Aller au contenu

Répartition du pouvoir de décision en politique

Noter ce sujet


RomainLB

Place respective des citoyens et des représentants politiques  

7 membres ont voté

Vous n’avez pas la permission de voter dans ce sondage, ou de voir les résultats du sondage. Veuillez vous connecter ou vous inscrire pour voter dans ce sondage.

Messages recommandés

Membre, 80ans Posté(e)
PLOUC89 Membre 2 747 messages
Maitre des forums‚ 80ans‚
Posté(e)
Le 07/04/2026 à 13:12, RomainLB a dit :

J’ai l’impression qu’au fond, le débat ne porte pas seulement sur “plus de pouvoir aux citoyens ou aux représentants”, mais aussi sur plusieurs autres points :

  • le problème principal vient-il surtout des règles institutionnelles actuelles, ou plus profondément de la culture politique ?
  • faut-il surtout réformer le système actuel, ou repenser plus radicalement la représentation ?
  • cherche-t-on avant tout plus de participation, plus de responsabilité, plus de stabilité, ou une meilleure représentativité ?

J’ai l’impression que selon la question qu’on place en premier, les réponses peuvent être assez différentes.

S’il fallait identifier le problème principal du système actuel, lequel mettriez-vous en premier ?

faut-il surtout réformer le système actuel, ou ET repenser plus radicalement la représentation.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, Ursidé bien léché, 75ans Posté(e)
l'ours 5785 Membre 5 234 messages
75ans‚ Ursidé bien léché,
Posté(e)
Le 06/04/2026 à 18:13, Morfou a dit :
Le 06/04/2026 à 17:29, Totof44 a dit :

Ils le sont parce que la règle du jeu encourage la stratégie du tout ou rien. Avec une règle du jeu ou personne ne peut décider seul les politicards qui s'entêteront seront balayés.

La droite normale ? Pour moi elle est morte en 2001 avec le retrait de Philippe Séguin de la politique. Et même le centre prend régulièrement des orientations très clivantes (voir les propos d'Édouard Philippe sur la colonisation).

Développer  

Non elle n'est pas morte...elle est juste trop "discrète" et surtout dispersée...

A l'époque Chirac a verrouillé toute velléité de changement...Séguin savait qu'il n'y avait rien à attendre sous sa présidence...il lui a préféré quelqu'un de plus facile à manier...

Philippe ne sera jamais mon candidat...tout comme Chirac ne l'a pas été d'ailleurs!

Quelques fois il vaut mieux s'abstenir de voter!

Le 06/04/2026 à 18:06, l'ours 5785 a dit :

Il ne faut pas oublier une chose, tous ces politiques élus n'ont qu'une délégation de la part des citoyens.

Ils nous présentent un programme pour être élus, et une fois en place, ils font ce qu'ils veulent. S'ils ne font pas ce pour quoi les citoyens les ont élus, on devrait pouvoir les virer par une votation, comme diraient les Suisses.

Comme je disais, ils n'ont qu'une délégation, or la plupart, une fois en place, s'imaginent que celle-ci leur appartient définitivement. Il ne faut pas qu'ils oublient qu'ils sont payés, et bien, avec nos impôts. Ils sont comme des fonctionnaires, mais en CDD.  

Il faudrait arrêter de penser que les citoyens français sont des cons et qu'il n'y a que l'élite qui est capable de réfléchir.

Développer  

Les promesses n'engagent que ceux qui y croient...ceux qui les font savent très bien qu'en règle générale, ils ne pourront pas les tenir...parce que des lois existent, qu'une Constitution  régit ces lois...qu'il y a l'UE...

D'abord, les lois, c'est eux qui les font.

Ensuite, quand ils nous présentent un programme pour être élus, comme augmenter le salaire minimum ou investir dans les hôpitaux publics, et qu'à l'arrivée ils mettent le fric de nos impôts dans la fabrication de bombinettes ou de cadeaux fiscaux pour les riches, je ne vois pas le rapport avec la loi.

Quant à l'Europe, il faut arrêter avec ces âneries. Dès qu'ils nous font un enfant dans le dos, c'est toujours la faute de l'Europe.

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Nouveau, 44ans Posté(e)
RomainLB Nouveau 4 messages
Baby Forumeur‚ 44ans‚
Posté(e)

Merci pour vos réponses, que j’ai trouvées vraiment intéressantes.

 

Ce que je vois surtout à ce stade, c’est qu’il y a plusieurs désaccords de fond:

  • sur le rôle des citoyens et celui des représentants
  • sur l’ampleur du changement nécessaire
  • sur la cause principale du problème actuel
  • et sur la meilleure manière d’éviter à la fois le blocage et la concentration du pouvoir

 

Mais j’ai quand même l’impression qu’au-delà de ces désaccords, plusieurs interventions se rejoignent sur un point : la situation actuelle pose un vrai problème de responsabilité des décideurs, de représentativité, et de distance entre gouvernants et gouvernés.

 

Du coup, si on devait chercher un point de départ commun entre personnes qui ne sont pas d’accord sur tout, mais qui considèrent malgré tout que la situation actuelle n’est pas satisfaisante et doit évoluer, je trouverais intéressant de réfléchir à la première réforme sur laquelle on pourrait se rassembler assez largement.

 

Par exemple, un premier pas pourrait être la mise en place d’une assemblée citoyenne tirée au sort, avec un rôle consultatif obligatoire sur les grandes réformes ou les textes les plus importants, sans supprimer les institutions représentatives actuelles.

 

Qu’en pensez-vous ?

  • Merci 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
il y a 50 minutes, RomainLB a dit :

Merci pour vos réponses, que j’ai trouvées vraiment intéressantes.

 

Ce que je vois surtout à ce stade, c’est qu’il y a plusieurs désaccords de fond:

  • sur le rôle des citoyens et celui des représentants
  • sur l’ampleur du changement nécessaire
  • sur la cause principale du problème actuel
  • et sur la meilleure manière d’éviter à la fois le blocage et la concentration du pouvoir

 

Mais j’ai quand même l’impression qu’au-delà de ces désaccords, plusieurs interventions se rejoignent sur un point : la situation actuelle pose un vrai problème de responsabilité des décideurs, de représentativité, et de distance entre gouvernants et gouvernés.

 

Du coup, si on devait chercher un point de départ commun entre personnes qui ne sont pas d’accord sur tout, mais qui considèrent malgré tout que la situation actuelle n’est pas satisfaisante et doit évoluer, je trouverais intéressant de réfléchir à la première réforme sur laquelle on pourrait se rassembler assez largement.

 

Par exemple, un premier pas pourrait être la mise en place d’une assemblée citoyenne tirée au sort, avec un rôle consultatif obligatoire sur les grandes réformes ou les textes les plus importants, sans supprimer les institutions représentatives actuelles.

 

Qu’en pensez-vous ?

Quel premier pas, je ne sais pas. Faut il résoudre le premier des problèmes, celui qui fait consensus chez les partisans de la 6e et que reconnaissent aussi pas mal de conservateurs, qui est l'influence disproportionnée du président ? Ou constater que l'État de droit est plus menacé que jamais ? La participation directe est souhaitable, mais prioritaire, je ne sais pas.

Pour cela, on peut envisager en effet de remplacer le CESE par un Conseil citoyen comme le proposait @PLOUC89. Il pourrait être saisi entre la première lecture d'un texte par la seconde assemblée et la seconde lecture par la première. Rédigerait un rapport comprenant des avis et suggestions d'amendements. Cela aurait le mérite de montrer aux élus leur décalage parfois avec l'opinion publique et les inciterait à s'en rapprocher. Le constat que le RIP institué par la révision de 2008 est inaccessible en faits est aussi assez partagé. On pourrait rabaisser le seuil à 2% de signatures plutôt que 10, étendre le champ d'application et confier au Conseil citoyen la charge de délibérer dessus, éventuellement en adoptant des amendements déposés par les parlementaires ou le gouvernement. Puis le texte serait automatiquement soumis à référendum.

Mais sur le premier problème soulevé, si on veut chercher du consensuel et renoncer aux remèdes de cheval, déjà passer au septennat non renouvelable, ça serait un bon début. Mais ce serait pratiquement vain si on ne fixe pas des limites à l'usage du droit de dissolution qui est la réforme majeure pour rééquilibrer les pouvoirs entre celui qui doit être un arbitre et celui qui doit déterminer et conduire la politique de la nation.

Sur le second problème, il faut d'urgence abolir l'article 16 et le remplacer par une révision de l'article 36 ainsi que retravailler le statut du ministère public.

Article 36 révisé :

L'état d'urgence peut être décrété lorsque la sécurité publique est menacée de manière grave et imminente. L'état de siège peut l'être lorsque la souveraineté nationale, l'intégrité du territoire ou l'ordre constitutionnel est menacé de manière grave et imminente.

L'état d'urgence et l'état de siège sont décrétés en Conseil des ministres après consultations des présidents des deux assemblées, sur tout ou partie du territoire, pour une durée maximum de soixante-douze heures reconductibles par décret pris dans les mêmes formes.

Le Président de la République informe la Nation par un message après la publication du premier décret.

Une loi organique précise les conditions d'application, et fixe les règles qui dérogent au droit commun pendant l'application des régimes d'exception. Les prérogatives qu'elle confère au Gouvernement et aux administrations de son ressort, ainsi que les obligations et limites à l'exercice des droits auxquels elle astreint les personnes, doivent être strictement nécessaires à une réponse rapide et efficace aux périls visés.

Le Parlement se réunit de plein droit. Il est régulièrement tenu informé de l'évolution de la situation. Le Gouvernement peut demander la réunion à huit-clos d'une commission ad-hoc pour exposer ces informations.

L'état d'urgence et l'état de siège ne peuvent être prorogés au delà de douze jours sans l'autorisation du Parlement réuni en Congrès pour un délai d'un mois maximum reconductible. En dernier ressort, le Gouvernement peut demander à l'Assemblée nationale se prononçant à la majorité absolue de ses membres l'autorisation de proroger l'état d'urgence ou l'état de siège pour la même durée. Toute autre prorogation ne peut être autorisée que par la loi.

Si le Parlement réuni en Congrès, saisi par le Président de la République, les présidents des deux assemblées agissant conjointement ou un tiers de ses membres, constate que les conditions de maintien de l'état d'urgence ou de l'état de siège ne sont plus réunies, il peut voter leur levée immédiate.

Si la gravité de la crise empêche le Parlement de se réunir dans les conditions habituelles, ses prérogatives sont assurées, le cas échéant par délégation, dans les conditions fixées à cet effet par les règlements intérieurs des deux assemblées.

Les mesures prises par le Gouvernement et l'administration doivent respecter le principe de proportionnalité. Le Conseil d'État en assure le contrôle dans les conditions du droit commun. Il est informé sans délai par le Gouvernement de chacun de ces actes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
il y a 28 minutes, Totof44 a dit :

retravailler le statut du ministère public

En créant la fonction de Premier Procureur de la Nation:

 • Proposé par le Président de la République, après avis consultatif du Conseil supérieur du ministère public, accord à la majorité simple des commissions des lois des deux assemblées, accord à la majorité absolue des membres du Parlement réuni en Congrès. Il est qualifié, non magistrat (le cas échéant il démissionne de la magistrature).

 • Mandat de 7 ans non renouvelable

 • N'engage pas de responsabilité politique

 • Engage sa responsabilité pénale et est justiciable de la CJR. En cas de condamnation, la Cour constitutionnelle se prononce sur sa destitution

 • Le Conseil supérieur du ministère public peut prendre des sanctions disciplinaires à son encontre

 • Il est à la tête de l'Autorité de poursuite et a autorité sur les magistrats du Parquet

 • Il met en œuvre la politique pénale fixée par des lois d'orientation dans le respect du code de procédure pénale et veille à préserver l'indépendance du Ministère public de toute pression externe.

 • Il rend compte annuellement de son activité et de celle du ministère public devant les assemblées parlementaires et peut être auditionné à la demande des commissions des lois des assemblées ou par une commission d'enquête parlementaire.

 • Le Ministre de la Justice, par voie de circulaires et les assemblées parlementaires, par voie de résolutions, peuvent préciser leurs attentes en matière de politique pénale

 • Il peut demander des remontées d'informations et adresser des instructions individuelles après en avoir informé le CSMP. Ces instructions sont écrites et versées au dossier. Les instructions de non poursuite sont interdites

 • Il nomme les magistrats du Parquet sur avis conforme du CSMP.

 • Le CSMP statue comme conseil de discipline des magistrats du Parquet.

 • Le CSMP peut être saisi par tout justiciable, tout magistrat, chacun de ses membres, par les commissions compétentes des deux assemblées ou par le Président de la République sur toute question relative à la déontologie des parquetiers, au fonctionnement du ministère public, à le politique pénale ou à la procédure pénale.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Posté(e)
asphodele Membre 524 messages
Forumeur forcené ‚
Posté(e)

On pourrait mettre une cour suprême à l'Américaine

Tout à fait d'accord pour le septennat non renouvelable(immédiatement)

Il faut éviter que le président ait une majorité absolue. Pour cela la proportionnelle

Mais pas de conseil national tiré au sort. C'est bon pour les conseils municipaux en l'absence  de candidats

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, asphodele a dit :

On pourrait mettre une cour suprême à l'Américaine

Pour quoi faire ?

Il y a 2 heures, asphodele a dit :

Pour cela la proportionnelle

Mais pas absolue, une part de scrutin majoritaire permet d'avoir une majorité claire (même si pas absolue) et de garantir un minimum d'effectivité du suffrage. Avec le scrutin proportionnel intégral, la politique menée est celle des arrangements entre partis qui n'a pas été validée dans les urnes.

Il y a 2 heures, asphodele a dit :

Mais pas de conseil national tiré au sort

Pourquoi ?

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 80ans Posté(e)
PLOUC89 Membre 2 747 messages
Maitre des forums‚ 80ans‚
Posté(e)
Le 12/04/2026 à 21:02, asphodele a dit :

On pourrait mettre une cour suprême à l'Américaine

Tout à fait d'accord pour le septennat non renouvelable(immédiatement)

Il faut éviter que le président ait une majorité absolue. Pour cela la proportionnelle

Un retour vers la IV ème République qui a conduit à ... la mise en place de la V ème . C'est en effet une révolution complète. C'est à dire un retour au point de départ.

Quand au tirage au sort ... un éventuel candidat à la Présidence en parle également. L'idée fait son chemin. Le point important avec lequel je suis en désaccord avec lui, est le nombre de tirés au sort. Le nombre de tirés au sort (150) ne permet d'avoir une image fidèle de la composition de la population française. Si j'en crois les statisticiens, il en faut environ 1 000.

image.png.439ac7e09f8b8e9c9e26ce6b9f9f3ebe.png(Souce :Centre France)

Le 12/04/2026 à 21:02, asphodele a dit :

tiré au sort. C'est bon pour les conseils municipaux en l'absence  de candidats

Ce serait un début permettant une expérimentation. Ce Conseil tiré au sort pourrait définir la politique qu'il entend mener pour sa commune, puis ensuite choisir un ou des professionnels de la gestion communale pour l'appliquer. Ces derniers ne seraient pas des fonctionnaires, mais des conseils indépendants avec un statuts proches des professions comme les notaires, les avocats, les experts-comptables, ...

Cette expérimentation permettrait de roder le système avant de l'appliquer aux départements, aux régions, puis à l'échelon national.

J'espère que Benoît Mathieu va réussir à obtenir ses 500 signatures, cela ouvrira le débat sur cette évolution, et non révolution, de nos institutions, et lui donnera une ouverture médiatique nationale.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
il y a 6 minutes, PLOUC89 a dit :
Le 12/04/2026 à 21:02, asphodele a dit :

Pour cela la proportionnelle

Un retour vers la IV ème République

D'habitude ce sont des gens plus conservateurs que toi qui répondent du tac au tac "IVème !" chaque fois qu'ils voient "propor..." où à l'oral on aurait pas le temps de prononcer le mot entièrement.

Le mode de scrutin des législatives ne figure ni dans le texte de 46, ni dans celui de 58. Donc si toute l'instabilité de la IVème reposait là dessus, on n'aurait pas changé de constitution. On ne l'aurait même pas révisée. On aurait juste changé la loi. On l'a fait, avec les apparentements, magouille permettant aux partis des gens de biens d'additionner leurs scores après les élections et de se partager entre eux 100% des sièges d'un département quand ils dépassaient les 50%. Du génie. Mais en soi, c'est bel et bien une forme de prime majoritaire. Cela a t il changé quoi que ce soit ? Non.

On pourrait à minima se dire que si ce n'était le problème principal, c'était un problème majeur quand même. Si c'était le cas, pourquoi ne pas avoir inscrit le scrutin majoritaire dans la nouvelle constitution ? Sur la base d'un argument tout pourri de "la tradition". Argument qui l'emporte sur la nécessité de maintenir la stabilité alors ? Ou peut être parce que Michel Debré comprend, que le scrutin majoritaire est plus évident pour lui, plus conforme à l'esprit de la constitution qu'il a rédigée... Mais non indispensable. Il a prévu de nombreux outils pour stabiliser le régime indépendamment du mode de scrutin.

Ces outils, c'est un domaine de la loi circonscrit, c'est l'irrecevabilité, c'est les ordonnances, c'est le vote bloqué, c'est le délai restreint pour le budget, c'est le 49.3, c'est la difficile procédure de motion de censure, c'est l'engagement de responsabilité du gouvernement après délibération en conseil des ministres, c'est l'absence de vote lors des questions au gouvernement, c'est la durée limitée des sessions, c'est l'ordre du jour, c'est la limitation du nombre de commissions permanentes, c'est le bicamérisme, c'est la création d'une instance de justice constitutionnelle pour contrôler la régularité des élections et empêcher le législatif de marcher sur les platebandes de l'exécutif, c'est la possibilité de contourner le parlement par le référendum et c'est la facilité de provoquer des législatives anticipées et c'est l'interdiction de cumul des fonctions de parlementaire et de membre du gouvernement.

La Vème, ça n'est pas la IVème avec un scrutin majoritaire.

D'ailleurs elle a fonctionné avec le scrutin proportionnel sur une législature et ça n'a pas spécialement conduit à l'instabilité.

Maintenant regardons autour de nous. Tous les pays d'Europe ou presque ont un scrutin de type proportionnel. Outre Rhin, la répartition des sièges entre listes au Bundestag dépend exclusivement du scrutin proportionnel. Et pourtant madame Merkel est restée en fonction 16 ans. Et depuis que Chirac a rétabli le scrutin majoritaire (en utilisant le 49.3 soit dit en passant) combien de personnes se sont succédé à Matignon ? Et combien de Chanceliers en Allemagne sur la même période ? 20 chez nous, 5 en Allemagne. Dit autrement, les institutions allemandes sont quatre fois plus stables que les institutions françaises.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 80ans Posté(e)
PLOUC89 Membre 2 747 messages
Maitre des forums‚ 80ans‚
Posté(e)
il y a 36 minutes, PLOUC89 a dit :

Quand au tirage au sort ... un éventuel candidat à la Présidence en parle également. L'idée fait son chemin. Le point important avec lequel je suis en désaccord avec lui, est le nombre de tirés au sort. Le nombre de tirés au sort (150) ne permet d'avoir une image fidèle de la composition de la population française. Si j'en crois les statisticiens, il en faut environ 1 000.

Un complément à l'article transmis

image.png.4963eb90ed99e5adc252e4902c4bda71.png

IL N'EST NI LE PREMIER, NI LE SEUL A ESPÉRER CELA ...

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 80ans Posté(e)
PLOUC89 Membre 2 747 messages
Maitre des forums‚ 80ans‚
Posté(e)
il y a 24 minutes, Totof44 a dit :

D'habitude ce sont des gens plus conservateurs que toi qui répondent du tac au tac "IVème !" chaque fois qu'ils voient "propor..." où à l'oral on aurait pas le temps de prononcer le mot entièrement.

Le mode de scrutin des législatives ne figure ni dans le texte de 46, ni dans celui de 58. Donc si toute l'instabilité de la IVème reposait là dessus, on n'aurait pas changé de constitution. On ne l'aurait même pas révisée. On aurait juste changé la loi. On l'a fait, avec les apparentements, magouille permettant aux partis des gens de biens d'additionner leurs scores après les élections et de se partager entre eux 100% des sièges d'un département quand ils dépassaient les 50%. Du génie. Mais en soi, c'est bel et bien une forme de prime majoritaire. Cela a t il changé quoi que ce soit ? Non.

On pourrait à minima se dire que si ce n'était le problème principal, c'était un problème majeur quand même. Si c'était le cas, pourquoi ne pas avoir inscrit le scrutin majoritaire dans la nouvelle constitution ? Sur la base d'un argument tout pourri de "la tradition". Argument qui l'emporte sur la nécessité de maintenir la stabilité alors ? Ou peut être parce que Michel Debré comprend, que le scrutin majoritaire est plus évident pour lui, plus conforme à l'esprit de la constitution qu'il a rédigée... Mais non indispensable. Il a prévu de nombreux outils pour stabiliser le régime indépendamment du mode de scrutin.

Ces outils, c'est un domaine de la loi circonscrit, c'est l'irrecevabilité, c'est les ordonnances, c'est le vote bloqué, c'est le délai restreint pour le budget, c'est le 49.3, c'est la difficile procédure de motion de censure, c'est l'engagement de responsabilité du gouvernement après délibération en conseil des ministres, c'est l'absence de vote lors des questions au gouvernement, c'est la durée limitée des sessions, c'est l'ordre du jour, c'est la limitation du nombre de commissions permanentes, c'est le bicamérisme, c'est la création d'une instance de justice constitutionnelle pour contrôler la régularité des élections et empêcher le législatif de marcher sur les platebandes de l'exécutif, c'est la possibilité de contourner le parlement par le référendum et c'est la facilité de provoquer des législatives anticipées et c'est l'interdiction de cumul des fonctions de parlementaire et de membre du gouvernement.

La Vème, ça n'est pas la IVème avec un scrutin majoritaire.

D'ailleurs elle a fonctionné avec le scrutin proportionnel sur une législature et ça n'a pas spécialement conduit à l'instabilité.

Maintenant regardons autour de nous. Tous les pays d'Europe ou presque ont un scrutin de type proportionnel. Outre Rhin, la répartition des sièges entre listes au Bundestag dépend exclusivement du scrutin proportionnel. Et pourtant madame Merkel est restée en fonction 16 ans. Et depuis que Chirac a rétabli le scrutin majoritaire (en utilisant le 49.3 soit dit en passant) combien de personnes se sont succédé à Matignon ? Et combien de Chanceliers en Allemagne sur la même période ? 20 chez nous, 5 en Allemagne. Dit autrement, les institutions allemandes sont quatre fois plus stables que les institutions françaises.

Bel exemple de votre savoir, mais finalement ce grand savoir ne laisse pas de place à l'imagination, à innovation, on refait ce qui a déjà été fait ici et ailleurs, on refait du "neuf" avec du vieux, alors que les citoyens, ceux nombreux qui s'abstiennent, votent volontairement nul ou votent blanc, veulent un vrai changement, une vraie démocratie, des dirigeants qui dirigent le pays et non leur carrière.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
il y a 3 minutes, PLOUC89 a dit :

Bel exemple de votre savoir, mais finalement ce grand savoir ne laisse pas de place à l'imagination, à innovation, on refait ce qui a déjà été fait ici et ailleurs, on refait du "neuf" avec du vieux, alors que les citoyens, ceux nombreux qui s'abstiennent, votent volontairement nul ou votent blanc, veulent un vrai changement, une vraie démocratie, des dirigeants qui dirigent le pays et non leur carrière.

Nous sommes d'accord sur la nécessité de changement, sur celle qu'il y a à s'intéresser aux causes de l'abstention, vote blanc et vote nul volontaire. Je voulais juste réfuter la thèse selon laquelle le scrutin proportionnel engendrerait mécaniquement de l'instabilité. Et j'ai été surpris de cette remarque de votre part, parce que le tirage au sort est le plus proportionnel des modes de désignation. En revanche, il a le (grand !) mérite d'ignorer les combines d'appareils.

Maintenant, j'ai réfléchi à un mode de scrutin qui s'inspire de modèles qui existent ou qui ont existé mais qui pris dans son ensemble n'existe nulle part ailleurs. C'est d'ailleurs son point faible, mais l'imagination et l'innovation sont bien présentes dans mes réflexions. Malgré tout, je reste dans un processus électif car je maintiens qu'il me semble nécessaire et même indispensable que le programme du gouvernement dispose d'un mandat exprès. Vous m'avez néanmoins convaincu que rien ne s'oppose à l'existence permanente d'une assemblée tirée au sort en lieu et place du CESE, alors que je partais sur une assemblée convoquée ponctuellement.

Pour revenir sur majoritaire versus propositionnel, je recite mon expérience d'électeur qui fut inscrit dans deux circonscriptions différentes, l'une acquise à la droite, l'autre à la gauche. J'ai toujours voté aux deux tours, mais dans l'une des deux circonscriptions je savais que mon camp avait perdu d'avance alors que dans l'autre je pourrais me dire que les autres vont le faire, nous ne sommes pas à une voix près. Cela n'encourage pas la participation.

D'ailleurs, le mode de scrutin a changé au municipales dans les petites communes où le panachage n'est plus autorisé. Une enquête d'opinion montre que ce changement a conduit un certain nombre d'électeurs à s'abstenir. Pour les législatives, je ne suis pas pour le panachage, mais un vote préfèrentiel où l'électeur choisit une liste et peut cocher une case vis à vis du nom d'un candidat permet de faire élire en priorité les candidats proches du terrain, proches des citoyens plutôt que ceux qui sont positionnés en haut de liste par les appareils. Qu'en pensez-vous ?

Et je pense qu'il y a une autre explication majeure à l'abstention aux législatives, c'est que beaucoup ont le sentiment que ces élections ne servent à rien car tout se décide à l'Élysée. On aurait du mal à leur donner tord. Un rééquilibrage du pouvoir exécutif au profit du premier ministre et au détriment du président devrait contribuer à renforcer la participation aux législatives.

Or, je me rapproche de ce que dit @asphodele là dessus. À la différence que lui s'oppose à l'idée de majorité absolue, moi à l'idée de majorité hégémonique. Mais plus la majorité est large et plus l'exécutif est fort car il peut se permettre des défections individuelles, ça ne change rien à ses plans. Trop de proportionnalité est néfaste pour la stabilité et l'effectivité du suffrage (puisque la politique menée est décidée par les appareils après les élections) mais trop majoritaire ça déresponsabilise le gouvernement et noie la parole des opposants, y compris ceux qui voudraient sincèrement s'engager dans une démarche constructive.

Il faut trouver le bon équilibre. Je propose 50% de répartition proportionnelle sur les résultats du premier tour, 30% de répartition proportionnelle sur ceux du second, 20% de prime majoritaire au vainqueur du second tour.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 80ans Posté(e)
PLOUC89 Membre 2 747 messages
Maitre des forums‚ 80ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Totof44 a dit :

le tirage au sort est le plus proportionnel des modes de désignation. En revanche, il a le (grand !) mérite d'ignorer les combines d'appareils.

Il a aussi l'avantage de conduire à une représentation fidèle des citoyens qui composent la société française. Alors que le système électorale ne représente que les partis politiques qui soutiennent des ambitions personnelles plus souvent que des idées. C'est en tous les cas mon ressenti et je ne dois pas être un cas isolé, voire majoritaire.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 89ans Posté(e)
WEST3-5 Membre 1 127 messages
Mentor‚ 89ans‚
Posté(e)
Le 06/04/2026 à 17:10, Morfou a dit :

Peut-être parce que en France les partis sont trop "clivants"? peut-être moins le centre et la droite "normale"?

C'est quoi la droite normale ? à  quel centre faites-vous allusion ? 

En France comme ailleurs chaque parti en période d'élections gonfle ses plumes et pousse les cris du paon .... a qui sera le plus "joli" comme au concours Miss France (voir le dernier étalage Jordan et sa princesse)  et ceci de préférence en cassant du sucre sur le dos du concurrent au lieu de débattre des choses sérieuses qui concerne la nation  pour rendre la vie citoyenne prospère et libre et non anxiogène qui baisse les bras .... 

Les français (dont je suis) cocorricottent mais ne voient que d'un oeil et n'entendent  que d'une oreille .... ils en deviennent  cons a limiter leurs  connaissances ,  a rester cramponnés à leur branche  ! 

Pourtant je l'aime ma France ... ce ne sont pas les partis qui sont clivants c'est chaque citoyen qui est clivant ... il cherche le pataqués là où ça devrait couler de source  ... Ingérables disait le  Grand Charles ! Ca se confirme tous les jours ! 

Modifié par WEST3-5
  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
Il y a 3 heures, PLOUC89 a dit :

Il a aussi l'avantage de conduire à une représentation fidèle des citoyens qui composent la société française. Alors que le système électorale ne représente que les partis politiques qui soutiennent des ambitions personnelles plus souvent que des idées. C'est en tous les cas mon ressenti et je ne dois pas être un cas isolé, voire majoritaire.

C'est sûrement un poil exagéré mais pas faux pour autant. Néanmoins, peut-on être sûr que des ambitions personnelles n'emergeraient pas du Conseil d'orientation ou du conseil de surveillance ? Et ne croyez-vous pas que la Vème, ou du moins le système présidentialiste créé une espèce de Cour à l'Elysée et que mettre à bas ce système (sans pour autant renverser la Vème) serait déjà une avancée en faveur du débat d'idées et contre les ambitions ? N'avez-vous pas le sentiment que depuis la dissolution, la perspective de 2027 pourrit tous les débats ?

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)

https://www.liberation.fr/politique/loi-yadan-lassemblee-nexaminera-pas-la-petition-qui-depasse-les-700-000-signatures-20260415_RBS3MUACJRDNFMX2HHI5H2KGNY/

Je ne sais pas s'il faut revenir sur mes propos comme quoi la participation directe n'est pas la priorité absolue. Mais de voir un tel mépris, une telle suffisance, une telle arrogance des élus est absolument écoeurant.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 35ans Posté(e)
Totof44 Membre 8 217 messages
Maitre des forums‚ 35ans‚
Posté(e)
il y a 4 minutes, PhilippeIIAuguste a dit :

Le principal risque du "tirage au sort des représentants" c'est le risque non négligeable de voir arriver des incompétent(e)s incarner le pouvoir législatif. 

Alors qu'avec les élections, nous avons la démonstration que la compétence des législateurs est assurée 🙃

De plus @PLOUC89 a parlé d'un renouvellement régulier par tiers ce qui signifie qu'on a toujours dans ce cas de figure une minorité de novices.

Si on veut mettre la compétence comme seul critère de sélection, il faut oublier tout autant l'élection que le tirage au sort et sélectionner sur concours.

Je dirais même que le tirage au sort peut plus facilement s'adapter à l'exigence de compétences que l'élection. Parce que quand on élit quelqu'un, la personne rentre en fonctions quelques jours plus tard. Avec le tirage au sort on considère que c'est l'assemblée prise dans son ensemble qui est représentative. Dès lors, on peut sans difficulté placer un délai entre le moment où la personne est désignée et le moment où elle rentre en fonctions pour la former.

Un parlementaire se forme sur le tas. Ce qui est nécessaire, c'est du temps entre le dépôt d'un projet ou d'une proposition de loi sur le bureau d'une assemblée et le moment où ce texte est soumis à un vote solennel. C'est ce temps qui va permettre aux parlementaires de le lire en détail, d'en saisir les tenants et aboutissants, de se documenter en épluchant les travaux universitaires, ceux de la société civile organisée, en recevant des personnes qui connaissent le sujet dans leur bureau ou en commission, en allant sur le terrain pour voir ce qu'en pensent ses concitoyens, en regardant ce qu'en dit la presse, en confrontant ses idées à celles des autres... De plus, les parlementaires sont assistés par des assistants parlementaires, qui eux, sont qualifiés.

Combien de candidats aux législatives s'étaient préparés à délibérer sur des sujets comme le projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés ?

  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 80ans Posté(e)
PLOUC89 Membre 2 747 messages
Maitre des forums‚ 80ans‚
Posté(e)
il y a 37 minutes, PhilippeIIAuguste a dit :

Le principal risque du "tirage au sort des représentants" c'est le risque non négligeable de voir arriver des incompétent(e)s incarner le pouvoir législatif. 

Ils seront en effet incompétents en matière de fonctionnement de la machine électorale pour conduire leur carrière. Ce que je dénonce. Cela n'aura plus aucune importance puisqu'il n'y aura plus d'élection, donc d'alliance plus ou moins contre nature. On a bien vu en Italie l'extrême-droite s'allier à l'extrême gauche, pour la trahir ensuite. Ces magouilles ne seront plus "utiles".

Par contre, du fait du tirage au sort avec application de la règle des quotas, il y aura 52 % de femmes, compétentes dans le domaine des problèmes des femmes, 20% de fonctionnaires compétents en matières de gestion des services publics, x% de retraités, y% de jeunes de 18 ans et plus, étudiants, apprentis, il y aura 10 % ou presque de chômeurs compétents en matières de recherche d'emploi, z% de professions libérales compétents dans ce qui les concerne, etc. Dons une assemblée avec des compétences utiles.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Rejoindre la conversation

Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement

×