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Tout ce qui a été posté par Totof44
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Ça dépend peut être aussi de qui serait en face ? Mes concitoyens seront ils si aveugles que ça pour mettre en tête en tête le plus inconsistant des candidats ? S'il ne s'effondre pas avant le scrutin dans l'opinion, ce sera peu après. Quoiqu'il en soit je peux faire une seconde prédiction : je ne vois aucun des trois donnes en tête des sondages gagner les législatives. La Ve commence à sentir la mort.
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Évidemment que si. Le spectacle désolant affiché par le PS et les verts ne peut que profiter à ceux qui envoient des signaux de clarté de l'offre. Donc il ne veut pas les absorber mais les dévitaliser à coups de vote utile. Je vois bien quels traits de Mitterrand plaisent tant à Mélenchon. Pour le coup c'est une question stupide. Le sondeur est en train de demander aux gens s'ils ont vu passer les sondages qui accréditent cette thèse. Un sondage sur la visibilité des sondages. On fait mieux.
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Ma théorie c'est que quand on parle de ce genre de sujets on a du mal (et moi aussi) à ne pas essentialiser le criminel. Mais si on était spectateur d'une scène de torture on ne chercherait même pas à savoir ce que la personne a bien pu faire pour se retrouver là. Et on verrait d'abord un être humain. Il faut relire les derniers jours d'un condamné.
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Faut que j'en parle avec ma psy. Toujours est il que ce que je ressens s'appelle "affection". Pas "amour".
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Non non en couple. Je sais que le confinement a détruit des couples, nous il nous a contraint à la vie commune une poignée de semaines après notre rencontre.
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Je le suis depuis 6 ans.
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Quand je vois des potes qui se marient je suis terrifié à le seule idée de me retrouver à leur place. Il n'en est pas question. Je ne peux voir ça autrement que comme une prison. J'ai fait le deuil du sentiment amoureux depuis un moment. En plus j'ai horreur de m'engager, de toute façon je sais que je déçois quiconque compte sur moi. Alors non, l'engagement, le spectacle de l'union, la projection à long terme, la contractualisation... Alors que je ne ressens et ne ressentirais probablement jamais plus le sentiment amoureux, clairement, c'est non. Même un pacs c'est déjà beaucoup pour moi. Même au delà je trouve ça incroyable que cette institution à la base religieuse se soit retrouvée dans notre droit civil.
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Croyez-vous qu'un amour entre conjoint(es) peut durer des décennies?
Totof44 a répondu à un(e) sujet de L'illuminée dans Amour et Séduction
Perso la seule fois où j'ai été amoureux ça n'a été que de la souffrance. Je suis comme Brassens. Je lui en ai bien voulu mais à présent je n'ai plus de rancune et mon cœur lui pardonne de l'avoir mis à feu et à sang pour qu'il ne puisse plus servir à personne. -
Deux assemblées distinctes c'est deux légitimités et deux mandats distincts avec contrainte pour l'une et l'autre de parvenir à un accord. Et pour le référendum final, comment prévenir l'échec ? Demander aux Français de classer les alternatives 1) adopter le texte, 2) demander à la constituante de reprendre son travail, 3) convoquer une nouvelle constituante, 4) abandonner et maintenir la Vème et les départager selon la méthode Condorcet ? Ça limite les risques qu'une victoire du non. Ceux qui veulent dire "la VIeme oui mais pas celle là" auront une chance et seront distincts des "non je veux garder la Vème"
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J'y participe pour confronter des idées. Des fois il me faut me rappeler à moi-même qu'il est inutile de tenter convaincre. Seulement déstabiliser les autres mais aussi moi même dans nos convictions respectives. Chacun ensuite, individuellement, remet en cause ou pas son opinion. N'étant pas un élu ni même candidat quelque fonction que ce soit, je n'ai pas à justifier du bien fondé de mes idées. Et n'étant pas un militant encarté je n'ai pas à chercher à convaincre sur un projet politique. Je diffuse, j'argumente, je m'oppose. Si t'es pas convaincu, c'est ton droit. Je n'y peux rien (et c'est tant mieux).
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Pourquoi pas une constituante bicamerale avec une assemblée élue au scrutin unique transférable (donc proportionnel mais permettant de choisir nominativement ses élus) qui prépare le texte et une autre tirée au sort qui rend ses avis et propositions et une navette entre les deux jusqu'à adoption d'un texte commun ? Ça résoud les deux problèmes et le texte qui en sortira aura d'autant plus de chances d'être validé lors du référendum. Et un despote qui voudrait mettre en place la VIIème aurait bien du mal à justifier d'une démarche aussi exigeante. Là du coup je comprends pour les tirés au sort qui semblent devenir davantage une alternative au vote blanc qu'un moyen de donner la parole à des gens qui ne l'auraient jamais eu par la voie élective. Mais je ne sais toujours pas si par ailleurs vous optez pour une proportionnelle classique, un scrutin uninominal (donc majoritaire), le scrutin à vote unique transférable ou autre chose. Faire tel choix plutôt que tel autre conditionne grandement qui sera élu et par conséquent qui est intéressé dans la démarche et qui a tout à perdre.
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Ni le Président de la République ni aucun membre du gouvernement ni aucun député ou sénateur n'aura accès au lieu de délibérations sans avoir été convoqué ou invité alors ? La constituante pourra adopter toute disposition qui lui semble satisfaisante sans qu'aucun autre pouvoir ne puisse forcer la main pour ceci ou opposer un veto pour cela ? Ni même tenue de se justifier si elle prend une orientation différente de celle des autres pouvoirs constitués ? Les constituants jouiront aussi de la même immunité parlementaire que députés et sénateurs ? Un budget suffisant sera accordé pour lui permettre d'organiser ses travaux ? Elle sera libre de rédiger son règlement intérieur ? Quel mode de scrutin ? Majoritaire ne permet pas de faire émerger une assemblée représentative et plurinominal donne pouvoirs aux partis, à leurs cadres et aux meilleurs lèches-bottes des appareils. Et sur les autres questions ? C'est toi qui avait tenu à ce que le débat porte sur la proposition de la FI. Je pensais que tu saisirais l'occasion pour exposer le plan plus en détails...
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"Radical" n'est pas péjoratif chez moi Oui, en 2007 l'idée était beaucoup moins structurante qu'aujourd'hui
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Ah non l'idée de la constituante est dans le programme de Mélenchon depuis sa première candidature à la présidentielle en 2012 : https://melenchon.fr/wp-content/uploads/2015/10/humain_dabord.pdf (Point 6) Et même cet extrait du programme de Marie George Buffet en 2007 : LA VIème RÉPUBLIQUE Immédiatement, un large débat citoyen sera engagé sur l'élaboration d'une nouvelle Constitution. Celle-ci sera soumise au suffrage universel. Son titre premier sera une déclaration des droits fondamentaux et des libertés de la personne. Ces droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels seront opposables devant les tribunaux. Cette nouvelle République sera fondée sur la souveraineté populaire et la citoyenneté : réduction des pouvoirs du président de la République, revalorisation du rôle de l'Assemblée nationale, modification de la composition du Conseil constitutionnel, désigné par l'Assemblée nationale, et du Conseil supérieur de la magistrature. Sans attendre cette nouvelle Constitution, la loi établira la proportionnelle pour toutes les élections, la limitation du cumul et de la durée des mandats, la création d'un statut de l'élu et d'un statut du militant associatif, syndical et politique, le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers. https://www.vie-publique.fr/discours/166023-programme-de-mme-marie-george-buffet-deputee-pcf-et-candidate-lelect
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Permet moi de largement en douter. D'ailleurs l'igpn n'est pas indépendante. Donc potentiellement partiale pour ne pas dire corporatiste. Alors charge à l'État de faire le nécessaire pour l'empêcher et de la prévenir dans le respect de la loi. Non en manifestations, la police et son ministre de tutelle ne se bornent pas à mettre en œuvre leurs obligations. Et c'est là tout le problème. Ils outrepassent la loi pour intimider les opposants. Et avec macron on s'est copieusement rapprochés des régimes autoritaires. Il ne l'est plus s'il ne respecte pas les lois lui-même. Et il n'y a pas de "oui mais" qui tienne. l'État DOIT respecter la loi point barre.
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Ça, ok, c'était la position que je défendais du temps où je militais au parti de gauche mais dans le paragraphe précédent j'ai le sentiment que vous êtes toujours dans le même petit malaise que celui que j'avais à l'époque. Trop détailler c'est laisser penser qu'il s'agira d'une constitution octroyée et que la constituante ne serait qu'une forme visant à donner un semblant de démocratie. Mais ça ne répond pas à ma question : quelles seront les garanties d'indépendance vis-à-vis du reste du pouvoir politique ? À voir ce que donne le détail. Je ne soutiens pas le référendum revocatoire, je préfère une procédure permettant au peuple de convoquer des législatives anticipées et une procédure judiciaire pour destituer les corrompus. Qu'importe du moment que j'ai la garantie que la constituante a tous les moyens de résister aux pressions du reste du pouvoir politique. Tu me reprochais le revers de main, mais tu ignores complètement beaucoup d'arguments et de questions. Tu l'auras compris ma position n'est pas immuable. Je réalise que mes arguments en faveur d'une révision plutôt qu'un changement radical sont valables en un contexte politique donné. Mais ce contexte évolue. Donc déjà : qu'est-ce qui permet de dire que nous assistons à la mort de la Vème et non à la mort du macronisme ? Dit autrement, en quoi la crise serait structurelle et non conjoncturelle ? Encore dit autrement, qu'est ce qui permet de conclure que la VIème relève à vos yeux d'une nécessité ? Qu'est ce qui permet de dire que vous n'êtes pas que dans l'expression d'un rejet de la Vème ? Qu'il ne s'agirait pas d'une réforme uniquement guidée par l'idéologie ? Ou même d'une volonté de revanche contre les gaullistes ou contre les thermidoriens, vexés que vous êtes d'avoir vu enterrées deux constitutions qui vous convenaient ? La demande de démocratie participative est elle vraiment celle des Français ou seulement celle de quelques uns ? En quoi une réforme du RIP serait insuffisante face à cette demande ? Le régime est il vraiment irréformable ? Peut-on se contenter d'une preuve négative pour en arriver à cette conclusion ? Quelque part jusqu'ici les sixiemistes ont le choix : prouver que la crise n'est pas seulement celle du macronisme ET qu'elle est insoluble dans le cadre actuel, ou prouver que l'archaïsme du régime a atteint son paroxysme et qu'il est manifestement irréformable. Ensuite : Quelle procédure permettra de convoquer la constituante ? Sera-t-elle suffisamment exigeante pour empêcher un despote d'employer la même pour imposer une VIIème autocratique ? Comment sera-t-elle désignée ? Je vais répéter ce que j'ai dit précédemment : le choix du mode de désignation détermine directement la composition. Si vous optez pour un mode de désignation qui ne vous profite a priori pas plus qu'un autre camp ça marche. Dans le cas contraire ça pourrait ressembler à un coup d'État déguisé. Comment s'organiser a-t-elle ? Quels dispositifs pour garantir son indépendance vis-à-vis de l'exécutif ? Quelle participation populaire à l'exercice ? Quelle place pour les experts ? Comment ses membres seront formés ? S'ils ne le sont pas comment te débrouilles tu pour lever ma crainte de la page blanche qui aboutit à des dispositions trop faillibles ? En cas de rejet de son travail par référendum que se passe-t-il ? On abandonne ? La constituante revoit sa copie ? On en convoque une autre ? On pose chacune de ces questions au référendum par scrutin condorcet ? Encore trop de questions sans réponse pour pouvoir approuver la VIeme proposée par Mélenchon.
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On ne demande pas aux flics de porter leurs nom, prénom, adresse ou autre information perso. Seulement un matricule. Ça les expose à quel danger ? Celui de rendre des comptes à l'igpn ? Tu parles d'un danger. La violence des révoltés sera toujours à mes yeux plus légitime que celle d'un État voyou. Car employer une force armée pour brutaliser son propre peuple sans formes légales c'est bien ça.
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Votations Suisses contre une Suisse à plus de 10 millions
Totof44 a répondu à un(e) sujet de SpookyTheFirst dans International
T'as pas compris le sens de ma remarque. Tu deformes mes idées, c'est malhonnête. C'est une minorité qui la pose néanmoins. Poser des questions sans délibérer ce n'est pas démocratique. Et attaquer l'État de droit sur l'autel de la souveraineté de la majorité non plus. Réflexion aux relents impérialistes. Non mon problème c'est qu'on puisse instrumentaliser le vote populaire pour s'en prendre à une minorité. La tentative en elle même est déjà quelque chose de détestable indépendamment du résultat. Ça ne contredit en rien ma conclusion. Là encore tu déformes mon propos. Je ne défends pas de droits propres à des minorités mais le concept d'État de droit et oui le pedo-déliquant est un justiciable comme les autres et sa position de minorité n'autorise en rien de revoir ses droits de justiciable à la baisse. C'est quoi la suite ? Plus droit à un avocat, plus droit au témoins, peine infligée par le procureur sans besoin de base légale..? L'intérêt général c'est l'intérêt de tous, minorité comme majorité. La position majoritaire ne donne pas droit à l'oppression de qui que ce soit. « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. » Ta position est une porte ouverte à l'illibéralisme. Et au pire de ce que ça peut donner. Le problème n'est pas la démocratie, le problème est ta vision hyper réductrice de celle-ci et je ne l'appelle pas démocratie. Le gouvernement pour le peuple est le but. Le gouvernement par le peuple n'est qu'un moyen. Et le peuple ne saurait se définir que par une majorité. -
C'est une opinion qui reste basée sur la confiance à un engagement qu'il prend a priori. Ça n'est pas un argument de principe et c'est pour cela que je ne m'y attarde pas. À dire vrai, sur cette question précise je ne crois pas non plus que Mélenchon trahira. J'attends tout de même plus de précisions et de garanties sur l'autonomie de la constituante. Parce que Mélenchon avance des idées en la matière (le référendum revocatoire par exemple). Je voudrais avoir la certitude qu'il ne s'agit QUE d'une contribution au débat public sur l'avenir institutionnel et non d'une exigence. Si on s'en remet à une constituante on ne lui dicte rien. On se contente de soumettre des idées sans insister d'aucune façon. Mais je t'avoue que Dominique Rousseau dans le débat que j'ai partagé a mis à mal un de mes arguments. Et en y réfléchissant, je m'aperçois que mes raisons de préférer la révision au changement radical tiennent beaucoup moins que je ne le pensais. Sur l'erreur de diagnostic : il n'est vrai que sur l'hyperpresidentialisme ou sur la marginalisation du Parlement. Mais je crois que Dominique Rousseau a raison de dire qu'il est nécessaire de changer de paradigme et de passer (on revient là au débat initial de ce sujet) d'une démocratie intermittente par délégation de souveraineté à une démocratie continue et participative. Que ce n'est pas un gadget mais un changement fondamental qui appelle une réécriture de l'article 3. Donc il ne s'agit plus de toucher à des dispositions d'ordre opérationnel mais à du fondamental. Et qu'il s'agit d'une revendication largement partagée des sixiemistes qui ne demandent pas uniquement la fin de la monarchie présidentielle. Ça mérite néanmoins d'être nuancé, car je ne prends pas position pour des interventions citoyennes directes contre la représentation mais contre la majorité, et qu'un des défauts du RIP, c'est que le seuil de 10% de signatures qu'il exige est inatteignable. Le ramener à 2%, c'est de l'opérationnel. Mais sûrement insuffisant. Mon deuxième argument sur l'absurdité qu'il y a à foutre au feu un texte sans pouvoir dire par quoi il doit être remplacé et le troisième sur l'illégalité du processus ne tiennent que sur les propositions de VIème qui ne s'appuient pas sur une analyse poussée, sérieuse, aboutie er rigoureuse permettant de conclure à un des critères de caducité que j'ai défini. Ces arguments ne se suffisent pas à eux même. Ils attaquent ceux qui proposent une VIème République au seul ou au principal motif que la constitution en vigueur ne leur convient pas et qui la présentent comme une loi ordinaire qu'une majorité peut faire et qu'une alternance peut défaire. Mais quand un régime est moribond, ces arguments ne tiennent plus. La Vème l'est elle ? Je n'ai pas de réponse tranchée. À toi de démontrer que les nombreux signaux qui accréditent cette idée témoignent bien que c'est la Vème et pas seulement le macronisme qui est mourrant. Que c'est bien structurel et non conjoncturel. Sur le risque de précédent, l'argument est en fait surtout suspendu à l'exigence de la procédure. Et là j'aimerais que tu te prononces clairement : comment sera désignée la constituante ? Sera-t-elle monocamérale ? Tirage au sort ? Scrutin uninominal ? Proportionnel ? Vote unique transférable ? Ça n'est pas neutre du tout. La composition dépend énormément du mode de scrutin et pour l'instant tu n'as défini les constituants que négativement : pas d'anciens élus, pas de magistrats, membres durablement inéligibles. C'est insuffisant. Si la procédure est suffisamment exigeante, on pourra dire que c'est la volonté du peuple qui s'est prononcée. Si elle laisse à désirer je maintiens que cela rabaisse la norme fondamentale au statut de loi ordinaire qu'une majorité peut faire et qu'une autre peut défaire... Avec tous les risques que ça présente. Sur le risque de partir d'une page blanche, j'ai largement exagéré. De voir que d'un certain point de vue la Vème n'est qu'une reforme de la IVème, qui n'était qu'une reforme de la IIIème qui n'était qu'une reforme de la IIème... montre que les constituants ne partent jamais d'une page totalement blanche. Ils travaillent à la lumière de l'expérience. Si tu veux bien détailler comment les constituants se formeraient au droit constitutionnel et à l'histoire des institutions je pense qu'on peut retirer cet argument. Pour l'heure, dans l'absolu, je pense que la Vème a encore une dernière chance avec 2027. Le problème, c'est qu'aucun des 4 principaux candidats ne fait d'une révision en profondeur un élément central de sa campagne. Celui qui est en tête dans les sondages du premier tour ne comprend rien au droit (ni à la géopolitique, ni à l'économie ni à beaucoup de choses...), le deuxième n'en parle pas du tout, le troisième nous ferait peut-être du cosmétique et le quatrième propose une constituante et non une révision. Je peux presque en conclure que cette dernière chance est déjà morte. Au point de passer d'ors et déjà à l'étape suivante ? À voir... Edit : Mélenchon double Glucksmann dans les sondages. Il faut donc inverser troisième et quatrième.
