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  1. yop!

    Michel Polnareff

    J'ai pas mal d'amis mélomanes qui aiment idôlatrer Jim Morrison, Hendrix, Plant, Dylan et autres rock star anglo-saxonnes tout en déplorant le paysage musical français vide d'icônes "rock" à part peut-être Bertrand Cantat ou le groupe Téléphone. Ces mêmes amis tiquent quand je leur dit : "On a eu Polnareff, nom de Dieu !!". Petits regards moqueurs, on chantonne avec amusement la "Poupée qui fait non non non non non" ou "on ira tous au paradis", on constate qu'il a vielli, on le rabroue à l'époque des yéyés... jusqu'à ce que j'insiste. En général, quand je mets Goodbye Marylou ou des titres moins connus comme Voyages (un instrumental) et que je demande de prêter attention à la musique, les regards changent. Mince alors ! C'est pas mal quand même. Et les regards deviennent intrigués quand je replace certains morceaux à leur époque, comparant avec ce qui se faisait en France au même moment. Et puis, raconter la vie de Michel Polnareff vient clouer le bec aux réticents qui -s'ils n'aiment pas forcément sa musique- doivent bien reconnaître qu'on a un artiste aussi passionné et excentrique qu'un Freddy Mercury, aussi pointilleux et aventureux que le groupe Pink Floyd, aussi lucide qu'un Dylan,... et un humour déroutant mêlant absurdité et grâce qui laisse pas mal de gens à sa porte. Bref, je tente une petite bio de Polnareff en plusieurs parties (et oui, sa vie peut se découper en grands actes !) MICHEL POLNAREFF de 66 à 74, révélation, frasques, triomphe et déboires : Prix de solfège du Conservatoire de Paris à 11 ans et demi, Michel Polnareff s'émancipe d'un père tyrannique et violent à 20 ans. En réaction, il va faire la manche, la guitare en bandouillère, dans les rues de Paris en reprenant les standards rock de l'époque. En 1965, il remporte un concours de rock, Disco Revue, à la Locomotive, club alors branché. Le premier prix est un contrat avec Barclay. Polnareff refuse¿ Nous comprendrons plus tard qu'en fait, Michel n'a pas envie de devenir célèbre. Il préfère écrire pour les autres alors il va tout faire pour qu'aucun accord avec une maison de disque ne soit possible. Gérard Woog, son ami d'enfance, insiste pour le présenter à Lucien Morisse, patron d'Europe 1 et futur manager. Michel accepte de signer sur le label AZ à condition d'enregistrer à Londres avec Jimmy Page à la guitare et John Paul Jones à la basse (futurs Led Zeppelin). é son grand étonnement, la maison de disque accepte. La Poupée qui fait non sort le 26 mai 1966 et connaît un véritable triomphe et sera reprise par beaucoup d'artistes, y compris Jimi Hendrix. Il enchaîne avec Love me please love me, et se démarque vraiment de la production musicale de ces années 1966-1967. Son style nouveau, très musical, oeuvre d'un grand compositeur et d'un personnage atypique, traverse les frontières et dès ses premiers morceaux, Polnareff se classe dans les charts européens, de l'Angleterre à l'Allemagne. Polnareff devient célèbre dans toute l'Europe et obtient de nombreuses récompenses à l'étranger. Les critiques Anglais, pourtant très sévères envers la musique française, voient en lui un artiste susceptible de les intéresser. Les tapis de violons d'« Ame Câline », l'orgue sépulcral du « Bal Des Laze » ou les rythmiques avant-gardistes de « Dans La Maison Vide » lui valent d'être acclamé par la presse britannique. Arrangeur minutieux, il supervise chaque étape de l'enregistrement et du mixage de ses disques. Le 33 tours « Polnareff's » (1970), sorte de concept-album étrange et subversif, est considéré par beaucoup comme son travail le plus abouti. Il enchaîne tournée sur tournée, mais en septembre 1967, programmé à l'Olympia, il refuse au dernier moment cet engagement, prétextant son manque d'expérience. Dès 1969, Michel explose: tournées, Olympia, musique de film, tubes après tubes, on ne parle que de lui, et il est la cible des médisants. Interview : Olympia Les doutes d'un jeune musicien... Les médias s'emparent du phénomène, mais plus encore que ses chansons et que son talent quasi avant-gardiste, les chroniqueurs ne se lasseront plus désormais d'évoquer ses tenues voyantes et moulantes, ses lunettes ou ses coiffures variées. Michel Polnareff est impossible à cataloguer, et devient une cible idéale, voire un bouc émissaire. En 1970, il est même agressé sur scène. Cet évènement tragique le pousse à bout. En septembre de la même année, son complice et ami Lucien Morisse se suicide. C'en est trop pour un Polnareff fragilisé par le succès, les médias et le travail. Après une cure de sommeil en région parisienne, et de longs mois de repos et d'isolement, Polnareff reprend petit à petit le chemin de la scène et des studios. Sur scène, il est novateur. Mi-concert, mi-spectacle, les musiciens sont encastrés sur une scène verticale et de nombreux automates envahissent la scène. L'ambiance est baroque et mystérieuse, il est le seul en France à vouloir présenter autre chose sur scène "qu'un simple chanteur devant un micro". En total décalage avec le reste du paysage français de l'époque, il revendique ses influences anglo-saxonnes ("Né dans un Ice-cream") et compose aussi des musiques de films. ("La Folie des grandeurs", " La vengeance du serpent à plume",...) C'est en 1971 qu'il adopte ses fameuses lunettes noires à monture blanche et sa tignasse blonde. Ces lunettes, qui sont indissociables du personnage, donneront lieu à d'innombrables élucubrations sur la raison de leur existence. En fait, Michel Polnareff protège juste des yeux fragiles et très myopes. Il composera cette même année une nouvelle musique pour le film de Nadine Trintignant, "éa n'arrive qu'aux Autres", et Gérard Oury lui commande la musique de sa comédie, "La Folie des Grandeurs", avec Yves Montand et Louis de Funès. Certains se rappeleront surement des thèmes de ce film !! 1972, elle, est l'année du concert Polnarévolution (qui donnera un album live) à l'Olympia. Les 6000 affiches de ce concert vont d'ailleurs faire scandale car Polnareff avait décidé de montrer ses fesses, histoire de mettre une pointe d'originalité. Le tribunal correctionnel le condamnera pour attentat à la pudeur à payer 10 francs par affiche sur le motif "d'attentat à la pudeur". La publicité est énorme. Interview (1973):concerts Si Polnareff suit de très près de l'aspect artistique de sa carrière, il ne se soucie guère de gérer sa vie matérielle. Revenant d'une tournée internationale qui le mène du Japon à la Polynésie, en été 1973, il découvre que son déficit bancaire se calcule en millions de francs. Son homme d'affaires, Bernard Seneau chargé de gérer sa fortune, l'a escroqué. Sa mère décède au même moment et Polnareff, déprimé, doit faire une autre cure de sommeil avant de s'exiler aux USA à bord du paquebot France. Il finit par s'installer à Los Angeles. Il ne reste plus un sou dans les caisses de Polnareff, et le manager indélicat s'est volatilisé avec plusieurs millions. Interview : argent, musique française, exigences artistiques, lucidité sur lui-même, "Poupée qui fait non" en anglais. A suivre... Discographie (66 à 74) * 1966 -La Poupée qui fait non (dans presque toutes les langues. Jimmy Page et John Paul Jones (Led Zeppelin) à la guitare et la basse.) -Chère Véronique -Beatnik -Balade pour toi. -Love me, please love me, grand moment de piano ! -L'Amour avec toi (Censuré des ondes radio avant 22h00 pour ses paroles "pornographiques") -Ne me marchez pas sur les pieds. -Sous quelle étoile suis-je né ? -Time will tell -L'Oiseau de nuit -Histoire de c¿ur. * 1967 -Ta-ta-ta-ta -Rosée d'amour n'a pas vu le jour, rosée du jour n'a pas eu d'amour -Le Pauv' Guitariste -Complainte à Michaël -éme câline (une certaine obsession déjà pour l'amour par annonce, qu'on retrouvera dans Goodbye Marylou) -Fat Madame -Le Roi des fourmis (et son goût des jeux de mots) -Le Saule pleureur. -Mes regrets, sous des airs de balade à l'eau de rose, une noirceur effrayante. -Miss Blue Jeans -Dame dame * 1968 -Le Bal des Laze, encore une histoire d'amour tragique et de superbes arrangements. -Le Temps a laissé son manteau -Encore un mois, encore un an -Y a qu'un ch'veu -Jour après jour -Les Grands Sentiments humains -Pipelette -Oh ! Louis. -Pourquoi faut-il se dire adieu ? -Ring-a-ding -J'ai du chagrin Marie -L'Affreux Jojo *1969 -Tous les bateaux, tous les oiseaux -Tout tout pour ma chérie -La Michetonneuse -Dans la maison vide *1970 -Un train ce soir -Avec Nini -Gloria -Je suis un homme où il répond à toutes les critiques sur son apparence et son mode de vie qui lui valent de se faire "traiter de pédé". *1971 -Allô Georgina -Comme Juliette et Roméo -Album Polnareff's 1. Voyages 2. Né dans un ice-cream 3. Petite, petite 4. Computer's Dream 5. Le désert n'est plus en Afrique 6. Nos mots d'amour 7. ...Mais encore 8. Qui a tué grand'maman ? (en hommage à Lucien Morisse ) 9. Monsieur l'Abbé 10. Hey You Woman 11. é minuit, à midi *1972 -Holidays -La Mouche -On ira tous au paradis -Je cherche un job *1974 -Album Polnarêve 1. La Fille qui rêve de moi 2. Le Prince en otage 3. Rosy 4. La Vie, la vie m'a quitté 5. La Fille qui rêve de moi (instrumental) 6. Le Grand Chapiteau 7. Il est gros 8. I Love You Because 9. Polnarêve (instrumental) 10. Tibili 11. L'Homme qui pleurait des larmes de verre (sublime ! ) Prochaine partie : l'exil américain et le retour en France.(Page 2)
  2. yop!

    Une page se tourne ?

    Effectivement, ça fait plusieurs fois que je tombe sur ces lancements de sujets. C'est tout bonnement illisible. On le décrypte vaguement en lisant en diagonale et en ayant lu l'article en lien. Recommandations : faire des phrases complètes, ne pas utiliser le point d'interrogation, se limiter à 10 lignes. ==== Pour la Suisse, on sait depuis longtemps que le secret bancaire a permis des brassages d'argent sale en sus des détournements et évasions fiscales. Avec la fin de celui-ci, toutes les enquêtes vont avancer. Et croire que les banques n'auraient pas touché une part des gâteaux qu'elles ont contribué à créer, ça serait très naïf !
  3. yop!

    Semaine de la Courtoisie

    Une semaine d'échanges courtois sur ForumFR : un rêve si lointain !
  4. yop!

    Élections russes : les bonnes raisons de voter Poutine

    Merci de nous épargner prises de becs et allégations invérifiables sur les uns et les autres. Et reprendre une discussion courtoise.
  5. yop!

    Je regrette d'avoir un sexe dans cette société !

    Heu... sérieusement, les mecs, vous vous sentez oppressés par les revendications féministes ? Moi non, même si les polémiques idiotes médiatisées et résaux-socialisées peuvent m'agacer, je ne me sens pas oppressé ou menacé pour mon genre. Et je suis un mâle hétéro, blanc (à peu près), cisgenre et plein de défauts (j'emploie encore des sobriquets comme tarlouze qui peuvent être mal pris).
  6. yop!

    Recherche dessinateur/trice pour un projet de manga serieux

    Bonjour, As-tu essayé les forums de communautés artistiques comme Cfsl (Café Salé) ou BD Gest ? Il y a beaucoup de jeunes dessinateurs et dessinatrices qui cherchent des projets. Avec internet, tu peux trouver des collaborateurs dans le monde entier. Tu peux aussi aller sur les festivals ou salons BD/Manga de ta région, pour nouer des contacts IRL. La plupart des auteurs BD commencent en groupe, pour l'émulation, pouvoir confronter ses projets au regard des autres et pour le réseau. On fait des test en créant des fanzines, des histoires courtes. Dessiner une série manga est un TRES gros travail. Tony Valente, une des références en manga français, en témoigne : il ne parvient pas à tenir le rythme japonais alors qu'il travaille sur Radiant à 300%. Du coup, les gros éditeurs ne risquent pas de se lancer dans ce genre de projet avec des débutants. Prévois donc d'autres projets, plus courts, si tu as des idées ! Et teste-les en ligne ou dans un magazine.
  7. yop!

    Nordahl et Martin

    C'est parce que les journalistes aiment plus décortiquer toute la vie d'un tueur que celle d'un athlète. Il y a une sorte de fascination morbide dans ces détails ; et le public est demandeur. Mais je ne pense pas qu'il y ait de cabale journalistique contre l'armée. On en est plutôt fier, en France.
  8. yop!

    Hulot revient..., Hulot revient parmi les siens....

    De toute façon, le nucléaire, on en a pour encore longtemps : on va étirer la durée de vie des centrales au maximum et ensuite, il faudra financer le démantèlement et gérer les déchets. Mais il faut déjà commencer à changer, sinon ça sera de pire en pire. Il y a notamment la piste hydrolienne qui évite les écueils cités pour les autres énergies. La récupération des eaux de pluies aussi (bassins souterrains, turbines). Le tout va être de parvenir à un maillage stable et propre de bout en bout. La réduction de la consommation énergétique reste un gros problème : énorme chantier national. Parvenir à la faire stagner serait déjà un exploit ! A part ça, le cas Nicolas Hulot, c'est un peu déprimant.
  9. Et on n'a pas fini de rembourser cette dette... croissante par nature. "Too big to fail", on en est là. Je ne sais pas jusqu'à où on va pouvoir créer des marchés et de la valeur (vendre son ADN, louer des mètres cubes de cosmos,... ?) pour rester dans la course mais Facebook a bien réussi à monétiser les relations sociales... Parce que rogner sur les classes moyennes en laissant des richesses s'évader fiscalement, ça n'est pas une solution.
  10. J'entends surtout les politiques, certains médias et les supermarchés parler sans cesse du pouvoir d'achat. Pour les citoyens, ce qui pèse c'est plutôt la difficulté de gérer les dépenses nécessaires régulières (notamment le loyer), dans un monde où la stabilité et la qualité de l'emploi fluctue de plus en plus. Et aussi, la dégradation des services publics (déserts médicaux, notamment) qui couplée aux affaires d'évasions fiscales, de magouilles et autres gaspillages d'argent public laisse un goût très amer. On se sent spolié. Les gens ne veulent pas tant pouvoir acheter plus (quoique...) que d'arrêter de se faire saigner, de voir son argent gagné partir immédiatement en fumée et ne pas pouvoir construire grand chose (pour ceux qui arrivent à rester à flot). La peur du lendemain, en quelque sorte (même si c'est sûr que comparé à la Somalie, on va bien). Et toute politique se heurte à cette vision gestionnaire de la dette publique, du chantage à la croissance, bref, la course néolibérale vers... vers rien, en fait. Cette course, c'est le principe jusqu'à la prochaine crise inéluctable. Pendant ce temps, on va en sacrifier des choses sur l'autel de la compétitivité.
  11. yop!

    Les fake news n'existent pas (et c'est vrai)

    C'est vrai que nous avons tout un arsenal de termes en français, avec toutes les nuances, pour définir un mensonge, une calomnie, une déformation, une affabulation, une tromperie, approximation, etc... et qui sont plus pertinents, voire même sérieux quant aux conséquences légales (ex : une diffamation). "Fake news", on dirait une sorte de marque, comme Coca Cola, ou un hashtag#. Un euphémisme très moderne qui est éminemment contradictoire avec les moyens démultipliés et la portée inédite de la désinformation aujourd'hui... En vrai, ça m'énerve à fond ! "Fake news !" On dirait un mot de gamin (pas étonnant que ça sorte de la bouche de Trump). J'ai honte de voir ce terme entrer si vite dans le vocabulaire médiatique, puis courant !
  12. Je ne pense pas que cela arrivera, ni que les bretons réclament massivement une indépendance, mais il y a un vrai désir populaire de reprendre son destin en main, de retrouver un peu de souverainisme au lieu de se faire balader par "l'Europe" (en fait un petit groupe de décideurs assez opaque) ou le marché mondial. En Bretagne, ça peut se mélanger à des revendications identitaires (plus ou moins fantasmées, d'ailleurs) ou plus globalement à une sorte de solidarité régionale. En tout cas, une région, politiquement, c'est plus facile à visualiser qu'une nation à moitié diluée dans une UE et des traités intercontinentaux qu'on nous passe en loucedé et qui impactent nos vies, enjambent nos lois, font que toutes les politiques se suivent et se ressemblent, vont très loin sans qu'on ait quelque chose à dire. C'est bien de mettre un peu la pression à Paris. Après, il faut que ça mène quelque part pour la région et le pays... Pour ce que j'en vois, le projet reste assez vague, plutôt en réaction à certaines affaires et dans la crainte de perdre quelques privilèges.
  13. yop!

    I will survive

    Il y en a qui ont peur du Grand Remplacement aussi.
  14. L'un n'empêche pas l'autre. On peut avoir des gens modestes qui tombent dans l'attrait de la promotion sur le Nutella ET des commerçants avides qui y voient un bon bénef s'ils prennent en gros. Quand je faisais bénévole aux grandes ventes d'Emmaüs (déstockage annuel), les gens les moins civilisés que j'ai pu voir étaient des antiquaires venant faire leurs stocks. Les premiers arrivés, se ruant, se poussant, empilant compulsivement leurs prises en gros tas, s'engueulant, se tirant les trucs des mains, volant dans les tas des autres, râlant parce qu'on ne voulait pas faire de ristourne sur des trucs à 15 centimes... horrible !! Ils devaient probablement faire une bonne partie de leur chiffre annuel avec ça, pour perdre la tête à ce point.
  15. Il y avait encore le grand Blek quand j'étais petit, avec Zembla, Marouf, Yuma, Tex et tous ces petits formats fumetti. C'était classé dans la lecture populaire mais les dialogues étaient généralement bien écrits, mille castors ! Il y avait du vocabulaire, en tout cas. Les mangas sont correctement traduits également. Certains sont même assez bavards, comme Naruto ou Death Note. Je suis toujours content de voir des gamins lire et les mangas donnent le goût à certains. Mais malheureusement, pour certains autres, même un manga est trop dur.
  16. Ça, c'est autre chose. On peut reprocher à la direction de laisser les clients mal se comporter, même si j'imagine qu'on doit être vite débordé. Mais le premier fautif, ça sera la personne qui te bouscule pour te passer devant ou t'arracher le produit des mains. On n'est pas censé faire ça dans un magasin. Promo ou pas ! Si jamais je te poussais et que je te faisais tomber pour passer devant toi prendre le Nutella, tu dirais quoi si je te disais d'aller te plaindre directeur, vu qu'il est responsable de mon comportement ? L'organisation propose juste des produits à bas prix. Si c'est devoir porter la responsabilité du comportement des gens, autant supprimer toute offre, promotionnelle ou gratuite (les gens se battent aussi pour des trucs gratuits) ou considérer d'office que nous sommes des déficients mentaux. Il me semble que les gens trouvent ça effarant, quel que soit le produit pour lequel on se bat. Sur chaque sujet du genre (promo Apple, Black Friday,...), tu trouveras les mêmes commentaires qu'ici.
  17. yop!

    #balancetonhosto sur Twitter

    J'ai commencé à en lire. Je continuerai plus tard parce que c'est infini et je ne suis même pas étonné : ça rejoint tout ce que j'ai pu entendre de gens qui bossent dans les hôpitaux. Et chez moi, on a cette histoire tellement débile du "médecin fantôme", payé pendant 17 ans sans être là. Alors que le personnel est pressé au max, qu'on ferme des services ou qu'on les "mutualise" dans la ville d'à côté, qu'on manque de lits,...
  18. Les supermarchés font des promotions toute l'année, sur différents produits, et ça se passe généralement bien (sauf lors de soldes). Même si la pâte Nutella est un produit populaire, je ne pense pas qu'il ait anticipé que les gens se marcheraient dessus. Ça s'est produit dans plusieurs magasins. À voir les réactions sur le sujet, nous sommes nombreux à nous étonner qu'on puisse se comporter ainsi (se ruer, bousculer, crier) pour un pauvre pot de pâte à tartiner plein d'huile de palme par ailleurs disponible toute l'année. Et il existe d'autres pâtes à tartiner, en plus ! Peut-on reprocher à un directeur de n'avoir pas anticipé ça ? En tout cas, Ferrero a bien réussi à ancrer l'image de marque de Nutella pour générer autant de désir vers son produit - et ce malgré le scandale de l'huile de palme ou celui du cours de la noisette. Il y a un culte autour, une sorte de nostalgie aussi, une mode culinaire (des sites et livres de recettes avec cette merde), un fétichisme...
  19. yop!

    Belle-famille égoïste méchante

    Merci de vous calmer et de reprendre une discussion sereine et cordiale.
  20. Je ne pense pas que le manga soit en cause : aujourd'hui, les jeunes qui en lisent sont souvent de bons lecteurs de livres également. Pareil pour les BD. C'est presque devenu un marqueur de bon niveau de lecture des élèves, alors qu'à mon époque, on considérait ceux qui lisaient des "illustrés" comme s'avilissant vers la voie de la cancritude. Une bonne partie regardent les dessins animés tirés de ces mangas mais ne lisent pas les mangas. Le seul tort de la BD et l'animation japonaise est d'être hyper efficace et dynamique, et ce même sur des sujets non-violents. Mais je ne pense pas que ça soit ce qui pénalise Les Royaumes du Nord (ou tout autre livre imposé). Je pense plutôt qu'on est dans une société frénétique où l'on n'apprend plus à être patient ; et la lecture est un processus lent pour des gamins connectés et zappeurs, qui lâchent même progressivement les textos mal écrits pour converser en petites vidéos. La lecture : un truc lent, solitaire, intérieur... tout l'inverse de la société moderne ! Pour certains, rien que d'envisager de devoir lire les gave (sans même savoir quoi). Sans parler des lacunes accumulées qu'on laisse passer de niveau en niveau. Déjà que ça n'a jamais été évident de faire lire les élèves, je trouve qu'on a un sacré défi aujourd'hui.
  21. Apparemment mal, s'il ne se rend compte que maintenant que ses élèves n'ont pas encore ouvert le bouquin. J'étais déjà lecteur quand j'étais petit (à partir du CM1) mais la plupart des livres proposés en cours, je trouvais ça vraiment lourd. Surtout quand ça prenait la forme de pavés qui faisaient chier dès les deux premiers chapitres. Je me rappelle aussi que la classe avait galéré sur Bilbo le Hobbit (grâce à qui, avec Jules Verne, j'ai appris la lecture en diagonale pour tous les descriptifs chiants), pourtant censé être excitant pour les jeunes : aventure, dragon,... Je n'imagine pas le calvaire pour des jeunes qui considèrent les livres comme le zénith de l'emmerdement. J'ai eu quelques bons souvenirs notamment des nouvelles de Ray Bradbury en 5ème. Si j'étais prof de français, je commencerais systématiquement l'année avec un recueil de nouvelles ou une anthologie. C'est plus facile à aborder pour tous, gros lecteurs ou non-lecteurs, on peut picorer.
  22. yop!

    Les trois théories féministes les plus absurdes

    Non mais elle a écrit un essai dessus (Adieu Mademoiselle) et est souvent invitée dans les débats (aux côtés de féministes "divergentes"), en face de féministes qui ont le discours que tu dénonces. Ça participe à un contre-discours global, qui n'est donc pas inexistant. Ces féministes-là, ce sont des extrémistes qui font feu de tout bois avec une grille de lecture focalisée et excessive. Donc à côté de la plaque. Les questions soulevées ne sont pas forcément idiotes, par ailleurs, mais se font dévoyer par des divagations et coups de force médiatiques relayés à la vitesse de la lumière par leurs partisans et détracteurs. Du coup, elles essaiment dans le débat général mais comme tu dis, ces extrémistes sont minoritaires. Il reste quelques combats, comme la place de la maternité dans une société de la rentabilité et de la marchandisation. Pénalisation des femmes au travail sur la base du risque de maternité, GPA,... Ce sont des questions typiquement féministes puisqu'elles concernent le statut de femme, peu importe qu'elles veuillent être mère ou non ; ou qu'elles aient un avis sur la gestation pour autrui. Une analyse de certaines pratiques est à faire aussi, par exemple sur la parité. Jusqu'à quand l'imposer, est-elle justifiée partout, a t-elle résolu globalement un problème ? Mais c'est vrai que l'écriture inclusive fait plus de bruit, parce que c'est facile à porter, à relayer, ça remplit la grille un peu trop systématique de l'oppression masculine tentaculaire.
  23. yop!

    Les trois théories féministes les plus absurdes

    Bein il y a du féminisme d'opposition à certaines idées dites féministes. J'en lis ça et là. Regarde récemment, avec la pétition 100 femmes pour une autre parole ("la liberté d'importuner"). Ou Pascou vient de relayer une tribune de Lydia Guirous (plus haut). On voit poindre plusieurs courants féministes dont certains qualifiés de réac, avec leurs égéries (Peggy Sastre, Eugénie Bastié,...). Tu peux aller d'Elisabeth Badinter à Clémentine Autain et voir des positions assez contradictoires. J'en vois de plus en plus ! Parfois, on tombe de Charybde en Scylla, cela dit. Il faut prendre le féminisme dans son ensemble : à l'heure actuelle, il est en débat, en recherche d'identité. Celles et ceux qui font le plus d'esclandre, on les retient plus, ça fait râler (toi-même tu sais !). Avec internet, je pense qu'on assiste à des modes e-militantes un peu faciles, sans réflexion de fond mais courant sur le buzz de l'indignation. Ça fait beaucoup de bruit et ça régale les détracteurs - et oui, ça distrait un peu d'autres questions. Féminisme ou autres, d'ailleurs (body-inclusive, transgenres,...). Ça agite le débat quotidien, oui, mais pas forcément plus que d'autres sujets et pas de façon identique pour tous. Ça fait partie d'un ensemble de distractions, alors qu'il y a pourtant une réflexion légitime à continuer sur le statut de femme. D'autre part, quand Macron étalait son jeu lors de la campagne, il n'y a pas eu beaucoup de parasitages sociétaux pour détourner l'attention des gens. Le drame est que les français sont pour beaucoup résignés, épuisés, ou ils se fichent de la question économico-sociale, mènent leur petite barque. Je ne suis pas féministe non plus -et partisan de l'équité plus que de l'égalité- mais il y a des idées que je pioche volontiers dedans. Comme pour les végans (et il y en a des allumés là aussi). Les âmes perdues qui en viennent à brailler "fucking white male !", c'est plus triste qu'autre chose et ça montre une dérive fascisante absurde (par rapport au féminisme historique) plus qu'un vrai corpus idéologique.
  24. yop!

    Les trois théories féministes les plus absurdes

    C'est vrai qu'à voir la photo et le ton de l'article, on statue vite sur les positions de l'autrice de l'article et de celui qui le relaye : focalisation sur des positions extrêmes qui ne font pas l'unanimité y compris au sein du courant féministe, caricature, obsession pour la figure de la "féminazie"... mais il faut bien ça pour se nourrir (biais de confirmation) et réduire le féminisme à ces fanatiques grotesques ! Pour autant, les points soulevés dans l'article sont intéressants : Patriarcat du steak : je ne vois pas comment cette théorie est tenable du fait que le père transmet son patrimoine génétique, à moins d'avancer que c'est le chromosome Y qui détient tout pouvoir génétique sur l'humain (male power !!). De plus, il n'y a pas de décalage de développement cérébral entre la femme et l'homme (le dvt cérébral consommant énormément de calories). Ecriture inclusive : je trouve dur à appliquer, complexifiant la langue pour pas grand chose, impossible à l'oral, ne résolvant pas le problème de fond, moche. Intenable aussi. Les faux souvenirs : déjà, ça existe. Par contre, mettre ça en lien avec le féminisme reviendrait à dire qu'il y a une entreprise de lavage de cerveaux de la part des extrémistes, visant à inventer des souvenirs de traumatisme, etc... Et que ça marcherait, au passage en réduisant toute parole sur le sujet à une élucubration. Alors non : les cas d'implantations de faux souvenirs sont assez bien documentés et ce n'est pas aussi simple. Et pas besoin de faux souvenirs pour accuser l'homme de tous les maux, comme certaines le font. Ce n'est pas le féminisme, c'est l'internet, ça ! Toutes ces vagues de militantisme online, massives, ciblées sur un sujet où une personne... Je vois ça à tout propos, sur tous les sujets, et de tous les bords idéologiques. Fourest comme les contre-Fourest. Je n'aime pas les cabales internet car elles sont excessives. Après, pour les connards qui font le grand écart dans les transports publics, je suis 100% d'accord, sans être taré ou extrémiste dessus : ils font chier les autres passagers. Et à la limite, même si des femmes s'en emparent (manspreading) ce n'est pas un sujet uniquement féminin mais de civisme global. Heu... Tu es focalisé parce qu'il ne me semble pas que le féminisme actuel porte la responsabilité du désintérêt pour la question sociale, économico-sociale même. D'une part, parce que beaucoup de gens s'en fichent un peu (du féminisme actuel) ou réduisent ça à des hystériques. D'autre part, parce que le système entier promeut le divertissement et l'apathie sociale. Et on peut avoir une réflexion féministe sans se reconnaître dans tous les buzz vains qui se chassent les uns les autres (ex : moi). Par exemple, j'hallucine qu'on puisse défendre le hijab au nom de la liberté de choix et du féminisme - dans ma conception, cacher la femme et intégrer l'idéologie de l'oppresseur machiste, ce n'est pas très féministe. De toute façon, on voit bien que le féminisme est en train d'entériner plusieurs schismes, preuve que la question n'est pas uniforme.
  25. Heu... Julien Dray, vous pouvez reprendre vos pilules et vous recoucher ! Patek Philippe, espèce de pauvre ! Mais oui, je crois que tout le monde sera d'accord : c'est complètement débile de donner de l'argent comme ça ! Et aussi de croire que ces géants ne vont pas tout faire pour ne pas raquer. C'est le système qu'il faut redresser, organiser une redistribution pérenne et raisonnée, pour tous. Dans une société idéale, les jeunes n'auraient pas besoin de cette aumône empoisonnée pour commencer dans la vie.
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