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de ghoul

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Tout ce qui a été posté par de ghoul

  1. Une organisation à la sauce franc maçonnique et un danger à la Hitler
  2. Espérant qu'ils ne vont pas sa chamailler à coup de bombe atomique
  3. Dieu ne s’attarde pas sur des exceptions, et les exceptions finissent par confirmer la règle. Il est magnanime, non point grincheux. Ces peuples polythéistes sont notre mémoire et nos preuves : des témoins du chemin parcouru par l’humanité. Mais une chose ne change pas : le bien et le mal sont universels, et nul ne peut prétendre le contraire. »
  4. Et pourtant il y a eu un homme qui a défié toute la planète et a presque réussi à diviser ce monde en deux blocs. D'ailleurs ces deux blocs existent toujours, il ne reste qu'à les légitimer
  5. Il faudrait vivre non seulement au 21ème siècle pour comprendre, mais bien avant. «il n’y a pas des religions, mais une seule religion, puisque s’il existe un seul Dieu, Il ne peut pas être multiple ni faire preuve de favoritisme. Comme l’humanité, la religion a progressé : de l’animisme au monothéisme, en passant par les lois humaines qui ont évolué avec le temps. Aujourd’hui, l’être humain est capable de vivre sans religion imposée. Plus besoin de lui rappeler de ne pas tuer ou de faire le bien : il sait déjà ce qui est juste. En réalité, la religion se résume à cela : croire en Dieu qui veille, et s’efforcer de faire le bien. Rien de plus, rien de moins. »
  6. Tout à fait. Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de religion comme guide : depuis la mort du dernier prophète, tout a déjà été dit. Chaque être humain sait distinguer le bien du mal, ce qui n’était pas le cas des hommes d’autrefois. Mais les enseignements demeurent, et ils gardent leur valeur. La logique même de la création montre qu’il existe un Créateur. Et celui qui échappe aux lois humaines ne peut échapper à Sa justice. »
  7. Oui une goutte dans un océan par rapport aux guerre disons ' laïco-athéiste.' d'un point de vue sang versé bien sûr. Mais ces guerres n'épouse pas la logique des commandements divins.
  8. Ta définition pourrait être juste si Dieu n'existe pas. Et si l'homme a crée la religion ce est même pas la peine de parler de religion. Il existe des lois dans tous les pays du monde.
  9. Si elle sont de construction humaine le sujet n'a pas besoin d'être.
  10. Le guerres les génocides sont faites par les hommes et non les religion. Les pluscon'us sont
  11. Merci pour ta réponse, je comprends ton point de vue. Mais pour moi, la foi n’est pas une réalité uniforme, elle possède des degrés. Et ces degrés se révèlent dans ce que l’homme fait dans ce bas monde. Croire ne suffit pas en soi si cette foi reste stérile : Dieu nous demande aussi des actes qui traduisent l’amour et l’humilité. Pourquoi insister sur l’orgueil ? Parce que c’est le principal défaut du diable : vouloir se suffire à soi-même, refuser de se mettre au service. À l’inverse, celui qui agit par amour pour les autres montre une foi véritable, vivante. La Bible parle d’ailleurs d’une « balance » (par ex. Daniel 5,27 : « Tu as été pesé dans la balance et trouvé léger »). Chacun doit donc répondre de ses actes, car Dieu regarde non seulement ce que nous croyons, mais surtout ce que nous avons fait ou omis de faire. En ce sens, les œuvres ne sont pas un « paiement », mais la preuve que la foi est authentique. Et au jour du jugement, ce sera bien sur nos actes que Dieu établira la justice.
  12. Tu me rappelles mon prof, mais là tu fais fausse route. Dès le début j'ai écrit: l’évolution a choisi la reproduction comme la meilleure stratégie pour perpétuer la vie. Donc je parle de la reproduction et c'est bien le sujet.
  13. l’évolution a choisi la reproduction comme la meilleure stratégie pour perpétuer la vie. La vie a trouvé dans la reproduction la solution la plus efficace pour survivre au temps et à la mort. Si les êtres vivants étaient immortels : Il n’y aurait ni commencement, ni recommencement. La Terre serait vite saturée d’êtres figés, sans place pour la nouveauté. On ne connaîtrait jamais la magie des premières fois : la naissance, les premiers pas, les premiers rires. C’est parce que les générations passent que d’autres naissent. C’est parce qu’un arbre tombe qu’une forêt se régénère. C’est parce que les parents disparaissent que les enfants deviennent porteurs d’avenir. Sans mortalité, la vie serait un plateau monotone, sans cycles, sans rythmes. C’est la mort qui rend possible le rajeunissement de l’espèce et la beauté fragile de l’instant. On pourrait même dire : Sans la mort, il n’y aurait pas d’enfance. Sans la fin, il n’y aurait pas d’émerveillement. Sans le temps qui coupe, il n’y aurait pas le rire pur de l’enfant qui naît au monde. La mort est donc la condition secrète qui rend la vie précieuse et toujours neuve.
  14. Dans Matthieu 7,21 : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le Royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père. » Matthieu 25,31-46 (Jugement dernier) : Jésus dit que le salut dépendra de ce qu’on a fait ou non pour les plus petits (nourrir, vêtir, visiter, etc.). Jean 5,29 : « Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement. » Donc pour accéder dans le royaume de dieu, ce n'est pas uniquement croire au seigneur, il faudrait avant ça payer.
  15. Est ce que tu peux développer?
  16. L'homme au départ était uniquement objectif et c'est le feu qui lui avait enseigné le subjectivisme. Le feu est le moteur du développement de l'humain qui lui avait façonné le pouvoir de la réflexion. Dès l'homo erectus l'homme utilisa le feu. Ramenant des braises et des branches d'un feu de forêt par exemple. Les plaçant sur le parterre du lieu où il vivait avec sa famille, qui formant un cercle autour du feu en discutant de tout et de rien. Nous appellerons ça la passivité des ces hommes de 1.500.000 ans. Ils ne cherchaient pas à produire du feu, mais uniquement à attendre des feux de forêt pour en profiter. presque 800 000 ans après, nous avons des preuves d'une domestication du feu, en Chine, en Palestine et en Afrique du sud. Donc un foyer stable. La technique continue à se moderniser avec des meilleurs moyens Les hommes désormais sont sécurisés et les prédateurs nocturnes ne font plus de victimes. La cuisson est plus digeste, élimine certains parasites. La sensation des ces douceurs, le confort de la chaleur donnent des sentiments humains massives. Les sentiments, la pensée commence à changer. L'amour qui est subjectif est présent, l'homme peut se consacrer à vivre une vie presque pleine. La sociabilité représentée par cette réunion autour du feu donne la naissance de la parole. Des grognements, des sons ...au départ. Il paraît que le langage est né autour du feu. En donnant plus de temps libre et de sécurité, le feu a permis la réflexion abstraite. Autour du feu, on invente des histoires → naissance des mythes. Le feu lui-même, mystérieux, puissant, destructeur et vital, a pu être l’un des premiers objets de sacralisation. D’ailleurs, dans beaucoup de traditions : Le feu est lié au sacré (ex. le feu éternel chez les Grecs, le feu de Vesta à Rome, le feu sacré zoroastrien en Perse). Il devient le pont entre les hommes et les dieux, entre le visible et l’invisible.
  17. Au départ ce n'était qu‚une projection géométrique conçue pour la navigation conçue. Tout était fait au compas, des lignes de cap, pour faciliter la navigation. Mais le problème est que çza déforme beaucoup les surface Plus on s’éloigne de l’équateur, plus les terres sont agrandies artificiellement. Les zones proches de l’équateur (comme l’Afrique ou l’Amérique du Sud) apparaissent rétrécies. Les zones proches des pôles (comme l’Europe, la Russie, le Groenland, le Canada) apparaissent énormes.
  18. montrer une glace à Gaza en 2025, c’est soit de la provocation cynique, soit de la désinformation volontaire, parce que le quotidien des Gazaouis est aujourd’hui dominé par la survie, pas par le luxe d’un dessert sucré. Gaza est aujourd’hui détruite à une échelle catastrophique (les chiffres que tu cites — plus de 85 % — sont confirmés par de multiples ONG et l’ONU). La population est déplacée de force, privée de sécurité, d’eau, d’électricité, de soins. Les hôpitaux, lieux normalement protégés par le droit international humanitaire, sont régulièrement ciblés. Des professions civiles essentielles (médecins, journalistes, humanitaires) font partie des victimes, ce qui accentue le sentiment qu’il s’agit d’une politique systématique et non de “dommages collatéraux”. Et de l’autre, des gens qui osent dire : “Regardez, il y a des glaces à Gaza, donc ce n’est pas si terrible”. C’est une insulte aux survivants et aux victimes. C’est comme si, en pleine Shoah, on avait montré une photo de quelques Juifs qui sourient pour affirmer : “Vous voyez, ce n’est pas si grave”. Ce que tu dénonces, c’est la logique d’inversion : Les victimes sont présentées comme des menteurs. Les crimes sont minimisés. Les bourreaux apparaissent comme ceux qui “gèrent” une situation.
  19. violation de l’intimité : c'est une atteinte a l'intimité. près de 32.000 membres, presque exclusivement des hommes, qui commentent, alimentent cette communauté. Donc c'est un phénomène structuré, entretenu par une culture du sexisme, de l’objectivation et du mépris envers les femmes. Et ceci depuis 2019 sans qu’il ait été fermé plus tôt. Que fait la justice? c'est une organisation terroriste. Le procureur doit-être saisi. C'est un xéli très grave. La fermeture c'est insuffisant. Il faut renforcer la régulation et la surveillance proactive des plateformes. Et surtout il faut frapper fort!
  20. de ghoul

    Histoire collective

    Il se leva brusquement, comme possédé par un démon, et du plus profond de son ventre jaillit un cri déchirant qui l’arracha à l’angoisse de ce cauchemar. — Férial ! Mercedes resta figée, tétanisée. Sa gorge se serra, aucun son n’osa franchir ses lèvres. Ses grands yeux écarquillés, pleins d’effroi, défigurant la douceur habituelle de son visage. Farid, hors de lui, lui intima d’un geste sec l’ordre de partir. Il avait oublié, dans la tourmente de son esprit, que sa fille devait rentrer de l’université à cette heure. Mercedes, tremblante, ramassa ses vêtements à la hâte. En quelques secondes, elle s’était rhabillée et se précipita vers la sortie, espérant fuir ce lieu devenu soudain hostile. ---
  21. de ghoul

    Histoire collective

    Pourtant, dans l’ivresse de cette étreinte, une ombre surgit. Comme une cicatrice qui refuse de disparaître, l’image de sa femme s’incrusta au milieu de ses ébats. Son regard sévère, silencieux, s’imposa entre leurs corps. Il voulut chasser cette vision, mais déjà une autre douleur le transperçait. Sa fille. Il l’entendit, il la vit. Du haut d’un immeuble, frêle silhouette vacillante, elle tendait les bras vers lui. Un homme brutal la poussa dans le vide, et dans cette chute irréelle, son dernier cri fendit son cœur : — Papa ! Le cri résonna comme une déflagration dans son esprit. Tout bascula : la passion devint cendre, la chaleur devint glace. Le souffle de l’étreinte fut remplacé par une suffocation, comme si l’air lui-même lui manquait. Il n’était plus là, plus dans cette chambre, mais prisonnier d’un gouffre intérieur où se mêlaient désir, remords et perte.
  22. de ghoul

    Histoire collective

    Elle tira lentement la chaise et s’assit face à lui, dans un geste empreint de grâce tranquille. Ses doigts fins versèrent pour lui un thé parfumé dont la vapeur s’éleva comme un voile léger, puis elle se servit un café sombre et intense. — Prends ton thé, dit-elle doucement, et les fruits secs t’attendent… pour ta libido. Il sourit, un sourire qui s’élargit comme une lumière au coin de ses lèvres. Ses yeux, accrochés aux siens, semblaient refuser de s’en détourner. Alors, d’une voix à la fois tendre et espiègle, il répondit : — Les fruits secs, ma douce, feraient bien pâle figure devant la splendeur que j’ai en face de moi. Le silence qui suivit ne fut pas un vide, mais un écrin : le battement discret des tasses, le parfum mêlé du café et du thé, et surtout cette présence lumineuse qui rendait chaque mot superflu. Elle baissa les yeux un instant, comme pour se cacher derrière la fine porcelaine de sa tasse. Un sourire timide, presque enfantin, vint fleurir au coin de ses lèvres, trahissant une émotion qu’elle ne voulait pas laisser paraître. Le café, porté à ses lèvres, lui servit de refuge, mais la chaleur de ses joues la trahit plus sûrement encore que ses mots. Puis, redressant la tête, ses yeux brillants plongèrent de nouveau dans les siens. — Tu sais, murmura-t-elle d’une voix douce mais ferme, il y a des compliments qu’on garde en mémoire… longtemps, très longtemps. Son regard se fit plus lumineux encore, comme si ce moment suspendu entre eux avait effacé le reste du monde. Le parfum du thé et du café ne comptait plus ; il ne restait que l’éclat de leurs yeux, et cette complicité muette qui s’installait, plus forte que les mots. Elle baissa les yeux un instant, comme pour se cacher derrière la fine porcelaine de sa tasse. Un sourire timide, presque enfantin, vint fleurir au coin de ses lèvres, trahissant une émotion qu’elle ne voulait pas laisser paraître. Le café, porté à ses lèvres, lui servit de refuge, mais la chaleur de ses joues la trahit plus sûrement encore que ses mots. Puis, redressant la tête, ses yeux brillants plongèrent de nouveau dans les siens. — Tu sais, murmura-t-elle d’une voix douce mais ferme, il y a des compliments qu’on garde en mémoire… longtemps, très longtemps. Son regard se fit plus lumineux encore, comme si ce moment suspendu entre eux avait effacé le reste du monde. Le parfum du thé et du café ne comptait plus ; il ne restait que l’éclat de leurs yeux, et cette complicité muette qui s’installait, plus forte que les mots. Leurs regards restèrent accrochés, comme deux flammes qui hésitent à se rejoindre. Le temps s’étira, se fit plus dense, au point qu’on aurait cru que le monde entier s’était effacé autour d’eux. Il posa sa tasse avec lenteur, comme pour ne pas rompre la magie fragile de l’instant. Sa main, hésitante d’abord, se risqua à frôler la sienne sur la table. Un simple contact, mais qui fit naître une étincelle silencieuse, un frisson partagé. Elle ne retira pas sa main. Au contraire, ses doigts glissèrent doucement entre les siens, comme si ce geste avait attendu depuis toujours d’être accompli. Ses yeux se voilèrent d’une émotion sincère, et un souffle presque imperceptible franchit ses lèvres : — J’avais oublié… combien il est doux d’être vue ainsi. Le silence qui suivit n’était plus un vide, mais une plénitude : le battement de leurs cœurs, plus fort que toute parole, comblait l’espace. Dans ce moment suspendu, ni le thé ni le café n’avaient d’importance ; il ne restait que la promesse muette d’une proximité nouvelle, intime, fragile et infiniment précieuse. serra doucement ses doigts dans les siens, comme pour sceller une vérité qu’aucun mot n’aurait su exprimer. Ses yeux la cherchaient, hésitants mais brûlants d’un désir contenu, et elle, sans détourner son regard, s’avança imperceptiblement. Leurs mains restaient liées, ancrées l’une à l’autre, et il sentit la chaleur de sa peau l’envahir, comme une marée lente et irrésistible. Alors, avec une délicatesse infinie, il se pencha légèrement au-dessus de la table. Elle ne bougea pas, son souffle effleurant déjà le sien, ses lèvres entrouvertes dans une attente muette. Quand enfin leurs visages se frôlèrent, ce fut d’abord la caresse de leurs souffles qui se mêlèrent, puis un baiser doux, fragile, presque tremblant. Ce n’était pas une conquête, mais une offrande. Un baiser où la tendresse se mêlait à la pudeur, où chaque seconde semblait éternelle. Et quand ils se séparèrent, leurs fronts restèrent collés, leurs mains toujours enlacées, comme si aucun des deux ne voulait rompre ce fil invisible qui venait de naître entre eux. Le premier baiser, encore fragile, se fit plus ardent. Comme si la retenue s’était brisée d’un coup, leurs lèvres se cherchèrent avec une intensité nouvelle, avide et tendre à la fois. La table, barrière dérisoire, fut repoussée par un geste presque inconscient, et dans l’élan, il l’attira contre lui. Son café bascula, oubli insignifiant, éclaboussant le bois, mais aucun des deux n’y prêta attention. Ils n’entendaient plus que le tumulte de leurs souffles, le battement précipité de leurs cœurs, la chaleur qui montait en eux. Ses mains se posèrent sur son visage, comme pour graver chaque trait sous ses paumes, tandis qu’elle s’accrochait à ses épaules avec une urgence mêlée de confiance. Leurs bouches se retrouvaient, se quittaient, revenaient, dans une danse désordonnée et brûlante, comme si le temps n’existait plus. Et quand il la serra enfin contre lui, pleinement, leurs corps s’épousèrent dans une étreinte où se mêlaient désir, tendresse et abandon. Tout l’univers, dans ce moment, se résumait à leur fusion — deux âmes qui, après avoir longtemps tourné l’une autour de l’autre, se rejoignaient enfin dans l’évidence d’un même feu. Leurs lèvres s’unirent de nouveau, mais cette fois sans retenue. La tendresse s’était muée en ardeur, comme une flamme qu’on avait trop longtemps contenue et qui, enfin, s’élançait librement. Elle se laissa glisser contre lui, son corps trouvant naturellement sa place dans ses bras, comme s’ils s’étaient cherchés depuis toujours. Ses mains se perdirent dans ses cheveux, effleurant sa nuque avec une douceur fiévreuse, tandis que les siennes exploraient ses épaules, son dos, dessinant chaque contour comme on redécouvre un trésor. Leurs souffles se mêlaient, haletants, et chaque frisson traversait leurs peaux comme un langage secret, plus vrai que les mots. Autour d’eux, tout avait disparu : la table renversée, le parfum du café, la pièce elle-même n’étaient plus que décor lointain. Il n’y avait que leurs gestes, de plus en plus pressants, et cette urgence tendre qui les rapprochait davantage encore. Elle posa son front contre le sien, leurs regards se croisèrent dans une lueur troublante : mélange de désir, d’abandon et de promesse. Puis, sans un mot, ils s’abandonnèrent à la passion, laissant leurs corps dire ce que leurs cœurs avaient tu depuis trop longtemps. C’était une étreinte totale, ardente mais délicate, où la fougue et la douceur s’entremêlaient comme deux courants d’une même rivière. Une union où chaque baiser, chaque caresse, devenait un serment silencieux — celui de ne plus jamais se perdre.
  23. de ghoul

    Un mur implacable

    L’agent, battu, humilié presque, par la simple puissance de la sémantique, n’avait plus qu’un seul recours : la force brute. C’était la fin de la partition, le dernier acte où les mots ne servaient plus à rien. Son visage crispé trahissait l’échec d’un duel qu’il n’avait jamais voulu livrer sur ce terrain. Alors, comme un joueur acculé sortant sa dernière carte, il extirpa de derrière son dos une paire de menottes froides et ternes. Dans un geste sec, rageur, il saisit le bras droit de Mourad, le tordit sans ménagement, comme pour briser en lui le dernier souffle de résistance. Le cliquetis métallique des menottes, refermées brutalement, résonna comme une sentence. Il le poussa vers la cour et vira brutalement à sa gauche. Un silence de plomb, d’abord, pesa sur la salle, comme si chacun retenait son souffle. Mais ce vide sonore, insoutenable, se fissura bientôt : un chuchotement, puis un autre, un froissement de voix mêlées de honte et de remords. Ce n’était plus seulement du bruit, c’était le brouhaha d’un devoir réveillé, celui qu’on doit à un compagnon livré à l’humiliation tandis que nous restions figés dans notre mutisme. Alors, comme une braise qui devient flamme, des voix se firent plus claires, plus fermes, suggérant d’abord une action, appelant à rompre la passivité. Et soudain, la colère nous souleva, nous unit, nous poussa dehors. D’un même élan, nous franchîmes le seuil, prêts à arracher Mourad à son sort.
  24. de ghoul

    Un mur implacable

    Le policier sortit précipitamment pour comprendre ce qui se passait dans le réduit. Mourad, lui, avait décidé qu’il valait mieux ne pas se mêler à une bande de fous. Alors, par réflexe ou par malice, il resta debout… exactement à la place qu’occupait le policier quelques secondes plus tôt. Quand l’agent revint, il le trouva là, face aux prisonniers. — Qui es-tu, et que fais-tu ici ? lança-t-il, méfiant. — Je suis Belil Mourad. Le policier arracha le passeport d’entre ses mains, vérifia le visage, referma le document et lui cria au visage : — Pourquoi tu n’as pas répondu quand je t’ai appelé ? Et que fais-tu ici ?! — Tu ne m’as pas appelé, répliqua Mourad. Je viens juste d’arriver. Il n’était pas impressionné. Son ton était catégorique, presque aussi tranchant que celui de l’agent du désordre. — Où étais-tu ? reprit le policier. — Là où tu ne peux pas aller à ma place. Avait répondu malicieusement Mourad. Un silence suspendu. Nous mourions d’envie d’éclater de rire, mais nous nous sommes retenus. Un éclat de plus et c’était la catastrophe. Le policier, décontenancé, plissa les yeux. — Tu te moques de moi ? — Non, répondit Mourad, le plus sérieusement du monde. Je te l’ai dit, tu ne m’as pas appelé. Le silence s’épaissit dans le réduit. On entendait seulement le bourdonnement d’un néon et quelques gouttes de sueur tomber sur le sol. — Ici, c’est moi qui décide qui répond et qui se tait ! fulmina le policier. — Alors appelle-moi, et je te répondrai, répliqua Mourad, imperturbable. Certains d’entre nous étouffaient des rires, les lèvres mordues pour ne pas trahir l’hilarité. Le policier, lui, hésitait entre l’autorité et l’absurdité de la scène. — Tu te prends pour qui ? — Pour celui que tu cherches. Ni plus, ni moins. Un souffle parcourut la pièce. Nous étions à la limite de l’explosion, mais personne n’osa franchir la ligne. Parce qu’ici, un éclat de rire pouvait coûter cher. Très cher. Le policier se redressa, comme pour se grandir. — Tu crois que tu es plus malin que moi ? lança-t-il. — Pas plus malin, répondit Mourad sans ciller. Juste présent. Un murmure parcourut la pièce. Même les plus résignés d’entre nous levaient discrètement les yeux. On sentait que quelque chose basculait. — Tu te fous de moi ! cria l’agent, les veines du cou gonflées. — Pas du tout. Tu m’as cherché. Me voilà. Tu voulais Belil Mourad ? Le voilà. Alors pourquoi cries-tu ? Le policier cligna des yeux. Son arme, l’autorité, semblait lui glisser des mains. Sa voix avait beau tonner, elle se perdait dans l’absurdité que Mourad renvoyait, comme un miroir. Il tenta une dernière charge : — Tu crois que tu es plus fort que la police ? — Non, répondit Mourad, calme. Mais je suis plus fort que l’injustice. Et ça, tu n’y peux rien. Cette fois, ce fut le silence total. On n’osait plus rire. On retenait notre souffle. Car la scène avait cessé d’être comique. Elle avait pris une autre dimension, dangereuse, presque sacrée. Le policier resta planté là, son passeport à la main, comme un acteur qui a oublié son texte.
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