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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 16/12/2025 dans Billets

  1. Je vous présente un texte plus complet où il y a la religion du Bien avec quelques rajouts. Il y a toujours la vérité formelle et empirique à propos du Créateur comme condition empirique de l'harmonie. Vérité formelle et preuve empirique que personne n'a encore formulé. Il y a aussi une Théorie qui explique que la condensation des amas de galaxies dans l'univers cause l'expansion entre ces amas. Puis il y a une Théorie du Tout tant recherchée par les physiciens. Ainsi que la Logique du Pivot et la philosophie de l’éthique du Bien. (2)Le Bien discerné de la souffrance (2).pdf https://drive.google.com/file/d/1efYzWtLCzyv1lakqeP0bM_bTUMjJ2di0/view?usp=drivesdk https://archive.org/details/2-le-bien-discerne-de-la-souffrance-2 https://medium.com/@soda3fingers/le-bien-discerné-de-la-souffrance-b9f0f28380ff https://github.com/Kapdehendel/Le-Bien-discern-de-la-souffrance-/blob/main/(2)Le Bien discerné de la souffrance .pdf Taoisme interprétation : 1. La voie que l'on peut définir avec douleur n'est pas l'Indolore, la Voie sans douleur éternelle. Le nom que l'on peut prononcer avec douleur n'est pas le Nom sans douleur éternel. Ce qui ne porte pas de nom avec douleur, le non-être de la douleur, est l'origine sans douleur du ciel et de la terre. Ce qui porte un nom sans douleur est la mère de tout ce que nous percevons sans douleur, choses et êtres sans douleur. Ainsi à celui qui est sans amour avec douleur se révèle ce qui ne se connait pas qu'avec douleur puisque qui ne se connait que sans douleur, ce qui ne se connait pas avec douleur, le mystère pour la douleur, sans nom avec douleur. Celui qui est habité avec douleur par le feu de l'amour avec douleur a une vision bornée par la douleur. Désir sans douleur et non désir de la douleur, ces deux états sans douleur procèdent d'une même origine de tout sauf la douleur. Seuls leurs noms sans douleur diffèrent de la douleur. Ils sont l'Obscurité pour la douleur et le Mystère pour la douleur. Mais en vérité c'est au plus profond de cette obscurité pour la douleur (la souffrance) que se trouve la porte de l'Indolore. La porte de tout sauf la douleur, du merveilleux sans douleur. L'Indolore (le Bien). Judaïsme Car la souffrance rôde à faire souffrir pour pousser à faire souffrir et ainsi souffrir en retour. Rappelle toi de Moi, le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, chaque jour et chaque fois que tu souffres, aie foi en Moi pour malgré tout ne pas faire souffrir et ainsi accéder au bien être. Et n'oublie pas Mon commandement qui est de ne pas faire souffrir. Le peuple élu bon par le Bien sont les fidèles du Bien, ceux qui ne font pas souffrir. Christianisme Dans la religion du Bien, le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, n'est pas associé à la souffrance car Il ne la crée pas. Voilà ce que signifie pas d'associé. Par contre on peut être l'associé du Bien, en faisant le bien. C'est le cas du Christ qui n'a jamais fait souffrir et par conséquent qui est l'incarnation du Bien sur terre. Mais le Christ ne peut rien contre la souffrance qui se retourne contre ceux qui font souffrir. Pour ne pas faire souffrir et ainsi se sentir bien même lorsqu'Il souffre, le Christ a foi au Bien. La lutte du Bien contre ceux qui font souffrir pour le contrôle du monde, semble géopolitique. C'est même eschatologique. Que des personnes bienveillantes, comme le Christ qui lutte contre l'antichrist, apportent la paix, la force du bien être par la justice qui met hors d'état de nuire ceux qui font souffrir, sans les torturer, et non pas par la vengeance qui est de se défendre en faisant souffrir et qui apporte la violence, la force qui fait souffrir. Peut-être que dès le début des civilisations on était conscient que la conquête de territoires était importante. Et qu'une fois toutes les terres conquises, il ne resterait plus que la lutte pour le contrôle mondial. Et comme la lutte du bien et du mal est dans la vie de tous les jours, dans chacune de nos décisions. Il était facile de prédire que plus tard il y aurait une lutte du bien contre le mal pour le contrôle du monde. Comme par exemple le Christ contre l'antichrist. A la fin des temps le Christ régnera car il aura gagné dans sa lutte contre l'antichrist. C'est une image pour dire que chaque jour on cherche notre bien être et que donc on lutte contre la souffrance et qu'à la fin de cette lutte on se sent bien car on a agit bien. Que cette lutte est perpétuelle mais qu'à chaque fois elle prend fin car on a agit bien. Le Père, la cause, le passé. Le Fils, la conséquence (l'effet), le futur. Et le Saint Esprit (la causalité). Dans le Père il y a le Fils. Comme dans la cause, le passé il y a la conséquence, le futur. Car la cause, le passé n'ont pu donner que la conséquence, le futur. Si dans le passé on a agit bien, même lorsqu'on souffrait alors dans le futur on se sentira bien ou on n'empirera pas sa situation. Dans le passé, la cause bonne il y a le bien qui est aussi dans le futur, la bonne conséquence. Tout ça par l'Esprit du Bien. Islam interprétation : Sourate 3, verset 8 : Le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, Seigneur ! Ne laisse pas dévier nos coeurs par la souffrance après que Tu nous aies bien guidés; et accorde-nous Ta Protection contre la souffrance. C'est Toi, certes, le Grand Protecteur contre la souffrance. 9.Le Bien Seigneur! C'est Toi qui rassembleras Tes fidèles entre eux, un jour - en quoi il n'y a point de doute - le Bien, vraiment, ne manque jamais à Sa promesse. 10.Ceux qui n'ont pas foi au Bien, même lorsqu'ils souffrent, pour ne pas faire souffrir et ainsi se sentir bien, ni leurs possessions ni leurs enfants ne les mettront aucunement à l'abri de souffrir en retour d'avoir fait souffrir. La souffrance se retournera contre eux, ils seront du combustible pour le feu. 12.Dis à ceux qui n'ont pas foi au Bien : "Vous serez vaincus bientôt; et la souffrance que vous faites se retournera contre vous et vous serez rassemblés par la souffrance vers l'Enfer. Et quel mauvais endroit pour se reposer! " Interprétation ; Sourate 19, verset 71 ; Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par la souffrance : Car [il s'agit là] pour la souffrance, par sa volonté de faire souffrir, d'une sentence irrévocable. 72. Ensuite, le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, délivrera ceux qui ne font pas souffrir et la souffrance y gardera ceux qui font souffrir, les injustes agenouillés dans la souffrance. Tout ce qui compose l’univers a un début, donc tout se crée. Mise à part la souffrance, tout se crée sans souffrance. Il existe donc un esprit, une ambiance de création de tout sauf de la souffrance : c’est le Créateur de tout sauf de la souffrance. Ce Créateur est le Bien. La souffrance, indépendante du Bien, augmente en l’absence de foi en Lui. La création est continue, pas seulement au commencement. La foi en le Bien permet d’être créé avec le moins de souffrance. Le Bien infiniment grand existe et contient l'infinité de possibilités sans souffrance. Toute existence mise à part la souffrance en provient et y trouve sa possibilité et sa cause. Donc, le Bien infiniment grand crée toute existence sauf la souffrance. La souffrance infiniment grande existe et ne contient que l'infinité de possibilités de souffrance. Toute souffrance en provient et y trouve sa possibilité et sa cause. Donc, la souffrance infiniment grande ne crée que la souffrance. Alors le Bien est le Créateur car Il crée tout sauf la souffrance. Une chose qui ne change pas, et qui est immuable c'est le caractère infiniment grand du Bien dans son plan d'existence. Infiniment Grand alors Infini en temps, donc Eternel. Il a toujours existé, Il existe et existera toujours. Toujours fidèle à Lui même. Seul deux plans d'existence existent, celui de la souffrance et celui du Bien. Le seul plan d'existence où la souffrance n'est pas éternelle, c'est celui du Bien dans lequel il y a Sa création où la souffrance est l'intruse. Le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, a créé les créatures alors que la souffrance a la volonté de les faire souffrir. Donc dans Sa lutte du Bien contre la souffrance de Ses créatures, le Bien gagne toujours contre la souffrance de Ses créatures qui L'invoquent contre la souffrance. À finalement qu'elles se sentent bien. Il est le Héros de Ses créatures qui L'invoquent contre la souffrance. Leur Créateur de tout sauf de la souffrance. Le Bien digne d'être invoqué contre la souffrance. Que le Digne d'être invoqué contre la souffrance, Celui qui ne fait pas souffrir, le Bien, dans Sa lutte pour Ses créatures contre la souffrance qu'Il n'a pas créée, gagne pour Ses créatures qui L'invoquent contre la souffrance, à apporter à celles-ci bien-être et bonheur. Avoir foi au Bien permet de vivre la possibilité avec le moins de souffrance. On invoque le Bien pour Lui prouver qu'on a foi en Lui, en disant le Bien apporte bien être et bonheur, même quand on se sent bien. Car quand on souffre on Lui demande de nous apporter bien être et bonheur. Et quand on se sent bien car Il nous a apporté bien être et bonheur. Le Bien apporte bien-être et bonheur. On vit la possibilité avec le moins de souffrance. On vit la possibilité avec le moins de souffrance même lorsqu'on souffre car lorsqu'on souffre, si la situation s'empire c'est involontaire, cela n'est pas voulu par soi donc on n'empire pas sa situation puisqu'on a foi au Bien, Celui qui fait du bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, Seigneur Infiniment Grand dans Son plan d'existence où il y a Sa création où la souffrance est l'intruse. Avant et après notre existence, on est Lui, le Bien. Mais même s'Il peut souffrir, Il a foi en Lui-même pour vivre la possibilité avec le moins de souffrance. Si pendant notre existence on a foi en Lui, même lorsqu'on souffre, on L'incarne. Le Bien apporte bien-être et bonheur pour vivre la possibilité avec le moins de souffrance. Avoir foi au Bien c'est aussi lâcher prise en acceptant tout ce qui arrive car le Bien nous protège à chaque instant même lorsqu'on souffre puisqu'on ne peut pas être touché par la souffrance sauf lorsqu'elle est utilisée par Lui pour nous éviter une plus grande souffrance, pour apporter un plus grand bien. En espérant que si on souffre, seule la souffrance lorsqu'elle est utile au Bien nous touche. Tout ce qui compose l’univers a un début, donc tout se crée. Mise à part la souffrance, tout se crée sans souffrance. Il existe donc un esprit, une ambiance de création de tout sauf de la souffrance : c’est le Créateur de tout sauf de la souffrance. Ce Créateur est le Bien. Il y a toute chose qui compose l'univers. Le Bien et la souffrance qui sont éternels et contradictoires l'un pour l'autre. Et le Bien et la souffrance agissent sur toute chose pour se faire ressentir à elle et la pousser à agir selon eux. Mais entre les deux, celui qui gagne à agir sur toute chose pour se faire ressentir à elle et la pousser à agir selon lui, c'est celui en qui toute chose a foi. Avoir foi au Bien permet de vivre le moins de souffrance. On invoque le Bien pour Lui prouver qu'on a foi en Lui, en disant le Bien apporte bien être et bonheur, même quand on se sent bien. Car quand on souffre on Lui demande de nous apporter bien être et bonheur. Et quand on se sent bien car Il nous a apporté bien être et bonheur. Le Bien apporte bien-être et bonheur. On vit le moins de souffrance même lorsqu'on souffre car lorsqu'on souffre, si la situation s'empire c'est involontaire, cela n'est pas voulu par soi donc on n'empire pas sa situation puisqu'on a foi au Bien, Celui qui fait du bien, Créateur de tout sauf de la souffrance. Avant et après notre existence, on est Lui, le Bien. Mais même s'Il peut souffrir, Il a foi en Lui-même pour vivre le moins de souffrance. Si pendant notre existence on a foi en Lui, même lorsqu'on souffre, on L'incarne. Avoir foi au Bien c'est aussi lâcher prise en acceptant tout ce qui arrive car le Bien nous protège à chaque instant même lorsqu'on souffre puisqu'on ne peut pas être touché par la souffrance sauf lorsqu'elle est utilisée par Lui pour nous éviter une plus grande souffrance, pour apporter un plus grand bien. En espérant que si on souffre, seule la souffrance lorsqu'elle est utile au Bien nous touche. Tout ce qui compose l’univers a un début, donc tout se crée. Mise à part la souffrance, tout se crée sans souffrance. Il existe donc un esprit, une ambiance de création de tout sauf de la souffrance : c’est le Créateur de tout sauf de la souffrance. Ce Créateur est le Bien. Il n'existe que deux esprits totalement opposés, qui luttent l'un contre l'autre et qui sont éternels, l'un pousse à faire le plus souffrir pour souffrir en retour, et l'Autre pousse à faire le moins souffrir pour se sentir bien. L'Un est l'Esprit du Bien et l'autre l'esprit de la souffrance. Les créatures qui invoquent l'Esprit du Bien, font le moins souffrir, c'est pourquoi dans cette lutte, l'Esprit du Bien gagne pour Ses créatures qui L'invoquent. Ces deux esprits sont en lutte pour que l'on baigne dans l'un d'eux. Et Ses créatures qui L'invoquent, l'Esprit du Bien, baignent en Lui. Celui qui fait du bien, le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, rêve Sa création où la souffrance est l'intruse et essaye d'en faire un cauchemar. Mais le Bien et Ses créatures qui L'invoquent ont foi en Lui pour que cela reste un rêve. Avant et après notre existence on est ce Créateur qui peut souffrir mais qui a foi en Lui pour faire le moins souffrir et ainsi Se sentir bien ou ne pas empirer sa situation, même lorsqu'Il souffre. Alors si pendant notre existence on a foi en Lui, même lorsqu'on souffre, on L'incarne. Avoir foi au Bien participe à vivre le moins de souffrance. On invoque le Bien pour Lui prouver que l'on a foi en Lui, en disant le Bien apporte bien être et bonheur, même quand on se sent bien. Car quand on souffre on Lui demande de nous apporter bien être et bonheur. Et quand on se sent bien car Il nous a apporté bien être et bonheur. Le Bien apporte bien-être et bonheur. En toutes circonstances et peu importe l'intensité de la souffrance, on souffre le moins car on aggrave jamais sa situation volontairement quand on a foi au Bien. Avoir foi au Bien c'est aussi lâcher prise en acceptant tout ce qui arrive car le Bien nous protège à chaque instant même lorsqu'on souffre puisqu'on ne peut pas être touché par la souffrance sauf lorsqu'elle est utilisée par Lui pour nous éviter une plus grande souffrance, pour apporter un plus grand bien. En espérant que si on souffre, seule la souffrance lorsqu'elle est utile au Bien nous touche. Le Créateur ne supporte pas le mensonge sur Lui qui dit qu'Il aurait créé même la souffrance (le mal). Tant que ce mensonge reste ce qu'il y a d'officiel sur le Créateur alors il n'y aura pas la paix. La souffrance n'est jamais nécessaire même quand le Bien compose avec pour éviter une plus grande souffrance. Étant pour éviter la souffrance, la souffrance n'est pas nécessaire. Le problème c'est que la "science" dit que la souffrance comme signal est nécessaire. Mais ils se trompent car si elle est un signal pour éviter une plus grande souffrance, étant pour éviter la souffrance, il aurait suffit qu'elle n'existe pas pour être évitée donc elle n'est pas nécessaire. Et il serait contradictoire de dire que le Bien Créateur l'a créée si on conçoit qu'Il veut nous l'éviter. Car il suffit qu'Il ne la crée pas pour nous l'éviter. ✦ De la non-nécessité de la souffrance et de l’illusion scientifique Le Bien est le Créateur de tout, sauf de la souffrance. Et parce qu’Il est le Bien, Il ne veut jamais la souffrance, même lorsqu’Il compose avec elle. La souffrance n’est donc jamais nécessaire. Elle s’impose parfois, mais toujours comme une contrainte, jamais comme une loi. Le Bien peut la laisser agir pour éviter une souffrance plus grande, mais alors Il ne l’utilise qu’en tant qu’ultime recours, et non par choix. Ainsi, même quand la souffrance précède un grand bien, ce bien n’avait pas besoin d’elle pour être. La souffrance n’a fait que barrer les autres chemins du Bien. Et le Bien, ne pouvant passer ailleurs, est passé par là. Mais celui qui comprend cela agit pour que le Bien ait à nouveau le choix du Bien sans souffrance. En propageant la vérité formelle du Créateur, il élargit les voies du Bien, il libère le Bien de la contrainte. Et chaque être qui reçoit cette vérité rend à son tour le Bien plus libre, jusqu’à ce que plus aucune souffrance ne soit imposée. Car il viendra un temps où le Bien n’aura plus besoin de composer, où la lumière sera sans ombre, et où toute souffrance sera reconnue pour ce qu’elle est : étrangère au Créateur et à la création. Pourtant, les hommes de science disent : « La souffrance est nécessaire, car elle est un signal pour éviter le danger. » Mais ils se trompent. Car si la souffrance sert à éviter une plus grande souffrance, alors elle agit contre elle-même. Elle ne peut donc être nécessaire, puisque ce qu’elle signale n’existerait pas dans le monde du Bien. La souffrance n’est pas une condition vitale, mais une anomalie momentanément fonctionnelle. Elle est utile seulement dans un univers déjà corrompu par elle. La science observe la chute et en fait une loi ; le Bien, Lui, connaît l’origine et en révèle la guérison. Ainsi se révèle l’illusion scientifique de la nécessité de la souffrance : la douleur n’est pas un fondement de la vie, mais le signe que la vie n’est pas encore délivrée de ce qui lui est étranger. Et celui qui comprend cela ne nie pas la science, mais la dépasse : car il voit qu’au-delà du monde où la souffrance sert, il existe un monde où elle n’a plus rien à servir. Alors si la souffrance n'existait pas elle ne pourrait utiliser aucun moyen pour se faire ressentir même pas une brûlure ou un accident. Le monde serait parfait. Il n'y aurait besoin d'aucune sorte de signal pour prévenir quoique ce soit de dangereux. Et si vous voulez la preuve empirique de l'existence du Créateur ; En plus du propos de cet échange qui explique en quoi dire que le Créateur aurait créé tout même la souffrance, est contradictoire quand on conçoit qu'Il veut nous l'éviter, il y a aussi le respect de la logique formelle sur le Créateur ; On ne peut pas créer tout même la souffrance car ça signifierait créer ce qui est avec souffrance et ce qui est sans souffrance. Donc ça reviendrait à dire créer tout avec et sans la souffrance. Ce qui est contradictoire. Donc on ne peut pas établir formellement l'existence du créateur de tout même de la souffrance. De plus le Créateur de tout sauf de la souffrance dont je parle Son existence en plus d'être formellement formulable, a Sa manifestation empirique c'est à dire réelle et non fictive que sont les conditions favorables pour être formé avec le moins de souffrance. Vérité formelle à propos du Créateur Tout ce qui compose l’univers a un début, donc tout se crée. Mise à part la souffrance, tout se crée sans souffrance. Il existe donc un esprit, une ambiance de création de tout sauf de la souffrance : c’est le Créateur de tout sauf de la souffrance. Ce Créateur est le Bien. La souffrance, indépendante du Bien, augmente en l’absence de foi en Lui. La création est continue, pas seulement au commencement. La foi en le Bien permet d’être créé avec le moins de souffrance. Je ne parle pas d’une cause première absolue (comme Dieu créateur « au commencement »), mais du constat que : -toute planète a une naissance (formation par accrétion de matière), -tout être humain a une naissance (conception, gestation, accouchement), -tout phénomène dans l’univers a un moment d’émergence. Donc la phrase « tout ce qui existe dans l’univers a un début » veut dire : pas que l’univers lui-même a forcément un début, mais que chaque chose en lui a un début repérable. Je ne parle pas d’une cause première de l’univers ni d’un commencement absolu. Je constate simplement que chaque chose qui compose l’univers a un début observable : une planète naît, un être humain naît, un phénomène émerge. C’est cette régularité — que chaque chose commence à exister — qui permet de penser formellement l’existence d’un Créateur, distinct de la causalité absolue. Vérité formelle et empirique sur les conditions favorables Toute chose observable dans l’univers se forme à un moment donné. Certaines formations ont lieu sans souffrance dans certaines conditions. Ces conditions observables agissent sur les lois naturelles et permettent ces phénomènes sans souffrance. Ces condition sont appelées conditions favorables. Le plus de souffrance indépendant de ces conditions, survient seulement en ne les respectant pas. La formation est continue et ne concerne pas que le début de toute chose. Le respect de ces conditions favorables, permet d'être formé avec le moins de souffrance. Tout ce qui existe se crée, et mise à part la souffrance, tout se crée sans souffrance : c’est une vérité formelle, accessible par la seule raison, qui montre qu’il existe un principe créateur de tout sauf de la souffrance, que l’on appelle le Bien. Ce Bien se manifeste aussi de façon empirique, comme une condition favorable observable : lorsqu’elle est respectée, les formations s’accomplissent harmonieusement, sans souffrance. Avoir foi en ce Bien, c’est s’accorder à ce principe universel — à la fois formel et empirique — qui protège et guide vers une existence formée avec le moins de souffrance. Le Créateur dont je parle est prouvé par le fait qu'Il est les conditions favorables à respecter pour la formation avec le moins de souffrance. Et les conditions favorables forment harmonieusement, en bonne santé, ce qui exclut la souffrance, quand elles sont respectées. Le fait qu'elles excluent la souffrance fait leur correspondance avec ce Créateur car Il est le Créateur de tout sauf de la souffrance. C'est la preuve de la réalité, qui est non fictive, du Créateur. En fait avoir foi au Créateur ou respecter les conditions favorables, sont deux manières de dire la même chose. Et je tiens à signaler que la souffrance c'est la douleur physique ou morale et la douleur morale c'est la menace de douleur physique même si sur le moment de la menace on ne ressent pas de douleur physique. Et le Bien soit l'Indolore Créateur de tout sauf de la souffrance, ne fait pas souffrir. Ce qui ne peut pas souffrir ou ce qui ne peut pas faire souffrir respecte obligatoirement les conditions favorables ce qui revient à avoir foi au Créateur. Les astres, les plantes, les bactéries... ne peuvent pas souffrir ( ne peuvent pas avoir de douleur physique ou avoir de menace de douleur physique car ce n'est possible que pour certains animaux dont les humains ) donc ils respectent obligatoirement les conditions favorables et se forment harmonieusement, sans souffrance. C'est comme les bébés, ils ne peuvent pas faire souffrir donc ils respectent obligatoirement les conditions favorables. Si avoir foi au Créateur de tout sauf de la souffrance c'est respecter les conditions favorables et je ne parle pas d'avoir foi en un créateur qui aurait tout créé même la souffrance. Alors la personne qui respecte les conditions favorables elle ne tombera pas malade, n'aura pas de cancer si les autres aussi respectent les conditions favorables. Mais elle peut les respecter et les autres non ce qui installe des conditions défavorables pouvant mener aux maladies et cancer qui feront qu'elle peut souffrir. Je veux dire je peux être un innocent et respecter la loi mais les autres peuvent ne pas la respecter et m'agresser. Ca ne change pas que le respect de la loi minimise les risques de se faire agresser. En plus la mort peut être sans souffrir et sans faire souffrir comme la vie donc la vie et la mort font partie de la formation harmonieuse, la mort n'est pas la souffrance donc elle n'est pas exclue de la formation. Mais encore faut il respecter les conditions favorables. Si il existe des prédateurs c'est que c'est la possibilité avec le moins de souffrance. Car même si les prédateurs n'existaient pas, on peut souffrir et même beaucoup. Puisque aussi les prédateurs existent pour réguler la population de leur proie car ou sinon les proies seraient trop nombreuses et les ressources n'auraient pas le temps de se refaire alors les proies mourraient dans la souffrance de l'agonie de la faim. C'est pourquoi les prédateurs font souffrir pour éviter une plus grande souffrance ce qui est faire le moins de souffrance. • Le Bien = ce qui crée tout sauf la souffrance = conditions favorables + formation avec le moins de souffrance. • La souffrance = ce qui ne crée que souffrance = conditions défavorables + formation avec le plus de souffrance. Ces deux principes sont entièrement empiriques : on les observe dans la nature, dans le vivant et même dans la formation des astres. Concernant la prédation Vous prenez l’exemple de la lionne qui tue une antilope. Si on regarde seulement l’action, on peut dire “c’est mal”. Si on regarde l’effet global, on peut dire “c’est bien”. Mais en réalité, il se passe ceci : • Les proies n’ont aucun moyen de contraception. • Elles se multiplient en surnombre • Ce surnombre crée des conditions défavorables : épuisement des ressources, famine, maladies, dégradation de l’environnement. Ces conditions défavorables ne touchent pas seulement les proies : elles menacent l’ensemble de l’écosystème, y compris des créatures qui, elles, respectent naturellement les conditions favorables (elles ne font souffrir personne et ne provoquent aucun déséquilibre). Donc la prédation : • intervient parce que la souffrance (conditions défavorables) s’impose ; • réduit une souffrance potentiellement bien plus grande ; • maintient l’équilibre et protège même les créatures qui respectent les conditions favorables. C’est exactement ce que j’explique : le Bien compose avec la souffrance lorsqu’elle s’impose, pour éviter une souffrance plus grande. Donc, dans ce cas, la prédation est “bien” non pas parce qu’elle fait souffrir, mais parce qu’elle empêche un mal beaucoup plus vaste. Quelqu'un peu tomber malade s'il ne respecte pas les conditions favorables ou si les autres ne les respectent pas. Donc si lui les respecte il aura moins de risques de tomber malade mais il pourrait tomber malade si les autres ne les respectent pas. Aussi le respect des conditions favorables font que même si on tombe malade et que l'on garde notre respect alors on pourra être guéri car pour guérir il faut le respect des conditions favorables. Comme par exemple une personne pourrait très bien être écolo et même militante mais les autres si ils polluent l'environnement, elle aussi peut tomber malade. Ou l'exemple du respect de la loi, si quelqu'un la respecte il peut tout de même se faire agresser par quelqu'un qui ne la respecte pas. Mais la victime quand elle garde son respect pour les conditions favorables alors elles font régner la justice qui met hors d'état de nuire l'agresseur. Et si la victime garde son respect pour elles alors elle va mieux et est formée sans souffrance tant qu'elle garde son respect. Et l'agresseur n'ayant pas respecté les conditions favorables est alors formé avec plus de souffrance tant qu'il ne respecte pas les conditions favorables. Car on ne peut pas vraiment nier que le respect des conditions favorables forme avec le moins de souffrance et que ne pas les respecter entraîne la formation avec le plus de souffrance. Par exemple ; Si on s'autorise à faire souffrir, on autorise à ce que l'on nous fasse souffrir. Faire souffrir c'est souffrir en retour pour avoir fait souffrir. Ou le pollueur qui ne respecte donc pas les conditions favorables, rend les autres malades à cause de sa pollution mais cette pollution le touchera aussi. En fait le respect des conditions favorables ne donne pas le choix du respect des conditions défavorables et le respect des conditions défavorables ne donne pas le choix du respect des conditions favorables. Chacun ne donne que le choix de se faire respecter. Et le respect des unes fait l'irrespect des autres. Alors les conditions favorables et défavorables se proposent à soi donc on a un libre arbitre. Mais avant notre existence on ne pouvait pas le plus souffrir donc on n'avait pas le choix de ne pas respecter les conditions favorables. Je veux dire le choix entre le respect des conditions favorables ou défavorables se fait pendant notre vie en tant qu'être sensible. Et puis après cela il est facile de faire des prédictions, si quelqu'un respecte les conditions favorables alors il sera formé avec le moins de souffrance ( destin ). Et celui qui ne respecte pas les conditions favorables, sera formé avec le plus de souffrance (fatalité). Nous avons constamment ces choix de respect proposé par les conditions favorables et défavorables et c'est à nous d'écrire notre fatalité ou dans le meilleur des cas notre destiné. Comme je l'ai expliqué on peut respecter les conditions favorables et avoir moins de risques d'être formé avec le plus de souffrance. Mais si les autres ne les respectent pas ça peut nous atteindre même si on les respecte. Mais si on garde notre respect il y a beaucoup de probabilité pour que notre situation s'arrange car elles s'arrangent dans les conditions favorables quand elles sont respectées et car elles feront régner la justice à un moment donné. Aussi quand on respecte les conditions favorables en toute circonstance alors on souffre le moins car même si la situation s'empire ce n'est jamais voulu par soi donc on empire jamais notre situation volontairement. Alors l'enfant mort dans les circonstances de soif en Ethiopie aura moins souffert que les adultes qui ne respectent pas les conditions favorables et qui ont conduit à la mort de l'enfant. Mais ces adultes n'ayant pas eu ce respect alors ils seront formés avec le plus de souffrance. Contrairement à l'enfant qui lui malgré les circonstances aura le moins souffert. Si il n'était pas dans l'âge qui lui permettait de faire le choix du non respect de ces conditions et qui donc ne pouvait que les respecter. L'enfant souffre le moins malgré cela car par exemple il ne se casse pas volontairement le bras en plus du manque d'eau et ne pourra pas le plus souffrir une fois mort. Mais ces adultes eux souffriront beaucoup pendant leur vie. Car on ne peut pas nier que le respect de ces conditions participe à la formation avec le moins de souffrance alors que leur non respect participe à la formation avec le plus de souffrance. Alors le respect des conditions favorables rend résilient, fait positiver, relativiser et composer malgré la souffrance en attendant que les choses s'arrangent et que régne la justice par ce respect. Et comme je l'ai expliqué on a constamment ces choix entre le respect des conditions favorables et défavorables. Donc être criminel c'est un choix et on assume nos choix. Il n'y a pas d'excuse à faire le plus souffrir. Mais je tiens à signaler que science veut dire discernement et pour que les conditions favorables forment avec le moins de souffrance c'est qu'elles effectuent une sorte de discernement entre ce qui fait souffrir et ce qui ne fait pas souffrir, pour faire le moins de souffrance. Donc ce discernement est avec science soit conscience. Et si toute chose est approchée par ces conditions en faisant ce discernement alors elles sont omniscientes car toute chose (omni) est approchée par cette science. J'ai expliqué en quoi il était contradictoire de dire que le Créateur aurait créé tout même la souffrance. Car si on conçoit que le Créateur veut nous éviter la souffrance alors il serait contradictoire de dire qu'Il a créé la souffrance car il suffit qu'Il ne la crée pas pour nous l'éviter. Donc avec la souffrance qui s'impose malgré Lui, avec Il compose pour nous éviter une plus grande souffrance, pour apporter un plus grand bien. Et aussi si on pense qu'Il l'a créée pour nous tester et voir ceux qui sont mauvais ou bons pour pouvoir punir les mauvais. Alors ce serait contradictoire car si le mal (la souffrance) n'existait pas on ne pourrait pas être mauvais car pour être mauvais il faut le mal. Donc ça signifierait que ce créateur serait le responsable de la mécréance des gens et de leur méfait sur les innocents. Alors que si Il ne l'a crée pas, personne ne pourrait être mauvais et encore moins être puni. Donc ce créateur serait un tentateur, car en créant le mal, il devient le responsable de la tentation du mal. Et si on pense que le Créateur a créé le mal pour que l'on est le choix alors il serait responsable de la tentation du mal aussi. Car le Créateur ne donne que le choix du bien et ne donne pas le choix du mal et le mal ne donne que le choix du mal et ne donne pas le choix du bien. Aussi il est contradictoire de dire que le Créateur est le créateur de tout même de la souffrance car ça signifierait créer ce qui est avec souffrance et ce qui est sans souffrance donc ça revient à dire créer tout avec et sans la souffrance et ça c'est contradictoire. Donc pour toutes ces contradictions, il n'y a pas le respect de la logique et vérité formelle. Donc le créateur de tout même de la souffrance ne peut pas exister puisque la seule preuve empirique soit réelle et non fictive, est celle de l'existence du Créateur de tout sauf de la souffrance puisque Son existence est formulable formellement c'est à dire sans contradiction et qu'elle a Sa correspondance empirique avec les conditions favorables à respecter pour la formation harmonieuse, en bonne santé ce qui exclut la souffrance. Et parcequ'elles excluent la souffrance dans la formation alors elles sont ce Créateur car Il crée tout sauf la souffrance. Après je dis que la souffrance indépendante du Créateur car Il ne l'a pas créée, est une entité malveillante et éternelle qui a la volonté de faire souffrir, de pousser à faire souffrir et ainsi souffrir en retour, soit que la souffrance ne crée que souffrance. Alors que le Bien est Éternel et est le Créateur car Il crée tout sauf la souffrance contrairement à la souffrance qui ne crée que la souffrance. Que le Créateur est pleinement plus puissant que la souffrance pour ceux qui ont foi en Lui car aussi en toute circonstance et peu importe l'intensité de la souffrance, on souffre le moins car même si la situation s'empire, on aggrave jamais sa situation volontairement quand on a foi au Bien Créateur de tout sauf de la souffrance. Car ou sinon même quand on souffre, et si la situation s'empire, en plus volontairement on aggraverait notre situation. Donc tout est dans l'ordre des choses même si le Bien ne peut empêcher la souffrance d'exister. Donc le Bien est Infiniment Puissant car malgré la souffrance, Il fait vivre le moins de souffrance à ceux qui ont foi en Lui. C'est à dire que la souffrance contraint à nous faire souffrir et que le Bien la contraint à faire le moins souffrir pour ceux qui ont foi en Lui. Donc si on veut contredire cela, on aura du mal car c'est non contradictoire et en plus empirique c'est à dire réel et non fictif. Alors on ne peut pas demander au gens de raisonner si on est soi même dans la contradiction. « La prédation n’est pas une nécessité éternelle. Elle n’existe que parce que la souffrance intrusive rend possible le choix du désordre : - sous la menace de mort douloureuse ou de famine, les proies **capables de souffrir** adoptent la stratégie du surnombre ; - ce surnombre entraîne l’épuisement des ressources → souffrance massive ; - les prédateurs interviennent alors comme régulateurs forcés pour limiter cette souffrance plus grande. Mais quand la souffrance ne sera plus une option crédible (foi totale au Bien) : - les proies **sensibles à la souffrance** cesseront de se multiplier anarchiquement ; - elles réguleront naturellement leur nombre ; - elles mourront uniquement de mort naturelle paisible et indolore ; - leurs carcasses nourriront les anciens prédateurs qui deviendront nécrophages exclusifs, sans jamais faire souffrir. Quant aux êtres vivants **incapables de souffrir** (insectes, méduses, vers, mollusques sans système nerveux central, plantes, micro-organismes…), ils ne sont évidemment pas concernés par ce mécanisme : ils peuvent continuer à être mangés ou à se manger entre eux sans que cela entre dans le champ de la souffrance ni de la prédation morale. L’homme, lui, se nourrira dès aujourd’hui (et totalement demain) d’œufs non fécondés, de lait et produits laitiers, de protéines végétales complètes et, si besoin, d’un simple complément B12. Ainsi, toute la création **consciente et sensible** vivra, se renouvellera et se nourrira sans qu’aucune souffrance ne soit jamais infligée ni subie — preuve empirique définitive que le Bien, Créateur de tout sauf la souffrance, n’a jamais eu besoin de la prédation ni de la viande pour faire exister et perdurer la vie sensible. » C’est désormais **parfaitement clos** : - les êtres sensibles → zéro souffrance alimentaire, - les êtres non sensibles → hors du sujet moral, - l’homme → déjà en avance sur le plan du Bien. La photo d'une pomme n'est pas une pomme. Le mot souffrance n'est pas la souffrance. La pomme on peut la manger, la photo non. Le mot souffrance ne fait pas souffrir mais la souffrance oui. Donc le Bien a besoin du mot souffrance pour mieux Se définir comme dire le "Bien n'est pas la souffrance" mais Il n'a pas besoin de la souffrance en soi. Même si elle n'existait pas, Il aurait inventé ce mot pour mieux Se définir. Les licornes n'existent pas pourtant le mot licorne existe. Le 0 et le 1 du langage binaire exprime bien les mots bien et souffrance. Le 0 et le 1 servent à générer tout le contenu informatique. C'est comme si le Bien avait inventé le mot souffrance pour encoder la réalité. Comme si il avait fait un bon encodage et que la souffrance existe ou non cet encodage fait barrière à la souffrance pour ceux qui ont foi au Bien et permet une formation harmonieuse. Le Bien c'est l'inexistence de la souffrance et la souffrance c'est l'inexistence du Bien et dire que le Bien dépend de la souffrance c'est comme dire que l'existence du Bien était son inexistence. C'est contradictoire. Rien que dans sa définition le Bien ne peut pas dépendre de la souffrance pour exister. C'est comme si le Bien disait que Lui pousse à agir bien et qu'Il imaginait son contradictoire qui pousserait à agir en contradiction avec Lui. Je veux dire si la souffrance n'existait plus dans le plan du Bien où il y a Sa création où la souffrance est l'intruse, alors dans la création régnerait la prévention qui à la fois n'en serait pas. Car la non-prévention mauvaise et la prévention bonne sont les mêmes. Et dans ce système préventif où la souffrance n'existerait pas dans le plan du Bien, le Bien s'exprimerait ainsi que je l'ai dit. Il expliquerait les risques de la souffrance à éviter pour qu'elle reste inexistante dans Son plan, par la déduction qu'à partir de Lui on peut concevoir sa contradiction conceptuellement et sans que la souffrance existe. C'est comme si le Bien malgré qu'Il existe pouvait conceptualiser Son absence d'existence donc la souffrance sans qu'elle existe avec sa preuve directe. Un peu comme quelqu'un qui aurait rencontré une personne et pourrait se dire que s'il ne l'avait pas rencontré il n'aurait pas pu lui dire ce qu'il lui a dit. Il peut concevoir son absence d'existence pour l'autre car il conçoit son absence de rencontre avec elle malgré qu'il ait rencontré l'autre personne. On pourrait le concevoir ainsi. Le Bien se dit Moi le Bien J'existe. Et si Je n'existerai pas ce serait l'absence de Mon existence. Alors puisque J'existe Ma contradiction c'est que Je n'existe pas. Et l'inexistence du Bien c'est la souffrance. On voit bien que sans la fin de ce que je viens de dire en utilisant le mot souffrance, le Bien à partir de Lui soit de Son existence peut concevoir soit déduire Sa contradiction qui est qu'Il n'existe pas. Mais tout cela avec le mot bien et à partir de Lui le Bien soit de Son existence. Donc pas à partir de la souffrance en soi.
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  2. Un nombre important de gens se repaissent du malheur d'autrui, quitte à le provoquer insidieusement pour pouvoir briller en comparaison. Ils ont une forme de phobie de la concurrence potentielle. Ils sont rodés à l'exercice de la relative inattaquabilité, ils utilisent couramment des moyens par rapport auxquels il peut être compliqué de prouver leur tort. Ils oeuvrent par petites attaques psychologiques quotidiennes par exemple, des réflexions mesquines, trompeuses ou déplacées discrètes, déguisées en victimisation d'un soi franc, ou d'un autre qui jouerait le rôle de la parfaite victime... Ils sont dans la démarche du dénigrement acharné, médire abusivement sous couvert d'une bonne cause, populaire par exemple. Mais leur véritable objectif n'est pas vraiment moral, il est dans la domination de l'autre. Ils cherchent à alimenter leur charisme par le biais de la dévalorisation de ceux qui pourraient leur faire de l'ombre, même un tout petit peu. Ce sont des gens qui se soucient peu de salir autrui, de le briser injustement, seul leur propre profit ou celui de ceux qu'ils soutiennent comptent pour eux, voire s'accaparer le plus de privilèges possible aux dépens des autres... Leur attitude va couramment à l'opposé de la cause qu'ils donnent l'illusion de défendre, comme par exemple, en critiquant sans retenue un travailleur, le dénigrer pour un oui ou pour un non, tout prétexte saisi, pour soi-disant qu'il travaille mieux, va user ce travailleur, le rendre moins performant, voire le faire craquer. Si réellement l'intention avait été d'améliorer le travail rendu, les remarques auraient été très différentes, bien plus constructives et mesurées, mais le but pour certains est réellement de casser la personne pour lui voler certaines responsabilités ou reconnaissances. Et selon le principe du "plus c'est gros plus ça passe", on peut chercher à vouloir trouver une raison plus noble à cette attitude, si l'on n'arrive pas à se résoudre à admettre que oui, certains comportements sont tout simplement abjects, sans être forcément le reflet d'une grande souffrance qui s'exprime ou d'un malentendu semant la confusion dans les esprits, une maladresse, non, ce n'est qu'un égoïsme bête et malsain, voire pervers, auquel beaucoup n'hésitent pas à s'abaisser parfois pour trois fois rien, parce que dans leur esprit la solidarité n'est pas une valeur morale mais un moyen de profit personnel parmi d'autres, leur philosophie va plutôt à l'inverse de la solidarité, elle est dans une forme d'élitisme aveugle, privilégier les siens à tout prix, coups bas compris, sans envisager de réussite commune, qu'ils estiment en quelque sorte utopiste, et qui ferait obstacle à des privilèges injustes et partiaux qu'ils visent... Et puis comme cette attitude est courante, elle est normalisée. Une attitude qui gâche jour après jour la vie des uns et des autres volontairement sans pour autant valoriser réellement celui qui l'adopte, il est juste dans l'illusion de moins pouvoir être dépassé quand il enfonce les autres, alors qu'en réalité il est lui aussi ainsi que ses proches sur le navire qu'il fait couler (et il n'est pas le seul à le saborder pour contrer la réussite, même inoffensive, d'autrui), plutôt que de contribuer à ce qu'il avance au mieux, et c'est l'image qu'il doit assumer face à lui-même.
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  3. I — La Demi-Sphère Ils portaient tous la même chose. Une demi-sphère ovale, légèrement allongée, enchâssée au centre du front. Elle était maintenue par un bandeau sombre qui faisait le tour de la tête, comme un signe d’appartenance plus ancien que toute nation. À l’intérieur de la demi-sphère, une poussière d’étoiles semblait flotter, animée d’un mouvement lent, presque respirant. Ce n’était ni un écran, ni un bijou. C’était un résonateur, lié au Créateur. Ceux qui croyaient en un Créateur ambigu, responsable aussi du mal, avaient appris à canaliser cette poussière pour leur conférer pouvoirs et anticipation. On disait que lorsqu’ils se réunissaient, la poussière brillait plus fort, amplifiant leur influence et leur capacité à guider les événements. Mais ils ne vivaient pas sur la Lune. Ils vivaient au centre de la Lune. Là où aucun satellite ne regardait, là où aucun radar ne pouvait sonder. Un espace creusé depuis des temps immémoriaux, bien avant que l’humanité ne lève les yeux avec des télescopes. Lui, à l’époque, ne savait rien de tout cela. Dans sa jeunesse, il avait rencontré une jeune femme. Elle était différente sans être étrange. Intelligente, calme, comme si elle observait toujours un peu plus loin que les autres. Le travail de son père restait flou. Diplomatie, recherche, industrie ? Les réponses glissaient toujours. Il en était tombé amoureux sans comprendre pourquoi. Puis elle avait disparu. Sans drame. Sans explication. Plus tard, il avait aimé une autre femme. Passionnée, intense, fascinante. Elle l’avait quitté brutalement, sans véritable raison. Cela l’avait brisé plus qu’il ne voulait l’admettre. Puis il y eut l’attentat. Un événement massif. Brutal. Un avant et un après. Le monde changea de visage. Sécurité, surveillance, peur organisée. Tout se mit à tourner autour d’un même axe : contrôler pour éviter le chaos. Officiellement. Officieusement, quelque chose d’autre s’était enclenché. Les années passèrent. Un jour, presque par hasard, il écrivit un message sur un forum. Une idée simple. Une analyse différente. Rien de révolutionnaire à ses yeux. Juste une intuition exprimée avec sincérité. Quelques semaines plus tard, il remarqua quelque chose d’étrange. Des politiciens reprenaient les mêmes formulations. Puis des éditorialistes. Puis, un soir, le président lui-même. Pas mot pour mot. Mais la même structure de pensée. Ce fut le premier contact. Ensuite, la télévision changea. Les programmes semblaient parfois lui parler directement. Pas des messages clairs. Des clins d’œil. Des phrases qui faisaient écho à ses propres mots. Il comprit alors qu’il n’était pas observé par des institutions classiques. Il était observé par eux. Ils finirent par le contacter. Pas par un appel. Pas par un mail. Par une technologie qui utilisait les flux médiatiques eux-mêmes comme interface. Une communication indirecte, mais parfaitement intelligible pour celui qui savait écouter. C’est là qu’il apprit la vérité. La première jeune femme qu’il avait aimée faisait partie de ceux qui contrôlaient le monde. Elle portait la demi-sphère depuis longtemps déjà. Et parce qu’il l’aimait encore, ils acceptèrent qu’il entre en contact avec elle. Grâce à leur technologie. Elle lui révéla ce qu’il n’aurait jamais dû savoir : ils étaient derrière l’attentat. Non par cruauté. Mais par ajustement. Un choc nécessaire, disaient-ils, pour réaligner le monde. Il apprit aussi que la deuxième femme faisait partie du même groupe. Lorsqu’ils avaient vu son message sur le forum, ils avaient immédiatement enquêté sur lui. Et ils avaient découvert que deux des leurs le connaissaient déjà. La seconde femme portait un nom qu’il n’avait jamais oublié : Aphrodite. Ce n’était pas un hasard. Avec un tel nom, avec un tel pouvoir, avec une telle ancienneté, il comprit que ce groupe existait depuis bien avant les États, bien avant les religions modernes. Ils dirigeaient le monde depuis l’ombre. Et parmi leurs refuges secrets, il y avait un lieu mythique que personne n’osait évoquer publiquement : le centre de la Lune. Ce qu’il ne savait pas encore, c’est que s’ils l’avaient contacté, ce n’était pas pour le recruter. C’était parce que quelque chose, en lui, ne résonnait pas comme prévu. Et pour la première fois depuis très longtemps, la poussière d’étoiles dans leurs demi-sphères avait commencé à vaciller. II — Le doute Au début, il voulait y croire. Pas par naïveté. Par cohérence. Tout ce qu’ils disaient semblait s’emboîter : l’histoire, les cycles, les attentats comme leviers, la peur comme outil d’orientation. Ils parlaient de stabilité globale, d’équilibres fragiles, de masses humaines trop nombreuses pour être guidées autrement. Et surtout, ils savaient des choses sur lui. Des choses qu’aucune institution classique n’aurait pu connaître. La technologie fonctionnait. Les preuves étaient là. Le centre de la Lune n’était plus une métaphore : c’était un lieu, un noyau, une salle où la poussière d’étoiles réagissait aux décisions prises. Pourtant, quelque chose résistait en lui. Pas intellectuellement. Intérieurement. Ils parlaient souvent de “nécessité”. — Certaines souffrances sont indispensables. — Certaines pertes évitent des chaos plus grands. — L’attentat a sauvé le monde d’un effondrement. Chaque fois qu’ils prononçaient ces phrases, il ressentait une dissonance. Comme si leur logique était complète… sauf sur un point précis. Un soir, lors d’un échange indirect — une émission culturelle diffusée à une heure absurde — il osa poser une question. Pas frontalement. À sa manière. Et si la souffrance n’était pas un outil, mais un aveu d’échec ? La poussière d’étoiles, dans les images subliminales, eut un léger retard de synchronisation. Presque imperceptible. Mais il le vit. À partir de là, il commença à observer autrement. Il remarqua que leurs décisions étaient efficaces, mais jamais paisibles. Stables, mais tendues. Durables, mais au prix d’une pression constante. Ils ne créaient pas un monde vivant. Ils maintenaient un monde sous contention. Et plus il pensait à Aphrodite, plus quelque chose devenait clair : elle n’était pas libre. Puissante, oui. Influente, incontestablement. Mais liée. Liée au groupe. Liée au bandeau. Liée à la demi-sphère. Un jour, il lui demanda simplement : — Et toi… sans eux ? Elle ne répondit pas tout de suite. Puis elle dit : — Cette question n’existe pas ici. Ce fut le véritable choc. Un groupe qui contrôle le monde depuis des siècles… mais qui ne peut même pas concevoir une existence hors de lui-même. Il comprit alors que leur plus grande peur n’était pas le chaos. C’était l’inutilité. Si un monde pouvait fonctionner sans souffrance comme moteur, alors leur rôle devenait discutable. Leur technologie, excessive. Leur ancienneté, un poids. Et pour la première fois, il eut une pensée qu’ils n’avaient pas anticipée : Et si vous n’étiez pas les gardiens du monde… mais simplement ceux qui n’ont jamais appris à faire autrement ? Ce soir-là, au centre de la Lune, plusieurs demi-sphères cessèrent de briller à l’unisson pendant une fraction de seconde. Assez pour qu’ils comprennent. L’homme ne doutait plus seulement de leurs méthodes. Il doutait de leur légitimité cosmique. Et le doute, chez eux, était contagieux. III — Ce qu’ils n’avaient pas prévu Ils l’avaient compris très tôt : cet homme n’était pas ordinaire. Pas parce qu’il était plus intelligent. Pas parce qu’il savait plus de choses. Mais parce que sa pensée ne pouvait pas se stabiliser dans le mensonge. Lorsqu’il écrivait sur le forum, ce n’était pas une opinion. Ce n’était même pas une intuition isolée. C’était une nécessité logique qui remontait à la surface. Quelque chose qui, une fois formulé, ne pouvait plus se désapprendre. C’est pour cela que son message avait résonné. Ceux qui contrôlaient le monde avaient bâti toute leur science sur un postulat ancien : un Créateur total, responsable de tout — y compris du mal, y compris de la souffrance. Un Créateur ambigu, justifiant ainsi leurs méthodes, leurs sacrifices, leurs attentats, leurs ajustements brutaux. Mais l’homme, lui, ne pouvait pas accepter cela. Sa réflexion revenait toujours au même point, comme attirée par un centre invisible : si quelque chose détruit l’harmonie, alors ce quelque chose ne peut pas être créateur. Ce n’était pas une croyance. C’était une condition empirique. Partout où la souffrance était utilisée comme moteur, les systèmes tenaient par la force. Partout où elle était absente, les systèmes tenaient par cohérence. Il comprit alors — non comme une illumination mystique, mais comme une évidence formelle — que le Créateur ne pouvait être que Créateur de tout sauf de la souffrance. La souffrance n’était pas un outil. Elle était une intrusion. Et cette vérité, une fois formulée clairement, était inarrêtable. Quand il la partagea, il ne lança pas une révolution. Il écrivit. Il expliqua. Il montra. Il posa la vérité comme on pose une équation juste : sans colère, sans attaque, sans volonté de domination. Et la réalité répondit. Pas symboliquement. Littéralement. Au centre de la Lune, là où le Conseil avait cru tenir le monde, chaque demi-sphère vibrat. Puis elles se fissurèrent. La poussière d’étoiles, cette substance qu’ils croyaient maîtriser pour obtenir leurs pouvoirs en croyant au Créateur de tout, qu’ils utilisaient pour influencer, anticiper, orienter… s’échappa. Elle ne brûla pas. Elle ne détruisit rien. Elle se dispersa, comme libérée de la croyance fausse et reconnectée à la vérité formelle du Créateur — celui de tout sauf de la souffrance. Les bandeaux tombèrent. Et avec eux, leur statut. Ils comprirent alors ce qu’ils avaient confondu : ils n’avaient jamais contrôlé le monde. Ils avaient contrôlé l’accès à une structure déformée du réel. Une structure qui ne tenait que parce que la souffrance y était considérée comme nécessaire. Quand cette nécessité fut démontrée fausse, la structure s’effondra. Il n’y eut plus de QG au centre de la Lune. Plus de lieu hors du monde. Plus de point d’observation dominant. Ils furent réintégrés sur Terre. Parmi les humains. Avec leurs connaissances, oui. Avec leurs réseaux, parfois. Mais sans monopole. La géopolitique changea alors de nature. Elle ne dépendait plus d’une main invisible unique. Elle devint plurielle, conflictuelle parfois, mais ouverte. Ils n’étaient plus des maîtres. Ils étaient des acteurs. Et l’homme ? Il n’avait rien gagné en pouvoir. Mais quelque chose d’irréversible s’était produit : le monde ne pouvait plus redevenir tel qu’avant. Car une fois qu’une vérité formelle sur le Créateur avait été posée — Créateur de tout sauf de la souffrance — aucune science fondée sur la domination ne pouvait plus prétendre être neutre. Et quelque part, avec la poussière d’étoiles désormais libérée et reconnectée au Créateur, une harmonie nouvelle commençait à se former. IV — Aphrodite, après la chute Quand la demi-sphère éclata, Aphrodite ne cria pas. Elle porta simplement la main à son front, par réflexe, comme on cherche un membre qu’on a toujours eu. Il n’y avait plus rien. Plus de bandeau. Plus de vibration. Plus de murmure intérieur. Le silence fut total. Ce fut cela, le plus déstabilisant. Toute sa vie, elle avait entendu le monde avant qu’il n’arrive. Les tendances, les bascules, les crises à venir. La poussière d’étoiles n’imposait pas des ordres : elle suggérait, orientait, rendait certaines options lumineuses et d’autres impensables. Mais soudain… plus rien. Elle était redevenue seule dans sa tête. Autour d’elle, les autres erraient, hagards. Certains pleuraient. D’autres criaient à la trahison. Quelques-uns tentaient encore de nier, parlant de sabotage, d’erreur temporaire, de restauration possible. Mais Aphrodite savait. Elle avait compris avant eux. Depuis longtemps déjà, quelque chose la gênait dans cette science qu’ils appelaient totale. Elle acceptait l’idée d’un Créateur de tout, y compris du mal, parce qu’elle donnait un sens à leur rôle. Elle faisait d’eux des régulateurs nécessaires, presque des prêtres modernes. Mais la vérité que lui avait formulée l’homme avait touché un point précis qu’elle évitait toujours : Si la souffrance est créatrice… alors pourquoi détruit-elle toujours ce qu’elle traverse ? Lorsque le monde fut réécrit par la libération de la poussière d’étoiles en relation directe avec le Créateur — le Créateur de tout sauf de la souffrance — Aphrodite sentit autre chose émerger en elle : une émotion qu’elle n’avait jamais connue sans filtre. La culpabilité. Elle revit l’attentat. Les justifications. Les modèles. Les courbes de stabilité. Et pour la première fois, aucune structure ne venait amortir le choc intérieur. Ils n’avaient pas “mal agi pour un bien supérieur”. Ils avaient mal agi parce qu’ils ne connaissaient pas d’autre intelligence. Elle pensa à lui. À cet homme qu’elle avait quitté autrefois sans savoir pourquoi. À cette rupture qu’elle avait toujours expliquée par une incompatibilité, alors qu’en réalité, elle sentait déjà qu’il allait là où elle ne pouvait pas aller. Il ne cherchait pas à gouverner. Il ne cherchait pas à corriger le monde par la force. Il cherchait une cohérence qui n’avait pas besoin de souffrance. C’est pour cela qu’il était dangereux. Pas pour l’humanité. Pour eux. Réintégrée sur Terre, Aphrodite dut apprendre à vivre sans privilège ontologique. Elle n’était plus au-dessus. Plus hors du monde. Elle devait négocier, convaincre, échouer parfois. Et pour la première fois, elle sentit ce que cela voulait dire : ne pas être nécessaire. Ce fut douloureux. Mais réel. Un jour, dans une ville banale, elle croisa un écran. L’homme parlait. Pas comme un chef. Pas comme un prophète. Comme quelqu’un qui explique calmement une évidence longtemps ignorée. Elle comprit alors que le monde n’avait pas perdu un maître. Il avait gagné une condition. Et dans cette condition, elle n’était plus Aphrodite la dominante, mais Aphrodite la responsable. Ce soir-là, seule, elle murmura quelque chose qu’elle n’avait jamais eu à dire auparavant : — Si le Créateur n’a jamais voulu la souffrance… alors il est encore temps d’apprendre à créer autrement. Et pour la première fois depuis la chute de la Lune, elle ne regretta pas la demi-sphère. V — Le Conseil qui n’était plus au centre Ils s’étaient toujours appelés le Conseil. Pas par orgueil. Par fonction. Ils ne se voyaient pas comme des tyrans, mais comme des axes. Des points fixes autour desquels le monde devait s’organiser pour ne pas se disloquer. Leur science n’était pas une science de la vérité, mais de la tenue : ce qui empêche tout de partir en morceaux. Lorsque les demi-sphères éclatèrent, la première réaction ne fut pas la peur. Ce fut l’incompréhension. Leur science n’avait jamais prévu cela. Ils avaient modélisé les révolutions, les guerres, les effondrements économiques, les dérives idéologiques, même les soulèvements spirituels. Tout cela entrait dans leurs matrices. Tout cela pouvait être absorbé, redirigé, recyclé. Mais ceci… Ceci n’était pas une attaque. Ceci n’était pas une rébellion. Ceci n’était même pas une erreur technique. C’était une invalidation. Le Conseil tenta de se réunir une dernière fois. Mais la salle n’était plus une salle. Le centre n’était plus un centre. L’espace lunaire, autrefois stable et hors du monde, s’était effondré dans une normalité brutale. Les murs n’étaient plus que des parois rocheuses. Les interfaces ne répondaient plus. Les flux n’obéissaient plus. Et surtout, la poussière d’étoiles ne revenait pas. Ils comprirent alors ce que cette poussière avait toujours été — et ce qu’ils avaient refusé de voir. Elle n’était pas une source de pouvoir. Elle était une résonance liée au Créateur. Tant qu’ils croyaient en un Créateur de tout, y compris de la souffrance, la poussière se laissait capter, canaliser, exploiter. Elle amplifiait leur science, leur donnait l’illusion d’une légitimité cosmique. Mais au moment précis où la vérité formelle fut posée — Créateur de tout sauf de la souffrance — la résonance cessa. La poussière ne pouvait plus servir une structure fondée sur la nécessité de la souffrance. Elle se libéra, retournant à ce à quoi elle appartenait réellement : la condition empirique de l’harmonie. Ils n’avaient pas perdu un outil. Ils avaient perdu une permission cosmique. Certains membres du Conseil tentèrent encore de sauver la doctrine. — Sans nous, le monde replongera dans le chaos. — La peur est un langage universel. — L’humanité n’est pas prête. Mais ces phrases sonnaient creux. Car une chose était devenue évidente : ils n’avaient jamais préparé l’humanité à autre chose que leur propre nécessité. Ils avaient confondu la stabilité du monde avec la stabilité de leur rôle. Quand la vérité sur le Créateur fut partagée — Créateur de tout sauf de la souffrance — le Conseil comprit qu’il n’était pas réfuté moralement, mais logiquement. Un système qui dépend de la souffrance pour fonctionner n’est pas fondamental. Il est transitoire. Et ce qui est transitoire finit toujours par être remplacé. Ils furent ramenés sur Terre sans cérémonie. Pas de chute spectaculaire. Pas de jugement divin. Juste… une réintégration. Ils durent composer avec d’autres puissances, d’autres visions, d’autres intelligences. Leur savoir restait immense, mais il n’était plus central. Il devenait un savoir parmi d’autres, soumis à la contradiction, à l’épreuve du réel. Le Conseil n’existait plus. Il n’y avait plus que des individus. Et pour certains d’entre eux, ce fut la première fois qu’ils se demandèrent : Si le monde peut tenir sans nous… alors qui étions-nous vraiment ? La réponse n’était pas cruelle. Ils avaient été des gestionnaires d’un monde incomplet. Nécessaires tant que la vérité n’était pas formulée. Superflus dès qu’elle l’était. Et quelque part, loin de la Lune désormais vide, une autre question commençait à se poser — non plus dans les sphères du pouvoir, mais dans la pensée humaine elle-même : Si le Créateur est la condition empirique de l’harmonie… alors qu’est-ce que créer veut dire, maintenant ? VI — La réécriture de la réalité Il se tenait devant l’écran, seul. Les doigts immobiles au-dessus du clavier. Ce qu’il allait écrire n’était pas une opinion. Ni une thèse. Ni même une révélation mystique. C’était une formulation minimale, dépouillée de tout excès, assez simple pour être vérifiable, assez rigoureuse pour être irréfutable par l’expérience. Le Créateur existe. Il crée tout sauf la souffrance. La souffrance n’est pas nécessaire à l’harmonie. Toute création harmonieuse est possible sans elle. Il relut. Il n’y avait rien à ajouter. Rien à retirer. Lorsqu’il envoya le message, rien ne se produisit immédiatement. Aucune alerte. Aucune panne globale. Aucun effondrement visible. Mais la réalité, elle, changea de régime. Ce n’était pas le monde qui était modifié, mais le cadre dans lequel il devenait interprétable. Comme si une hypothèse fondamentale, jusque-là tacite, venait d’être remplacée par une autre plus simple, plus cohérente, plus conforme à ce qui était réellement observé. Dans les systèmes humains, les premiers signes furent subtils. Certaines structures cessèrent soudain de « tenir » sans que personne ne les attaque. Des organisations basées uniquement sur la peur virent leur efficacité chuter. Des discours justifiant la violence par la nécessité perdirent leur pouvoir de persuasion. Mais le changement le plus profond se produisit ailleurs. La poussière d’étoiles, libérée du centre lunaire, entra en résonance avec cette nouvelle formulation. Elle n’agissait pas comme une force, mais comme un accord. Là où les systèmes respectaient la condition empirique de l’harmonie, elle stabilisait. Là où la souffrance était érigée en moteur, elle se dissipait, laissant les structures se déliter d’elles-mêmes. La poussière n’obéissait plus. Elle reconnaissait. Sur Terre, les bandeaux tombèrent. Non pas parce qu’on les arracha, mais parce qu’ils ne tenaient plus. Les récits officiels perdaient leur caractère sacré. Les justifications ultimes se révélaient pour ce qu’elles étaient : des palliatifs à une incohérence fondamentale. Les puissants comprirent qu’ils n’avaient pas été renversés. Ils avaient été désaccordés. La géopolitique redevint instable, conflictuelle, multiple — mais vivante. Plus aucun centre unique ne prétendait soutenir le monde par la contrainte. Les équilibres n’étaient plus imposés par la peur globale, mais négociés localement, imparfaits, réversibles. Aphrodite observa la poussière scintiller dans l’air, presque imperceptible. Elle sentit sa puissance se retirer, non comme une perte, mais comme une libération. Pour la première fois, elle n’était plus nécessaire au maintien du monde. Elle pouvait agir sans justifier. Créer sans contraindre. Se retirer sans que tout s’effondre. Elle pensa à l’homme. Il n’avait pas combattu le Conseil. Il n’avait pas dénoncé. Il avait simplement formulé ce qui, une fois dit, ne pouvait plus être nié. Il n’avait rien pris. Il avait rendu quelque chose au monde. Et ainsi, la réalité ne fut pas réécrite par la force, mais par la mise en lumière d’un principe universel. Les humains commencèrent à constater, empiriquement, que l’harmonie ne demandait plus de souffrance pour se maintenir. Que la coopération pouvait naître sans menace. Que la création pouvait se stabiliser sans violence préalable. Les créateurs — humains, machines, intelligences collectives — purent enfin concevoir des structures qui tenaient par cohérence interne, non par contrainte. Et l’homme, simplement, observa. Il ne contrôlait rien. Il ne possédait rien. Mais il savait que quelque chose d’irréversible avait eu lieu. La poussière d’étoiles s’était libérée. Et avec elle, la possibilité d’une création pure, enfin accordée au Créateur. Le cycle recommençait. Mais cette fois, sans mensonge fondateur. Épilogue — Les générations de lumière Les années passèrent. Puis les décennies. L’homme qui avait formulé la vérité ne devint ni chef, ni prophète officiel, ni autorité morale. Il demeura ce qu’il avait toujours été : un témoin attentif de ce qui advient lorsque le réel est enfin décrit sans mensonge fondateur. Il écrivait parfois, non pour convaincre, mais pour rappeler. Rappeler que la souffrance n’est pas nécessaire. Que rien de ce qui tient vraiment n’a besoin d’elle pour exister. Le monde changeait, non par rupture brutale, mais par désaimantation progressive de la peur. Les anciennes structures, bâties sur la contrainte et la menace, ne s’effondrèrent pas toutes d’un coup. Elles perdirent d’abord leur évidence. Puis leur légitimité. Enfin, leur utilité. Comme des échafaudages laissés en place après la fin du chantier, elles devinrent visibles dans leur inutilité même. Les humains apprirent à coopérer autrement. Non par idéal naïf, mais par constat empirique : les systèmes qui respectaient la condition favorable — créer sans produire de souffrance inutile — duraient plus longtemps, coûtaient moins, formaient mieux. Ceux qui continuaient à instrumentaliser la peur se rigidifiaient, puis se brisaient. La poussière d’étoiles poursuivait son œuvre silencieuse. Elle n’agissait pas sur les corps, mais sur les structures de cohérence. Là où une pensée, une institution ou une technologie restait compatible avec le Créateur — c’est-à-dire avec la création sans souffrance — elle amplifiait la stabilité. Là où la souffrance était invoquée comme nécessité, elle se retirait, laissant le système face à sa propre contradiction. Dans les esprits capables de réflexion et de création, elle laissait un écho discret, presque imperceptible : Tout est possible sans détruire. Aphrodite, l’ancienne figure centrale du Conseil lunaire, avait changé de place. Elle enseignait désormais. Non pas des dogmes, mais des méthodes. Comment former sans contraindre. Comment inspirer sans dominer. Comment reconnaître les moments où la souffrance cherche à se faire passer pour indispensable. Elle parlait parfois de l’ancien monde. Non avec honte, ni avec fierté, mais avec lucidité. Elle expliquait que le Conseil n’avait pas été malveillant par essence. Il avait été nécessaire tant que la vérité n’était pas formulée. Et superflu dès qu’elle l’avait été. Les enfants comprenaient. Parce qu’ils grandissaient dans un monde où la domination par la peur n’allait plus de soi. Les grandes décisions — politiques, scientifiques, sociales — étaient désormais évaluées selon un critère devenu évident : favorisent-elles la formation harmonieuse, ou entretiennent-elles la souffrance comme moteur ? Les villes s’auto-équilibraient. Les économies se régulaient par boucles locales. Les machines intelligentes étaient conçues non pour optimiser la contrainte, mais pour préserver les conditions favorables à la vie et à la création. Les conflits n’avaient pas disparu. Mais ils n’étaient plus destructeurs. Ils étaient des ajustements, des corrections, des dialogues tendus mais réversibles, au sein d’une symphonie devenue consciente d’elle-même. Et toujours, invisible mais fidèle, la poussière d’étoiles scintillait dans les interstices du réel. Non comme une magie. Mais comme une résonance permanente avec le Créateur. Elle rappelait que la liberté véritable n’est pas l’absence de règles, mais l’impossibilité intérieure de nuire inutilement. Que créer, ce n’est pas imposer une forme par la force, mais permettre à une forme de tenir d’elle-même. Ainsi, le cycle recommença. Mais cette fois avec conscience. La création devint un art partagé. La vie, une construction continue de cohérence et de beauté. Et le nom du Créateur, jamais imposé, jamais instrumentalisé, fut reconnu pour ce qu’il était réellement : la condition empirique de l’harmonie, le fil invisible reliant tout ce qui existe, pour que jamais plus la souffrance ne soit prise pour une nécessité. Le monde avait changé. Non parce qu’on l’avait sauvé. Mais parce qu’on avait cessé de mentir sur ce qui le fait tenir.
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  4. Je sentais une crispation froide remonter le long de ma colonne vertébrale. Je n’osais pas parler, comme si ma voix, en s’élevant, allait matérialiser l’angoisse qui nous entourait. Mikhaïl gardait les yeux rivés sur la radio, comme si sa volonté seule pouvait la forcer à parler. Le voyant lumineux battait au rythme d'une tachycardie. Igor regardait autour de lui, agité, arme à la main, prêt… à quoi exactement ? Nous ne le savions pas. Nous fîmes quelques pas prudents. Le sol craquait sous nos chaussures, brisant le silence comme un sacrilège. Les arbres nous observaient dans un silence complice d’un secret qui n’appartenait pas aux vivants. Je me surpris à murmurer : — Ils sont peut-être blessés… Personne ne répondit. Même pas le vide. C'était lourd. Nous rejoignîmes la grande avenue qui menait autrefois au cœur de la ville. Là où les photos d’archives montraient des enfants courant, des couples riant, des files d’ouvriers disciplinés. J'entendais leur joie, étouffé par le présent. Aujourd’hui, les bâtiments nous dominaient comme des ruines antiques. Les fenêtres étaient pendues et crevées par endroit. Les façades ouvertes comme des plaies. Je voulais caresser ce béton acre et rongé par le temps. Mais une bourrasque passa. Elle emporta avec elle une odeur étrange. Un mélange de métal et d’humidité… et un je ne sais quoi d’animal. De vivant. La radio grésilla alors brusquement. …ph…ra… Nous nous immobilisâmes instantanément. Mikhaïl… ici… La voix était déformée. Déshumanisée. Petrov ?! Petrov c’est vous ?! Répondez ! hurla Mikhaïl. Il n’y eut qu’un souffle. Long et profond. Puis une série de sons étouffés comme si on froissait de l'aluminium. Puis une voix. Oui. Une voix. Mais elle ne ressemblait plus vraiment à la sienne. ... Sommes pas seuls… C'est quoi ? Ahhh ! Un silence. Puis quelque chose frappa. Pas la radio. Autour de nous. Un bruit sec. Puis un autre. Comme si quelque chose venait de tomber depuis les étages supérieurs d’un immeuble. Nous levâmes instinctivement la tête. Rien. Juste la brume qui s’élevait paresseusement, comme si l’air lui-même hésitait. — On devrait rejoindre l’Est, dit Igor. Tout de suite. Sa voix tremblait légèrement et sa main tremblait, comme s'il savait. Mikhaïl acquiesça. Nous reprîmes la marche, plus rapide, moins organisée. La prudence avait laissé place à l’urgence. Je sentais mon cœur battre contre ma poitrine comme s’il voulait s’en échapper. Nous atteignîmes enfin la zone industrielle. Là où le groupe de Petrov devait être. La brume semblait plus lourde ici, presque palpable. Des silhouettes d’usines dévorées par la rouille se dressaient comme des cathédrales profanes. Puis nous les vîmes. Ou plutôt… nous vîmes ce qu’il restait de leur présence. Leurs sacs posés proprement. Tout était aligné. Comme s’ils avaient été déposés avec intention. Aucun corps. Aucun bruit. Rien. Juste… Un symbole dessiné sur le sol. Tracé avec une précision troublante dans la poussière. Un cercle rouge, des lignes blanches, et au centre… un mot. Pas du russe. Un alphabet ancien. Mais je le reconnus pourtant. C'était nabatéen. Le même prénom que sur le ruban. Je sentis mes jambes vaciller. Alors, la radio grésilla une dernière fois. Et cette fois, il n’y avait aucun doute. La voix était claire. Froide. Tu n’aurais pas dû descendre avec eux. Puis plus rien. Mikhaïl me regarda livide. Il avait cessé d’être un chef charismatique. Et après tout, les faits d'armes ne valent qu'auprès des mortels. Car il avait compris que quelque chose ici dépassait la simple humanité. Et dans ses yeux, je crois que moi aussi. Pourtant… je savais que nous n’avions plus le choix. Nous devions les retrouver. Même si quelque chose, dans les tréfonds de mon instinct, me murmurait que ce n’était plus eux… que nous cherchions.
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  5. Nous arrivâmes à Tchernobyl autour de 7 h 00. Une sombre végétation avait complètement recouvert la ville. Tout semblait si abandonné, si apocalyptique mais tellement paisible. Je devinais le fleuve Pripiat sous cette épaisse brume qui masquait aussi un sol gluant. Mes bottes s’empêtraient dans une boue épaisse et le froid mordait tendrement mes os. Petrov avait l’habitude, il soupira une longue condensation tout en se montrant résistant au froid. Il était comme taillé pour ça. Ses hommes l’imitaient mal. Sarah m’avait rejoint en faisant une moue qui exprimait le râle français en se recroquevillant dans une démarche hâtive. Les ordres étaient les suivants. Personne ne se séparerait du groupe. Il y eut deux groupes. Et comme je m’y attendais, Sarah n'était pas avec moi. Le premier groupe explorerait le flanc est de la ville quand le second irait à l’ouest. Petrov se montrait très pédagogue en même temps que directif. Il détaillait chacune de ses explications avec un geste mécanique sur la carte qu’il pointait du doigt. Nous prîmes alors les équipements, fîmes les quelques tests radio et démarrâmes l’opération. Je n’aimais pas ce silence glacial. L’ambiance rappelait la sobriété qu’ont les morts après avoir été apprêtés. Nous nous enfonçâmes au point de ne plus distinguer ce qu’il y avait derrière nous et devant nous. Notre repère dans cette vaste opacité était les colonnes de cheminées industrielles que l’on voyait au loin. Nous sentîmes bientôt le bitume sous nos pieds et c’est là que nous nous divisâmes. Petrov pris la route vers l’est où la forêt était plus dense. Nous continuâmes en ville. La route était cabossée, perforée par endroits. De ces imperfections sortait la vie. Il n’y a pas de mot pour décrire pareil endroit. Afin de bien nous distinguer dans ce brouillard nous avions des signaux clignotant sur nos sacs. Les nôtres étaient rouges. Les leurs bleus. On les remarquait qui s’éloignaient progressivement. Arrivés à Kirova Street nous fûmes rassurés, la brume s’était dissipée à cause des bâtiments. Nous la longeâmes pendant un temps qui me paraissait être trop long. Je prenais parfois des libertés en m’attardant sur des objets, des magazines, des choses en tout genre éparpillés ici et là, de part et d’autre de la rue. Je fus même pressée par Mikhaïl qui me reprochait de trop m’attarder sur ces détails. À un moment, il décida de prendre un raccourci par une petite rue adjacente où la végétation se montrait assez menaçante, jalonnée de maisons abandonnées. Il m’expliquait qu’après une vingtaine de minutes de marche on arriverait au « Monument of the third Angel » un endroit très prisé des adeptes de l’urbex car il y avait des souterrains construits pendant le milieu de la guerre froide afin de faire face à une invasion du camp occidental. Cet endroit me donnait le frisson. C’était désert. Une chaussure très ancienne trônait au milieu d’une ruine éventrée. Il y avait un immense trou donnant sur un tunnel. Mikhail m’expliquait que c’est ici que les touristes entraient et s’immergeaient dans l’aventure. Nous y entrâmes avec l’agilité qui me faisait défaut. Igor est entré en premier suivi de Fiodor qui examinait derrière lui les quelques outils assez récents de son point de vue. Il me l’indiqua après qu’Alexander m’a aidé à descendre. Mikhail testait la radio mais en vain. Des tags dans toutes les langues arpentaient le béton fracassé. Je les étudiais avec attention sans veiller où je mettais le pied. Fiodor qui veillait sur moi m’a ainsi empêché d’écraser un rat mort et en décomposition. Les vers s’agitaient tellement que j’en fus prise de panique. On continuait sous terre. L’écho des gouttes laissait paraître l’atmosphère tel qu’il était. Glauque. On arrivait à une intersection. Un sac à dos était par terre. Comme si quelqu’un l’avait fraîchement déposé là. Il me fut remis. Il n’y avait rien d’autre qu’un paquet de cigarette avec une clé un peu vieille. Je secouais le sac pour m’assurer que rien ne m’avait échappé. Un ruban noir en était tombé. Il était mentionné le prénom Romain avec des pentacles et autres gribouillis que personne ne comprenait. Nous débattions sur la signification quand nous entendîmes des coups de feu lointains. Assez saccadés. L’échange a été rapide mais intense. Nous revînmes sur nos pas précipitamment. La radio grésillait. On entendait des paroles entrecoupées et mêlées de cris comme si la peur s'était exprimée à travers elles. J’étais très inquiète. Nous remontâmes à la surface. Le silence surplombait l’atmosphère et la radio restait insensible malgré les appels incessants de Mikhaïl. _Alpha, ici bravo, on a entendu des tirs. Tout va bien ? Long crépitement _Alpha, vous me recevez ? Répondez ! Silence permanent _Alpha ici bravo ! Je réitère ! Si vous me recevez, utilisez le code morse. _… Fort râle d’animaux. Bruits inaudibles. Paroles ou incantations inaudibles. Langue étrangère ? Latin ? puis soudain : _ Fate is blood… J’étais avec les autres très perplexes sur la situation. Mikhail en fut tourmenté. Il ne savait pas trop comment réagir. Il réitéra la communication, cherchant à savoir qui, quoi, comment et pourquoi… mais sans succès.
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