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Totof44

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Tout ce qui a été posté par Totof44

  1. Totof44

    Lecornu 1er ministre

    Tout à fait, mais aussi un souhait d'alternance. Ce à quoi Macron a répondu qu'il allait se mettre dans la main de le Pen pour éviter l'alternance. Soit tout le contraire de ce que dictaient les urnes. Ce qui était légitime, c'était un gouvernement dirigé par la gauche et des majorités front républicain texte par texte. Donc des compromis avec le centre comme je me tue à le répéter sur tous les tons aux melenchonistes. Je ne me rappelle plus de sa prose. Il disait quoi ? Une nouvelle façon de gouverner ? Parce que si c'est ça il nous a fait le coup lors de sa première élection, pendant les gilets jaunes, pendant le covid, lors de sa réélection, après les législatives de 2022, après celles de 2024 et là encore maintenant. Ce qu'ils ont tenté de faire en renversant Barnier, certains ont même fait preuve de beaucoup de bonne volonté avec Bayrou qui n'a pas tenu ses promesses et ils tenteront à nouveau de faire entendre raison à Sa Majesté lors de l'ouverture de la session parlementaire. Qu'en fera Macron ? Peut-être... Et encore... Néanmoins les articles 8 alinéa 1 et 19 disposent clairement que le pouvoir de nomination du premier ministre est propre au chef de l'État, donc que c'est lui qui a la main et qui donne le la. Les autres ne peuvent que faire qu'en fonction de ses désidératas. Et si Macron a violé la constitution en prétextant les JO pour ne pas se soumettre à ses obligations c'est uniquement par petit calcul politicien et il n'a jamais envisagé de médiation entre la représentante du NFP Lucie Castets et le principal représentant du bloc central Gabriel Attal. Son seul souci c'était de se prostituer auprès de l'extrême droite. Ce que je comprends c'est que tu es plus patient que moi. Il a tenté un premier ministre issu d'un parti rabougri qui a perdu un tiers de son effectif aux législatives, qui est arrivé derrière les trois coalitions et qui a refusé de participer au front républicain pourtant seul véritable vainqueur. Échec. Un autre, soit disant centriste, joue des coudes pour avoir la place et négocie avec le PS. Ça passe un temps mais tombe après avoir multiplié les fautes de communication, un scandale, une promesse non tenue et un projet mortifère. Moins d'un an. Tu lui laisses une cartouche de plus, moi je considère qu'il n'y a aucune raison de penser que Lecornu tiendra jusqu'en novembre. Le Pen est déterminée à provoquer des législatives coûte que coûte, LR, on l'a vu, est très divisé sur le soutien au macronisme, le bloc dit "central" ne cache plus ses divisions internes et beaucoup en son sein ne peuvent plus voir Retailleau en peinture, Mélenchon veut une présidentielle et voudra instaurer par tous les moyens un joyeux bordel, les verts et le PC partent sur une censure, et même le PS devrait probablement la voter. Alors qu'un gouvernement dirigé par quelqu'un comme Boris Vallaud (issu du NFP arrivé en tête des législatives, président du groupe parlementaire qui se trouve au barycentre du front républicain, faisant le lien entre PS de gauche et PS hésitant) pouvait avoir une chance de tenir. On avait le soutien des verts, du PCF, du PS et de LIOT, des insoumis qui tirent à boulet rouge mais attendent avant de voter la censure, le modem et l'aile gauche de ensemble qui se rendent à l'évidence qu'une inflexion est souhaitée, quant au centre droit et à l'aile libertarienne, ils doivent reconnaître que c'est aux voix de la gauche que la plupart d'entre eux doivent leur élection, qu'ils ont pour beaucoup été élus contre le front national et pas pour pactiser avec, qu'il n'y a plus de majorité possible sans la gauche (sauf à réaliser une union des droites) et qu'en cas de dissolution il est probable que la coalition ensemble ne préserve qu'une cinquantaine de sièges. Donc environ 200 ou 250 voix pour la censure à droite sur 289 nécessaires. Là maintenant on peut se demander ce qui se passera quand Lecornu tombera. Parce que c'est inéluctable.
  2. Totof44

    Ciao François (Bayrou)

    Mais je suis entièrement d'accord avec tout ça. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi le chef s'autoproclame meilleur candidat, pourquoi il n'existe pas d'instance représentative des militants, pourquoi c'est sa petite cour qui décide en petit comité qui peut être ou non candidat... Et pourquoi ce refus du respect du débat parlementaire illustré par tout le programme rien que le programme... Alors que nous n'avons qu'un tiers des députés. Je suis désolé mais je retrouve beaucoup de Macron dans sa pratique du pouvoir.
  3. Il n'empêche, notre choix ne peut se faire qu'après le filtrage opéré par les partis, il est influencé par les medias, eux-mêmes influencés par les sondages, eux mêmes reflétant une opinion publique influencée... La question du financement des campagnes et des partis se pose aussi, même si la situation est loin d'être aussi inquiétante chez nous qu'aux USA, les résultats restent relativement corrélés aux coûts des campagnes. Suit le mode de scrutin qui pousse au vote utile au premier tour et qui amène un choix forcé au second. Pire, chez nous une élection vaut chèque en blanc puisque le grand décideur n'engage jamais sa responsabilité politique. Il peut passer en force là où il est minoritaire, ne pas tenir ses engagements, improviser des réformes qui n'apparaissaient pas dans son programme... Ni le dialogue social, le débat parlementaire, ni les votes sanctions ne l'effraie. Et s'il faut interpréter largement la constitution pour forcer, qu'à cela ne tienne. Donc oui, il est pertinent de se demander si nous détenons un cinquante millionième de souveraineté chacun. L'une des causes s'appelant le scrutin majoritaire. Puisque c'est lui qui construit des majorités artificielles de godillots plus soucieux d'obtenir l'investiture par le parti de Sa Majesté que de veiller à l'application du programme.
  4. Ce n'est pas qu'une question de vote sur des propositions. Le processus législatif se fait en plusieurs étapes : _ initiative _ inscription à l'ordre du jour _ amendements _ discussion _ vote Les 4 précédentes ne sont pas moins importantes que la dernière. Pour que l'ensemble du processus de délibération puisse être direct, il faut une micro société.
  5. On serait une société de 100 individus, je serais d'accord, on pourrait envisager de tout gérer directement. On est 65 millions. On ne peut pas faire sans représentation. Même si je suis pour des outils de démocratie participative.
  6. Totof44

    Lecornu 1er ministre

    Ils n'ont pas eu leur mot à dire parce qu'ils se sont soumis au résultat des urnes. Oui, les opposants ont leur part de responsabilité en refusant tout compromis. Mais ils ne sont pas les seuls. Le premier à les refuser, c'est Macron. Qu'est-ce qu'il leur reste à part la censure ? Ils jouent avec une règle du jeu qui pousse tout le monde à camper sur ses positions, et cette règle c'est l'hyperprésidentialisme. Donc, tant que la présidentielle ne sera pas passée, on n'aura pas de compromis et donc un blocage. Et comme ce blocage a été initié par macron et qu'en plus il y a huit jours il a achevé de montrer qu'il refuse le principe même d'alternance, j'en arrive à la conclusion qu'il doit partir. Conclusion à laquelle je n'arrive que depuis mardi soir. J'étais contre sa démission lors des gilets jaunes. J'étais contre sa démission après les dernières legislatives, je disais même que s'il la remettait, il ferait sa dernière connerie. Avant, il me semblait que le plus légitime était de chercher un autre curseur de majorité. Avant, je ne voyais pas d'inconvénients à une cohabitation. C'est lui qui la refuse. Je ne vois donc aucune sortie de crise avec macron dans l'équation. Les insoumis ont brûlé un feu rouge, leur proposition de destitution suite à la chute de Bayrou était un parfait non sens. Macron leur donne toute crédibilité. Un plan serait un gouvernement technique qui ferait passer un budget pour 2026 en reprenant peu ou prou celui de 2025 avec une mise à jour tenant compte de l'inflation et en faisant supporter ce très léger surcoût par les plus fortunés. Un référendum en janvier ou février pour proposer un scrutin proportionnel aux législatives. On laisse se tenir les municipales en mars. Macron dissout et démissionne dans la foulée. Premier tour des législatives, une semaine plus tard second tour des législatives et premier tour de la présidentielle en même temps, deux semaines plus tard second tour de la présidentielle et on repart sur une base saine avec un an d'avance.
  7. Aux dernières européennes, le programme le plus proche de mes idées était celui du parti pirate. Mais aucune chance qu'il atteigne le seuil de représentativité quand dans le même temps les verts français étaient menacés de disparaitre du parlement européen. J'ai dû me résigner. À la présidentielle, j'ai dû voter pour un candidat qui porte le programme qui me représente le plus bien que ce candidat ne soit pas un grand démocrate. Au second tour, j'ai le choix entre deux candidats que je rejette et on a voulu me forcer à changer mon vote, comme pour la moitié des autres électeurs. Même si l'auteur du sujet propose une solution farfelue, il y a un vrai sujet. Un système qui dresse une majorité contre une minorité dans un vote bloqué géant, interdisant toute nuance ? Un référendum sans délibération n'est pas démocratique.
  8. Donc si je comprends bien on peut avoir un ministre des finances qui prône la rigueur budgétaire, un ministre de l'économie qui veut faire de la relance par la consommation et du protectionnisme, un ministre des affaires étrangères mondialiste, un ministre de l'agriculture qui veut tout déréglementer, un ministre de l'écologie qui prône la règle verte et le principe de précaution, un ministre de la santé qui veut en finir avec les déserts médicaux et un ministre de l'aménagement du territoire qui veut rationaliser les coûts des infrastructures ? Quelle cohérence !
  9. Née d'une crise de régime, la Vème République est à son tour au bord du gouffre. D'une secousse le 21 avril 2002, l'hyperprésidentialisme, le mépris du résultat du référendum de 2005, les innombrables renoncements à partir de 2012, la négation du résultat des urnes en 2024 et maintenant une incapacité pour tout gouvernement de conduire les affaires du pays de manière apaisée sont autant d'événements qui doivent inquiéter toute personne attachée à la République car celle-ci vacille de plus en plus. La défiance des citoyens à l'égard des élus et institutions ne cesse de croître, chaque gouvernement ayant depuis des décennies une assise électorale plus faible que le précédent et les mouvements insurrectionnels semblent désormais apparaître comme seule solution pour se faire entendre et obtenir gain de cause. Faire l'impasse sur cet enjeu ferait de nous les spectateurs impuissants d'un possible effondrement de notre régime, pour le meilleur... ou pour le pire. La démocratie est un idéal imparfait visant à permettre un dialogue constructif entre tous pour aboutir à des prises de décisions qui aillent dans le sens de l'intérêt général, et trancher de façon apaisée les désaccords. Nous dénonçions jadis la dictature de la majorité, à présent c'est celle d'une minorité qui s'agrippe illégitimement au pouvoir malgré les contestations populaires, les pétitions, l'opposition des corps intermédiaires, l'opposition des parlementaires et même les revers électoraux. La stratégie du choc joue à plein pour tenter de décrédibiliser l'idée même d'alternance politique pendant que les oppositions se radicalisent. Et pour cause ! tous les chefs de file d'opposition ne pensent qu'à la prochaine présidentielle croyant avoir une chance de régner avec la double majorité présidentielle et législative. Aucun ne veut véritablement prendre le risque de gouverner et de subir l'impopularité avant l'élection reine, le tout en ayant une marge de manœuvre plus faible que jamais. Le suffrage populaire quant à lui, se retrouve confisqué, pris en otage par le chantage au vote utile et celui du front républicain. Ce n'est donc pas seulement la République qui est menacée, mais carrément l'idéal démocratique lui même. Il est temps d'imposer désormais une lecture parlementaire de notre Constitution. De fermer les portes qu'elle laisse dangereusement ouvertes au monarque républicain qui tend de plus en plus à se conduire en despote et en autocrate. Le Président de la République doit retrouver sa position d'arbitre au dessus des clivages, le Gouvernement doit pouvoir déterminer et conduire la politique de la Nation en engageant réellement sa responsabilité devant la Représentation nationale et non devant le monarque. Le Parlement doit retrouver sa capacité de délibérer, de discuter, d'amender et de voter les lois, d'évaluer sérieusement les politiques publiques et de contrôler efficacement l'exécutif. L'Autorité judiciaire doit être réellement indépendante des pressions du pouvoir politique. Et le Peuple français doit redevenir le véritable Souverain et intervenir directement lorsqu'il apparaît qu'il est mal représenté. Mais la VIème République, à ce jour, n'apparaît pas comme une solution. Premièrement parce qu'elle commet une erreur d'analyse. Comme montré, ce ne sont pas tant les fondements de notre régime (un président arbitre pouvant solliciter le suffrage universel, un gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation, un parlement bicaméral et rationalisé qui légifère et contrôle l'exécutif, une autorité judiciaire indépendante) qui engendrent cette crise mais la pratique du pouvoir permise par des failles de notre norme suprême. Deuxièmement parce qu'il apparaît absurde d'acter la mort d'un régime sans connaître ne serait-ce que les grandes lignes de celui qui lui succèdera et a fortiori l'interprétation et la pratique qui en découleront. Et de fait, une fois passée la critique de l'hyperprésidentialisme, il n'y a aucune unité chez les sixiemistes. Plutôt qu'un grand bond dans l'inconnu, il apparaît alors plus sage de moderniser et de corriger les principales imperfections d'un texte existant après avoir analysé les principaux dysfonctionnements institutionnels. Ce qui nous amène à la troisième raison : la VIème n'est pas et ne peut pas être un projet politique étant donné la très grande diversité des ébauches que présentent ça et là ses partisans qui n'ont guère en commun qu'un numéro. Comme elle n'a aucun contour, le processus constituant originel ne peut pas être appelé par la voie du vote populaire. Comme tous les régimes passés, elle ne s'imposera que comme la moins pire des solutions le jour où nous connaîtrons une crise insoluble dans le cadre institutionnel actuel. Ce n'est pas un hasard si jamais un peuple ne s'est levé un beau jour en adhérant massivement à un changement institutionnel radical. Ceux ci n'interviennent que dans contextes de crises graves et insolubles. Quatrièmement parce que prétendre qu'une alternance politique peut engendrer un processus constituant originel, c'est vider de son sens la constitution. Un chef d'État qui prétendrait pouvoir disposer d'une constitution sur mesure doit inspirer la plus grande défiance. La constitution doit être et rester une norme fondatrice et largement partagée, donc n'être retouchée, ajustée ou modernisée qu'avec la plus grande des précautions et dans une démarche de recherche de consensus trans partisan. Il ne faut pas céder au fantasme d'une constitution parfaite. Cinquièmement parce que la démarche constituante est nécessairement illégale. La VIème, comme les régimes précédents, naîtra avec sa dose d'illégalité. 67 ans après la naissance de la Vème, les vices de forme peuvent être considérés comme prescrits. Ce qui ne sera pas le cas d'un nouveau régime qui fragilisera notre République. Hors, lorsque la démocratie est convalescente et que le fascisme vient à son chevet, c'est rarement doté d'intentions humanistes. La réforme constitutionnelle doit donc passer par la voie de l'article 89 et se conclure par un référendum. Ce qui n'interdit en rien une collaboration citoyenne à l'exercice constituant dérivé par la convocation d'une convention tirée au sort. Cette réforme doit se fixer les objectifs suivants : 1) couper le lien hiérarchique que la pratique, et non le droit, a instauré entre le Président de la République et le Premier ministre ; 2) consolider l'État de droits et prévenir toute tentative de basculer dans le despotisme et l'illibéralisme ; 3) adoucir les outils de rationalisation du parlementarisme et renforcer les moyens de contrôle afin de que la Représentation nationale ne soit plus marginalisée dans le processus législatif ; 4) tendre vers une meilleure représentativité du Parlement, protéger les droits de l'opposition et lutter contre les effets pervers du fait majoritaire ; 5) apporter les conditions favorisant un travail législatif de qualité ; 6) moderniser le Sénat et le CESE ; 7) permettre une participation citoyenne pour passer d'une démocratie intermittente à une démocratie continue ; 8 ) renforcer l'indépendance de l'Autorité judiciaire _ en adaptant le Conseil constitutionnel à ses nouvelles missions, _ en mettant fin à la relation incestueuse entretenue par l'organe suprême de justice administrative avec l'exécutif _ en repensant le statut du Parquet _ en rendant le Président de la République et les membres du Gouvernement effectivement responsable pénalement 9) démocratiser et débloquer la procédure de révision constitutionnelle 10) encadrer les prérogatives des autorités administratives indépendantes, éviter d'alimenter l'idée qu'il existerait un "Etat profond" ; 11) intégrer l'enjeu environnemental dans la norme suprême
  10. Un sujet qui date un peu, mais c'est intéressant d'y revenir maintenant. Alors ce référendum ? Enterré. Comme toutes les fois où le Roy a promis une nouvelle façon de gouverner. Je lui en suggère deux quand même : 1) abrogation de la réforme des retraites 2) passage au scrutin proportionnel aux législatives. Mais comme ce type se sait minoritaire quelque soit la question... Une preuve de plus que son régime est ai bout du rouleau et que seules les dérives autoritaires lui permettent de continuer. Il est temps qu'il s'en aille.
  11. Non. C'est Macron qui n'a pas compris en 2017 que sa super majorité n'était pas un plébiscite, lui qui a refusé catégoriquement de chercher des solutions à une crise profonde et qui a préféré acheter la paix sociale, lui qui a tout fait pour qu'aucun débat ne soit tranché en 2022, lui qui a voulu continuer à régner en monarque absolu quand il a perdu sa majorité absolue en 2022, lui qui a lessivé ses premiers ministres en les traitant comme des mouchoirs jetables, lui qui a promis x fois qu'il allait changer sa façon de gouverner tout restant toujours aussi arrogant, lui qui a coupé les recettes de l'État pour un résultat pratiquement nul, lui qui a dissout à un moment absurde juste pour tenter un coup politique, lui qui refuse la moindre négociation, lui qui rejette tout seul le résultat des urnes, lui qui méprise au plus haut point le dialogue social et le débat parlementaire. C'est lui qui n'a jamais laissé qu'un choix binaire aux oppositions : la compromission ou l'opposition stérile. Comme Mélenchon : tout ou rien. Et c'est lui qui est prêt à remettre le pouvoir à l'extrême droite du moment que le paradis fiscal qu'il a créé n'est pas remis en cause.
  12. C'est à dire que si @Morfou y était allé un peu plus molo dans les points d'exclamation j'aurais peut être passé mon chemin. Mais là c'était tentant de caricaturer Mini jupes ras-la-mouletouffe / testiboules pour les bien gaulé.e.s et burqa pour les moches. Hommes, femmes, intersexe, transgenres et non binaires.
  13. Totof44

    Lecornu 1er ministre

    Précisément. C'est juste le 3e gouvernement qui porte la même ligne, rejetée dans les urnes, rejetée par les partenaires sociaux, rejetée par les parlementaires. Donc s'il n'a pas premier ministrable crédible avec assemblée il n'a qu'à dissoudre ou démissionner.
  14. Parce que macron qui crée, institutionnalise et fait perdurer une situation de crise, lui s'intéresse fort à la France et aux Français... Il ne s'intéresse qu'au dixième le plus fortuné. Un tiers de la dette, c'est lui. Maintenant il veut qu'on paie, cet enfoiré. Et peu importe qu'il réunisse les partenaires sociaux, l'opinion publique, les parlementaires et les électeurs contre lui. Donnez moi un seul exemple de pays démocratique dans lequel ce genre de situation existe. Un seul. Quant à meluche il n'a aucune chance de gagner une élection. Si c'est tout ce que vous avez comme épouvantail c'est minable.
  15. Non on met en valeur ce qui est baisable et on cache les moches ! (C'est sarcastique hein )
  16. Totof44

    Ciao François (Bayrou)

    C'est juste que quand on a un tiers des sièges on ne peut pas faire tout le programme, rien que le programme. Sauf à user et abuser du 49.3, 44.3...
  17. Totof44

    Sommes nous en France ou...

    Ce qui me sidère c'est de voir un sujet ouvert sur des symboles inoffensifs quand un génocide est en cours.
  18. Totof44

    Ciao François (Bayrou)

    François Hollande est le seul homme de droite qui ait eu ma voix un jour. J'ai un idéal de gauche radicale, mais je rejette généralement les méthodes brutales. Mais ce qui me gêne le plus chez les insoumis, c'est d'une part certaines prises de positions récentes de plusieurs d'entre eux et d'autre part le caractère hyper bonapartiste de leur mouvement qui m'amène à penser que la pratique du pouvoir de Mélenchon n'aurait pas grand chose de différent avec celle de Macron ou Sarkozy. Un comble pour quelqu'un qui a fait de la VIème République un élément structurant de son projet. Depuis un peu plus d'un an, c'est le groupe écologiste qui me représente le mieux. Il combine la radicalité sur le fond et le respect du parlementarisme sur la forme.
  19. Totof44

    Ciao François (Bayrou)

    On aurait pu penser que maintenant que le congrès du PS est passé, Faure resterait de gauche. Hollande ya rien à en tirer. Mais j'ai l'impression que même l'aile gauche du PS va se contenter du symbolique. Faut qu'ils se ressaisissent je n'ai pas envie de devoir voter encore pour Mélenchon.
  20. Totof44

    Interview Alain Soral

    Ben pour les antisémites c'est une référence.
  21. Forcément avant, tu fais monter les monter les enchères. Une fois devant le fait accompli c'est une autre histoire. La gauche, hors la FI était d'accord pour des compromis avec le centre. Un seul élément bloquant : macron. Lucie Castets le représentait. Faure avait l'appuie de Marine Tondelier. Et les insoumis c'est comme le centre. De la gueule AVANT, mais après il fallait faire pour voir. Et quant bien même, rien ne dit qu'ils auraient voté la motion de censure de l'extrême droite ou que celle ci aurait voté la motion de la FI. Donc ça avait des chances de tenir. Seules les divisions au sein de cette fragile majorité de non censure pouvait menacer. Mais comme le Roy en a décidé autrement, cela restera de la politique fiction. Tu réécris l'histoire. Aucune motion de censure n'a renversé Bayrou et barnier n'est pas tombé à la première. Et tu fais comme si 2024 - 2025 était représentative de la période 1958 - 2025. Quand je t'avais parlé du mode de scrutin auquel je pense tu m'as répondu pourquoi pas. Circonscriptions régionales, scrutin plurinominal, 50% des sièges repartis au scrutin proportionnel au premier tour, 25% au scrutin proportionnel entre les listes qualifiées au second tour et 25% de prime majoritaire sur le second tour. On garde le principe que celui qui gouverne est celui qui n'a pas réuni de majorité absolue contre lui mais on évite les super majorités artificielles qui rendent de fait la majorité godillotte et le gouvernement irresponsable, le tout en facilitant les compromis plutôt que l'affrontement permanent. Éviter à la nation d'être gouvernés par des autocrates racistes illiberaux et corrompus. Même si je dois reconnaître que ce qui distingue macron et le pen est devenu très difficile à voir. T'as le seum, moi aussi d'ailleurs, mais tu regardes le problème au mauvais endroit. Le problème vient du fait que soit on a de la participation au premier tour et dans ce cas l'élu d'une circonscription représente forcément une minorité (à cause de la triangulaire), soit il y a peu de participation et dans ce cas on doit forcer le gros des électeurs à choisir entre deux alternatives qu'ils rejettent. Le problème c'est le mode de scrutin. Le second problème, c'est la radicalisation des alternatives. Plus de gaullistes, plus de centristes, plus de sociaux démocrates. On a les choix entre les nationalistes, les libertariens et des altermondialistes convertis récemment au bonapartisme. Pourquoi ? Notamment à cause du mode de scrutin et de la présidentielle qui écrase tout. Était voué à creuser un fossé grandissant lentement entre gouvernants et gouvernés. Et ce qui se passe aujourd'hui c'est l'exaspération de ce sentiment.
  22. Comme quoi on peut être d'accord... À moins que... La motion de censure constructive réduit encore les chances de voir une telle motion adoptée. Et mis à part un accident de parcours en 62, toutes les motions déposées ont échoué avant 2024. Si on prend ce principe vertueux que tu proposes, la moindre des choses c'est d'équilibrer de l'autre côté avec un scrutin proportionnel et une adoption pas nécessairement à la majorité absolue. Ou des règles du jeu qui ne facilitent pas l'accès au pouvoir d'un parfait idéologue ? Au Portugal, par exemple, sauf erreur de ma part, les chefs de partis ne briguent pas la tête de l'État. Le PS votera la censure du gouvernement Lecornu. Tu disais il y a peu que les jours du gouvernement Bayrou n'étaient pas comptés à cause du PS. Tu t'es trompé. Je suis à peu près certain que tu te trompes à nouveau. Donc Macron devait demander au NFP de former une coalition au delà de ses rangs pour être majoritaire ? Donc jusqu'au centre ? Donc avec un contrat de gouvernement ? Donc le "tout le programme, rien que le programme" n'est légitime que quand tu as la majorité absolue ? Ce qui n'est pas notre cas. D'une certaine façon, TOUS les groupes sont minoritaires. La seule vraie majorité c'est le front républicain. La preuve, c'est une macroniste qui a gagné le perchoir et c'est la gauche qui a gagné la majorité au bureau de l'Assemblée. Pas forcément. Ça s'appelle la démocratie parlementaire. On négocie, on obtient des avancées, on permet donc au gouvernement de se maintenir, il trahit, on le fait tomber. Que le PS se soit contenté de trop peu est un autre problème. C'est surtout ça qui est insupportable et c'est seulement à partir de ce moment là (même si on n'espérait plus rien du pire president de la Vème) qu'on ne voit plus de possibilité de sortie de crise avec lui dans l'équation, et donc qu'on doit exiger son départ. Là c'est plus à Macron qu'à jimmy que tu dois dire ça. Comment peux tu le savoir ? La question ne leur a jamais été sérieusement posée. En tous cas ils ne sont clairement pas ok pour que ce soit la droite de droite ou la droite qui se prétend centriste. Donc soit on tente une autre coalition, soit on revient aux urnes. Macron nous impose le blocage. Ben j'aimerais bien savoir par qui en dehors des trois groupes d'extrême droite. Parce que les trois groupes macronistes perdront très certainement quelque chose comme 60% de leur effectif en cas de dissolution. Lucie Castets et Olivier Faure ont tous deux parlé d'un pacte de non censure avec le centre. C'est Attal qui a préféré un pacte de non censure avec l'extrême droite.
  23. Sur l'illégitimité totale de Lecornu on est d'accord ;sur le fait que personne n'a voté pour l'austérité on est d'accord ; sur le fait que macron se comporte en autocrate on est à peu près d'accord même si emploie deux mots différents ; sur le fait que c'est lui seul qui a ouvert cette instabilité et qu'il préfère voir le pays sombrer que de se plier au principe d'alternance et de respect de ce qui sort des urnes on est d'accord ; sur le fait que macron doit partir on est d'accord. Mais comme j'ai dit que les insoumis sont allé trop vite en besogne je suis lamentable. Si les autres insoumis parlaient comme toi ça ferait longtemps que vous seriez sous les 3% d'intentions de vote. Que ceux que tu considères comme traitres aient signé la motion de destitution ne change rien pour toi. C'est en cela que je te trouve sectaire et que chacune de tes interventions ne fait que confirmer ce que disent les auteurs de la meute.
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