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Le mythe de sisyphe -Commentaire de texte


melodie065

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Nouveau, 21ans Posté(e)
melodie065 Nouveau 3 messages
Baby Forumeur‚ 21ans‚
Posté(e)

Bonjour, 

Pourriez-vous m'aider à trouver un plan et une problématique pour ce commentaire de texte ?

Merci.

20240218_145044.jpg

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Membre, Talon 1, 80ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 619 messages
80ans‚ Talon 1,
Posté(e)

Pauvre Camus.

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 958 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)

On file encore des commentaires de texte sur ce truc?:shok:

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Membre, Posté(e)
FROD Membre 442 messages
Forumeur accro‚
Posté(e)
Il y a 2 heures, melodie065 a dit :

Bonjour, 

Pourriez-vous m'aider à trouver un plan et une problématique pour ce commentaire de texte ?

Merci.

20240218_145044.jpg

En effet, c'est difficile ! Une des problématiques du texte, c'est le rapport entre la vérité et le bonheur. Camus rejette le cliché selon lequel il faudrait choisir entre la vérité et le bonheur, entre "je crois à un sens de la vie illusoire et je suis heureux" et "je cherche la vérité, je me rends compte que tout est absurde mais je préfère être malheureux qu'ignorant".

 

Vous pourriez dire d'abord que l'absurde engendre paradoxalement le bonheur. Paradoxalement, parce que professer l'absurde est d'abord déprimant, voir l'ambiance actuelle de la société. Mais on trouve accidentellement un bonheur par une voie assez inexplicable ("par des voies si étroites ?"). Mais au fond, si tout est absurde, pourquoi ne pourrait-on pas être heureux sans raison et contre tout, bref accepter ce mystère du bonheur après la réalisation douloureuse de l'absurde ("il n'y a qu'un monde")?

Ensuite, le bonheur engendre le sentiment de l'absurde, parce qu'il nous rappelle le sentiment de fragilité, de précarité, d'incertitude, de notre existence, ce qui la rend belle et libre. À la portée des hommes qui ne sont pas écrasés sous une divinité oppressante qui les empêcherait de vivre et de choisir.

 

On peut aussi conclure en disant que Camus survit à la crise de l'absurde par l'amour, par l'acceptation du monde tel qu'il est. "Je juge que tout est bien" dit Oedipe alors qu'il n'a aucun argument rationnel pour dire que tout est bien, sa vie a été une persécution et une injustice. N'est-ce pas précisément l'amour, l'acceptation et le désir d'une réalité pour elle-même et pas pour un plaisir ou une raison intéressée, pas pour une "qualité empruntée" (Pascal) ? Au fond, la question de l'amour dépasse celle de la croyance en l'existence de Dieu : même si on dit que Dieu existe, l'existence est absurde car un Dieu parfait n'avait aucune raison de créer un monde imparfait, si ce n'est par l'amour, par l'acceptation absurde d'une réalité sans raison. " On ne prouve pas qu'on doit être aimé en exposant d'ordre les causes de l'amour, cela serait ridicule" (Pascal). Le monde n'a pas besoin d'avoir de cause ou de rationalité pour être aimé.

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