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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Ca marche, et, la lutte des classes.
  2. Jedino

    un jour = une histoire

    Je me dégoûte. Répugnant est le mot. Je suis à buter, déchiqueter lentement. Aucun mot ne suffit à décrire ce que je suis. Aussi haut qu'un homme, plus en bas qu'une bête. Changer ma vision des choses, sans savoir que c'est toujours l'absence de raison la plus sûre des souffrances. Quelqu'un qui souffre d'un amour, d'un manque, de n'importe quoi, sait pourquoi il doit s'arracher le coeur et l'âme. Il sait où. Moi, mon problème, c'est que je n'en sais rien. Malgré le temps que j'ai pu consacrer à cette vaine recherche. Malgré tout. C'est une sorte de va et vient entre deux mondes. Certains parlent d'une tension. Il est vrai que nous sommes écartelés par ces choix nécessaires. Voilà un de mes soucis. Prendre une décision. Je préfère la lâcheté et l'incertitude. Peut-être que le désespoir naît là où ce qui devait nous corrompre l'humeur et la vie finit par investir notre corps, nos sentiments, nos sens. A partir de cet instant-là, chacun de nos gestes, de nos mots, de nos émotions, ne sont qu'ombres portées sur un visage pourtant bien vide. Voilà pourquoi ils en viennent à le remplir de fer et de sang. Ils en chassent la pâleur, la tristesse, par un ultime mouvement, un dernier espoir. Celui de trouver la paix ensuite. Encore l'incertitude. Rien ne permet de dire que ce sera mieux demain, là-bas. Y croire justifie amplement d'essayer. Ce n'est ni fuir devant la difficulté, ni être égoïste. Je n'y vois qu'une profonde tendance à être ce que nous sommes, c'est-à-dire des humains, ceux-là mêmes cherchant à vivre. Par tous les moyens. Y compris les plus extrêmes.
  3. Jedino

    un jour = une histoire

    J'fais pas d'la poésie, et encore moins du roman. J'fais rien d'extraordinaire, rien de bien méchant. Je ne suis que de cette espèce-là, entre l'asticot et le lion, entre le départ et l'arrivée. Au pas de course. L'espoir dans le vent. L'espoir grandiloquent. Celui qu'on prononce une fois qu'il est passé à côté. La conscience tardive. Pourquoi faut-il attendre d'avoir perdu pour savoir qu'il nous était possible de gagner encore? Allez, soyons jeune, soyons ce qu'il faut. Un être en devenir, et non fini. Un de ces asticots qui sont élevés par milliers dans les cages de l'existence. Le bonheur. La famille. La connaissance. L'effort. Les composantes ne manquent pas. Ce qui me surprend, au contraire, c'est cet oubli fondamental, et à la fois si essentiel : songer. Pas à notre situation, à nos vies, à nos soucis. Non, à tout, à ailleurs, à rien. Nous évoluons dans une telle culture de l'utile, de l'efficace, du temps, de la vitesse, et de toutes ces nécessités qui voudraient donner l'apparence d'une interminable course à nos jours, que j'en suis écœuré, alors même que je n'ai rien contre la "culture". J'aime les gens savants, les gens dits intelligents. Je les envie aussi, parfois. L'infériorité est insupportable à ressentir pour les hommes, y compris les plus sages. D'ailleurs, la sagesse serait cette indifférence face aux qualités et défauts des autres. Accepter ce qu'ils sont. Si court et si simple. Si difficile. Comment s'accommoder de celui qui nous ennuie, qui nous veut du mal ou nous dégoûte? La sagesse est effectivement amour. Amour de soi, amour des sois. Une sorte de narcissisme bienfaisant, celui qui observe derrière la vitre plutôt qu'il n’ausculte ses carreaux. Discours absurde. Schopenhauer parle d'un égoïsme universel. Nous respirons l'égoïsme et d'égoïsme. C'est à s'étonner que nous n'en étouffions pas. Inutile de dire qu'il mélange cela avec l'hypocrisie et la méchanceté. En trois mots il décrit cette "nature humaine". Lui donner tort n'est pas évident. Au mieux peut-on contrecarrer par un optimisme tout aussi asphyxiant. Voilà donc le choix à faire dans nos premières années. Choix qui ne change que rarement par la suite, et on ne peut plus déterminant : allons-nous au plus bas ou au plus haut? L'illusoire excellence ou le chaos inexistant? Qu'importe la décision, il y a cette importance de l'idéal, bon ou mauvais, vers lequel il faut avancer. Ainsi se crée les "dépressifs" et "pessimistes", les "niais" et "optimistes", et, enfin, ceux qui, indécis, flottent par hésitation entre un monde et son contraire, ceux-là même qui préfèrent l'instabilité par peur de se tromper. L'erreur est toujours latente. Le propre d'un choix consiste bien à perdre une partie de soi. Oui, je crois au fait qu'un homme n'a pas l'âme à prendre des virages. Il ne sait que foncer vers l'avant, toujours tout droit. Le chemin le plus rapide reste le plus bref. Chacun se construit comme il le souhaite. Dans la mesure de son possible. Possible qui, il faut l'admettre, est impossible. Nous passons nos heures les plus belles et heureuses à la création incertaine d'un après. De l'école au travail. Du travail à la retraite. De la retraite à la mort. Une telle fuite de l'actuel n'a rien d'anodin : il ne peut que montrer une crainte profonde de ce qui est. N'est-ce pas sur ces choses-là que se greffe nos croyances et connaissances? Connaitre pour se préserver. Croire pour se rassurer. Quand déciderons-nous de nous voir telles que nous sommes? Ni parfaits, ni divins. Pas plus diaboliques que fous. Quoi que, au contraire, notre société souffre vraiment d'une carence en dégénérés, de ces dégénérés qui donnent un second souffle à notre monde.
  4. Euh, je te répondrai et te lirai, mais là c'est trop long, j'ai pas vraiment le temps ce soir! Ce n'est que partie remise à demain, et bonne soirée!

  5. Jedino

    un jour = une histoire

    Ninouschkaya, hm, sacré histoire. Et, oui, il y en a toujours qui traine, finalement. Mais bon, pas forcément non plus autant qu'on peut le penser. En fait, ça dépend. Ils sont surtout au Sud (c'est bien connu que les sudistes, c'est les pires). L'objectivité m'étouffe. M'enfin, sinon, au plaisir! Sha'Do, joli poème en faveur de la "normalité"! Ou plutôt, si j'ai bien compris, de la tolérance à l'égard de la différence.
  6. Je l'ai croisé ce matin. Rien à voir, je sais bien. Et, c'était une blague. Si j'avais su, je serais parti plus tard. Oui oui, j'apporte rien, mais bon, c'est pas une nouveauté non plus. Cela dit, l'économie est la raison principale actuellement, alors.
  7. Jedino

    je passe le permis

    J'aurais tué mille types si j'avais eu la possibilité d'éviter de passer mon permis, et plus globalement, de conduire, et je l'ai eu (de peu, certes) la première fois. Prends-toi le chou avant, mais prends-le toi dans le but d'être "vide" au moment de conduire. Comme elle disait : "toi tu fais ton truc et tu fais pas gaffe à l'inspecteur". Allez, courage! C'est juste un enfer à passer
  8. Jedino

    un jour = une histoire

    Bien l'bonjour! Et, jolie histoire, même si elle s'est jouée de toi! Mais bon, c'est beau de rêver :) On fait ce qu'on sait faire, je le crains :)
  9. C'est marrant, je crois que mon père a reçu ce livre de l'auteur après l'avoir dépanné, une fois. Non parce qu'en fait, il y a un "chateau" dans le hameau du même nom dans mon village...
  10. Jedino

    un jour = une histoire

    Les heures passent. Tu le sens bien. Il est là. Il t'attendait depuis un moment. Il t'attend tous les jours. Tu n'aimes pas aller chez ces fous, mais tu crains encore plus de finir chez toi. De le revoir. M'aura-t-Il enfin ce soir? La question se pose à nouveau. Une sorte de triste renouveau. C'est étrange à quel point une vie cyclique ennuie. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, d'ailleurs. Le voir assis là, devant moi, tantôt moqueur, tantôt fou, ne me rassure pas. A peine arrivé je souhaite partir. Où, je l'ignore. Peu importe. Ne simplement pas me retrouver là une fois encore, une fois de trop. Il m'aura avant minuit, je le sais. L'usure vaut bien une balle. Mais lui préfère me raser l'humeur de sa présence mortelle. Allons, c'est sans importance. Un être, une âme, qu'est-ce donc mis à côté du monde? La goutte insignifiante d'un fleuve continuellement en mouvement, traversant monts et vallées pour arriver dans cet espace d'éternité qu'est l'horizon. Oui, vivre, c'est aller vers la rêverie. C'est rêver. Moi, je ne dors plus, même les yeux fermés, même après tant de minutes oubliées dans l'Enfer d'hier. Tout finit par dessécher tôt ou tard. Il suffit d'une pluie qui se raréfie ou d'un mur qui s'érige sur votre passage. Pour ma part, ce fût l'affaire d'un poignard. C'est là les lois d'un hasard hagard. Finis, oui. Tout est fini. Mon chemin, mes soupirs, ma Vie.
  11. Jedino

    un jour = une histoire

    Moui, je ne trouve pas. J'ai perdu cette percussion, cette force. Mes textes sonnent faux. Que trop. Je ne sais plus écrire. Vraiment, ça me torture.
  12. Comprendre, c'est possible quand tu as les idées pour.

    Mais, je vois.

    Et, je te laisse. Bonne soirée!

    Mais, faut pas désespérer. En fait, je comprends mieux ta situation que la sienne.

  13. Et pourquoi ça a changé, alors?

  14. Elle ne veut pas de relations sérieuses mais va s'en taper un autre? Euh, elle se moquerait pas un peu de toi? :/

  15. Elle est avec un autre?

    Et comment ça, s'amuser?

  16. Et qu'avez-vous dit?

  17. Jedino

    La souffrance

    Le vide. Oui, je vois de quoi tu parles, je crois. Allez, courage.
  18. Alors, ça va comment?

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