne couvrant pas toujours les coûts de production (là la loi ne dit rien). Le MODEF propose pourtant une solution équitable pour les producteurs, les distributeurs et les consommateurs : un coefficient multiplicateur permanent sur les produits périssables. Cette mesure ne coûte pas un euro et permet de relever les prix à la production et de les baisser à la consommation... en baissant un peu la marge de la grande distribution. Il suffit que l'Etat fixe un taux légal à ne pas dépasser entre le prix d'achat au producteur et le prix de vente au consommateur (taux applicable à tous les intermédiaires). Ainsi le slogan « Tous unis contre la vie chère » si cher à Intermarché serait effectif.

La concurrence, parlons-en La LME va-t-elle mettre fin à la fausse concurrence du fait de la multiplication des enseignes qui sont en fait propriété d'un des sept groupes en théorie. En pratique, la grande distribution use et abuse de sa position dominante pourtant prohibée par le code du commerce (article L420-2). Elle a multiplié les supérettes de moins de 300 m2, exemptées de demande d'autorisation au détriment du petit commerce. Elle ne va pas se priver (qui l'en empêcherait ? La loi ?) de multiplier les supérettes genre hard discount puisqu'il est désormais possible d'en créer sans autorisation préalable dès lors que leur surface est inférieure à 1 000 m2. Or qui se cache sous les enseignes hard discount et proxi, la grande distribution bien-sûr. On l'a lu au début de ce dossier Carrefour a l'intention de multiplier les supérettes et il n'est pas le seul. Dans son enquête d'avril 2008, l'UFC Que choisir constate que « il existe un sérieux problème de concurrence sur une large part du territoire ce qui tire à la hausse les prix de grande consommation, affaiblit le petit commerce en cassant les prix dans un premier temps pour mieux les remonter ensuite afin d'en tirer une rente. » En effet, seules 26,9% des zones de chalandise ont une structure de marché concurrentielle sur le territoire national. L'UFC pense que seuls les PLU (Plans Locaux d'Urbanisme) peuvent réguler la création de surfaces commerciales déjà surreprésentées, en réservant des zones aux petits commerces de proximité autres que ceux sous enseignes de la grande distribution. En fait, la vraie concurrence serait de conserver et d'aider le petit commerce de proximité (certes les aides FISAC vont être un peu augmentées mais comment seront-elles réparties ?) et, comme le propose le MODEF, de soutenir le développement et la diversification des circuits courts en vente directe. Ces structures pourraient aussi bénéficier des aides FISAC et fiscalement reconnues comme une extension de l'activité agricole et non un commerce. L'UFC Que choisir n'en pense pas moins en suggérant que l'ensemble des fonds de la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat (TASCOM) soit consacré au seul développement du commerce de proximité sous toutes ses formes. « Chaque année, précise l'UFC, 600 millions d'euros sont prélevés au titre de cette taxe sur les structures commerciales de + de 400 m2. Or seuls 80 millions d'euros ont été alloués en 2007 au FISAC, fonds destinés à protéger le petit commerce local ». Entre nous, tout cela ne cache-t-il pas un problème de fonds : avoir un emploi correctement payé, vivre de sa production agricole, réduire les marges abusives de la grande distribution n'est-il pas le meilleur moyen de fabriquer plus de pouvoir d'achat ? En attendant, LME ou pas, la grande distribution n'est pas prête de lâcher un morceau même infime de son immense fortune contrairement à ce qu'elle nous fait croire à grand renfort de publicité (elle en a les moyens). Ca se serait une vraie modernisation de l'économie.

<H3 class=spip>La bande des sept</H3>Ils sont sept à se partager tous les hypermarchés, supermarchés, « proxi » et « maxi discount » de France, quelle que soit l'enseigne. Quatre d'entre eux figurent au top 50 des plus grandes fortunes dont la première est Auchan. Ainsi dans quelques grandes, moyennes ou petites surfaces où vous allez faire vos courses, elles appartiennent à l'un de ces sept groupes. Bonjour la concurrence ! Voici ces sept grandes distributions :

puce.gif Auchan dispose d'un magot de 21 000 milliards d'euros (+ 23,53% sur un an, + 100% en 5 ans). Ce qui en fait le n° 1 des plus grandes fortunes de France, devant LVMH désormais n° 2 qui détient aussi des parts chez Carrefour. Auchan détient également les enseignes Atac et Simply Market.

puce.gif Carrefour, 12ème plus grande fortune de France avec 4 095 milliards d'euros, s'appelle aussi ici et là Champion, Shopi, Comod, Huit à Huit, Marché Plus supérette, Proxi et ED ou encore ... le roi de la fausse concurrence ;

puce.gif Cora , 14ème au hit parade des plus grandes fortunes de France avec 3 300 milliards d'euros, est la maman de Match, G20, Profi (le bien nommé) et Houra ;

puce.gif Casino, 38ème fortune de France sous l'appellation Rallye qui détient aussi Monoprix et 1 158 milliards d'euros est le papa de Géant Casino, Casino et Franprix, Petit Casino, Spar supérette, Vival, Leader Price ;

puce.gif Intermarché, 32,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007, c'est également les fameux Mousquetaires, Ecomarché, Netto ;

puce.gif Leclerc n'existe qu'en hypermarchés et supermarchés sous cette seule dénomination, environ 30 milliards d'euros de chiffre d'affaires ;

puce.gif Système U qui rallie hyper U, super U, marché U.

2ème partie

<H3 class=spip>Le grand bluff de la baisse des prix alimentaires</H3>La grande distribution est-elle vraiment unie contre la vie chère ? C'est ce qu'elle dit à grand renfort de publicité, de promesses, de « coups de poings sur les prix », de promotions etc., après que l'INC (Institut National de la Consommation) ait révélé le pot aux roses : les prix des produits alimentaires proposés par la grande distribution ont augmenté en février 2008 de plus de 5% en moyenne en un an. Et ce n'est qu'une moyenne puisque les prix des produits de bases ont été augmentés de façon indécente : + 11% pour les pâtes, + 13,40% pour le lait, + 9% pour le beurre, + 11,5% pour le fromage, + 10% pour les yaourts, desserts lactés et fromages blancs, + 6,30% pour le riz ! Le président Sarkozy a tout à coup découvert et s'en est étonné que le jambon ait explosé (+ 40%) alors que le prix du cochon à la production était en baisse. Le premier ministre Fillon a tapé sur la table, accéléré la procédure pour sortir la loi de modernisation de l'économie, reconnaissant les « abus » de la grande distribution et s'offusquant que le marché français des produits alimentaires est en moyenne de 5 à 30% supérieur aux autres pays de l'union européenne. Et donc qu'il fallait que cela cesse et vite.

Trois mois après... Ce mois de juin les chiffres de L'INSSE et de l'observatoire des prix à la grande distribution de la DGCCRF tombent : les prix proposés par la grande distribution continuent d'augmenter en atteignant plus de 7% en moyenne en un an ! Et là encore ce sont les produits de base qui subissent la hausse des prix la plus importante : + 20% sur les pâtes (+ 32% sur les pâtes premier prix), + 20,5% sur le lait de premier prix, + 18,5% sur le riz de premier prix, + 11% sur la farine (+ 30% sur la farine premier prix), + 15,4% sur le beurre premier prix, + 9,2% sur l'huile (+ 26,3% sur l'huile de premier prix), + 7,3% sur les yaourts et desserts lactés ! N'oublions pas non plus qu'au supermarché on y va pas à pied mais en voiture, ce qui augmente le coût des produits au prix où est l'essence et ne contribue pas au respect de l'environnement cher à la grande distribution. On a beau prêté l'oreille, président, ministres et députés sont en vacances. Certes la loi de modernisation de l'économie (LME) est sortie (la nuit du 4 août !) mais ne s'appliquera qu'en 2009 si la grande distribution veut bien s'y conformer. Donc ça continue. Pour les producteurs du MODEF « la hausse des prix à la consommation des produits alimentaires est sans commune mesure avec celle des prix agricoles à la production. D'ailleurs la baisse des prix agricoles de 1986 à 2006 n'a jamais été répercutée à la consommation par la grande distribution. » En région PACA (Provence Alpes Côte-d'Azur), le MODEF a constaté suite à une enquête médiatisée dans les grandes surfaces locales ce qui suit :

puce.gif les salades vendues par les producteurs locaux à la grande distribution locale 0,20 euro pièce sont proposées à la consommation entre 0,70 et 1 euro pièce ;

puce.gif le kilo de tomates payés 0,60 euro au producteur est revendu à la consommation entre 2,50 et 3,50 euros ;

puce.gif le kilo d'agneau vendu par l'éleveur à la grande distribution 4,80 euros se revend au consommateur de 20 à 25 euros ;

puce.gif la bouteille de vin vendu par la cave coopérative locale 1,80 euro à la grande distribution passe à 5 euros à la consommation ;

puce.gif le melon espagnol acheté au producteur espagnol 1 euro le kilo est revendu 3,29 euros à la consommation, le même prix que le melon local côté 1,40 euro le kilo sur le Marché d'Intérêt National de Châteaurenard faisant taire l'adage que les produits importés sont moins chers. Et de conclure : « il n'est pas besoin d'être un expert en économie pour comprendre que les prix élevés à la consommation sont dus aux marges abusives de la grande distribution. » Daniel Collet, le président de l'INDECOSA CGT propose ce que refuse le gouvernement et qui est pourtant une mesure de justice sociale : « réduire le taux de TVA pour tous les produits alimentaires de première nécessité ».

Combien coutent les m^me produits que vous citez chez les petits commercants du coin??

Quand aux augmentations, vous pourriez au moins avoir l'honneteté de citer les hausses des cours des matières premières sur le blé, les produits laitiers ainsi que tous leur dérivés (même si cela n'explique pas tout, c'est au moins un éclairage).

Les produits de bases (pates 1 er prix...etc) ont un poids plus important du cout de la matière dans le prix de vente final qu'un produit de marque dont le prix de vente inclus des couts marketing, d'emballages etc.)

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LooSHA Membre 4 598 messages
Je porte un chat d'or, et alors ?‚ 9ans
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Merci de ne pas citer des pavés de 200 lignes pour en mettre 7 :smile2:

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Tymous Membre 252 messages
Forumeur activiste‚ 29ans
Posté(e)
Combien coutent les m^me produits que vous citez chez les petits commercants du coin??

Quand aux augmentations, vous pourriez au moins avoir l'honneteté de citer les hausses des cours des matières premières sur le blé, les produits laitiers ainsi que tous leur dérivés (même si cela n'explique pas tout, c'est au moins un éclairage).

Les produits de bases (pates 1 er prix...etc) ont un poids plus important du cout de la matière dans le prix de vente final qu'un produit de marque dont le prix de vente inclus des couts marketing, d'emballages etc.)

Non mais elle est de combien en pourcentage l'augmentation, juste pour comparer avec les augmentations en supermarché, à mon avis, c'est pas l'augmentation des cours qui fait la flambée des prix, en tout cas, pas dans ce cas là. C'est tout à fait normal que les agriculteurs qui bossent dur 7 jours sur 7 et qui sont quand même prit au cou, avec des payes à peine au SMIC, crient leurs colères par rapport aux distributeurs qui s'en mettent pleins les poches non?

Pour moi le meilleur moyen serait que les agriculteurs développent des réseaux de distribution indépendants avec une charte à respecter et un label un peu comme le commerce équitable, car mine de rien, sans agriculteur, on ne mange pas.

Modifié par Tymous

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femzi Membre+ 5 626 messages
débatteur invétéré‚ 31ans
Posté(e)
Pour moi le meilleur moyen serait que les agriculteurs développent des réseaux de distribution indépendants avec une charte à respecter et un label un peu comme le commerce équitable, car mine de rien, sans agriculteur, on ne mange pas

pour avoir etudié "juste un peu" le sujet de la Grande distribution VS agriculteurs je vais tenter une reponse qui se veut simpliste et sujette a discussion:

le schéma de base on le connait tous, il est facile

L'agriculteur produit >>> il vend ses produits a la grande distribution >>> elle ajoute sa marge >>> et le client vient se servir au bout (moyennant finance).

alors question bête pourquoi c'est la grande distribution qui est en position de force (et qui s'en met plein les fouilles) sur ce schéma où pourtant en théorie on a tous besoin des uns et des autres?

reponse 1: la spécialisation

oui chacun est cloisonné dans sa petite case afin d'etre le plus rentable possible.

et a ce jeu c'est elle la plus "efficace": elle paye ce qu'elle commande 60jours APRES reception, alors qu'elle encaisse cash + une organisation tres bien rodée. (centrale d'achat, rayonnage...)

ceux qui ont fait leur experience on constaté que ca revenait moins cher d'aller s'approvisionner DIRECTEMENT chez le producteur par exemple.

ce qui nous conduit directement a la réponse 2: les habitudes de consommation

sans etre certains de mon chiffre il me semble de mémoire qu'environ 70% des ménages font leurs courses en hypermarchés. forcement ce maillon (la Grd Distri) devient indispensable!

et pour repondre a ta question:

pourquoi les agriculteurs ne creént pas leur PROPRE réseaux de distribution?

>>> ils en ont deja UN!!

et oui toujours d'apres ma mémoire , les 5 principaux groupes d'hypermarchés sont divisés entre

_les commerces independants (Leclerc, Geant..) qui ne font qu'acheter pour revendre

_et les commerces associés/coopérative (SuperU, inter..) qui sont en fait des agriculteurs qui se sont fédérés pour mieux vendre leurs produits.

mais au final le resultat est le meme!!!

Il n'ya que l'union qui fait la force...

les petits agriculteurs se feront toujours entubés car sans la G.D ce qu'il produise ne se vendra pas.

la G.D est suffisament restreinte pour créer un quasi situation de monopole (comme pour la téléphonie) et ainsi imposé les tarifs qu'ils veulent une fois qu'ils sont OK entre eux.

voili voilou. pour ce que j'en sais en tout cas.

Modifié par femzi

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idéerecues Membre 378 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)
Non mais elle est de combien en pourcentage l'augmentation, juste pour comparer avec les augmentations en supermarché, à mon avis, c'est pas l'augmentation des cours qui fait la flambée des prix, en tout cas, pas dans ce cas là. C'est tout à fait normal que les agriculteurs qui bossent dur 7 jours sur 7 et qui sont quand même prit au cou, avec des payes à peine au SMIC, crient leurs colères par rapport aux distributeurs qui s'en mettent pleins les poches non?

Pour moi le meilleur moyen serait que les agriculteurs développent des réseaux de distribution indépendants avec une charte à respecter et un label un peu comme le commerce équitable, car mine de rien, sans agriculteur, on ne mange pas.

je suis d'accord avec vous sur un réseau de distribution spécifique

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yves-1902 Membre 5 847 messages
Forumeur alchimiste‚ 56ans
Posté(e)
pour avoir etudié "juste un peu" le sujet de la Grande distribution VS agriculteurs je vais tenter une reponse qui se veut simpliste et sujette a discussion:

le schéma de base on le connait tous, il est facile

L'agriculteur produit >>> il vend ses produits a la grande distribution >>> elle ajoute sa marge >>> et le client vient se servir au bout (moyennant finance).

alors question bête pourquoi c'est la grande distribution qui est en position de force (et qui s'en met plein les fouilles) sur ce schéma où pourtant en théorie on a tous besoin des uns et des autres?

reponse 1: la spécialisation

oui chacun est cloisonné dans sa petite case afin d'etre le plus rentable possible.

et a ce jeu c'est elle la plus "efficace": elle paye ce qu'elle commande 60jours APRES reception, alors qu'elle encaisse cash + une organisation tres bien rodée. (centrale d'achat, rayonnage...)

ceux qui ont fait leur experience on constaté que ca revenait moins cher d'aller s'approvisionner DIRECTEMENT chez le producteur par exemple.

ce qui nous conduit directement a la réponse 2: les habitudes de consommation

sans etre certains de mon chiffre il me semble de mémoire qu'environ 70% des ménages font leurs courses en hypermarchés. forcement ce maillon (la Grd Distri) devient indispensable!

et pour repondre a ta question:

pourquoi les agriculteurs ne creént pas leur PROPRE réseaux de distribution?

>>> ils en ont deja UN!!

et oui toujours d'apres ma mémoire , les 5 principaux groupes d'hypermarchés sont divisés entre

_les commerces independants (Leclerc, Geant..) qui ne font qu'acheter pour revendre

_et les commerces associés/coopérative (SuperU, inter..) qui sont en fait des agriculteurs qui se sont fédérés pour mieux vendre leurs produits.

mais au final le resultat est le meme!!!

Il n'ya que l'union qui fait la force...

les petits agriculteurs se feront toujours entubés car sans la G.D ce qu'il produise ne se vendra pas.

la G.D est suffisament restreinte pour créer un quasi situation de monopole (comme pour la téléphonie) et ainsi imposé les tarifs qu'ils veulent une fois qu'ils sont OK entre eux.

voili voilou. pour ce que j'en sais en tout cas.

Ben t'en sais ... moins que rien !

Si tous les producteurs passaient directement par la grande distribution ... il n'y aurait plus d'agriculture en France depuis belle lurette.

1 - les agriculteurs ne vendent pas à la grande distribution.

Certains vendent un peu en local dans la mesure où ils transforment eux-mêmes leurs produits, et dans des créneaux bien précis parfois, tels que le miel, certaines viandes (lapins), les ¿ufs, des légumes ..., mais cela reste très limité dans les volumes.

On parle dans ce cas de producteurs-vendeurs.

A l'heure actuelle, quand Leclerc, par exemple, veut traiter sur un produit, tel que la tomate, par exemple, la centrale envoie un demande d'offre à un prix défini par Leclerc, et c'est au premier qui envoie le fax de confirmation pour avoir la commande.

Ce n'est pas plus compliqué que ça, sauf, que la centrale n'envoie pas sa demande uniquement à "Prince de Bretagne" ou "Saveol", mais aussi au Pays-Bas, en Espagne, en Italie, au Maroc ou en Grèce, voire ailleurs jusqu'en Chine, Kénya, Nouvelle Zélande, Mexique ... pour d'autres produits.

La centrale va porter l'offre d'achat sur 500 tonnes ou 3000 tonnes, ce qui veut dire que cela peut réprésenter la production de tout un bassin de production pendant plusieurs jours, d'où la nécéssité des groupements d'être obligés de s'aligner, quitte à vendre à perte (il faut savoir que les producteurs "eux" ont le droit de vendre à perte, et même de déposer le bilan sans que personne ne s'émeuve), quitte à vendre à perte disais-je, sinon leurs produits, quand ce sont des produits qui sont difficilement stockable au delà de quelques jours, sont envoyés à la poubelle ou détruits au champ faute de rentrée d'argent, même pas de quoi payer le transport pour les livrer dans des banques alimentaires ou autres restos du coeur.

Et cela, Leclerc (comme Mullier et les autres) le sait très bien.

Il faut savoir que les producteurs sont là pour "produire" et non pour vendre ni livrer. Chacun sont métier.

Par contre, ils ont des organisations, des associations de mise en marché, des coopératives ou des groupements qu'ils ont constitués et auxquels ils apportent leurs marchandises, c'est ce qu'on appelle des plateformes d'apport.

Tous ces groupements leurs permettent de regrouper des moyens et des volumes pour être à la hauteur et répondre aux exigences de la demande, comme ils permettent aussi de s'imposer des cahiers des charges offrir une garantie de qualité (Norme Eupepgap par exemple http://www.eurepgap.org/Languages/French/about.html mise en place par la grande distri pour "casser la production", mais que les producteurs ont vite fait de dépasser ) et de mettre en place des atouts de marketing.

Les centrales des grandes surfaces sont approvsionnées par des négociants expéditeur qui récupèrent leurs marchandises dans les tations d'apports en légumes ou fleurs ou fruits. Le regroupement des apports permet d'optimiser la logistique, à savoir que l'expéditeur ne va pas faire 36 stations pour remplir son bahut, mais remplira 2,3 ou 4 semis directement dans une station d'apport.

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femzi Membre+ 5 626 messages
débatteur invétéré‚ 31ans
Posté(e)

heu avec tout le respect que je te dois YVES ton exposé est certes instructif mais carrément hors sujet par rapport au fil de la discussion je trouve:

tu nous apprends que les producteurs sont en position de faiblesse car soumis a la loi de l'appel d'offre sur un marché mondial.

1_ ca ne contredit en rien ma thèse qui disait que leur faiblesse etait due (aussi et surtout) aux habitudes du consommateur final qui ne leur achète pas directement les produits.

2_ ca ne justifie pas alors leur mouvement de blocage a mon avis, a moins que vous ne soyez contre la mondialisation? si?

ps:

j'ajoute que notre débat s'appuie sur la généralité des cas, donc je n'ai jamais dit que TOUS les producteurs vendaient le fruit de leur travail à la grande distribution, ni que TOUS les clients n'achetaient qu'en grande surface:

je ne parlais que de la majorité la plus importante.

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bibifricotin Membre 9 455 messages
Forumeur alchimiste‚ 72ans
Posté(e)

Dans votre schéma vous oubliez un acteur et même le plus important: c'est le consommateur.

Pour ma part ça fait belle lurette que je ne vais plus dans les hypers ou les supers.

Faites comme moi et vous verrez ces monopoles vaciller.

C'est simple non?.

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yves-1902 Membre 5 847 messages
Forumeur alchimiste‚ 56ans
Posté(e)
heu avec tout le respect que je te dois YVES ton exposé est certes instructif mais carrément hors sujet par rapport au fil de la discussion je trouve:

tu nous apprends que les producteurs sont en position de faiblesse car soumis a la loi de l'appel d'offre sur un marché mondial.

1_ ca ne contredit en rien ma thèse qui disait que leur faiblesse etait due (aussi et surtout) aux habitudes du consommateur final qui ne leur achète pas directement les produits.

2_ ca ne justifie pas alors leur mouvement de blocage a mon avis, a moins que vous ne soyez contre la mondialisation? si?

ps:

j'ajoute que notre débat s'appuie sur la généralité des cas, donc je n'ai jamais dit que TOUS les producteurs vendaient le fruit de leur travail à la grande distribution, ni que TOUS les clients n'achetaient qu'en grande surface:

je ne parlais que de la majorité la plus importante.

J'étais peut-être hors sujet, mais je répondais à une argument erronée sur la commercialisation des produits agricoles.

Tu ne mettras jamais un producteur lambda seul face à la GD.

Pour ne pas te laisser dire ce qu'il n'est pas, je vais encore rester à ton goût hors sujet.

Si la production s'est regroupée s'est pour la simple raison qu'en face d'elle la demande s'est retrouvée entre trois ou quatre groupes qui ne souhaitent qu'une chose c'est de diviser l'offre au maximum.

Si les producteurs se sont doté d'outils de commercialisation s'est pour faire face à la demande qui s'est aussi resserrée, logique.

Des ententes existent entre des grands groupes tels Even (marque Mamie Nova) Lesneven et Coopagri-Bretagne (marque Paysan breton avec les produits régilait etc ... Landerneau, ainsi que d'autres groupes.

Pour revenir au sujet, je vais te répondre par les chiffres je vois défiler tous les jours sous mes yeux.

Depuis 5 ans, on parle de mises aux normes obligatoires auxquelles les producteurs sont soumis,dans le cadre notamment de la loi sur l'eau et le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux, qui a contraint, sans contrepartie et sans aides, les producteurs de lait à couvrir les installations qui jusque là étaient à ciel ouvert : stabulations, aires d'exercices, fumières, silos, etc ... et cela concerne en moyenne plusieurs centaines de m2 par exploitation, à raison de 50 à 100 euros le m2; tout cela sans pouvoir produire plus ni plus cher.

Ce qui ne va pas, c'est qu'en plus de cela le prix du lait a baisser de 30 à 50 euros la tonne à la production, c'est, à dire bien plus que la marge de revenu que faisaient la plupart des producteurs. Quand on connait les chiffres que brassent au quotidien un producteur de lait.

Derrière ces producteurs c'est tout un pan de l'économie des régions qui est concerné, ce sont tous les fournisseurs de la filière agro-alimentaire qui se demandent si les factures qu'ils envoient pourront être réglées, les banques qui se demandent si les échéances banquaires seront honorées.

En un an, je n'ai jamais vu autant de lignes de trésoreries renégociées trois ou quatre fois sur une année, et certaines ont vu leurs montants multipliés par 5, ce qui est explicable et gérable en cas de sinistre ou de catastrophe naturelle car on sait que cela va durer quelques mois, mais quand on voit que un an plus tard le problème s'enfonce ... on fait quoi.

On dit "stop", on pose son outil et on va voir ce qu'il se passe plus loin.

Seuls les paysans ont le pouvoir d'agir sur la GD comme ils le font, car aucun industriel qui porte son nom ou sa marque sur ce qu'il fabrique ne peut se permettre d'aller "chatouiller" Leclerc and Co, au risque de se voir immédiatement déréférencé et retiré des rayon.

Les prochaines semaines en diront encore davantage du fait des rumeurs de grêve du lait qui circulent.

C'est à dire que les producteurs ne sortiront plus de lait des fermes pendant plusieurs jours, les bêtes seront traites, c'est évident, mais quand on entend ce genre de bruit c'est que les choses sont au plus mal et que la production a décidé de bloquer tout ce pan de l'agroalimentaire, ce qui permettrade donner une idée de la situation économique dans de nombreuses régions quand les producteurs de lait auront disparus.

Cette grêve du lait interviendrait au mois d'Août; à une époque où certianes usines agro tournent moins et avec des remplaçants saisonniers.

Mais les banquiers avec qui je gère des situations savent que cela va provoquer un problème de quelques milliards qui va se répercuter bien plus loin qu'on a pu le voir jusqu'à présent.

Une des raisons de ce mouvement ce sont les résultats des premières enquêtes visant à établir la transparence sur les comportements des distributeurs dans les "transactions", et qui ont déjà mis en évidences des pratiques scandaleuses et les mensonges de toute la GD qui ne semble même pas inquiétée par les mesures que pourrait prendre l'état à son encontre tant elle est désormais sûre de son pouvoir absolu.

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yves-1902 Membre 5 847 messages
Forumeur alchimiste‚ 56ans
Posté(e)
Dans votre schéma vous oubliez un acteur et même le plus important: c'est le consommateur.

Pour ma part ça fait belle lurette que je ne vais plus dans les hypers ou les supers.

Faites comme moi et vous verrez ces monopoles vaciller.

C'est simple non?.

C'est là que tu te trompes, ainsi que beaucoup d'autres.

Ce sont les distributeurs qui ont appelé leurs clients "consommateurs", pour leur donner un statut fictif et prétendre ainsi prendre leurs défenses.

Or, c'est une grosse erreur que de nous traiter de "consommateurs", avant de manger, il nous faut avant tout travailler.

Comment ferait la GD s'il n'y avait pas l'assurance chômage en France ?

Nous sommes avant tout des gens qui ont besoin de travailler pour subvenir financièrement à tous les besoins de nos foyers, y compris les biens de consommation.

Combien de pme ont du mettre la clé sous la porte à cause de la liberté dont disposent les distributeurs à se fournir ailleurs, non pas pour vendre moins cher, mais pour marger plus ?

Modifié par yves-1902

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idéerecues Membre 378 messages
Forumeur survitaminé‚
Posté(e)

C'est là que tu te trompes, ainsi que beaucoup d'autres.

Ce sont les distributeurs qui ont appelé leurs clients "consommateurs", pour leur donner un statut fictif et prétendre ainsi prendre leurs défenses.

Or, c'est une grosse erreur que de nous traiter de "consommateurs", avant de manger, il nous faut avant tout travailler.

Comment ferait la GD s'il n'y avait pas l'assurance chômage en France ?

Nous sommes avant tout des gens qui ont besoin de travailler pour subvenir financièrement à tous les besoins de nos foyers, y compris les biens de consommation.

Combien de pme ont du mettre la clé sous la porte à cause de la liberté dont disposent les distributeurs à se fournir ailleurs, non pas pour vendre moins cher, mais pour marger plus ?

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Je ne pense pas que ce soient les grandes surfaces qui aient décidées d'eppeler leur client des consommateurs.

Le mot consommateur existe d'ailleurs bien avant la création des grandes surfaces....

D'autre part, les client peuvent consommer un bien ou un service.

Dans le cadre de la GD, un des services (le fondateur) est celui de" tout sous le même toit", que de nombreux "clients" trouvent pratique.

Il n'est pas forcément acceptable que des pme mettent la clé sous la porte mais la distribution n'est pas le seul secteur ou les pme sont en concurrence et ces pratiques existent dans d'autrres domaines.

Je condamne ces pratiques mais pas l'ensemble d'une filière ou tous les acteurs n'ont pas forcément les mêmes pratiques commerciales.

A l'inverse, de nombreuses PME ont aussi réussi à se développer.

Enfin pouvez vous préciser votre pensée sur l'assurance chomage???

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Brownies Membre 4 405 messages
L'ignorant des ignorés‚ 30ans
Posté(e)
Dans votre schéma vous oubliez un acteur et même le plus important: c'est le consommateur.

Pour ma part ça fait belle lurette que je ne vais plus dans les hypers ou les supers.

Faites comme moi et vous verrez ces monopoles vaciller.

C'est simple non?.

C'est simple pour toi, mais beaucoup moins pour les familles aux revenus modestes, pour les étudiants. Même si beaucoup de personnes ne sont pas d'accord avec les méthodes de la grande distribution, le pouvoir d'achat fait qu'ils ne sont pas prêts de perdre leur clientèle.

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