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Des professeurs moquent le rapport Bergé sur la relation parents-école


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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)
il y a une heure, PLS maker a dit :

Ya plusieurs types de savoirs, et ça ça casse tout le truc trans-machinchose d'emblée. Vous avez les savoirs pratiques, vous avez les savoirs savants, des savoirs-faire, des savoirs-être, et tous ne s'appréhende pas de la même manière suivant que vous venez de tel ou tel pays ou bien de tel ou tel classe sociale.

il y a bien sûr tout un tas de bonnes raisons pour ne pas appliquer les directives de l'éducation nationale et/ou pour expliquer un immobilisme 

pratique pour excuser une incompétence .... le "c'est plus compliqué que vous ne le pensez " permet d'expliquer qu'une tâche n'est pas effectuée ... lorsqu'on travaille dans le secteur privé ,on a une tâche ,un objectif , et de l'autre coté des résultats ...la méthode fait partie des compétences personnelles  ...  va expliquer à ton patron que si tu n'as pas atteint les objectifs ,c'est qu'il n'a pas bien mesuré l'ampleur de la tâche ...

Protégés par le peu d'attractivité d'une profession mal payée ,mal considérée ,pas du tout encombrée , il y a un sentiment d'impunité ,d'absence de sanctions qui fait que l'EN est condamnée à la sclérose ...

 à force de mal payer les enseignants ,de choisir la quantité à défaut de qualité ,on a les éducateurs que l'on mérite ...

http://luipresident.blog.lemonde.fr/2017/05/10/60-000-postes-dans-leducation-la-promesse-de-hollande-est-elle-tenue/

60.000 enseignants supplémentaires ...

Sur le papier, le ministère de l’éducation nationale l’affirme, les 60 000 postes auront été créés une fois passée la rentrée de 2017. 12 842 postes inscrits dans le budget 2017 devraient compléter les 47 158 postes postes déjà créés depuis 2012.

Comme annoncé, 54 000 postes seront revenus aux premier et second degrés, 5 000 à l’enseignement supérieur, et 1 000 à l’enseignement agricole, comme le détaille le ministère :schema_demplois2017_632566.jpg

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

Et... ça signifie quoi ce mindfuck ? 

Soit ça manque de connecteurs logiques, soit ça manque de lien avec la partie du message cité... Soit il fallait absolument citer "le privé" pour se la jouer parce que confondu sur la question dES savoirS. 

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)
il y a 3 minutes, PLS maker a dit :

Et... ça signifie quoi ce mindfuck ? 

aussi bien le rapport Bergé que la levée de bouclier des enseignants ,n'explique le malaise des enseignants ou de l'EN embarrassé par le peu de résultats obtenus en fonction du budget consacré à l'éducation de nos enfants ...

l'effort demandé aux français pour financer l'éducation de leurs enfants ,ne correspond pas aux résultats attendus ...le mindfuck c'est justement tout ce barnum dès qu'on essaie de chercher pourquoi ça ne fonctionne pas ....

777px-Public_expenditure_on_education_(e


Les élèves de CM1 affichent un score de 488 points en mathématiques et 487 en sciences, en deçà de la moyenne internationale (500) et de la moyenne européenne (527 en maths, 525 en sciences), selon l'étude de l'Association internationale pour l'évaluation de la réussite éducative (IAE), une association scientifique indépendante basée aux Etats-Unis ...

.........

Les instituteurs français se disent bien moins à l'aise que leurs collègues européens pour "améliorer la compréhension des mathématiques des élèves en difficulté", "aider à comprendre l'importance des mathématiques" ou "donner du sens" à cette matière selon des questionnaires remplis par les professeurs dans le cadre de cette enquête. Les écarts sont encore plus marqués en sciences.

Plusieurs études ont montré que les professeurs des écoles en France étaient en grande majorité issus de filières non scientifiques et éprouvaient plus de difficultés dans la transmission de ces disciplines.

............http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/29/les-francais-sont-les-pires-eleves-de-lunion-europeenne-en-maths-sciences_a_21616263/

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Membre, 77ans Posté(e)
Pales Membre 23 646 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)

Ont ne devrait pas dire l'EN (l'Education Nationale),mais l'IN  (l'Instruction Nationale)...............En effet l'école de la RF est un lieux d'Instruction (pour acquérir le savoir et les connaissances) et non d'Education (pour acquérir le savoir se Comporter)

Les Professeurs ne devait pas êtres "Embarrassés" d’éduquer ce rôle doit être exclusivement  celui des Parents

Un "Parent" a été un élève................L’élève deviendra un "Parent",la boucle doit se  boucler ainsi

C'est mon Avis...................La société aurait toute a y Gagner

En Chine.................. une des particularité que j´ai pu observer est que les grand parents sont beaucoup plus impliqués dans l´éducation des enfants en Chine qui ne le sont en France. Dans le cas de certaine profession, je crois qu´il est même courant que les jeunes enfants soient élevés par les grands parents pendant que leurs parents forment leurs carrières professionnelles. Ils feront de même plu-tard avec les enfants de leur enfants.

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 50 064 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)
Il y a 17 heures, Quasi-Modo a dit :

Pourquoi donc cela devrait poser problème qu'un professeur ne vienne pas d'une cité pour y enseigner?

Il peut comprendre lui aussi ce qu'il y a à comprendre, ça ne signifie pas qu'il soit idiot non plus.

J'aimerai bien un exemple concret d'un cas d'école dans lequel c'est mieux qu'un professeur vienne de cité.

C'est mieux que les professeurs aient des connaissances et qu'ils aient donc fait des études, non?

Le problème c'est plutôt que de moins en moins d'élèves parviennent à s'extirper de leur classe sociale d'origine lorsqu'elle est modeste.

Tu sais qu'il n'y a pas que des débiles profonds d'analphabètes dans les cités, quand même????

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 50 064 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)
il y a 6 minutes, querida13 a dit :

Tu sais qu'il n'y a pas que des débiles profonds d'analphabètes dans les cités, quand même????

Le problème, c'est que les études coûtent cher et que chez les jeunes aussi, il y a une sélection par l'argent.

Le problème,  c'est que les parents qui tirent déjà le diable par la queue, en ayant du mal à boucler les fins de mois encouragent leurs enfants  (doués pour les études ou pas) à faire des études courtes pour les mettre assez rapidement sur le marché du travail, pour qu'ils quittent la maison dans un bref délai.Ce qui soulage leurs finances.

 

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 50 064 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)

 

il y a 9 minutes, querida13 a dit :

VDonner du sens en mathématiques dans les classes de maternelle et primaire, rien de plus facile: tout ce qui est au programme sert dans la vie courante. La numération, le calcul mental,  les 4 opérations, les pourcentages, les mesures (masses, longueurs, temps, vitesse)les polygones, le calcul des surfaces, de périmètres, les comparaisons de quantités, voilà des notions qui nous servent constamment encore quand nous sommes adultes.il suffit de trouver des énoncés qui collent à la vie des élèves, aux situations qu'ils auront à vivre et où ils auront  besoin d'utiliser ces notions mathématiques!

Compare la sécheresse de :l'énoncé de problème quelle est la surface  et le périmètre d'une pièce  carrée de 4 m de côté. AVEC:

Vous voulez changer le carrelage de votre chambre  qui est carrée et qui mesure 4m de côté.1)calcule la surface de carrelage dont tu auras besoin. Sur le périmètre tu veux installer des plinthes, 2)calcule la longueur  qui est nécessaire.

 

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 50 064 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)
Il y a 2 heures, Pales a dit :

Ont ne devrait pas dire l'EN (l'Education Nationale),mais l'IN  (l'Instruction Nationale)...............En effet l'école de la RF est un lieux d'Instruction (pour acquérir le savoir et les connaissances) et non d'Education (pour acquérir le savoir se Comporter)

Les Professeurs ne devait pas êtres "Embarrassés" d’éduquer ce rôle doit être exclusivement  celui des Parents

Un "Parent" a été un élève................L’élève deviendra un "Parent",la boucle doit se  boucler ainsi

C'est mon Avis...................La société aurait toute a y Gagner

En Chine.................. une des particularité que j´ai pu observer est que les grand parents sont beaucoup plus impliqués dans l´éducation des enfants en Chine qui ne le sont en France. Dans le cas de certaine profession, je crois qu´il est même courant que les jeunes enfants soient élevés par les grands parents pendant que leurs parents forment leurs carrières professionnelles. Ils feront de même plu-tard avec les enfants de leur enfants.

Ces malheureuses fourmis chinoises sont à tout âge sur la brèche! Heureusement qu'avec l'enfant unique , le boulot est moins difficile que naguère.

Quant à éduquer, oui justement, il y a surtout à éduquer les enfants à vivre en collectivité surtout dans un monde où on va vivre de plus en plus serrés...Bon nombre le sont mal ce qui laisse présager de futurs conflits sociaux avec leur  entourage, voisinage, patrons, collègues de travail, autorités judiciaires lorsqu'ils seront arrivés à l'âge adulte.

 

 

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Membre, 45ans Posté(e)
Pirlouit2017 Membre 1 605 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
Posté(e)
Il y a 16 heures, Morfou a dit :

On risque de vous répondre que l'enseignement des enfants en majorité ruraux étaient effectivement appuyé sur leur milieu social!:sleep:

Je ne suis pas tout à fait d'accord. Bien sûr, dans une France essentiellement rurale, nombre d'instituteurs étaient eux-mêmes fils ou petit-fils de paysans. Néanmoins, le recrutement était tout de même composite, surtout qu'il s'appuyait sur la mystique de l'élévation intellectuelle et morale d'une nation qu'on voulait civilisée et même à vocation d'éclairer le monde.

Dès lors, le contenu de l'enseignement n'avait absolument pas vocation à laisser les enfants enfermés dans leur quotidien. S'il existait bien sûr des leçons de choses, le but n'était pas, à l'école, de former des spécialistes du pis des vaches. De même, s'il pouvait y avoir des sorties botaniques ou des curiosités historiques de la région, c'était moins dans la volonté de circonscrire autour du pur local que d'illustrer des leçons qui se voulaient beaucoup plus universelles.

Les enseignants de la IIIe République avaient à cœur de former "l'honnête homme". Et ce qui tapissait une classe, ce n'était pas le portrait de la biquette de la mère Michelle ou du champ de betteraves du père Marcel. C'étaient la carte de l'Indochine et les planches anatomiques.

Je me répète : le drame actuel n'est absolument pas que les enseignants seraient issus de la grande bourgeoisie (ce qui est globalement faux d'ailleurs, provenant le plus souvent de la petite et "moyenne" classe moyenne). C'est plutôt leur absence de curiosité intellectuelle et de véritable culture générale, qui s'explique notamment par le fait que beaucoup sont issus d'amphis poubelles, ayant des exams à l'arrache et choisissant la voie de la fonction publique par défaut.

Il arrive (certes rarement) que des gouvernants évoquent la pertinence d'un véritable enseignement d'Histoire des civilisations. Si vous croyez qu'avec le niveau moyen du prof d'Histoire du Secondaire qui a péniblement pompé pour pondre un mémoire bidon sur une question pseudo sociale de pure Histoire contemporaine, vous avez la personne idoine pour être capable de faire du Braudel ou du Grousset, alors qu'il s'agit pour eux non seulement de points qui leur sont complètement inconnus mais dont ils se contrefoutent, vous allez tomber de haut. 

Quels sont les loisirs du prof lambda de l'enseignement de masse ? Vous croyez qu'à de très rares exceptions, ils appartiennent aux érudits locaux et, le week end, hantent les bibliothèques pour rédiger des articles dans des revues spécialisées ? 

Ce dont aurait besoin les élèves, ce n'est pas de démagogues qui singent des ados pour leur complaire, en ne leur offrant comme voie de sortie que l'enfermement dans leur inculture. C'est plutôt de personnes comme Louis Germain, qui poussa un Camus, ou le chanoine Letteron, qui forma des générations de Corses aux exigences de réelles Humanités, tout en publiant les sources de l'Histoire locale. 

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 66 200 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
il y a une heure, Pirlouit2017 a dit :

Je ne suis pas tout à fait d'accord. Bien sûr, dans une France essentiellement rurale, nombre d'instituteurs étaient eux-mêmes fils ou petit-fils de paysans. Néanmoins, le recrutement était tout de même composite, surtout qu'il s'appuyait sur la mystique de l'élévation intellectuelle et morale d'une nation qu'on voulait civilisée et même à vocation d'éclairer le monde.

Dès lors, le contenu de l'enseignement n'avait absolument pas vocation à laisser les enfants enfermés dans leur quotidien. S'il existait bien sûr des leçons de choses, le but n'était pas, à l'école, de former des spécialistes du pis des vaches. De même, s'il pouvait y avoir des sorties botaniques ou des curiosités historiques de la région, c'était moins dans la volonté de circonscrire autour du pur local que d'illustrer des leçons qui se voulaient beaucoup plus universelles.

Les enseignants de la IIIe République avaient à cœur de former "l'honnête homme". Et ce qui tapissait une classe, ce n'était pas le portrait de la biquette de la mère Michelle ou du champ de betteraves du père Marcel. C'étaient la carte de l'Indochine et les planches anatomiques.

Je me répète : le drame actuel n'est absolument pas que les enseignants seraient issus de la grande bourgeoisie (ce qui est globalement faux d'ailleurs, provenant le plus souvent de la petite et "moyenne" classe moyenne). C'est plutôt leur absence de curiosité intellectuelle et de véritable culture générale, qui s'explique notamment par le fait que beaucoup sont issus d'amphis poubelles, ayant des exams à l'arrache et choisissant la voie de la fonction publique par défaut.

Il arrive (certes rarement) que des gouvernants évoquent la pertinence d'un véritable enseignement d'Histoire des civilisations. Si vous croyez qu'avec le niveau moyen du prof d'Histoire du Secondaire qui a péniblement pompé pour pondre un mémoire bidon sur une question pseudo sociale de pure Histoire contemporaine, vous avez la personne idoine pour être capable de faire du Braudel ou du Grousset, alors qu'il s'agit pour eux non seulement de points qui leur sont complètement inconnus mais dont ils se contrefoutent, vous allez tomber de haut. 

Quels sont les loisirs du prof lambda de l'enseignement de masse ? Vous croyez qu'à de très rares exceptions, ils appartiennent aux érudits locaux et, le week end, hantent les bibliothèques pour rédiger des articles dans des revues spécialisées ? 

Ce dont aurait besoin les élèves, ce n'est pas de démagogues qui singent des ados pour leur complaire, en ne leur offrant comme voie de sortie que l'enfermement dans leur inculture. C'est plutôt de personnes comme Louis Germain, qui poussa un Camus, ou le chanoine Letteron, qui forma des générations de Corses aux exigences de réelles Humanités, tout en publiant les sources de l'Histoire locale. 

Mon avis va bien dans votre sens!

Et les profs d'aujourd'hui, jeune génération, j'en connais quelques uns...

A leur décharge, par rapport à leurs anciens, ceux que vous nommez "érudits locaux", il faut quand même comparer ce qui est comparable et accepter le fait que ceux d'hier n'avaient aucun mal, dans une France à 80% rurale, à passer pour ces érudits...;)

Et quand je disais "milieu social rural" il était bien entendu que la plupart des instituteurs de l'époque ne cherchaient pas à faire évoluer leurs élèves sachant qu'ils finiraient, chez nous on dit "au cul des vaches"!

A moins d'avoir la chance d'avoir un instit qui relevait un "quelque chose" chez l'un ou l'autre de ses élèves...

Pas comme le garçon de CP à coté de qui je m'asseyais lorsque j'étais à la maternelle, à 3 ans...c'était sa troisième année de CP et moi, la même année, je me suis payée le prix d'excellence de lecture à la distribution des prix...:D

Par contre, mon parrain, que ma grand-mère maternelle a eu en garde alors qu'il avait à peine 3mois, elle était nourrice de l'assistance publique, lorsqu'ils ont voulu à ses 11/12ans, le placer dans une ferme, il a fallu qu'elle fasse des pieds et mains pour qu'il puisse continuer ses études..elle a bien fait, il est devenu instituteur, et a fini directeur d'une petite école de campagne avec sa femme elle-même institutrice! (né en 1934)!

Il était pourtant condamné au cul des vaches...

 

 

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Membre, 45ans Posté(e)
Pirlouit2017 Membre 1 605 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Morfou a dit :

Mon avis va bien dans votre sens!

Et les profs d'aujourd'hui, jeune génération, j'en connais quelques uns...

A leur décharge, par rapport à leurs anciens, ceux que vous nommez "érudits locaux", il faut quand même comparer ce qui est comparable et accepter le fait que ceux d'hier n'avaient aucun mal, dans une France à 80% rurale, à passer pour ces érudits...;)

Et quand je disais "milieu social rural" il était bien entendu que la plupart des instituteurs de l'époque ne cherchaient pas à faire évoluer leurs élèves sachant qu'ils finiraient, chez nous on dit "au cul des vaches"!

A moins d'avoir la chance d'avoir un instit qui relevait un "quelque chose" chez l'un ou l'autre de ses élèves...

Pas comme le garçon de CP à coté de qui je m'asseyais lorsque j'étais à la maternelle, à 3 ans...c'était sa troisième année de CP et moi, la même année, je me suis payée le prix d'excellence de lecture à la distribution des prix...:D

Par contre, mon parrain, que ma grand-mère maternelle a eu en garde alors qu'il avait à peine 3mois, elle était nourrice de l'assistance publique, lorsqu'ils ont voulu à ses 11/12ans, le placer dans une ferme, il a fallu qu'elle fasse des pieds et mains pour qu'il puisse continuer ses études..elle a bien fait, il est devenu instituteur, et a fini directeur d'une petite école de campagne avec sa femme elle-même institutrice! (né en 1934)!

Il était pourtant condamné au cul des vaches...

 

 

Quand on peut lire des opuscules ou des articles publiés par ces érudits locaux de la période 1850-1940, on s'aperçoit d'une réelle curiosité et d'une capacité à embrasser et relier des domaines différents, à mille lieux de la sèche spécialisation des bataillons que forment l'Université d'aujourd'hui. Je pense donc qu'ils continueraient de sacrément trancher par rapport à leurs successeurs, même dans une Société du tertiaire. La remarque ne vaut d'ailleurs pas que pour les enseignants. Prenez les médecins : croyez-vous que la plupart de ceux qui enrichissent aujourd'hui les laboratoires à coup de prescriptions de placebos possèdent la même surface culturelle et sociale que ceux qui, durant les décennies précitées, avaient souvent pour hobbies les autres sciences naturelles voire dans les domaines littéraires ? Combien de médecins actuels se préoccupent-ils de flore ou de géologie ?

Et si la plupart des élèves ne dépassaient pas le certificat d'études, le niveau de ce dernier n'était-il pas pourtant mille fois supérieur aux connaissances qu'aurait exigé le simple état de paysan ? L'enseignement théorique se découplait du simple devenir professionnel, pour essayer d'ouvrir la seule intelligence. Et l'on considérait qu'il était justement important qu'un fils de paysans, sans doute promis à perpétuer l'exploitation familiale, acquière une culture qui lui fasse comprendre le monde physique qui l'entourait et apprécier le schéma culturel de la Société à laquelle il participait. Sinon, pourquoi lui apprendre les Mérovingiens ou Victor Hugo ? On considérait au contraire vital de transmettre à tout un chacun un bagage culturel qui contribue à l'amour de son propre pays. D'où l'accent qui était mis sur l'apprentissage du français littéraire, dans des campagnes pourtant largement patoisantes, ainsi que de l'Histoire. 

Ces fils de paysans n'auraient gagné qu'à se voir fermer toute possibilité d'élargissement de leur univers mental, si des démagogues à la sauce actuelle avaient décrété qu'ils auraient dû être traités en inférieurs incapables de recevoir tout enseignement classique et à qui on aurait ânonné quelques borborygmes. Ca c'est le mantra des "éducateurs" trotskystes qui, depuis les années 1970, ont enfermé les gamins de banlieue dans une sous-culture prêchant la haine du monde dans lequel ils habitaient, pour les glorieux résultats intellectuels et sociaux qu'on connaît. Des "éducateurs" qui ne peuvent d'ailleurs qu'être profondément méprisés pour leur illégitimité scientifique et morale, poussant beaucoup de ces mêmes gamins à se tourner vers des directeurs de conscience à même de leur prêcher la rectitude morale, à défaut du foisonnement intellectuel dont ils ont été sciemment privés.

Après, de véritables Humanités secondaires et le perfectionnement dans le Supérieur n'ont de toute façon vocation à s'adresser qu'à quelques dizaines de milliers de lettrés. Mais faire en sorte que tout gamin puisse quitter le système scolaire à la fin de la préadolescence avec le bagage culturel qu'avaient les élèves des "hussards noirs" d'antan serait déjà une belle ambition.

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Membre, 75ans Posté(e)
Morfou Membre 66 200 messages
Maitre des forums‚ 75ans‚
Posté(e)
il y a 9 minutes, Pirlouit2017 a dit :

Quand on peut lire des opuscules ou des articles publiés par ces érudits locaux de la période 1850-1940, on s'aperçoit d'une réelle curiosité et d'une capacité à embrasser et relier des domaines différents, à mille lieux de la sèche spécialisation des bataillons que forment l'Université d'aujourd'hui. Je pense donc qu'ils continueraient de sacrément trancher par rapport à leurs successeurs, même dans une Société du tertiaire. La remarque ne vaut d'ailleurs pas que pour les enseignants. Prenez les médecins : croyez-vous que la plupart de ceux qui enrichissent aujourd'hui les laboratoires à coup de prescriptions de placebos possèdent la même surface culturelle et sociale que ceux qui, durant les décennies précitées, avaient souvent pour hobbies les autres sciences naturelles voire dans les domaines littéraires ? Combien de médecins actuels se préoccupent-ils de flore ou de géologie ?

Et si la plupart des élèves ne dépassaient pas le certificat d'études, le niveau de ce dernier n'était-il pas pourtant mille fois supérieur aux connaissances qu'aurait exigé le simple état de paysan ? L'enseignement théorique se découplait du simple devenir professionnel, pour essayer d'ouvrir la seule intelligence. Et l'on considérait qu'il était justement important qu'un fils de paysans, sans doute promis à perpétuer l'exploitation familiale, acquière une culture qui lui fasse comprendre le monde physique qui l'entourait et apprécier le schéma culturel de la Société à laquelle il participait. Sinon, pourquoi lui apprendre les Mérovingiens ou Victor Hugo ? On considérait au contraire vital de transmettre à tout un chacun un bagage culturel qui contribue à l'amour de son propre pays. D'où l'accent qui était mis sur l'apprentissage du français littéraire, dans des campagnes pourtant largement patoisantes, ainsi que de l'Histoire. 

Ces fils de paysans n'auraient gagné qu'à se voir fermer toute possibilité d'élargissement de leur univers mental, si des démagogues à la sauce actuelle avaient décrété qu'ils auraient dû être traités en inférieurs incapables de recevoir tout enseignement classique et à qui on aurait ânonné quelques borborygmes. Ca c'est le mantra des "éducateurs" trotskystes qui, depuis les années 1970, ont enfermé les gamins de banlieue dans une sous-culture prêchant la haine du monde dans lequel ils habitaient, pour les glorieux résultats intellectuels et sociaux qu'on connaît. Des "éducateurs" qui ne peuvent d'ailleurs qu'être profondément méprisés pour leur illégitimité scientifique et morale, poussant beaucoup de ces mêmes gamins à se tourner vers des directeurs de conscience à même de leur prêcher la rectitude morale, à défaut du foisonnement intellectuel dont ils ont été sciemment privés.

Après, de véritables Humanités secondaires et le perfectionnement dans le Supérieur n'ont de toute façon vocation à s'adresser qu'à quelques dizaines de milliers de lettrés. Mais faire en sorte que tout gamin puisse quitter le système scolaire à la fin de la préadolescence avec le bagage culturel qu'avaient les élèves des "hussards noirs" d'antan serait déjà une belle ambition.

Il y a une certaine idéologie en vous...

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Membre, 56ans Posté(e)
Foraveur Membre 6 426 messages
Baby Forumeur‚ 56ans‚
Posté(e)

"C'est plutôt leur absence de curiosité intellectuelle et de véritable culture générale..."....c'est malheureusement souvent vrai....

"Quels sont les loisirs du prof lambda de l'enseignement de masse ? Vous croyez qu'à de très rares exceptions, ils appartiennent aux érudits locaux et, le week end, hantent les bibliothèques pour rédiger des articles dans des revues spécialisées ? "....et cela encore plus....

"Prenez les médecins : croyez-vous que la plupart de ceux qui enrichissent aujourd'hui les laboratoires à coup de prescriptions de placebos possèdent la même surface culturelle et sociale que ceux qui, durant les décennies précitées, avaient souvent pour hobbies les autres sciences naturelles voire dans les domaines littéraires ? Combien de médecins actuels se préoccupent-ils de flore ou de géologie ?"...oui c'est malheureux comme constat mais c'est la conséquence de l'hyperspécialisation...

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Membre, 45ans Posté(e)
Pirlouit2017 Membre 1 605 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, Morfou a dit :

Il y a une certaine idéologie en vous...

Transcourants alors. Car c'était tout autant la conception des laïcards bouffeurs de curés de la IIIe que des purs défenseurs du Trône et de l'Autel. Prenez n'importe quel manuel scolaire des années 1880 et vous aurez ce que je décris. A mille lieux de la déconstruction opérée depuis l'après 1968. 

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 50 064 messages
forumeuse acharnée,
Posté(e)

Des borborygmes...Il y en a qui devraient aller roter les preuves de leur évidente stupidité ailleurs et cesser de parler de ce qu'ils ignorent en des termes insultants pour les serviteurs de l'état qui ont consacré une partie de leur existence à faire parvenir un peuple quasiment illettré à la fin de l'ancien régime  (où, rappelons-le, 30% des hommes savaient signer leurs noms dans les registres paroissiaux, au mariage et où 95% des femmes ne savaient ni lire, ni écrire) , à  ce score de 80% d'une classe d'âge parvenant au bac.

Saluons le courage de ces serviteurs de l'état qui ont fait fonctionner l'ascenseur social, pendant de nombreuses années  et qui y ont consacré leur vie de travail, leur santé...Allant travailler dans des classes  souvent mal équipées, parfois dans un état délabré, avec  aussi des petits parfois sales et remplis de poux arrivant à l'école le ventre vide et les mains souillées.

J'ai vu des profs finir avec le cancer, j'ai vu et entendu parler de profs qui se suicident, qui finissaient leur carrière bien fatigués ..;ce n'est pas pour entendre une députée élevée à Versailles, nous faire la morale lorsqu'elle n'est jamais descendue au charbon.

 

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Membre, 45ans Posté(e)
Pirlouit2017 Membre 1 605 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
Posté(e)
il y a 3 minutes, querida13 a dit :

Des borborygmes...Il y en a qui devraient aller roter les preuves de leur évidente stupidité ailleurs et cesser de parler de ce qu'ils ignorent en des termes insultants pour les serviteurs de l'état qui ont consacré une partie de leur existence à faire parvenir un peuple quasiment illettré à la fin de l'ancien régime  (où, rappelons-le, 30% des hommes savaient signer leurs noms dans les registres paroissiaux, au mariage et où 95% des femmes ne savaient ni lire, ni écrire) , à  ce score de 80% d'une classe d'âge parvenant au bac.

Je souligne plutôt la trahison opérée par les relais de politiques ministérielles criminelles qui, en abdiquant toute exigence, sont parvenus non seulement à truquer des statistiques mais à condamner leurs élèves à penser qu'ils avaient un niveau digne du Supérieur, lorsqu'ils les lâchaient parfaitement illettrés. Se moquer d'enfants et d'adolescents, en leur faisant prendre des vessies pour des lanternes et en les condamnant, par stupide démagogie, à la frustration dès lors qu'ils se reçoivent le mur du réel et constatent leurs inaptitudes, est indéfendable.

Grand bien fasse à ceux qui se complaisent dans l'échec patent des politiques qu'ils servent. Et se satisfont d'enfants accédant au collège sans savoir lire et obtenant le bac sans savoir disserter ni possédant une culture générale pouvant être attendue d'une classe de cinquième.

Vous tenez vraiment à ce qu'on compare un bachelier lambda de 1880 avec un d'aujourd'hui ? Ou un enseignant de lycée du Second Empire avec la plupart de ses successeurs actuels ? Chiche !

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 50 064 messages
forumeuse acharnée,
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Premièrement en 1880 il n'y avait presqu'aucune fille au bac. Bravo les artistes! La moitié de la population évincée, laissée aux oubliettes....Oui, quasiment aucune fille capable d'exercer  une profession intellectuelle, d'être médecin, avocate, professeure. auteure, etc...au XIXeme siècle.C'est ça qui te fait béer d'admiration?

Ce qui est criminel, c'est de faire croire à des bacheliers que le fait d'avoir fréquenté l'école quinze ans leur permet de s'intégrer dans une société dont il connaissent mal les métiers, les savoir-faire, les rouages, les techniques...S'intégrer dans une société avec un bagage intellectuel et sans savoirs faire manuels c'est un peu abandonner quelqu'un à Koh Lanta avec une encyclopédie quand il a besoin d'une trousse à outils et de solides connaissances pratiques pour survivre.

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Membre, 45ans Posté(e)
Pirlouit2017 Membre 1 605 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
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à l’instant, querida13 a dit :

Premièrement en 1880 il n'y avait presqu'aucune fille au bac. Bravo les artistes! La moitié de la population évincée, laissée aux oubliettes....Oui, quasiment aucune fille capable d'exercer  une profession intellectuelle, d'être médecin, avocate, professeure. auteure,etc...

Opinion intéressante qui rend donc responsable l'intégration des filles au lycée de la chute drastique du niveau ! :smile2:

Vous voulez comparer le bac de Jacqueline de Romilly à celui d'aujourd'hui ?

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 50 064 messages
forumeuse acharnée,
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Et vous croyez que pour une société qui manque de profs des écoles aux concours (et qui  au passage veut  supprimer  143 000 postes de fonctionnaires par départs volontaires), de gynécologues, de personnel pour occuper des postes dans l'hôtellerie restauration, de personnel dévoué aux personnes dépendantes ,une société qui a une industrie se fait dévorer par la concurrence asiatique l'urgence absolue  est de former des millions de bacheliers capables, comme mme de Romilly de pondre une thèse sur un historien héllène, (j'ai nommé Thucydide) qui a vécu en -465 av Jc, et  capables de traduire une ou plusieurs langues mortes antiques?

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Membre, forumeuse acharnée, Posté(e)
querida13 Membre 50 064 messages
forumeuse acharnée,
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Le ‎02‎/‎02‎/‎2018 à 17:16, doug1991 a dit :

Les profs sont déconnectés des réalités rien de nouveau. 

Oh que non! Comme ils sont au bal , ils y dansent.

Comme ils sont dans la mélasse, ils s'en dépatouillent.

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