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Des espaces « no kids » à la SNCF ? L’entreprise défend sa classe Optimum, qui promet « calme » et « confort » en excluant les enfants de moins de 12 ans

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Demethrogene

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Membre, 46ans Posté(e)
Demethrogene Membre 1 744 messages
Forumeur vétéran‚ 46ans‚
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A la lecture des différents médias et études, il apparait que les plus favorables aux "zones sans enfants", de manière général, sont les 25-40 ans CSP+.

C'est paradoxal, étant donné que cette catégorie est statistiquement celle de jeunes parents, avec un pouvoir d'achat qui permet un accès privilégié aux vacances et aux loisirs.

Alors pourquoi cette bouffée d'égoïsme, cette perméabilité à la discrimination des enfants ?

C'est peut-être dû à la montée de l'individualisme dans le monde du travail ou au consumérisme hors de contrôle qui laisse à considérer que tout peut s'acheter, même l'exclusion des autres.

Comment peut-on concilier la parentalité et l'idée que les enfants sont intrinsèquement une source de nuisances ?

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 66 255 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
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il y a 59 minutes, Demethrogene a dit :

A la lecture des différents médias et études, il apparait que les plus favorables aux "zones sans enfants", de manière général, sont les 25-40 ans CSP+.

C'est paradoxal, étant donné que cette catégorie est statistiquement celle de jeunes parents, avec un pouvoir d'achat qui permet un accès privilégié aux vacances et aux loisirs.

Alors pourquoi cette bouffée d'égoïsme, cette perméabilité à la discrimination des enfants ?

C'est peut-être dû à la montée de l'individualisme dans le monde du travail ou au consumérisme hors de contrôle qui laisse à considérer que tout peut s'acheter, même l'exclusion des autres.

Comment peut-on concilier la parentalité et l'idée que les enfants sont intrinsèquement une source de nuisances ?

Rapport UNICEF

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Modifié par Morfou
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Membre+, 28ans Posté(e)
metal guru Membre+ 34 045 messages
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Il y a 1 heure, Demethrogene a dit :

C'est peut-être dû à la montée de l'individualisme dans le monde du travail ou au consumérisme hors de contrôle qui laisse à considérer que tout peut s'acheter, même l'exclusion des autres.

Ou alors il y a des gens qui ont le sens des priorités et qui ne mélangent pas la discrimination ou la ségrégation qui mettent quotidiennement en danger des enfant et des adultes sur la planète, avec des causes aussi ridicules que le fait que les moins de 12 ans n'auront pas accès à la classe business dans certains trains ! 

Je serais le boss de la SNCF j'autoriserais tout le monde en business avec le prix du billet multiplié par 5 pour les mineurs ! :D

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Membre+, 28ans Posté(e)
metal guru Membre+ 34 045 messages
Maitre des forums‚ 28ans‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, Demethrogene a dit :

Comment peut-on concilier la parentalité et l'idée que les enfants sont intrinsèquement une source de nuisances ?

De la même façon qu'on peut concilier la vie de couple et l'idée que les hommes sont des violeurs ou les femmes des putes, c'est à dire en faisant des raccourcis grossiers en englobant toute une catégorie d'individus en leur prêtant à tous la même caractéristique peu flatteuse ! 

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Membre, 46ans Posté(e)
Demethrogene Membre 1 744 messages
Forumeur vétéran‚ 46ans‚
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Citation

Derrière la demande croissante d’espaces “No Kids”, certains experts pointent un malaise plus profond : la société devient de plus en plus intolérante au bruit, à l’imprévu, à la cohabitation. On rêve d’environnements lisses, silencieux, maîtrisés. Et dans ce monde-là, les enfants – par essence bruyants, vivants, agités – dérangent. Or, cette volonté de filtrer ce qui trouble le confort immédiat risque de s’étendre à d’autres publics : les personnes âgées, les handicapés, les précaires… Le “vivre ensemble”, au contraire, implique une capacité à composer avec la diversité, y compris générationnelle.

Exclure les enfants, ce n’est pas anodin. C’est envoyer le message qu’ils ne sont pas les bienvenus dans l’espace collectif. Et ce n’est pas un hasard si les premières victimes sont souvent les enfants des familles les plus modestes, ceux pour qui les vacances ne riment pas avec clubs privés ou nounous attitrées. À terme, ce sont aussi les liens sociaux qui s’effilochent. Car une société qui refuse les enfants refuse une part de sa propre humanité.

Source

Modifié par Demethrogene
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Membre, 46ans Posté(e)
Demethrogene Membre 1 744 messages
Forumeur vétéran‚ 46ans‚
Posté(e)

Tribune signée par plusieurs députés écologistes :

(...) Encore marginal, le phénomène se développe en France, et instaure peu à peu une logique d’exclusion des mineurs de certains espaces ou services, soit par une interdiction frontale, soit par segmentation progressive des usages, qui revient à faire de notre société une juxtaposition de bulles individuelles. Le « no kids » repose sur une exaltation de l’intérêt individuel devenu norme structurante de notre société. Il ne relève pas seulement d’un désir de tranquillité ponctuel, il traduit une logique où le confort individuel prime sur le commun, où l’expérience optimisée justifie l’exclusion.

Or l’enfant, par sa simple présence, rappelle que la vie collective suppose parfois d’accepter la présence d’une personne dont les besoins sont différents des nôtres, l’acceptation qu’on ne peut pas tout contrôler, tout choisir.

(...) Les espaces publics, transports, places, cafés, équipements culturels, sont autant de lieux d’apprentissage informel de la démocratie. On y découvre la patience, la frustration, la règle partagée, mais aussi la solidarité et la responsabilité envers autrui. En cherchant à neutraliser toute forme de désordre ou d’imprévu, on prive les enfants de cette socialisation démocratique fondamentale.

Faire une place aux enfants dans l’espace public n’est pas un geste de tolérance, encore moins une concession faite aux familles. C’est un choix politique.

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