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Signification d'un passage des Prolégomènes de Kant

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asadcake

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Nouveau 29ans Posté(e)
asadcake Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚ 29ans‚
Posté(e)

Bonjour à tous,

J'essaye de comprendre ce que Kant entends quand il nous dit dans les Prolégomènes chapitre 9 que:

Citation

S’il fallait que notre intuition fût de nature à nous représenter les choses telles qu’elles sont en elles mêmes, alors aucune intuition n’aurait lieu a priori ; l’intuition serait toujours empirique.

Je suis nouveau à la pensée Kantienne et j'ai du mal à comprendre ce passage.

Mon interpretation est que:

Ce qui semble être entendu dans cette citation est que si nous connaissions la chose en soi, en raison du fait que cette dernière n’est encré ni dans le temps ni dans l’espace (étant des formes à priori de l’intuition et n’ayant conséquemment aucune réalité objective), alors seule l’intuition ayant affaire au contenu de la sensation serait nécessaire à l’élaboration de la connaissance. Pourquoi cela ?  Car l’intuition pure à affaire aux simples formes pures de la sensibilité, soit l’espace et le temps, mais aucunement le contenu de la sensation ; or la connaissance de la chose en soi étant admise, la pensée peut se développer sans l’espace et le temps donc l’intuition serait seulement empirique.
Toutefois sans intuition pure il n’y aurait pas de jugements synthétiques a priori et conséquemment pas de mathématique, ce qui nous fait aboutir à une contradiction.

Or j'ai l'impression de faire une grosse erreur (et j'en fais sûrement une), est ce que quelqu'un pourrait m'éclairer à ce sujet?

Merci.

  • Confus 1
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Membre Posté(e)
QuatreEtCinq Membre 799 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)

J'en ai marre de lui.
Je comprend pas à quel moment l'on a considéré la moindre valeur théorique à ce mec.

  • Confus 1
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Membre Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 11 523 messages
Forumeur confit,
Posté(e)
il y a 9 minutes, asadcake a dit :

Prolégomènes

Prolégomène : Principes préliminaires à l'étude d'une question.

L’intuition d’une personne ne part pas de rien, mais à partir d’une observation, chacun échafaude un scénario distinct. Cela ne signifie pas pour autant que l’intuition soit fausse ou bonne, une intuition peut être trompeuse ou révélatrice, c'est selon !

  • Confus 1
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Membre 149ans Posté(e)
Annalevine Membre 2 914 messages
Forumeur forcené ‚ 149ans‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, asadcake a dit :

Bonjour à tous,

J'essaye de comprendre ce que Kant entends quand il nous dit dans les Prolégomènes chapitre 9 que:

Je suis nouveau à la pensée Kantienne et j'ai du mal à comprendre ce passage.

Mon interpretation est que:

Ce qui semble être entendu dans cette citation est que si nous connaissions la chose en soi, en raison du fait que cette dernière n’est encré ni dans le temps ni dans l’espace (étant des formes à priori de l’intuition et n’ayant conséquemment aucune réalité objective), alors seule l’intuition ayant affaire au contenu de la sensation serait nécessaire à l’élaboration de la connaissance. Pourquoi cela ?  Car l’intuition pure à affaire aux simples formes pures de la sensibilité, soit l’espace et le temps, mais aucunement le contenu de la sensation ; or la connaissance de la chose en soi étant admise, la pensée peut se développer sans l’espace et le temps donc l’intuition serait seulement empirique.
Toutefois sans intuition pure il n’y aurait pas de jugements synthétiques a priori et conséquemment pas de mathématique, ce qui nous fait aboutir à une contradiction.

Or j'ai l'impression de faire une grosse erreur (et j'en fais sûrement une), est ce que quelqu'un pourrait m'éclairer à ce sujet?

Merci.

Si notre intuition était telle que nous puissions nous représenter les choses en soi nous n’aurions plus besoin des formes pures ( ou a priori) de l’intuition que sont l’espace et le temps. Ces formes a priori de l’intuition ( l’intuition a priori) sont des formes propres à notre esprit sans lesquelles nous ne pouvons recevoir  aucune représentation. En quelque sorte elles sont un moule propre à notre esprit dans lequel vient se déployer la sensation. 
Si la sensation renvoyait directement à la chose en soi ce serait « magnifique », nous aurions une représentation de la réalité en soi indépendante de notre subjectivité ( de la nature de notre esprit ). Nous n’aurions plus besoin des mathématiques puisque les mathématiques sont des représentations approchées de la chose en soi provoquées non par la sensation mais par la volonté ( l’imagination dit Kant). Autrement dit nous n’aurions pas besoin de modèles, nous connaîtrions les choses en soi directement.

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