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Mes réflexions perso sur le vie

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GuyB

Le baiser de sang

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Jean marchait rapidement dans la rue, il était heureux, son visage brillait de sourires. Il faisait beau, plein de ciel bleu et de soleil dans l'air un peu vif du début d’automne. Grand, mince, beau mec aux tempes argentées, il ne laissait pas le regard des femmes indifférant. Ce soir, il fêtait avec sa femme Hélène, l'anniversaire de leur première rencontre. C'était il y a 14 ans.Un soir chez des amis communs...Ils avaient été les victimes heureuses d'un coup d'amour foudroyant, juste le temps d'un regard et d'un sourire. Jean palpait à travers son Loden bleu marine, le petit coffret qui s'y trouvait...Ce soir, son grand et unique amour aller être heureux, lorsqu'il lui offrirait cette bague d'or blanc ciselée, montée d'une très belle émeraude. Hélène en rêvait depuis trois ans, mais son prix était inaccessible. Alors Jean mangeât pendant trois longues années des sandwichs les midis, au lieu du resto avec les collègues.

GuyB

C'est grave docteur ?

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Elle m'avait dit oui de ses magnifiques grands yeux d'un sublime vert smaragdin, et d'un sourire aussi lumineux que le soleil. Et de rajouter de sa belle voix claire

-ça sera fort sympa, vous et moi demain soir !

J'étais dans un état euphorique en la quittant. Je commençais à croire au miracle de Roméo et Juliette, ainsi qu'à cet adage révélant que l'amour n'a pas d'âge, et possède le pouvoir de figer le Temps. Dans la rue ensoleillée bondée de passants, j'exultais de joie en me faisant des films styles les grands amours des éditions Harlequin en pensant à demain soir...

Suite

GuyB

Donne moi ta tête

À ma chère et tendre,

Ma belle, mon épouse adorée, mon seul et unique grand amour. Comme vous le savez, le roi a décidé demain de s'offrir ma tête en cadeau, dans un beau panier d'osier fabriqué dans notre belle Charente. En effet, Sa Majesté Louis le seizième n'a pas apprécié la caricature de mon dessein qui le ridiculisa aux yeux de la populace riante, en le présenta sous les apparences d'un gros cochon au groin badigeonné d'excréments de son bonjour matinal.

Néanmoins malgré cette situation d'équilibre précaire dans laquelle se trouve ma petite tête, j'ai une très bonne nouvelle à vous annoncer. Le Roi, hier dans sa bonté matinale est venu en personne me rendre une visite courtoise dans ma cellule. Il m'avoua que son jugement avait été prématuré et impulsif en ordonnant ma mise à mort. Il alla jusqu'à se confier qu'il aimait beaucoup mon esprit quand je caricaturais les autres puissants. Il me dit sans ambages qu'il en riait à gorge déployée. Mais que malheureusement il ne pouvait revenir sur ma sentence sans paraitre faible aux yeux des bourgeois et des manants en guenilles du peuple. C'est pour cela qu'il me proposa une idée absolument géniale, dans laquelle mon amour, vous êtes directement concernée. L'idée de Sa majesté se résume simplement ainsi : votre tête contre la mienne.

N'est-ce pas là un immense privilège de sacrifier l’ombre de votre esprit pour sauver la Lumière du mien. Ce ne sera pas une grande perte pour vous ma chérie, vous qui passez vos journées ennuyeuses dans des attitudes veauvelliènnes à fixer d'un regard éternellement vide et hagard l'horizon des cieux. Et puis ma chère, vous le savez, souvent vous perdez la tête, jusqu'à vous retrouver nue dans la chambre des domestiques, à hurler d'un plaisir satanique en vous faisant enfiler par ces coquins. Perdre la tête une fois de plus ne se remarquera pas, et puis vous n'avez pas inventé l'eau chaude. Souvent en écoutant vos insipides logorrhées philosophiques de bras cassés. Je me posais cette question, de savoir si monsieur de la Palisse n'était pas venu copuler avec votre arrière grand mère. Ah que de chance vous avez ma belle de rejoindre votre grande propriété promise au royaume des cieux par le Christ.

Tandis que moi, après votre départ pour le paradis, meurtri dans l’âme, je souffrirais de mille martyres à vous pleurer. L'atroce douleur de votre absence m’aveuglera, et ne pourrait plus contempler la beauté des cerisiers du Japon en fleur, ni le soleil dans le bleu du ciel. Je serais crucifié sur la croix des remords, et broyé dans les terribles tourments du regret. N'ayez aucune crainte ma chérie, pour vous accompagner dans les abysses de l'obscurité éternelle de l'oubli. Je vous écrirais des mots d'amour si beaux, qu'ils brilleront comme des pierres précieuses étincelantes dans le noir qui vous mènera à la Lumière de l'Éden.

Et puis, n'oubliez pas que votre décision de sacrifice fera battre de bonheur le cœur de notre bon roi...Alors heureuse ?

Comte CharlieT

L'amour de votre Vie

GuyB

Ma Nana de Lumière

http://youtu.be/qNfpVOQzkJU

Moi, j'ai la plus belle Nana du monde. Quand je la regarde, je suis trés ému par sa beauté et la magnificence de sa féminité. Elle habite ma tête, et parfois, elle vient se blottir dans mon cœur. Elle est comme cela ma Nana de Lumière! Certains soirs, quand mes sœurs les étoiles brillent de leurs feux d'argent dans le noir profond des cieux. De l'invisible, elle apparaît souriante au milieu du salon, et m'invite gracieusement à venir la rejoindre. Le temps d'une chanson, juste le temps d'un rêve, elle se retrouve blottie tout contre moi. Et nous dansons et nous nous retrouvons emportés par les tourbillons de notre amour sur ce grand boulevard aux pavés de Lumière qui traverse l'Univers, en nous aimant de regards ardents et de baisers d'amour...Et là, je suis un homme heureux et comblé ! Et quand la chanson se termine, j'me retrouve tout seul, les bras vides, au centre de mon salon. Souvent, mes yeux sont brouillés, d’être de nouveau en compagnie de ma triste solitude. Mais bon, je sais que demain soir, elle reviendra me dire " Je t'aime", juste le temps d'une mélodie !

GuyB

Je me trouvais sur l’avenue des Champs Élysées totalement déserte. Il pleuvait, il faisait gris et froid. J’avais les larmes du désespoir, de voir ce qu’était devenu mon pays après 45 ans de règne mafieux. Je tournais en rond, je maudissais la vie, je ne savais pas ce que je foutais à cet endroit, je gueulais ma colère aux quatre vents.

Quand tout d’un coup, j’ai vu au milieu de l’avenue, arriver un groupe de femmes et d'hommes. Ils étaient plusieurs milliers qui se dirigeaient droit devant moi. J’ai essuyé mes larmes qui me brouillaient la vue d’un revers de manche de veste. Et là, j’ai vu qui était cette foule qui marchaient dans ma direction d’un pas décidé.

Et une nouvelle fois, je me suis mis de nouveau à pleurer, mais cette fois-ci, ce n’était que des larmes de pur bonheur, j’étais submergé par l’espoir et la joie. Quand tous ces patriotes armés s’approchèrent de moi, se détacha du groupe le plus grand. Il débordait de charisme, c’était le genre de type qui à la carrure pour gouverner un pays, il n'avait rien de commun avec le chamalow mollasson boudiné de Hollande. Il m'impressionnait fortement et me dit d'une voix courtoise mais néanmoins autoritaire qui n'appelait à aucune contradiction." Je connais exactement la situation du pays, emmenez-nous de suite à la radio la plus proche, je dois renouveler l’appel du 6 juin au peuple de France, qui se trouve être en grand danger par ceux là même qui les gouvernent depuis ma mort ! "

Ému, et intimidé au plus haut point, je n’ai su que lui réponde "Oui mon général, à vos ordres" C'est à ce moment où j’étais dans l'extase et l'émerveillement de marcher au coté du général de Gaulle et des femmes et hommes comité de la résistance. Que je me suis réveillé à cause de mon putain de réveil qui sonna. Dommage, car moi aussi, j'aurais aimé être à leur coté pour rebâtir une nouvelle France. France Détruite et pillée par 45 ans de corruption et haute trahison de la classe politique établie et de la haute bourgeoisie capitaliste !

CharlieT

GuyB

TitaniX News en exclusivité, vient d'apprendre par l'AFPET. Qu’hier le casque de François Hollande, a été mis en vente sur le "Bon Coin". Site mondialement connu en France, pour la somme de 30 000 euros. Somme qui sera remise à une association de "sans dents", sponsorisée par Colgate-Palmolive. Voila une belle initiative du Président, adulé, presque idolâtré par les Français...TitaniX News, profite de cet événement, pour retracer en photos la vie de ce motard appelé dans le milieux : ScooterMan

" N'oubliez pas, les pauvres sont ma seule raison de vivre, plus il y en a, plus je suis heureux. " (François

TitaniX

GuyB

Voilà les premières victimes du nouveau dentifrice du géant américain Colgate-Palmolive. Une erreur de composition, serait à l'origine de ce désastre dentaire. De la poudre de diamant, ainsi que des particules de l'explosif c4 auraient été trouvées en grosse quantité dans la composition de la nouvelle marque, Max White ...Vous brosser les dents avec, c'est courir le risque de voir votre gueule exploser devant le miroir de votre salle de bain ! Les premières photos vos montrent les résultats catastrophiques de cette pâte dentifrice explosive !

Voir les Photos Mon lien

GuyB

C'était quoi ton vrai destin ?

Est-ce que ta vie, celle que tu vis, est-elle ta vraie destinée ?...Si tu veux connaitre avec exactitude, ce que tu aurais du être ta vraie vie. Alors, si tu n'as pas peur de le savoir...ben vient !

Tu lis le fil conducteur de ta vie, et à chaque fois, que tu dois cliquer, sur un chiffre, prends ton temps, et invoque la chance...Seul le résultat du premier clic de chaque question compte uniquement !

Imagine que tu te balades dans une rue de ta ville. Quand tout d'un coup. Un drôle de type en bleu t'aborde, et te dit en souriant " Salut, je suis un génie, J'ai le pouvoir de te montrer ta vraie vie. Acceptes-tu, la magie des chiffres ? " Toi, sans hésiter, tu lui réponds " oui ! j'veux bien !". Alors il te prend par la main, et aussitôt tu te retrouves en plein désert de sable, sous un soleil brillant et un beau ciel bleu.

Le génie te regarde et de bonne humeur, dit : " Bon, commençons par le commencement, qui devais-tu être dans ta vie, choisis l'un des trois chiffres. Seul le premier choix compte "1" "2" "3". Quel aurait été ton environnement "1" "2" "3"...Continuons et voyons ton niveau de vie sociale, va y choisis "1" "2" "3". Voilà, ensuite, quelles auraient été tes activités de loisir "1" "2" "3" .. Comment serait ta voiture "1" "2" "3"... et ta maison "1" "2" "3"...Parlons, du plus important, comment serait ta femme "1" "2" "3"...et son caractère "1" "2" "3"...Pour terminer, pour qui voterais-tu "1" "2" "3"....Voila, tel été ton vrai destin !, alors heureux ? "

TitaniX News

GuyB

Ahhh, revoila le Jérôme Kerviel de la politique, l'homme qui valait 700 milliards de dette est de retour.

Paul Baisemuthe dépassera t-il son record, en augmentant la prochaine fois, l’endettement des français à

milles milliards d'euros ? En attendant cette réponse, revenons un peu dans le passé en 9 photos. Suite

GuyB

Cette nuit, j'ai fait un joli rêve rempli de soleil.

J’étais assis sur une grosse pierre noire bordant

un chemin de hautes herbes brulées par le soleil.

Le coin était ressemblait à une jungle clairsemée.

Je ne savais pas ce que je foutais dans endroit,

désert de toute présence humaine. Je voulus me lever,

mais une force intérieure m’empêchait de bouger.

Alors, j'ai entendu patiemment sous le bleu du ciel ensoleillé.

Il faisait une chaleur humide, d'agréables parfums de fleurs sauvages,

et d'humus séché, me ravissaient le pif.

Quand tout à coup, j'ai entendu les pas de plusieurs chevaux.

Là, par enchantement, j'ai réussi à me lever, et me suis mis

au milieu du chemin, avec les mains en pare-soleil.

J'ai vu une forme féminine sombre arriver sur un beau cheval blanc.

La cavalière inconnue se dirigeait droit devant moi, elle me fit un

léger coucou de la main. Quand il arriva à ma hauteur, je n'étais plus aveuglé

par la Lumière du soleil, je ne pus m’empêcher de faire " Wouoaah, wouaaahh !!.

Une jeune femme complètement nue, son sexe rasé offert à ma vue.

Ses longs cheveux blonds et ses grands yeux bleus, où des éclats d'Océan,

brillaient dans son regard, m'enivraient de contemplation.

Elle me sourit, et me dit « monte seigneur Guy, cet étalon noir est pour toi.

Tu dois venir avec moi combattre, Lugulu l'horrible monstre féroce qui décimes mon peuple.

Je la regardais, que dis-je, je la contemplais dans la sublime beauté de sa nudité.

Une chose était sure, à ce moment là, je l'aurai accompagné partout, je serais même allé combattre

le diable, dans les profondeurs du Hadès.

Juste pour un sourire et un regard d'admiration d'elle.

C'est ainsi que je montais peu rassuré sur ce canasson,

fougueux et fort nerveux à mon gout.

La jeune guerrière du joli nom de Naéma me remis,

l'épée du roi Arthur, obtenue à la braderie de Lille

contre une moule frites. À un vieux brocanteur bourré

(désolé, mais c'est dans le rêve) Pendant des semaines, nous avons franchi les plaines et montagnes.

Nous nous parlions peu, vu que j'étais toujours en train de lui rouler des pelles,

et mordillai ses délicieux tétons. Pendant ce périple épuisant, dû aux conditions

climatiques terribles, des terres brulées. Et à ces nuits folles où mon vieux

corps luttait corps à corps avec celui de Naéma, j'avais de plus en plus du mal à récupérer.

Véritable fraicheur printanière, je la butinais fébrilement, jusqu'au

Pystile de sa fleur intime. Nous ne dormions que deux à trois heures par nuit.

Le reste de la nuit, on s'envoyait en l'air, sans les ailes, juste avec le sexe.

Elle aimait cela la jeune bougresse aux petits seins fermes.

Nous étions un couple d’aventuriers silencieux, elle ne me parlait pas de sa vie, ni n'évoquait son peuple.

Et pis le moment tant redouté, se présenta à la Lumière crépusculaire d'un soir.

C'était après une longue journée fatigante, à traverser des cols d'altitude.

Il nous apparut au détour d'un tournant, bordé de parois rocheuses.

Je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment-là, je n'avais qu'une seule idée qui me trottait dans la tête.

Laisser tomber Naéma, et me barrer en la laissant se démerder avec cette répugnante, et puissante

créature visqueuse, qui foutrait la panique et la gastro à n'importe qui !

C'est à ce moment-là que Naéma fit un truc bizarre !

Suite...

GuyB

Les larmes des rêves

Parfois, les âmes des amours brisés, disparus, massacrés

viennent me rendre visite pour pleurer sur

les courbes de mon cœur le temps d'un rêve musical.

Juste pour y trouver refuge, rien que le temps d'une chanson.

Je ne peux me retenir d'accompagner leurs chagrins avec

les larmes de mes mots. "" je n'oublie jamais "qu'il y a

des rêves qui pleurent, parce qu'il y a des rêves qui meurent."

C'est tout simplement la vie.

GuyB

Ouf!, la retraite !

Travailler, toujours travailler depuis l'âge de 16 ans.

Puis un jour, le seigneur Temps arriva, regarda sa montre

en me souriant. Il caressa mes vieux cheveux, et me dit amicalement

" Il est l'heure d’arrêter de travailler et de prendre ta retraite..Parce que

tu n'as plus 16 ans, mais 61 ans, les chiffres sont inversés".

Alors j'ai arrêté de travailler !Je me suis retourné vers mon passé,

mes 16 ans avaient disparu !

GuyB

Un clin d’œil de Lumière

Ailes de feu, plumes lumineuses battent les airs.

Dans le ciel noir silencieux naissent les couleurs des mots.

Une pluie d'arcs-en-ciel caresse les sols obscurs.

Comme des fleurs, les mots d'argent et d'or sortent de ces

terres noirâtres, pétrifiées dans les ténèbres de l'oubli.

Partout leurs mirifiques couleurs explosent sur ces régions

sombres, courbes de mon cœur.

À ce moment-là, la magie des mots colorés.

Vient taguer des mots fous, des mots joyeux,

des mots riant de bonheur sur les parois de mon cœur.

Et tout s'enflamme en moi, brasiers d'éclats chamarrés

devient mon âme.

Sourires pétillants au blond de tes cheveux

se consument dans un feu de la Saint-Jean, de mes souvenirs.

Où tu dansais dans mes bras !

GuyB

Les yeux mouillés d'un soir

Parfois, devant mon écran, quand les longs cheveux froids

de ma solitude caressent ma joue. Bercé par la musique qui

m’enivre de mélancolie, à la pensée d'un amour manqué.

Mes mots deviennent perles de larmes, rosée scintillante d'un

d'un " je t'aime", resté éternel silence.

C'est juste pour toi Marie, pour cette jeune fille magnifique

qui dort toujours en toi. Je te demande pardon de n'avoir

osé te dire ; que je t'aimais, juste comme un fou !

GuyB

Je suis victime d’une véritable injustice.

Ce n’est pas parce que l’on se sépare

de son conjoint, que l’on doit être obligatoirement,

être séparé et privé de sa belle mère.

Elle fut de ma famille aussi pendant vingt-sept ans de ma vie.

Pendant vingt ans, ma belle mère n’a eu à mon égard,

que du mépris, de la méchanceté, et de la haine.

J’ai supporté tout cela sans broncher, juste pour ma femme .

Il y à sept ans, le docteur Alzheimer est venu toquer à la porte

de l'esprit de ma belle-dôche. Depuis ce moment…elle et moi,

ce n’était plus que du bonheur. La pauvre, elle me prenait

pour son fils mort d'une occlusion intestinale à l'âge de douze ans.

Ces sept dernières années, elle n’avait eu cesse de me cuisiner

des gâteaux, des bons gâteaux, et j’aime les gâteaux.

Nous deux, c'était rien que du bonheur, surtout pour moi.

Et puis il y a eu le divorce.J’ai donc perdu ma belle mère et ses gâteaux.

Il y a environ six mois, alors que mon ex était au travail.

Je suis allé en catimini chercher ma belle mère qui vivait

au domicile de sa fille. Une fois chez moi,

j’ai mis ma belle mère au milieu de mon garage

et je suis parti me promener.

Quand je suis revenu chez moi, mon garage reluisait de propreté,

elle avait tout rangé. L’après-midi, je la laissais à nouveau

seule dans ma maison, et tranquillement en sifflotant de bonne

humeur, je suis parti en balade les mains dans les poches.

A mon retour elle avait fait le ménage, la vaisselle, la lessive,

mon repassage, et deux gâteaux.

Ensuite, heureux de cette belle journée, j’ai ramené cette brave femme

chez sa fille, avant que celle-ci ne rentre de son travail.

J’ai pris cette jolie habitude d'avoir une boniche gratos.

De plus, interpréter le rôle de son fils mort était pour moi,

un met délicieux de fin gourmet.

Un après-midi, mon pote Roger est venu me tenir compagnie.

Il faisait très chaud, on picolait du rosé frais comme

de la flotte, c’était l’été. Nous étions affalés sur des

transats dans le jardin. Ma belle mère préparait

mon repas du soir : une salade de crabe aux avocats.

Roger et moi, on se faisait chier comme des rats morts.

Alors j’ai eu cette idée à la con. J’ai dit à Roger

en désignant Gertrude « t’as envie de te marrer ?? ».

Roger me répondit avec un sourire complice « tu m’étonnes mon pote! »

Nous sommes levés et dirigés vers la fenêtre grande ouverte de la cuisine.

Je lui ai dit.« Regarde bien mon bon Roger, on va se faire

exploser la rate!! ». je lui fis un clin d’œil et gueulai à

haute voix en direction de la vieille "Maman" !!

la guerre est revenue, les avions Allemands lâchent des bombes

!!attention !! » Ma belle mère eut une expression d’épouvante.

Elle gémit, poussa des petits cris de terreur, se signa et se

laissa tomber à terre comme une masse, pour rouler sous la table.

Nous avons recommencé cela une dizaine de fois.

Nous hurlions de rire, nous étions rouges de plaisir de voir

la vieille s'écrouler mollement, presque aux limites de l’asphyxie.

Et puis mon ex est apparue comme par enchantement dans la cuisine.

Je ne l’avais pas entendu arriver. Elle nous a fait un foin terrible,

elle était rouge de colère, une vraie folle furieuse.

On s'est fait insulter comme des merdes. Nous avons fermé nos

gueules en baissant la tête comme des gamins. D’après

les médecins, ma belle mère s’était cassée un peu le col du fémur,

et deux petites cotes, y avait pas quoi faire un drame!.

Depuis ce petit accident involontaire, mon ex s’est opposée violemment

avec l'aide de la justice à mon p'tit bonheur personnel, et ainsi, y a mis fin.

Tout cela suite à une petite connerie, alors que j'étais un peu bourré.

Aujourd’hui, j’exige et je veux le droit de garde alternée de

ma belle mère. C’est un droit fondamental qui m’est dû par tant

d’années de silence et de souffrance. Je vous demande donc de

signer une pétition pour que je puisse la remettre à la cour

européenne des droits de l’homme. La cour européenne des droits

de l’homme, c’est fait pour défendre les mecs et pas les nanas.

Alors, autant en profiter, merci de votre aide et encouragements

à toutes et à tous. Je vous tiendrai au courant après les 30

jours de prison, offerts par madame la juge, qui n'avait à mon

grand regret, aucune once d'humour. Bon, y faut que j'y aille,

j'ai deux gendarmes qui m'attendent avec les menottes... à plus.

GuyB

Cette histoire se passe le soir d'un 24 décembre où le froid régnait en maitre. Gérard marchait seul dans la rue de Béthune complètement déserte. Tous les magasins étaient fermés, seul le bruit du vent glacé lui tenait compagnie. Il était fatigué, il ne savait pas où il allait dormir cette nuit...Mais le plus dur pour lui était la solitude en cette nuit, où les étoiles caressent le cœur de tous les enfants du monde. Parfois, il levait la tête, il s’arrêtait même pour regarder les fenêtres allumées, où derrière les rideaux le bonheur coloré clignotait, et des ombres dansaient.

Il aurait tellement voulu être à table avec sa femme et ses enfants. Il aurait tant voulu rire et se régaler avec eux, dans une heureuse ambiance familiale de réveillon. Mais la vie, dans virage de montagne en avait décidé autrement. Il ne verrait plus jamais les yeux de ses enfants émerveillés aux cadeaux ouverts, et le joli sourire de sa femme. Gérard, remonta le col de son vieil anorak, et continua, chagrin dans l'âme, à marcher dans le froid glacial.

Arrivé au milieu la rue, un rideau de Lumière verte venu de nulle part, lui fit brusquement barrage sur toute la largeur de la rue. Surpris, il recula, il resta tétanisé quelques instants devant ce spectacle peu banal, et très féériquement curieux...Il crut de suite, que joli rideau vert lumineux était un élément de décoration de noël de la ville. Prudent, il avançant les mains tendues vers ce voile vert translucide flamboyant de beauté. Étonné, il se rendit compte que la Lumière était agréablement chaude, et un d'un touché soyeux très agréable.

Il tourna la tête dans tous les sens pour tenter d'apercevoir des passants et se renseigner...Mais la rue était silencieuse et vide du pas pressé des derniers passants disparus. Le froid en cette nuit de la naissance de l'agneau Pascal devenait de plus en plus vif. Alors confiant, il avançant et traversa le rideau d'émeraude lumineux...Et d'un coup, un vif éclair blanc envahi sa tête, et il entendit

"Papa!!papa, ouè t'es là, viens vite maman papa est là ". Ses enfants se précipitèrent sur lui, le prirent dans leurs bras. Sa femme arriva, et l’enlaça d'amour...Gérard ne comprenait pas, il pleurait d'un bonheur inconnu de se retrouver chez lui. Il était habillé d'un beau costume marron beige, il tenait deux jolis paquets-cadeaux sous les bras...Il voyait dans le salon agréablement chauffé, la table décorée mise pour un bon repas de fête. Ça sentait bon la dinde farcie. Il dit heureux en riant à sa famille qui se trouvait devant le sapin lumineux " J'ai fait un horrible cauchemar , je croyais que j'étais un clochard et vous mes chéris, disparus à jamais" ils rirent de bon cœur.

Le corps de Gérard sans vie, fut découvert par police municipale dans la rue de Béthune, le matin du 25 décembre, il était mort de froid en souriant.

GuyB

Une lettre à mon pote qui se meurt

C’est comme ça Roger, l'automne est le roux lumineux

qui s'enroule lentement autour de nous comme linceul rubigineux.

Et une fois l'hiver venu, celui-ci mettra sa main glacée sur notre

souffle et l'éteindra à jamais. Inexorablement, avec un regard

triste, le silence du Temps dira aux vivants, "chuuut",

son esprit s'est endormi pour l’éternité dans l'obscurité du néant.

Y a un temps éphémère pour rire, chanter les couleurs et la Lumière.

Et y a un temps pétrifié pour reposer la tête sur le moelleux coussin

de l’oubli...Ainsi s'écoule lentement la vie dans le long fleuve tranquille

de l'éternité. Peut être qu'un jour, nous nous réveillerons sous la clarté

aveuglante d'un scialytique de maternité en gueulant la Vie,

ses couleurs et sa Lumière. Et tout recommencera,

juste le temps d'un rêve, juste le temps d'une Vie.

Say Something for all eternity, because such is my fate

Guy

GuyB

Le cerisier du Japon !

Un p'tit hommage, à mon arbre préféré !

Papillons se posent,

délicatement leurs ailes de virginité,

effleurent le pâle de tes pétales.

Frondaison de tiges ondulées aux formes sinueuses,

s'étire vers le bleu de l'azur infini.

Sous les étreintes aimantes de Râ,

elles galbent leurs courbes tels

les seins de l'amante.

Beauté fleurie des arbres,

sublimité éphémère d'un clin

d’œil du printemps.

Oh toi, cerisier du Levant souriant,

broderie florale

de tes branches couronnées.

Ton ombre de dentelle aux trouées d'or,

rafraichit l'herbe

des vallées du Fuji-Yama.

De tes roses et blancs flamboyants, le cœur d'un homme

tu as enflammé, aux premiers rendez-vous de sa vie.

Merci d'exister, toi, le magnifique cerisier du Japon.

GuyB

C'est grave docteur ?

Hier soir, dans le tram, j'ai croisé deux hommes. Ils étaient assis en face de moi. J'ai commencé à discuter avec eux de la pluie et du beau temps...Dans la conversation, j'ai appris qu'ils étaient frères et vivaient ensemble comme deux vieux garçons. J'étais frappé par la différence de personnalité de ces deux hommes, elles étaient totalement opposées.

L'un était de bonne humeur, il rayonnait de félicité, c'était le blond. Il me donnait l’impression devant l’exubérance joyeuse de ses paroles, que le matin. Il déjeunait avec des tartines de bonheur, beurrées de joie...Quant à l'autre, le brun, visage renfrogné, prostré dans un demi-silence sombre. Il semblait trainer sa misère dans ses poches, j'avais envie de lui donner une corde. Je l’imaginais picoler jus de tristesse, en bouffant des cuisses de chagrin. Ils étaient le blanc et le noir, la Lumière et l'ombre.

Pendant cette causerie éphémère, j'évoquais leur disparité...La réponse du blond fut presque instantanée..."la méditation Monsieur, rien que la méditation"...Le tram venait de s’arrêter, je me levais, les saluer courtoisement en les quittant...Et une fois sur le quai, je me suis retourné pour leur faire un dernier coucou. Remerciement sincère d'une agréable conversation. Sur la banquette, à leurs places, il y avait deux loups, un blanc et un noir. C'est grave docteur ?