Nicolas Sarkozy, gardez-vous de la monocratie!

pascalin Membre 15 222 messages
le corps sur Terre, l'esprit ailleurs ‚ 47ans
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Non, encore une fois, je ne pense pas que Sarko soit anticonstitutionnel dans ses actes, d'un point de vue légal.

Par contre, il n'est certes pas dans l'esprit de la constitution, ce qui n'est pas "anticonstitutionnel" en soit, mais peut effectivement faire débat.

Bref, il n'a pas l'image du sage qui surveille le travail de son gouvernement et lui donne le ton, mais plutôt celui du roi avide de pouvoir, qui nomme ses flagorneurs à sa cour en comptant à ce qu'ils respectent bec et ongles ses volontés.

Mais le peuple l'aime, alors ...

Comparer un républicain à un roi n'est pas rendre hommage à ce dernier...bref, passons!

Si notre cher Président souhaite, comme tu le dis, donner le ton et tout contrôler, ce n'est pas un mal en soi (certains rois l'ont mis en application et le royaume de France ne s'est jamais aussi bien porté que sous leurs règnes).

Cela prouve qu'il prend à coeur ses fonctions et qu'il n'est pas juste élu pour parader et voyager comme l'ont fait certains de ses prédécésseurs.

nous ne sommes plus dans un royaume et le fait qu' une seule personne dicte tout est à l'encontre de la république qui se veut être gerer par tous et pour la phrase :

Comparer un républicain à un roi n'est pas rendre hommage à ce dernier...bref, passons

peux-tu develloper ?

je te rappelle qu'il parade et qu'il brasse du vent comme les autres et des le début il a faillit à ses promesses qu'il s'était engager de tenir (cf le droit de succession...)

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
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Je pense que beaucoup ont fondé de gros espoir sur Sarkozy du fait de son style et de sa com éfficace pourtant celui ci a déjà été au pouvoir de nombreuses fois avec le succes qu on lui a connus dans ses domaines de l époque.

On réalise que finalement le méssi ce n est pas lui et que malgrés beaucoup de vent et de déclarations coup de poing le résultat est somme tout conforme a ses prédécéseurs (pour le moment).

A voir mais sans convictions.

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Valtesse Membre 6 551 messages
"Contraria contrariis curantur"‚
Posté(e)
Non, encore une fois, je ne pense pas que Sarko soit anticonstitutionnel dans ses actes, d'un point de vue légal.

Par contre, il n'est certes pas dans l'esprit de la constitution, ce qui n'est pas "anticonstitutionnel" en soit, mais peut effectivement faire débat.

Bref, il n'a pas l'image du sage qui surveille le travail de son gouvernement et lui donne le ton, mais plutôt celui du roi avide de pouvoir, qui nomme ses flagorneurs à sa cour en comptant à ce qu'ils respectent bec et ongles ses volontés.

Mais le peuple l'aime, alors ...

Comparer un républicain à un roi n'est pas rendre hommage à ce dernier...bref, passons!

Si notre cher Président souhaite, comme tu le dis, donner le ton et tout contrôler, ce n'est pas un mal en soi (certains rois l'ont mis en application et le royaume de France ne s'est jamais aussi bien porté que sous leurs règnes).

Cela prouve qu'il prend à coeur ses fonctions et qu'il n'est pas juste élu pour parader et voyager comme l'ont fait certains de ses prédécésseurs.

nous ne sommes plus dans un royaume et le fait qu' une seule personne dicte tout est à l'encontre de la république qui se veut être gerer par tous et pour la phrase :

Comparer un républicain à un roi n'est pas rendre hommage à ce dernier...bref, passons

peux-tu develloper ?

je te rappelle qu'il parade et qu'il brasse du vent comme les autres et des le début il a faillit à ses promesses qu'il s'était engager de tenir (cf le droit de succession...)

Certes, il parade! Mais quel habile consultant en communication il a!

Quel politicien n'a point failli ? Mitterand peut-être (ah, je ris!) ?

Il est jeune, dynamique et bouleverse un peu l'ordre établi en faisant fi des vieux dinosaures!

Quant à ma comparaison entre un roi et un républicain, je préciserai juste que, en ce qui me concerne, un politicien contemporain n'arrivera jamais à la cheville d'un Roi d'antan.Point barre.

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)
Non, encore une fois, je ne pense pas que Sarko soit anticonstitutionnel dans ses actes, d'un point de vue légal.

Par contre, il n'est certes pas dans l'esprit de la constitution, ce qui n'est pas "anticonstitutionnel" en soit, mais peut effectivement faire débat.

Bref, il n'a pas l'image du sage qui surveille le travail de son gouvernement et lui donne le ton, mais plutôt celui du roi avide de pouvoir, qui nomme ses flagorneurs à sa cour en comptant à ce qu'ils respectent bec et ongles ses volontés.

Mais le peuple l'aime, alors ...

Comparer un républicain à un roi n'est pas rendre hommage à ce dernier...bref, passons!

Si notre cher Président souhaite, comme tu le dis, donner le ton et tout contrôler, ce n'est pas un mal en soi (certains rois l'ont mis en application et le royaume de France ne s'est jamais aussi bien porté que sous leurs règnes).

Cela prouve qu'il prend à coeur ses fonctions et qu'il n'est pas juste élu pour parader et voyager comme l'ont fait certains de ses prédécésseurs.

nous ne sommes plus dans un royaume et le fait qu' une seule personne dicte tout est à l'encontre de la république qui se veut être gerer par tous et pour la phrase :

Comparer un républicain à un roi n'est pas rendre hommage à ce dernier...bref, passons

peux-tu develloper ?

je te rappelle qu'il parade et qu'il brasse du vent comme les autres et des le début il a faillit à ses promesses qu'il s'était engager de tenir (cf le droit de succession...)

Certes, il parade! Mais quel habile consultant en communication il a!

Quel politicien n'a point failli ? Mitterand peut-être (ah, je ris!) ?

Il est jeune, dynamique et bouleverse un peu l'ordre établi en faisant fi des vieux dinosaures!

Quant à ma comparaison entre un roi et un républicain, je préciserai juste que, en ce qui me concerne, un politicien contemporain n'arrivera jamais à la cheville d'un Roi d'antan.Point barre.

Même Louis XVI? ;)

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Valtesse Membre 6 551 messages
"Contraria contrariis curantur"‚
Posté(e)

Louis XVI n'était pas un mauvais roi.Il est juste tombé à la mauvaise période.

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Invité Elaïs
Invité Elaïs Invités 0 message
Posté(e)

Puisque le sujet était la question de savoir si le pouvoir était actuellement pratiqué de manière inconstitutionnelle, je serai tres interressée de connaitre ton raisonnement sur la question, d'autant plus que tu m'a l'air partisan de l'affirmative.

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)
Puisque le sujet était la question de savoir si le pouvoir était actuellement pratiqué de manière inconstitutionnelle, je serai tres interressée de connaitre ton raisonnement sur la question, d'autant plus que tu m'a l'air partisan de l'affirmative.

Si la question me revient, je m'étais déjà prononcé en début de topic.

Je pense effectivement que la pratique du pouvoir par Sarkozy est inconstitutionnelle, d'ailleurs cela remet en question le contrôle de l'activité présidentielle dans ce type de régime. Il y a carence, il me semble.

Je prends en compte deux aspects, l'implication littérale de la Constitution qui dit:

"Article 20

Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l'Administration et de la force armée.";

et la nécessaire existence de contre pouvoir dans l'aménagement constitutionnel.

La détermination de la politique nationale par le gouvernement:

Analyse littérale :

En vertu de l'article 20 de la Constitution, il est clair que le premier ministre doit jouer un rôle prépondérant dans la direction de la politique gouvernementale (tautologie?).

Hors, il apparaît que Notre PR n'a aucunement l'intention de laisser quelque marge de manoeuvre que ce soit à son premier ministre. Il l'a d'ailleurs qualifié de "collaborateur" (terme que Francois Fillon n'a d'ailleurs pas admis car il se reconnaît comme un homme politique).

M Sarkozy procède à des annonces détaillées des textes et mesures à venir dans tous les domaines, interpelle directement ses ministres sans jamais citer son premier ministre. Il met délibérément à l'écart un relais normal (son premier ministre).

Son premier ministre est donc virtuellement rétrogradé au rang de super secrétaire général.

Cette analyse est la même que l'article que je cite en introduction.

Subsidiairement l'article 8 de la Constitution prévoit:

"Article 8

Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions."

Il y a fort à parier que M François Fillon n'a pas eu son mot à dire.

L'aménagement de contre pouvoirs:

L'esprit de la Constitution :

Le Pouvoir a été aménagé de telle façon que celui qui l'exerce puisse être mis en cause devant le Parlement par une motion de censure (article 49 de la Constitution) si les mesures prises venaient à l'encontre de la souveraineté nationale (le Président n'est jamais légitime à faire ce qu'il veut du fait du suffrage universel).

La motion de censure est normalement la mise en jeu de la responsabilité gouvernementale, dans la détermination de sa politique.

Si l'impulsion et la direction du pouvoir effectif trouvent leur source en dehors du gouvernement et son premier ministre, celui ci se trouve de facto hors la portée du contrôle parlementaire qui ne peut remettre en cause l'action d'un président par la motion de censure.

A moins de considérer que par son implication personnelle, le Président n'engage en réalité que la responsabilité du gouvernement et non la sienne (belle hypocrisie dans ce cas).

En ces circonstances, la démission du gouvernement ne servirait à rien puisqu'il n'est que l'exécutant.

En définitif, en dehors des fonctions propres du Président (négociation des traités, direction des armées, garantie de l'indépendance de l'autorité judiciaire), il me semble bien que N.Sarkozy outrepasse ses droits dévolus de la Constitution.

Peut être la confusion provient elle du fait qu'il préside le conseil des ministres ?

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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Qu'en pensez vous?

je m'attendais pas à voir cet article dans le figaro , si même les journaux affiliés aux gouv de droite traditionnellement , se posent des questions ....

Et la question n'est pas celle de savoir si c'est constitutionnelle ou non dans l'article , c'est celle de savoir si c'est néfaste ou pas pour les interêts du pays . La concentration des pouvoirs ne datent pas d'hier et les esprits les plus brillants des différentes époques y ont déjà réfléchi , à croire que l'histoire se répéte inlassablement dans les conclusions à travers les âges.

C'est ce que veut dire l'article du figaro.

Modifié par saint thomas

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)

Pas tout à fait d'accord même si la question n'est pas là.

L'article explique que le pouvoir s'exerce hors du cadre constitutionnel (le PR va trop loin dans l'interventionnisme) et qu'il n'y a pas de réel contre pouvoir à cet exercice contrairement aux régimes présidentiels, proprement dits, où le parlement a plus de prérogatives et le pouvoir judiciaire une vraie indépendance.

Modifié par donjuan

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Pas tout à fait d'accord même si la question n'est pas là.

L'article explique que le pouvoir s'exerce hors du cadre constitutionnel (le PR va trop loin dans l'interventionnisme) et qu'il n'y a pas de réel contre pouvoir à cet exercice contrairement aux régimes présidentiels, proprement dits, où le parlement a plus de prérogatives et le pouvoir judiciaire une vraie indépendance.

C'est une critique et en filigrane une inquiétude sur la maniére de fonctionner de Sarkozy . Cette maniére est décrite comme tu le soulignes(différents constats sont pointés) et plusieurs noms lui sont associée : monocratie , présidence absolue, politique du one man show , égotisme politique d'auj.

En regard de cette maniére de faire , l'auteur rappelle notre histoire , ça va de Montesquieu qui avait réfléchi là dessus , en passant par Blum en 45 et à son oeuvre "à l'échelle humaine" et enfin à De Gaule avec l'état d'esprit qui l'animait lors de la constitution de 58.

Tous ont dit à peu prés la même chose . La ref à la constitution n'est là que pour rappeler l'esprit de De Gaule par association avec les 2 autres.

En gros ça se résume à : la toute puissance nuit . C'est ce que je retiens.

Si l'auteur avait voulu parlé de la constitutionnalité ou pas du fonctionnement de la présidence actuelle , il aurait fait l'article là dessus , hors ce n'est pas le cas . Il nous apprend juste qu'il n'est pas opposé à un fonctionnement à l'américaine pour mieux souligner l'idée centrale de son propos : la necessité de l'indépendance et d'un parlement libre , d'un contrepoids. Il pense qu'actuellement ce n'est pas le cas et le déplore.

De ces propos il manque les conséquences , critiquer OK mais il ne nous dit pas pourquoi ce fonctionnement est dommageable à ses yeux. On attendrait cette suite logique dans le discours.

Modifié par saint thomas

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)
Pas tout à fait d'accord même si la question n'est pas là.

L'article explique que le pouvoir s'exerce hors du cadre constitutionnel (le PR va trop loin dans l'interventionnisme) et qu'il n'y a pas de réel contre pouvoir à cet exercice contrairement aux régimes présidentiels, proprement dits, où le parlement a plus de prérogatives et le pouvoir judiciaire une vraie indépendance.

C'est une critique et en filigrane une inquiétude sur la maniére de fonctionner de Sarkozy . Cette maniére est décrite comme tu le soulignes(différents constats sont pointés) et plusieurs noms lui sont associée : monocratie , présidence absolue, politique du one man show , égotisme politique d'auj.

En regard de cette maniére de faire , l'auteur rappelle notre histoire , ça va de Montesquieu qui avait réfléchi là dessus , en passant par Blum en 45 et à son oeuvre "à l'échelle humaine" et enfin à De Gaule avec l'état d'esprit qui l'animait lors de la constitution de 58.

Tous ont dit à peu prés la même chose . La ref à la constitution n'est là que pour rappeler l'esprit de De Gaule par association avec les 2 autres.

En gros ça se résume à : la toute puissance nuit . C'est ce que je retiens.

Si l'auteur avait voulu parlé de la constitutionnalité ou pas du fonctionnement de la présidence actuelle , il aurait fait l'article là dessus , hors ce n'est pas le cas . Il nous apprend juste qu'il n'est pas opposé à un fonctionnement à l'américaine pour mieux souligner l'idée centrale de son propos : la necessité de l'indépendance et d'un parlement libre , d'un contrepoids. Il pense qu'actuellement ce n'est pas le cas et le déplore.

De ces propos il manque les conséquences , critiquer OK mais il ne nous dit pas pourquoi ce fonctionnement est dommageable à ses yeux. On attendrait cette suite logique dans le discours.

Je ne pense pas que tu me contredises fondamentalement sur ce que je dis.

J'ai bien dit "pas tout à fait d'accord".

Voila le commentaire de texte que je fais maintenant de cet article au fond et dans la forme alors qu'il ne s'agissait que d'une illustration de ma pensée (cf le post introductif).

La critique porte sur le mode d'exercice du pouvoir. L'auteur se réfère ensuite à un des problèmes que celui-ci pose:

"Ce mode de fonctionnement pose plusieurs problèmes. D'abord, il n'est pas conforme à la Constitution de 1958."

A l'appui, l'auteur prend pour exemples le rôle actuel du premier ministre, du gouvernement et l'attitude passive du parlement.

Il indique bien qu'il n'y a pas de contrepoids réel. Ce que la Constitution aménage si elle était respectée.

Il renvoit ensuite à l'exemple américain pour démontrer que dans un régime présidentiel, des contrepoids existent dans l'effectivité.

En conclusion, il propose une révision de la Constitution:

"On peut songer à réviser la Constitution et à établir un véritable régime présidentiel."

In fine:

"Ce sont ces limites qu'il faut inscrire dans une probable révision constitutionnelle. Pour mettre fin à l'égotisme politique d'aujourd'hui."

Ainsi pour moi, la question centrale est bien l'exercice du pouvoir conformément à la Constitution que celle-ci soit à propension parlementaire ou présidentielle tant que des contre pouvoirs sont définis.

A mon avis. ;)

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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en effet je ne te contredis pas fondamentalement sur ce que tu dis , tu appuies d'avantage sur le plan constitutionnel et moi sur l'esprit de ce que doit être une gouvernance .

"il n'est pas conforme à la constitution de 58" telle que De Gaule la voyait, n'oublions pas que Sarko se réclamait un temps du gaulisme. C'est une pique de l'auteur. Le paragraphe ne doit pas être tronqué en isolant une phrase car l'idée est dedans , la ref à De Gaule et son esprit est trés claire , elle est dans le non respect de cet esprit la non conformité.

Dans les faits , rien n'interdit au président de prendre les commandes. Sinon il n'aurait pas pu le faire : des voix se seraient élevées en s'appuyant sur des articles du texte de notre constitution. Cela aurait été imparable. Le texte reste c'est l'esprit qui l'a conçu qui s'envole.

Nous avons donc un président qui commande , l'auteur souligne que le régime présidentiel existe aux US mais n'a rien à voir avec la vision de Sarkozy et ce n'est en aucun cas , même aux US , un régime qui permet de fonctionner comme le fait notre président.

Pour bien montrer la chose , il décrit ce régime et montre donc à dessein le contraste au passage. Ce que le lecteur ne manque pas de noter.

Il en conclut que si Sarko veut être le chef , autant faire un régime présidentiel sur le modéle US qui du même coup , réduira ses griffes et sera plus conforme à un équilibre des pouvoirs donc à une démocratie.

C'est presque ironique en y réfléchissant cette proposition , l'auteur est trop fin pour ne pas s'apercevoir que jamais Sarko ne se rognerait les ailes alors qu'il a toute lattitude dans cette constitution ci.

C'est peut-être une idée pour les suivants si l'envie les prenait d'agir de la même façon , il nous faudrait un successeur ayant une nette idée de ce qu'est une gouvernance saine (avec contrepouvoir) pour lancer ce grand chambardement . Et ce serait dans l'unique but de prévenir d'éventuels nouveaux dérapages d'un successeur tenter par le modéle Sarkozy.

Faudra donc attendre le départ de Sarko et espérer un vrai président digne de ce nom .

Bref , on ne comprend pas le texte exactement de la même façon mais on a tous les 2 comprit une chose : l'auteur n'est pas d'accord avec cette façon de gouverner. ;)

Modifié par saint thomas

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Invité donjuan
Invité donjuan Invités 0 message
Posté(e)

Nous comprenons la même chose avec certaines nuances. ;)

Ces nuances, le Président actuel peut s'en targuer aussi.

Il ne faut pas compter sur des prédecesseurs plus ou moins de bonne volonté (bien que je préjuge en rien ni ne caricture l'action de M Sarkozy),

il faut s'assurer une révision constitutionnelle qui garantisse un bon équilibre des pouvoirs quelque soit le type de régime politque que la France pourrait vivre de facto. (voeu pieux?)

D'ailleurs, il me semble que nous nous rapprochons du système américain?

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Invité Elaïs
Invité Elaïs Invités 0 message
Posté(e)

Si la question me revient, je m'étais déjà prononcé en début de topic.

Je pense effectivement que la pratique du pouvoir par Sarkozy est inconstitutionnelle, d'ailleurs cela remet en question le contrôle de l'activité présidentielle dans ce type de régime. Il y a carence, il me semble.

Je prends en compte deux aspects, l'implication littérale de la Constitution qui dit:

"Article 20

Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l'Administration et de la force armée.";

et la nécessaire existence de contre pouvoir dans l'aménagement constitutionnel.

La détermination de la politique nationale par le gouvernement:

Analyse littérale :

En vertu de l'article 20 de la Constitution, il est clair que le premier ministre doit jouer un rôle prépondérant dans la direction de la politique gouvernementale (tautologie?).

Hors, il apparaît que Notre PR n'a aucunement l'intention de laisser quelque marge de manoeuvre que ce soit à son premier ministre. Il l'a d'ailleurs qualifié de "collaborateur" (terme que Francois Fillon n'a d'ailleurs pas admis car il se reconnaît comme un homme politique).

M Sarkozy procède à des annonces détaillées des textes et mesures à venir dans tous les domaines, interpelle directement ses ministres sans jamais citer son premier ministre. Il met délibérément à l'écart un relais normal (son premier ministre).

Son premier ministre est donc virtuellement rétrogradé au rang de super secrétaire général.

Cette analyse est la même que l'article que je cite en introduction.

N'est-ce pas Fillon qui faillit à sa tâche?

"Article 8

Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.

Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions."

Il y a fort à parier que M François Fillon n'a pas eu son mot à dire.

Conjecture non?

L'aménagement de contre pouvoirs:

L'esprit de la Constitution :

Le Pouvoir a été aménagé de telle façon que celui qui l'exerce puisse être mis en cause devant le Parlement par une motion de censure (article 49 de la Constitution) si les mesures prises venaient à l'encontre de la souveraineté nationale (le Président n'est jamais légitime à faire ce qu'il veut du fait du suffrage universel).

La motion de censure est normalement la mise en jeu de la responsabilité gouvernementale, dans la détermination de sa politique.

Si l'impulsion et la direction du pouvoir effectif trouvent leur source en dehors du gouvernement et son premier ministre, celui ci se trouve de facto hors la portée du contrôle parlementaire qui ne peut remettre en cause l'action d'un président par la motion de censure.

A moins de considérer que par son implication personnelle, le Président n'engage en réalité que la responsabilité du gouvernement et non la sienne (belle hypocrisie dans ce cas).

En ces circonstances, la démission du gouvernement ne servirait à rien puisqu'il n'est que l'exécutant.

une motion de censure contre un gouvernement de la même couleur politique que le PR est une sanction grave et un discrédit politique tant du gouvernement que du PR que l'on ne peut occulter. Le couperet de la motion de censure est tres fort et est l aveu d'un désaccord total de la voix du peuple.

De plus, un changement de gouvernement visiblement passif et qui n'assume pas les pouvoirs que lui confére la constitution laisse augurer la possibilité d'un nouveau gouvernement qui saurait prendre ses responsabilités face a la sanction qu'aurait subit son prédécésseur.

Au dela de cela, l'ambiguité de cette regle ,me conforte dans mon analyse: la constitution de De Gaulle est bien ambigue et laisse la part belle au regime présidentiel bien que noyé dans un pseudo parlementarisme.

Et contrairement a l auteur, je pense que c'etait bel et bien dans cet esprit que De Gaulle a ficelé le texte constitutionnel.

En définitif, en dehors des fonctions propres du Président (négociation des traités, direction des armées, garantie de l'indépendance de l'autorité judiciaire), il me semble bien que N.Sarkozy outrepasse ses droits dévolus de la Constitution.

Je ne le pense pas, je pense que le PR actuel exploite au maximum les multiples possibilités ouvertes par la constitution pour les raisons cités dans mon premier post.

La seul pratique inconstitutionnelle que je pourrais admettre, c'est un refus de prise de fonction effective du PM et non du PR.

Si j'admet que dans les faits, il est evident que Fillon est a la botte de son créateur, il n'en reste pas moins qu'une lecture constitutionnelle de l'art.20 lui fait endosser la responsabilité de sa défaillance.

La constitution est faite de telle maniere que la rebellion du PM, lui ferait conserver sa place puisqu'il ne peut la perdre que part sa demission. Maintenant, sa rebellion lui couterait forcément chere au regard des ses ambitions personnelles... De Gaulle manichéen? fort possible au regard de l'animal politique qu'il etait.

Modifié par Elaïs

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Le débat avait déjà été développé dans un autre topic.

J'avais alors demandé des preuves pour qu'on m'établisse que l'esprit de la Constitution était autre pour ses rédacteurs (notamment Michel Debré) que ce que Sarkozy applique aujourd'hui. Et surtout, j'avais demandé en quoi l'exercice du pouvoir par De Gaulle avait été aux antipodes de ce qu'est ce pouvoir aujourd'hui. Je n'avais guère obtenu de réponse.

De Gaulle qui décide seul de l'indépendance de l'Algérie alors qu'il avait été mis en place justement pour la conserver française et qui fait manger son chapeau à son premier ministre Michel Debré, partisan, lui, de l'Algérie française, est-ce violer l'article 20 selon Don Juan ?

Et Couve de Murville ? Un autre exemple de Premier ministre ayant eu une grande liberté dans le cadre de l'article 20 ?

Faire de Sarkozy un novateur est très exagéré. C'est oublier De Gaulle et aussi Giscard dont le ministre de l'Intérieur Poniatowski se passait très aisément de référer au Premier ministre Chirac pour s'adresser directement au président.

On croit faire du neuf mais on assiste surtout à des cycles qui, avec des variantes et des changements de nom, se répétent.

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
De Gaulle qui décide seul de l'indépendance de l'Algérie alors qu'il avait été mis en place justement pour la conserver française et qui fait manger son chapeau à son premier ministre Michel Debré, partisan, lui, de l'Algérie française,

De Gaulle l'a fait au péril de sa vie , y'avait vraiment un risque vu que l'OAS avait cru qu'il irait dans leur sens. Et l'OAS c'était pas des anges.

C'est pour assurer sa sécurité qu'il a crée le SAC car y'avait réellement un risque pour lui , rien à voir avec la parano de Sarko.

En outre , il n'avait pas d'autre choix , sauf à devenir impopulaire en perdant cette guerre au prix de sacrifices humains et financiers incompréhensibles. Il a mis fin au colonialisme en Algérie , on ne peut que s'en féliciter. Sarko lui , avec ses petits bras musclés , croit pouvoir menacer l'Iran , c'est un pauvre type complétement paumé sans sa propagande ( jamais elle n'a été aussi intensive) et les conseils du MEDEF si on enléve le vernis. A l'UE ils le lui ont déjà fait savoir , Trichet lui a dit qu'il pouvait toujours taper du pied sur la BCE , ça ne l'impressionnait pas vu qu'il est quasi seul a demander une baisse des taux , il ne s'en était pas rendu compte le pauvre, il passe pour un nul .

Par ailleurs sur les suites de la guerre d'Algérie :Notre modéle de quadrillage policier des villes agrémenté de tortures s'est trés bien exporté , l'opération Condor a recruté de bons formateurs français pour sophistiquer les méthodes des dictateurs d'Amérique du Sud sous l'égide des US. Tout n'était pas donc vain ;)

Modifié par saint thomas

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Ton opinion sur l'Algérie française n'est d'aucune importance. Il n'en demeure pas moins que De Gaulle a court circuité son Premier Ministre.

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Hommelibre77 Membre 114 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

Le coeur de la stratégie du pouvoir actuel, de notre nouveau Napoléon...est de ne plus avoir le droit d'exprimer une différence, une critique..etc..

Quand on lit la lettre aux éducateurs envoyée semaine dernière, c'est excatement cela....les françaises et français doivent à l'avenir s'occuper de se former et non plus de s'instruire...se jeter à corps perdu dans l'acquisition du savoir..mais le quel ? et pourquoi ?

le savoir technique et scientifique..pourquoi ? afin de mieux servir l'économie , donc l'oligarchie en place....pour cela on va augmenter l'enseignement dans ces domaines et réduire au minimum, les disciplines littéraires et autres....se former à travailler, à travailler plus, plutôt que de réfléchir, discuter, critiquer...

La machine à abrutir les françaises et français est en route.....sous les applaudissements.....de ces derniers...suffit de regarder les sondages d'opinions....

J'encourage chacune et chacun à prendre un peu de temps et chercher à savoir qui sont les principaux actionnaires des journaux et revues qu'ils lisent, les chaines qu'ils regardent, des produits qu'ils achétent...etc..

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Ton opinion sur l'Algérie française n'est d'aucune importance. Il n'en demeure pas moins que De Gaulle a court circuité son Premier Ministre.

Mon opinion qui est facilement vérifiable sur tous les sites historiques , ne t'arrange pas c'est tout. Et ne me dis pas que tu regrettes sa décision , l'Algérie française c'est finie pour de bon et tant mieux ;)

De Gaulle a pris une bonne décision et il y fallait de l'envergure pour la prendre , Sarko lui navigue dans les eaux du "je veux" et de la toute puissance , ne compare pas ce qui ne l'est pas.

Modifié par saint thomas

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Invité Elaïs
Invité Elaïs Invités 0 message
Posté(e)

déclaration d'Olivier Duhamel, pconstitutionnaliste et homme de gauche, à l'instant:

" faut etre un zozo ou completement alzheimerisé pour estimer que Sarkosy innove dans l'utilisation de la constitution, il ne fait qu'appliquer le pouvoir tel qu'il l'a toujours été sous la Veme République or temps de cohabitation, c'est d'ailleurs dans cet esprit que DeGaulle la crée"...

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