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Tout ce qui a été posté par épixès
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Je ne crois pas que la question devrait se poser en terme de gout ou de dégout, d'approbation ou de rejet. La vie moderne impose de faire cohabiter des millions de gens non seulement dans un cadre juridique, mais ensembles, concrètement. Dès lors et étant donné la formidable diversité des opinions et préférences, que ce soit en politique, religion ou en éthique personnelle, nous ne devrions pas nous baser sur ces fondements trop subjectifs lorsqu'il s'agit de criminaliser (au sens juridique) un acte ou une conduite. Si l'inceste ne me pose aucun problème, il y a bien d'autres choses que je désapprouve ou qui me révolte mais je les tolère au nom du droit que je reconnais à chacun de vivre comme il l'entend tant que cela ne nuit à personne. Il s'est souvent trouvé par le passé (et encore à l'heure actuelle) des personnages ou institutions pour imposer ce qu'ils pensaient être le mieux pour tous et bien que je ne doute pas de la sincérité de leurs bonnes intentions, on en connait les résultats. Vous trouverez toujours des attitudes et des gens à désapprouver ou qui vous désapprouverons, nous sommes trop nombreux et trop différents pour qu'il en aille autrement. Si vous attendez qu'on respecte votre droit à vivre votre vie comme vous l'entendez vous devez accorder ce même droit aux autres, la démocratie est à ce prix.
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Outre que les chiffres avancés dans cet article sont difficilement vérifiables, il me semble important de rappeler que si l'inceste est un tabou universel en cela qu'il est moralement condamné dans la quasi totalité des cultures, il ne constitue pas (ou ne devrait pas constituer) un crime en soi, car rappelons le, l'inceste n'est que la pratique de relations sexuelles entre apparentés. Or ce qu'évoque cet article ce sont des cas d'incestes forcés, donc des viols mais en ne les nommant pas pour ce qu'ils sont l'auteur et les éventuels correcteurs se montrent négligents avec leur vocabulaire ou utilisent cette désinvolture sémantique à dessein afin que, par effet de contamination, l'opprobre associé au viol le soit également à l'inceste consenti. D'autre part certains des propos qui y sont tenus me semblent rien moins que scandaleux: "Malheureusement...quand le crime est dénoncé, les victimes doivent convaincre la justice" Malheureusement ? Lorsque l'on connait la difficulté à établir la véracité dans les affaires de viols et la proportion de fausses accusations en la matière, il me semble au contraire très heureux que la réalité d'un tel crime doive être établie sans que puisse persister de doute raisonnable. Il n'y a plus guère que dans les pays très religieux, lorsque loi et dogme se fondent en un flou moralo-prescriptif que l'état interfère dans les coucheries de chacun. Car étonnamment Dieu s'intéresse beaucoup à qui couche avec qui, à moins bien sûr qu'on ne lui prête cet attribut que parce qu'en fait il est nôtre (le succès de la presse à scandale m'apparait en l'occurrence un indice précieux pour déterminer en faveur de quelle hypothèse nous devrions pencher). L'inceste n'est pas un crime (il n'est à mes yeux pas même moralement condamnable) le viol en est un, évitons de faire l'amalgame.
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Si le fond du propos est pertinent, il me semble hors de doute que la sagacité de l'auteur sera perçue par ses lecteurs les plus pénétrants et que ceux-ci lui accorderont le crédit qu'il mérite. Cependant, il serait illusoire de penser que la forme n'affecte pas notre perception du fond. L'effet de halo est un biais cognitif montrant que par effet de contamination, une première caractéristique perçue comme positive à propos d'une personne ou d'un groupe aura tendance à rendre plus positives les autres caractéristiques de cette personne ou de ce groupe (et inversement pour une caractéristique négative). De nombreuses expériences attestent de la réalité de l'effet de halo: -des enseignants jugent plus intelligents ceux de leurs élèves ayant le plus d'attrait physique. -des jurés estiment moins dignes de confiance les suspects les plus laids. -le port de lunette affecte positivement l'intelligence que l'on vous prête. Je pense sans trop m'avancer qu'une orthographe déplorable affectera négativement notre perception de l'auteur, quel que soit par ailleurs notre jugement sur cette disposition inconsciente de l'esprit et le meilleur moyen d'en atténuer les effets est de ne pas être dans le déni, accepter et identifier cette propension en nous pour la reconnaitre et la combattre lorsqu'elle se manifeste. Nous ne pouvons pas changer notre nature, pas plus que nous ne pouvons nous départir des biais cognitifs qui altèrent notre perception des choses mais faire preuve de vigilance permet de s'y soustraire occasionnellement.
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Je confesse bien volontiers ma méconnaissance du mahabharata et sans doute est-ce cela qui m'empêche de voir le rapport avec le sujet de ce post, c'est à dire la résistance aux sciences. Quoiqu'il en soit je ne vois guère ce qui motive cette animosité à mon égard ainsi que ce ton provocateur. Ne pas être d'accord ne devrait pas avoir pour conséquence que l'on se sente autorisé à déroger à la courtoisie due à son interlocuteur, d'autant que cela nuit plus à votre image qu'a la mienne. Que vous ayez peu d'estime pour moi, soit, mais de grâce ayez en un peu pour vous même.
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En vérité je l'ignore, je n'ai pas le plaisir de connaître monsieur Klein intimement mais ne l'ayant jamais vu faire preuve de vulgarité lors d'une intervention publique, cette affirmation m'étonne. Je ne prétend nullement avoir vu toutes ses apparitions mais il m'a toujours fait l'impression d'un homme docte et distingué, ce qui est aux antipodes de la vulgarité. Cela pourrait certes être une façade mais il faudrait au moins un contrexemple.
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Simon de Montfort et Arnaud Amaury ont réglé le sort des parfaits, jugés hérétiques par l'église catholique. Quoiqu'il en soit, il me semble que c'est manquer singulièrement d'imagination de penser que le monde correspond à l'enfer. Sil est entendu que c'est un cloaque immonde où règne la corruption, il me semble parfaitement évident qu'il pourrait être largement pire s'il était guidé par le mal, tout comme il serait bien meilleur s'il l'était par le bien. J'avoue avoir toutes les peines du monde à voir une intention dans l'univers qui nous entoure (même en essayant sincèrement): tout se passe comme si nous n'avions strictement aucune espèce d'importance, idem pour nos désirs les plus chers. L'injuste triomphe souvent comme est parfois accablé le vertueux, mais cela n'a rien non plus de systématique. A mon sens tout se passe comme si il n'y avait aucune intentionnalité derrière la réalité ou alors que notre "créateur" est parfaitement indifférent à notre sort et entre les deux hypothèses, le principe du rasoir d'Ockham nous invite à ne pas choisir la plus couteuse.
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Je viens de voir Alad'2. Cet étron filmique est un hymne à la médiocrité: la vacuité du scénario le dispute à la bouffonnerie caricaturale du jeu d'acteur, à la puérilité et au grotesque de l'humour. Cela fait 15 ans que je ne regarde plus la télévision et tous les acteurs m'étaient inconnus (sauf Jamel Debouze dont j'ai vu les déplorables débuts) et tous se rejoignent en une douloureuse absence de talent.
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Faux dilemme, l'orbite d'un objet ne dépend que de la masse du corps autour duquel il gravite. La théière aurait en l'occurrence la même trajectoire que le satellite. Espèce de vilain petit manipulateur !
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D'exister en tant que concept ne correspondant à rien dans le réel, oui. Le mal existe en tant qu'idée abstraite, comme grille de lecture superposée à des faits qui n'expriment rien en dehors d'eux-mêmes et que nous interprétons comme bien ou mal.
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Epicure a dit: "Ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, Ou il le peut et ne le veut, Ou il ne le peut ni ne le veut, Ou il le veut et le peut. S'il le veut et ne le peut, il est impuissant; S'il le peut et ne le veut, il est pervers; S'il ne le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers; S'il le veut et le peut, que ne le fait-il ?" Depuis 2000 ans différentes théodicées ont été avancées afin de justifier l'existence du mal, ou du moins sa coexistence avec un dieu bon, omniscient et omnipotent mais force est de constater que toutes ont échoué. Celles qui prétendent y avoir réussi ont recours à des contorsions logiques et axiologiques qui défient le bon sens et perdent le lecteur dans une casuistique subtile et byzantine. Il me semble personnellement bien plus simple de ne supposer ni l'existence de dieu, ni celle du mal.
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Vos petits-enfants verront les Blancs devenir minoritaires en France
épixès a répondu à un(e) sujet de Hyperboréen dans Société
Langues, cultures, traditions ne sont que de fugaces manifestations en constante évolution de l'espèce humaine. Le concept même d'espèce est flou et changeant, c'est une simple construction mentale, une catégorisation d'une partie de la réalité par l'esprit pour tenter de la saisir et de la définir mais qui ne correspond à rien de vraiment existant. Le changement est la seule permanence du réel. Toute évolution est adaptative aux contraintes environnementales faites de pressions contraires et donc une force de stabilisation telle que vous la défendez, même si elle est vouée à l'échec, n'est qu'un des très nombreux facteurs qui contribuent à former le constant remodelage de la réalité. S'il est hors de doute que certains personnages fameux ont une influence majeure sur une culture particulière, nul ne saurait revendiquer le contrôle sur sa constitution ou son évolution. Quels que soit l'amour, l'admiration ou la vénération que nous pouvons éprouver pour un être, un art ou une culture, tout changera et changera encore avant d'être oublié puis de disparaître pour retourner à la soupe quantique de laquelle tout est issu. -
Yann Moix a bien raison sur un point: on est responsable ni de ses goûts ni de ses dégoûts. La bien-pensance est jalouse de ses acquis et les loups sont prompts à hurler en meute dès lors qu'on défie le troupeau en affichant sa différence. Il est d'ailleurs assez ironique de constater que ses zélotes les plus ardents s'avèrent souvent les plus tourmentés par la tentation ou encore même ceux qui y cèdent le plus, comme nous le prouvent régulièrement certains scandales qui n'auraient pas lieu d'être si la tolérance et le respect étaient mieux partagés, ou tout simplement une absence de curiosité malsaine pour l'intimité des autres. Il ne nie pas la possibilité qu'une femme puisse être belle à 50 ans, il revendique son droit à préférer les jeunes et dans une société où les actrices de plus de 35 ans peinent à trouver des premiers rôles, où une mannequin à passé sa date de péremption dès lors qu'elle n'a plus 25 ans et où le culte du corps jeune, beau et ferme s'affiche sans vergogne sur tous les panneaux publicitaires et toutes les chaines de télévision, je trouve particulièrement hypocrite et incongru de s'en prendre à un individu particulier qui ne dissimule pas ses penchants derrière une bienséance de façade.
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C'est précisément parce que les scientifiques sont crédules, influencés, orgueilleux, partiaux, soumis aux mêmes biais cognitifs que tout un chacun, qu'ils sont humains en somme, que la science à été établie: une méthode rigoureuse qui traque l'erreur et tente d'objectiver la connaissance en se fiant plus aux faits, aux expériences et à l'observation qu'aux témoignages, à l'autorité ou aux dogmes. Voir dans les scientifiques autre chose que de simples hommes ordinaires, voilà encore une tragique manifestation de l'essentialisme inhérent de l'esprit humain qui distord la réalité qui est bien moins discontinue que les catégories à travers lesquelles nous nous la représentons. Les scientifiques ne sont ni pires ni meilleurs que les autres. Qu'on ne sache pas cette réalité me semble parfaitement naturel.
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Eglise, le silence accablant sur la pédophilie...
épixès a répondu à un(e) sujet de Anatole1949 dans Religion et Culte
Comme le diraient les enfants de chœur s'ils n'avaient la bouche pleine: "On en a plein le cul des curés !" -
Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking
épixès a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Cet article ainsi que le documentaire avec Penrose traite de l'hypothèse de l'esprit quantique (ou encore conscience quantique), ce qui se distingue nettement de la théorie de l'influence de la conscience dont parle l'autre documentaire "l'illusion de la conscience" qui soutient une théorie qui va à l'encontre des résultats expérimentaux. Concernant l'esprit quantique, c'est une hypothèse qui n'en est qu'à ses débuts et si elle n'a guère ma faveur, je n'ai rien à y redire. -
Philosophie versus Sciences - Réalité - Stephen Hawking
épixès a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Ce documentaire est une séquelle du fameux "what the bleep do we know ?" ou "que sait-on vraiment de la réalité ?" qui est défini comme est un docu-fiction pseudo-scientifique, traité avec un éventail d’idées issues du New Age qui récupèrent les concepts de la physique selon un usage jugé hors contexte par la majorité des scientifiques. Le film a été produit par l’école de l’Illumination de Ramtha, fondée par Judy Zebra Knight, qui a affirmé que ses enseignements étaient basés sur son dialogue avec une entité désincarnée âgée de 35000 ans et nommée Ramtha. J.Z. Knight a fait un usage controversé de certains aspects de la mécanique quantique, y compris le principe d’incertitude de Heisenberg et « l’effet de l’observateur », ainsi que de la biologie et la médecine. De nombreux critiques ont rejeté le film comme entrant dans la catégorie des pseudo-sciences. Le physicien David Albert qui apparaît dans le « documentaire » s'est dit « outrageusement choqué » du produit final du film. Dans une entrevue accordée au magazine Popular Science, M. Albert raconte qu'il a passé plus de quatre heures avec les réalisateurs du film leur expliquant que la mécanique quantique n'avait rien à voir avec la spiritualité et le domaine de la conscience. Après avoir soigneusement déformé les propos du physicien lors du montage, les réalisateurs auraient présenté M. Albert comme étant en parfait accord avec le discours tenu par le « Guerrier Lémurien ». « J'ai été extrêmement crédule mais j'ai eu ma leçon », a-t-il déclaré au magazine. La théorie de l'influence de la conscience a beau jouir de l'approbation de Wigner et de Hawking, le fait est que la théorie de la décohérence a reçu des confirmations expérimentales en 1996 et démontre que l'effondrement de la fonction d'onde se réalise avec ou sans observateur conscient. -
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Et selon cette logique devrait-on refuser de vacciner les enfants des parents antivax ou de soigner ceux des croyants craignant pour l'âme de leur progéniture ? Personnellement, il me semble que plutôt qu'alimenter nos peurs infondées et irrationnelles, nous devrions promouvoir la pensée critique et l'analyse rationnelle à travers l'éducation nationale et une obligation pour les médias de vérifier leurs sources.
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Le processus de validation de la science est collectif, c'est le consensus de la communauté qui fait loi en s'appuyant sur des expériences rigoureuses et maintes fois reconduites indépendamment. La science procède en essayant d'invalider les théories en cours, non en tentant de les confirmer (puisqu'on peut plus facilement prouver que quelque chose est faux que le contraire) et c'est en échouant suffisamment longtemps à réfuter une théorie que cette dernière gagne du crédit auprès de la communauté scientifique et s'impose comme admise, sans jamais être considérée comme définitive mais comme meilleure approximation actuelle de la réalité.
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Tel que voté et appliqué, le principe de précaution exige de la science des garanties qu'elle ne peut pas fournir. La clause d’incertitude alliée à la possibilité d’un recours judicaire, introduite par la révision constitutionnelle, fait le lit d’une coûteuse recherche du « risque zéro », risque zéro que la science ne pourra jamais garantir. Ainsi, toute analyse du rapport risque / bénéfice, toute prise en compte du « risque à ne pas faire » se retrouve exclue, favorisant de fait la non-décision, le statu quo. Nous le savons, notre intuition nous trompe. Les différents biais cognitifs de l’esprit humain font que nous avons tendance à surestimer les faibles probabilités (et aussi, par ailleurs, sous-estimer les fortes probabilités), et cette disposition se trouve amplifiée quand ces faibles probabilités sont associées à un risque. Dans ce cas, il n’est pas rare que, pour éviter une situation perçue comme dangereuse, nous mettions en œuvre des stratégies déraisonnablement coûteuses au regard du risque réel. C’est cette tendance que le principe de précaution met en scène pour conduire à des décisions où l’intérêt général a été sacrifié au nom d’une « éthique de conviction » (ne jamais transiger, ici sur le risque zéro, peu importe le coût, peu importe si d’autres valeurs en pâtissent) opposée à une « éthique de responsabilité » (qui compare coût et bénéfices de différentes options). Ceci est encore renforcé par d’autres biais cognitifs, telle notre inclination à prêter une plus grande attention à une perte qu’à un gain de valeur équivalente, notre difficulté à appréhender des problèmes multifactoriels, qui nous conduisent à nous focaliser sur un aspect particulier. Le précautionnisme se méfie des actions de l’Homme sur la Nature (les campagnes anti-OGM fournissent une abondante illustration de cette rhétorique). L’homme, en se prenant pour Dieu, joue aux apprentis sorciers. Comment un tel sentiment a-t-il pu se développer jusqu’à en devenir une sorte de lieu commun lors, justement, que les progrès de la science ont permis des avancées décisives (vaccination, médecine, agriculture) permettant de vivre à la fois bien plus longtemps et dans de meilleures conditions que si l’on ne vivait que sous la seule aile protectrice de Dame Nature ? Si de tout temps des dangers avaient bien été perçus quant aux conséquences de l’action de l’Homme sur le monde, ce n’est vraiment qu’avec la Première Guerre Mondiale, puis avec les programmes d’épuration sociale ou raciale mis en œuvre par les régimes totalitaires, avec l’apogée qu’a été la Seconde Guerre Mondiale et la mise en œuvre d’un génocide systématique et « scientifique », que s’opère ce changement d’attitude : "à force de progrès scientifiques, les hommes ont la possibilité de mettre eux-mêmes un terme à leur histoire". Seveso, Three Miles Island, Bhopal, Tchernobyl, AZF, vache folle… l’industrie serait mortifère, et nous serions en « danger de progrès ». Et c’est toute une société qu’il faut alors remettre en cause, au nom de ce constat. Le thème conspirationniste qui accompagne souvent le désaveu de l’expert dans l’idéologie précautionniste se retrouve amplifié au travers des différents médias. Comment les prodigieux développements des moyens d’information (Internet en particulier) profitent-ils aux croyances, au détriment de la connaissance ? De ce point de vue, la connaissance scientifique est un bien mauvais produit médiatique, alors que la peur et l’inquiétude sont pratiquement assurées de toucher la cible médiatique : une information inédite qui implique chacun d’entre nous, énoncée sous forme de certitudes. C’est ainsi que les médias en arrivent à créer, involontairement ou non, des controverses artificielles en mettant à égalité des « experts proclamés indépendants » et la communauté scientifique, opposant des avis tranchés, simples, définitifs et souvent alarmistes, à une argumentation plus subtile, toujours empreinte de doute. Il faut se méfier de l'épanouissement de cette nouvelle forme de populisme, forme d’autant plus perverse que les victimes de ses effets sont souvent « invisibles » (la victime – prétendue ou réelle – d’un effet secondaire d’une vaccination peut faire l’objet d’un reportage émouvant, alors que toutes celles atteintes d’une grave affection du fait d’une absence de politique de santé publique adaptée auront du mal à attirer l’attention des caméras). Sans exalter l'imprudence nous devrions savoir revaloriser le risque et nous fier aux études méthodiques et indépendantes plutôt qu'à des témoignages faillibles et biaisés dont le pathos est exacerbé par les trémolos médiatiques.
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26 habitants de la résidence les Boucles-de-la-Seine à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine, 92) ont lancé une procédure collective contre Orange pour "trouble anormal du voisinage". Les résidants veulent obtenir le démontage de trois antennes-relais installées sur la façade d'un des bâtiments. En effet, plusieurs riverains assurent souffrir de maux de tête, de saignement de nez et de sensations curieuses depuis l'installation de ces antennes. Orange devrait s'attendre à un nouveau procès et à démanteler les antennes incriminées comme cela lui est déjà arrivé ainsi qu'aux 2 autres opérateurs, Bouygues Telecom et SFR. Le collectif a d'ailleurs engagé l'avocat Richard Forget qui a obtenu le démantèlement de l'antenne-relais de Bouygues près de lien. Mais il y aurait un hic…. Dans un communiqué, Orange France précise que l'antenne-relais incriminé n'a été installé qu'à la fin du mois de mars et que l'électrification des antennes ne s'est opéré qu'au 10 avril. L'opérateur précise que les baies électroniques de traitement, nécessaires à l'émission et la réception des ondes sur les antennes-relais, n'ont pas encore été installé et activé. Selon l'opérateur, l'antenne ne peut donc pas émettre d'ondes. L'affaire date de 2009 et à été l'objet de plusieurs reportages et articles.
