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Histoire

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#Florent#

Chapitre 12

Je me réveillais avec une douloureuse migraine. J'avais très mal dormi. J'enfilais rapidement un veston gris et sorti dehors. Au coin de la rue, il y avait un grand attroupement. Apparemment, les nouvelles n'étaient pas bonnes. Beaucoup de gens étaient interloqués, d'autres pensifs, d'autres en colère, mais la plupart avait l'air complètement abattu. J'essayais de me frayer un chemin parmi la foule. Sur l'écriteau, on pouvait y lire :"Suite à l'invasion de la Pologne ce matin même, prises entre les griffes de la féroce et envahissante Allemagne nazie, le gouvernement français, en accord avec le Royaume-Uni, déclare la guerre à l'Allemagne, au nom de la sécurité et de la paix de la nation française toute entière. De ce fait, tous les hommes âgés entre au moins 17 ans et 45 ans sont mobilisés, et ont pour ordre de défendre la nation. Ils devront se rendre à la gare d'Austerliz en ce qui concerne tout le 18ième arrondissement de Paris. Chaque homme sera prié à s'y rendre, sous peine de graves sanctions, à défendre son pays en y donnant toute son courage. Vive la France, vive la paix !"Nous étions tous terrifiés par cette horrible nouvelle. C'est la guerre ! Mais mon Dieu, comment faire pour y échapper ? Et puis... Si je m'engageais finalement dans la résistance, vu que je n'ai plus le choix ? L'air pensif, j'avais bien envie de me rendre à mon rendez-vous plus tôt que prévu. On ne me la ferait pas. Je n'irais pas me battre pour défendre un pays qui n'en a que faire de toutes les disparitions. Et puis, ils savaient bien que c'était perdue d'avance, ils avaient laisser l'Allemagne nazie trop longtemps et elle a grandie et est devenue tellement puissante qu'aucune autre nation ne pourra la battre de cette façon. J'étais bientôt arrivé dans la sombre ruelle où se trouvait le petit pub. J'entrais et patienta à l'accueil. Le barman vient vers moi et m'annonça d'attendre à l'arrière boutique. Patience, dans moins d'une demi-heure, ils allaient enfin débarquer...

#Florent#

Chapitre 11

Et si toutes ces disparitions s'apparentait plutôt à des adieux ? Tout le monde était au courant mais tout le monde se taisait. Seulement, le silence n'est pas un oubli. On ruminait notre peine, mais il fallait bien que la vérité éclose un jour au grand jour. On parlait encore une fois d'une autre vielle personne enlevée. On disait qu'elle était parti pour mourir ailleurs. Seulement, elle adorait cet endroit, c'est ici qu'il y avait sa famille et ses amis, et c'est aussi ici qu'elle avait toujours vécu, il n'y avait donc aucune raison qu'elle s'en aille. Tout le monde se doutait, mais très peu savait.

Dans quelques heures, le moment fatidique d'un nouveau chemin s'ouvrant sur moi allait s'ouvrir. De longs mois de peine et d'efforts pour une juste cause. Tic tac. Tic tac. Combien de temps encore, serais-je là, tranquillement installé dans mon canapé ? Qu'allait il m'arriver ? Devrais je y aller ? Et si je fuyais ? Si je fuie, soit ils me retrouveront, soit ma fuite paraîtrait suspecte aux yeux des allemands. Dans quelques heures, il serait minuit.

Je tremblais. Il faisait froid, très froid, mais je n'avais pas envie de faire un feu. Je me réchauffais à la lueur de mes espoirs. Que se passerait il aujourd'hui ? Tout ceci ne serait il qu'un mauvais rêve tout droit sorti d'un polar obscure et de mauvais goût ?

Je réussi finalement à m'endormir. Presque paisiblement. Ou alors serait ce la fatigue et l'angoisse qui m'avait fait dormir aussi longtemps à poing fermés ?

La lueur du ciel m'inquiétait, les ombres qui se dessinait et semblait danser me terrifiait. Demain serait un jour dur, pas seulement pour moi.

#Florent#

Chapitre 10

Le lendemain matin, elle était déjà partie. Je ne savais pas où, mais elle était partie. Je me remémorais les évènements de la veille. Il ne me restait plus que un jour avant la date fatidique du rendez-vous. Pendant cette journée, je devais faire le vide. J'allumais la radio et commença à écouter la radio. Il était en train de passer un vieux jazzman américain sans grand talent, mais la musique arrivait quand même à me soulager. Après cette musique, ce fut l'heure du journal. On y annonçait les titres. "Au dernière nouvelle, certains habitants lorrains auraient entrevus certains soldats allemands passaient la frontière. D'autres indiquent même que des chars blindés était arrivé en repérage dans la forêt allemande et étaient repartis. Rien d'alarmant indiquent cependant le premier ministre, qui indiquent que les relations avec l'Allemagne étaient "plutôt bonnes" et que rien ne semblait engager une guerre. Cependant, on annonçait par ailleurs que certains hommes de la nouvelle résistante craignait le pire. Dans la deuxième partie de ce journal, nous recevrons nos invités, censé parlé de la nouvelle vague culturelle qui va envahir Paris, et nous parlons d'un sujet beaucoup plus léger, à savoir la danse...". Ça me semblait mauvais tout ça. Très mauvais. Ils y a quelques jours, le vieux homme à qui je distribuais le courrier m'avait annoncé que la Pologne allait être envahie. Mais je tentais toutefois de me rassurer. Il ne s'agissait là que d'invasions secondaires, seulement quelques allemands étaient entrés sur le territoire polonais. Dans quelques jours, j'allais reprendre mon service de postier. Sauf que aujourd'hui, je n'avais pas envie d'y aller. Pas maintenant, je ne me sentais pas d'humeur. Je restais là, impuissant, à siroter ma vodka et à écouter la radio. Je me sentais tellement impuissant. Et si...

#Florent#

Chapitre 9

J'avais la nausée. Je me pressais jusqu'à chez moi, dans l'idée d'aller directement me coucher. Seulement, sur le pas de ma porte, quelqu'un m'attendait. Fort heureusement, il s'agissait d'un visage familier, innocent. La jeune voisine que j'avais rencontré il y a quelques jours étais sur le pas de ma porte. Je fus étonné de la trouver ici, mais au fond de moi, content.

- Mais, que faites vous ici ?

- Oh, excusez moi, mais j'ai perdu les clefs de mon appartement, je n'ai aucun endroit où aller à part chez vous ? Serez-je trop vous demandez de m'hébergez quelques nuits chez vous ?

- Mais... Pourquoi ne pas demandez à la concierge ?

- Et bien... Je devais vous le dire, ça aussi. Ça fait des jours qu'on ne l'a plus vu, vous ne savez pas où elle est ?

- Non, aucune idée.

- Elle part souvent en vacances ?

- Non, elle ne part jamais en vacances. Elle a des congés bien sûr, c'est sa nièce qui la remplace mais elle reste ici.

- J'espère qu'il ne lui ai rien arrivé de grave...

- Je ne sais pas. Mais rentrez donc.

Elle s'exécuta en silence, je lui fis signe de s'asseoir sur le divan, et je lui proposais un café, qu'elle refusa d'un signe de tête. Tout ceci me paraissait de plus en plus intriguant.

- Vous ne savez donc pas où est-ce qu'elle a bien pu aller ?

- Je n'en ai pas la moindre idée...

- Elle n'a pas laissée de mot ? A un habitant de l'immeuble, pas de messages, rien ?

- Non, rien du tout. Des habitants ont râler parce que le hall était sale et sentait l'urine, mais personne ne semble se préoccuper d'elle. De toute façon, tout le monde s'en fichent car elle va bientôt être remplacée.

- Oui, je reconnais tout là mes voisins. Elle a peut-être pu aller pas loin, je ne sais pas.

- Oui, peut-être...

Je savais très bien que mon hypothèse ne tenait pas la route, j'en étais persuadé mais je me forçais de le répéter pour ne pas céder à la panique.

- En attendant, vous n'avez qu'à dormir ici. Il y a quelques habits qui pourraient vous aller dans la grande armoire de ma chambre. Je vais me coucher, je suis fatigué. Bonne nuit.

- Merci beaucoup, je ne serais comment vous remercier. Mais excusez moi de vous poser cette question... Vous vous sentez bien ?

- Pardon ?

- Vous allez bien ?

- Euh, oui... Non, oui, je suis un peu fatigué.

- Ah... Bonne nuit.

Elle n'avait pas l'air très convaincue de mon argument sortie à la va vite. J'avais besoin de sommeil, de faire le vide.

#Florent#

Chapitre 8

Cela devait faire bien un quart d'heure que je patientais dans l'arrière salle d'un vieux pub à l'allure miteuse. Je ne savais pas ce que me voulais ces hommes. Je remarquais que un groupe de jeunes était présent. A ce que je voyais, il s'agissait plus d'un club que d'un bar. J'attendais encore une fois.

Le vieux homme revient avec deux solides gaillards. L'un portait un vieux manteau en cuir type aviateur, et l'autre portait un béret et une vielle chemise grise et des bretelles. Les deux hommes et le vieux homme s'assit sur la petite table.

- Bien, me dit le vieux homme. Euh... Vous désirez quelque chose ?

- Non, merci. Ou bien un verre d'eau.

- Très bien. Garçon, trois vodka plus un verre d'eau pour ce monsieur.

Un vieux barman acquiesça de la tête et alla chercher quatre verres.

- Bien, repris le vieux homme. Vous m'avez l'air intéressé par le conflit qui va bientôt opposer la France et l'Allemagne nazie. Et bien, que pensez vous de vous joindre à nous ? rétorqua le vieux homme.

- Eh bien, c'est que je ne suis pas vraiment d'accord, ça m'inquiète beaucoup et... D'ailleurs, me joindre à vous, qui êtes vous ?

- Putain, tu m'avais dis qu'il était d'accord ? Qu'est ce que tu fous bordel ? répondit immédiatement l'homme au manteau de cuir.

- Bien, bien, calmons nous, calmons nous. Il va être d'accord ?

- Mais voyons, de quoi voulez vous parlez ? je commençais à perdre mon sang froid.

- Et bien, vous voyez, je vais vous expliquez brièvement la situation. Nos agents ont su que la Grande-Bretagne et la France allait déclarer la guerre à l'Allemagne d'ici quelques jours. Mais nous savons aussi que la guerre ne va pas durer. Nos agents doivent à tout prix éviter que les troupes allemandes viennent piller nos régions. Nous sommes beaucoup dont un les trois-quarts sont anglais. Mais nous ne serions pas assez pour contrer les nazis. Voulez vous donc vous joindre à nous ?

- Mais voyons, je ne peux pas ! J'ai un travail et...

- Putain, qu'est ce que t'es en train de nous jouer là ? engueula l'homme au blouson d'aviateur au vieux homme. Tu nous avais dis qu'il était d'accord pour s'affilier avec nous ?

- Excusez moi, monsieur, mais j'ai déjà assez perdu mon temps ici, il se fait déjà assez tard et je dois y aller.

Alors même que je pris ma veste et repoussa ma chaise, l'homme aux bretelles me rattrapa par le bras.

- Sir, pas bougé. Vous resté ici avec nous. Plus le droit partir. me répondit l'homme avec un fort accent anglais

- Mais voyons, je n'ai jamais décidé quoi que ce soit avec vous !

- Et bien, maintenant, c'est trop tard. Demandez donc pourquoi à cet incapable qui a dit que vous étiez déterminés pour ce genre de mission. Et puis, vous n'avez plus le choix, le Chef est déjà prévenu, et vous ne pouvez plus vous résignez.

- Je vous préviens, vous ne rectifiez pas cette erreur, je m'en vais me plaindre à la police !

- La police ? Et vous croyez que la police acceptera de prendre en compte la plainte d'un résistant ? La police s'est déjà résigné à laisser entre les allemands. Ils vont vous jeter aux allemands quand ils seront ici, et croyez moi, ce sera plus rapide que prévu. Vous mourrez dans un de ces camps où sont placés tous les communistes, les juifs et les résistants. Très bien, maintenant, partez, et ne dites mot à personne, votre vie en dépend.

Je pris ma veste, et m'en alla. J'étais complètement déboussolé par ce qui venais de se passer. Je m'en alla et réfléchis. Je prenais le chemin de chez moi, histoire d'enfin trouver un petit peu de réconfort. Il savait mon nom, mon adresse et j'avais rendez-vous dans deux jours, à 14 heures, dans ce même bar, comme l'indiquait le papier qu'il m'avait tendu quand je suis sorti. Je me sentais mal. Très mal.

▓ Je m'excuse à l'avance pour les possibles fautes d'orthographe, indépendant de ma volonté, qui ont pu se glisser entre ces lignes. Excusez moi aussi pour la malheureuse faute d'orthographe dans le titre. Bonne lecture. ▓

#Florent#

Chapitre 7

Un long rayon de soleil me réveilla. J'avais donc dormi tout ce temps là ? Je ne me souvenais plus de rien. Le bruit, les lumières et puis, toujours ce grand vide. Qu'avais-je fais hier ? 15 heures sonnait dehors, je n'allais pas tarder à sortir dehors. Pas question de louper ne serait ce que la moindre heure de vacances, de liberté en somme. Je me servis un jus d'orange. Une boîte de médicaments était apposé sur ma table de chevet. Maintenant que je me souviens, j'avais eu terriblement mal à la tête hier. Horriblement même. J'avais peut-être du abuser de certains médicaments, mais c'était passé à présent. J'enfournais rapidement quelques gâteaux, enfila ma veste et sortir. Sur le palier, je croisa la gardienne. Je ne pus m'empêcher de contenter ma joie et lui adressa un large sourire. Elle m'adressa elle aussi un jolie sourire et je pus admirer sa denture parfaitement blanche, son sourire qui respirait à plein nez la bonne humeur. Ses jolies chevaux bruns, ni trop longs ni trop courts, portés en queue de cheval pour lui faciliter la tâche. Je dus la quitter bien vite afin de me promener tranquillement dans la ville. Sur le chemin, je ne pus m'empêcher de penser à elle. Serait-je tombé amoureux d'elle ? Non, je n'y tiens pas. Enfin, ce n'est pas que je n'ai pas envie, mais je ne peux pas. Mais pourquoi cette interdiction ? En quelque sorte, ce n'est pas une interdiction. Mais alors, qu'est ce que c'est ? De la peur ? La crainte d'une potentiel déception ? Je n'en sais rien. Oh, et puis zut ! J'ai 25 ans et je suis encore jeune. Nous verrons bien en temps voulu. Je dois profiter de cette journée le plus possible. Je décidais d'aller dans des quartiers de la ville qui m'était encore inconnus. Je marchais, marchais. Combien de temps ? Je ne sais pas. Deux, tout au plus. Peut-être moins, peut-être plus, qui pourrais bien me le dire ? Je n'avais pas de famille, pas d'amis. Juste des chantiers, juste des matériaux qui n'attendait qu'a être pointé pour vérifier leur bonne conformité. Et puis... Je repensais à tous ces évènements ? Et si c'était vrai ? Si le peuple polonais était entre les mains de l'aigle cruel et macabre qu'était l'empire allemand. Et si ce fameux parti nazi allait conquérir l'Europe ? Et si, au contraire, tout ceci ne reposait que sur des craintes infondées et que nous divaguions, tous autant que nous sommes ? Je fus pris d'un long doute. J'étais le long d'un canal, une mouette volait près des eaux polluées de la Seine. Que cherchait t'elle ? De la nourriture, une amie peut-être ? Tant de questions qui donnait à réfléchir, mais dont l'utilité m'échappait.

- Eh bien, vous aussi vous ne savez pas quoi faire ? s'exclama derrière moi un vieux homme d'allure miteuse

- Et bien, comme vous, je me repose

- Il y a bien longtemps que je ne suis pas reposé....

- Ah... Excusez-moi

- Mais voyons gamin, pourquoi devrais je t'excuser ? Qu'est ce que tu connais de ma vie d'abord ?

- A vrai dire, je ne vous connais même pas...

- Moi aussi je ne vous connais pas. Et pourtant, vous me rappelez moi étant plus jeune. C'était une belle époque. Mais tout ça est fini.

- Fini ? Que voulez vous dire par là ?

- La France s'en vas en guerre, bataillon bataillon, chantonna le vieux homme, d'un air mi amusé, mi horrifié

- Allons, rien n'est encore prévue ! tentai-je de me rassurer, tout en étant bien sûr de la vérifiabilité des dires du vieux homme.

- Hélas, j'en ai bien peur. Mais fuyez donc quand vous le pouvez ! Des choses horribles se passent sur le front. Et puis, le combat n'est pas à faire là bas, mais bien ici. On dit en Allemagne que les juifs se sont exterminés en ombre. En Pologne aussi, et puis bientôt en Autriche. Il ne faut pas du tout aller sur le Front, c'est du suicider. L'armée française veut la guerre, mais pense que ce sera une tâche facile et finie en un rien de temps ! Allez là bas, avec les efforts militaires qu'on réalisé l'Allemagne, c'est du suicide ! Mieux vaut combattre dans quelque chose d'utile. Quel âge avez vous ?

- Je vous demande pardon ?

- Votre âge ?

- 25 ans, tout juste, depuis quelques jours.

- 25 ans... Le vieux homme regarda la mouette qui avait réussi à pêcher un poisson. 25 ans... Suivez, moi, venez, j'ai certaines personnes à vous montrer.

L'homme partit à faible allure, et je le suivis, intrigué.

▓ Mon histoire prend vit, et j'espère que vous continuerez à aimez. J'aimerais aussi un petit peu plus de commentaires, visant à m'améliorez sur la forme mais aussi sur le contenu de mes écrits. Avec toute l'attention que je vous rends. Florent ▓

#Florent#

Chapitre 6

Et pourtant. Malgré ces cris d'alarmes qui nous venait de l'extérieur, la vie continuait de battre son plein. Quelques enfants ayant fini l'école jouait sur les longues allées des parcs, profitant des derniers rayons de soleil de l'année. Dans quelques mois, tous ceci allait bien changer. Fini la quiétude et cette atmosphère douce et chaleureuse au profit des bombardements, des larmes et des cris. Tous les vieux souvenirs de la première guerre mondiale paraissait lointain, et plus personne n'en parlait. Bien sûr, on n'avait pas oublier, mais on éviter d'en parler. Je fis halte dans quelques librairies, afin de me choisir un livre pour pouvoir me reposer tranquillement chez moi. Je rentrais ensuite chez moi, après avoir choisir un bon roman qui me permettrait de tenir au moins une semaine.

Je rencontrais sur mon chemin une jeune voisine de mon immeuble. Elle avait l'air d'avoir du mal à porter toutes ses paquets. Je me permis de l'aider.

- Merci beaucoup, c'est très gentil à vous.

- Oh, mais c'est naturel.

- Merci beaucoup Monsieur...

- Je m'appelle André, je suis journaliste.

- Ah... Je m'appelle Elizabeth, je travaille dans la comptabilité. Euh.. Vous prendriez bien quelque chose ?

- Oh... Oui, volontiers

Un lien s'était crée. Quelques paroles et j'aimais déjà cette personne. J'avais l'impression qu'on pouvait devenir envie, pas vraiment une impression, plus une envie. Je ne parlais à aucune femme dans mon métier, à pas grand monde en somme. Et faire des rapports sur la qualité et le bon fonctionnement des chantiers, ce n'était pas très intéressant, on était souvent détesté dans ce métier. J'avais un peu honte d'avoir menti. Mais je n'avais vraiment jamais eu d'amis, du moins arrivé à l'âge adulte. J'avais envie de rencontrer d'autres gens. Je rentrais dans son salon. Elle me dit qu'elle alla chercher du café. J'attendis tranquillement dans le salon. Un vieux canapé défoncé allait de pair avec un vieux tapis d'apparence moisi. Sur le mur, quelques photos d'acteurs et d'actrices de cinéma. Quelques cartons était encore apposé au sol.

- Un peu de sucre avec votre café ?

- Ah, euh... Non, merci sans sucre.

Elle s'assit sur le petit fauteuil en face de moi et commence à boire son café à longues gorgées, les lèvres pincées. Au bout de quelques moments, je me décida à vouloir engager une conversation.

- Vous n'êtes ici que depuis quelques temps, non ?

- Oh oui, très peu de temps. Je viens juste d'aménager, il n'y a même pas une semaine, on a pu eu l'occasion de se croiser avant.

- Ah... Et vous vous sentez bien ici ?

- A vrai dire, les gens d'ici ne sont pas très accueillants...

- Disons qu'ils n'aiment pas beaucoup le changement, rien de grave.

- Vous avez encore parlé avec beaucoup de mondes ?

- Non. Je passe mes soirées chez moi, et le reste du temps, je travaille.

Le café fut finit, et la conversation aussi. Je pris le prétexte d'être fatigué, et je rentrais chez moi. Je n'avais pas envie de m'éterniser, j'avais peur qu'elle me pose des questions. Je n'aurais pas du mentir. Demain, j'aurais encore une semaine avant de prendre le travail. J'irais donc dans un café, le soir, afin de rencontrer d'autres visages. On verra bien ce que ça donnera...

▓ Je suis dans une période de doutes, pourriez vous me donnez un avis constructif et franc sur mes écrits ? Ça me serait d'une aide bénéfice pour m'aider à progresser. Encore merci et n'hésitez pas à me donner vos avis ! ▓

#Florent#

Chapitre 5

J'avais un petit boulot aux postes qui me permettait de ne pas mourir de faim. Je devais livrer les différents journaux à ceux qui étaient abonnés. J'aimais ce travail. On devait livrer tant et tant de journaux par jour, et peu importe la durée. Je flânais donc le long des quais, je discutais avec les gens, de tout et de rien. Quelques fois, certaines vielles dames m'invitait à prendre le café chez elle. A leur âge, après une vie de durs et pénibles travaux, peu leur importait combien coûtait le kilo de café. Elles avaient beaucoup vues et avaient atteint la sagesse. Elles racontaient des histoires, de leurs petits enfants, de la guerre franco-prusse, beaucoup d'anecdotes. Je me plaisais avec les vielles personnes. Elles n'étaient pas stressé par le temps, elles attendaient calmement les visites. Chaque petite chose de la vie quotidienne devenait pour elle une envie pressante. On se couchait le soir en attendant le bon petit déjeuner du matin. On mangeait ses tartines et son café en pensant qu'en viendra nous rendre visites les voisins d'en face. On discutait, on se promenait sur les quais de la capitale. Seulement ce jour là, les discussions étaient moins à la plaisanterie et à la flânerie. Le grand père Dupont, toujours d'habitude joyeuse et où chaque opportunité était à la plaisanterie, paraissait tout de suite beaucoup plus intrigué par le journal d'aujourd'hui. Il ne dit presque aucun mot, me paya et s'assit dans le canapé, l'air perplexe, il dévorait le premier article, du début jusqu'à la fin en retenant son souffle. Je restais là. Je ne savais pas pourquoi. Je sentais que le vieux Dupont avait pressenti quelque chose de grave, d'inhabituel. Il reposa son journal sur la petite table près de son fauteuil usée et gris, et respira profondément en regardant le plafond. Il semblait réfléchir. Enfin, réfléchir, non. Il devait sûrement se retourner mille et une fois ce qu'il venait de lire. Je pris donc le journal et m'en alla. Au journal, en gros, on présentait l'invasion de la Pologne. Mais dans le journal, rien de spécial concernant la France. Les autres personnes ne semblait pas inquiéter pour autant, et continuer à ripailler et à parler à tout va.<br style="color: rgb(28, 40, 55); font-family: Tahoma, 'Lucida Grande', Helvetica, Verdana, FreeSans, sans-serif; font-size: 14px; line-height: 21px;">L'heure du déjeuner approchait. Je me dirigeais près d'un café habituel du 18 ème arrondissement. Je pris un peu de bouilli et un peu de vin, et mangea en silence, en repensant à l'attitude dérangeante du père Dupont. Pourquoi avait t'il réagi de cette manière, alors que la majorité des gens n'avait aucune crainte. On dit souvent que les vieux comprenait deux fois plus vite de par leur expérience. Je comprenais maintenant. Cet homme avait peur de la guerre, et ne le cachait pas. Je sentais moi aussi cette atmosphère de plus en plus pesante. Les vociférations de l'Allemagne nazie n'avaient aucune raison de s'arrêter à nos frontières. Mais dehors, les gens continuer de ripailler et de danser, de boire et de manger à bon appétit, l'idée d'une seconde guerre leur paraissait bien incongrue, lointaine, irréel. Et pourtant.

#Florent#

Chapitre 4

Les heures passaient, doucement, à mesure que mes interrogations rejoignait mes craintes. 11 heures allaient bientôt sonner, je pris la décision d'aller me coucher. Je fus pris d'un sommeil agité, parsemé de craintes et de cauchemars. Les heures passaient, péniblement. L'aube n'allait pas tarder à arriver, à mon plus grand soulagement. Je me levais dès 6 heures et demi afin de partir faire un tour dans Paris. Il ne faisait pas très chaud dehors. A vrai dire, il faisait même froid. L'hiver n'allait pas tarder à arriver. Les rues était désespérément vides. Le soleil venait tout juste de se lever, seuls quelques vitrines de marchands commençaient à ouvrir, une à une. Ils commençaient à étaler, avec soin et délicatesse, leurs fruits et légumes, ou bien encore des poissons frais, du cru de leurs dernières récoltes. Ils se pressaient à la tâche. Les premiers clients n'allait pas tarder. Le boulanger de la rue était déjà à l'ouvrage depuis de nombreuses heures avancées de la nuit. On pouvait l'observer, se pressant de mettre au four ses différents pains, baguettes et croissants en tous genres, de toutes couleurs et de toutes saveurs. Une petite lueur brillait à travers la fenêtre, et une douce odeur de viennoiseries s'émancipait dans la rue. On pouvait sentir à plein nez la délicieuse odeur de pain chaud et de croissants délicatement feuilletés. 7 heures et demi sonnait au loin. Quelques travailleurs sortaient, suivant le même train que les marchands. Ils sortaient eus aussi un à un. D'autres allait à l'usine, d'autres aller à la métallurgie, ou bien encore à la scierie, à la menuiserie. Toute la force du prolétariat était là. Il s'en allait, chantant, ricanant, et de toutes forces au boulot. Certes, il n'était pas bien payé, mais il restait courageux et humbles, donnant du coeur à l'ouvrage. C'était grâce à eux que la France avançait, grâce à ses millions de travailleurs, loin des strass et paillettes d'Hollywood qui faisait rêver la bourgeoisie parisienne. Mais ce n'était pas grâce à ses quelques stars doués d'un talent artistique que la France avait su relever la crise, c'était grâce à ces millions de travailleurs, hommes et femmes, que le pays avait pu se reconstruire, des millions de personnes qui n'avaient aucun droit de cités, nul part. Je continuais ma marche, vers d'autres quartiers de la ville. La journée s'annonçait longue.

#Florent#

Chapitre 3

Arrivé chez moi, je ne pus résister à l'envie de me jeter dans mon confortable fauteuil rouge. J'y restais des heures, des heures à faire tourner en boucle mes états d'âmes les plus profonds. Un lieu de tranquillité en quelque sorte. Je lisais aussi beaucoup. De tout, des romans, n'importe quoi qui me passait sous la main, du moment que ce n'était pas ennuyeux. Je lisais aussi beaucoup les journaux. J'avais ce besoin de m'informer sur le monde qui m'entoure, un monde où personne n'y comprenait un rien, un monde qui tournait beaucoup trop vite, un monde où on a de la peine à dire je t'aime. Un monde, qui au fil des années et des crises, était devenu de plus en plus noir, de plus en plus inquiétant. En temps de crise, au lieu de tous s'unir, nous nous écartions les uns les autres, avec des chaînes et autres obus, nous entre-tuants pendant que ce du haut nous manipulait. Et depuis quelques temps, c'était les juifs auquel beaucoup de personnes et surtout l'Allemagne nazie en avait. On les reprochait de piller nos richesses, de faire avancer le chômage et la précarité. Et au lieu d'accuser les banques, on accusait toute une communauté entière. Comment est-ce que le barbier du coin pouvait t'il être confronté à toutes ces responsabilités ? La plupart des juifs n'étaient pas hauts placés, certes, ils y en avaient quand même, qui occupaient un poste à haut responsabilité, mais ils n'étaient pas aussi nombreux que les autres. On nous manipulait avec la haine. On dit souvent que la haine rend aveugle. Celle ci rend même sourd. Certaines personnes affirmait même que l'armée nazie voulait envahir la Pologne, que Hitler avait déjà tout prévu et que ces rangs se renforçait chaque jour. Dans les journaux, on se voulait plus rassurant, en disant que même si ils y avaient eus des propos antisémites, ce n'était que des dérapages qu'on aurait accentué pour ne pas approuver la suprématie de l'Allemagne nazie. Pour mon cas, tout ceci me faisait peur. Notre président semblait tellement impuissant. J'avais peur, comme beaucoup de personnes, et comme l'orage, nous avions honte de notre crainte.

#Florent#

Chapitre 2

Des gouttes perlaient sur mon visage, coulant doucement jusqu'à mon cou. Le ciel s'assombrissait, laissant entrevoir les jours mauvais qui s'annonçaient. Les orages ne tuaient pas. Enfin, c'est ce que les gens disaient. Les gens avaient peur des choses dangereuses, et plus elles arrivaient, plus ils minimisaient leur impact sur nous. Je n'avais pas peur de l'orage, mais je restais la plupart du temps chez moi pour m'en protéger. J'avais plus peur des gens, de leurs idées, de leur insouciance féroce envers chaque propos qui les hantait. Faire taire une crainte au lieu de la combattre, n'est ce pas là un des pires pêchés qui puissent exister ? Entraîner une ignorance commune, relativiser absurdement des théories inexactes. La peur des gens leur faisait faire des choses atroces.Je longeais tranquillement la rue qui menait jusqu'à chez moi. A quoi bon se presser ? Une pluie fine n'a jamais tué personne. J'entendais au loin l'orage qui se rapprochait. Il fallait quand même se dépêcher si jamais le temps venait à se gâter, histoire de ne pas donner plus de travail à la gardienne de l'immeuble.J'aimais la gardienne de l'immeuble. Elle n'était certes pas beaucoup bavarde, mais elle faisait son boulot avec une telle ardeur ! Le genre de personnes qui rendait votre vie meilleure, mais dont personne ne se souciait, ni même connaissait cette personne. Cette brave dame connaissait tout de nous, nos habitudes, nos envies, nos connaissances, et nous, nous ne connaissions rien d'elle, ni même son nom. Elle restait la journée enfermée dans sa chambre de bonne, à recevoir le courrier, traiter différents papiers dont la nature m'échappait.J'étais bientôt arrivé. Une petite bâtisse haute de seulement quatre étages, dont de volumineux et studieux appartements entourés celui-ci, plus petit et plus miteux. Mais j'aimais cet endroit. C'était chez moi. C'était là où j'avais passé toute mon enfance. Un livre ouvert sur ma vie. Tant de souvenirs rejaillissait ici et là. Là, la première fois que j'ai embrassé ma petite amie, ici encore, où j'ai fêté mon dixième anniversaire, et puis, sous ce petit escalier, l'endroit où je me réfugiais quand j'avais de la peine. J'étais souvent triste. Triste et joyeux. Ça dépendait des jours. J'avais de la peine pour les arbres, les fleurs, la guerre, les plantes, les femmes, tant de choses qui me préoccupaient. Je n'étais pas triste pour moi mais pour les autres. Tant de peines que j'aurais voulu consoler.

#Florent#

Chapitre 1

Les feuilles mortes des arbres nues tombés sur les pavés glissants et humides de la petite rue menant à chez moi. Les nuages couvraient le ciel, laissant la ville seul à seul avec la nuit. Un long hiver s'annonçait. Je n'aimais pas l'automne. Plus d'oiseaux gazouillant sur les pelouses tondues d'un joyeux parc où les enfants jouent sur les vastes allées. Plus de jolies promenades au soleil, de longues après midi à flâner paisiblement à la recherche de quiétude. Les évènements qui se passaient actuellement en Allemagne étaient horribles. Seulement, ici, à Paris, on préférait ne pas y penser. Tout le monde penser que cela n'avait rien à voir avec la France, que la France était ami avec l'Allemagne, après la paix proclamé qu'il y avait eu en 1919 avec l'Allemagne. Seulement, les vociférations et les attaques verbales d'Adolf Hitler envers la France se révélait toujours de plus en plus menaçantes. Les politiciens affirmaient que rien ne se passait. Quant au sort présumé des juifs, on préférait ne pas en parler. La communauté juive française croyaient ses attaques comme des légendes, venant de personnes peu scrupuleuses qui racontaient tout ceci pour faire peur. Je n'y croyais pas. La barbarie humaine avait prouvé plus d'une fois que les génocides de tout un peuple avait déjà eu lieu dans le passé. Souvenez vous des arméniens, massacrés en nombre par les Turcs pendant la première guerre mondiale. On avait préféré bafouiller la vérité, la détourner pour la faire taire. Seul l'avenir nous apprendra nos peurs et nos craintes fondées ou non. Ce n'est qu'une affaire de temps.