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yop!

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Tout ce qui a été posté par yop!

  1. Je ne suis pas sûr qu'aller travailler, surtout au contact des gens, soit suivre la charia extrémiste dont tu as peur. Il s'agit là d'un accommodement de la part des femmes musulmanes pour qui l'islam est compatible avec une vie sociale française, pour peu qu'on ne fasse pas la chasse aux voilées. On peut quand même les critiquer, chier sur la mentalité rétrograde du voile. Les parquer loin de la vue, notamment dans l'entreprise, c'est une non-action. ===== Quel est le motif du patron ? Le patron a t-il tous les droits sur ses employés, y compris de choisir les gens selon une image qu'il veut présenter (sans même que ce soit leur travail de le faire) ? Il y a une différence : le voile n'est pas juste un vêtement de confort mais une croyance islamique. D'ailleurs, certaines personnes l'enlèvent. Le problème arrive quand on refuse de l'enlever, par conviction... et du motif invoqué par l'employeur. La convention ? Elle n'est pas légale, juste tacite et factice. Légalement, rien ne nous interdit de venir habillé comme on veut au travail, si ce n'est une soumission aux standards vestimentaires de la société et pour faire plaisir au patron. Ou plus prosaïquement, pour rentrer dans le moule, par conformisme (ce n'est pas un gros mot). On fait déjà des exceptions. Certains patrons tolèrent les employés avec des dreadlocks, d'autres exigent qu'on soit coupés court et rasé de frais. C'est du cirque social. A moins qu'on puisse invoquer des motifs solides ( ses dreadlocks puent et dérangent les clients, par exemple), la légitimité du refus du voile en entreprise est discutable. ===== Ce n'est plus le cas. Et on peut appeler ça du chantage. Il fut aussi un temps où les gendarmes devaient tous porter la moustache. On peut appeler ça une lubie, une tradition... tout comme le voile. Mais c'est différent d'imposer une tenue maison à ses employés et de demander de retirer un voile par problème idéologique. A moins d'estimer qu'une femme voilée ne peut pas avoir de relation normale avec des clients, ou que ça la handicape dans son travail. Toujours le motif.
  2. Ah, on peut donc porter le voile si on fait un taff caché du public ? C'est un peu débile comme motif : voilées mais cachées. La double peine ! Et sinon, en admettant que le voile soit interdit en entreprise, tu as la suite du combat contre le voile ? Interdire le voile hors de la cuisine ? Des femmes aussi veulent se voiler. Elles ne le font pas forcément sous la pression et la baffe : c'est une idéologie. On doit non pas décider si c'est bien ou pas mais dans quelle mesure on peut s'en accommoder dans la vie sociale. Exclure totalement et clandestiniser le voile, c'est une non-solution. Ça fera plaisir aux benêts qui verront moins de voile mais râleront encore d'en croiser dans la rue. Si on laisse aux patrons le loisir de moduler, ça ne changera pratiquement rien puisque c'est déjà le cas : il y a déjà des moyens de discriminer sur le voile. Porter un voile en entreprise, ce n'est pas instaurer la charia. ===== On peut venir travailler en t-shirt. La plupart des professions induisent une tenue de travail, pas forcément utilitaire d'ailleurs (comme le costard). C'est une affaire d'idéologie et de vision de la société : pourquoi un banquier doit être forcément en costard ? En quoi un voile dérogerait-il à la décence vestimentaire ? On voit bien qu'on est dans un débat populaire - et pas légal. Avec le voile, on peut trouver le consensus et d'ailleurs, c'était le cas avant cette mise en débat du port du voile en entreprise. De plus, cette stigmatisation va radicaliser les gens sur le voile, ceux qui le promeuvent comme ceux qui le vomissent. Dans ces conditions, on va de moins en moins pouvoir garder contact et ça va communautariser d'autant plus les groupes sociaux selon leurs convictions. En fait, faire tomber le voile n'est pas le problème des patrons, et l'entreprise n'a pas vocation à gérer cette mission. Ou alors, on insinue que les entreprises ont un rôle social ? Mais alors, qu'elles ne puissent pas l'endosser comme et quand ça leur chante.
  3. L'association Zeta va probablement devoir être dissoute au vu du changement de législation. Cette famille n'existe pas. - Factuellement, chaque moeurs sexuelles a ses spécificités; ou alors on peut faire le lien entre ta sexualité non reproductive et la zoophilie, toutes deux destinées au plaisir par l'enfilage d'un partenaire. Si tu te bases sur ce genre de généralisation pour créer une "famille", tu es totalement à la masse. - Politiquement, cette famille n'a existé que par greffe d'opportunistes au grand courant libertaire. Mais on n'a pas suivi tous les diktats des libertaires - dont les libertaires autoproclamés venu vendre n'importe quelle soupe. La société a filtré, toute cette union de façade s'est délitée. Aujourd'hui, seuls les zoophiles eux-mêmes et les détracteurs de la cause homo essayent de recréer cette association, car elle n'a plus de contexte favorable pour se glisse, ni les arguments naturels permettant l'association honnête à d'autres causes. Voilà où on en est politiquement ! L'hypocrisie, c'est de faire croire que les gens sont assez bêtes pour proclamer ce que tu dis. Différence sexuelle, tolérance et liberté d'aimer, non à la discrimination, égalité... ont été scandés pour les homos. Et pas pour les zoophiles ! Et même dans les slogans, je n'ai pas vu marqué : " Je veux tous ces principes sans conditions, sans débats, sans filtrage de la société et je revendique une égalité aveugle et totale ! ". Il y avait des conditions, acquises pour les défenseurs du mariage (d'où leurs slogans, qui n'ont pas vocation d'universalisme aveugle) Tu es si occupé à nous brosser la légende de la Menace Zoophile qui plane sur nous que tu nies la nature des choses et que tu répètes en boucle une parodie de discours Totale Egalité pour tout le monde, trop lol. Descends un peu de ta ligne éditoriale et regarde les choses en face : tu dis n'importe quoi. Pas assez nombreux ni influents pour le cas de la France, alors. L'arnaque n'est pas passée... ce qui veut dire que même les progressistes que tu décries n'ont pas été dupes. Comme pour le nuage de Tchernobyl : les français peuvent gober des conneries mais ça a une limite. Je n'ai pas dit qu'ils étaient marginaux. Mais opportunistes, si. Profiter de la conversion massive de la société à une libéralisation des moeurs, profiter du courant pour s'y greffer tout en essayant de se mélanger aux arguments, c'est du pur opportunisme. Comme aujourd'hui : tu remarques que la question du mariage homo a relancé l'opportunisme des zoophiles, en même temps que le durcissement de la loi. Comme toi, ils vont essayer de nous vendre le refrain sur 68, se poser en victime et réclamer l'égalité sans condition (pour les deux derniers points, même si tu es contre, tu soutiens leur argumentaire). Mais ça ne marche pas. Tu mets du temps à deviner le pourquoi... ou tu fais semblant (mais tu es mauvais acteur). Tu traites les gens d'hypocrites ou paradoxaux simplement parce que tu n'es pas capable de saisir leur position, ou que tu la nies pour continuer à propagandiser. Moi, je te dis qu'elle est cohérente. Que tout mon argumentaire est cohérent. La seule chose que tu m'opposes, c'est cette parodie d'égalitarisme bébête à laquelle je suis censé souscrire (alors que pas du tout). Tu me balances cette ânerie boucle, sans jamais avoir de prise. C'est parlant, non ?
  4. On est en droit de poser des conditions, une limite au tout et n'importe quoi. Le burka entre dans le n'importe quoi (impossibilité d'identification, gêne physique, image auprès de la clientèle, etc...). Le voile, non, il est acceptable car il dérange juste les idées. On accepterait très facilement qu'une nana ayant perdu ses cheveux après une chimio porte un voile au travail. Matériellement, c'est pourtant idem : juste un apparat. Est-ce que les patrons doivent pouvoir se permettre des embauches idéologiques ? Personnellement, je ne pense pas. Ils ont déjà pas mal de libertés à l'embauche qui permettent d'exclure sans rendre de compte à la société. Si on accepte la discrimination par "je n'apprécie pas les idées que le port du voile représente ", on peut aussi accepter de virer un mec qui porte un T-shirt des Rolling Stones " parce qu'on n'apprécie pas les idées véhiculées par ce groupe " (alcoolisme, usage de drogues dures, entre autres). Comme dans les deux cas, nos théories du pire sont absurdes, on doit trouver un consensus autour du voile. Surtout que l'interdiction ne va en rien servir la lutte contre la mentalité traditionaliste du voile. ======= En tant que français, je m'insurge ! Et ce n'est pas avec ce genre de propos que tu vas nourrir l'intelligence de mes (tes ?) compatriotes !
  5. Le concept des FEMEN n'est pas "d'utiliser sa différence". C'est d'utiliser le pouvoir médiatique de la paire de nichons à des fins militantes - alors que d'habitude, c'est utilisé à des fins mercantiles ou pour le contentement du spectateur principalement mâle. C'est tout à fait simple et pas forcément en désaccord avec le féminisme. Le sein comme VRP de luxe, car c'est une arme puissante. Pareil pour l'histoire d'escort girl : c'est une sorte de prostitution où la femme a le contrôle et le choix des prestations qu'elle va offrir, du simple accompagnement à du sexe. Et c'est tarifé méga cher. Il existe aussi des escort boys. Je ne trouve pas ça valorisant, ni noble, ni faire honneur à la femme mais c'est un choix assumé, non soumis. De la prostitution libérée - ensuite on entre dans une autre débat.
  6. Pour la tête, oui. Moins pour le tatouage. Et puis, je peux faire beaucoup mieux en 2 heures. :D En une journée payée, je ne te raconte même pas le truc ! Mais comme tu dis, il n'y a pas eu de démenti (ou je n'en ai pas vu non plus) mais pas vraiment de relais de l'info. Les médias sont tous corrompus, ou bien c'est une info de seconde main,tout juste bonne à nourrir les blogs d'extrême droite. Il est possible que la nana ait un passé d'escort mais franchement, en quoi cela permet de traiter ces femmes de putes alors qu'elles font juste des performances manifestantes seins nus. D'ailleurs, ça n'éclaire en rien sur le fond du mouvement - du financement à l'idéologie.
  7. Parce que la burqa cache le visage, empêche l'identification. Le voile-bandana sur la tête, il ne dérange pas. Il ne dérange que les convictions des uns et des autres. C'est marrant, ça fait des années qu'il y a des femmes voilées qui ont accès à l'emploi et c'est juste aujourd'hui que ça semble vous devenir intolérable. Un patron peut demander à son employée de ne pas porter le voile mais c'est une demande idéologique, qui n'a pas de motivation légale. On peut toujours discuter; mais je trouve aberrant de justifier une clandestinisation. De toute façon, il y a déjà des réticences à l'embauche envers les femmes qui portent le voile. On voit bien que ça ne réduit pas les candidates au port du voile, voire pire. ===== Non, tu n'en sais rien parce qu'il n'y a pas de précédent de ce rapport avec l'islam dans l'histoire de notre société. Par contre, des précédents sur la prohibition, la clandestinisation, la ghettoïsation, on en a. Et je te rappelle que je suis contre le voile et toutes les conneries qu'il véhicule.
  8. Temps de réal : 15 minutes - et c'est même pas mon boulot. IL A LE MÊME TATOUAAAAGE ! Il faut se méfier du net !
  9. Tu peux allonger le délai d'inscription, non ?
  10. Le Femen vont pourtant dans des pays plus chauds que le nôtre. A poil en Iran ou en Arabie Saoudite, ça me semble quand même un gage de courage physique - même payé, même orchestré. Il faut qu'une d'entre elles se fasse plomber pour qu'on leur donne ce crédit ? Logiquement, c'est dans les pays où leur discours aura un minimum d'écho qu'elles sont pertinentes à manifester. Même si je trouve leur façon de faire peu constructive - notamment à cause des insultes ou des violences - leur simple existence me semble utile. Reste à bien cerner qu'elles représentent d'abord les Femen avant de représenter le féminisme. Et puis, on a beau jeu de jouer les choqués dans un pays dont le symbole national - Marianne - est une femme qui va au front, le nibard au vent et l'attitude guerrière ! :blush: UNE des Femen est soupçonnée d'avoir été escort girl, je crois. Elle peut très bien avoir changé d'avis sur la condition féminine, et bon, escort girl n'est pas forcément plus prostitué qu'être actrice ou guide touristique. Parfois même moins. Et dans un pays où la condition féminine est quand même assez bien lotie, c'est une histoire de dignité personnelle - et pas générale. Si jamais tu fais escort boy, Djizus, je ne me sentirai pas rabaissé dans ma condition masculine.
  11. Non, ce n'est pas poser une limite mais essayer de cacher une réalité. La neutralité des agents de la fonction publique, elle est justifiée. Celle d'interdire de porte un voile - hormis burqa - sur son lieu de travail, beaucoup moins. C'est une ingérence qui use de l'exclusion pour régler un problème qui ne se règle pas comme ça. Ton discours, c'est celui des gens qui se foutent des droits des femmes et qui veulent juste éradiquer les musulmanes voilées du paysage. Quand est-ce qu'on vire les misogynes du monde du travail ? Quand est-ce qu'on fait de même pour celles qui couchent pour une promotion ? Le voile, on peut s'en accommoder car il n'est que symptôme. La mentalité qui est derrière, on ne l'abattra pas en clandestinisant ces femmes, tandis que les mecs se la coulent douce alors qu'ils sont les plus forts incitateurs du port du voile. Et, malheureusement, c'est aussi un choix assumé de certaines femmes, qui ne sont pas forcément en train de faire une ode à la baffe conjugale ou à la charia comme constitution. C'est bien beau de jouer les gros bras et de traiter autrui de permissif et laxiste, encore faut-il promouvoir des mesures qui ont un sens.
  12. Cela relève de l'éducation, pas de l'interdiction (je suis pourtant d'accord pour interdire dans l'institution publique). Le voile n'est pas vraiment gênant. Il est porté par un mélange de conviction religieuse et traditionaliste. On a relégué le religieux dans la sphère privée et maintenant, on essaye encore de le repousser hors de toute vue. C'est une mauvaise idée. On invoque l'argument de lutte pour les droits des femmes en criminalisant les victimes. Mauvaise idée. A quoi cela servirait-il ? A exclure les femmes voilées du monde du travail, de la vie sociale et à les mettre encore plus sous la coupe des hommes... Parce qu'elles ne tomberont pas le voile, ou pas avant longtemps. Il faut compter sur les générations suivantes. Elles ne sont pas en burqa, elles ont le droit de s'intégrer car c'est la meilleure manière de faire tomber le voile. Le contact avec la société et la liberté est primordial. Dans les pays islamiques, les femmes qui tombent le voile sont des femmes actives. Pas des femmes clandestinisées car elles dérangent la vue des bien-pensants. Grossière erreur dictée par une mauvaise compréhension de la mentalité du voile. Les femmes sont acquises à ce choix, elles le portent volontairement car elles pensent que c'est la liberté, l'honneur, la protection, le respect du divin ou je ne sais quoi encore. On peut en faire des parias mais elles seront toujours là; et avec moins de chance de s'émanciper.
  13. @Djizus : Hmm. Plutôt limiter à UN SEUL smiley par message. <= le smiley est un élément rhétorique internétique incontournable. ===== Il est de notoriété publique que je suis en désaccord avec quasiment chaque post de Hussard Noir. Mais il est sur ce forum et tu le lis, il s'exprime, je lui réponds, il me répond, tu peux lui mettre des +, etc... Personne n'est harcelé par la modération pour des désaccords idéologiques, sinon la section débat serait morne plaine où tout le monde serait tout le temps d'accord avec moi, ou les autres modos. D'autre part, sur ce concours, on sera jugé principalement sur la rhétorique... puisque les débats et positions seront attribués au hasard. Hussard Noir a donc toutes ses chances, ou toi - si tu avais des réserves à participer. Pas de polémique imbécile sur les idées des uns et des autres. On a assez de sujets dans la rubrique pour s'écharper.
  14. C'est quoi ce comparatif débile avec la Creuse et la Lozère ? Ce sont des départements plutôt ruraux, à très faible démographie, une population plus vieille et isolée, etc... Rien à voir avec le contexte de l'Essone. D'ailleurs, la pauvreté n'est jamais le seul facteur. Pour ces bandits qui attaquent des gens dans le RER, je ne suis pas persuadé que c'est la pauvreté qui les pousse mais l'impunité et l'argent facile. Dans les ghettos urbains à forte densité de population, la précarité donne des résultats différents que dans le Cantal. Ça nous a donné, par exemple, des générations de travailleurs délaissés, des générations d'immigrés précaires puis des générations de jeunes rejetant tout en bloc; maintenant avant même de tenter l'intégration. Les discours politiques n'aident pas et la réalité sociale se détériore quand la société du crime prospère, dans ce savant mélange d'individualisme, de profit personnel de déshumanisation d'autrui et d'impunité en résonance avec le néolibéralisme. Que l'état ne se mêle pas de l'économie. Que l'état ne mette pas le pied dans mon quartier/marché. Cela génère des stratégies commerciales et industrielles odieuses, le management par la violence ainsi que les criminels violents, chez qui le niveau de violence standard ne fait que monter. La pauvreté ? Ils laissent ça aux pauvres. Je ne vois personne applaudir ni justifier ce braquage par "mais il faut les excuser, ils sont pauvres et font ça par nécessité ! ". Il faut arrêter les bobards. C'est du pur racket. Unanimement condamné. Par contre, la pauvreté ou plutôt la précarité peut expliquer comment se forge la mentalité des délinquants, au sein de leur contexte. Ces parcours sont faciles à lire et permettent aussi d'évacuer les raccourcis comme "encore des bougnoules". Il y a tout un empilement de causes qui mènent autant de gens à tomber dans la délinquance et/ou le crime. L'image du travailleur honnête mais précaire, voire bafoué et pauvre; elle contribue à renforcer l'idéal de l'argent facile, rapide, clandestin et égoïste. D'ailleurs, on serait surpris de voir où les racailles placent le seuil de pauvreté par rapport au smicard.
  15. C'est le cas de beaucoup de gens, qu'ils soient de milieu populaire, moyen ou aisé. Les riches désoeuvrés, y'en a un paquet. Des enfants de classe moyennes qui errent de fac en école d'art, y'en au tout un tas. Et dans les ghettos, on tombe dans le traînage de guêtres dans la rue, la petite délinquance, la délinquance, le délit, le crime, etc... Pour des gens honnêtes, ça paraît bizarre mais c'est dur de sortir du cercle vicieux de ce mode de vie. Cela dit, les gens qui manquent de volonté ne feront jamais les plus gros criminels. Ceux-là apprécient leur mode de vie, ils ne sont pas délinquants par défaut ou facilité. Il y a un enfermement psychologique, qui vient renforcer les exclusions réelles (racisme, ghetto, hermétisme des classes,...). Il faudrait carrément une psychanalyse ou au moins un recadrage thérapeutique. Les actions d'insertion comportent cette notion de rupture, dans l'action comme dans le mental. Mais on s'éloigne du sujet. Les bandits qui braquent un RER, ils sont partis vraiment loin dans leur délire. Ils sont solidaires de leur connerie et là, c'est thérapie de groupe qu'il faudrait. En prison, il n'apprendront rien de bon et on aura des récidivistes encore plus aguerris.
  16. Soit tu dis n'importe quoi. Les opportunistes d'antan ne sont plus dans la dynamique du progrès. Les soixante-huitards eux-mêmes ont compris l'arnaque et de toute façon, il faut regarder le paysage politique actuel -pas seulement le passé- pour lancer le procès que tu fais. Procès qui est d'ailleurs complètement à côté de la plaque car il n'est pertinent en rien pour le cas de la zoophilie en Allemagne; qui te contredit ou remet à juste proportion la paranoïa idéologique que tu nous étales. Pour d'autres pays, comme la France, on remarque bien que la zoophilie ne parvient plus à se greffer dans les revendications dites progressistes, l'aveuglante euphorie révolutionnaire à tout crin est bien passée. Tu es resté figé alors que le monde a bougé et ton analyse est donc à la traîne. On est en 2013, 45 ans après 1968. Preuve de ce que j'avance : nous n'allons pas en arriver à légaliser la zoophilie, et ce même si de nouveaux changement de moeurs sont officialisés (mariage unisexe). On peut voir poindre les revendications, elles ne trouvent pas écho. Et elles ont raté le coche, ce qui signifie que le lien idéologique fondamental entre progressisme des moeurs et zoophilie que tu clames n'est probablement pas si fondamental, qu'il n'est pas si déconnecté du réel ni exempt de filtres. Si tu avais projet de relancer le combat zoophile, j'en suis désolé. :D
  17. Les influences sont grandes. Quand on parle de choix, ça fait penser à des gens qui auraient les moyens, le soutien et la lucidité pour le faire. Mais quand on est éduqué par ce contexte, sans garde-fou, on y tombe. C'est très séduisant et il y a l'effet de groupe, la propagande nihiliste "j'ai pas d'avenir alors je m'en fous". Donc, le choix est tout relatif. Par contre, c'est la complaisance dans ce mode de vie qui est plus critiquable : certains ne veulent pas en sortir alors que les mains ont été tendues, qu'ils ont été confrontés -par la loi- à la société. On ne peut ni charger de tout, ni dédouaner. La vérité est entre les deux : l'interdépendance. Cercle vicieux, pour être plus simple. Le parent complaisant est encore pire que le parent dépassé. Il alimente le cercle vicieux, par l'argent facile, le confort, la désertion morale... et parfois résignation également.
  18. Il y a aussi des discours d'auto-exclusion. C'est très facile de rejoindre le côté obscur plutôt que de se lancer dans la vie active normale. Beaucoup de jeunes tombent dans le piège, d'autant plus facilement quand ils sont ignares, immatures et fascinés par les mythologies qu'on leur vend (gangster, argent facile, etc...). Et sans parents derrière, le chemin est tout tracé. L'exclusion, c'était d'avoir transformé des zones en ghettos de pauvres et d'immigrés. Il y a eu une réaction mais le monstre se nourrit maintenant tout seul. L'ingérence de la société normale est désormais mal vécue; on le voit quand les abrutis caillassent les pompiers ou les médecins. C'est ce contexte qui peut générer des voyous désinhibés, prêts à jouer aux bandits de western. Que faire ? Reprendre le pouvoir. Comment ? Et bien en fait nous savons ce qu'il y a à faire. Nous avons de l'expérience de terrain mais en petit format. Et la société dissidente ne fait que se renforcer au fil des générations. Il n'est même plus question de cesser l'exclusion ou l'abandon; mais de casser tout ça et reposer des bases. Ndlr : Casser, ça ne veut pas dire "envoyer l'armée", pour moi, hein ! :D Même si on a besoin d'une force sécuritaire. ======= Quand on n'a pas les moyens ou la volonté d'apporter une réponse adaptée, oui. Dans l'absolu non, mais l'absolu c'est très abstrait. C'est pas bien d'intellectualiser, non ?
  19. Et qu'est-ce qui serait plus constructif ? Quelle est ta synthèse ? L'approche systémique n'est pas faire de l'excuse : c'est analyser des comportements sociaux (ou plutôt asociaux) localisés et identifiés, avec des profils souvent similaires. C'est aussi comparer : il existe une population témoin, issue apparemment du même moule et dans le même contexte, qui est tout à fait intégrable et qui ne nous interdit de fait de tirer une conclusion sur une cause unique. Il est assez facile de relever quelques facteurs comme la précarité, le refus du modèle d'intégration par le travail, le culte des gangsters, le décalage lié à l'état de zones de non-droit, parfois facilité par les écarts culturels. Les voyous de cités vivent sur une autre planète, teintée de violence, de libéralisme, d'impunité, de grégarisme et d'escalade... de profit aussi. C'est une sorte de contre-société pourrie, qui a ses propres terrains d'intégration, ses mannes. La société normale n'a pas vraiment prise sur eux et on n'est donc pas en train de lui rejeter la faute. D'autant plus que chacun est responsable de ses actes devant la loi, peu importe les circonstances. Ce genre d'attaque ne m'étonne pas : on est dans un monde d'outrance, en tout, y compris dans le crime. Quant à l'action, tout le monde la connaît : il faut casser cette société parallèle dont on assume le coût en tant que victimes comme dans la punition. La politique gros bras ne donne rien. La réponse doit être massive, ferme et forte mais aussi intelligente, roublarde voire séduisante. Et coordonnée. Cela demande tellement de moyen qu'aucun politique n'a jamais osé de vrai plan d'ampleur. Sur le terrain, ce sont donc des résistants qui continuent à goutter dans un océan. Et on trouve pertinent de leur couper du budget, que ce soit pour l'associatif comme pour les forces de l'ordre, la justice, le carcéral. Je suis d'ailleurs étonné que les pays développés supportent encore cette régression. Surdité des politiques et résignation populaire, certainement, mais quand même !
  20. Les opportunistes zoophiles ont profité du manque de recul et de la naïveté des réformateurs de 68. D'autant plus que tout s'est passé vite... La tolérance à la zoophilie, d'autre part, est compréhensible dans une société où on maltraite déjà les animaux et où ces pratiques sont très discrètes. Je suis persuadé que bon nombre d'allemand ont découvert la permissivité de leur législation grâce à ce débat récent. PS : Raté. Je ne suis pas soixante-huitard. Et je suis né dans une société qui a eu le temps d'analyser le bon grain et l'ivraie de cette frénésie libertaire. Tu aimes trop cataloguer tes interlocuteurs. Qui ne sont pas les mêmes... Tu uses du terme progressiste comme d'un fourre-tout où placer toutes tes accusations mais en fait, tu brasses pas mal de vent. Cohérent si on fait l'impasse sur le réel. Cohérent dans un idéalisme bisounours mais c'étaient des hippies, pour beaucoup. Pour Foucault, il ne défendait pas la pédophilie mais le rapport débile que la société entretient avec elle -un tabou psychiatrique- et qui nous désempare des armes pour la juguler... puisqu'elle existe bien. Etc... Vu les raccourcis que tu fais - certainement volontairement-, ça ne me donne pas envie d'ergoter sur ce thème. Ton " progressistes ", c'est l'équivalent du "facho" employé à tort et à travers. Il n'y a pas eu d'opposition des progressistes. La société allemande a fait consensus sur la pénalisation de la zoophilie. Tu fais donc oeuvre d'amalgame, mensonges et propagande politique.
  21. Les antiracistes ne croient pas en les races : ils croient en la réalité du racisme. De plus, c'est tout à fait compatible avec les constats de différences ethniques; mais ça interdit les généralisations à la con, la hiérarchie (si on te dit que tu es susceptible d'avoir plus en commun avec un noir africain qu'avec ton voisin de palier, ça recadre ces préjugés raciaux et génétiques). Et de toute façon, ce petit plaidoyer ne vient en rien solidifier ta théorie du "racisme et antiracisme c'est pareil et il faut tous les deux les éliminer". Commençons par éliminer le racisme et tous ces vieux réflexes qui hantent nos sociétés. L'antiracisme, on verra ensuite... Champion, c'est vrai. Ça fait longtemps que je n'avais pas lu un sujet aussi à côté de la plaque. Depuis BM7, peut-être ! Comme tu as déjà trop débattu dessus, je me doute que tu ne vas pas revenir sur tes arguments et continuer à poster, quitte à troller la discussion ou la noyer dans un sable mouvant verbeux. C'est la vie !
  22. yop!

    La France dit "OUI" au mariage gay

    Ils ont déjà réussi à se faire retoquer la tranche à 75%. Il est possible que ce projet de loi aussi. :smile2:
  23. Si, ta théorie est une arnaque. Je l'affirme avec toute la distance qu'il faut. D'une part, tu caricatures l'anti-racisme en le généralisant sur ses dérives les plus débiles, tu ne l'assimiles qu'aux institutions militantes et en ne regardant que ce qu'elles peuvent mal faire. Bref, tu fais exprès d'ignorer tout un pan de la réalité de l'antiracisme - je t'en ai déjà évoqué quelques points ici. Première erreur. D'autre part, tu caricatures même les racistes en les décrivant comme forcément des génocidaires potentiels. Pas besoin d'aller aussi loin pour être un vecteur de racisme. On peut même être "porteur sain" comme ces associations dites anti-racistes qui deviennent, à force d'outrance, l'équivalent de ce qu'elles dénoncent. D'où l'intérêt de leur retirer l'étiquette d'anti-racisme et non de vouloir faire croire au monde que l'antiracisme ne se résume qu'à ces cons là. Deuxième erreur. C'est un gros mensonge que tu essayes de promouvoir là. Une arnaque, quoi. Le pendant du racisme extrême, c'est bien l'antiracisme extrême.. mais il ne ressemble pas au spectacle qu'on voit. Il est tout à fait théorique. C'est une chose qui n'existe pas. On va qualifier certaines idéologies antiracistes d'extrême parce qu'elles soutiennent des mesures maladroites avec une vocation autoritaire. Antiracisme extrêmement maladroit, quoi.
  24. Non non, je ne suis pas en train de guetter un faux-pas : l'intégralité de ta réflexion me semble un faux pas. Et ça ne me fait pas vraiment jouir : ça m'atterre. L'anti-racisme n'est pas forcément dogmatique. Pas plus qu'un raciste ordinaire n'est forcément dogmatique. Pour la paix, je suis d'accord mais pas en gobant l'arnaque de mettre le racisme et l'antiracisme sur un même plan de valeur. Pour les dérives hystériques de certains groupes, qualifie-les de racistes ou crypto-racistes, ce sera plus efficace.
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