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Bonjour DdM, Oui c'est vrai, néanmoins, je ne cherchais pas à délimiter un cadre de validité pour chaque concept ou sous-concept, mais de dégager ou attirer l'attention sur un oubli plurifactoriel du philosophe dans son appréhension des besoins fondamentaux ou inclinaisons naturelles. Il y a dans la curiosité une dimension positive ( attirance ) que l'on ne retrouve pas face à détresse due à notre ignorance ( prémunition ), que celle-ci provienne du " known unknown " ou du " unknwon unknown ". Cependant je me sens proche de sa pensée ou de sa vision pessimiste/sceptique/cynique du Monde, cela n'enlève en rien mon appréciation globale de sa philosophie peu philanthropique. Pour ma part, j'ai l'impression d'être immergé, bon gré mal gré, dans un immense zoo, habité par " mes " congénères, à ciel ouvert, ou d'être ce cosmonaute dans le film ou la série de films originaux et cultissimes La planète des singes - s'étalant de 1963 à 1973. Oui. À cela s'ajoute comme tu l'as écris également, une approche superficielle de la culture que je range dans un hédonisme débridé, du divertissement et de la jouissance sous toutes ses formes, tout cela est permis par le développement de nos sociétés et la toute puissance de l'individu autonome, l'envers de la médaille ou la dérive/falsification des préceptes des Lumières. Ou quand la Raison ne sert et ne dessert que les intérêts de notre animalité grégaire, de nos pensées ou pulsions archaïques, sans frein, ni retenue , ni même sagesse... J'ai dû mal formuler mon propos, j'ai signifié exactement l'inverse ! Par exemple: https://psycnet.apa.org/record/1982-04631-023 ( j'ai l'article en question, et si tu souhaites le lire, je te le fournirais en MP sur simple demande )
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Bonjour à toi, je te remercie pour ta réponse, Je crois qu'il se glisse ici plusieurs glissements de sens, presque imperceptibles pour ne pas dire topologiques, pour nous faire passer ainsi d'un Carré à un Cercle subrepticement. Les besoins dont parle Arthur S. sont primaires, c'est-à-dire, boire, manger et dormir. De plus le fondement de son " besoin métaphysique de l'humanité " sous deux aspects selon lui incompatibles, prend racine dans la peur de la mort, voire aussi " Cette nature particulière de l'étonnement qui nous pousse à philosopher dérive manifestement du spectacle de la douleur et du mal moral dans le monde ", c.f.: Le Monde comme volonté et représentation, où il n'est pas question de douter de notre ignorance ou même de nos incertitudes et ainsi d'être en peine pour cela. Je crois qu'au contraire, il nous dit que nous sommes trop prompts à être pleins de certitudes, et que " l'étonnement " ne se focalise que sur les douleurs que sont la peur de la mort, de la souffrance physique et morale. Si la souffrance est au cœur de ses préoccupations, il - A. S. - place conséquemment la résorption des besoins - primaires - et la lutte contre l'ennui en première ligne, j'y adjoins sur le même plan et non dans un lointain éventuel développement secondaire ou tertiaire, aussi la peur viscérale - en tant que souffrance primaire - d'être isolé de ses semblables, de ne plus profiter de leur présence, ainsi que l'inconfort patent et omniprésent du manque de contrôle/maitrise dû à ce que l'on ignore complètement ou partiellement de son environnement immédiat où l'on va chercher des moyens palliatifs ou curatifs pour s'y soustraire ou en changer la nature ( de indéterminé à déterminé ), par exemple il a été montré que les individus se laissaient aller à vouloir savoir, plus fréquemment, sur ce qui était indéterminé entre 3 choix possibles, deux certains dont 1 plaisant/neutre et 1 déplaisant ou 1 non-déterminé, à travers des chocs électriques ou des odeurs nauséabondes, les personnes ont relativement bien plus opté pour résoudre l'incertitude que de choisir un élément bien déterminé même au prix d'un désagrément potentiel, dans un cas 1 stylo étiqueté neutre, 1 stylo étiqueté choc-électrique et 1 dernier sans étiquette mais faisant partie de l'une ou l'autre catégorie: neutre ou avec électrochoc, dans un autre cas, une boite étiquetée avec une odeur agréable, une boite étiquetée avec une odeur écœurante et une dernière sans étiquette mais renvoyant à l'une ou l'autre déjà mentionnée, dans 2/3 des situations les personnes optent plus fréquemment pour les objets non-déterminés pour satisfaire leur curiosité naturelle, malgré le prix à payer de leur personne pour cela. Comme je l'ai mentionné sur ce forum à plusieurs reprises: " L'Homme préfère avoir une réponse, y compris farfelue ou arbitraire, que pas de réponse du tout ", c'est une tendance innée, une propension plus forte que la volonté, la raison, ou la rationalité. Dans un autre registre, on parle en psychologie de " need for cognition ". Je connaissais déjà cette allégorie. Néanmoins, elle ne justifie pas de remplacer un trouble par un autre, pas plus que la peur des araignées a quelque chose à voir avec la peur des foules ou du vide, de même la souffrance peut revêtir différentes formes, non interchangeables, en effet souffrir du froid par manque de logement chauffé n'a trop rien à voir avec le doute existentiel anxiogène de notre présence au monde ( peur de l'inconnu ), ou pour l'ostracisé/marginalisé de pouvoir se divertir autant qu'il le voudra ne l'empêchera pas de souffrir terriblement de son exclusion. Il en va de même entre une douleur infligée sur la main gauche et un plaisir prodigué sur la main droite, il n'y a pas neutralisation ou compensation de l'un part l'autre ! La socialisation n'a pas seulement pour but de nous extraire de l'ennui ou des difficultés liées à notre survie, elle est un besoin fondamental en lui-même, tout comme le bébé qui ne profite pas d'attention de la part des adultes est plus susceptible de mourir, bien que nourri et langé ( C.f.: Charcot et La Pitié-Salpêtrière, la " mort subite " des nourrissons à cette époque par manque de " chaleur humaine " ). On comprendra aussi, que l'on peut être en compagnie agréable sans pour autant réduire nos besoins primitifs ( boire, manger et dormir ) ou même que cette présence ne puisse résorber notre ennui du moment, elle comble une autre - typologie de - carence, disons affective pour fixer les idées ! Tout comme manger ou dormir ne compense pas une soif prégnante. De même, on peut se sentir seul au beau milieu du monde, le ventre plein, au chaud et au sec et devant un parterre abondant de distractions en-veux-tu-en-voilà, le sentiment de déconnexion sociale, en l'occurrence amicale, fraternelle ou amoureuse n'a rien à voir avec l'amusement ou le contentement matériel ou l'assouvissement de ses besoins de subsistance, au même titre qu'un carré ne remplace pas un cercle, qu'une forme géométrique n'est pas substituable à une couleur, que la vue n'est pas compensable par l'ouïe ou l'odorat, etc... La motivation à satisfaire ses besoins primaires et à contrer l'ennui ne sont pas d'une manière ou d'une autre la manifestation sous une autre forme de la fuite/peur de l'isolement social, ni du besoin de réduire intrinsèquement l'inconnu ou l'incertain angoissants, tout comme Abraham Maslow en son temps l'avait par ailleurs explicité dans sa " hiérarchisation des besoins " pour autant irréductibles les uns aux autres, bien que cet ordre soit aujourd'hui contesté, d'où mon intervention pour tout mettre à l'horizontal. D-U
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Re- Oui bien sûr, mais ce processus n'est en aucun cas du courage ou d'en faire preuve ou usage, c'est autre chose, en l'occurrence de l'anticipation ou de la prévoyance, ou plus génériquement, une forme de sagesse. Oui Je ne pense pas que la part d'ignorance soit nécessaire, elle peut être fortuite ou contingente. Si je prends le cas de la peur du dentiste, pour faire une opération que l'on a déjà faite, il n'y a aucune inconnue ou ignorance, on sait très bien ce qui nous attend, mais la peur risque fort de prendre le dessus, comme toute phobie. Il en va de même avec la peur du vide, bien que l'on ait toutes les informations sur la situation, qu'on les comprend parfaitement quand on est encore au niveau du sol, cela n'empêche pas d'avoir la tête qui tourne une fois en hauteur, la volonté, la raison et même les encouragements/rappels de l'entourage ni changent strictement rien. Tu as raison, il y a toujours une part d'incertitude irréductible, quelle que soit la formation dispensée en amont, on a la même typologie de difficultés pour les vols habités vers Mars, avec le confinement de l'équipage dans la navette spatiale pendant des mois, il est impossible de savoir ce qu'il adviendra, pour les membres, une fois l'engin réellement lancé en direction de cette planète. Pour le pompier, pour revenir à cet exemple, il peut être totalement pris au dépourvu - voire traumatisé - si il s'avère que c'est une connaissance dont il doit s'occuper, disons si elle est décapitée après une tentative de suicide avec un train ou avec un fusil de chasse dans la tête, ce qui est vrai aussi pour les médecins qui peuvent perdre leur moyen quand il s'agit d'un proche lors d'une urgence. L'armée utilise justement " l'esprit de famille " ou effet de groupe, ainsi que des moyens de dissuasion par des sanctions disciplinaires, voire martiales, pour faire en sorte que les soldats fassent ce qu'ils ont à faire au moment voulu, ce qui ne constitue toutefois pas une garantie, il avait été montré que lors d'affrontement avec assaut entre deux corps retranchés ennemis - lors de la 2nd guerre mondiale de mémoire, 90% des balles tirées étaient complètement erratiques, défiant tout pronostic prévisible, mais démontrant en revanche la répugnance de l'humain ordinaire à tuer délibérément. Cependant comme tous les médecins, avec le temps vient un certain détachement, ou plutôt une désensibilisation d'avec le patient, ce qui semble être le prix à payer pour faire ce qu'il y a à faire par nécessité. De même, comme énoncé dans le livre " Banalité du bien, banalité du mal, Le 101ième bataillon de réserve de la police allemande " pour les assassinats des Juifs, le plus dur psychologiquement est effectivement la première fois, le pas le plus dur à franchir, tel le Rubicon, une fois fait, plus de retour en arrière possible, les choses s'enchainent sans trop plus - avec la même intensité/vivacité - réveiller la conscience comme lors de la première fois, et ce avec d'autant plus d'aisance - ou moins de réticence - que les occasions se multiplient... Ayant discuté avec beaucoup de pompiers - y compris dans ma famille, il y a une convergence pour soutenir que le plus délicat à gérer émotionnellement, c'est quand la tragédie concerne de jeunes enfants. Non bien évidemment, c'était pour montrer la stratégie similaire dans les deux cas, un travail en amont, pour ne pas avoir à affronter la difficulté avec la seule volonté une fois devant le fait en train de s'accomplir, bien trop faible pour y faire face seule et ses maigres moyens. En effet la raison sera toujours prise au dépourvue par les émotions vives, il faut donc ruser pour lui redonner l'avantage, en différant la prise de décision par exemple, mais cela n'est possible que si on est en mesure d'anticiper les conséquences et implications de ce qui va advenir, donc faire preuve d'imagination reposant sur des analogies/similitudes de cas et ainsi la mémoire, ensuite être suffisamment réceptif à ces mêmes conséquences à froid et la déception ou le regret qui s'en suivraient, donc faire appel à nos sentiments, y compris moraux et emphatiques, de même que le dégoût ou la colère anticipés/pressentis; ce qui anté-rétrospectivement permet de prendre des décisions en amont pour se prémunir de nos propres failles/faiblesses devant la situation qui sera vécue au présent, raison d'être de la publicité/promotion sur les punitions édictées à titre préventif ou les risques encourus par exemple. Mais aussi et surtout, de se donner les moyens d'y parvenir, je me rappelle du cas d'une conseillère/coach en prévention des maladies sexuellement transmissibles, qui bien que parfaitement consciente des risques étant donné son métier même, n'avait pourtant pas pu elle-même se retenir d'avoir non seulement un rapport non protégé au moment où l'excitation s'est faite jour, mais qui plus est, en étant infidèle à son mari ! Savoir, même parfaitement, ne suffit pas, il faut aussi se donner les moyens de réussir envers/contre notre propre faillite volontariste - une fois en situation.
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Est il possible de ne pas être orgueilleux aujourd'hui ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de bouddean dans Philosophie
Bonjour Ambre, Je pense que j'ai dû mal m'exprimer antérieurement. En effet, je ne conteste pas tant ce que tu dis puisque je suis d'accord, que ce dont je parlais était conditionnel. La " soustraction " dont il était question n'était pas à prendre dans le sens de faire en sorte de ne pas subir le stimulus déclencheur, mais au contraire une fois qu'il est présent - la condition - on ne peut pas ne pas ressentir les effets, la cascade de réactions intérieures, quel que soit ce que l'on fera sur le plan comportemental en réaction à ce ressenti. Prenons un exemple assez extrême, pour bien faire ressortir ce dont je discute, tiré de ma propre existence, ma fille est ce qui est le plus précieux pour moi, j'ai donc constamment peur qu'il lui arrive quelque chose, et effectivement tant qu'il ne lui arrive rien au jour le jour, cette peur est diffuse mais elle s'arrête là, en revanche si il lui arrive quelque chose, disons un accident ou pirement une agression, je serai dans tous mes états, complètement retourné voire dévasté, empli d'émotions vives prêtes à exploser si l'occasion se présente, je sais très bien que dans ces conditions, ma raison ne me serait d'absolument aucune utilité, je serais tout-à-fait incapable de me raisonner ! Nous avons donc bien là deux scénarios possibles, celui où la condition est absente et dans ce cas, la raison peut faire son office, et dans l'autre quand la condition est présente ( i.e.: une blessure ), où les émotions dépassent de beaucoup les capacités raisonnantes de l'esprit. Je peux bien sûr donner d'autres types d'exemples moins personnels, imaginons cette fois-ci une barre de fer chauffée au rouge, tant que je ne la touche pas ou n'ai pas lieu d'y toucher, ma raison peut me dicter ma conduite et mes gestes, a contrario, si je dois la saisir, quel que soit ce que j'aurais prévu de faire par la raison, je serai obligé de tenir compte de la douleur atroce que je ressens par la brûlure qu'elle m'impose, je ne pourrais pas ne pas tenir compte ou ne pas ressentir cette souffrance par la seule volonté de ne pas le faire ( d'en tenir compte ou de la ressentir ) ! Il n'y aurait qu'une autre sensation, comme une très vive émotion qui pourrait détourner les ressources cognitives de la - perception de la - douleur, comme la rage ou un état de choc, pendant un instant. De même, si je ne croise pas un individu méprisable et que je déteste au plus haut point - dont la raison importe peu, je peux fort bien ne pas ressentir la colère, rester zen par la force de la volonté/l'esprit, sauf au moment même où je serai face à lui, cette colère déboulera en moi sans crier gare, ce que j'en ferais dans la foulée étant une autre histoire, je serais dans tous les cas obligé de composer avec cahin-caha, pour le pire ou le moins pire, mais je n'aurais pas le pouvoir de l'empêcher d'advenir si cette personne se présente à moi, là tout de suite. Ou encore exercer un travail que l'on considère soi-même comme rébarbatif et profondément ennuyeux, tant qu'on y est pas nous avons effectivement tout loisir de penser à autre chose, s'évader l'esprit, etc... mais dès qu'on y retourne, on ne pourrait faire fi de la réalité présente, qu'on vit en même temps qu'on la subit, il n'est plus possible de se détacher de la réalité, car elle s'impose avec force à soi, on peut sans doute faire travailler ponctuellement son imagination pour s'en extraire un temps, se distraire, mais pas continument jour après jour et heure par heure, puisqu'on troquerait un mal pour un autre: l'épuisement mental contre l'ennui, la démotivation ou la perte de sens ! Enfin, si quelqu'un était suffisamment consistant avec lui-même en disant qu'il n'a pas besoin d'aide, alors il devrait absolument tout faire par lui-même, quitter le monde tel qu'il le connait, et apprendre à tout faire par lui-même, tel un Robinson Crusoé, il prendrait rapidement conscience de l'entière dépendance qu'il entretient/entretenait avec tous ses semblables ( même une émission assez extrême comme " Retour à l'instinct primaire " ne laisse pas les participants sans aucun artifice civilisationnel, chacun peut choisir un objet en plus d'un sac en jute, ce qui une fois qu'ils se sont réunis leur simplifie grandement l'existence malgré l'adversité omniprésente du milieu sauvage, sans cela, chaque saison ne durerait qu'une poignée de jours tout au plus, une fois les réserves corporelles épuisées ), il serait tel un ver de terre face à la rudesse du monde dans sa plus simple et cruelle expression, totalement démuni, n'ayant pas calculé correctement toute l'aide salutaire dont il bénéficie du matin au soir en perfusion permanente... D-U -
Est il possible de ne pas être orgueilleux aujourd'hui ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de bouddean dans Philosophie
Bonjour, Savoir une chose et être en mesure de s'empêcher de faire ou d'y réagir le cas échéant, sont deux phénomènes distincts ! ( C.f.: Comment raisonne notre cerveau, Olivier Houdé ) On le voit très régulièrement avec l'usage du téléphone au volant ou les petits excès de vitesse, " avoir conscience de " ne prémunit aucunement le passage à l'acte contrevenant, dans le cas contraire on ne comprendrait bien évidemment pas l'existence de la Justice, des tribunaux, des forces de l'ordre public, etc... puisque les gens ne sont pas capables de se retenir d'agir, on n'a d'autre choix malgré le préventif et la dissuasion par des sanctions, de pratiquer du curatif au final ! Ce serait donc d'autant plus vrai, si il n'existe pas une telle force de punition prévisible et bien établie, légitime. Le stoïcisme ne préconise aucunement une maitrise de ses états intérieurs ou de s'en détacher - ce qui est impossible - bien au contraire, de les accepter et de composer avec, à la hauteur de ses propres possibilités ! Je ne peux pas entièrement cautionner cette réponse, même si elle sonne bien, ne serait-ce qu'en prenant mon propre cas: Si je suis le premier à décliner l'aide d'autrui - explicite/directe, ce n'est pour ma part pas à cause d'une estime-de-moi hypertrophiée, cela vient d'un côté du fait que je n'apprécie pas de travailler en groupe puisque ça me perturbe énormément - je perds de la sorte facilement mes moyens, ensuite je ne fais pas entièrement/suffisamment confiance aux autres dans la mesure où je suis plutôt perfectionniste, ce qui signifie que le résultat qu'ils sont capables de produire ne me satisfera certainement pas, enfin, je déteste aussi me sentir redevable envers qui que ce soit, car cela menace mon autonomie délibérative, en effet la réciprocité est une règle très bien établie et particulièrement engageante, d'ailleurs utilisée par les vendeurs commerciaux peu scrupuleux. Cela ne m'empêche aucunement de reconnaitre par ailleurs que je bénéficie d'aides indirectes ou médiates d'autres humains, mais qui ne sont pas physiquement présents avec moi, et que je leur suis redevable indéniablement quand bien même il y aurait rétribution pour leurs apports. je suis tout autant que n'importe qui dépendant des autres, c'est un fait incontestable, y compris de moi-même. Au final, ce n'est qu'une adéquation entre ce que je suis et l'aide minimale indispensable pour atteindre mon but, je n'ai ni à être fier ou avoir honte de cet état de faits, ce n'est donc ni une faiblesse, ni une force, mais bien plutôt une conséquence de ma façon d'être au monde... -
Est il possible de ne pas être orgueilleux aujourd'hui ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de bouddean dans Philosophie
Bonjour, Avons-nous de même quelque faiblesse ou force à savoir/vouloir(?)/oser ressentir et exprimer la joie, la tristesse, la pitié, l'empathie ou la colère ? Pouvons-nous vouloir ne pas l'éprouver, le faire ou le subir ? N'est-ce pas plutôt seulement dans la façon de les exhiber que nous nous différencions, puisque nous ne pouvons pas nous y soustraire ! Tout d'abord la notion d'aide est bien plus vaste que ce que l'on pourrait retenir de prime abord: https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/aider https://www.cnrtl.fr/definition/aider Et pour clarifier les choses, je vais introduire une distinction, entre une aide reçue ou donnée d'une manière directe et/ou explicite et une autre indirecte et/ou implicite/tacite, en effet, puisque nous sommes tous interdépendants les uns des autres, chacun volens nolens dépend de quelqu'un ou de quelques uns dans son quotidien, qu'il en ait conscience ou non, que ce soit au travail ou pour acheter quelque chose en magasin ou même d'équiper et se servir des objets ou mobiliers au domicile, toutes ces choses sont le fruit de multiple protagonistes dont nous ne sommes qu'un maillon, bien souvent le dernier, autrement dit l'entièreté de la chaine nous est occultée, mais elle est pourtant bien réelle, quand j'utilise un couteau pour couper mon pain, je me sers de l'aide d'autrui inconsciemment/tacitement, car je n'ai pas fabriqué le couteau, et j'ai pu l'acheter dans un lieu dans lequel j'ai pu me rendre grâce au véhicule que je n'ai pas fabriqué et le carburant que je me suis procuré, etc..., pour couper un pain que je n'ai pas fait, à partir de constituants que d'autres ont élaborés et transportés et enfin façonnés. Autrement dit, je ne peux pas ne pas avoir recours à l'aide d'autrui, car elle est omniprésente ! Bien que de manière " souterraine " la plupart du temps, implicitement. Ce serait hypocrite ainsi et illusoire, de ne retenir que l'aide fournie/demandée sur un plan explicite et direct, c'est à dire en exprimant verbalement une demande précise à un interlocuteur en face-à-face, dans la mesure où on le fait déjà continuellement et multiplement autrement ! -
La réprobation de l'aspect physique
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sirielle dans Philosophie
Bonjour Sirielle, merci pour ta réponse, ( ce qui va suivre ne dénigre, en aucun cas, les choix que tu as opéré, nous sommes ici pour comprendre la genèse et l'origine de ce phénomène esthético-physique bien réel ) C'est très juste, je n'ai pas abordé ce cas de figure, tu as raison de le mentionner. On se trouve ainsi dans une procédure " d'artificialisation " mais à partir de phénomènes quant à eux naturels. Je me souviens dans mon jeune temps, dans un livre de musculation - avec les moyens à sa disposition - que l'un des pionniers parlait de " sculpter " son corps, dans les années 60-70. Je ne suis pas surpris que tu le fasses de ton côté, à la lecture de différents interventions de ta part, j'avais effectivement compris que tu attachais une grande importance à ton corps. L'effet produit peut être tout-à-fait saisissant sur le long terme j'en suis convaincu, l'ayant observé et même quelque peu pratiqué moi-même fût un temps. C'est une tendance aussi très actuelle de prendre soin de sa santé, en particulier via l'alimentation et l'activité physique régulière, d'où les spots publicitaires de prévention depuis quelques années à présents décidés par le gouvernement ( surtout dans l'optique de réduire les frais de santé consécutivement à la sédentarisation et la malbouffe ). Néanmoins, on peut se poser la question de savoir ce qui motive une telle recherche de " modelage " du corps, quelle est la référence et qui l'a mise en place et pour quoi(?), en effet dans l'antiquité gréco-romaine, l'aspect physique n'était que la conséquence des exercices disciplinaires, alors qu'aujourd'hui c'est quelque chose de recherché en soi, pour l'esthétique visée. Pourtant les canons de beauté ont varié avec le temps et les époques, et même les lieux, sans toujours se rapporter aux activités physiques, comme le bandage des pieds des femmes japonaises pour qu'ils " restent " petits. " Qui " a décrété que le physique devait être comme ceci ou comme cela ? Car la critique ou le jugement dépendent d'objectifs et de buts qui font foi/référence, mais avec quelle légitimité in fine ? Pour ma part, quand je cherche à répondre à ce genre de question, je me place dans une " expérience de pensée " telle que je m'imagine être seul sur une île déserte ou apparenté, et ainsi voir si je ferais la même chose qu'actuellement, la réponse est très souvent négative, ce qui signifie que ce que je fais, je ne le fais pas intrinsèquement pour moi mais avant tout au travers du regard ou du jugement des autres ! Est-ce alors une bonne chose que de vivre au travers le miroir qu'autrui constitue, ne pouvons-nous vraiment pas vivre pour nous-même ? Dans l'antiquité grecque et romaine, la démarche était plus complète, comme tu le soulignes toi-même: Mens sana in corpore sano. Tout dépend j'oserais dire de sa sensibilité à cet égard, il est connu qu'une femme au levé du lit peut être foncièrement différente que lorsqu'elle est apprêtée. J'avoue que je le ressens également, un maquillage peut " transformer " un visage, le rendre de ordinaire ou même peu agréable, à joli. Certes le reste du corps n'a pas changé, mais comme pour ma part je suis très réceptif à la brisure d'harmonie, il suffit d'un seul point d'achoppement pour me " contrarier " ( y compris sur le plan cognitif et moral ), et bien souvent le visage en est un élément prépondérant, d'ailleurs un des seuls morceaux de peau visible sans recouvrement tissulaire, comme les mains et parfois les jambes - pour les femmes - par ailleurs. Oui, l'aspect et le soin corporel peuvent refléter des dispositions mentales et réciproquement, tout comme l'un peut influer sur l'autre, par exemple via le stress. Bien à toi, D-U -
La réprobation de l'aspect physique
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de sirielle dans Philosophie
Bonjour Sirielle ( meilleurs vœux à toi ), Je ne pense pas que nous soyons particulièrement libres de nos états mentaux - grandement déterminés, du moins pas plus que de notre aspect physique naturel. Bien sûr, aujourd'hui on peut assez facilement recourir à la chirurgie esthétique et même à des opérations invasives comme la chirurgie bariatrique pour les personnes en surpoids ( avec des résultats très mitigés cela dit en passant ), toutefois ce sont à chaque fois des actes qui touchent à la surface des choses, pour l'obésité cela ne traite pas de la cause mais seulement d'un de ses effets. De même, une personne peut exhiber à force d'apprentissage et de volonté une réaction comportementale ou verbale socialement admise, mais sa nature première/profonde n'a pas pour autant changé, elle met en place un filtre, une surcouche intellectuelle supplémentaire intercalaire entre sa pensée primitive et l'acte concret final/produit. Dans ces cas, que juge t-on au juste ? Les apparences nouvelles ou ce qui est caché/dissimulé à la vue ? La surface ou le noyau ? Il y a une série sur Netflix qui traite similairement du recours à la chirurgie et du jugement qui en découle: " My ID is Gangnam beauty "; où l'on voit que ce traitement esthétique peut être socialement déconsidéré - du moins en Corée du Sud, comme étant une forme de tricherie si je puis dire, la beauté naturelle étant le summum, l'aspect ordinaire l'indifférence, la laideur comme peu enviable et rebutante, et en dernière position le recours à la chirurgie esthétique massive. Il semble bien, suivant les réponses apportées par les autres formeurs, que ce soit la négligence qui soit en réalité critiquable et non ce qui est donné d'emblée, d'autant qu'avec les accessoires vestimentaires et même le maquillage ( c.f.: True beauty, Netflix ) on peut très largement améliorer voire " sublimer " un aspect banal et même compenser un physique peu gracieux de base, n'oublions pas que l'humain ne se balade jamais nu dans la rue, ses oripeaux vestimentaires étant une deuxième peau à défaut d'être naturelle, elle est culturellement inévitable comme l'état de nature primaire, cela devient bonnet blanc ou blanc bonnet. On ne " juge " donc jamais une personne sur sa seule apparence physique brute mais aussi sur ce qu'elle porte, les artifices décoratifs, les " peintures " épidermiques, les maniérismes, le soin apporté à l'ensemble ou à une partie, la " pertinence " ou convenance avec le contexte ou la situation, etc... Il y a aussi des effets corolaires que nous ne devrions pas négliger, par exemple il a été montré que pour les femmes - en moyenne, un ( même ) homme est plus séduisant en ayant du pouvoir, pour ma part, je me rends compte par exemple que le sourire/rire d'une femme peut la faire passer d'un statut à un autre, comme de la banalité/indifférence à charmante... -
Est il possible de ne pas être orgueilleux aujourd'hui ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de bouddean dans Philosophie
Bonjour, avant-propos concernant la " force " ou la " faiblesse " de demander de l'aide, il s'avère que la coopération est naturelle chez l'Homme, ainsi il n'y a pas vraiment de sens à se le demander, pas plus qu'on se demanderait si c'est une faiblesse ou une force que " d'aimer ", c'est simplement une réalité qui s'exprime suivant différentes modalités, selon les cultures, les époques, les idéologies, les conditions de vie, etc... Nous vivons - l'humanité - depuis bien longtemps dans des civilisations du spectacle, c'est même concomitant à leur apparition, voire même antérieur ( on sait que les femmes et hommes préhistoriques portaient des parures décoratives, signes évidents de distinction ), chacun s'efforce de se montrer sous son meilleur jour, et même de donner l'illusion d'être plus/mieux que la réalité brute sans artifice aucun, quelle que soit la forme que prendra cette valorisation dans le regard d'autrui, que ce soit matériel, l'argent, le pouvoir, la célébrité ou la renommée, des actes " vertueux " du moins dans son pendant de diktat social, la beauté, la réussite, etc... L'humain étant un être éminemment social, il vit ( pour ) et cherche à briller par le regard des autres, de susciter l'admiration, l'envie, l'exceptionnalité individuelle, l'approbation et/ou l'acceptation groupale, etc... Il est extrêmement difficile de se départir de cet élan, car cela s'apparente en cas de radicalisation à un suicide social, on n'est plus " rien " aux yeux des autres, s'ensuit une dévalorisation délicate à accepter et même de tolérer, il faut donc être équipé d'un tempérament, ayant trait à une autonomie de penser et donc corrélativement anti-conformiste, suffisant fort pour déjouer notre propre penchant naturel, et bien évidemment, ce n'est pas permis à tout le monde, ne serait-ce que d'en avoir envie ou d'en ressentir la nécessité contre-instinctive... Bien sûr, on pourra toujours trouver unetelle ou untel a réussi à tel endroit sur tel point à renoncer à un privilège/bien ostentatoire, mais c'est en général pour mieux succomber à un ou plusieurs autres à côté, à l'instar de ce qui se passe avec la compensation morale par ailleurs. -
1er années et deuxiéme années universitaire de philosophie :)
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de Athéna06 dans Philosophie
Bonjour Tison, on peut aussi se référer à ce livre ( lu ) : https://www.babelio.com/livres/Habib-Le-genie-des-Dys/1536559 et une introduction de l'auteur, par vidéo interposée: https://www.scienceshumaines.com/le-genie-des-dys-etre-dys-et-haut-potentiel-a-la-fois_fr_861.htm Il est vrai que l'on parle outre-atlantique plus facilement de " twice exceptional " qu'en France, où l'on parlerait plutôt de " troubles " quasi-exclusivement. J'ai même forgé dans le même - état d' - esprit le concept apparenté de " thrice exceptional ", par exemple quand on exhibe une dyslexie, un TDA et un HPi ! Quand bien même l'hypersensibilité n'est pas reconnue comme une spécificité à caractère " médical ", on pourrait dès lors tenter d'inventer la terminologie appropriée pour décrire cette quadruple " exceptionnalité " !? Bien à toi, D-U -
Bien le bonjour Dompteur_de_mots, J'ai lu récemment Aphorismes sur le sagesse dans la vie d'Arthur Schopenhauer où effectivement, il parle bien des deux maux dont souffrent les humains et qui les éloignent du " bonheur ". Toutefois, dans son discours, il est plutôt question de typologie d'individus, que de l'individu lui-même au travers les vicissitudes de son existence propre, grossièrement, il dit que les " pauvres " souffrent car étant dans la résolution continuelle et réitérée de leurs besoins premiers, alors que les " riches " souffrent par l'ennui justement parce que leurs besoins sont facilement satisfaits. D'autre part, Arthur S. a raté deux autres éléments/moteurs fondamentaux dans l'existence humaine et qui troublent grandement l'Homme et son " Bonheur ", à savoir la peur de l'isolement social et d'autre part le malaise profond face à l'inconnu et/ou l'incertain ( d'où la quête de sens: Mythes, Religion, Science, Littérature romanesque, affabulation, etc... ), et ce, pour tout un chacun, ces deux facettes étant malgré tout moins facilement identifiables, car la plupart des gens arrivent à composer ou faire en sorte de les résorber cahin-caha, mais cela ne veut pas dire que ces calamités ne les torturent pas, au moins en puissance tant qu'elles ne sont pas effectives. À tel point, en ce qui concerne la présence d'autrui, que Harry F. Harlow a magistralement montré que le petit - singe - ( mais c'est valable pour le petit d'homme, c.f.: les orphelins de Ceausescu par exemple pour en connaitre les conséquences mortifères ) préférait de loin le contact physique que de s'alimentait, étant privé de sa mère ! Ceci explique aussi le côté grégaire de " mes " congénères, à savoir de se rassembler/regrouper, voire s'agglutiner, pour un oui ou un non...
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Bonjour Ambre, ( meilleurs vœux en cette nouvelle année ) Tu soulèves effectivement un souci d'interprétation de l'acte courageux suivant différents critères, qui peuvent conduire à rendre exemplaire quelque chose qui ne repose pas sur le courage in fine. Je suis d'accord avec toi. Prenons une définition simple et rapide du courage: Être dans la volonté de surmonter la peur dont on fait preuve, au moment des faits. Il vient aussitôt que celle ou celui qui n'a pas conscience ou volonté ou même intention de lutter contre une peur - vécue/ressentie ou non - ne fait dès lors pas preuve de courage, peut-être d'insouciance, de naïveté, d'ignorance, d'imprudence, de témérité, etc... ou encore est sous le joug d'une pulsion émotionnelle. À l'opposé, celui qui est face à des difficultés, auxquelles il ne peut se soustraire, car pris dans des injonctions situationnelles - et certainement extérieures - ou matérielles immédiates, n'a pas d'autre choix que de composer et s'adapter bon an mal an, peut-être dans la douleur et la souffrance, mais sans avoir émis le moindre choix volontaire - de dépassement de soi, l'élan vital qui anime chacun de nous étant le principal moteur à l'action en dernier ressort, il n'y a pas eu délibération à surmonter quoi que ce soit, mais simplement et essentiellement réaction - de l'organisme psychosomatique - à des stimuli menaçants et/ou nocifs. On peut juger héroïque un acte en tant qu'observateur - extérieur, alors que pour le protagoniste lui-même tel n'était sans doute pas le cas, pour lui il n'y avait pas d'autre alternative que ce qu'il a fait, qu'il se soit senti obligé, impuissant ou incapable à faire autrement. Le pompier en est un exemple, étant donné que c'est par un choix raisonné en amont, de venir au secours d'autres individus, il a pris un engagement vis-à-vis du corps des pompiers comme de la " société " moral et professionnel accessoirement, il aura été informé et formé à gérer les situations qu'il va rencontrer, y compris celles dangereuses qui menacent sa propre intégrité, le moment venu il appliquera les directives apprises, sachant que tout écart à celles-ci peut être aggravant ou fatal, il est donc multiplement contraint à faire ce qu'il fait au moment de porter secours, et il y est d'autant plus " encouragé " que ses coéquipiers en font de même et compte sur lui, il ne peut plus se soustraire à ses propres engagements sans perdre toute crédibilité vis-à-vis de ses pairs, au même titre inversement que celui qui se sait faible ou peu résistant devant une tablette de chocolat aura eu raison de ne pas en acheter en magasin en amont, pour ne pas l'avoir à disposition à la maison au moment de l'envie d'en croquer, il est ainsi dans l'impossibilité de succomber à la tentation, non par sa volonté propre face au désir soudain, mais par un choix rationnel antérieur, lui permettant de se soustraire à sa propre volonté faiblarde, quand l'envie n'est pas présente ( réciproquement la peur pour le pompier ).
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Bonjour Sirielle,
j'espère simplement que tu n'es pas en froid avec moi à la suite d'un éventuel faux-pas de ma part, qui t'aurait causé du tort ou une quelconque blessure, sans que je m'en sois aucunement rendu compte. À moins que puisque nous sommes d'accord ou sur la même longueur d'onde ces derniers temps - en section Philo, il me semble, que tu ne ressentes pas spécialement le besoin d'interagir avec le forumeur que je suis !?
Prends soin de toi, D-U
P.S.: Pour information seulement. En lisant ta page-ci d'accueil, je me suis rendu compte que tu utilises - comme je l'ai fait moi aussi - l'adjectif en lieu et place du nom, lorsque tu parles de diagnostic ( nom ), alors que le terme diagnostique est l'adjectif de la même notion.
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Bonjour deja-utilise,
Merci pour ton message. Je n'ai aucun grief à ton encontre, au contraire je suis toujours ravie lorsque tu participes à mes sujets, car je trouve tes commentaires toujours intéressants et instructifs, et de plus je t'apprécie beaucoup. Mais je ne réponds en effet pas systématiquement à ceux qui participent à mes sujets parce que je n'ai pas toujours quelque chose à ajouter à ce qui est dit. Non pas que je suis alors forcément totalement en accord (même si parfois si), mais aussi parce que j'essaie d'éviter de trop monopoliser mes propres sujets. Je réponds donc prioritairement à ceux qui s'adressent directement à moi, bien que ce n'est pas non plus une règle figée.
Merci aussi pour la correction, il m'arrive de faire des fautes d'orthographe, mais je n'avais pas remarqué celle-là, cela m'évitera de la faire à nouveau.
Bonne journée, prends soin de toi toi aussi,
sirielle
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Bonjour, étant donné qu'il n'est ici fourni aucune justification, pas d'argumentation non plus et aucun exemple concret, cela reste de l'ordre de l'avis personnel, et toutes les opinions ne se valent pas sur le plan de la véracité ! ( Ne pas confondre " liberté d'expression " et dire vrai ) Par exemple, on peut bien ostentatoirement revendiquer et soutenir mordicus que la Terre est plate, le répéter ad vitam æternam et même à plusieurs - fût un temps même par une majorité - cela n'en fait pas pour autant une Réalité ou une Vérité ! D'autre part, il faudrait faire la part des choses entre l'euthanasie et le suicide à proprement parler, ce sont deux trajectoires différentes, et effectivement l'euthanasie " volontaire " est le fruit d'un choix délibéré bien que mu aussi en premier par des considérations de souffrances et de détresse et même de compassion, le choix ne venant que secondairement aux affects et autres affections. Pour bien comprendre ce que j'ai dit au-dessus, ainsi que d'autres intervenants l'ont fait, on peut se tourner vers ce que la chercheuse en psychologie au CRISE nous en dit, entre autres: " Certains pensent que le suicide est un choix individuel, rationnel [...] Ces croyances, et de nombreuses autres, associées à nos valeurs variées, sont généralement fausses et peuvent nuire à notre capacité d’entendre la détresse et d’agir adéquatement. Dans les faits, le suicide est affaire de désespoir, de souffrance, d’ambivalence et de perte de ressources pour se sortir de la douleur. [...] Parmi les modèles du suicide actuellement reconnus et utilisés à la fois par des chercheurs et des cliniciens, notons le « modèle diathèse-stress » qui propose que la personne présente une base de vulnérabilité pouvant évoluer dans le temps (biologique, historique de vie et médical, personnalité, environnement) sur laquelle un stresseur important se greffe pour déclencher des comportements suicidaires à un moment donné dans sa trajectoire de vie. Le modèle ayant davantage fait l’objet de recherches dans les dernières années est le « modèle interpersonnel du suicide », basé sur la présence concomitante, chez la personne, de la perception d’être un fardeau et d’un sentiment contrecarré d’appartenance qui nourrissent le désespoir, auxquels s’ajoutent le désir de se suicider et la capacité acquise de se tuer. " À lire également la partie " Les facteurs associés au suicide " de cette même page web, pour saisir que cela ne sort pas de nulle part, pas plus que l'on décide de tomber amoureux, d'être dans le chagrin, dépressif ou heureux... ce sont des interactions. https://www.chudequebec.ca/a-propos-de-nous/publications/revues-en-ligne/spiritualite-sante/dossiers/le-suicide-le-voir-l-interroger-le-prevenir/dsad.aspx Il y a bien eu des " suicides collectifs " par le passé, dans des sectes, mais il faut reconnaitre à la fois l'endoctrinement ( = croyance partagée que l'on fait sienne ) qui le sous-tend, comme chez les terroristes kamikazes, et d'autre part encore et toujours et ce de manière concomitante, des personnes en grande souffrance psychologique, complètement perdues et/ou traumatisées par la vie, avec des maltraitances sans doute infantiles ou plus récentes, c'est-à-dire qu'il y a des " causes " ou facteurs qui participent grandement à l'orientation des pensées suicidaires et qui n'ont trop rien à voir avec une pure rationalisation ou conscientisation de sa propre mort, il y a là un substrat prépondérant - y compris psychopathologique - qui est indépendant de la volonté du suicidaire en puissance. Métaphoriquement: des naufragés de la vie qui cherchent une issue ou un sens à leur existence quitte à y mettre un terme pour le permettre, et d'autant plus facilement que l'on aurait foi ( = croyance ) en une - nouvelle - vie ultérieure après celle-ci...
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Bonjour, Comme dit précédemment, les pensées suicidaires sont autant un " choix " que le fait d'être sous l'emprise du sentiment amoureux ou de la colère, il est bien évident que c'est la situation qui crée ces pulsions ou réactions, il n'y a là aucune délibération consciente, nous ne faisons dès lors que suivre notre propre inclination, elle-même dictée par un environnement/contexte que nous n'avons pas vraiment choisi au préalable/sciemment, dit autrement ce sont des choses qui s'imposent à nous et non le fruit de l'entendement ! Quand on retire sa main d'un objet brulant, on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait choix de notre part même si il y avait deux options en lice: laisser ou retirer la main, c'est de l'ordre du réflexe, d'un automatisme, notre " corps " cherche ainsi à éviter/supprimer la souffrance, il en va de même pour d'autres réactions moins immédiates ou spontanées - plus en lien avec la psyché - qui nous poussent à fuir ou à mettre fin aux souffrances, considérées comme insupportables, comme une humiliation, une peur, une douleur somatique, un honneur bafoué, la faim ou la soif, la torture, etc... Lors d'un réflexe d'auto-préservation la question de la respectabilité ne se pose pas, puisque dû à des causes extérieures, il en va de même pour une situation ou un environnement extérieurs qui induisent des pensées suicidaires, ce n'est pas la faute à celui à qui elles viennent, puisqu'elles ne sont pas de son choix mais contingentes.
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Quelles sont les personnes exposées ? Si le lien entre suicide et troubles mentaux (en particulier la dépression et les troubles liés à l’usage de l’alcool) est bien établi dans les pays à revenu élevé, de nombreux suicides ont lieu de manière impulsive dans un moment de crise et de défaillance de l’aptitude à faire face aux stress de la vie, tels que les problèmes financiers, une rupture, une maladie ou une douleur chronique. De plus, les conflits, les catastrophes, la violence, la maltraitance ou un deuil et un sentiment d’isolement sont fortement associés au comportement suicidaire. Les taux de suicides sont également élevés dans les groupes vulnérables confrontés à la discrimination, tels que les réfugiés et les migrants ; les populations autochtones ; les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou intersexuées (LGBTI) ; et les prisonniers. Le risque de suicide le plus important est de loin une précédente tentative de suicide. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/suicide ( Le suicide n'est pas une question libre d'interprétation en-veux-tu-en-voilà, il y a des causes et des circonstances concomitantes qu'on souhaite/peut/veut/décide/impose ou non de rectifier/y remédier, sociétalement et/ou individuellement )
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Bonjour, je crois et je m'en navre pour vous que vous faites une erreur en critiquant la forumeuse, vous lui reprochez d'imposer sa façon d'interpréter les choses, alors que vous faites exactement pareil ici même, en l'occurrence de ne retenir qu'un des sens possibles de la notion de sensibilité, vous prenez une petite partie pour le tout ! Je vous invite à relire la polysémie du terme, par exemples: https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/sensibilité/72107 https://www.cnrtl.fr/definition/sensibilité D'autre part, le relativisme radical que vous exprimez ne mène en général nulle part, car ainsi tout se vaudrait ! Et à mon avis et ça n'engage que moi, l'agressivité que vous lui manifestez vous dessert plus qu'autre chose, je ne crois pas qu'en s'en prenant à une personne disons hypersensible, avec rage ou colère, que cela lui permette de faire justement abstraction de sa sensibilité, au contraire, c'est comme de jeter de l'huile sur le feu... Sans compter que vous êtes apparemment un nouveau membre et vous vous en prenez déjà à une participante " expérimentée " du forum, comme de jouer les " cowboys " en terrain conquis. Je sais que les gens sont sur la défensive et qu'ils utilisent les réseaux sociaux pour se défouler de leur anxiété ou stress quotidien, vu le contexte mondial et local actuel, je vous invite malgré tout à vous ressaisir si vous deviez poursuivre vos publications ici même, d'autant plus en section Philosophie où l'argumentation devrait être de rigueur et pas seulement d'exposer son avis ou ses opinions au travers ses affects et où tout le monde aurait raison et détiendrait Sa vérité incontestable ! Merci d'avance. À bon entendeur !
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Vos lectures philosophiques du moment
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de al-flamel dans Philosophie
Bonjour, je me suis procuré via le Net: Philosophy and the Scientific image of man, de Wilfrid Sellars, par curiosité, avant de - pouvoir - juger sur la pertinence du compendium au-dessus, qui me semblait assez obscur mais intriguant malgré tout. Suite à cette lecture dans le texte et sa langue d'origine, je dirai que la première moitié ( 20 pages ), on a affaire à ce que Gaston Bachelard pourrait en dire, dans son Le nouvel esprit scientifique, là où lui parle de rupture épistémologique ( quoiqu'il insiste aussi sur une distinction fondamentale dans l'acte ou l'action entre une personne et un objet, souvent confondus dans la " philosophie vivante/incarnée " ), en revanche dans la deuxième section de son propos, quand il essaie de faire des rapprochements entre pensées ou sensations et neurophysiologie, c'est assez confus, des pages de développements alambiqués pour conclure en quelques lignes sur le concept d'intentionnalité pour résoudre les apories qu'il a identifié auparavant, c'est assez déconcertant, donnant l'impression que l'on a parlé la moitié du temps de torchons et que l'on finit par exhiber une serviette à la dernière minute !? D'autant qu'il annonçait la " couleur " au début, par métaphore interposée, d'une vision stéréoscopique réconciliant l'approche/appréhension par l'image-manifeste et celle par l'image-scientifique du monde, il en finit malgré tout avec une troisième voie ! Je ne suis même pas sûr de comprendre ce qui le chagrine tant dans le fait de penser ou de ressentir et sa matérialisation neurologique correspondante, est-ce que la couleur rose perçue " se voit " dans le cerveau directement se demande t-il en substance, ou dit autrement y a-t-il correspondance entre un stimuli et l'activité cérébrale qui atteint le niveau de conscience(?), ou pour le dire plus crument, réductionnisme de l'un à l'autre(?). J'ai le sentiment que les sciences neurologiques modernes ont résolus ces interrogations de deuxième partie, si tant est que je les ai correctement comprises, en effet, son texte datant de 1962, donc avant l'avènement des neurosciences. -
Vos lectures philosophiques du moment
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de al-flamel dans Philosophie
Bonjour, J'ai lu il y a de nombreuse semaines de cela ce livre, souvent cité par des auteurs de sciences cognitives en lien avec la Rationalité, je dois dire que j'ai été déçu, n'ayant rien appris de révolutionnaire ou de remarquable, sans doute parce que j'étais déjà très bien informé par d'autres sources en amont. Pour dire à quel point je l'ai trouvé insipide, j'ai l'habitude depuis quelques années à présent de corner les pages " intéressantes ", or pour ce bouquin j'ai dû le faire sur moins de 10 pages pour environ 380 au total, là où à l'inverse j'ai presque biffé une page sur deux de La vie secrète de l'esprit de Mario Sigman par exemple, ou de même pour L'homme cet animal raté, de Pierre Jouventin. Ce livre de plus est aussi transparent/digeste à mon goût que les très volumineux exemplaires de Les limites de la rationalité, tome 1 et 2, du colloque de Cérisy-la-Salle ! Mais si on veut mieux s'informer des limites de notre raison, je pense qu'il y a d'autres titres plus instructifs et pédagogiques, comme par exemples: Système 1, système 2, de A. Tversky et D. Kahneman, Les décisions absurdes, de C. Morel, L'empire des croyances, et/ou L'empire de l'erreur, du même G. Bronner, Groupthink, de I. Janis, Everything is obvious, once you know the answer, de Duncan J. Watts, Pourquoi faisons-nous des choses stupides ou irrationnelles, de S. Delouvée, etc, etc... Dans une perspective plus philosophique, autour de la Shoah, on pourra se tourner vers Hannah Arendt et le procès d'Eichmann ou bien Des hommes ordinaires de C. R. Browing ou encore Un si fragile vernis d'humanité de M. Terestchenko. Et dans une approche plus scientifique et expérimentale, bien évidemment, l'incontournable Soumission à l'autorité, de Stanley Milgram. Ou dans une version télévisuelle plus récente, pour les rétifs à la lecture fastidieuse ( S. Milgram reproduit inlassablement la même expérience en modifiant une variable à la fois ) : https://www.lemonde.fr/blog/fredericjoignot/2010/03/16/le-jeu-de-la-mort-sur-france-2-adapte-lexperience-de-stanley-milgram-a-la-television-pourquoi-obeissons-nous-a-un-ordre-odieux-enquete/ -
Vos lectures philosophiques du moment
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de al-flamel dans Philosophie
Bonjour Jedino, cela faisait très longtemps que tu n'avais pas posté sur la partie/rubrique " philosophie ", je pensais même au vu de tes dernières interventions passées ici, que tu en avais même fini avec la Philosophie, force est de constater qu'il n'en est rien ! Je n'ai pas lu ce livre en particulier, en revanche j'ai lu ces deux auteurs dans leurs ouvrages respectifs, du moins les plus célèbres d'entre eux. Je peux te proposer et te soulager de la requête qui t'a été faite, en donnant/repoduisant le résumé d'un avis posté sur le site d'Amazon, tu pourras nous dire si tu es d'accord ou non avec: " L'entretien K. Lorenz – Karl Popper et les textes du symposium de Vienne de 1983 illuminent éminemment les idées principales de la philosophie de Karl Popper, comme la société ouverte, la déduction et les trois mondes (controversés). K. Popper y explique aussi sa position envers le cercle de Vienne et son optimisme quant à l'avenir de l’espèce humaine. induction /déduction Pour les adeptes de l'induction, l'homme apprend par des informations qui viennent de l’extérieur. Pour Popper, nous apprenons 'par une foule de structures qui nous sont innées'. Les informations extérieures cadrent donc dans un système préétabli. Les trois mondes et la dichotomie corps / esprit (body / mind) Les trois mondes sont le monde physique, le monde de nos expériences et le monde des produits de l'esprit humain (le langage humain avec ses propositions qui peuvent être vraies ou fausses). Pour Popper, 'dire que l'esprit serait matériellement explicable est la plus grande absurdité que l'on puisse dire.' Néanmoins, les publications de Gerald Edelman, et d'autres, prouvent que l'esprit, la conscience est le produit de processus neurobiologiques. Le corps et l'esprit sont indivisibles. Popper et le cercle de Vienne 'Le cercle de Vienne a installé de grands panneaux d'interdiction pour dire qu'on n'avait le droit de parler que de science, que tout le reste était absurde.' Mais, pour Popper, 'nous pouvons dire beaucoup de choses qui ne relèvent pas de la science; seulement il ne faut pas que nous les fassions passer pour scientifiques.' La société ouverte et l'avenir de l'humanité Pour Popper, notre 'monde n'est pas un monde où l'on confirme des vérités, mais où l'on réfute des erreurs. Le monde existe, la vérité existe aussi; seulement il ne peut pas y avoir de certitude concernant le monde ni la vérité.' La valeur fondamentale de la société ouverte est la liberté combinée avec de l'entraide, la recherche de la vérité, la responsabilité intellectuelle et la tolérance. Pour Popper, la paix n'est pas antinaturelle. Les perspectives biologiques et intellectuelles de l'homme sont ouvertes: rien n'a jamais existé ! Sous l'effet de la sélection darwinienne, la vie recherche un monde meilleur. Mais, 'le risque existe et il est vraisemblable que la vie disparaîtra.' Ce livre est une excellente introduction aux idées majeures de Karl Popper, l'auteur d'un livre majeur 'La société ouverte et ses ennemis'. " https://www.amazon.fr/Lavenir-est-ouvert-Karl-Popper/dp/2080813188 Bien à toi, D-U -
" Un nouvel article de recherche publié dans The Journal of Personality and Social Psychology présente les résultats de six études testant l'excès de confiance chez les débutants et ce que cela signifie pour leurs performances. Les auteurs, Carmen Sanchez de l'Université Cornell et David Dunning de l'Université du Michigan, ont fourni des preuves impressionnantes de ce qu'ils ont appelé « l' hypothèse de la bulle du débutant ». Selon cette hypothèse, les personnes qui commencent par apprendre une tâche ou une compétence commencent généralement avec un sentiment de prudence ou d'incertitude jusqu'à ce que, après quelques premiers succès, la « bulle du débutant » s'installe. À ce stade, ce qui semblait initialement difficile semble beaucoup plus facile qu'on ne le craignait initialement. C’est à ce moment-là que l’excès de confiance entre en jeu et que les débutants deviennent des incompétents inconscients. Bien entendu, il s’ensuit généralement une « période de correction » au cours de laquelle l’excès de confiance s’atténue et les compétences continuent de s’améliorer. [...] Bien que des recherches supplémentaires soient certainement nécessaires, ces résultats mettent en évidence les dangers d’un excès de confiance, en particulier pour les personnes débutantes qui peuvent avoir une vision exagérée de leurs propres capacités. Bien que le temps et l’expérience puissent aider dans une certaine mesure, les gens doivent également comprendre que nous serons toujours vulnérables aux théories exubérantes, quelle que soit notre expérience. " Avec Google Translate: https://www-psychologytoday-com.translate.goog/us/blog/media-spotlight/201711/is-little-knowledge-really-dangerous-thing?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=wapp Article dans sa version originale: https://www.psychologytoday.com/us/blog/media-spotlight/201711/is-little-knowledge-really-dangerous-thing
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https://www.scienceshumaines.com/les-theories-du-langage_fr_893.htm
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Bonjour, j'ai aussi participé à des " cafés-philo ", je dois dire que je n'y pas vécu la même expérience, et j'ai été stupéfait de constater que chacun y allait de sa petite opinion, de son avis ou de son ressenti, etc... Loin donc de refléter une réflexion, un raisonnement ou apparenté. C'est effectivement plus que regrettable, j'ai connu aussi un épisode douloureux, en classe de terminale Technologique(!) - je ne suis donc pas issu de l'ENS par exemple, où j'avais proposé une idée qui avait été aussitôt rejetée et raillée par la prof de philosophie. Je suis farouchement contre l'élitisme - et même toute forme de hiérarchie, surtout si il est utilisé pour dénigrer ou se valoriser, en revanche constater qu'untel est plus fort ou grand que tel autre, n'a rien de rabaissant, tout comme des niveaux différents de compétences, ce sont des faits/constats et rien d'autre, l'erreur consistant soit de la part du protagoniste soit de celle du l'observateur à en donner un jugement de valeurs ! Je partage quand à moi totalement la vision de Pierre Hadot, qui prône de conjuguer Philosophie au sens de discipline intellectuelle et philosophie de vie de la part du philosophe, avec des principes de vie en lice, par exemple dans La philosophie comme manière de vivre. La philosophie comme tout autre chose, mais la sentence est plus aigüe encore pour elle, n'échappe pas à un mésusage malheureusement, et cela me navre également. Je dois avouer que la limitation première de mes congénères vient plus souvent de leur manque d'entrain et de persévérance dans l'effort à dépasser leur condition, est ce qui me pose question, plutôt que de remarquer ou m'arrêter à ce que certains sont plus doués que d'autres, c'est dans la dynamique que je focalise mon attention plus que le niveau en lui-même atteint, quelqu'un désireux de comprendre est à mon sens ce qu'il y a de plus important... Qui plus est, c'est gagnant-gagnant, selon ce crédo: Docendo discimus.
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Bonjour, Oui et je ne crois pas avoir laissé entendre le contraire, la différence sera dans l'approche effective et efficiente d'une recherche de réponse - de même que sur la part qualitative du questionnement, tout comme le sportif du dimanche peut lui aussi avoir les mêmes aspirations qu'un athlète chevronné, cependant dans l'application concrète du sport en lui-même, nous aurons des performances très différences en terme de résultat... Ce que l'on vise et ce que l'on obtient sont deux choses bien distinctes. Vu le nombre de personnes que j'ai pu rencontrées jusqu'à présent, le plus souvent en face-à-face, je suis quand même au regret de dire que les questions existentielles " intéressantes " des gens ordinaires, sont assez rares et/ou très limitées, y compris chez des personnes cultivées, diplômées ou ayant une place de choix dans la société. Bonjour, mais mon " jugement " repose sur l'expérience étayée et non des inférences verbeuses sans fondement ! La preuve, on ne m'oppose ici aucun argument face à ce que j'ai dit/exprimé. P.S.: J'ai peur qu'ait été introduit en particulier deux ignorances de la part de mes détracteurs, la première concerne le fameux " effet Dunning-Kruger " où ceux qui possèdent peu de compétences/connaissances se croient du même niveau que les experts/spécialistes, comme si en l'occurrence on avait tous un don pour la philosophie sans aucune pratique, et la seconde fait le trait d'union avec ce que je viens d'écrire, c'est qu'il a été montré - par des scientifiques - que pour détenir un niveau d'expertise dans quelque domaine que ce soit, il faudra y consacrer au moins 10 000h - autrement dit plusieurs heures assidues par jour, tous les jours pendant des années ! De plus, on ne compte plus les résultats des sciences cognitives qui montrent les différentes limitations de l'esprit humain et autres imperfections pour conduire un raisonnement fiable. Si donc " prétention " il y a, c'est de soutenir quelque chose qui ne se vérifie pas au quotidien, ni scientifiquement, on ne peut pas être compétent ou rivaliser avec un spécialiste juste parce que l'on trouve ça injuste ou immoral, il faut quand même en revenir au principe de réalité, le chanteur sous la douche occasionnel n'est pas du même niveau qu'un chanteur expérimenté et/ou qui s'entraine continuellement depuis des années, à grands renforts de supervisions et de feed-back... ! C'est un simple aussi constat de bon sens, n'importe quel joueur de foot n'obtient pas un niveau d'excellence d'emblée, mais vivote avec ses possibilités présentes, ou un apprenant d'une langue étrangère du même acabit qu'un natif.
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Bonsoir, N'y a t-il pas une différence qualitative entre une personne ordinaire qui croit faire de la philosophie en se posant éventuellement des questions peu ou prou existentielles et une personne rompue à l'art philosophique, comme il en existe une entre un profane et un expert en général, entre un musicien chevronné et un débutant, un sportif de haut niveau et une jeune recrue, Tartempion et un médecin, un apprenti aux échecs et un maitre, etc... ? Est-ce que madame ou monsieur tout-le-monde fait vraiment de la philosophie ou bien plutôt se vautre - dans 3 sens sur 4 de sa polysémie - dans son antique adversaire, la rhétorique ? Où effectivement, la doxa, l'affect et les préjugés dominent l'enjeu quand ce n'est pas purement et simplement de la bêtise qui s'exprime, telles la ruse ou la tromperie/fourberie, l'ignorance, l'inculture, l'illogisme, la naïveté/crédulité/insouciance, etc...
