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Explication de Texte, extraits de "Réflexion sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale" S.Weil

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WeelKy

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Nouveau, 19ans Posté(e)
WeelKy Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚ 19ans‚
Posté(e)

 

« L'homme vivant ne peut en aucun cas cesser d'être enserré de toutes parts par une nécessité absolument inflexible ; mais comme il pense, il a le choix entre céder aveuglément à l'aiguillon par lequel elle le pousse de l'extérieur, ou bien se conformer à la représentation intérieure qu'il s'en forge ; et c'est en quoi consiste l'opposition entre servitude et liberté. Les deux termes de cette opposition ne sont au reste que des limites idéales entre lesquelles se meut la vie humaine sans pouvoir jamais en atteindre aucune, sous peine de n'être plus la vie. La science est aujourd'hui regardée par les uns comme un simple catalogue de recettes techniques, par les autres comme un ensemble de pures spéculations de l'esprit qui se suffisent à elles-mêmes ; les premiers font trop peu de cas de l'esprit et les seconds du monde. La pensée est bien la suprême dignité de l'homme ; mais elle s'exerce à vide, et par suite ne s'exerce qu'en apparence, lorsqu'elle ne saisit pas son objet, lequel ne peut être que l'univers. Il devrait alors se trouver au centre même de la culture. quelle merveilleuse plénitude de vie ne pourrait-on pas attendre d'une civilisation où le travail serait assez transformé pour exercer pleinement toutes les facultés, pour constituer l'acte humain par excellence ? Naguère la culture était considérée par beaucoup comme une fin en soi, et de nos jours ceux qui y voient plus qu'une simple distraction y cherchent d'ordinaire un moyen de s'évader de la vie réelle. Sa valeur véritable consisterait au contraire à préparer à la vie réelle, à armer l'homme pour qu'il puisse entretenir, avec cet univers qui est son partage et avec ses frères dont la condition est identique à la sienne, des rapports dignes de la grandeur humaine. »

S.Weil (1934)

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Membre, Talon 1, 76ans Posté(e)
Talon 1 Membre 18 607 messages
76ans‚ Talon 1,
Posté(e)

Prêche abstrait et rébarbatif. Le prêcheur fera attention aux marches en descendant de sa chaire.

 

DE L'ORGANISATION DES ETATS DE CONSCIENCE

LA LIBERTE

 

Le mécanisme démêle au sein du fait particulier un certain nombre de lois dont celui-ci constituerait, en quelque sorte, le point d'intersection ; c'est la loi qui deviendrait, dans cette hypothèse, la réalité fondamentale.

Le dynamiste croit apercevoir des faits qui se dérobent davantage à l'étreinte des lois ; il érige donc le fait en réalité absolue, et la loi en expression plus ou moins symbolique de cette réalité.

La question de la liberté met aux prises ces deux systèmes opposés de nature, mécanisme et dynamisme.

On aboutit à deux conceptions opposées de l'activité humaine selon la manière dont on entend le rapport du concret à l'abstrait, du simple au complexe, et des faits aux lois.

La conscience nous avertit en effet que la plupart de nos actions s'expliquent par des motifs.

H. Bergson

 

Le prétendu déterminisme physique se réduit à un déterminisme psychologique.

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Membre, Agitateur Post Synaptique, 53ans Posté(e)
zenalpha Membre 17 199 messages
53ans‚ Agitateur Post Synaptique,
Posté(e)
Il y a 15 heures, WeelKy a dit :

 

« L'homme vivant ne peut en aucun cas cesser d'être enserré de toutes parts par une nécessité absolument inflexible ; mais comme il pense, il a le choix entre céder aveuglément à l'aiguillon par lequel elle le pousse de l'extérieur, ou bien se conformer à la représentation intérieure qu'il s'en forge ; et c'est en quoi consiste l'opposition entre servitude et liberté. Les deux termes de cette opposition ne sont au reste que des limites idéales entre lesquelles se meut la vie humaine sans pouvoir jamais en atteindre aucune, sous peine de n'être plus la vie. La science est aujourd'hui regardée par les uns comme un simple catalogue de recettes techniques, par les autres comme un ensemble de pures spéculations de l'esprit qui se suffisent à elles-mêmes ; les premiers font trop peu de cas de l'esprit et les seconds du monde. La pensée est bien la suprême dignité de l'homme ; mais elle s'exerce à vide, et par suite ne s'exerce qu'en apparence, lorsqu'elle ne saisit pas son objet, lequel ne peut être que l'univers. Il devrait alors se trouver au centre même de la culture. quelle merveilleuse plénitude de vie ne pourrait-on pas attendre d'une civilisation où le travail serait assez transformé pour exercer pleinement toutes les facultés, pour constituer l'acte humain par excellence ? Naguère la culture était considérée par beaucoup comme une fin en soi, et de nos jours ceux qui y voient plus qu'une simple distraction y cherchent d'ordinaire un moyen de s'évader de la vie réelle. Sa valeur véritable consisterait au contraire à préparer à la vie réelle, à armer l'homme pour qu'il puisse entretenir, avec cet univers qui est son partage et avec ses frères dont la condition est identique à la sienne, des rapports dignes de la grandeur humaine. »

S.Weil (1934)

C'est un magnifique texte qui permet de se rendre compte qu'entre l'introspection de sa propre pensée libre et la relation au monde et à la pensée des hommes et meme à une tentative de compréhension de l'ensemble de l'univers, l'équilibre est bien délicat.

Est ce qu'être conditionné par notre environnement nous bride ou nous éclaire ?

Est ce qu'être libre de pensée dans son univers masturbatoire est une réelle liberté ?

Au delà...ce qui me...désole...c'est qu'en effet je m'interroge entre le grand écart à pratiquer entre la Culture et ses enseignements intellectuels et moraux d'avec le fonctionnement à adopter pour se faire une image en société 

J'invite à consulter la notion de congruence selon Carl Rogers

Et on s'aperçoit que des vies parallèles ne peuvent qu'émerger qui ne remettent pas en cause l'authenticité mais qui introduisent le calcul et la prudence 

La société n'a pas évolué dans le sens que j'aurai imaginé et ce sentiment d'être un vilain canard visant le vol du cygne dans un monde de requins.

La culture ne prépare pas à la vie réelle, elle est un artifice dont on se sert pour parer le canon et mieux faire mouche.

J'en suis...désolé Simone.

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Membre, 153ans Posté(e)
hell-spawn Membre 13 483 messages
Maitre des forums‚ 153ans‚
Posté(e)

Simone avait 23 ans quand elle a écrit ce texte, je le trouve un peu confus.

Pour moi il s'agit de mettre l'accent sur les tendances ou les forces plus ou moins contraires qui déchirent l'homme ( qui pense ) a savoir :

Son intérieur, pour ne pas dire son âme, qui le pousse a l'élévation; et de parvenir a s'adapter au monde extérieur qui l'opprime via la société.

Bref, l'homme a en lui les capacités d'appréhender l'univers et ses secrets mais il est dans la grande majorité des cas tributaire de la trivialité (tout  ce qui est petit comme l'ambition sociale ou ce qui lui vient de sa programmation génétique via la sexualité )

 

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Membre, 153ans Posté(e)
hell-spawn Membre 13 483 messages
Maitre des forums‚ 153ans‚
Posté(e)
il y a 47 minutes, hell-spawn a dit :

Simone avait 23 ans quand elle a écrit ce texte

Rectification: 25 ans.

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