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Tout ce qui a été posté par Leverkuhn
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L’Illusion de l’Égo et la Quête de l’Objectivité
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de caudabilis dans Philosophie
La vue, la perspective de l'espace par laquelle on perçoit, l'intuition du temps qui passe sont autant d'éléments sur lesquels nous n'avons que très peu d'emprises, et peu de possibilités d'arbitrage. Il est étrange à mes yeux de nommer subjectif des éléments extérieurs qui certes déterminent le Sujet, mais dont il n'est pas la cause. Aussi formel exhaustif, dénué d'émotions qu'il soit (si tant est que ce soit possible), peut-on concevoir un énoncé sans qu'une personne l'ait produit ? Soit il n'existe donc aucun énoncé objectif parce que nécessairement personnel, soit ce qui est appelé objectif est ici trop fort pour correspondre à ce que nous entendons communément par objectif. Ce qui pousse effectivement à être dans une quête d'absolu, de négation du Sujet, ou de négation de l'Objet afin d'unir artificiellement les deux. -
L’Illusion de l’Égo et la Quête de l’Objectivité
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de caudabilis dans Philosophie
C'est une vision forte de ce qui doit être objectif. Faut-il être étranger à soi pour énoncer quelque chose d'objectif ? Ou inversement faut-il que tout soit identique à soi ? L'objectivité est pour ma part ce qui m'est étranger. Et, il y a beaucoup de choses qui me sont étrangères, que je constate sans que mon action imprime sur elles quoi que ce soit. Nous sommes à la recherche d'une chimère, celle qui consiste à ne considérer qu'un point de vue n'est objectif qu'à partir du moment où il n'est pas un point de vue. -
Il s'agit là d'une inversion. La structure névrotique n'est qu'une reconstruction ex-post de la compréhension du rapport entre l'Homme et le commandement Divin. Sans doute que Freud aurait d'ailleurs été moins délirant s'il était davantage question du complexe D'Adam que de celui de l’œdipe
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L’Illusion de l’Égo et la Quête de l’Objectivité
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de caudabilis dans Philosophie
Bonsoir, A mon avis, ce n'est pas tant une quête d'objectivité qu'une quête d'absolu, c'est à dire d'identification à l'Objet. Ce n'est pas tant l'Ego dont vous regrettez l'illusion qu'il produit, que l'impossibilité de l'Ego de contenir en son sein l'ensemble de ce qui existe. Attribuer un sens quelconque est le fait du Sujet, et c'est bien ce que vous faites en dénonçant l'illusion de l'Ego. Vous dénoncez l'illusion de l'Ego en l'identifiant à l'Objet physique (ici le cerveau) pris dans une logique propre au Sujet (ici celle de la survie). C'est une quête d'omniscience et non d'objectivité. -
Se faire justice, est ce la justice ?
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Ocean_noir dans Philosophie
La Justice est une institution administrative, dont la tâche est d'acter et d'enregistrer, l'ensemble des procédures de contrôle de conformité du comportement des personnes vis à vis de la loi. Est-ce que la loi doit s'appliquer dans un tel contexte ? Du point de vue de l'Administration, de l’État, dans quel contexte la loi ne doit t-elle pas être appliquée ? Du point de vue d'une personne, c'est en effet très différent. -
Il y a sur ce fil une incompréhension totale de ce qu'est l'école de Francfort. Cette incompréhension relève au mieux de la simple ignorance du sujet, au pire de quelque chose de plus insidieux. Cette chose insidieuse, répond à un certain besoin. II s'agit du besoin ontologique. La quête d'un absolu est à la source de ce besoin qui se heurte en permanence à notre condition d'existence. Face à cette borne infranchissable, on élève la culture du mystère, la culture du mythe au pinacle, puis on en vient à placer l'absolu dans notre propre condition d'existence, lieu de tous les fétiches. Le seul remède à ce besoin ontologique réside précisément dans la Critique, dont le principe moteur est celui de la non identité. Non identité du sujet et de l'objet.
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C'est juste de l'herméneutique.
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Le réseau social professionnel LinkedIn
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de SpookyTheFirst dans International
Être assertif et bosser sur le wording et le body language. Ça fait des miracles -
Ce qui en compromet à mon avis le fond c'est que ce que vous appelez indépendance de la Banque centrale n'a rien à voir avec l'objet de mon propos d'emphase initial, à savoir la sécularisation de la Religion Capitaliste. L'indépendance de la Banque Centrale, au même titre que l'indépendance de la Justice n'a que peu de rapport avec l'influence des marchés sur l’État. La Banque Centrale n'a jamais servi à rembourser massivement la dette publique. La plupart des bons émis par l’État ont toujours été financés par des agents privés, les banques notamment, et ce bien avant De Gaulle. Le problème, ce n'est pas que l’État ne sait pas gérer. C'est qu'il ne veut pas gérer, au nom de la Religion précisément. A quoi servent tous ces économistes s'ils ne servent pas à planifier et organiser l'économie ?
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C'est tout le contraire, la loi de 1973 réaffirme la subordination de la politique monétaire au gouvernement. Je ne sais pas si c'est fiable pour vous par les temps qui courent mais je vous mets quand même ce lien à disposition : https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/18/la-loi-de-1973-a-t-elle-oblige-l-etat-a-emprunter-sur-les-marches-financiers_1697818/#mailmunch-pop-1146266 Au passage, le capitalisme ne se résume pas du tout à la question monétaire.
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Il y a une confusion ici. La Banque de France n'est pas séparée de l’État, c'est une institution publique qui appartient à l’État. Son gouverneur est d'ailleurs nommé par le Président de la République. Il ne viendrait pas à l'idée de dire que la Justice est séparée de l’État. Si vous voulez parler d'indépendance de la Banque de France, ce n'est pas 1973 mais 1994. Il est bon de vérifier ses sources. La coup de la loi de 1973 est un vieux poncif agité par les confusionnistes d'extrême droite. A ce sujet, je crois que personne n'a besoin de preuves, moi je te crois sur parole
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Au sujet de Platon et d'une bonne partie de ses idées en général, il faut se pencher du côté de sa relation avec Schopenhauer.
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Bonsoir, c'est en effet une idée répandue que celle d'associer capitalisme et protestantisme. Cependant c'est une idée pour laquelle je suis particulièrement sceptique. Dans l'imaginaire, il se dessine une frontière entre d'un côté pays catholiques plus "socialistes", et pays protestants capitalistes. La France suit la même trajectoire de développement que les pays anglo-saxons, y compris sur le plan idéologique du libéralisme au XVIIIe et XIXe siècle. Mais la France n'est pas protestante. L'Allemagne à l'inverse ne suit pas du tout la même trajectoire (aussi bien politiquement qu'économiquement) que les pays anglo-saxons, et pourtant elle est à dominante protestante. Il y a quelque chose d'autre qui se joue avec le capitalisme sur le plan des idées, comme sur le plan matériel, la religion naturelle d'un côté et l’État moderne de l'autre.
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"L'hypocrisie est un vice à la mode. Et tous les vices à la mode passent pour vertus"
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Nietzsche est avant tout un égocentrique. Son antisémitisme ou son philosémitisme varie selon ses amitiés et surtout ses inimitiés. Wagner étant sa blessure narcissique, on peut comprendre tout le mal qu'il se donne à attaquer tout ce qu'il représente.
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C'est une question pour Copilot : Une personne de la "Bonne Société" est généralement quelqu'un de riche, bien éduqué, ayant des comportements raffinés, et impliqué dans des cercles sociaux influents. À l'inverse, une personne de la "Mauvaise Société" pourrait être perçue comme ayant des difficultés économiques, un accès limité à l'éducation, et des comportements considérés comme déviants par les normes sociales dominantes. Mais il est important de noter que ces distinctions sont souvent basées sur des préjugés et ne reflètent pas forcément la valeur réelle ou les qualités d'une personne. Cela aide-t-il à clarifier la différence ?
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C'est gentil mais tu sais, c'est à la portée de tous. Même le dernier des mongols peut y arriver Alors là tu m'épates, t'as compris la référence ! T'es vraiment une flèche Gengis !
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Mesdames et messieurs bonjour Il est étonnant de constater la manière avec laquelle ici, les gens de la Bonne Société décrivent la monde dans lequel ils vivent. Il doit exister une forme d’étanchéité, une frontière invisible et hermétique entre leur monde et celui du reste de la population. Le monde dans lequel ils vivent, un monde libre, un monde libéré des croyances se révèle par contraste avec le monde qu’ils critiquent, emprunt de barbaries, de servitudes, de religions. Ce monde qu’ils critiquent, c’est celui des autres, des étrangers, des opposants, des dictateurs sanguinaires et des religieux fanatiques. S’agissant du sang et de la servitude, l’Histoire de ces deux derniers siècles et l’actualité a su montrer à quel point leur monde n’était pas étranger à la vallée de larmes qui ruissellent ici et là de bas en haut. S’agissant de la Religion, il y a toujours une forme de réticence à décrire leur monde, le monde qu’ils défendent comme un monde emprunt de croyances. Il m’apparaît donc important de mettre en lumière la croyance religieuse qui occupe ce joli petit monde et qui ruisselle de haut en bas : la Religion du capital. Laissez moi donc vous énumérer les 5 piliers de cette religion. Le Marché, garant sacré de l’Intérêt Général : Nous avons tous à cœur de défendre l’intérêt général, mais il nous est assez difficile de savoir à qui ce générique réfère. Dans la Religion Capitaliste, cet intérêt général doit être le reflet déformant de son intérêt propre. Chacun doit avoir à cœur au nom de l’intérêt général de se préoccuper uniquement de sa personne. La fortune des uns et des autres n’est dépendante que de soi, et la fortune de l’être générique dépend de cette indépendance des intérêts particuliers. Il y a donc une nécessité à recourir au marché pour servir l’intérêt général. L’accumulation au service de l’intérêt générique : Le salut réside dans l’accumulation de biens de l’être générique. S’agissant de la richesse, le reflet de l’intérêt général doit prendre tout son aspect déformant. Il ne s’agit pas de mesurer la Richesse Générale à l’aune de votre propre richesse. La Richesse qui doit tous nous occuper, c’est la richesse des Nations. Obéir à la Loi du Marché : Le marché est un instrument, mais en tant qu’il est un instrument nécessaire, il devient davantage qu’un instrument. Il devient la Loi à laquelle nous devons obéir. Notre salut passe donc par l’obéissance aux lois du marché et l’enfer vient de la désobéissance à ses lois. Tout malheur implique une infraction, toute infraction implique une colère qu’on se doit d’apaiser par le sacrifice. Le sacrifice aux marchés : Dans sa miséricorde, le Marché tolère certaines fautes qu’il sanctionne par la pauvreté mais donne des occasions à tous de se racheter par la dette. Le marché est miséricordieux, mais il exige cependant des sacrifices. Plus de travail, et moins de biens pour vous. Faites le pour votre salut. Fétichisme de la marchandise : Toute chose que vous avez produite ou que la nature a produite, passant par le marché devient une marchandise. En devenant marchandise, la chose acquiert une qualité qu’elle n’avait pas autrefois, une valeur. Les choses n’ont de valeur qu’en passant par le marché. Il ne faut accorder d’importance qu’à ce qui a de la valeur. Il ne faut accorder d’importance qu’aux marchandises. Mes chers amis, l’heure est grave sachez le, la laïcité est bafouée. L’Église capitaliste se trouve au cœur de nos institutions ! Il est de notre devoir à nous, gens de la Bonne Société, de lutter contre l’obscurantisme et le fanatisme religieux. Chers amis, ne perdons pas de temps. Écrasons l’infâme !
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Le communisme et l'islam : une incompatibilité de principes ?
Leverkuhn a répondu à un(e) sujet de Kyoshiro02 dans Religion et Culte
Les mouvements politiques se réclamant de l'islam ont tendance à être très critique du communisme et des mouvements de gauche dans le monde arabe et dans le monde persan, en ceci que la majorité des mouvements de gauche du monde arabe et persan sont athées. Ceci dit, la question de l'incompatibilité entre communisme et islam est complexe, car la critique de la Religion dans le communisme ne réside pas dans une critique du théisme ou plus largement dans une critique du ciel. Chez Marx, la Religion est la conscience erronée du monde. Il faut bien comprendre que cette conscience erronée n'est pas réductible aux théismes. Le capitalisme produit une conscience erronée du monde, le fétichisme de la marchandise et l'humanisme abstrait. Il faut aussi comprendre que ce n'est pas à la Religion que Marx s'attaque, les disciples de Hegel font ça très bien sans lui. Marx est un matérialiste. Ce qui l'intéresse n'est pas l'effet mais la cause qui l'a produite, raison pour laquelle la lutte contre la religion est donc par ricochet la lutte contre ce monde, dont la religion est l’arôme spirituel. L'Utopie communiste à laquelle Marx appelle est l'achèvement de la Religion naturelle, par la transformation du monde et la Révolution. C'est une forme de théologie de la libération, qu'il faudrait renommer ici anthropologie de la libération. Or, on retrouve ces formes de théologies de la libération dans les mouvements révolutionnaires musulmans du vingtième siècle. On les retrouve également dans les mouvements révolutionnaires chrétiens d'Amérique Latine. On peut donc trouver une certaine congruence entre ces différents mouvements politiques. La vraie opposition porte sur la forme gouvernementale attendue par ces différents mouvements, qui lorsqu'ils ont pour base théorique, un corpus de textes, et une histoire sacrée supposent en règle générale une organisation hiérarchique qui sera opposée à celle souhaitée par les mouvements communistes. Pour que ce soit compatible, il faudrait penser l'Islam et l'anarchisme, ce qui existe mais nous éloigne des courants majoritaires sunnites et chiites. -
A posteriori, le solipsisme est irréfutable. On trouve toujours un moyen de faire coller la réalité à nos fantasmes. Mais nos a priori se heurtent toujours au réel. La surprise est la réfutation même du solipsisme.
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Le terrorisme ? Et tu penses que l'Occident a vécu la même chose avec les guerres de Religion ? Oui de la même manière que l'Angleterre, l'Anglicanisme et la persécution violente des catholiques, etc. ou de la France aussi d'ailleurs puisqu'il y a eu révocation de l'édit de Nantes, et après Révolution persécutions plus ou moins fortes des catholiques, etc.
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Jusque là, je n'avais pas donné la même toile de fond à tes propos. Il s'agissait davantage de "La France contre la Religion" à mes yeux. Le problème de cette toile de fond que tu exposes, c'est que le monde arabo-musulman n'a pas attendu la seconde moitié du vingtième et du vingt-et-unième siècle pour connaître de multiples guerres intestines impliquant des motifs religieux, si on se fit à ta catégorie. L'Histoire des différents califats en témoigne davantage. On peut même élargir le propos, l'Europe n'a pas vraiment attendu les guerres de Religion pour connaître les guerres de religions si j'ose dire. Si l'on se réfère à la compréhension usuelle, moyenne de ce qu'est la Religion, la Religion ne suffit pas à expliquer les conflits civils ou transnationaux. J'irai jusqu'à dire qu'elle n'est même pas nécessaire pour expliquer ces conflits. Il y a là une mystification de la violence religieuse et de la Religion comme raison majeure des guerres et des conflits. C'est la toile de fond de mon propos.
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Justement pourquoi ont ils été éliminés ? Le Roi Henri III fait assassiner le duc de Guise et son frère. On peut être d'accord sur ce fait là. Cet assassinat se déroule pendant la la levée des États Généraux. La ligue y est majoritaire dans les trois ordres. Ils le contraignent à signer l’Édit d'Union et veulent que cet édit soit posé comme loi fondamentale du Royaume. Mais ce n'est pas tout. Je cite cette source : C'est intéressant que tu cites l'Espagne. S'agissant de l'Espagne, on commence à parler d'absolutisme à partir de Philippe V et des réformes Bourboniennes. La guerre de succession qui précède son règne est d'ailleurs présentée par certains historiens (David Gonzalez Cruz) comme une guerre de Religion.
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La Ligue, ce sont des catholiques très zélés en effet. Ce sont aussi (Les Guise) des gens qui briguent le trône de France. Les Condé c'est pareil. Ils briguent tous le trône. Donc non, éradiquer le protestantisme n'est pas la seule chose qui leur importe. Du reste, les guerres, les croisades contre les hérétiques ne sont pas des faits nouveaux en Europe, loin de là. Les crises et les mouvements hérétiques se succèdent au moins depuis la Réforme Grégorienne si ce n'est davantage. Mais faut dire que le Protestantisme, ça prend bien en effet. Quant à l’Édit de Nantes, quand bien même il serait la cause du Régicide du Vert Galant, il y aurait toujours Henri III. Le temps des régicides. Ça sonne mieux je trouve. Le traité de Westphalie oui, définit en grande partie l’État moderne, mais le traité est un résultat. Les États prennent du pouvoir et gagnent en autonomie vis à vis de l’Église bien avant cela. C'est sur cette base que la Réforme a pu prendre, et c'est sur cette base qu'elle engendre des crises politiques dans toute l'Europe.
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Ouh là, mais faut pas s'énerver comme ça mon grand ! En tout cas, t'en sais des choses, t'as bien appris tes leçons En revanche, au sujet de ta publication d'hier c'est toujours le grand brouillard. Après tout pourquoi pas, de toute façon l'auteur de ce fil a l'air d'avoir conçu ça comme un fil open bar, donc c'est parti j'ouvre ma 8.6. !
