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Tout ce qui a été posté par Fhink
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Comment dit-on ce genre de chose à un être aimé ?
Fhink a répondu à un(e) sujet de Naluue dans Littérature
@Naluue Ton texte est très fort, on sent vraiment une profonde mélancolie et quelque chose de très sincère dans ce que tu exprimes. Mettre des mots là-dessus, c’est déjà énorme, ça donne une forme à ce qui est difficile à porter pour pouvoir composer avec. Et ton dessin est vraiment beau aussi. -
Justement tu dis que la souffrance t'évite un danger qui ne peut être que de la souffrance. Donc la souffrance sert à t'éviter la souffrance alors qu'il suffit qu'elle n'existe pas pour être évitée donc elle n'est pas nécessaire c'est juste que malgré qu'elle s'impose on compose avec pour nous éviter une plus grande souffrance comme l'exemple d'un feu dans lequel on se brulerait mais pas trop gravement pour qu'à l'avenir éviter de s'y brûler encore voire gravement. En attendant le fait que tu dises que la souffrance est nécessaire car elle te sert à éviter un danger soit une souffrance plus grande, est contradictoire pour pas dire connerie comme tu qualifies mes propos. Et mon propos, c’est justement ça : ne pas confondre un signal utile avec quelque chose de fondamentalement nécessaire ou voulu.
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I. L’enseignement des Sith Dans une galaxie lointaine, les Sith répétaient toujours la même doctrine. Ils disaient : « La souffrance est nécessaire. Elle rend les êtres plus forts. Le Créateur lui-même l’a voulue pour forger les esprits. » Dans leurs académies, on enseignait aux apprentis à accepter la douleur. On leur disait : • la peur est une force • la colère est une force • la souffrance est une force. Et peu à peu, ceux qui croyaient ces paroles perdaient leur paix. Car lorsqu’on croit que la souffrance est nécessaire, on finit par la produire. II. La galaxie troublée Les Sith gagnaient en puissance. Ils ne dominaient pas seulement par leurs armes. Ils dominaient par une idée. Les peuples commençaient à croire que la souffrance faisait partie de l’ordre du monde. Et ceux qui perdaient la paix devenaient eux-mêmes plus violents. Ainsi la souffrance se propageait. III. L’apprenti Jedi Pendant ce temps, un jeune Jedi nommé Aren étudiait les anciens enseignements. Un jour, il posa une question à son maître. « Les Sith disent que la souffrance est nécessaire pour devenir fort. Est-ce vrai ? » Le maître resta silencieux un moment. Puis il répondit : « La souffrance peut parfois servir de signal. La douleur d’une brûlure nous apprend à éviter le feu. Mais si la souffrance n’existait pas, elle serait déjà évitée. Donc elle ne peut pas justifier son existence. » IV. La contradiction Aren réfléchit longtemps. Puis il comprit quelque chose. Si la souffrance était nécessaire, le Créateur devrait l’avoir voulue. Mais si le Créateur veut nous éviter la souffrance, il suffirait qu’il ne la crée pas. Donc la souffrance ne peut pas venir du Bien. Elle s’impose parfois. Et le Bien compose avec elle pour éviter une plus grande souffrance. Mais il ne la crée pas. V. Le mensonge des Sith Les Jedi comprirent alors la véritable stratégie des Sith. Ils ne cherchaient pas seulement à conquérir des planètes. Ils cherchaient à faire croire à toute la galaxie que : la souffrance est nécessaire. Car lorsque les êtres croient cela : ils perdent leur paix. Et lorsqu’ils perdent leur paix, ils deviennent capables de faire souffrir. VI. Le duel Aren rencontra un puissant Seigneur Sith nommé Draxor. Draxor lui dit : « La souffrance rend plus fort. Regarde ma puissance. » Aren répondit calmement : « La souffrance peut signaler un danger. Mais elle ne peut pas justifier son existence. Si elle n’existait pas, elle serait déjà évitée. Donc elle n’est pas nécessaire. » VII. La faiblesse des Sith Draxor attaqua avec toute sa puissance. Mais Aren ne combattit pas avec la colère. Il resta en paix. Et quelque chose d’étrange se produisit. La puissance du Sith devint instable. Car elle dépendait de la peur et de la souffrance. Et lorsque quelqu’un refuse ce mensonge, la force des Sith diminue. VIII. L’équilibre Après cela, les Jedi enseignèrent une vérité nouvelle. La Force n’est pas nourrie par la souffrance. Elle circule là où les êtres vivent en paix et respectent le Bien. Et depuis ce jour, disent les maîtres Jedi, chaque fois qu’un être comprend que la souffrance n’est pas nécessaire, un peu de l’ombre des Sith disparaît dans la galaxie.
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Ce n’est pas seulement la vie qui est intéressante, c’est l’organisation du réel à tous les niveaux : des particules aux galaxies. La vie, avec l’ADN, en est peut-être une forme très aboutie. Et si elle est rare, ça ne la rend pas insignifiante — ça la rend précieuse.
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“Le temps que ça a pris ne dit rien sur l’existence ou non d’un principe derrière. Ce qui est intéressant, c’est que malgré ce temps, l’univers possède des conditions extrêmement précises qui permettent la formation de structures stables, jusqu’à l’ADN, la vie et la conscience. Ça, ça reste à expliquer. Le temps long n’est peut-être pas absurde, il est peut-être simplement le signe d’un processus très structuré. Au fond, le vrai point intrigant, ce n’est pas la durée… c’est que tout cela soit possible.”
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“Je comprends l’idée que l’homme ait inventé Dieu pour combler des questions. Mais ça ne répond pas à une autre question : pourquoi la réalité elle-même possède des conditions aussi précises qui permettent l’existence et la vie ? On peut voir ces conditions non pas comme du hasard pur, mais comme l’expression d’une structure plus fondamentale du réel. Ce que certains appellent ‘Créateur ’ peut aussi être compris comme ça, sans forcément parler d’une entité inventée.” “On observe que certaines conditions permettent des formations stables, harmonieuses, et compatibles avec la vie. Ces conditions ne sont pas quelconques : elles sont extrêmement précises. Plutôt que de les expliquer uniquement par le hasard ou la contingence, on peut les comprendre comme l’expression d’une structure plus fondamentale du réel — un ensemble infini de possibles intrinsèquement favorable à l’émergence d’ordre plutôt que de désorganisation. Ce que j’appelle le ‘Bien’, ce n’est pas forcément une entité consciente, mais cette structure même des possibles qui rend l’existence harmonieuse possible. Dans ce cadre, les conditions favorables observables (comme les réglages fins) deviennent la manifestation empirique de ce principe plus profond. Même si l’infini n’est pas observable directement, on peut en percevoir une trace à travers les conditions qui limitent la désorganisation et rendent certaines formes d’existence possibles. Les conditions qui rendent l’existence harmonieuse possible ne sont pas arbitraires : elles révèlent une structure fondamentale du réel que l’on peut interpréter comme un principe du Bien, que certains pourraient appeler ‘Créateur’, la question de sa volonté ou de sa conscience relevant alors de la philosophie et de la métaphysique.” “Le matérialisme, en tant que méthode, ne parle ni de volonté ni d’absence de volonté. Il décrit des mécanismes observables. Affirmer qu’il y a ou qu’il n’y a pas de volonté derrière le réel relève d’une position philosophique, pas d’une preuve scientifique.”
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Oui on a le droit comme on a le droit par la suite de préciser que c'est une vision philosophique.
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Tu ne penses pas que ce serait du délire si ça me mettait en danger moi ou les autres ? Mais je ne pense pas que ce soit le cas. Et comme tu dis "pas mal", oui c'est une vision philosophique, chacun peut en avoir une, cela n'en fait pas un délire pour autant. Ça peut paraître étrange mais c'est une réflexion métaphysique pas un délire. Il n'est pas interdit de ne pas être d'accord. J'essaie juste de répondre au sujet.
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@Dattier7 Le Créateur nous crée car pour Lui c'est agir bien pour ainsi se sentir bien car Il a foi en Lui-même pour le moins de souffrance. Avant et après notre existence on est le Créateur et pendant notre existence il est possible de l'incarner par la foi en Lui pour le moins de souffrance. Le Créateur comme Ses créatures peut souffrir. Le Créateur n'a pas créé la souffrance car si on conçoit qu'Il veut nous l'éviter il est contradictoire de dire qu'Il l'a créée car Il suffit qu'Il ne la crée pas pour nous l'éviter comme Il le fait déjà mais c'est juste que malgré qu'elle s'impose Il compose avec pour nous éviter une plus grande souffrance. Aussi si la souffrance (le mal) n'existait pas, il ne serait pas possible d'être mauvais car pour être mauvais il faut qu'il y est le mal. Alors si la seule source du mal est le créateur qui l'aurait créée alors il aurait créé le mal qui rend possible les gens mauvais car pour qu'il y ait des gens mauvais il faut que le mal existe. Ce qui ferait de ce créateur un tentateur. Et si on croit que si le mal n'existe pas alors on souffrirait (on aurait mal) à ne pas avoir le choix du mal, alors ce serait contradictoire car si le mal n'existe pas on ne pourrait pas souffrir d'un manque de choix du mal. Donc le Créateur n'a pas créé le mal (la souffrance) car on conçoit qu'il ne veut pas de créatures mauvaises ou que le manque de choix du mal, ne fait pas souffrir. Il y a encore beaucoup de raisons mais je ne vais pas toutes les citer. Le Créateur peut souffrir mais s'Il a foi en Lui pour le moins de souffrance, Il crée Ses créatures pour qu'elles se sentent bien et ainsi qu'Il se sente bien. Alors le Créateur est tout sauf la souffrance et ce tout Il le crée à partir de Lui et ce tout redeviendra Lui après son existence en tant que Sa création faite de Ses créatures et où la souffrance est l'intruse et ne crée que souffrance en détournant ce que le Créateur a créé pour se faire ressentir. La souffrance et le Créateur qui n'a pas créé la souffrance, sont éternels. La souffrance essaie de faire perdre la foi en ce Créateur, pour faire le plus de souffrance. Et si le Créateur perd la foi en Lui-même alors la souffrance aura gagné contre Lui car Il deviendra la souffrance qui ne crée que souffrance. Alors le Créateur ne pourra plus créer son tout. Il ne pourra que créer la souffrance qui l'aura contaminé et abattu. Et comme Ses créatures quand elles ne sont pas créées car il ne crée que souffrance, alors ses créatures restent lui et lui est contaminé par la souffrance et il se ferait souffrir ainsi que nous étant lui aussi car il ne créerait plus comme s'il agissait bien pour ainsi se sentir bien. Il ne serait que souffrance qui agit pour réussir à se faire souffrir et nous étant lui on souffrirait comme lui de ses actes à se faire souffrir.
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Je trouve ton idée intéressante, surtout si tu ne dis pas que ces courants parlent explicitement de récursivité, mais que tu proposes une lecture commune. Par contre, je pense que cette lecture peut se discuter. J’ai l’impression que tu ramènes des positions assez différentes à une même structure, alors qu’elles ne jouent pas au même niveau. Les matérialistes posent surtout un cadre (tout est physique), les idéalistes ou religieux posent un fondement (un principe premier), et les solipsistes pointent une limite de connaissance (la certitude de la conscience). Du coup, voir de la “récursivité” dans tout ça est peut-être possible, mais cela dépend beaucoup de l’interprétation qu’on choisit. On peut aussi y voir autre chose que des boucles. Ces positions ne parlent pas toutes de la même chose, mais on peut quand même les relire comme des tentatives de décrire des conditions d’existence. Les matérialistes décrivent des conditions physiques : des lois, des structures, un cadre dans lequel les choses apparaissent et évoluent. Les idéalistes ou les religieux parlent plutôt d’une condition fondamentale : un principe premier qui serait à la base de tout ce qui existe. Et les solipsistes mettent en avant une condition de certitude : la conscience comme point de départ de ce dont on peut être sûr. Donc, même si ces approches sont différentes, elles tournent toutes autour d’une question commune : dans quelles conditions quelque chose peut exister, ou être connu comme existant ? Mais à partir de là, une autre question se pose : ces “conditions” se valent-elles toutes ? Ou bien certaines sont-elles plus cohérentes, plus stables, plus intelligibles que d’autres ? Car on peut faire une distinction importante : il ne s’agit pas seulement de se demander d’où viennent les choses, mais aussi dans quelles conditions elles existent concrètement. Or, toutes les conditions ne produisent pas le même type de réalité. Certaines permettent quelque chose de cohérent, de stable et de compréhensible. D’autres semblent produire surtout de la confusion, de la contradiction, voire des formes de déséquilibre ou de souffrance. Du coup, la question n’est peut-être pas seulement de savoir s’il existe une forme de récursivité, mais plutôt : quelles sont les conditions qui rendent l’existence intelligible et viable ? À ce niveau-là, parler uniquement de récursivité me paraît un peu réducteur.
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Et si la souffrance n’était pas créée par le Créateur ? J’ai structuré une vision complète du Bien Créateur, de la souffrance et du sens de l’existence. À lire ici : Site de la religion du Bien
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C'est quoi La Paix pour vous? Sur le plan individuel et social?
Fhink a répondu à un(e) sujet de 314r dans Philosophie
La paix est la force du bien-être, la force qui pousse à agir bien. Elle s'établit en faisant la guerre à ceux qui nuisent, par la justice qui les met hors d’état de nuire sans les torturer. La paix, force du bien-être c'est la guerre contre ceux qui nuisent. La paix et la guerre sont l'une l'autre. Faire cette guerre par la justice ne permet pas de se défendre en torturant car ou sinon c'est de la vengeance qui amène le contraire de la paix soit la violence, la force du mal-être, la force qui pousse à nuire. Et la justice ne peut rien contre le mal-être atteint par ceux qui ont nui, ils sont dans le mal être pour avoir été nuisible. Sur le plan individuel, la paix est un état dans lequel une personne n’est pas poussée à nuire, même lorsqu’elle est confrontée à des difficultés. Elle peut exister même dans des situations extrêmes, selon la manière dont chacun vit et comprend ce qu’il traverse. Sur le plan social, la paix ne consiste pas à tout laisser faire. Elle implique une forme de protection contre ce qui nuit. Mais cette protection doit passer par la justice, c’est-à-dire mettre hors d’état de nuire sans chercher à torturer. -
I. La théorie de Thanos Dans l’univers, un titan nommé Thanos parcourait les galaxies. Partout, il répétait la même idée : « La souffrance est nécessaire. Le sacrifice est nécessaire. Sans souffrance, l’univers ne peut pas survivre. » Il affirmait que le Créateur lui-même avait voulu cette loi. Selon lui, la vie devait être équilibrée par la destruction. C’est pour cela qu’il cherchait les Pierres de l’Infini. Avec elles, il voulait imposer sa vision : faire disparaître la moitié des êtres vivants pour sauver l’univers. Beaucoup finirent par croire que Thanos avait raison. Car son raisonnement semblait logique. II. Le doute Mais certains héros ressentaient un malaise. Parmi eux se trouvait Lina, une scientifique qui étudiait les mondes vivants. Elle observait les planètes où la vie prospérait. Et elle remarqua quelque chose d’étrange. Les écosystèmes les plus stables n’étaient pas ceux construits sur la destruction. Ils étaient ceux où les conditions favorables étaient respectées. La coopération, l’équilibre et l’adaptation produisaient plus de vie. III. La contradiction Lina réfléchit alors à l’idée de Thanos. Si la souffrance est nécessaire pour éviter une plus grande souffrance… alors elle se justifie par elle-même. Mais cela ne tient pas. Car si la souffrance n’existait pas, elle serait déjà évitée. Donc elle ne peut pas être nécessaire. Et si le Créateur voulait nous éviter la souffrance, il suffirait qu’il ne la crée pas. Donc elle ne peut pas venir du Bien. IV. La vérité Lina comprit alors quelque chose. La souffrance peut parfois servir de signal. La douleur d’une blessure nous pousse à nous protéger. Mais cela ne signifie pas que la souffrance est nécessaire. Elle apparaît parfois. Et le Bien compose avec elle pour éviter une plus grande souffrance. Mais il ne la crée pas. V. La rencontre Lorsque Thanos rassembla enfin les Pierres de l’Infini, les héros l’affrontèrent. Thanos leva le gant et déclara : « L’univers doit souffrir pour survivre. Je suis celui qui accepte ce sacrifice. » Lina s’avança. Elle répondit : « Tu crois sauver l’univers. Mais tu répands un mensonge. La souffrance ne peut pas justifier son existence. Si elle n’existait pas, elle serait déjà évitée. » VI. La faiblesse de Thanos Thanos croyait que la souffrance rendait les êtres forts. Mais Lina comprit sa véritable faiblesse. Sa puissance reposait sur une idée. Si les êtres cessent de croire que la souffrance est nécessaire, son pouvoir perd sa justification. VII. Le choix Au lieu d’utiliser les pierres pour détruire Thanos, les héros firent autre chose. Ils révélèrent la vérité à toute la galaxie. Peu à peu, les peuples cessèrent de croire que la souffrance était une loi du monde. Ils retrouvèrent leur paix. Et lorsqu’ils retrouvèrent leur paix, ils cessèrent de produire la violence qui nourrissait la vision de Thanos. VIII. La chute du titan Thanos comprit trop tard. Sa théorie n’était pas une loi de l’univers. C’était une croyance. Et lorsque cette croyance disparut, sa mission perdit tout sens. IX. L’équilibre Depuis ce jour, les sages enseignent : La souffrance peut parfois apparaître. Mais elle n’est pas nécessaire. Et elle ne vient pas du Bien. Le Bien compose avec elle quand elle s’impose, pour éviter une plus grande souffrance. Et chaque fois qu’un être refuse de croire que la souffrance est une loi du monde, l’univers devient un peu plus harmonieux.
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Je vous raconte une histoire drôle
Fhink a commenté un(e) billet du blog de Maroudiji dans Maroudiji Blog
J'aime la blague. Marrante et me rappelle des histoires ou le Diable t'accorde des milliers de souhaits alors qu'il y a toujours un hic dans la réalisation des souhaits. Et en faisant toujours un nouveau au point d'épuiser presque tout son stock de milliers de souhaits jusqu'à souhaiter le dernier vœu possible par un sacrifice de soi pour le bonheur de sa ou son bien aimé et lever le sort de se faire voler son âme par le Diable car en contrepartie de tous ces voeux c'est notre âme qu'il veut pour l'enfer comme lui où il va finir. -
Je constate que tu ne réponds pas aux arguments et que la discussion tourne en rond. Il n’est donc plus vraiment utile que je poursuive cet échange. L’essentiel n’est pas d’avoir le dernier mot, surtout quand les arguments ne sont pas discutés. Chacun pourra lire les échanges et se faire son avis. Après tout, les écrits restent.
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Le fait que des religions aient imaginé un principe créateur ne signifie pas forcément que tout soit faux. Souvent, les humains ont eu des intuitions avant d’avoir les connaissances scientifiques pour les comprendre. Aujourd’hui, la science met en évidence des conditions extrêmement précises qui permettent l’existence dans l’univers et de la vie : constantes physiques, stabilité des lois, conditions initiales très particulières. Autrement dit, ce que les anciens appelaient vaguement « Créateur » peut être compris aujourd’hui comme l’ensemble des conditions favorables qui rendent possible la formation harmonieuse dans l’univers. Donc ce n’est pas seulement des racontars : c’était peut-être une intuition ancienne d’une réalité que la science commence seulement à mieux comprendre. Le fait que des idées religieuses existent depuis longtemps ne signifie pas forcément qu’elles soient entièrement fausses. Dans l’histoire des connaissances, il arrive souvent que les humains aient une intuition avant d’avoir les moyens scientifiques de la comprendre correctement. Par exemple, dans l’Antiquité, des philosophes comme Démocrite pensaient déjà que la matière était composée de petites particules indivisibles appelées atomes. Ils n’avaient aucune preuve expérimentale et plusieurs aspects de leur théorie étaient faux. Pourtant, l’idée générale s’est révélée correcte : la science moderne a confirmé que la matière est bien constituée d’atomes. On peut aussi penser aux premières idées d’évolution du vivant. Avant les explications modernes, Jean-Baptiste Lamarck avait déjà l’intuition que les espèces se transforment dans le temps, même si son mécanisme était incorrect. Plus tard, Charles Darwin a apporté une explication plus solide avec la sélection naturelle. Autrement dit, une intuition ancienne peut contenir des erreurs tout en pointant vers quelque chose de réel. C’est dans ce sens que je parle de « Créateur » sans forcément parler de conscience de Celui-ci. Je ne parle pas forcément d’un personnage religieux, mais du fait qu’il existe des conditions extrêmement précises qui permettent l’existence et l’organisation dans l’univers et de la vie. Ces conditions existent réellement et sont étudiées scientifiquement. Donc ce n’est pas seulement une histoire ou un racontar : c’est peut-être l’expression ancienne, imparfaite, d’une réalité que la science commence seulement à comprendre plus précisément. J’ai l’impression que tu évites les arguments. Tu dis que les religions rendent les gens mauvais, mais chez les athées il n’y a pas non plus que des bisounours. Dans tous les groupes humains il existe des radicaux : dans la religion comme dans l’athéisme, et ils ne représentent pas forcément leur ensemble. Ensuite, croire ou ne pas croire est un choix personnel, et chacun reste responsable de ses actes. Dans un pays religieux, si quelqu’un commet un crime, les autres croyants ne vont pas le laisser libre sous prétexte que le Créateur pardonnerait tout. Les sociétés punissent les crimes et mettent les personnes dangereuses hors d’état de nuire. Et pour se déculpabiliser, il n’y a pas que des excuses religieuses : beaucoup de gens nient leurs actes ou trouvent d’autres justifications sans faire appel à la religion. Enfin, je ne parle pas forcément d’un Dieu religieux. Je parle de ce qui se rapproche le plus scientifiquement d’un principe Créateur sans forcément parler de conscience de Celui-ci: les conditions favorables qui permettent la formation harmonieuse dans l’univers et de la vie. Ces conditions existent réellement. Donc répéter simplement “il n’y a pas de preuve donc ça n’existe pas” ne répond pas vraiment à l’argument. L’intuition ancienne d’un principe Créateur n’est peut-être pas si absurde si on la rapproche de ce que la science montre aujourd’hui sur ces conditions favorables.
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Essai de spiritualité moniste matérialiste
Fhink a répondu à un(e) sujet de mary.shostakov dans Philosophie
Ah d’accord, je pensais que tu parlais de la subjectivité au sens opposé à l’objectivité. Autant pour moi, j’avais mal compris. -
Essai de spiritualité moniste matérialiste
Fhink a répondu à un(e) sujet de mary.shostakov dans Philosophie
Je suis d’accord que la souffrance appartient au domaine du vivant. Mais cela ne signifie pas qu’elle soit simplement décrétée par lui de manière subjective. La souffrance ne se décide pas arbitrairement : elle s’impose généralement à l’organisme sous la forme de douleur physique ou d’une menace de dommage pour l’intégrité du corps pouvant entrainer douleur physique. Autrement dit, il y a composition avec la souffrance qui s'impose comme un signal biologique indiquant que certaines conditions deviennent défavorables à la stabilité ou à la santé de l’organisme. C’est justement pour cette raison que je parle de conditions favorables et défavorables : lorsque les conditions qui permettent la stabilité des structures vivantes sont ignorées ou détournées, la souffrance apparaît souvent comme indicateur de ce déséquilibre. Mais ton approche par l'entropie et la néguentropie est pertinente. -
Le cœur de la confusion est simple : Dans la vie quotidienne (ex : parler anglais pour un poste), on exige une preuve pratique. Mais en philosophie ou en science, tout ce qui n’est pas prouvé n’est pas forcément inexistant. C’est seulement non démontré pour l’instant. Exemple simple : Avant 2012, le boson de Higgs n’était pas encore observé. Pourtant les physiciens ne disaient pas « il n’existe pas », mais « on n’a pas encore la preuve ». Donc ma phrase était logiquement correcte. Dire que tout ce qui n’est pas prouvé n’existe pas est faux. En science comme en philosophie, l’absence de preuve est seulement une absence de preuve, pas une preuve d’inexistence. Ensuite, quand je parle du Créateur, je ne parle pas forcément d’une entité personnelle ou consciente. Je parle d’un principe réel : les conditions favorables qui permettent la formation harmonieuse des structures et de la vie dans l’univers. Ces conditions existent factuellement : constantes physiques, réglages fins, stabilité des lois de la nature, etc. On peut donc appeler cet ensemble de conditions « Créateur » au sens où elles rendent possible l’existence et l’organisation des choses. Même si quelqu’un refuse ce mot et préfère parler simplement de conditions favorables ou de lois de la nature, ce que je décris reste la même réalité.
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Essai de spiritualité moniste matérialiste
Fhink a répondu à un(e) sujet de mary.shostakov dans Philosophie
Je comprends ton point de vue matérialiste, et ce que tu dis sur les mutations et la sélection naturelle est globalement correct dans le cadre de la biologie moderne issue des travaux de Charles Darwin. Cependant, il me semble qu’il y a un léger malentendu sur le sens de mon texte. Quand je parle du Bien et de la souffrance, je ne les utilise pas comme des catégories psychologiques ou morales subjectives. Je les utilise plutôt comme des concepts structurels pour désigner deux types de dynamiques observables : celles qui favorisent la formation stable et harmonieuse des structures, et celles qui conduisent à leur désorganisation et à la production de souffrance. Autrement dit, le Bien dans mon texte correspond aux conditions favorables qui permettent la formation et le maintien des structures (biologiques, physiques ou sociales), tandis que la souffrance correspond aux situations où ces conditions ne sont pas respectées et où apparaissent instabilité, désorganisation ou douleur vécue. Dans ce cadre, il ne s’agit pas simplement d’un dualisme psychologique. C’est plutôt une tentative de relier plusieurs domaines — philosophie, biologie et cosmologie — autour d’une même idée : la formation stable des structures dépend du respect de certaines conditions. Sur la question de la construction et de la destruction, je pense qu’il y a aussi une précision importante à apporter. Construire et détruire ne sont pas seulement deux processus complémentaires neutres : leur sens dépend de ce qui est construit ou détruit. Lorsque le Bien agit, il construit des conditions favorables — santé, stabilité, formation harmonieuse des structures. Mais en construisant ces conditions favorables, il détruit en même temps ce qui produit la souffrance. La construction du Bien est donc aussi la destruction de la souffrance. Inversement, lorsque la souffrance s’impose, elle se « construit » en se faisant ressentir et en se reproduisant. Mais cette construction correspond en réalité à la destruction de ce à quoi elle s’applique : santé, équilibre, structures vivantes ou relations harmonieuses. Ainsi, construction et destruction ne sont pas deux principes indépendants. Elles deviennent l’une l’autre selon ce qui est en jeu : construire le Bien revient à détruire la souffrance, tandis que construire la souffrance revient à détruire le Bien. C’est pour cette raison que je parle d’une dissymétrie : la formation harmonieuse demande des conditions favorables précises, alors que la souffrance peut apparaître dès que ces conditions sont détournées ou ignorées. Enfin, concernant les mutations, je ne conteste pas le rôle du probabilisme. Je dis simplement que ce probabilisme s’exprime toujours dans un cadre de contraintes physiques, biologiques et environnementales. Les mutations produisent des variations, mais leur apparition et surtout leur stabilisation dépendent toujours des conditions dans lesquelles vivent les organismes. En résumé, mon propos n’est pas de nier le matérialisme ou la biologie moderne, mais de proposer un cadre conceptuel qui met l’accent sur le rôle central des conditions favorables dans la formation et la stabilité des structures avec le moins de souffrance. -
Essai de spiritualité moniste matérialiste
Fhink a répondu à un(e) sujet de mary.shostakov dans Philosophie
Critique du monisme et dualisme dissymétrique du Bien et de la souffrance Dans de nombreuses philosophies, la réalité est expliquée par un seul principe fondamental. Cette position est appelée monisme. Par exemple, chez Baruch Spinoza, tout ce qui existe découle d’une seule substance qu’il identifie à Dieu ou à la nature. Dans une telle perspective, tout ce qui existe provient donc d’une même source. Cependant, cette position pose un problème majeur lorsqu’on considère la contradiction fondamentale entre le Bien et la souffrance. Si un seul principe est à l’origine de tout, alors il devrait être à l’origine à la fois du Bien et de la souffrance. Or ces deux réalités sont opposées : le Bien vise à éviter la souffrance et à favoriser la formation harmonieuse, tandis que la souffrance correspond à ce qui produit ou entretient la souffrance. Si ces deux réalités sont véritablement contradictoires, il devient difficile de soutenir qu’elles proviennent du même principe. C’est pourquoi il est possible de proposer une critique du monisme : un même principe ne peut pas être la cause de deux contraires absolus. Une alternative consiste à adopter un dualisme dissymétrique. Dans ce cadre, il existe deux principes opposés, mais ils ne sont pas équivalents. Le premier principe est le Bien. Le Bien est le principe créateur de toute existence, à l’exception de la souffrance. Il correspond aux conditions favorables qui permettent la formation harmonieuse, la vie, la santé et tout ce qui exclut la souffrance. Le second principe est la souffrance. Contrairement au Bien, la souffrance n’est pas créatrice. Elle ne produit rien de nouveau par elle-même. Elle agit plutôt en détournant ce qui existe afin de se manifester et de produire davantage de souffrance. Ainsi, le Bien crée tout ce qui existe sauf la souffrance, tandis que la souffrance détourne ce qui existe pour se faire ressentir. Cette structure rend le dualisme dissymétrique : le Bien possède un pouvoir créateur, alors que la souffrance agit de manière parasitaire. Cette idée présente certaines ressemblances avec le manichéisme, religion fondée au IIIᵉ siècle par Mani. Le manichéisme affirme lui aussi l’existence de deux principes éternels : la lumière et les ténèbres, le Bien et le mal. Cependant, dans le manichéisme, ces deux principes sont généralement considérés comme deux puissances comparables. Dans le cadre présenté ici, la situation est différente. Le Bien est le principe créateur, alors que la souffrance n’est pas une puissance créatrice indépendante. Elle ne fait que détourner ce qui existe déjà. Cette dissymétrie évite le problème philosophique de l’existence de deux principes absolus de même nature. Cette réflexion rejoint également un problème classique de la philosophie de la religion : le problème du mal, formulé dès l’Antiquité par Epicurus et repris plus tard par David Hume. Le problème peut être résumé ainsi : si Dieu est parfaitement bon et tout-puissant, pourquoi la souffrance existe-t-elle ? Plusieurs réponses ont été proposées dans l’histoire de la philosophie. Certains affirment que la souffrance serait nécessaire pour permettre la liberté ou produire des biens plus grands. D’autres, comme Augustine of Hippo, ont soutenu que le mal n’existerait pas réellement et qu’il serait simplement une privation de bien. Cependant, ces réponses ne résolvent pas entièrement la difficulté, car la souffrance vécue semble être une réalité et non seulement une absence. Dans le cadre du dualisme dissymétrique, le problème est abordé différemment. Le Bien ne crée pas la souffrance. Il crée les conditions favorables à la formation harmonieuse. La souffrance apparaît lorsque ces conditions ne sont pas respectées ou lorsqu’elles sont détournées. On peut alors parler de conditions défavorables, c’est-à-dire de situations qui produisent davantage de souffrance. Ainsi, le Bien peut composer avec la souffrance lorsqu’elle s’impose et limiter ses effets, notamment lorsque les conditions favorables sont respectées. Mais il n’en est pas l’origine. Ce cadre permet de maintenir que le Bien est le principe créateur tout en évitant la contradiction qui consisterait à lui attribuer la création de la souffrance. En résumé, cette position propose : • une contradiction fondamentale entre le Bien et la souffrance • un dualisme dissymétrique où le Bien est créateur et la souffrance parasite • une explication de la souffrance comme détournement des conditions favorables plutôt que comme création du Bien Ce modèle cherche ainsi à relier la logique, la métaphysique et l’observation des conditions favorables à la formation harmonieuse du monde. Évolution, mutations et conditions favorables ou défavorables La théorie de l’évolution peut être acceptée tout en reconnaissant que les mutations ne sont pas aussi purement aléatoires qu’on le dit souvent. Dans sa formulation classique, l’évolution repose sur deux mécanismes principaux : l’apparition de mutations génétiques et la sélection naturelle. Les mutations produisent de la diversité dans les organismes vivants, tandis que la sélection naturelle conserve les formes qui sont les mieux adaptées à leur environnement. Cependant, l’idée selon laquelle les mutations seraient entièrement aléatoires est aujourd’hui nuancée par la biologie moderne. Les mutations ne sont pas dirigées vers un objectif précis, mais leur apparition et leur fréquence dépendent de nombreuses conditions biologiques et environnementales. Par exemple, certaines situations de stress chez les organismes peuvent augmenter le taux de mutation, et certaines régions du génome mutent plus souvent que d’autres. Cela montre que les mutations n’apparaissent pas de manière totalement uniforme ou indépendante des conditions. Cette vision n’est pas complètement étrangère aux idées de Charles Darwin. Dans son ouvrage On the Origin of Species, Darwin explique que les variations apparaissent sans être orientées vers les besoins immédiats des organismes, mais il reconnaît aussi que les conditions de vie influencent ces variations. L’idée que les mutations seraient totalement aléatoires s’est surtout développée plus tard dans le cadre de la génétique moderne. Les recherches actuelles montrent au contraire que l’évolution se déroule dans un ensemble de contraintes physiques, biologiques et environnementales. Ces contraintes influencent la manière dont les organismes peuvent évoluer. Le concept de paysage adaptatif, introduit par Sewall Wright, illustre bien cela. Dans ce modèle, l’évolution peut être comparée à un paysage composé de sommets et de vallées : les sommets correspondent à des formes de vie stables et bien adaptées, tandis que les vallées correspondent à des formes instables ou peu viables. Dans cette perspective, les conditions du milieu jouent un rôle fondamental. Lorsque les conditions favorables sont respectées, elles permettent la formation et la stabilisation d’organismes viables et harmonieux. Dans ces conditions, certaines mutations peuvent être conservées parce qu’elles s’intègrent dans un ensemble de relations biologiques qui fonctionne de manière stable. À l’inverse, lorsque les conditions défavorables dominent, les mutations peuvent conduire à des structures instables, à des déséquilibres biologiques ou à la disparition des organismes qui les portent. Ainsi, les mutations produisent bien des variations, mais ces variations apparaissent et se stabilisent dans un cadre déterminé par les conditions du milieu. Les mutations ne sont donc pas totalement aléatoires : elles dépendent en partie des conditions dans lesquelles les organismes vivent et se développent. L’évolution peut alors être comprise comme un processus dans lequel les formes de vie se transforment sous l’effet des mutations, mais où la direction observable de ces transformations est largement influencée par le respect des conditions favorables ou défavorables qui permettent ou non la formation stable des structures vivantes. Conclusion : les conditions favorables et défavorables comme principe commun Les deux analyses — l’une philosophique sur le Bien et la souffrance, l’autre scientifique sur l’évolution et les mutations — convergent vers une même idée fondamentale : la formation des structures, qu’elles soient morales, biologiques ou cosmologiques, dépend du respect de certaines conditions. Dans le cadre du dualisme dissymétrique, le Bien correspond aux conditions favorables à la formation harmonieuse, c’est-à-dire celles qui permettent l’apparition, le maintien et le développement de ce qui exclut la souffrance. Le Bien est ainsi compris comme le principe créateur de tout ce qui existe sauf la souffrance. À l’inverse, la souffrance n’est pas un principe créateur : elle apparaît lorsque ces conditions favorables ne sont pas respectées. Dans ce cas, ce sont des conditions défavorables qui s’imposent, produisant des formations instables ou destructrices et générant davantage de souffrance. La réflexion sur l’évolution biologique rejoint cette logique. Les mutations génétiques produisent bien des variations, mais leur apparition et leur stabilisation ne sont pas totalement indépendantes des conditions dans lesquelles vivent les organismes. Les structures biologiques viables apparaissent et se maintiennent lorsque certaines conditions favorables du milieu sont respectées : équilibre écologique, contraintes physiques, stabilité des systèmes biologiques. Lorsque ces conditions se dégradent ou deviennent défavorables, les organismes subissent des déséquilibres, des maladies ou disparaissent. Ainsi, dans les deux domaines, on retrouve une même structure explicative : • le respect des conditions favorables permet la formation stable et harmonieuse des structures ; • le non-respect de ces conditions conduit à des conditions défavorables qui engendrent instabilité, désorganisation et souffrance. Cette convergence suggère que les conditions favorables ne sont pas seulement une notion morale ou biologique isolée, mais un principe plus général de compréhension du réel. Elles apparaissent comme ce qui permet l’organisation harmonieuse des systèmes — qu’il s’agisse de la vie, de la santé ou de l’équilibre des structures naturelles. Dans cette perspective, la distinction entre le Bien et la souffrance peut être comprise comme la distinction entre deux types de dynamiques : • une dynamique de formation harmonieuse, liée au respect des conditions favorables ; • une dynamique de désorganisation et de souffrance, liée au respect des conditions défavorables ou au détournement des conditions favorables. Ainsi, l’observation du monde naturel et la réflexion philosophique convergent vers une même idée : la réalité des formations stables et harmonieuses dépend du respect des conditions favorables, tandis que la souffrance apparaît lorsque ces conditions sont ignorées ou inversées. Cette convergence renforce l’idée que les conditions favorables constituent un principe central pour comprendre à la fois l’ordre du monde et la place du Bien dans la formation de ce qui existe. -
Le bon usage du conflit Les vertus du conflit
Fhink a répondu à un(e) sujet de orangine dans Philosophie
Le conflit serait nécessaire pour résoudre un problème qui une fois résolu il n'y aura plus de conflit. Parceque je ne vois pas dans ce cas si il n'y a plus de problème à résoudre pourquoi il y aurait encore du conflit. Car on ne va pas être dans le conflit juste pour être dans le conflit, non ? Si il y a conflit pour qu'il n'y est pas de conflit alors il suffit que le conflit n'existe pas pour qu'il n'y est pas de conflit, donc il ne serait pas nécessaire puisqu'il suffit qu'il n'existe pas. Alors certainement le conflit s'impose sans avoir été voulu mais c'est juste que l'on compose avec pour qu'il n'y est plus de conflit. S'il y a conflit pour qu'il n'y est plus de conflit, la vertu n'est pas le conflit mais qu'il n'y en est plus. Non ? -
@Engardin J'essaie de donner ou trouver du sens à ton rêve comme tu le demandes ; Dans cette histoire, plusieurs éléments peuvent être interprétés comme des symboles d’un processus de formation, de perturbation et de maintien des conditions nécessaires à l’existence. Au début apparaît une femme faite de porcelaine. La porcelaine évoque quelque chose de beau, de délicat et de bien formé, mais aussi de fragile. Elle peut représenter une formation harmonieuse : quelque chose qui s’est constitué dans des conditions favorables et qui possède une certaine beauté et cohérence. Cependant, cette harmonie reste vulnérable. Une formation peut être équilibrée et pourtant fragile face aux perturbations. La rupture arrive immédiatement : au moment où la femme parle, sa tête se casse. La tête représente généralement l’esprit, l’identité ou la direction de l’être. Sa cassure marque une perturbation brutale de la formation initiale. Cela peut symboliser l’intrusion de la souffrance qui vient briser une formation harmonieuse. Ce point est frappant car la rupture arrive sans cause visible : la tête ne tombe pas, il n’y a pas de choc, elle se casse simplement. Cela évoque l’idée d’une perturbation qui intervient dans une formation sans être produite par elle. Le narrateur réagit immédiatement. Il explique qu’il possède plusieurs têtes de porcelaine en réserve et propose d’en remplacer une. Ce détail révèle quelque chose de sa position dans l’histoire. Il se présente comme quelqu’un qui aide et répare. Il a des solutions toutes prêtes, des pièces de remplacement. Sa réaction consiste à vouloir restaurer la formation cassée par un remplacement simple. Mais la femme refuse. Cela suggère que certaines perturbations ne peuvent pas être réparées par une solution mécanique ou standard. La suite du rêve confirme cela. La femme revient plus tard, mais la réparation qui a eu lieu est différente de ce que le narrateur proposait : ce n’est pas la tête qui a été remplacée, mais tout le buste. Le buste contient le cœur, les poumons et la structure centrale du corps. La transformation est donc beaucoup plus profonde que ce que le narrateur imaginait. La formation initiale n’a pas simplement été réparée : elle a été restructurée. Cela montre que lorsqu’une formation est perturbée, la restauration ne consiste pas toujours à remettre exactement ce qui était avant. Il peut y avoir une recomposition plus globale de la structure. Malgré cette transformation, la conversation reprend. La femme parle alors d’un marronnier qui fait de l’ombre et demande s’il serait possible de le couper. Ce nouvel élément introduit un autre thème : celui des conditions nécessaires à la vie. Le narrateur répond qu’il a besoin de cet arbre pour se chauffer. Le marronnier devient alors une ressource. Le bois qu’il produira servira à maintenir la chaleur, donc une condition favorable pour vivre. Le narrateur imagine déjà les billots de bois que cela donnera. Mais il sait aussi que le bois vert brûle mal et qu’il faudra attendre un ou deux ans pour qu’il sèche. Ce détail introduit l’idée du temps nécessaire aux transformations. Certaines ressources ne deviennent utiles qu’après un processus de maturation. La formation et l’utilisation des choses suivent des rythmes naturels. Dans cette perspective, l’arbre représente une formation naturelle qui participe au maintien des conditions favorables à la vie. Il pousse grâce à l’eau, à la lumière et au temps, puis peut fournir du bois pour produire de la chaleur. Le narrateur s’en soucie parce qu’il cherche à maintenir ces conditions concrètes d’existence. L’ensemble du récit forme ainsi une petite séquence cohérente. D’abord apparaît une formation harmonieuse fragile, représentée par la femme de porcelaine. Ensuite survient une perturbation qui brise cette formation, symbolisée par la tête cassée. Puis viennent les tentatives de réparation et finalement une restructuration plus profonde de la formation. Enfin, l’histoire se déplace vers les conditions pratiques permettant de continuer à vivre, représentées par l’arbre et le bois de chauffage. Même si l’histoire est présentée comme un rêve étrange, elle suit donc une structure assez claire : une formation apparaît, elle est perturbée, elle se transforme, et la vie continue avec la nécessité de maintenir les conditions favorables à l’existence.
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Mais je ne dis pas le contraire puisque il y a cela dans le texte ;
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Désolé pour l'erreur de post j'ai demandé à ce qu'il soit déplacé en littérature là où je voulais initialement le poster malgré mon erreur de manipulation.
