Faut-il une religion d'Etat ?

Faut-il une religion d'Etat ?   118 membres ont voté

  1. 1. Faut-il une religion d'Etat ?

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Si tu lisais les réponses, tu y aurais trouvé l'idée que L'Etat sert à aménager l'espace public, tandis que la démocratie organise et confronte l'expression des différents points de vue. C'est son essence même. D'où les partis politiques tirent-ils leur légitimité, si ce n'est de la frange de la population qu'ils représentent? La démocratie naît de la confrontation des idées des différents partis politiques.

Mais ce qui est vrai pour les partis politiques est également vrai pour les religions. Pourquoi doit-il y avoir un "président" à l'Assemblée Nationale, sensé assurer la neutralité républicaine des débats? Pourquoi le juge et le parti ne peuvent pas être les même? Le pape est peut-être élu, mais il l'est au même titre que les présidents de partis politiques le sont.

Bien évidemment, tout le monde sait qu'à l'église, à la mosquée ou à la synagogue, les gens brillent souvent par leur intelligence.... ;) C'est une maladie des croyants de renverser les questions. La question n'est pas : "Pourquoi renoncer à la religion d'Etat?" mais plutôt "Pourquoi faudrait-il en admettre une?" :smile2:

Et je me répète, si tu répondais autre chose que des poncifs recopiés péniblement dans des mémentos de droit constit, en quoi l'Etat et la démocratie se confondent-ils ? Es-tu assez nul en Histoire pour nous expliquer que l'appararition de la notion même d'Etat coïncide avec celle du système politique qu'est la démocratie (parmi bien d'autres tout aussi vénérables et appelés à se succéder sans fin comme Aristote le démontrait déjà) ? Ta condition démocratique pour toute constitution de religion d'Etat est donc parfaitement HS. Le sujet n'est pas "une religion d'Etat est-elle par essence démocratique" mais "Faut-il une religion d'Etat ?", c'est à dire : une religion d'Etat est-elle souhaitable pour la stabilité de ce dernier, par delà les régimes ? Si le sujet s'applique bien évidemment aussi à la France, il ne circonscrit aucunement la réflexion à une pensée européocentrée et encore moins millénariste nous expliquant en substance "à notre époque c'est pas possible parce que ce n'est plus le cas", qui dénote une conception linéaire (et non cyclique) de l'Histoire que la simple observation du passé invalide parfaitement.

Et même si on entre dans ton petit jeu du HS que tu tentes à toute force d'imposer aux autres sans te soucier ni de rigueur ni de démonstration, en quoi une religion d'Etat est, par essence, anti-démocratique ?

En premier lieu, tu ignores sans doute que le premier Etat d'Europe à avoir penché vers un système démocratique, la Grande Bretagne, n'a jamais cessé de connaître une religion d'Etat, à ce point aboutie que le Souverain est carrément chef de l'Eglise anglicane. La laïcité est d'ailleurs relativement rare dans l'ordre politique mondial. En faire une condition sine qua non de "démocratie" suppose que ce dernier régime n'est guère appliqué qu'en France et dans 5-6 Etats. Nombre de pays d'Europe n'entreraient plus dans les clous. De plus, une religion d'Etat n'est pas forcément synonyme de persécution des minorités religieuses. Bref, je ne vois toujours pas le lien entre démocratie et religion d'Etat.

En second lieu, d'où déduis-tu que les activités et organes de l'Etat procèdent tous d'un système démocratique ? En quoi l'autorité judiciaire, par exemple, est-elle une émanation démocratique ? Les principes généraux du droit, les principes à valeur constitutionnelle et autres PFRLR sont dégagés de manière prétorienne, sans aucun souci de validation démocratique, et selon des conceptions juridiques qui doivent mille fois plus à la doctrine (= recherche universitaire) qu'au débat public. L'essence même de notre droit romano-germanique, sa colonne vertébrale, sont issues de conceptions précédant ô combien le régime démocratique ! Le droit n'est pourtant pas "neutre" mais développe une conception de l'organisation des activités humaines. Cette conception retenue s'impose aux administrés. Et elle s'impose de façon d'autant moins soucieuse de démocratisme que le règne de la Loi votée par le Parlement est en recul par rapport à la IIIe République et de plus en plus supplanté par d'autres sources du droit. Le droit administratif, par exemple, est majoritairement jurisprudentiel. Or que je sache, le Vice-Président du Conseil d'Etat ni aucun membre de la juridiction administrative ne sont élus. Pour paraphraser De Gaulle, leur légitimité procède de leur nomination par le chef de l'Etat. Si ce seul souci de légitimité anime ta réflexion, une nomination de l'ensemble du clergé de la religion d'Etat par le chef de l'Etat lui même leur confère la légitimité de tout agent public.

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chatteline Membre 436 messages
Forumeur survitaminé‚
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C'est inexact ! La religion n'a pas pour but unique d'"élever les consciences". La plupart des religions penchent vers une passion législatrice et tentent d'imposer des prescriptions à leurs fidèles. Les religions ont très vite tendance à lorgner sur le pouvoir séculier. Aussi, une religion contrôlée par l'Etat permet à ce dernier de conserver la direction des opérations et d'éviter la constitution de poches rejetant la loi civile au profit des commandements religieux.
J ai dis " à l origine " . RELIS .
desoler, je ne croi pas à dieu.

Comment puis-je croire en quelqu'un que je n'est jamais vue alors que moi, qui me voie tout les matins dans la glace, puisse arriver à ne crois pas en soi.

Dieu n a jamais été "quelqu un " , c est simplement notre énergie universelle .

Remplace le mot " dieu " par le mot " la vie " . Ce sera peut-etre plus parlant .

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Invité Simplicius
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Posté(e)

A l'origine de quoi ?

Si tu parles des cultes préhistoriques, comme on ne sait quasiment rien sur eux, c'est de la spéculation. Pour les religions de l'Antiquité (les premières qu'on connaisse un peu), même si elles étaient d'essence moins totalitaire que les monothéismes, elles se sont immédiatement accompagnées de certaines prescriptions et d'interdits. La religion ne se réduit pas à un éveil de la conscience mais remplit plusieurs offices.

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Asterixetperils Membre 93 messages
Forumeur en herbe‚ 33ans
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Et je me répète, si tu répondais autre chose que des poncifs recopiés péniblement dans des mémentos de droit constit, en quoi l'Etat et la démocratie se confondent-ils ? Es-tu assez nul en Histoire pour nous expliquer que l'appararition de la notion même d'Etat coïncide avec celle du système politique qu'est la démocratie (parmi bien d'autres tout aussi vénérables et appelés à se succéder sans fin comme Aristote le démontrait déjà) ?

1) Pourquoi te sens-tu obligé de te répéter? Où ai-je dis que l'Etat et la démocratie étaient le même objet? Je ne faisais rien que préciser leurs rôles respectifs.

2) A part ça, la démocratie est bel et bien l'aboutissement naturel d'une certaine réalité historique précédant son élaboration, mais est-il besoin de le dire?

Ta condition démocratique pour toute constitution de religion d'Etat est donc parfaitement HS. Le sujet n'est pas "une religion d'Etat est-elle par essence démocratique" mais "Faut-il une religion d'Etat ?", c'est à dire : une religion d'Etat est-elle souhaitable pour la stabilité de ce dernier, par delà les régimes ? Si le sujet s'applique bien évidemment aussi à la France, il ne circonscrit aucunement la réflexion à une pensée européocentrée et encore moins millénariste nous expliquant en substance "à notre époque c'est pas possible parce que ce n'est plus le cas", qui dénote une conception linéaire (et non cyclique) de l'Histoire que la simple observation du passé invalide parfaitement.

Tout à fait, puisqu'il est évident qu'une religion d'Etat ne peut être établie dans un contexte démocratique et constitutionnel, et va notamment à l'encontre de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen.

A part ça, il ne s'agit pas d'affirmer l'impossibilité d'une certaine répétition de l'Histoire, auquel cas la discussion que tu as lancée serait un sujet de métaphysique, c'est à dire un sujet philosophique, et non un sujet de la section politique, dans laquelle nous nous trouvons.

J'ai donc supposé à bon droit qu'il ne s'agissait pas tant de discuter des conceptions possibles du temps, mais plutôt de se prononcer sur ce qui est politiquement et effectivement souhaitable ou non. La question était d'ailleurs bien présente dans ton titre : "Faut-il une religion d'Etat ?"

De plus, une religion d'Etat n'est pas forcément synonyme de persécution des minorités religieuses. Bref, je ne vois toujours pas le lien entre démocratie et religion d'Etat.

Pourquoi tiens-tu donc à me faire dire ce que je n'ai pas dis? Un vieux sage chinois a dit : "Quand tu as le désir ardent de démolir un adversaire plus fort que toi, construis-en une effigie sur laquelle tu pourras te défouler."... ;) :smile2:

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Invité Simplicius
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Posté(e)

Libre à toi de considérer tout débat comme un match où un "fort" l'emporterait. Mais l'autocongratulation peut en effet servir à rassurer un ego meurtri et incapable de répondre par autre chose que des propos dont le vague est consternant.

Puisque tu te gardes de répondre sur le fonctionnement des organes de l'Etat, pourquoi me fatiguerais-je à argumenter face à de la soupe inconsistante ?

En outre, nous apprenons qu'une religion d'Etat est antinomique avec un ordre "démocratique et constitutionnel". Je ne sais trop ce qu'il faut comprendre. Faut-il entendre que la démocratie ne peut exister sans Constitution écrite ? Décidément, la Grande Bretagne doit être ton pire cauchemard. Tu te gardes d'ailleurs bien de répondre à ça aussi. Ou bien la conjonction de coordination viendrait-elle affirmer que la religion d'Etat ne peut être conçue que dans un démocratie se passant de système constitutionnel strict ? En tout état de cause, il semblerait que la Grande Bretagne et l'ensemble des pays du monde (l'immense majorité) qui connaissent une religion d'Etat contredisent la Déclaration de 1948. Heureusement que la France laïque est là pour montrer le droit chemin. Au fait, en 1875, date d'adoption des lois constitutionnelles de la IIIe République, le Concordat était toujours appliqué. Suspicion d'antidémocratisme pour les 30 premières années de ce régime ? :smile2:

Enfin, vu le temps plus que réduit et aléatoire de l'existence de régimes démocratiques, ton "sens de l'Histoire" quasi hégélien n'est naturel que pour toi. Là encore, beaucoup d'affirmations, aucune démonstration. ;)

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Invité Simplicius
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Posté(e)
La supériorité ne se qualifie pas. Elle correspond à la meilleure façon de répondre à un problème, selon le critère de comparaison adopté. Par exemple, le dauphin est supérieur à l'Homme si on prend pour critère de comparaison la vitesse de nage. Parcontre, l'Homme est supérieur au dauphin si on prend comme critère la capacité à communiquer.

En l'occurence nous parlons de modèles de société et de politique. Le critère de comparaison en la matière est la capacité à concilier les points de vue distincts. De ce points de vue, la laïcité aménage l'espace publique de façon bien plus harmonieuse et efficace que ne le ferait l'islam politique, de la même façon qu'un parti n'est pas autorisé à être juge.

Remarque d'une rare candeur qui, comme toujours avec toi, est assénée comme une vérité éternelle ne donnant même pas lieu à débat.

Qu'est ce qui qualifie la supériorité d'uns Société ou d'un système politique ? "Aménager l'espace public d'une façon harmonieuse" dis-tu ? Que signifie encore ce charabia ? Un jugement de valeur entre les différents modèles possibles différera en fonction des objectifs qu'on assigne à l'ordre politique. L'islam politique, même s'il n'a pas mon soutien, ne mérite pas l'indignité que tu lui prêtes si on raisonne en terme de stabilité et de continuité. On peut même arguer que les sociétés musulmanes bénéficient peut être d'une homogénéité plus importante que les sociétés occidentales modernes. Une Société offrant une grande liberté de conscience, a contrario, si elle permettra sans doute une liberté intellectuelle qui ne sera pas sans porter des fruits dans nombre de domaines risquera également de porter en elle les germes d'un éclatement communautaire pouvant virer à la guerre civile.

Je suis toujours stupéfait devant ceux qui, bardés de certitudes, proclament la quasi perfection de systèmes qui représentent pourtant un temps infime de l'Histoire des hommes et ne peuvent même pas imaginer que la "supériorité" autoproclamée puisse chuter assez rapidement devant des modèles qui, étant pour eux presque primitifs, devraient disparaitre à court terme si on adopte la logique de l'évolution. :smile2:

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Invité Naphtaline
Invité Naphtaline Invités 0 message
Posté(e)
Une Société offrant une grande liberté de conscience, a contrario, si elle permettra sans doute une liberté intellectuelle qui ne sera pas sans porter des fruits dans nombre de domaines risquera également de porter en elle les germes d'un éclatement communautaire pouvant virer à la guerre civile.

Il me semble plutôt que les plus grandes révoltes ont eu lieu dans des sociétés où la liberté de conscience -et a fortiori d'expression- n'avait que peu de place..

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Snarol Membre 8 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Je ne pense pas qu'il faille de religion d'Etat, ne serait-ce que pour éviter les dérives qui peuvent en résulter, et conserver une certaine indépendance entre les deux autorités que sont l'Etat et l'Eglise.

Je suis certes chrétien, mais je tiens tout de même à souligner l'importance d'une éducation laïque, pour notamment nous permettre de se constituer dans notre enfance un esprit critique. Trouver sa voie spirituelle doit-être une action personnelle, privée, et en aucun cas imposée par une quelconque autorité...

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)
Il me semble plutôt que les plus grandes révoltes ont eu lieu dans des sociétés où la liberté de conscience -et a fortiori d'expression- n'avait que peu de place..

Des révoltes contre un titulaire du pouvoir, certes. Des révoltes contre la Société elle même, c'est beaucoup moins sûr. L'islam politique est-il massivement remis en cause à l'intérieur des sociétés qu'il régit ?

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Invité Naphtaline
Invité Naphtaline Invités 0 message
Posté(e)

"L'islam politique" revêt lui-même plusieurs formes plus ou moins souples, des révoltes il en connait..Benazir Bhutto en a fait les frais :smile2:

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Asterixetperils Membre 93 messages
Forumeur en herbe‚ 33ans
Posté(e)
Libre à toi de considérer tout débat comme un match où un "fort" l'emporterait. Mais l'autocongratulation peut en effet servir à rassurer un ego meurtri et incapable de répondre par autre chose que des propos dont le vague est consternant.

Si tu sortais un peu de ta forteresse en argent, tu aurais compris que c'est justement ta façon de procéder qui me permettait de nourrir un tel soupçon à ton égard. Pour un peu je serai tenté de te dire que tu procèdes de façon "peu catholique" ... :sleep:

Puisque tu te gardes de répondre sur le fonctionnement des organes de l'Etat, pourquoi me fatiguerais-je à argumenter face à de la soupe inconsistante ?

Pourquoi aurai-je répondu à un bloc d'affirmations qui n'avait aucune raison d'être indépendament des jugements et des propos que tu me prêtais injustement?... Tu me crois peut-être stupide au points de ne pas comprendre tes manoeuvres de sophiste?... ;)

En outre, nous apprenons qu'une religion d'Etat est antinomique avec un ordre "démocratique et constitutionnel". Je ne sais trop ce qu'il faut comprendre. Faut-il entendre que la démocratie ne peut exister sans Constitution écrite ? Décidément, la Grande Bretagne doit être ton pire cauchemard. Tu te gardes d'ailleurs bien de répondre à ça aussi.

Nous sommes sur un sujet de politique. Une action politique n'a aucun sens si elle ne part pas de la réalité du terrain ; inutile ici de partir dans des considérations historiques ou conjecturales. Je disais donc que la démocratie, telle qu'elle est actuellement constituée, ne permet effectivement pas d'établir une religion d'Etat, puisque sa raison d'être est précisément l'organisation et la confrontation de sensibilités et de points de vue divergeants... Tu n'ignores tout de même pas qu'il existe plusieurs religions en France, non? Tu n'ignores donc pas qu'il faut les faire cohabiter, si?... :o°

En ce qui concerne la Grande-Bretagne, j'avoue ne pas connaître le fonctionement intime de ses institutions, et je préfère en conséquence ne pas me prononcer. Je sais parcontre qu'ils n'ont aucune difficulté à organiser les différents cultes, mais que leur système consistant à reconnaître à part entière les communautés religieuses génère des tensions violentes...

Qu'est ce qui qualifie la supériorité d'uns Société ou d'un système politique ? "Aménager l'espace public d'une façon harmonieuse" dis-tu ? Que signifie encore ce charabia ?

Tu continues de me prêter des idées que je n'ai pas. Je ne qualifiais aucune supériorité sur quoique ce soit. Je parlais du fait que la laïcité permette au fait religieux de ne pas avoir la mainmise sur l'Etat. La France est un pays multiculturel. Que deviendrait-elle si toute une partie de la population ne reconnaissait plus l'autorité de l'Etat, ce qui serait inévitable, dans le cas où une religion serait favorisée et se confondrait avec le pouvoir?

Je suis toujours stupéfait devant ceux qui, bardés de certitudes, proclament la quasi perfection de systèmes qui représentent pourtant un temps infime de l'Histoire des hommes et ne peuvent même pas imaginer que la "supériorité" autoproclamée puisse chuter assez rapidement devant des modèles qui, étant pour eux presque primitifs, devraient disparaitre à court terme si on adopte la logique de l'évolution. :sleep:

Comment se fait-il que je sois d'accord avec ce passage? A qui parles-tu et dans quel intérêt?... :smile2: ...

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Grenouille Verte Membre 32 822 messages
Tu n'auras d'autre batracien devant ma face‚ 101ans
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Euh, pardon, mais qu'on le veuille ou non, les "dix commandements", c'est juif, c'est "Dieu" sur la montagne. Les bases ont été posées là-bas. Dans d'autres cultures, avec d'autres formes de croyances, on mangeaient les ennemis pour avoir leur force. Nous ça s'est passé là-bas.

Pas vraiment. Les dix commandemment ne sont pas sorti d'un chapeau magique. Comme la plupart des textes à portée législative de l'Ancien Testament, ces commandement sont copiés sur les textes de lois précédents, notamment les textes de lois babyloniens.

A ces anciens textes ont été rajoutés quelques petits trucs, comme l'intolérance vis à vis du polythéisme (les deux premiers commandements).

Il est donc faux de dire que ça a commmencé à ce moment là : ça a commencé bien avant.

De plus, aujourd'hui, on ne s'inspire plus des commandements religieux pour faire la loi.

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eryx VIP 8 660 messages
Dresseur d'ours‚ 45ans
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Une religion d'Etat et puis une position sexuelle d'Etat et un plat du dimanche midi d'Etat et aussi une voiture d'Etat et une table du salon d'Etat!!!

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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Le Pape est pourtant élu. Les premiers évêques l'étaient également et, en l'absence de prêtre, un laïc peut être désigné par la communauté pour diriger les prières. Voici pour le catholicisme.

Il est élu par des cardinaux au nombre hyper restreint , une dizaine ou une quinzaine . Vaut mieux pas savoir comment sont triés ces cardinaux pour avoir le droit de choisir le pape parmi eux , j'aime mieux pas savoir.

Un pape le reste à vie , pour qu'il y ait election il faut que le précedent soit mort quoiqu'il fasse ou dise.

En prime , lorsque l'élu se révéle déviant de la ligne , le seul moyen c'est de l'assassiner (Jean Paul 1er n'a pas fait long feu , qui l'a tué ? )

Jean Paul 1er avait manifesté l'intention de mettre un terme à des dérives mafieuses au Vatican et à la corruption qui pouvait y sévir

(source Wikipédia) Son corps n'a jamais été autopsié , c'est bizarre.

Officiellement il est mort d'un infarctus.

Mais que vient faire le concept de démocratie dans cette galère ? Les agents publics ne sont pas élus que je sache (quelques exceptions dans le système américain) mais nommés par l'autorité compétente.

Une religion c'est d'abord un leader (pape pour le catholicisme), c'est pas demain que les agents publics décideront seuls des réformes de la fonction publique .

Est-ce pour cela que l'administration est d'essence tyrannique ? Une religion d'Etat reviendrait à faire des ministres de son culte des fonctionnaires nommés, appointés et révocables par l'Etat qui, de cette manière, garderait l'entière maîtrise des messages délivrés par ladite religion.

Non c'est faire un mélange hyper dangereux , on est trés bien comme on est , chacun est libre de son culte , qu'as-tu à reprocher à ce systéme laïc qui fait que le religieux reste à la porte du politique et que l'Etat n'intervient pas sauf cas d'extrêmisme se traduisant par des appels haineux.

En parlant de ça , on est un pays , grâce à cette laïcité qui est épargné par l'extrêmisme religieux de masse , contrairement aux US où il s'affiche sans que l'état ne puisse intervenir dans ce doux mélange politico religieux.

Modifié par saint thomas

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anhdo Membre 3 481 messages
Forumeur alchimiste‚
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pas du tout !

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tsionebreicruoc Membre 74 messages
Forumeur en herbe‚ 34ans
Posté(e)
Remarque complètement stupide. Pourquoi on ne pourrait pas parler de religion de manière générale? L'Homme ést également différent en fonction du lieu et de l'époque, es-ce à dire qu'on ne peut pas utiliser le mot "humanité"? C'est justement l'utilité d'un concept que de rassembler des objets différents entre eux.

Tout d'abord merci pour le côté lapidaire du "totalement stupide", les jugements nuancés sont toujours appréciables!

Après, évidement, qu'il y a concept et définition commune à toutes les entités du concept. Mais les différentes entités rentrant dans la même définition ont des variances entre elles. Pour la question ici, je pense que des variantes jouent. Je pense qu'on ne peut pas raisonner avec "la religion" en général si on se pose la question de comment ça peut s'organiser au sein d'un état. Je pense que suivant les religions qui existent et ont existé les réponses ne sont pas les mêmes.

Par ailleurs, mais il en va ici d'un avis tout personel, je crois que le concept de religion peut-être défini, voire redéfini, sans qu'il inclue le concept d'une vérité absolue écrasante.

La supériorité ne se qualifie pas. Elle correspond à la meilleure façon de répondre à un problème, selon le critère de comparaison adopté. Par exemple, le dauphin est supérieur à l'Homme si on prend pour critère de comparaison la vitesse de nage. Parcontre, l'Homme est supérieur au dauphin si on prend comme critère la capacité à communiquer.

En l'occurence nous parlons de modèles de société et de politique. Le critère de comparaison en la matière est la capacité à concilier les points de vue distincts. De ce points de vue, la laïcité aménage l'espace publique de façon bien plus harmonieuse et efficace que ne le ferait l'islam politique, de la même façon qu'un parti n'est pas autorisé à être juge.

C'est tout à fait ce que je voulais dire en disant qu'il faut la qualifier. Telle chose peut-être supérieure à une autre en fonction de ce que l'on cherche à obtenir, de ce que l'on parle. En l'occurence toi tu sembles chercher l'harmonie et l'effcacité? Tout d'abord tu pourrait te justifier, pourquoi tu recherches cela? (Oui, soit on traite la question à fond soit on le fait pas).

Harmonie? Oui la laïcité (mais de quelle laïcité on parle exactement?), peut permettre une certaine harmonie dans la société en ce qui concerne le domaine spirituel.

Efficacité? Efficacité par rapport à quoi?

De toutes manières, là encore, pour pouvoir traiter correctement ces questions il faudrait savoir de quelle religion on parle exactement. Ou alors, il faudrait se pencher sur une définition précise de la religion pour voir si effectivement on peut se permettre de toutes les mettre dans le même sac à ce niveau là.

Pas vraiment. Les dix commandemment ne sont pas sorti d'un chapeau magique. Comme la plupart des textes à portée législative de l'Ancien Testament, ces commandement sont copiés sur les textes de lois précédents, notamment les textes de lois babyloniens.

A ces anciens textes ont été rajoutés quelques petits trucs, comme l'intolérance vis à vis du polythéisme (les deux premiers commandements).

Il est donc faux de dire que ça a commmencé à ce moment là : ça a commencé bien avant.

De plus, aujourd'hui, on ne s'inspire plus des commandements religieux pour faire la loi.

Oui, bien sûr, je ne crois pas aux choses incréés telles qu'y croient les monothéistes, et par ailleurs le rapport cause/conséquence, l'engendrement perpétuel ou l'origine de tout, est une question fondamentale du domaine spirituel, et donc une question fondamentale pour l'Homme. L'Homme, que, mais peut-être je me trompe, ce n'est que mon avis, je vois comme étant un être ayant inconditionnellement une dimension spirituelle. Après, là encore il faudrait voir ce que l'on met dans la définition de la spiritualité, mais c'est un autre débat.

En ce qui concerne ces lois fondamentales, bien sûr donc, elles n'ont pas été créées sur la montagne, elles se basent sur d'autres choses qui se basent sur d'autres choses, etc (jusqu'à... Dieu?...autre chose?...il n'y a ni début ni fin?...et nous revoilà sur le débat spirituel). Enfin bon, ça se base sur des choses précédentes.

Ce que je voulais appuyer ici c'est que c'est en leur donnant un carractère spirituel, un carractère divin, donc en faisant qu'elles trouvent une légitimité dans l'ordre du monde qui inclue la part qu'on ne connaît pas et qu'on ne contrôle pas, mais par contre dont on sent que ces choses que nous ne connaissons pas peuvent, nous, nous contrôler (eux ils appelaient ça Dieu, moi j'appelerait ça les énergies qui régissent "le Tout"), c'est quand elles ont intégré cette dimension qu'elles ont servi de référence et de base pour de fil en aiguille faire naître et prosperer des sociétés humaines et ainsi jusqu'à notre époque s'imposer toujours en tant que référence même si elle est relativisée.

En cela, les lois qui intègrent une base spirituelle ont beaucoup plus de force que les autres et servent souventde référence aux autres. Puisqu'elle répondent à l'humain dans sa complétude, la partie rationnelle, celle des choses qu'il comprend et peut contrôler, et la partie irrationelle, celle des choses qu'il ne contrôle pas et plutôt des choses qu'il sent qui le contrôlent. L'être humain étant fait de ces parties, ne pas chercher à s'occuper de la partie irrationelle est selon moi une grave faute. Après, les formes que ça peut prendre, c'est à ce niveau là que l'on peut retomber sur la question de ce débat après qu'on ai définit ce qu'est une religion, quelle est sa place dans la société, dans l'état...

L'exemple des Etats-Unis, pays qui laisse le plus de liberté dans ce domaine est selon un très bon exemple. Chacun fait ce qu'il veut dans ce domaine, prêche ce qu'il veut, comme il l'entend, il n'y a pas de référence claire en ce qui concerne la spiritualité. Et bien petit à petit on se retrouve avec un pays dans lequel des mouvement religieux exploitent à fond et de manière perverse la partie irrationelle des gens, et répondent ainsi à leur besoin à ce niveau, je fais référence ici aux mouvements chrétiens évangéliques du genre baptistes et pentecôtistes qui connaissent un développement fulgurant aux Etats-Unis et à travers le monde.

Par ailleurs...euh...les évangéliques, eux ils aimeraient bien retourner aux "10 commandements". C'est encore d'actualité. :smile2:

Modifié par tsionebreicruoc

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12ansdage Membre 1 221 messages
Forumeur alchimiste‚ 62ans
Posté(e)
La religion semble revenir dans le débat public comme l'avait prévu Malraux dans un aphorisme usé jusqu'à la corde tellement il est utilisé.

La loi de 1905 dispose expressément que l'Etat ne reconnait ni ne salarie aucun culte, ce qui permet le triomphe de la laïcité.

Néanmoins, on constate deux mouvements relevant la tête.

Le plus important réside chez certains croyants qui exigent de l'Etat que ce dernier soutienne leur culte en obligeant ses services publics à prendre en considération des aspects liturgiques (demande de report d'examens voire de vote tel jour ou telle heure) ou financement de construction de lieux de cultes.

Au contraire, certains athéistes se mêlent de sommer les responsables religieux de prendre position en tel ou tel sens sur des questions de société (par exemple exiger du pape qu'il mette fin à son opposition à l'avortement ou mariage des prêtres).

Aussi, on est en droit de se demander si devant une telle ré-irruption du fait religieux dans la sphère public, il ne serait pas plus simple pour l'Etat de carrément restaurer une religion d'Etat pour nommer lui même les responsables religieux et leur ordonner quoi faire.

Cette solution mettrait à mal quelque peu le principe de neutralité du service public. Dans le même temps, il permettrait un meilleur contrôle des organisations. Il y a donc du pour et du contre. Pour ma part, même si je suis attaché à la laïcité, sur le strict plan du débat d'idées, je suis relativement neutre sur la question, envisageant avantages et inconvénients dans les 2 systèmes.

Et vous ? Qu'en pensez-vous ?

*Depuis quand un état doit devenir un dealer ?

La LAïcité d'un état est le garant de valeurs humaines et universelles et non pas réductrices...

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Grenouille Verte Membre 32 822 messages
Tu n'auras d'autre batracien devant ma face‚ 101ans
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En cela, les lois qui intègrent une base spirituelle ont beaucoup plus de force que les autres et servent souvent de référence aux autres.

J'en doute étant donné que la première influence sur notre droit est le droit romain qui n'était pas religieux. Remarquons que le droit romain est encore enseigné de nos jours en France, au contraire du droit de l'Ancien Testament (même les théologiens chrétiens l'ont laissé tombé).

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tsionebreicruoc Membre 74 messages
Forumeur en herbe‚ 34ans
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J'en doute étant donné que la première influence sur notre droit est le droit romain qui n'était pas religieux. Remarquons que le droit romain est encore enseigné de nos jours en France, au contraire du droit de l'Ancien Testament (même les théologiens chrétiens l'ont laissé tombé).

Hmm, dîtes-moi si je me trompe, mais si je me souviens l'entretien d'un historien que j'ai entendu récemment à ce sujet, l'Empire romain a été de tous temps sous influence religieuse, et son panthéon a été présent dans la construction de son système social, et donc législatif. Même lorsqu'ils déifiaient l'empereur Jupiter était toujours en toile de fond, non?

Par ailleurs, certes, le droit romain est antérieur dans notre société française au droit de l'ancien testamment. Mais bon, avec ces mêmes romains, le christianisme l'a amené chez nous, et en a fait une référence de premier plan. Une référence psychologique très forte. Et ce n'est donc pas un hasard si en 2009 après Jésus-Christ, environ le quart de la population de la plus grande puissance mondiale lorgne dessus.

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Grenouille Verte Membre 32 822 messages
Tu n'auras d'autre batracien devant ma face‚ 101ans
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Hmm, dîtes-moi si je me trompe, mais si je me souviens l'entretien d'un historien que j'ai entendu récemment à ce sujet, l'Empire romain a été de tous temps sous influence religieuse, et son panthéon a été présent dans la construction de son système social, et donc législatif. Même lorsqu'ils déifiaient l'empereur Jupiter était toujours en toile de fond, non?

Par ailleurs, certes, le droit romain est antérieur dans notre société française au droit de l'ancien testamment. Mais bon, avec ces mêmes romains, le christianisme l'a amené chez nous, et en a fait une référence de premier plan. Une référence psychologique très forte. Et ce n'est donc pas un hasard si en 2009 après Jésus-Christ, environ le quart de la population de la plus grande puissance mondiale lorgne dessus.

Le droit romain est antérieur au christianisme et n'a jamais été sacralisé par les chrétiens.

De plus, l'influence de la religion sur a société romaine n'était pas si grande que cela : on ne trouve pas, dans l'élite intellectuelle romaine tant de référence que cela aux dieux du polythéisme de Rome.

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