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Tout ce qui a été posté par yop!
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L'échiquier politique me semble vraiment morcelé et ceci à gauche comme à droite, aux extrêmes comme au centre. éa va profiter à la diversité (donc aux petits partis) pour le premier tour, notamment au FN. Les grosses tendances ont intérêt à se re-solidariser d'ici là si elles ne veulent pas se retrouver marron dès le match de poules.
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Nous sommes tous grégaires mais il est plus intéressant d'être solidaires dans la défense de nos intérêts que de s'individualiser (en se prétendant libre penseur) et participer à l'iniquité du système qui s'impose au monde. Injustice grandissante, ravageuse, qui met en péril nos sociétés opulentes après avoir étendu ses tentacules dans le monde. Le problème des retraites (et a fortiori de la pérennité de l'ensemble des services publics) est totalement lié à ce que l'ultra-libéralisme mondialisé fait subir à notre pays. Si ce discours se répand, ce n'est pas seulement par moutonnerie mais aussi par conscience des choses. L'équation est tellement simple quand elle se dévoile sous sa vraie nature. Les individus contre les manifestations se positionnent ces temps-ci un peu trop facilement en tant que logiciens indépendants, individus non grégaires méprisant la masse-plèbe qui se vautre collectivement dans une contestation de pacotille aux instincts primaires. Reste qu'on perd de vue la vraie discussion à avoir : Que faire de pertinent pour les retraites ? Quelles causes, comment les juguler, quels moyens avons-nous ? Comment ne pas aller dans le pire ? Le gouvernement croit à tort avoir la réponse ultime, comme sur un tas de sujets où il a fait ses preuves (dans le mauvais sens). L'important aujourd'hui, c'est un grand débat constructif avant de faire une vraiment grosse connerie. Mais on préfère encore les feux de paille, la division, juger autrui, les distractions...
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Sujet : l'athéisme est-il une croyance ?
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Ventre affamé n'a pas d'oreille, oui. Les gens aux abois sont aussi dur à mobiliser, empêtrés dans leur situation personnelle. C'est l'autre extrême. Peut-être que les gens qui réagissent sont ceux dont le niveau de vie dégringole mais qui ne sont pas encore assez dans la merde pour être prisonniers de leur sort. Je suis aussi étonné qu'on puisse gouverner ainsi mais peu surpris de l'autisme du gouvernement en place. Il y a eu des précédents et Sarkozy avait largement annoncé la couleur, notamment en voyant la relation entre lui et ses ministres (rupture systématique dès contestation ou réserve). L'impopularité d'une réforme doit être compensée par sa pertinence. Or, si la nécessité d'une réforme sur les retraites n'est contestée par personne, la pertinence de ce qui est proposé ne convainc pas une grosse partie des français. Ceux qui sentent qu'ils vont se faire avoir dans les grandes largeurs. Et pour une réforme efficace, il vaut mieux avoir le soutien populaire. Surtout si elle est dure. C'est l'iniquité de cette réforme (cumulée à celle du système, et celle de la logique sur la façon de faire des économies) qui ne va pas. Le chantage "cette réforme est nécessaire" est ce qu'on appelle en psychologie une double-contrainte. C'est une manoeuvre rhétorique visant à nous enfermer dans un cadre de choix (ici de nous orienter vers un en nous empêchant de nier son absurdité)... alors qu'il en existe d'autres. Peut-être le gouvernement est-il lui-même enfermé dans son propre carcan logique ?
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Ce n'est pas si simple. Comme l'a souligné OoZz14, l'humain est fait aussi d'égoïsme et d'intérêt, de désir, de propriété, d'ambition. Il faut pouvoir composer avec cela. Il nous manque cependant des garde-fous pour que notre soif de profit ne puisse pas dépasser toute raison et s'exprimer autant, nuisant finalement au plus grand nombre. Mais on ne peut pas espérer un monde fondé uniquement sur l'altruisme. C'est une utopie. Mais l'état de l'éducation en France est-il dû au blocus de réformes maladroites ou aux décisions qui sont -elles- bien passées, comme la réduction des postes ? Ou encore la concurrence privé/public qu'on a laissé faire (même principe pour tous les services publics en danger ? Il s'agit bien de quelque chose qui n'est pas du tout syndical. Ce ne sont pas les syndicats qui décident : ils font juste pression pour changer le cours des choses. Le résultat n'est d'ailleurs quasiment jamais un consensus positif mais un consensus par défaut... puis des entourloupes.
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Les gardes à vue françaises seraient illégales?
yop! a répondu à un(e) sujet de Grenouille Verte dans France
Comme il y a deux sujets identiques, je vous renvoie vers celui qui est le plus à jour : http://www.forumfr.com/sujet393163-post40-...n-illegale.html -
Ce n'est pas parce que je te cite et que je réponds que c'est forcément une opposition de propos. Pour le coup, j'appuyais ton argument. Quoiqu'on pourrait avancer que l'idée de renforcer les syndicats serait bénéfique à un bon rapport de force avec le patronnat et les politiques et que le consensus trouvé serait plus équitable. Puisque pour le moment, les dindons de la farce après les multiples "négociations"sont toujours les classes moyennes. Il y a toujours quelque chose qui vient contourner nos droits, nous attaquer dans le dos, nous réduire la ceinture. Le marché mondial permettant au patronnat (et actionnariat, financiers, spéculateur) d'influer sur le monde sans comptes à rendre, avec appui de la classe politique (intérêts, copinage, placement,...), il faut bien faire la balance. Pour le coup, comme le peuple a du mal à créer un mouvement commun de contestation (hors de l'arnaque double-bind du scrutin et des abstentions niées), il faut bien les syndicats pour canaliser et orienter, quitte à courir le risque de la récupération politique et d'intérêt. Pour le coup, ce propos est un peu en opposition avec le tien car modulé. ========= Certaines personnes s'engagent en syndicat comme on s'engage comme infirmier, pompier, dans l'humanitaire ou le caritatif. Ce sont des vocations que je trouve nobles quand elles sont sincères. Ton reproche, il est aussi incongru que si tu l'adressais à une infirmière ayant passé sa vie à soigner les gens et qui s'entendrait dire : " T'as vu la tonne de gens qui meurent encore du cancer ! T'es fière de toi ? " Le panorama actuel n'a pas été provoqué par les syndicats, loin de là, puisque qu'il tient à des causes qui dépassent la nation française, le maintien du service public ou le respect coûteux des droits des travailleurs. Les syndicats n'ont tout simplement pas réussi à renverser la manoeuvre, preuve que l'opposition est lourde dans la défense du système actuel par ceux qui en profitent et le verrouillent, prenant le citoyen lambda en otage. Le rouage complice-bénéficiaire-victime du système dans lequel nous sommes enfermés a été instauré par le marché de masse et les monopole/collusion (des biens, de l'argent et des services), l'industrie mondialisée (des biens, de l'argent et des services), la dérégulation par la finance, l'actionnariat et la spéculation... et les politiques qui ont soutenu, laissé faire puis se sont trouvées débordées par tout ça. Malgré ce qu'on peut leur reprocher, les syndicats essayent de briser cet étau en limitant la case "victime". C'est un angle d'approche qui ne suffit pas mais aussi la seule action directe que l'on puisse lancer. La dernière défense de la condition humaine. Les statuts de complices et de bénéficiaires (et même une bonne partie de celui de victime) sont dus à des choses qui nous dépassent totalement. Le système est largement au-delà de l'échelle d'une nation et à notre échelle d'humains au sein d'une nation, la lutte pour ses droits est la dernière chose que l'on puisse faire. Se résigner est approuver que le monde continue à être de plus en plus pourri, inhumain et dominé par une seule logique : servir le profit. Et pourtant, cet ennemi est tellement basique, planqué derrière tous ces systèmes complexes qu'il a créé pour se protéger. Un sacré parasite ! ======= Encore faut-il en comprendre les grandes lignes. Encore faut-il réaliser comment cela va s'inscrire à l'échelle de nos vies comme à l'échelle du monde (puisque tout est mondialisé). Encore faut-il être lucide sur le réalisme de ces programmes. Encore faut-il résister aux théories toutes faites et savoir envisager soi-même le futur qu'engendrerait un programme. On nous demande beaucoup, c'est pour cela que beaucoup ne font que suivre. On nous gave et nous endort aussi, on nous détourne et nous distrait. On nous rebute par complexité (essayez de réfléchir à un produit financier et vous aurez mal à la tête, pensez à la logique de base et vous tomberez des nues : le profit par duperie, report et entubage d'autrui... et c'est la banque qui entube tout le monde au final). Mais je me suis un peu éloigné du sujet...
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C'était steak, et pâtes au beurre.
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Tu as répondu à ta propre question : Il faut des contre-pouvoirs plus forts. On constate que sous Sarkozy, ils tombent un à un, ou sont contournés, ou ignorés et vaincus à l'usure. comme il a été dit, à la page d'avant, on se dirige vers un système à l'américaine. Observons nos amis des Etats-Unis -qui ont toujours quelques années d'avance sur nous- et constatons que la crise émanait d'un pur produit de leur système, que le tableau social dressé est loin d'être idyllique (disparités énormes), que la situation ne s'améliore pas même avec la plus forte économie du monde et une guerre pour remuer un peu le tout. Si les citoyens du pays impérialiste dominant ne s'en sortent même pas, qu'espérons nous en empruntant la même voie ? ======== C'est louable de vouloir beaucoup travailler, c'est génial de pouvoir le faire et sans avoir l'impression de trimer... Le pire est que cette situation jusqu'alors exceptionnelle (travailler très tôt, partir tard, travailler régulièrement le long de sa vie) va devenir très dure à avoir dans les décennies à venir. Et si seulement celle-ci permet d'assurer un départ à la retraite décent, on peut affirmer sans crainte que beaucoup vont se retrouver dans la merde pour leur fin de vie active. Durée des études, délocalisation, emploi à partir de la quarantaine, emploi des jeunes, situations éjectables, salaires précaires, inflation, chute des services publics, pénibilité de certaines conditions de travail, maladies... tout cela ne me semble pas contribuer à ce que la réforme soit globalement bien soutenue et sauve la France. On ne peut tout simplement pas mettre un pansement pour cors aux pieds sur une fracture ouverte hémorragique.
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Un peu de respect, quand même. Je comprends l'indignation et la colère de Conchulain si quelques jours de perturbations nationales mettent en danger sa situation économique. Etrangement, cela me donne encore plus envie d'un changement de société puisque la précarité de sa situation (pourtant enviable en principe : le commerce) m'apparaît vraiment concrètement. Qu'on soit devenu à ce point dépendant de substances régies par les cours internationaux et les pressions industrielles (qui font ce qui les arrangent eux) nous montre à quel point nous sommes en position de faiblesse, le flanc ouvert à toutes les exactions mercantiles ou étatico-privés possibles. Y compris l'allongement de notre peine, l'augmentation de la pénibilité du travail (les gens ne sont pas plus fainéants : le travail devient globalement plus dur, exigeant, concurrentiel, despotique... pour continuer une irrationnelle course au profit exponentiel). Et encore, on vit cela quand on a un travail puisque sans, c'est très vite la chute du niveau de vie dans une société où dominent l'inflation, les marges insensées, les monopoles titanesques (et la mort des alternatives). L'entubage politique en plus, ça fait vraiment beaucoup. La réforme des retraites symbolise toute cette situation, toutes ses tentacules. Et la faute n'incombe pas tant aux gens qu'aux profiteurs qui font perdurer l'injustice perpétuelle qui les engraisse. ======= Les syndicats sont un lobby très utiles. Et ils ne sont pas la seule voix, ni les génies qui tiendraient toutes les solutions. La bonne voie est dans l'accord patronnat/syndicat/politiques. Et le rapport de force montre à quel point les intérêts peuvent diverger. L'existence des syndicats permet au moins de mettre ça sur le tapis. Après, ils sont surement critiquables aussi...
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Que ceux qui veulent se faire entendre (pour de bonnes raisons) le fassent ! Ceux qui profitent bien trop et entretiennent le système, les meneurs, se sont émancipés et affichés ouvertement ces temps-ci (parfois contre leur gré, hé hé !). Je pense que les manifestations se nourrissent en partie de cela. L'égoïsme est peut être partout, mais le degré change énormément selon les conditions sociales. Conséquences avec. L'égoïsme n'est donc pas un argument tenable, puisqu'il ne permet même pas une relative équité par défaut.
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L'aisé aussi est un esclave du système puisqu'il le nourrit. Le confort amortissant bien les choses, un esclave à la panse remplie reste docile et complaisant. Les gens qui sont au bas de l'échelle sociale (loin d'être majoritairement des idiots, des fainéants ou des profiteurs) subissent de plein fouet le mot "disparité". Quant à Nicolas Sarkozy et sa politique sécuritaire, il a beau avoir innové en discourant sur le terrain, toujours est-il que les chiffres de la délinquance stagnent ou progressent, que les gens se plaignent et témoignent des mêmes choses, que les gardiens de la paix qui étaient sur le terrain ont vu leur nombre dégringolé (suppression)... j'ai tout à penser que son plan pour les retraites (qui semble se limiter à ce qui a été annoncé) sera le même effet d'annonce et la même inefficacité. Et question innovation, finalement, il s'attaque aux problèmes avec un angle soit disant nouveau et volontaire alors qu'il entame des hérésies que tout le monde se gardait de faire jusqu'alors. Tout le monde ne le critique pas gratuitement. Je pense l'inverse : nos acquis sociaux (même malmenés et déséquilibrés par l'ultralibéralisme, la concurrence des marchés mondiaux et la finance) sont notre fer de résistance contre la privatisation de tout et l'entrée de la totalité de nos vies dans le monde de l'injustice. Le vrai aspirateur à pognon (couplé à un destructeur d'emploi et de qualité de vie) est bien le marché mondial, l'industrie de masse émancipée de frontières, les finances et fiscalités intouchables par nos petites mains laborieuses. Le mot "social" n'existerait même plus si on laissait ce système capitaliste régir notre santé, nos droits salariaux, etc... On s'est extirpé de l'état de guerre et de jungle en se solidarisant au sein de sociétés. Elles sont peut-être à réformer mais pas à abolir, car si l'on veut retourner dans la jungle, on n'a qu'à laisser faire ce qui se fait. Le profit restant roi.
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A mateloana : on peut aller manifester pour exactement les mêmes raisons. Heu... Le plussoyage ne me dérange pas. Pour contrebalancer mon propos, il y a aussi un tas de gens qui ne voient que leur intérêt direct ou juste le bout de leur nez dans les mouvement de manifestation. Ou encore des idiots et des inconscients. Des gens instrumentalisés aussi, des suiveurs. Cela dit, ça équilibre avec les gens du même acabit qui se complaisent dans le système tel qu'il est, qui se trouvent de l'autre côté idéologique.
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Une économie peut-elle s'écrouler pour une semaine de perturbations ? De plus, j'imagine que les gens dont la vie s'écroulerait pour 4 jours chômés ont toutes les raisons d'aller manifester pour un changement de situation : redonner au pays une gueule concernant l'emploi, cesser de tendre le cul au marché mondial et aux profiteurs, faire respecter les règles... et pas allonger une peine et une sentence qui ne suffisent déjà pas à lutter contre la disparité première qui est l'impunité des internationales, l'influence trop grande de la finance, du capitalisme et du profit sans frontière sur le devenir de l'emploi, sur le coût de la vie et le fruit de notre travail, la répartition inique de l'effort et des bénéfices, l'évasion fiscale (apparente ET dissimulée), les délocalisations ravageuses, ... Donne-moi des raisons pour ne pas manifester... en une phrase. Aucune revendication ne passe, aucune parole forte n'est finalement portée jusqu'au bout et concrétisée par les politiques amis des financiers, gros industriels et magnats de la finances. La situation des gens se dégrade peu à peu et on a compris que ça allait empirer (aussi bien avec le plan retraite bancal qu'on nous réserve ou sans)... pendant que les profiteurs continuent d'engraisser, bénéfices en expansion, crise oubliée et même rentabilisée, systèmes iniques bien entretenus et verrouillés. C'est en fait une partie de l'électorat qui s'exprime directement, usant de son pouvoir démocratique. Qui reprend son pouvoir social trop longtemps délégué à des gens qui ne l'écoutent plus. Cela dérange le quotidien des citoyens. Ceux qui sont dans un confort relatif sont en colère, car ça leur fait perdre de l'avoir et ils peuvent mesurer que finalement, ils ne sont pas si loin que ça de la merde des autres. Les aisés râlent surtout par égoïsme. Ceux qui n'ont pas les moyens de manifester ont certes peur pour leur situation mais espèrent bien un changement. J'ai vu tous ces cas de figure (il y en a d'autres, bien sûr). Le blocage est un moyen de pression critiquable mais efficace et surtout pacifiste. Les casseurs sont de purs imbéciles qui nuisent à tout le monde. La manifestation est totalement légitime. Face à une tyrannie directe, tout le monde est d'accord pour louer un soulèvement populaire (Iran, Chine,...). Face à une tyrannie diffuse, insidieuse, indirecte, invisible et pourtant perpétuelle, la chose n'a t-elle plus la même valeur ?
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Ce populisme là n'est pas ce qui est prôné par tout ceux qui sont contre les projets de réformes actuels : la retraite à 60 ans ne marche plus non plus. Tout simplement parce que le marché de l'emploi se casse la gueule, que les chiffres du chômage baissent grâce aux gens radiés, que les emplois deviennent de plus en plus instables, ingrats, incohérents,... Comme le dit Thordonar, précipiter la chute des services publics va profiter au privé. D'ailleurs, la chute du service public et de l'emploi a été provoqué par l'ultralibéralisme mondialisé, la course au profit et l'alignement des sociétés sur ce modèle, par la force des choses, du marché de masse et de la finance. Cet élan est surement non concerté mais les intérêts des profiteurs convergent tellement que le résultat est le même que si l'on avait tout planifié. C'est déjà plus ou moins le cas... la retraite n'est pas rentable. Une retraite privatisée, c'est beaucoup plus alléchant.
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Les grèves font toujours chier un max la population innocente. Il semble que l'on soit obligé de passer par là pour faire réagir un gouvernement qui joue les sourds. Mais la réaction ne vient pas et les mouvements risquent de s'amplifier. C'est autant le gouvernement et la clique de profiteurs qui prennent les gens en otage que les grévistes qui finalement n'assurent plus livraisons ou transports... qu'on estiment dus (pour les services publics, ça l'est, mais comment st-ce arrivé ?). De plus, la coalition des nantis et parrain des systèmes de l'iniquité nous prennent en otage en douce toute l'année. Les augmentations continuelles et injustifiées du prix du carburant devrait nous faire plus réagir que sa raréfaction provisoire. Les conditions de travail de plus en plus pourries que la loi du marché propose, la sape du public par le privé avec connivences étatiques, l'exploitation des classes moyennes,...et bien sûr l'immense arnaque de l'allongement du temps de travail. Pour ceux qui citent les autres pays et leur temps de cotisation, regardez un peu si ce choix a réglé le problème ! Et sous quelle modalités aussi ! Bref, les grèves font chier, peuvent paraître égoïstes mais ne sont pas portées que par des fout-la-merde, des racailles, des syndiqués manipulateurs ou des fainéants. Et les gens les plus durs à convaincre sont ceux qui s'en sortent plutôt correctement dans le système actuel. Le confort endort, individualise des problèmes des autres. Pensez un peu au futur, à moins que vous cautionniez une société à l'élitisme faussé, au mérite biaisé, au profit égoïste (justement) prédominant à la solidarité,... Nécessaires réformes pour assurer les retraites, oui. Mais ce qu'ils ne disent pas, c'est que LEUR réforme n'est qu'un camouflage, un enfumage, une grosse comm' politique, un leurre. Ce n'est pas de cette réforme nécessaire dont on a besoin mais d'une réforme nécessaire du monde du travail. Derrière ce battage distrayant se cachent des intérêts privés capitalistes, comme toujours avec la politique Sarkozy. On torpille les retraites, on aide le système à tanguer pour ouvrir un marché sans nul doute florissant. C'est toujours la même histoire. Et quand des journalistes les mettent à jour, on les vilipende par le biais de l'état ou des privés dans la collusion. On noie le tout sous la vague de l'information moderne et ça passe comme une lettre à la poste. Il faut dire que depuis le temps qu'on se fait tringler de tous les bords, on ne doit plus sentir plus grand chose. PS : Il y a travail et travail. Tous les métiers n'ont pas la même valeur, ne sont pas aussi usants, ni aussi ingrats. Quand on a un métier qu'on aime, un métier cool qui nous permettra de bosser au-delà du temps de cotisation prévu, on ne peut pas exiger que cela soit l'étalon pour tous. De fait, "aimer travailler" ne sonne pas pareil que l'on soit conseiller financier ou tâcheron dans l'abattage de porcs.
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Zut ! Du coup, je ne sais plus quand c'était. Tant pis, je te pisterai jusque dans pas le territoire ! ^^
ÿa va bien, sinon ?
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Tu as ajouté une modalité par rapport à ta proposition précédente. De plus, poser Dieu et non-Dieu est quelque chose qui ne peut être fait que du côté d'un croyant en Dieu. La notion non-A exclut un peu trop simplement. Il se peut que certaines parties du concept divin aient l'adhésion de l'athée, qui rejette par contre un ensemble conceptuel pour son ensemble et non pars pro toto. Les conceptions de Dieu sont-elles toutes à nommer A alors qu'elles divergent ? Ce raisonnement pseudo-mathématique ne me semble pas approprié pour imager la multiplicité des positions, qu'elles soient athées, croyantes diverses, religieuses,... Croire en non-A signifierait croire en tout ce qui n'est pas A ? Ce qui est coller d'office un tas de croyances injustifiées à quelqu'un. Le Grand Mandrill n'est pas Dieu, il est donc Non-Dieu. Mais tout ceux qui ne croient pas en Dieu ne sont pas forcément des Mandrilliens (pour reprendre votre allégorie préférée ).
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L'espérance de vie active sur le marché du travail (et sa qualité) se réduit drastiquement, en totale opposition avec la moyenne d'espérance de vie. Non seulement on emploie très difficilement les post-quadras à part dans quelques milieux ou conditions favorables (et minoritaires), pas les vieux, mais de plus on supprime les postes (dans le privé comme dans le public) et on essaye en plus de favoriser l'emploi des jeunes (ce qui est louable)... en leur mettant en concurrence autant de laissés pour compte de l'idéologie actuelle du travail. Quand on voit que ces jeunes seuls ont du mal à trouver des emplois, voire des emplois stables (c'est mieux pour la retraite ! Car cumuler des petits boulots avec toute sa bonne volonté, ça ne vaut RIEN !). Or, on nous demande aussi d'être polyvalent, d'en faire plus, d'être prêt (et d'avoir les moyens) de se déplacer loin ou de déménager... pour une précarité de plus en plus grande, peu de possibilités d'avancement... Tout ça plus longtemps. Si au moins ça nous permettait de se construire une vie décente (au regard des énormes privilèges que ce système pourvoit à certains)... Allonger ce temps sur le marché du travail est de la poudre aux yeux. L'idée n'est défendable que sur le papier et avec une vision totalement idéalisée de la vie. La réforme des retraites se fera sur le retour de l'emploi, voire le changement de l'emploi. Ce retour de l'emploi, il doit se faire presque à contresens de l'idéologie ultralibérale mondialisée d'aujourd'hui. Tant qu'on ne réagit pas à cela, le système de retraite (et tout le reste) sera plombé par le capitalisme mondialisé tandis que les nantis du système se fabriqueront des décennies de retraites dorées, sans aucun rapport avec les notions de mérite ou d'esprit d'entreprise vantées par eux-mêmes. Si tu veux une retraite à taux plein, tu peux bien imaginer en être parti pour 80 ans (en comptant les périodes d'études, de chômage, d'emploi en dent de scie,...). C'est à peine caricatural ! Tout le monde n'a pas la chance d'avoir un emploi fixe et correct le long de sa vie, et d'ailleurs ces chanceux pourront épargner, investir et pourquoi pas souscrire à une retraite complémentaire capitalisée ou la rente viagère (excluant les générations suivantes), bref, se construire un peu leur solde de rentier, en plus d'avoir un taux ou un âge de départ correct. Les disparités se creusent essentiellement par le système et l'individualisme qu'il génère, ou la solidarité élitiste. Oui, le problème des retraites n'est pas un problème à solution unique, comme veut le faire croire le gouvernement. Les cot cot cot ? Les travailleurs actuels ne suffisent pas parce qu'il n'y en a pas assez, que le système répartit mal travail et bénéfices, parce qu'il y a des abus, parce qu'il y a des erreurs de gestion,... Travailler plus, non seulement on le demande fortement à la semaine avec des horaires extensibles, mais on ose en plus l'exiger pour plusieurs années ? Et toujours aux mêmes : la portion de travailleurs moyens qui se réduit lentement. Pour quoi ? Pour juste maintenir un système et non pas pour l'améliorer... Un jour, on privatisera totalement les retraites... Bien sur que les gens sont POUR la retraite ! Justement ils la veulent ! Mais pas au prix d'une vie de merde ! Nicolas Sarkozy est dans une politique autiste privilégiant les privilégiés, en faisant payer aux modestes en leur prétextant que c'est pour leur bien. Il ignore toute une frange de la population et l'esbroufe ne prend plus. En gros, il y a des manifestations : POUR des retraites JUSTES ! Quelles lois ? Et le plan envisagé par Sarkozy n'a aucun sens s'il est désamorcé en moins de 40 ans... Et la privatisation des retraites ou encore du système de santé ou des services, c'est adouber le monde des inégalités et des injustices sociales. Le modèle américain est parlant. (Le pays qui a lancé la crise, en plus, en tirant jusqu'au bout sur la corde du profit et de la sodomie des classes modestes ! ) Pourras-tu te payer tout ça, te payer ta vie ? Et le cas échéant, ne trouverais-tu pas ça inique ?
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Ohhhhhmmmmmm... Cela ne veut pas dire que tout y serait faux, ni que tout y serait vrai. Il faut donc démêler les choses. Wikipédia, comme la Bible, peut être instrumentalisé, puisque sa rédaction n'a pas d'exigence de neutralité. Ni les moyens de la faire respecter. Rationnellement, pour en revenir au sujet, l'analyse des textes doit être rigoureuse : Qui prétend que l'archéologie approuve ou infirme l'existence de Salomon ? De quel Salomon parlons nous, du mythe ou d'un mec ? Quelle proportion de l'archéologie soutient telle ou telle théorie, des noms, des démonstrations ? Dans une vraie encyclopédie, on engage son nom et son crédit. Mais si on préfère se baser sur des on-dit et prêter à toute parole le fondement que l'on veut, par des chemins plus ou moins alambiqués, la vie est belle. La limite ultime de l'ignorance humaine ne doit pas nous inciter à faire le moins... non ? Vous n'êtes peut-être pas si roublard mais l'humanité a prouvé qu'elle pouvait produire des stratèges de ce genre, ou des systèmes complexificateurs fort utiles. Un outil comme la Bible est rationnellement du pain béni pour influencer les foules (c'est son but). Imaginer qu'il soit orchestré par une volonté divine et pas par des volontés humaines... Un mythe comme Salomon, quel but a-t-il ? Ne perdrait-il pas force si l'on prouvait son existence réelle (surement moins idéalisée) ? Mais de rien.
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J'ai tendance à penser qu'une grande partie de la population se laisse faire, reste inerte, n'a pas les moyens d'aller dans la rue. D'autres encore approuvent le gouvernement et ne vont forcément pas dans la rue. Certains corps de métier n'ont tout simplement pas le droit de manifester. Que la force de travail, la sueur de la France se manifeste en faisant blocus, c'est un message fort. D'autant plus qu'il n'y a pas toujours les mêmes personnes dans la rue. La défense de nos intérêts est légitime, depuis le temps qu'on se fait enculer à sec par le marché de masse, les politiques,... Ces gens se sont arrangés pour ne pas être directement atteignable et on doit d'abord perturber la vie du commun des gens pour obtenir une contestation tangible. C'est pour cela qu'il faut être solidaire. Grévistes ou non grévistes, nous sommes quasiment les mêmes gens.
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Ceci est du parasitage du fond des mouvements de contestation. Le fait est que les gens qui sont dans la rue en ont vraiment marre, et cela dépasse la réforme des retraites. Les casseurs qui profitent, ils le font à chaque occasion. Cela ne change pas le fait qu'il y ait une contestation nourrie depuis quelques semaines. Il ne faut pas amalgamer la légitimité de ces contestations avec les dérives qui n'ont rien à voir. C'est faire le jeu du gouvernement qui ne demande qu'à décrédibiliser les grévistes ou à liguer le reste de la population contre eux. Diviser pour mieux régner... Les gens râlent déjà pour 10 minute de blocage dans un rond-point. On se fait traiter d'enculé, balancer de l'eau... pour 10 minutes de retard au boulot alors que le problème du moment dépasse de loin ce petit contretemps. Les ravages de la société individualiste: " Je travaille, moi !". Mais moi aussi je travaille, et justement, je suis dans la rue. Quelle forme doit prendre la contestation quand on ne se sent pas écouté, méprisé et que le gouvernement n'a même pas l'intelligence de remettre sur la table un problème aussi complexe. Quand c'est Hadopi, on ricane en grinçant un peu des dents. Quand cela concerne notre avenir à tous, on ne réagit pas pareil. Nous devrions tous être solidaires, même ceux qui bénéficient bien du système.
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Biais de raisonnement, comme l'a souligné Caez : ce ne sont pas les hétéros qui décident pour les homos. Nous faisons tous partie de la société, homos et hétéros, avec un pouvoir social. Seulement, la société a privilégié le modèle hétérosexuel. Le modèle homosexuel arrive donc dans une société déjà codifiée ou l'hétérosexualité a influencé la législation. Ce qui ne veut pas dire que les hétéros s'approprient le sort des homos : il s'agit de faire émerger une nouvelle condition. Homos et hétéros sont souvent d'accord, homos entre eux peuvent être en désaccord sur leurs propres droits. Les changements sociaux sont entre les mains des décideurs mais aussi de la réflexion, la parentalité homo risquant d'entraîner des changements pour toute la condition parentale. Des limites bio-éthiques sont à fixer. La condition homo est inscrite dans la condition humaine, donc celle de tous.
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Attention aux assertions vagues et généralisantes de Wikipédia comme "l'archéologie ne remet pas en cause l'existence du Grand Mandrill"... Mieux vaut se baser sur des parties plus tangibles et directement sourcées de ces articles. Wikipédia fourmille de nombreux petits biais idéologiques dans ses articles. Je parle aussi bien de l'affirmative que de la négative.
