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La folie


sirielle

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sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
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Le 22/03/2021 à 08:27, Talon 1 a dit :

"Le fol peut dire la vérité sans risque." Erasme

Il me semble que bien souvent les personnes cataloguées folles socialement (à tort ou à raison), de part par exemple certains comportements ou états d'âme ayant entraînés des soins psychologiques ou psychiatriques, en sont alors parfois plus ou moins décrédibilisées quoi qu'elles disent. Elles ont même alors souvent bon dos lorsqu'elles rencontrent un problème, leur état mental facilement remis en question concernant leurs difficultés et la façon dont elles les gèrent.

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Membre, 37ans Posté(e)
sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
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Le 22/03/2021 à 08:51, Sittelle a dit :

Qui pourrait offrir sa définition de sa Folie ? 

La folie représente par exemple à mon sens une attitude décalée de la réalité sous l'influence d'une imagination débordante ou d'une pensée, voire d'un mental, absurdes.

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il y a 11 minutes, sirielle a dit :

La folie représente par exemple à mon sens une attitude décalée de la réalité sous l'influence d'une imagination débordante ou d'une pensée, voire d'un mental, absurdes.

La folie, ça ne veut strictement rien dire, on y met tout et n'importe quoi. Tu ne verras jamais un spécialiste utiliser le mot folie. Folie est utilisé uniquement par ceux qui n'entendent rien au domaine de la psychiatrie.

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Membre, 37ans Posté(e)
sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
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il y a 9 minutes, Ines Presso a dit :

La folie, ça ne veut strictement rien dire, on y met tout et n'importe quoi. Tu ne verras jamais un spécialiste utiliser le mot folie. Folie est utilisé uniquement par ceux qui n'entendent rien au domaine de la psychiatrie.

Le terme "folie" est bien français et couramment usité même s'il n'appartient plus au vocabulaire médical, il fait quand-même partie du langage populaire et conserve bien son, voire ses, propres sens, et représente aussi un thème exploré par divers philosophes.

https://dicocitations.lemonde.fr/dico-mot-definition/63026/folie.php#:~:text=Définition de folie. Définition : Dérangement de l’esprit,,- Sa folie est nouvelle et rare assurément.

http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/old2/articles.php?pg=860

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il y a 3 minutes, sirielle a dit :

Le terme "folie" est bien français et couramment usité même s'il n'appartient plus au vocabulaire médical, il fait quand-même partie du langage populaire et conserve bien son, voire ses, propres sens, et représente aussi un thème exploré par divers philosophes.

https://dicocitations.lemonde.fr/dico-mot-definition/63026/folie.php#:~:text=Définition de folie. Définition : Dérangement de l’esprit,,- Sa folie est nouvelle et rare assurément.

http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/old2/articles.php?pg=860

Bin voilà tu l'as dit, le terme folie n'est utilisé que par ceux qui n'y connaissent rien.

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Membre, 37ans Posté(e)
sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
Posté(e)
il y a 25 minutes, Ines Presso a dit :

Bin voilà tu l'as dit, le terme folie n'est utilisé que par ceux qui n'y connaissent rien.

Ne connaissant rien à la psychiatrie? Mais on n'est pas dans la rubrique santé, on est dans la rubrique philosophie, où la notion peut être légitimement étudiée, qu'on la cautionne ou non.

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Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
Le 21/03/2021 à 21:40, sirielle a dit :

En quoi la folie est-elle nécessaire ou superflue?

Bonjour,

Les maladies mentales ne sont pas de simples produits toxiques, elles sont intelligentes.

Elles s'insèrent, elles s'insinuent insidieusement chez leur victimes avec persuasion et séduction.

La schizophrénie m'a promis un empire, et j'avoue que j'ai mis plusieurs années avant de comprendre l'arnaque.

La paranoïa ou la schizophrénie sont même capables de créer des preuves dans l'environnement pour convaincre le sujet malade.

 

Bienvenu à Gogol-land !

Nous sommes tous fous.

Mais puisque nous sommes notre propre référence, nous n'en avons pas conscience.

Mickey Mouse est devenu notre Dieu par induction : "les produits dérivés, c'est fantastique !!!"

L'histoire de la vie est un déséquilibre permanent, et la folie d'hier est l'ordre établi d'aujourd'hui …

 

Si l'on disait la Vérité à un extraverti, il tomberait en dépression pendant plusieurs semaines.

Puis, il finirait par retrouver sa stabilité dans un silence inquiétant.

Mais si la Vérité rend fou, dépressif, désespéré, si les anges sont les agents acritiques de l'illusion, cela signifie-t-il que l'on met des Justes en prison, de façon systémique ?

Y a-t-il un charnier dans le placard ?

Notre système serait-il indigne au point de dénier ou d'éluder la notion même de Vérité ?

Si c'est le cas, je ne répond pas de l'ordre établi, ni présent ni à venir.

Que le meilleur gagne.

Cordialement, Fraction

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Membre, 37ans Posté(e)
sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
Posté(e)
Le 25/03/2021 à 13:34, Fraction a dit :

La schizophrénie m'a promis un empire, et j'avoue que j'ai mis plusieurs années avant de comprendre l'arnaque.

La paranoïa ou la schizophrénie sont même capables de créer des preuves dans l'environnement pour convaincre le sujet malade.

La schizophrénie, vaste arnaque psychiatrique, ou savoir maîtriser la télépathie sans trop idéaliser, sombrer ni sur/sousinterpréter, sur/sousévaluer ses indications.

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Membre, 48ans Posté(e)
Fraction Membre 6 815 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)
à l’instant, sirielle a dit :

La schizophrénie, vaste arnaque psychiatrique, ou savoir maîtriser la télépathie sans trop sombrer ni surinterpréter.

Ma schizophrénie a débuté dans une ultra-violence hallucinatoire.

Le complot scientologiste a dépassé ma raison.

Puis j'ai fini par mâter le Diable, et par lui confisquer ses moteurs.

 

Je n'ai pas de haine.

Ce qui devait arriver est arrivé.

Aléa jacta est : le temps est notre nourrice et notre protecteur.

 

Mais je m'évertue à détourner les cibles potentielles de la schizophrénie de leur délire autodestructeur.

Il existe un moyen de trouver la foi dans la raison.

Les hommes ont peur de tout.

Mais moi je n'ai pas peur.

Parce que j'ai compris que j'étais partout chez moi.

 

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Membre, 37ans Posté(e)
sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
Posté(e)
il y a 1 minute, Fraction a dit :

Ma schizophrénie a débuté dans une ultra-violence hallucinatoire.

Le complot scientologiste a dépassé ma raison.

Puis j'ai fini par mâter le Diable, et par lui confisquer ses moteurs.

 

Je n'ai pas de haine.

Ce qui devait arriver est arrivé.

Aléa jacta est : le temps est notre nourrice et notre protecteur.

 

Mais je m'évertue à détourner les cibles potentielles de la schizophrénie de leur délire autodestructeur.

Il existe un moyen de trouver la foi dans la raison.

Les hommes ont peur de tout.

Mais moi je n'ai pas peur.

Parce que j'ai compris que j'étais partout chez moi.

 

Alors remercie ta chance et préserve-la. Ici la haine c'est la guerre, le danger c'est la mort, ne serait-ce que partielles, pourvu qu'elles ne soient pas nécessaires, c'est tant mieux. 

Révélation

NB La paix et la sécurité sont d'autant plus envisageables par la considération de tous dont l'un des anges qu'est le Diable, et la bienveillance auquel il peut avoir droit comme tout un chacun#vivreensemble

 

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Membre, Un oiseau la tête en bas !, Posté(e)
Sittelle Membre 12 382 messages
Un oiseau la tête en bas !,
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Il y a 11 heures, sirielle a dit :

Alors remercie ta chance et préserve-la. Ici la haine c'est la guerre, le danger c'est la mort, ne serait-ce que partielles, pourvu qu'elles ne soient pas nécessaires, c'est tant mieux. 

  Révéler le contenu masqué

 

Vivre avec le Diable.. quelle idée ... 

J'ai préféré lui vendre mon âme .. de toutes façons mon corp n'en veut pas .. 

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)

Folie, j'oublie le monde

 A cent lieues à la ronde,

Et puis je m'oublie moi.

(Je me déçois ?)

La folie c'est tes yeux

Où je me téléporte

Et tant mieux

je ne suis plus cloporte

Et me métamorphose :

Et finie l'ankylose !

Je chemine à grands pas !

Plus de trépas !

Oui je me réinvente

A tes yeux

Pointilleux.

Motivante !

Éprouvante !

Énervante,

Folie.

Goût amer.

Mais je reste poli :

Estivante à la mer

La folie c'est d'aimer...

(Là j'ai un peu ramé !)

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Membre, 77ans Posté(e)
Blaquière Membre 19 162 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
Il y a 8 heures, Sittelle a dit :

Vivre avec le Diable.. quelle idée ... 

J'ai préféré lui vendre mon âme .. de toutes façons mon corp n'en veut pas .. 

 

Vendre son âme au Diable ou bien la vendre à Dieu ?

 Lequel des deux est le plus ambitieux ?

Si le Diable bricole

Et caracole

Par les monts et par vaux,

(Même en les caniveaux !)

Il s'affaire !

En un mot, il préfère.

Un ceci à cela,

Cécile à celle-là,

Sans jamais être las.

Pendant ce temps dans les très hautes sphères

Dans la haute atmosphère,

à cirrus que veut-tu,

Empêtré de vertu,

je le dis tout crûment : Aux cieux,

Tu sommeilles ô mon Dieu !

 

Vendre son âme au Diable

Ou bien la vendre à Dieu ?

 Tout commerce est minable :

 Je la leur donne aux deux !
 

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Membre, 37ans Posté(e)
sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
Posté(e)
Le 29/03/2021 à 08:13, Sittelle a dit :

Vivre avec le Diable.. quelle idée ... 

J'ai préféré lui vendre mon âme .. de toutes façons mon corp n'en veut pas .. 

Bien sûr, personne n'est tout-à-fait irrécupérable socialement en quelque sorte, ne serait-ce qu'au travers de la mémoire car même un mort continue à impacter par son vécu, même si on n'identifie pas toujours très précisément les causes des évènements. Et d'autant plus que l'imperfection vaut parfois mieux que le néant (pas toujours), encore davantage si elle est corrigeable.

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Ce qui est proprement remarquable c'est que comme l'a vu Freud, les symptômes d'une maladie mentale ne sont qu'une différence de degré et non une différence de nature avec les autres individus. Tous les symptômes de toutes les pathologies sont présents de façon sous-jacente chez les humains ordinaires.

Même les schizophrénies se différencient essentiellement par une plus grande propension à développer des certitudes infondées (alors que nous en avons tous et toutes, à commencer par les croyants en Dieu), des propos incohérents qui arrivent à tout le monde, ou des troubles de la mémoire et de la concentration, etc.

Tous les symptômes de toutes les maladies, en cherchant bien, sont présents à un degré différent chez chaque être humain "sain". Si bien que la maladie mentale nous en apprend énormément sur la nature humaine et va surtout révéler les tendances naturelles de la psychologie humaine et ses biais qu'elle va pousser au maximum.

Ce sont les situations de souffrances morales prolongées qui sont les plus promptes à faire se développer de tels troubles, en dehors des cas génétiquement hérités. Il semble que certaines maladies mentales soient surreprésentées dans les métiers créatifs, comme la schizophrénie ou la bipolarité.

Pour moi ce qu'on appelle la folie c'est surtout une fonction cognitive sur ou sous-développée que les autres fonctions cognitives, en leur état actuel n'arrivent pas à compenser. Un peu comme dans une recette de cuisine : on peut doubler la quantité de chaque ingrédient, et tant qu'on respecte les instructions à la lettre et les proportions relatives, le résultat sera le même. Le problème n'est pas la quantité de chaque ingrédient, c'est leur quantité relative les uns par rapport aux autres, qui vont faire un gâteau plus flasque, trop dur ou trop mou, trop ceci ou trop cela.

Dans la folie, certaines fonctions cognitives sont trop développées, suractivées ou inhibées et cela cause des problèmes vis-à-vis des autres fonctions cognitives qui n'arrivent pas à compenser l'excès ou le défaut (comme dans une recette de cuisine lors de laquelle un ingrédient serait trop présent ou pas assez). C'est un déséquilibre en somme. Dans une recette les ingrédients interagissent chimiquement les uns avec les autres pour donner la texture, le goût, l'apparence. Le secret est dans la proportion.

Un individu avec une quantité d'ingrédients plus grande, et bien proportionnée, sera considéré comme plus intelligent. Un individu malade admet un déséquilibre à un niveau ou à un autre. Je ne serai donc pas surpris qu'il existe un réel lien entre l'intelligence et la maladie mentale.

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Membre, 37ans Posté(e)
sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Quasi-Modo a dit :

à développer des certitudes infondées (alors que nous en avons tous et toutes, à commencer par les croyants en Dieu

Les certitudes infondées en Dieu appartiennent plutôt aux athées, voire aux agnostiques, sachant cependant que les prétendus "croyants" le sont parfois moins (ou différemment) que ce que leur étiquette pourrait le prétendre en fonction de ce qui est attribué subjectivement à cette dernière.

il y a une heure, Quasi-Modo a dit :

Un peu comme dans une recette de cuisine : on peut doubler la quantité de chaque ingrédient, et tant qu'on respecte les instructions à la lettre et les proportions relatives, le résultat sera le même. Le problème n'est pas la quantité de chaque ingrédient, c'est leur quantité relative les uns par rapport aux autres, qui vont faire un gâteau plus flasque, trop dur ou trop mou, trop ceci ou trop cela.

Les "instructions" peuvent s'avérer néfastes, en cela déjà le naturel aimant, confiant, est mis à mal le cas échéant. Quant à la quantité, même d'un seul ingrédient isolé, elle nécessite elle aussi modération, même si en effet, cette dernière dépend éventuellement des autres potentiels ingrédients associés. J'ajouterais que la quantité nulle a sa potentielle valeur, ainsi d'ailleurs que l'illimitée, rapport à l'idéal.

il y a une heure, Quasi-Modo a dit :

Le secret est dans la proportion.

De même les proportions zéro, ainsi qu'illimitées, se doivent aussi d'être assez appliquées pour dissocier correctement la logique de l'illogique.

Par exemple idéalement pour bien raisonner on s'affaire à condamner toute bêtise, et accorder toute abondance à l'intelligence. Et si l'idéal s'avérait inaccessible y tendre au mieux.

 

 

(Cela dit ces références renvoient aussi au fait que comme l'adage le prétend "On est ce que l'on mange."(entre autres) les capacités voire dégénérescences intellectuelles en dépendent plus ou moins.)

Et puisqu'il est question d'équilibre, sagesse et équité universelle sont censées aller de pair. Ainsi, lorsque l'on restreint le principe de justice à une part incomplète écosystémique en en bannissant le reste, on perd la raison.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 013 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Bonsoir Sirielle,

 

Le 21/03/2021 à 21:40, sirielle a dit :

En quoi la folie est-elle nécessaire ou superflue?

 

je ne sais bien évidemment pas quel est le leitmotiv derrière cette question, la dernière en date de ta part sur le forum en section philo. En revanche, je sais que M. Foucault l'a traitée, bien que je n'en ai pas pris connaissance jusqu'à présent.

 

Je ne dirais pas qu'il y a une nécessité à la folie, mais que c'est une conséquence/appréciation jusqu'à aujourd'hui inévitable dans les mentalités de mes congénères d'ici ou d'ailleurs. En effet, tout ce qui s'écarte de la norme, des règles établies et de leur respect, peut conduire à traiter le fauteur de troubles de fou, par sa façon de parler, d'agir ou de faire, trop en décalage avec son temps, du moins avec la vision du monde de son temps et du niveau de tolérance à la différence.

Il est quand même plus aisé de taxer quelqu'un de fou et le laisser pour compte, que de chercher à le comprendre, à accepter l'étrangeté de ses idées ou faits ou encore à l'intégrer dans le grand Tout - généralement limité à une petite communauté partageant un même état d'esprit.

 

 

La folie a aussi un caractère superfétatoire, dans la mesure où l'on pourrait très bien vivre sans, au même titre que l'on pourrait vivre sans discrimination ou sans maladie. Bien sûr, on peut toujours y trouver une utilité a posteriori, comme on en trouve une à l'erreur, mais dans l'absolu on peut très bien s'en dispenser sans ombrage, non de ce qui serait différent de nous, mais du jugement que l'on porte avec l'étiquette de folie sur autrui.  

 

Il y a certes des gens " malades " et qui ont sans doute besoin d'aide ou alors il y a des actes stupides et bêtes, mais pas forcément du fruit de personnes folles à proprement parler. La folie est certainement l'autre nom pour désigner ce que l'on nomme aujourd'hui les psychopathologies, si tant est qu'elles existent réellement:

The myth of mental illness, T. Szasz

L'imposture de la maladie mentale, A. Bachand

Les anormaux, cours au collège de France M. Foucault

Le normal et le pathologique, G. Canguilhem  

ou de manière moins livresque et plus empirique:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Rosenhan

 

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Membre, Chien Fou forumeur, 91ans Posté(e)
Promethee_Hades Membre 25 564 messages
91ans‚ Chien Fou forumeur,
Posté(e)
Le 22/03/2021 à 08:51, Sittelle a dit :

Qui pourrait offrir sa définition de sa Folie ? 

C'est d'avoir tout perdu hormis la raison.

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Membre, 37ans Posté(e)
sirielle Membre 9 663 messages
Maitre des forums‚ 37ans‚
Posté(e)
Le 01/04/2021 à 20:20, deja-utilise a dit :

Bonsoir Sirielle,

Bonjour deja-utilise,

Le 01/04/2021 à 20:20, deja-utilise a dit :

Je ne dirais pas qu'il y a une nécessité à la folie, mais que c'est une conséquence/appréciation jusqu'à aujourd'hui inévitable dans les mentalités de mes congénères d'ici ou d'ailleurs. En effet, tout ce qui s'écarte de la norme, des règles établies et de leur respect, peut conduire à traiter le fauteur de troubles de fou, par sa façon de parler, d'agir ou de faire, trop en décalage avec son temps, du moins avec la vision du monde de son temps et du niveau de tolérance à la différence.

L'une des nécessités que l'on pourrait attribuer à la folie consiste en effet en une capacité de l'esprit à s'affranchir de certaines règles établies, d'une manière permettant des apprentissages, des connaissances, seulement accessibles au prix d'un décalage avec une part de réalité. Voire aussi d'expérimenter divers raisonnements, diverses approches dans un domaine, quitte à en ébaucher des farfelu(e)s, pour ensuite mieux saisir ceux qui sont assez raisonnables, ou bien dissocier en leur sein le raisonnable du déraisonnable.

Le 01/04/2021 à 20:20, deja-utilise a dit :

Il est quand même plus aisé de taxer quelqu'un de fou et le laisser pour compte, que de chercher à le comprendre, à accepter l'étrangeté de ses idées ou faits ou encore à l'intégrer dans le grand Tout - généralement limité à une petite communauté partageant un même état d'esprit.

Bien sûr il y a aussi la vraie folie et la fausse, en fonction de la qualité du jugement qui l'attribue, pouvant lui-même être éventuellement jugé sur son degré de folie. De plus il y a la folie de groupe, et la folie ponctuelle. Cependant les personnes durablement taxées de folles sont le plus souvent des personnes considérées (à tort ou à raison) dangereuses, pour elles-mêmes et/ou les gens qui les entourent. Toutefois il est vrai que la dangerosité peut parfois être plus fondée qu'il n'y paraît pour un regard peu au fait de ses tenants et aboutissants.

Le 01/04/2021 à 20:20, deja-utilise a dit :

La folie a aussi un caractère superfétatoire, dans la mesure où l'on pourrait très bien vivre sans, au même titre que l'on pourrait vivre sans discrimination ou sans maladie. Bien sûr, on peut toujours y trouver une utilité a posteriori, comme on en trouve une à l'erreur, mais dans l'absolu on peut très bien s'en dispenser sans ombrage, non de ce qui serait différent de nous, mais du jugement que l'on porte avec l'étiquette de folie sur autrui.  

Ou alors peut-être devrait-on totalement s'en dispenser dans l'idéal (si l'on s'en tient à l'aspect plus ou moins péjoratif que la notion implique souvent), mais qu'en revanche elle est parfois un passage nécessaire dans un contexte où la perfection reste inaccessible. Un peu comme une personne incapable d'un calcul parfait serait obligée par nécessité d'en passer par des erreurs, bien que le moins possible, quitte à les corriger au fur et à mesure, pour réussir à atteindre le bon résultat, plutôt que d'éviter le calcul de peur de s'y tromper au risque de davantage en souffrir finalement. L'erreur et la folie deviennent donc alors potentiellement nécessaires par principe d'optimisation.

Le 01/04/2021 à 20:20, deja-utilise a dit :

Il y a certes des gens " malades " et qui ont sans doute besoin d'aide ou alors il y a des actes stupides et bêtes, mais pas forcément du fruit de personnes folles à proprement parler. La folie est certainement l'autre nom pour désigner ce que l'on nomme aujourd'hui les psychopathologies, si tant est qu'elles existent réellement

Une des différences entre la sottise et la folie, même si les deux peuvent éventuellement s'associer, est que la sottise peut provenir par exemple d'un manque de réflexion, alors que la folie, elle, représente plutôt justement une réflexion illogique, insensée, mais construite, voire les conséquences comportementales de ces constructions mentales absurdes.

Le 01/04/2021 à 20:20, deja-utilise a dit :

The myth of mental illness, T. Szasz

L'imposture de la maladie mentale, A. Bachand

Les anormaux, cours au collège de France M. Foucault

Le normal et le pathologique, G. Canguilhem  

ou de manière moins livresque et plus empirique:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Rosenhan

Merci pour ces références.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 013 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Bonjour ma p'tite dame,

 

Il y a 21 heures, sirielle a dit :

L'une des nécessités que l'on pourrait attribuer à la folie consiste en effet en une capacité de l'esprit à s'affranchir de certaines règles établies, d'une manière permettant des apprentissages, des connaissances, seulement accessibles au prix d'un décalage avec une part de réalité. Voire aussi d'expérimenter divers raisonnements, diverses approches dans un domaine, quitte à en ébaucher des farfelu(e)s, pour ensuite mieux saisir ceux qui sont assez raisonnables, ou bien dissocier en leur sein le raisonnable du déraisonnable.

Il ne me semble pas nécessaire d'en passer par un élan de folie pour procéder ainsi, avoir un esprit créatif pour le premier point et un esprit critique pour le deuxième point sont déjà fort utiles et en théorie satisfaisants.

Entre-nous, le plus difficile à surmonter dans la recherche du Vrai n'est autre que nous-même, nous sommes notre plus grande entrave, notre plus grand adversaire, le principal élément limitatif dans notre compréhension plus juste et étendue du monde. Il faut d'une certaine manière nous transcender nous-même, nous décentrer et reconnaitre/accepter d'avoir nombre de défauts ou biais en tous genres et composer avec cette dévalorisation. 

 

Si on parvient à dépasser la " pyramide " des besoins d'Abraham Maslow - qui lui parle de hiérarchisation des besoins, cela dit en passant - et de la prolonger symétriquement après " soi " et la pointe de l'accomplissement de soi, alors on pourra effectivement découpler notre vision d'observateur de celle ego-centrée et donc biaisée/falsificatrice/limitée/intéressée. 

 

Il y a 21 heures, sirielle a dit :

Bien sûr il y a aussi la vraie folie et la fausse, en fonction de la qualité du jugement qui l'attribue, pouvant lui-même être éventuellement jugé sur son degré de folie. De plus il y a la folie de groupe, et la folie ponctuelle. Cependant les personnes durablement taxées de folles sont le plus souvent des personnes considérées (à tort ou à raison) dangereuses, pour elles-mêmes et/ou les gens qui les entourent. Toutefois il est vrai que la dangerosité peut parfois être plus fondée qu'il n'y paraît pour un regard peu au fait de ses tenants et aboutissants.

Il me semble pourtant qu'il n'est nul besoin d'être fou pour être non seulement dangereux, mais aussi de faire souffrir un nombre considérable de créatures ! C.f. La banalité du mal et les expériences de " la prison Standford " ( voir le scandale d'Abou Grhaib ) ou celles de Stanley Milgram sur l'autorité, ou encore les études sur l'influence sociale, tout comme le phénomène de compensation morale !

Chaque humain est dans sa vie un danger pour une autre personne humaine ou non-humaine, point besoin de folie pour agir follement, tout comme il n'est pas nécessaire d'être complètement stupide - dérangé du bocal - ou idiot/imbécile pour agir bêtement, stupidement ou idiotement, c'est le lot de tout un chacun, certains plus que d'autres...

La folie est bien souvent ce que l'on ne comprend pas, la maladie dite mentale peut être vue dans sa symptomatologie comme une forme de communication dont les non-fous n'ont pas les codes de traduction. Un fou n'est fou pour un observateur extérieur que parce qu'il ne saisit pas la " logique " du comportement d'un tel individu, mais il est fort probable que si l'on avait une vision plus exhaustive et fondamentale ou intrinsèque, on n'y verrait plus de la folie, mais une réaction " normale ", tout comme une personne qui ne ressent pas la douleur à cause d'une malformation neurologique ou à cause d'une défaillance de neurotransmetteurs héréditaire a sans doute du mal à comprendre intimement pourquoi certains se tordent dans tous les sens après tel ou tel évènement comme de toucher un four ou un poêle allumés, s'être frappé les doigts avec le marteau, avoir une rage de dent ou une crise d'appendicite, etc...

 

Il y a 21 heures, sirielle a dit :

Ou alors peut-être devrait-on totalement s'en dispenser dans l'idéal (si l'on s'en tient à l'aspect plus ou moins péjoratif que la notion implique souvent), mais qu'en revanche elle est parfois un passage nécessaire dans un contexte où la perfection reste inaccessible. Un peu comme une personne incapable d'un calcul parfait serait obligée par nécessité d'en passer par des erreurs, bien que le moins possible, quitte à les corriger au fur et à mesure, pour réussir à atteindre le bon résultat, plutôt que d'éviter le calcul de peur de s'y tromper au risque de davantage en souffrir finalement. L'erreur et la folie deviennent donc alors potentiellement nécessaires par principe d'optimisation.

Ce dont on peut se passer, c'est seulement du jugement lui-même - sur autrui, mais pour la personne taxée de folle, c'est son comportement normal à elle, elle ne peut dès lors pas faire autrement que d'être comme elle est, même si tout peut plus ou moins évoluer par l'effort et l'apprentissage, comme les techniques Teacch et ABA pour les TSA, mais il est clair que l'on ne peut pas attendre d'un enfant atteint de mucoviscidose ou de trisomie de se comporter " normalement ", i.e. comme des personnes non affectées par ces troubles.

Après si c'est une véritable maladie, il y a donc une ou des causes, auxquelles on pourra cahin-caha remédier, suppléer ou atténuer les effets, mais dans le but suprême d'aider à mieux vivre la personne concernée et désireuse d'aller mieux, non pour la renormaliser !

 

 

Il y a 21 heures, sirielle a dit :

Une des différences entre la sottise et la folie, même si les deux peuvent éventuellement s'associer, est que la sottise peut provenir par exemple d'un manque de réflexion, alors que la folie, elle, représente plutôt justement une réflexion illogique, insensée, mais construite, voire les conséquences comportementales de ces constructions mentales absurdes.

Plutôt que de jeter la responsabilité au fou, peut-être devrions-nous nous demander si nous sommes aptes à le comprendre complètement et objectivement, on peut faire un parallèle avec l'intelligence des animaux, qui il n'y a pas longtemps était encore déniée, que les animaux agissaient par réflexes instinctifs, alors qu'une étude plus attentive et poussée, nous montre la continuité et la similitude avec notre propre espèce animale, il faut donc d'abord se défaire ou se retourner contre nos préjugés, ou encore on peut songer à l'hérétisme religieux, où les visions différentes, non orthodoxes sont( étaient) considérées comme insensées !

 

m'dame:hi:

 

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