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Tout ce qui a été posté par Loufiat
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J'essaie de pousser le sujet en considérant la proposition : la réalité n'est plus une construction sociale - "pour nous" bien sûr, mais donc la réalité existe, elle a été "découverte" et il ne peut pas y avoir de retour en arrière des conséquences de cette découverte. La construction sociale apparaît comme telle, de plus en plus à mesure que la réalité impose son règne. Nous voilà engagés dans un univers de réalités sur lesquelles, par rapport auxquelles il y a du "social". C'est le monde de l'organisation, des grandes masses et des grandes vitesses, de l'industrie et des empires administratifs, de la conquête spatiale.. La médiation technique s'impose, se surimpose partout. Car réalité et technique forment un couple, c'est une seule et même puissance surgissant du monde humain mais qui subvertit tout irréversiblement. La réalité "est", "tient" pour nous avec la technique. Elle en est le visage familier. Mais la réalité demeure cachée, au-delà de toute représentation dans une indépendance stricte. On peut dire alors que le chrétien autrefois ne se situait pas dans le même monde. Il y avait pour lui une voix familière derrière la création, une filiation mystérieuse des choses entre elles et lui et un renouement possible, toujours latent sous les divorces de la vie. Maintenant le chrétien vit comme les autres dans la réalité. Et nous pouvons encore ajouter : tous les chrétiens ont toujours vécu dans la réalité. La seule réalité. Inquestionnable, impérative. La soumission est totale et universelle, subjective tout autant qu'objective à cette puissance impersonnelle. Et dans ce divorce la technique intervient effectivement comme l'unique moyen, le seul adéquat. Il suffit de se balader une après-midi en forêt pour sentir ce divorce gonfler en soi. Entre le temps naturel, ce temps de la marche, de la respiration près du sol et puis ce monde, cette sorte d'hyper-réalité qui encapsule désormais toute expérience et lui donne sa signification. Passé l'apaisement, les émerveillements, la marche inspire une nostalgie coupable. De quoi sommes-nous nostalgiques ? Qu'aurions-nous perdu ? L'homme du passé vivait-il vraiment dans un autre monde, n'avait-il pas davantage que moi le sens des réalités, de certaines réalités ? Et ne concevait-il pas exactement "la réalité" ? N'est-ce pas justement parce qu'il se situait, impuissant, dans un monde bien plus vaste, étranger et hostile, disons la nature, qu'il lui surimposait avec autant d'acharnement ses médiations symboliques, par lesquelles le soleil et la lune lui devenaient une mère et un père, par lesquelles telle borne marquait la frontière de son territoire, limité, circonscrit, qu'il connaissait comme lui-même ? Ne sommes-nous pas devenus plus insensibles, inconscients ? Ou bien encore, la réalité n'est-elle pas, plus que jamais, un mystère et une opportunité, le terrain pour de nouvelles conquêtes, de nouveaux questionnements - grâce, bien sûr, à la technique ? Prenons le covid.. Le covid est un phénomène naturel, en tout cas réel, même s'il a été fabriqué en laboratoire. Mais le covid est aussi, indissociablement, un phénomène technique, même s'il n'a pas été fabriqué. Il existe pour nous seulement (et impérativement) dans la mesure où nous sommes capables d'identifier cet agent pathogène, d'étudier sa chimie, de suivre son évolution. Parce que cet agent intervient dans un monde "médiatisé", "hyperconnecté" et que ce sont ces structures médiatiques, scientifiques, administratives, industrielles, ces chaînes logistiques, etc., qui sont amenées, tout à la fois, à produire, à comprendre et à réagir à cette donnée : l'émergence d'un virus présentant telles caractéristiques et ce que ça signifie pour tel système juridique, etc. Nos ancêtres n'auraient pas identifié cet agent, ils ne concevaient pas l'existence de virus et en tout cas, ça restait de l'ordre de l'invérifiable. Leur possibilité d'action ne se trouvait pas là, bien qu'ils eurent sans doute remarqué le phénomène épidémique, la transmission d'un mal. Nous, nous avons pu, et même, nous avons dû suivre en direct les contaminations quotidiennes, l'évolution en différents variants et leur compétition morbide à travers la planète, tout ceci étant immédiatement solidaire des réalités humaines et des questions engagées alors, par la crise hospitalière, les politiques de santé, la politique mondiale, le jeu des marchés, la vaccination, obligatoire ou non, accessible ou non,.. Personne dans cette affaire ne peut plus démêler le naturel du technique, pas plus que le technique de l'humain, jusqu'au plus existentiel, la mort de nos proches. Les intellectuels, je pense à Bruno Latour, ont beau jeu de déclarer que "nous n'avons jamais été modernes", d'assimiler naturel et technique. Ils consacrent intellectuellement une situation de fait, singulière dans l'histoire humaine mais impérative, incontournable - pour nous, désormais, dans ces conditions. Il n'y a aucun progrès dans cette pensée, simplement un décorum intellectuel, comme si c'était un choix, intellectuel et courageux, de ne plus distinguer ce qui est technique de ce qui est naturel. De toute façon dans ce contexte la pensée cesse de pouvoir être une force de questionnement et une puissance de mise en forme collective. Nous voilà soumis aux faits incohérents et absurdes, sans échappatoire que de les reconnaître ; le refus des réalités de ce monde ne peut qu'aggraver encore le divorce, notre folie. Et la médiation symbolique est renvoyée à sa juste place : une extravagance de l'imaginaire, au mieux une tentative de l'évolution, plus vraisemblablement un accident. Finalement : un divertissement. Pour combien d'entre nous seul un film ou une série peuvent encore faire vibrer l'écho d'une vie complète. Nous devenons présents aux images préférentiellement à la réalité - il fallait bien trouver un débouché à cette conscience inutile et encombrante. Car que pouvons-nous connaître de la réalité ? Et quelle conscience a le quidam moyen de la façon dont fonctionne le monde dans lequel il vit ? Ses capacités d'analyse et de prise en main sont déjà submergées par son travail. Il connaît sa situation, qu'il tente de maîtriser, qu'il subit très largement ; le reste n'obéit à aucune règle. Son inconnu est là, dans ce milieu socio-technique - son avenir se joue dans tel dispositif, telle salle de gestion de crise, tel mécanisme du marché dont personne ne peut décider à l'avance comment il va jouer. L'homme n'a plus connaissance du droit, il ignore la loi, une loi elle-même produit aléatoire et anonyme d'un gigantesque ensemble dont le jeu subtil est imprédictible, tout comme les effets finalement produits, par telle ou telle loi, règlement ou circulaire, sur les systèmes techniques et les corps sociaux qui en dépendent. Mais nous nous trouvons alors dans la situation paradoxale où la réalité est plus que jamais, évidemment, une construction sociale. Je peux changer de sexe : le genre est un choix. "Tout est politique." Or cette construction lui échappe et le dépasse infiniment. Ce qui était son ordre propre, son connaissable est devenu son étranger.
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J'ai quelques souvenirs assez solides de La construction sociale de la réalité pour l'avoir étudié et pas seulement lu. C'est-à-dire qu'à l'époque, pendant quelques mois, je devais conduire une enquête et m'appuyer sur ce livre pour constituer le cadre théorique, les hypothèses de recherche, etc. C'est un livre clair et pratique - comme souvent avec les anglo-saxons, plus pragmatiques que nous. Cela dit il s'agit vraiment d'un "manuel" à destination des étudiants ou des curieux de sociologie, comme en produisent souvent les chercheurs ; réussir à s'imposer comme manuel incontournable pour les étudiants, c'est s'assurer une réputation et une rente éditoriale ne serait-ce qu'avec les bibliothèques universitaires. Mais c'est donc aussi un livre dont on a lissé les difficultés pour le rendre le plus pédagogique possible. Il en va autrement chez Castoriadis, qui ne présente pas les résultats de ses recherches mais dont les livres sont la recherche "en acte", même si L'Institution imaginaire est sans doute le plus synthétique de ses ouvrages (contrairement aux Carrefours du labyrinthe qui sont vraiment un caléidoscope où se percutent l'histoire, la linguistique, la psychanalyse, l'actualité et la géopolitique, la sociologie...). Je ne sais pas si un tel ouvrage, une telle méthode te parleront. Je pense que tu as un rapport plus scientifique, "sciences dures" aux livres que tu lis. Entrer dans l'oeuvre de Castoriadis, l'étudier, c'est s'engager dans un dialogue qui pourrait durer des mois, des années. C'est entrer dans une relation personnelle avec l'auteur, bien que celui-ci ne puisse plus nous répondre. Ce qui n'exclut pas qu'il y ait des idées dont on puisse rendre compte. Mais c'est autre chose qu'un article de physique ou de biologie.
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Bonjour DU, Loin de moi l'idée de faire de la lecture de tel ou tel auteur un prérequis pour la discussion en général, ma remarque voulait seulement dire qu'une discussion sur telle référence, tel livre, sans qu'on l'ait lu, n'a pas de sens. Je ne pouvais donc pas poursuivre sur le contenu ou la méthode de L'Institution imaginaire de la société, dont pourtant j'adorerais avoir l'occasion de discuter. Par ailleurs je ne peux que t'encourager à aller à la source, si ça te semble suffisamment intéressant, car le résumé que tu as mis en lien n'offre qu'une entrée très réduite et assez plate sur le travail colossal de ce penseur (philosophe, anthropologue, historien...). Et peut-être nous retrouverons-nous un jour pour batailler à son sujet ? A +
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Je comprends parfaitement ce que tu exprimes ici, le plaisir de mettre à l'épreuve une compréhension livresque, de se confronter à d'autres, vivants, réels, après l'étude solitaire et ses illuminations, ses grisailles aussi. C'est on ne peut plus normal. En revanche je ne trouve pas que renvoyer à des lectures soit forcément improductif. Il y a deux choses, deux cas (je me permets ce hors sujet...). Il y a celui qui est habité par un questionnement. Il ou elle ira aux sources, c'est seulement ça qui l’intéresse. Pas l'opinion, pas l'aspect vivant de l'échange ici sinon en ce qu'il peut renvoyer à quelque-chose de plus solide, de plus substantiel. La discussion peut aussi devenir substantielle ici bien sûr, mais c'est l'exception. Elle est généralement de pure forme (comme maintenant ; pour qu'elle ne le soit plus, il faudrait qu'elle devienne relation personnelle, engagements réciproques, etc.). Une discussion de pure forme, c'est une esthétique que chacun conduit dans son coin mais avec les autres, qui donne ce joyeux bordel. Bref. Mais donc, il est possible aussi de croiser des gens qui sont effectivement habités par un souci, assoiffés d'une réponse. Pour ceux-là il n'est pas évident de s'orienter dans la littérature contrairement à ce que tu dis, à mon avis. Un vrai questionnement, une personne habitée par un problème et qui doit encore découvrir quel est vraiment ce problème, ça n'implique pas qu'elle sache utiliser une base de donnée ou qu'elle soit à l'aise avec la lecture en général - et de toute façon, elle ne s'arrêtera pas. Si elle vient à nous croiser, cette personne, il n'y a rien de mieux que la renvoyer à des autorités, pour autant qu'on puisse le faire. Et puis, sauf ces assoiffés qui passent comme des comètes, il faut encore penser à tous ceux, plus ambivalents, plus proches de nous (la plupart d'entre nous) susceptibles de s'intéresser à telle autorité mentionnée par tel intervenant parce que la discussion sera devenue suffisamment intéressante. Chacun évalue comme ça constamment l'intérêt que peut présenter telle source mentionnée ici ou là. Et personne n'est fermé à ce qu'une discussion devienne plus stimulante, plus passionnante. Et enfin, mentionner une autorité n'est jamais échapper au débat en fait. C'est élargir. Cet élargissement fait parfois peur, "pourquoi il mentionne untel, il faudrait que je lise ça, qu'est-ce que c'est encore, et pourquoi je le ferais.." Souvent c'est improductif parce que la personne se braque, elle se sent attaquée, ou bien elle s'en fout tout simplement. Alors que du point de vue de celui qui indique la référence, c'est autre chose, un enthousiasme, une découverte, etc. Mais même si ça ne marche pas. Si cette découverte n'est pas partagée. Tant pis. Alors au moins c'est là. Ce n'est pas perdu.
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Vous voulez des arguments contre. Je vous dis : prenez la Rome antique. Est-ce une réalité ou une construction sociale ? Réponse : les deux. Revoyez donc votre conclusion manifestement erronée. La discussion s'arrête donc là..
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Pas tout à fait dès lors que la réalité inclu la (des) construction sociale. Celle-ci est réelle. La Rome antique a fait partie de la réalité, a constitué une réalité (d'ordre historique, sociologique, juridique,...).
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Sauf ton respect, je ne comprends pas très bien pourquoi tu te lances dans de tels sujets si tu n'as pas le temps de lire. Pourquoi viens tu perdre une seconde ici plutôt que la consacrer à tes lectures ? pourquoi ton impulsion te pousse t elle ici plutôt qu'à l'étude ? D'autre part, si tu n'as vraiment pas de temps à y consacrer, autant aller à l'essentiel : tu peux zapper Burger & Luckman (qui ne font que donner un livre de recettes de prêt à penser pour l'académicien en herbe devant faire ses preuves, niveau L2 ou L3) et t'attaquer directement à l'un des plus hauts sommets de la pensée française de notre temps : L'Institution imaginaire de la société, Castoriadis (et si tu lis attentivement, tu devras lire l'intégralité de l'oeuvre de cet auteur pour situer correctement cette pensée, et repenser son contexte, etc.). Là oui, tu auras matière. A +
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la France va former "jusqu'à 2 000 soldats ukrainiens" sur son sol
Loufiat a répondu à un(e) sujet de ouest35 dans International
C'est le régime Russe qui est en train de risquer nos vies en menaçant l'Europe de destruction pure et simple si son entreprise en Ukraine est mise en échec... mais ce régime est déjà enlisé et en échec chez son voisin, on imagine mal les russes traversant le Rhin, c'est pas pour demain non plus qu'ils emploieront l'arme nucléaire, même en Ukraine, d'ailleurs les ukrainiens n'ont pas peur de ça, de toute façon ça les changerait pas beaucoup de ce qu'il se passe déjà chez eux jour après jour. -
Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Le même raisonnement s'applique à l'inverse, les américains faisant progresser leurs influences pour contrer tel ou tel régime menaçant leurs intérêts... pourquoi n'appliquerait-on pas aux États-Unis et à l'Otan le même raisonnement ? C'est ce que je reproche à ces arguments qui par ailleurs sont entendables, que ce conflit ait des raisons stratégiques (mais dans quelle stratégie s'inscrit-il ?). Pourquoi le raisonnement s'arrête-t-il souvent à la Russie, pourquoi on considère plus rarement les raisons qui ont pu pousser les américains et/ou leurs alliés à agir ici ou là de telle ou telle façon, ou les raisons qui ont pu pousser tel pays frontalier de la Russie à contracter des alliances avec les puissances occidentales ? Ce qui ne veut pas dire justifier... comme tu le dis très bien pour la Russie... expliquer ne justifie pas... pourtant certains semblent hermétiques à toute explication des stratégies occidentales, ils ne veulent pas entendre pour quelles raisons l'Otan a bien pu s'étendre vers l'Est, à croire que l'URSS était un empire paisible et inoffensif, ou que tel ou tel autre régime ayant eu maille à partir avec les occidentaux, n'avait rien d'inquiétant pour les intérêts des nations occidentales... bref le monde était-il beau et gentil jusqu'à ce que les américains viennent y foutre la merde de façon totalement arbitraire ? -
On ne peut pas parler de construction sociale sans s'interroger sur la réalité et sur la nature. Et si je peux disserter sur l'idée que j'ai de la réalité, son histoire et sa forme dans l'imaginaire et l'intelligence aujourd'hui, il reste que cette notion désigne quelque-chose qui dépasse sa représentation, la représentation. Alors disons que la réalité est un mystère que nous ordonnons (relativement), "contrôlons" et parvenons à maîtriser (relativement) au moyen de représentations. Au moyen d'institutions. Ce faisant nous manifestons un certain "pouvoir" sur et au sein de la réalité, celui de l’institution, de la "construction sociale". Quasi-modo réfléchit sur la folie. La fou vivant au contact brulant d'un abîme dont les autres détourneraient le regard grâce aux conventions. Mais je crois que c'est l'inverse. Le fou est pris dans les filets de la représentation. Il ne trouve plus de borne extérieure, plus de respiration, tout est représentation comme une fractale pourrait se dérouler à l'infini, sans aucune limite. C'est la représentation qui torture davantage que la réalité, c'est la représentation régnant en despote arbitraire sur l'esprit. L'idiot est plus proche, plus au contact de la réalité que le fou. Le fou manifeste au contraire la puissance de la psyché, de la représentation. S'il vit proche d'une réalité, c'est celle de la représentation dans son arbitraire, c'est l'abîme de l'imaginaire qu'il rend évident et consistant aux yeux de tous.
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la France va former "jusqu'à 2 000 soldats ukrainiens" sur son sol
Loufiat a répondu à un(e) sujet de ouest35 dans International
Les assassinats de journalistes ont été au menu du Kremlin ces dernières années mais c'étaient les services de l'Etat qui s'en chargeaient directement, ce qui est sans doute moins terrorisant... -
la France va former "jusqu'à 2 000 soldats ukrainiens" sur son sol
Loufiat a répondu à un(e) sujet de ouest35 dans International
Comme les hôpitaux français faisant l'objet d'attaques informatiques qui paralysent des services entiers ? -
Je pense qu'en poussant ce sujet, la question deviendra : quelle est la valeur de nos constructions sociales. Plutôt que "qu'est-ce que la realité" où on va se casser les dents, le sujet gagnerait peut-être à ce qu'on commence par définir une "construction sociale". De quoi parle-t-on ? Mais le sujet pose la question du rapport entre construction sociale et réalité. Si je parle par exemple du genre : le donné biologique et sa signification pour les groupes. Je vois que le donné biologique fait déjà en soi l'objet d'une construction sociale (je pense un "donné biologique" en des termes qui font intervenir l'histoire de la pensée, l'évolutionnisme, la biologie, générique, etc.) Comment puis-je me mettre hors de la construction sociale, ou de la réalité, pour examiner les rapports de l'un à l'autre ? Et réciproquement, comment discerner ce qui relève d'une "construction sociale" sans faire intervenir une certaine intuition, a contrario, de ce qu'est la réalité ? Quel est le critère qui distinguera ce qui est socialement construit ? L'histoire ? L'imaginaire ? L'artificialité ? La convention ?...
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Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Comédie dramatique désopilante du Kremlin aujourd'hui ! A suivre : thriller onusien -
Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Si c'était le cas, s'il y a des négociations en vue d'une partition de l'Ukraine il ne pourrait pas l'afficher publiquement de toute façon, pas maintenant, en pleine contre-offensive alors qu'il s'agit de pousser à fond leurs avantages tant qu'il est temps. Mais la reprise de la Crimée ne me semble pas sérieuse, davantage une affaire de communication. Il faut aussi être en mesure d'amener le régime Russe a négocier sans quoi rien n'est possible a part se faire dérouiller la tronche et dire oui oui.. -
Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Du point de vue de Poutine ? Quel est la légitimité de ce point de vue ? Lui-même est obligé d'organiser des référendums fantoches pour faire valoir ce "point de vue". Le régime Russe s'en réfère donc à la libre volonté du peuple... On sait que c'est une énorme blague mais voilà, ils en sont là. Le point de vue de Poutine, il s'agit précisément de ne pas le laisser s'imposer par la force et la terreur. Laissez donc la Chine et la Turquie faire dans la médiation, ce n'est pas le rôle de la France dont la sécurité nationale comme celle de ses alliés immédiats est effectivement impliquée en Ukraine. -
Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Il y a de ça dans l'opinion publique. Mais il y a d'autres choses plus importantes pour la politique. Les guerres en Tchétchénie arrivent alors que l'URSS vient de s'effondrer et que les relations Occident - Russie sont en train de se normaliser et promettent un avenir radieux (économiquement, politiquement..). C'est un conflit local dont les répercussions possibles sont faibles. Et personne en Europe ne voulait que cette région se transforme en post avancé de l'islam politique. Puis il est faux de dire qu'il n'y a eu aucune condamnation. Mais ces réactions ne sont pas comparables à ce qu'on voit actuellement c'est vrai. En même temps les enjeux pour l'Europe sont bien plus importants. Il ne s'agit plus de l'URSS décadente et effondrée mais d'un régime affermi, qui démontre tous les jours sa puissance et qui avance explicitement depuis 10 ans contre les intérêts occidentaux y compris sur des terrains militaires. La Russie de 2022 a un autre visage que celle de 1999. Et ce n'est plus l'invasion d'une république aux frontières orientales de l'Europe mais d'une nation au centre de l'Europe, avec des répercutions économiques et politiques immédiates pour l'Europe, l'Afrique, etc. Alors oui pour le français moyen l'identification est bien plus évidente avec les ukrainiens qu'avec les tchétchènes ou les syriens, c'est certain, mais réduire ce qui arrive à une question de racisme ça ne marche pas non plus. -
Pourquoi les tirs mortel des policiers sont ils en hausse
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Lechnomluc dans Société
Les refus d'obtempérer ont explosé. Et la gendarmerie connaît le même phénomène. -
Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Qui n'a pas encore compris que cette opération était un échec de A à Z ? ... dont les conséquences pour les peuples de Russie et d'Ukraine pourraient se calculer en centaines d'années. -
J'ai trouvé le témoignage intéressant. Après, sur le partage en général, le sujet est vaste
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Hello, A la lecture, je suspecte qu'il y ait un certain consensus dans ces parcs états-uniens, suivant, peut-être, une certaine idéologie (classes aisées, gauche...), pour dire que les jouets sont mis en commun dans cet espace. D'où l'effet provoqué par un refus et le sens de ce refus pour cette mère (jusqu'à en faire un "billet"). Vu d'ici, ça semble un peu bizarre. Évidemment qu'il peut dire non. Et, surtout, évidemment qu'il ne faut pas enseigner aux enfants à se laisser dépouiller avec le sourire. Faire du partage un dogme, un impératif (suivant cette certaine idéologie états-unienne) ne peut qu'entraîner des frustrations et du ressentiment. Un partage qui n'est pas le fruit d'un choix (où donc on pourrait aussi dire non) ce n'est plus un partage.
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@justicesociale1 mon commentaire était ironique.. L'Ukraine est bien évidemment une nation européene... Sauf a parler d'Union européenne, quand on parle d'Europe on évoque l'aire géographique et culturelle, dans laquelle on distingue Europe de l'Ouest, Europe de l'Est, etc. Tout cela est encore l'Europe.
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Oui tu as raison l'Ukraine c'est l'Asie et un peu de Moyen-orient mais rien à voir avec l'Europe...
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Où, quand, comment y a t il du "wokisme" dans les écoles ? Je veux bien des exemples précis, circonstanciés. C'est l'occasion de nous montrer a quel point vous êtes documenté. Le "wokisme" ne correspond, à mon avis, à aucune volonté de cretinisation mais vient plutôt de la perception chez certains (nombreux) de l'écart entre des prises de consciences et l'évolution sociale et juridique. C'est un activisme qui entend court-circuiter le droit et les institutions en s'adressant directement aux individus, dès le plus jeune age s'il le faut. De là viennent toutes les dérives qui y sont associées. Le noeud du problème reste donc à mon sens le rapport de la population au droit et aux institutions. Est-il utile de préciser que le problème ne vient pas en fait de la population, mais de ce qu'est devenu le droit.
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Questions de vocabulaire, à vocation philosophique
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Ambre Agorn dans Philosophie
Vous avez peut-être raison dans certains cas mais en fin de compte ça reste à mes yeux une vision de soixante-huitard attardé, étriquée et suspecte. Prenez l'exemple de Sadghuru. Connaissez-vous ? Cherchez sur youtube vous trouverez des centaines, des milliers de videos. Même des applications pour smartphones. Quelqu'un qui se situe dans l'exacte continuité d'une tradition pluri-millenaire et qui est en même temps un esprit combatif et inventif comme peu s'en rencontrent. Fondateur d'une ONG regroupant des dizaines de milliers de membres, guru dispensant sans cesse ses enseignements, toujours en voyage, toujours dans la création, affectant quotidiennement les existences de plusieurs millions d'Indiens et d'étrangers partout dans le monde. Faut-il marketter pour s'adresser aux jeunes ? Il ne rechigne pas. Faut-il passer par le marché et les nouvelles technologies ? Il est là. Il débat devant des neuro, des psys, etc Il gagne, il avance. Mais qu'y a-t-il au départ de "Sadghuru" ? Une expérience qui est en tous points conforme à ce que décrit la multitude des "libérés". Une extase. Un éveil. Le bien suprême, etc. Prenez un Gandhi. Et tant d'autres qui ne correspondent en rien au soupçon que vous insinuez, sauf a fausser toutes les données premières de l'expérience pour y substituer le soupçon. Il faut en prendre acte. Cela existe. Les conclusions à en tirer, je l'ignore. Mais c'est un fait de la vie humaine. Se présentent devant nous des êtres qui, semble-t-il, ont connu, ont été le lieu d'un événement que tous décrivent en des termes très proches et qu'ils qualifient de libération, avec un certain sens.
