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Prouvez moi que Dieu n'existe pas !
Fraction a répondu à un(e) sujet de DaLoW01 dans Religion et Culte
On m'a même fait le reproche de parler trop bien français. De celui qui ne comprend pas, ou de celui qui n'est pas compris, je ne sais pas qui doit s'excuser. Toujours est-il que l'argument démocratique n'est ni un argument rationnel ni un argument scientifique. Depuis 20 ans que je fréquente les forums, j'ai appris à bosser ma pédagogie et à segmenter mes phrases. Mais une question aussi complexe que l'existence de Dieu implique une réponse d'une complexité irréductible et d'un vocabulaire élitiste. -
Prouvez moi que Dieu n'existe pas !
Fraction a répondu à un(e) sujet de DaLoW01 dans Religion et Culte
Je comprends votre frustration. Mais si la réponse était simple, alors nous la connaitrions déjà. Il n'existe probablement pas de réponse analytique. La seule réponse proportionnée est nécessairement globale et macrocosmique. Dans un système rétroactif ou finaliste, ce n'est pas l'un qui détermine l'autre, mais Tout qui détermine tout. En d'autres termes, celui qui ne sait pas tout ne sait rien. -
Prouvez moi que Dieu n'existe pas !
Fraction a répondu à un(e) sujet de DaLoW01 dans Religion et Culte
Bonsoir, J'ai peur que ce soit vous qui inversiez la charge de la preuve. Peut-on prouver une absence absolue ? Peut-on prouver que nous ne sommes pas dans une matrice omnisciente, omnipotente, et bourrée de superlatifs ? Et pouvez-vous prouver que je ne suis pas Emmanuel Macron ? La moindre des honnêtetés intellectuelles consisterait a postuler la nécessité divine en décrivant les impossibilités péremptoires de nos parents déterministes face à l'expérience humaine. Cela s'appelle l'abduction. Mais soit. J'entends souvent dire que la Nature serait trop parfaite pour que Dieu n'existe pas. Il existe un biais qui prend le problème à l'envers, en sous-entendant l'exclusivité déterministe du passé vers le futur. Comme si Dieu ou le Big Bang avait jeté les dés du sort dès le début, dans un "aléa jacta est" des plus improbables, de l'ordre d'une chance sur 10 puissance beaucoup. Deux principes viennent contrecarrer cet argument. _ On connait aujourd'hui la rétroactivité du temps, par la physique quantique, et l'on sait notamment que cette rétroactivité est de nature subjective et interprétative, d'où la possibilité d'une émergence de complexité intelligible ex-nihilo. En extrapolant le phénomène, on peut même envisager que la réalité n'est qu'un champ de crédibilité, c'est l'hypothèse solipsiste et idéaliste. Par analogie : Le formel précède le notionnel chronologiquement, mais le notionnel précède le formel interprétativement. _ Certains envisagent l'identité du cosmos sous le signe du Principe Anthropique, de telle sorte que la précédence de ce principe ne serait pas chronologique mais ontologique. En d'autres termes, le Commencement ou le Big Bang précèderaient chronologiquement l'Univers, mais le Principe Anthropique le précèderait ontologiquement. Par analogie : L'ordre précède le droit chronologiquement, mais le droit précède l'ordre ontologiquement. Moralement parlant, Adolf Hitler a prouvé par l'absurde, sinon que Dieu n'existe pas, tout au moins qu'il s'agit d'un Dieu incorporé, c'est-à-dire d'un Dieu dont le verbe transiterait par le verbe de ses créatures plus ou moins fidèles, et qui n'aurait pas de prise sur le réel, ni d'administration transcendantale unilatérale. Il s'agirait alors d'un dieu induit et accessoirement transcendantal dont la précédence chronologique resterait à débattre. Il est alors à craindre que les barbares nazis avaient leur propres invocations et leur propre magie, une magie rigoureusement aussi amorale que la causalité. Soit j'en dis trop, soit je n'en dis pas assez, c'est toujours comme ça sur les forums. Cordialement, Fraction -
Bonsoir, La laïcité semble présenter l'athéisme comme une neutralité métaphysique. Or, il n'en est rien. Il n'existe pas de neutralité métaphysique, tout comme il ne peut pas exister d'anarchie. Parce que la nature n'aime pas le vide, et que même le chaos est un ordre émergent. Notre cosmologie a nécessairement un contexte ontologique et analogique. La moindre des métaphysiques, c'est le Principe Anthropique, partagé par de nombreux scientifiques. Je ne vais pas épiloguer sur ce principe, mais il s'agit d'une tentative d'identification de l'Univers, plus ou moins indépendante de sa causalité intrinsèque selon la force allouée à ce principe. Evidemment, il ne s'agit là que de science et non de religion. Mais la question de Dieu n'était-elle pas, en préalable, une question scientifique ? Sur le plan confessionnel, je partage votre avis. Et je ne comprends pas au nom de quel principe nous interdirions les crèches de Noël, ou le voile dans le périscolaire. Ce qui est prohibé dans certains cas, c'est le prosélytisme et le trouble au bon fonctionnement, et non pas l'appartenance strictement déclarative. De la même manière, l'Etat aurait le droit de choisir autre chose que l'athéisme, puisque les athéismes induisent des positionnements métaphysiques comme je viens de vous le développer. Cordialement Fraction
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En tordant ainsi vos raisonnements, vous pourriez également déduire que les hypermarchés sont d'intérêt général et qu'ils méritent d'être nationalisés. Et pourquoi pas le gel hydroalcoolique ? Evidemment qu'on mutualise les dettes, puisque personne n'en veut. Quant à la privatisation des bénéfices, les libéraux la justifient par le fait que l'Etat serait un mauvais actionnaire, sans doute parce qu'il politise l'économie, alors que l'objectif d'une entreprise c'est d'abord de faire des bénéfices. Ce que je ne comprends pas, c'est que l'on privatise les rentes, comme les autoroutes. C'est simplement parce que les élus ont besoin de cash pour agir. Ca alors, pour une coïncidence ! Je vous parle du bilan comptable de la RATP, et comme par hasard, votre père vous a montré une feuille de bilan de la RATP. C'est mon professeur d'histoire-géo qui m'a parlé de ce taux de rentabilité, mais ça date d'il y a 25 ans. En fait, il ne parlait que des recettes des billets vendus. Un cahier des charges non respecté est sujet à des pénalités. Si l'Etat est incapable de les imputer, c'est encore parce que l'Etat ne sait pas gérer ses sous-traitants.
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Bonsoir, Vous suggérez que la privatisation des transports publics est idéologique, et non pragmatique. Mais l'un n'empêche pas l'autre. Analytiquement, le caractère public des transports n'est pas un intérêt général, bien que le PIB territorial en dépende directement. En outre, les recettes de la RATP par exemple, sont bien en deçà de ses coûts (33% si mes souvenirs sont exacts). En ce sens, son financement public peut être considéré comme un investissement, mais pas comme un dû. La notion de service public est parfaitement compatible avec la privatisation, la contractualisation, ou la sous-traitance, car les partenaires privés doivent répondre à un cahier des charges. Mais je vous accorde que c'est hypocrite, car le but recherché n'est pas la baisse des coûts, mais la décharge de responsabilité envers le personnel et la suppression des statuts. Cordialement, Fraction
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Bonjour, La victoire de la droite républicaine sur la droite nationale sera aussi la victoire du légitimisme sur le légalisme, ou encore de l'autorité contractuelle sur l'autorité factuelle. Le projet Pécresse se réapproprie la valeur travail dont on sait qu'elle est la seule solution à la relance. Reste à savoir si la révision du temps de travail sera équitable et gagnant-gagnant. La régulation de l'immigration se joue entre la porosité intelligente d'une frontière administrative, et l'hermétisme brutal d'une frontière physique. La préférence nationale est souvent injuste et clivante, et elle travestit une variable d'ajustement budgétaire en argument identitaire. La France accroit les difficultés régaliennes d'année en année, et l'idéologie doit céder la place au pragmatisme. Or, on connait le pragmatisme de Madame Pécresse dans sa gestion régionale. L'objectif principal c'est l'optimisation de la bureaucratie, de l'administration, car on sait qu'un cerveau de 10 kilos, ça ne fonctionne pas. Cordialement, Fraction
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Bonjour, L'annonce de Monsieur Zemmour n'est ni racoleuse ni hystérique. Elle m'évoque, sur la forme, la chanson "désenchantée" de Mylène Farmer. Elle oscille entre un pathos qui se voudrait populaire et un spleen bourgeois patriote. En cela, par le choix assumé de sa cible, cette annonce est cohérente et ne présente pas de faute de style. Mais ceux qui s'attendaient à un programme descriptif ont été déçus, autant que ceux qui s'attendaient à un spectre politique large, enthousiaste, et fédérateur. L'amateurisme communicationnel de Monsieur Zemmour s'est récemment manifesté dans sa campagne, par sa spontanéité trumpienne. Entre le dramatique de l'endolori et de l'engagé, et l'impunité ludique de l'enfant tout-puissant, il devra choisir. La Vérité est impudique par essence. C'est en cela que le politiquement correct joue un rôle inhibiteur et diplomate, c'est ce qu'on nomme la langue de bois. Nous avons tous une personnalité off d'un côté, et une personnalité immergée de l'autre. Un candidat de la véracité impudique est une valeur ajoutée certaine, mais le monde politico-médiatique marginalisera cette impudeur s'il la juge obscène. Cordialement, Fraction
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Quel procès en machiavélisme, c'est trop d'honneur. Mais au risque de vous décevoir, je ne calcule pas douze coups à l'avance. Je fais seulement vœu de véracité, et c'est elle qui calcule pour moi. Je ne viens pas sur les forums pour conquérir, ni même pour convaincre. On ne convainc que ceux qui sont déjà convaincus sans le savoir, faute d'immaturité locale. Je viens seulement proposer mes semences afin d'embellir votre jardin.
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Vous persistez à définir l'homme par sa faiblesse. C'est infantilisant. L'enfant se définit peut-être par sa faiblesse et sa médiocrité, mais l'adulte se définit par sa force et son excellence. Certes, les médias appartiennent à quelques milliardaires. Mais ça ne veut pas dire qu'ils plaident la cause des fortunés. Il n'y a pas d'injection directe entre les actionnaires et l'exécutif de l'entreprise. Les médias sont des personnes morales comme les autres, ils ont donc parfaitement droit à la subjectivité et la partialité. Après, c'est l'offre et la demande qui sélectionnent. Le Figaro appartient à Dassault, on peut alors constater une régularité entre l'actionnaire et la ligne éditoriale. Mais il serait de mauvaise foi de réduire un conseil d'administration à son seul actionnariat. Le génie, la magie cognitive, a besoin d'oisiveté, elle fonctionne mal sous le stress de la contrainte. Le journalisme est un art avant d'être un métier, car c'est sa pédagogie en aval qui le détermine, davantage que son administration en amont. Vous n'allez pas reprocher à un méchant capitaliste comme Bill Gates d'être trop généreux. Ne soyez pas contradictoire. Que Bill Gates obtienne le droit d'orienter l'OMS suite à ses dons me paraîtrait légitime. Les lobbies sont très influents à Strasbourg. Mais ils existent pour de bonnes raisons. En effet, les députés européens ne sont pas omniscients. Ils ont besoin de références expertes et implantées. Et c'est en cela que les lobbies sont nécessaires. Certes, certains députés reçoivent des gratifications ambiguës. Mais elles sont censées ne pas engager leur bénéficiaire.
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Bonjour, Vous venez d'avouer à demi mots que lorsque vous observez une institution, un système, ou un être, vous aviez une présomption de culpabilité. _ Vous envisagez peut-être le fisc comme un racketteur légal ? _ Vous envisagez peut-être que le moteur de l'Intérieur c'est d'opérer des règlement de compte ? _ Vous envisagez peut-être que l'Education est un endoctrinement forcé ? _ Vous envisagez peut-être que le mariage est une prostitution organisée ? Vous voyez le verre à moitié vide, et je ne peux pas vous contredire frontalement. Parce que le vice et la vertu se nourrissent du même sein. Mais vous n'avez de considération que pour des dimensions perverses et accidentées. Alors que moi, en cherchant le bienfondé de l'institution, je cherche son adn et sa dimension matricielle. Le neurone du mal ne peut pas transcender, et l'homme ne se corrompt qu'à son maillon faible. Le neurone du mal est naturellement exclu par mille et un dispositifs, mécanistes comme finalistes. Le mal que l'on observe n'est qu'un réalisme pervers. Si bien qu'in fine, le mal n'est qu'une collision entre deux biens, l'un digne l'autre non, l'un prioritaire l'autre non. Cordialement, Fraction.
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Bonsoir, Disons plus modestement que l'optimisme de mon intervention ne se fond pas dans le moule de vos schémas paranoïdes. Mais mon optimisme n'est pas gratuit, ce n'est pas un acte de foi. Il résulte d'une croyance, étayée, au bienfondé fondamental des systèmes, des institutions, et des êtres. Je conçois que le temps est globalement vertueux, sans pour autant qu'il ait un sens, qui nous soit étranger. L'information est libéralisée de telle sorte qu'il existera toujours un élément factuel pour enrichir n'importe quelle théorie phantasmatique. Moi, j'ai entendu sur Channel-flic que la crise était plutôt bien gérée, et vous avez probablement entendu le contraire sur une radio dissidente. Seul un procès en légitimité et en objectivité pourra départager nos sources. Mais on ne peut pas répondre de façon binaire à une question de départ si impressionniste. Ce n'est pas moi qui ai mal interprété, c'est votre marge interprétative qui est intolérante envers sa concurrence. Vous présumez une corruption inhérente à l'humanité, l'argent, le sexe, le pouvoir, seraient des agents corrupteurs plus forts que nous ? La belle affaire. Soit, mais votre conception des valeurs m'apparait alors comme amputée de verticalité. Dans votre esprit, j'imagine qu'il existe des valeurs qui vous dépassent. Votre vie ne se résume pas à une inflation mégalomaniaque ? Non, et bien les moutons, dont vous vous excluez, aiment aussi la contrainte déontologique, et ils aiment obéir aux autorités légitimes. Cordialement, Fraction
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Bonjour, C'est lors des grandes intempéries, des grands moments de chaos, que l'on aperçoit des pirates sortis de nul part et dont on n'avait jamais soupçonné l'existence. Mais ces catastrophes révèlent tout autant la bravoure et la solidarité des autres. Je constate que la crise covid a démontré, malgré tout, une discipline insoupçonnée des français, pourtant préjugés comme des "gaulois réfractaires". Elle a aussi mis en évidence une solidarité générationnelle, un respect majoritaire de la parole scientifique et des décisions institutionnelles. Elle a même peut-être changé nos mœurs en substituant le fameux "check" à la poignée de main. Voyez alors comment la culture s'adapte rapidement à un changement environnemental. Bien sûr, il existe des profiteurs de crise, comme toujours. Leur malhonnêteté est le fait d'une confiscation monopolistique hyper-inflationniste. Pourtant on a besoin des profiteurs de crise, comme on a besoin des fossoyeurs. Que je sache, les vaccins viennent de partout, c'est une concurrence acharnée. Donc, aucun laboratoire ne peut abuser d'une position dominante de façon prohibitive. Cordialement, Fraction
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Depuis que je suis né, aucun élu n'a changé ma vie. Il faut dire que je suis né entre les deux chocs pétroliers. En tant que travailleur contribuable, je me positionne en nourricier de l'Etat. Ma responsabilité est plus grande que ma maîtrise. Mon devoir est plus grand que mon droit. Je ne vote pas pour moi, ni pour ma classe sociale. J'essaye de voter d'abord pour la France, connaissant sa faiblesse intrinsèque et la difficulté des épreuves qui l'attendent.
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Il est vrai que Monsieur Macron devra nous offrir une enchère sécuritaire et judiciaire. On sent que ce n'est pas son truc. Mais un Président doit être présent sur tous les tableaux, quitte à déléguer certaines compétences. Le ministre de l'Intérieur doit à la fois inspirer confiance au peuple quant à ses libertés, et faire peur aux voyous. C'est une équation complexe à laquelle Monsieur Darmanin semble mieux répondre que ses prédécesseurs.
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Je ne suis pas aussi pessimiste que vous. Monsieur Macron a été le Président le plus malchanceux de la 5ème République. Il n'a pas écrit l'histoire, c'est l'histoire qui s'est imposée à lui, comme à ses deux prédécesseurs. Mais il a su gérer la crise Covid avec un certain succès mesurable, on sait de lui qu'il sait coordonner une équipe volumineuse et complexe. En outre, son bilan économique est favorable, compte tenu de la moins-value nécessaire du confinement.
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L'incompétence fait partie intégrante de la fonction ministérielle et exécutive. Dans un ministère, le plus incompétent c'est toujours le Ministre. Parce que la plupart des ministres ont été parachutés, tantôt par leur parti, tantôt par leur carnet d'adresse. Toutefois, les ministres sont censés être suffisamment adaptables, plastiques, pour administrer brillamment n'importe quel exécutif. Ils sont censés être en singularité mentale, morale, et administrative. On peut devenir ministre par hasard, mais pas Président. L'élection présidentielle est un contrat entre le ciel et le terre, ou plutôt entre notre ciel et notre terre. C'est aussi un jeu de séduction qui implique l'âme du candidat dans toute sa profondeur, dans tout son relief. Or, l'esthétique politique et l'esthétique morale, bien loin d'être superficielles, sont fondamentales et déterminent la part subjective de l'élection.
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Après avoir affirmé plus tôt dans la journée vouloir "taper au portefeuille", Arnaud Montebourg estime qu'il faut "en arriver à des menaces de sanctions économiques" pour obtenir "la coopération des Etats d'origine". Car il l'assure "le reste ne marche pas". https://www.bfmtv.com/politique/elections/presidentielle/en-direct-eric-zemmour-sera-l-invite-de-bfm-politique-a-midi-ce-dimanche_LN-202111070051.html Bonjour, M'est d'avis que Monsieur Montebourg s'est fait piéger par les journalistes. Il faut dire que le Grand Jury est une émission très bien préparée, et que l'on y joue à un contre trois. C'est peut-être une mise au pied du mur compromettante qui a amorcé cette fuite en avant irréaliste. D'après les sondages, il n'y aurait pas de candidat de gauche au second tour. Le débat sera donc focalisé sur des thèmes plus conservateurs, le pouvoir d'achat par la baisse des impôts étant aussi un thème de droite. Cordialement, Fraction
