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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Si t'en as un, pourquoi pas deux, voire trois?
  2. Des habits lavant automatiquement la peau pour éviter de gâcher de l'eau en se lavant Une usine à con Un moyen de réfléchir sans se fatiguer Un moyen d'obtenir la fin sans les moyens
  3. Jedino

    Jet de chrysanthèmes

    Haha. Pardon, j'avais peur de dire un truc intelligent.
  4. Jedino

    Le bleu de tes yeux

    Je dois l'admettre, en effet!
  5. Jedino

    Le bleu de tes yeux

    Donc tu es pour cette espèce d'hybridation écoeurante entre notre langue parfaite et cette sous-espèce de langue mi-germanico-barbare et mi-américano-futile?!!
  6. Jedino

    un jour = une histoire

    Il la regardait partir, ne sachant que dire. "Elle était pourtant belle", se rappelait-il amèrement. La Mort s'en allait, énervée. Alors qu'il se perdait dans ses pensées, un curieux s'approchait dans son dos. "Bonjour, vous", lança-t-il, surprenant ainsi le bougre qui restait assis là. "Vous voilà avec une triste mine" remarqua-t-il. "En effet, la Mort vient de me quitter en m'accusant de se jouer d'elle." L'Amour s'installe à côté de lui, l'air songeur, et répondit enfin : "Etonnant. Tout à fait étonnant, même." Ne comprenant pas de quoi il parlait, le premier l’interrogea sur sa réaction. "C'est que généralement, elle ne se laisse pas ainsi faire. Je dirais même qu'elle a tendance à imposer ses vues aux autres." Arriva ensuite son amie la Haine, rayonnante, comme à chaque fois. Il était vrai qu'elle se portait bien, surtout depuis que madame la Rancoeur avait cessé de faire des avances à l'Amour. Elle nous salua tous deux et s'enquit sur notre conversation présente. "Il m'annonçait comment madame la Mort s'était éloignée en colère suite à une mauvaise blague de monsieur." Elle semblait s'en amuser et demanda poliment si elle pouvait également s'asseoir pour prendre part à la conversation. "Bien volontiers", répondirent-ils en coeur. Son regard trahissait le désir de leur apprendre quelque chose d'important. Il y avait comme de l'hésitation dans ces yeux qui venaient à peine d'être heureux. "Savez-vous qu'Il convoque tout le monde cette après-midi dans la Salle?" Ils furent bien évidemment étonnés d'entendre cela et s'empressèrent d'en chercher la raison. "La rumeur court qu'Il commence à fatiguer et va proposer un remplacement. Je ne sais personnellement pas trop quoi en penser." Ils tentèrent d'y répondre longuement ensuite, donnant ainsi la possibilité au Temps de s'écouler plus vite qu'il ne devrait. Ils décidèrent de rejoindre ensemble la Salle. Une fois arrivés au devant, ils aperçurent la Mort qui se retourna vivement peu après. Des groupes s'étaient formés à l'extérieur. Ce n'était pas rare lors d'un tel rassemblement. Chaque groupe s'isolait en une unité et s'affirmait par sa distance aux autres. Puis vînt le moment de rentrer. Personne ne se pressait vraiment, mais il y avait toutefois un empressement pour pouvoir se retrouver aux côtés de ses amis. Quand les quelques difficultés furent réglées, les discussions se mirent progressivement à mourir pour laisser place à un silence à la fois intrigué et intéressé. Enfin, Il monta sur les planches, observa quelques secondes la Salle et ceux qui y patientaient, et prononça d'une voix claire et tranquille les paroles suivantes : "mes frères, mes soeurs, je vous ai invité cette après-midi afin de vous faire part d'une décision que j'ai mûrement étudiée ces dernières semaines. Comme vous le savez, le poste que j'occupe actuellement est essentiel et nécessite donc d'être au mieux physiquement. Malheureusement, je crains être frappé par la maladie, ce qui m'empêche, vous le comprendrez sans doute, de remplir parfaitement ma fonction. C'est pourquoi je dépose à cet instant même ma démission et désigne, bien évidemment, celui ou celle que j'estime digne de me succéder." Ce fût là qu'il le désigna. Il allait décidément de surprise en surprise, aujourd'hui. S'il avait été devant, il aurait pu rire de la mine horrifiée de la Mort et de celles, sceptiques, d'une bonne partie de l'auditoire. Mais nul ne discutait Son choix. Pas même moi.
  7. Jedino

    Le bleu de tes yeux

    Espèce d'aristocrate anglais! Insulter de la sorte notre langue! Un français, en plus!! C'est honteux! HONTEUX! Shakespeare était un pingouin digne des anglais! Une blague manuscrite! Il ne vaut certainement pas notre Molière qui, en plus de parler en chinois, a le mérite de parler sans en parler!
  8. Jedino

    Le bleu de tes yeux

    Tu devrais savoir que j'ai qu'une chose en tête quand j'entends parler d'anglais. Mais c'est assez clair pour que je comprenne, oui :D
  9. Jedino

    Le bleu de tes yeux

    Il est amoureuuuuux! Hahaha. J'le savais.
  10. Jedino

    Le bleu de tes yeux

    C'est mignon, tu utilises une des formes préférées de Baudelaire. Bon, et sinon, depuis le temps que tu nous en parles, de cette fille, t'en es où, dans c't'affaire-là?
  11. Hahaha, ignorer ça, c'est ignorer tout!
  12. Jedino

    L'intelligence

    Le langage permet la conscience. Pour moi, la condition est la même. C'est une caractéristique propre à l'homme comme il en existe des milliers d'autres. Et, la définition de l'intelligence que vous proposez est très axée sur cette caractéristique-là, justement. C'est possible, mais reprochable. Enfin, cela dit, je ne compte pas m'étaler sur le sujet. Sachant comment je considère le terme "intelligence", c'est-à-dire que je ne le considère pas justement parce qu'il est boiteux, c'est-à-dire vide de sens car non défini, je vais vous laisser en débattre. Mais, votre définition me semble, oui, humaine, trop humaine, comme dirait l'autre.
  13. Jedino

    L'intelligence

    Merci de ton attention Donc, si je saisis bien, tu ne comprends pas la différence entre le deuxième et troisième paragraphe, donc entre raisonner et raisonner a priori? La différence est, dans ma tête, le fait que raisonner, c'est ici réagir face à un "stimulus" quelconque. Il est instinctif, si tu veux, et n'est pas réfléchi. Il est simplement une réponse logique à une menace. Au contraire, raisonner a priori, c'est quelque chose qui s'approche davantage d'une éducation "humaine". Je t'accorde le fait que les deux sont similaires mais, disons qu'au moment de l'écrire, je ne pouvais pas faire l'impasse sur l'idée que l'apprentissage humain qui ne dépend pas essentiellement d'un danger "réel" (j'entends par là : une poêle chaude est dangereuse, mais l'enfant ne fait pas l'expérience avant pour le comprendre car on lui apprend avant). Autrement dit, c'est lié d'une certaine façon à la conscience humaine. La prévention, si tu veux. C'est le mot. J'ai fini par le trouver après avoir développé "longuement". La différence entre les deux est la nécessité d'une expérience par l'animal en question dans un cas, et la possibilité de l'éviter, dans le second. Hm, non, je ne prétends pas que les autres animaux sont dépourvus d'une conscience. Au départ, je souhaitais développer un exemple démontrant le contraire, mais je me suis dit que c'était "inutile" puisque de toute manière personne n'irait conclure qu'une preuve de conscience prouve un niveau "égal" de conscience. Les orques et les singes sont des espèces qui se reconnaissent dans un miroir, il me semble, et le "savent". En revanche, j'aurais pu spéculer sur l'idée que notre expérience de la conscience n'est peut-être pas forcément représentative des formes hypothétiques d'autres consciences. Mais, n'étant que spéculation, je me suis abstenu, oui.
  14. Jedino

    premier épisode

    Intéressant, d'autant plus que je viens de lire quelque chose à propos de cette période-ci.
  15. Jedino

    L'intelligence

    Eh bien, je vais essayer de déblayer autant que possible d'après ce que je sais et peux conclure à titre personnel. A considérer l'intelligence comme une capacité à s'adapter, il est clair, pour ne pas dire évident, que l'homme n'est pas, loin de là, le seul être "intelligent". L'exemple des fourmis, classique, le montre largement. Mais, il est possible d'utiliser des exemples moins "communs". Il existe un organisme microscopique capable de survivre à toutes les conditions extrêmes et non viables pour un homme. Je peux retrouver le nom s'il le faut. A considérer l'intelligence comme une capacité à raisonner, là non plus, je doute que l'homme soit seul capable de faire preuve d'intelligence puisqu'il existe un exemple célèbre du renard apprenant à repérer les risques (développé par je ne sais plus trop qui). C'est vrai avec pas mal d'animaux qui, après avoir connu une menace, un danger, sont capables de comprendre qu'il existe un danger si jamais ils le rencontrent à nouveau. Le comportement des animaux fuyant l'homme parce que vivant à proximité le montre, ce qui n'est pas le cas des animaux n'ayant jamais rencontrés le dit homme. A considérer l'intelligence comme une capacité à raisonner a priori, là, le problème est plus complexe et plus spécifique. C'est la différence souvent mise en avant pour différencier l'homme des autres animaux. Si je devais donner mon avis, je ne serais pas d'accord avec ça et préférerais "rabaisser" l'homme à son état d'animal. En effet, un enfant apprendra via une éducation qu'il faut éviter ceci ou cela, chose permise par le langage. Mais, c'est oublier le même effet que j'ai pu entendre ou voir concernant d'autres espèces, à savoir une sorte "d'effet de masse". La façon dont cet effet se produit n'est que détail. A considérer l'intelligence comme une capacité à créer grâce à la "technique", c'est oublier non seulement qu'il crée grâce à des matériaux qui ne dépendent pas de lui et qu'il trouve dans la nature, dans son environnement. Autrement dit, le tunnel d'une taupe ou les véritables "sociétés" des termites ou fourmis me semblent aussi être des constructions relevant de la "technique". A mon avis, l'orgueil humain me semble assez démesuré sur ce point-là, et il est clairement relié à la définition suivante de la dite intelligence. A considérer l'intelligence comme une capacité à se penser, il semble incontestable que l'homme a cette capacité qui le "différencie" des autres. Cependant, j'aimerais attirer l'attention sur un fait : si l'homme est différent des autres, l’ornithorynque ou l'éléphant le sont tout autant. C'est d'ailleurs cette spécificité qui fait et permet le classement des espèces. Maintenant, on peut m'arguer le fait que l'homme est doté d'un "esprit", esprit qui, jusqu'à preuve du contraire, n'est en rien métaphysique. Donc, sachant ce que nous savons, c'est-à-dire uniquement ce qui est matériel et bien réel, la "conscience", appelons cela ainsi, n'est pas plus ni moins qu'une capacité propre à l'espèce humaine. Evidemment, on peut me rétorquer aisément qu'on attend encore l'animal qui construira une bombe atomique ou un immeuble de cinquante étages. Avancer cela, c'est oublier plusieurs choses, à mon avis : d'une part, nous ne sommes pas la première espèce ayant prétendu à une domination sur d'autres espèces, et, d'autre part, la façon de nous y prendre ne change en rien le fait que nous restons vulnérables. Probablement plus que nous l'imaginons et moins que je le pense. Je ne parle pas tant là de notre impact sur un environnement qui nous échappe complètement et finira sans nul doute par nous redresser les bretelles du pantalon. Non, je parle du paradoxe même de la dite "conscience". Si elle est une force incontestable, elle est aussi un véritable démon. A titre individuel ou collectif. Voilà tout. J'aurais pu développer les différents types d'intelligence que relèvent la psychologie, mais je me suis dit que ça suffisait déjà bien assez.
  16. Il serait temps, insolent, mécréant! Mais bon, comme l'disait Mitterrand : "il faut laisser du temps au temps"
  17. Jedino

    Note éphémère

    Pas mal du tout, je dois dire
  18. Ca dépend comment toi tu l'vois! Moi j'l'aime bien, ouai.
  19. En fait, je dois dire que ton style me fait beaucoup penser à Vian.
  20. Jedino

    Ouvrir les vannes

    J'me reconnais bien là.
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