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Reyhaneh Jabbari : la dernière lettre poignante de la jeune Iranienne pendue


Invité chaouiya

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Invité chaouiya
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Invité chaouiya
Invité chaouiya Invités 0 message
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INTERNATIONAL - La jeune décoratrice d’intérieure pendue samedi en Iran pour avoir tué l’homme qui l’avait violée selon elle, avait écrit une dernière lettre à sa mère, dans laquelle elle lui demande de s’assurer que tous ses organes seraient donnés après sa mort.

La lettre poignante, écrite en avril mais diffusée seulement ce week-end par des militants pacifistes iraniens, a été écrite par Reyhaneh Jabbari, 26 ans, à sa mère Sholeh Pakravan, qui avait demandé aux juges d’être pendue à la place de sa fille pour le meurtre de Morteza Abdolali Sarbandi, un ancien agent de renseignement.

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Membre, Baby Forumeur, 31ans Posté(e)
Eventuellement Membre 3 422 messages
31ans‚ Baby Forumeur,
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...

Qu'elle ait eu besoin d'en arriver là pour punir l'acte que personne n'aurait puni... C'est honteux et dégueulasse. Justice univoque de merde

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Invité s
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Bonjour, lettre très poignante, dans celle-ci elle parle avoir dit à sa mère de ne pas supplier pour la sauver de l'exécution alors que dans les articles, il est dit que si la famille n'avait pas refusé d'accorder son pardon, elle n'aurait pas été pendue mais condamnée à la prison. Cette femme comptait sur la justice pour la sauver vu que c'est une légitime défense puisqu'elle a tué son agresseur.

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EternelVoyageur Membre 2 056 messages
Baby Forumeur‚
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Compter sur la justice envers une femme dans un pays ou la charia est appliquée ,faut être naïf comme cette pauvre femme ........

compter sur la justice envers une femme dans les pays musulmans ou l'univers est essentiellement masculin faut être naïf comme cette pauvre femme ........

Bref pas demain la veille que les théocraties musulmanes s'ouvriront aux droits des femmes ......

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Membre, 60ans Posté(e)
lebaladin11 Membre 248 messages
Baby Forumeur‚ 60ans‚
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Bonsoir Jo, le post. Je suis de ton avis, ça ne m'etonne pas de ces barbares, il n y'a pas longtemps aussi, ils ont mis en prison, des femmes qui ont dancé sans hidjab. Comme tu l'as dis ce n'est pas demain qu'ils vont s'ouvrir au monde exterieur. On dirait qu'ils vivent en dehors de notre espace.

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Membre, Posté(e)
EternelVoyageur Membre 2 056 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Salut baladin ,s'en est scandaleux de ne pas entendre plus de voix que ça s'élever contre ces barbares ,le monde est injuste certes ,mais y en a qui s'évertuent a le rendre atrocement invivable pour une certaine population ,elle est pauvre son agresseur est riche ,son sort est joué ...putain de corruption ...

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Invité s
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Posté(e)

j'avais mal lu mais en fait c'est la famille de la victime (l'agresseur) qui n'a pas voulu accordé le pardon d'où l'exécution, sinon ce n'est pas qu'un problème concernant la charia, tout le monde en Iran connaît les lois de ce pays et savent aussi que les pauvres en subissent plus les conséquences. Mais concernant Renhaneh Jabbari qui avait déclaré avoir bien donné un coup de couteau à son agresseur, elle avait affirmé que c'est une autre personne qui l'aurait achevé même si par la suite, elle aurait changé sa version, certains pensent qu'elle a été contrainte et que l'enquête a été bâclé d'où plusieurs entre autres des organisations internationales avaient demandé sa clémence.

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Invité _Films_
Invités, Posté(e)
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La lettre d'adieu de Reyhaneh Jabbari, jeune Iranienne exécutée

Chère Sholeh, aujourd’hui j’ai appris que c’est à mon tour de faire face à Qisas (la loi du talion dans le système judiciaire iranien, ndlr). Je suis blessée d’apprendre que tu ne m’as pas laissé savoir que j’avais atteint la dernière page du livre de ma vie. Ne penses-tu pas que j’aurais dû savoir ? Tu sais que ta tristesse me rend honteuse. Pourquoi ne m’as tu pas laissé la chance d’embrasser ta main et celle de papa ?

Le monde m’a permis de vivre pendant 19 ans. Durant cette nuit inquiétante, j’aurais dû être tuée. Mon corps aurait été jeté dans un coin de la ville, et après quelques jours, la police t’aurait conduite dans le bureau du médecin légiste afin d’identifier mon corps et tu aurais appris que j’avais également été violée. Le meurtrier n’aurait jamais été retrouvé puisque nous n’avons ni leur richesse ni leur pouvoir. Tu aurais alors continué ta vie dans la douleur et dans la honte, et quelques années plus tard tu serais morte de cette douleur, voilà tout.

Néanmoins, avec ce maudit coup, l’histoire a changé. Mon corps n’a pas été jeté au loin, mais dans la tombe de la prison d’Evin et ses cellules d’isolement, et à présent la prison de Shahr-e Ray, qui ressemble aussi à une tombe. Mais tu dois céder au destin. Ne te plains pas. Tu sais mieux que moi que la mort n’est pas la fin de la vie.

Tu m’as appris que l’on vient au monde pour profiter d’une expérience et apprendre une leçon, et qu’avec chaque naissance, une responsabilité est placée sur notre épaule. J’ai appris que parfois l’on doit se battre. Je me souviens quand tu m’as raconté que l’homme s’est opposé à l’homme qui me flagellait, mais que ce dernier lui a fouetté la tête et le visage jusqu’à ce qu’il meure. Tu m’as dit que pour créer de la valeur, l’on devait persévérer même si un autre mourait.

Tu m’as appris que, puisque nous allons à l’école, nous devons nous comporter en dame face aux querelles et aux plaintes. Te souviens-tu à quel point tu insistais sur la façon dont on se comportait? Ton expérience était incorrecte. Quand cet incident s’est produit, mes enseignements ne m’ont pas aidé. Etre présentée à la barre m’a fait passer pour une meurtrière de sang-froid et une criminelle sans pitié. Je n’ai pas versé une larme. Je n’ai pas supplié. Je n’ai pas pleuré toutes les larmes de mon corps car je faisais confiance à la loi.

Mais j’été accusée d’être indifférente au crime. Tu vois, je ne tuais même pas les moustiques et je prenais les cafards par les antennes pour les jeter un peu plus loin. Désormais je suis devenue une meurtrière préméditée. Mon traitement des animaux a été interprété comme ayant un penchant masculin et le juge n’a même pas pris la peine de regarder les faits et de voir qu’au moment de l’incident j’avais de longs ongles vernis.

C’était si optimiste d’attendre de la justice de la part des juges ! Il ne s’est jamais interrogé sur le fait que mes mains ne sont pas épaisses comme celles d’une sportive, en particulier d’une boxeuse. Ce pays que tu m’as fait chérir n’a jamais voulu de moi et personne ne m’a soutenu quand, sous les coups des interrogateurs, je criais et j’entendais les mots les plus vulgaires. Quand j’ai perdu mon dernier signe de beauté en me rasant les cheveux, j’ai été récompensée : 11 jours en cellule d’isolement.

Chère Sholeh, ne pleure pas pour ce que tu entends. Le premier jour, au poste de police, quand un vieil agent non marié m’a brutalisé à cause de mes ongles, j’ai compris que l’on ne recherche pas la beauté dans cette ère. La beauté des apparences, la beauté des pensées et des souhaits, une belle écriture, la beauté des yeux et de la vision, et même la beauté d’une douce voix.

Ma chère mère, mon idéologie a changé et tu n’en es pas responsable. Ma lettre est interminable et je l’ai donné à quelqu’un pour que, lorsque je serai exécutée sans ta présence et sans ton savoir, elle te sera donnée. Je te laisse ce matériel écrit en héritage.

Cependant, avant ma mort, je veux quelque chose de toi, que tu dois me fournir avec toute ta force, quelle que soit la manière dont tu l’obtiens. En fait, c’est la seule chose que je veux de ce monde, de ce pays et de toi. Je sais que tu as besoin de temps pour cela.

Je vais donc te raconter une partie de mon vœu dès maintenant. S’il te plaît, ne pleure pas et écoute. Je veux que tu ailles au tribunal et que tu leur fasses part de ma requête. Je ne peux pas écrire une telle lettre qui serait approuvée par le chef de la prison ; alors une fois de plus, tu dois souffrir à cause de moi. Pour cette chose seulement, je t’autorise à supplier, bien que je t’ai dit à maintes reprises de ne pas supplier de me sauver de l’exécution.

Ma tendre mère, chère Sholeh, qui m’est plus chère que ma propre vie, je ne veux pas pourrir sous terre. Je ne veux pas que mes yeux ou mon jeune cœur deviennent poussière. Tu dois les supplier pour que, dès que je serai pendue, mon cœur, mes reins, mes yeux, mes os et tout ce qui peut être transplanté soit retiré de mon corps et donné à quelqu’un qui en a besoin. Je ne veux pas que le receveur connaisse mon nom, ni qu’il m’achète des fleurs ou même qu’il prie pour moi.

Je te le dis depuis le plus profond de mon cœur : je ne veux pas d’une tombe où tu viendrais pleurer et souffrir. Je ne veux pas que tu portes du noir pour moi. Fais de ton mieux pour oublier mes jours difficiles. Donne-moi au vent, afin qu’il m’emporte.

Le monde ne nous a pas aimé. Il n’a pas voulu mon destin. Et à présent, je lui cède et j’embrasse la mort. Car dans la cour de Dieu, j’accuserai les inspecteurs, j’accuserai l’inspecteur Shamlou, j’accuserai le juge, et les juges de la Cour Suprême du pays qui m’ont tabassée quand j’étais éveillée et n’ont eu cesse de me harceler.

Dans la cour du Créateur, j’accuserai le Docteur Farvandi, j’accuserai Qassem Shabani et tous ceux qui, par ignorance ou avec leurs mensonges, m’ont fait du mal et ont piétiné mes droits et n’ont pas tenu compte du fait que parfois, ce qui semble être la réalité ne l’est en fait pas du tout.

Ma chère et tendre Sholeh, dans l’autre monde c’est toi et moi qui sommes les accusatrices et les autres qui sont les accusés. Nous verrons ce que Dieu désire. Je voulais t’embrasser jusqu’à ce que je meurs. Je t’aime.

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Invité s
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Selon la décision du tribunal, Jabbari avait poignardé Sarbandi dans le dos en 2007, après avoir acheté un couteau deux jours plus tôt.

Amnesty International a déclaré que le verdict était juridiquement erroné, étant donné que Jabbari avait affirmé que Sarbandi avait essayé de la violer et qu’elle l’avait poignardé, alors que le meurtrier était en fait un autre homme présent dans la maison.

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Invité _Films_
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Bonjour Samira,

Merci pour cette précision d'Amnesty International.

Je ne suis pas allée sur leur site pour vérifier. J'envoie cette précision d'Amnesty International, certainement trouvable sur leur site, à la personne, ainsi qu'au groupe de personnes, par qui m'a été transmise cette lettre.

Tout crime, quel qu'il soit, venant d'une femme ou d'un homme, doit être interdit et puni.

Toute menace de mort, avec de très fortes raisons de craindre l'exécution, y compris des raisons et connaissances psychologiques, et matérielles, concrètement constatées, vues, déjà éclairées, très bien comprises intérieurement depuis très longtemps, également.

Bonne journée à toi, tous et toutes les forumeurs-ses.

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Invité _Films_
Invités, Posté(e)
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Posté(e)

Et ce qu'écrit Amnesty International à ce sujet. Ainsi, c'est à la vue de chacun-e, qui peut lire tranquillement, à un moment non stressé, si vous le voulez.

[28/10/2014]

Reyhaneh Jabbari, 26 ans, a été exécutée dans une prison de Téhéran à l’aube du 25 octobre. Elle avait été reconnue coupable d’avoir tué un homme qui, selon elle, tentait d’abuser d’elle.

La nouvelle de l’exécution de Reyhaneh Jabbari est un choc et une profonde déception. Ce nouvel épisode sanglant vient ternir encore un peu plus le bilan du gouvernement en matière de droits humains ?

La mère de Reyhaneh Jabbari nous a indiqué qu’elle avait pu voir sa fille pendant une heure la veille de son exécution. Les autorités pénitentiaires avaient alors refusé de donner à la famille des informations sur son transfert imminent vers un site d’exécution.

L’HISTOIRE DE REYHANEH JABBARI

Reyhaneh Jabbari, 26 ans, a été arrêtée en 2007 dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Morteza Abdolali Sarbandi, ancien employé du ministère iranien du Renseignement. Elle a été détenue à l'isolement pendant deux mois, sans pouvoir consulter un avocat ni entrer en contact avec sa famille. Elle a été condamnée à mort par un tribunal pénal de Téhéran en 2009.

Agissez contre la peine de mort en Iran, empêchez l’exécution d’un jeune iranien SIGNEZ

Reyhaneh Jabbari avait « avoué » avoir donné un coup de couteau dans le dos de Morteza Abdolali Sarbandi, mais affirmé qu'il avait tenté de l'agresser sexuellement. Elle soutenait que c’est un autre homme présent dans la maison au moment des faits qui l’avait tué. Ces informations n’ont semble-t-il jamais été réellement examinées.

Par ailleurs, les autorités judiciaires iraniennes auraient fait pression sur Reyhaneh Jabbari pour qu’elle remplace son avocat, Mohammad Ali Jedari Foroughi, par un avocat moins expérimenté, dans le but manifeste d’éviter que ses allégations ne fassent l’objet d’investigations.

L’exécution de Reyhaneh Jabbari avait été reportée plusieurs fois, y compris en septembre.

LA PEINE DE MORT EN IRAN

Malheureusement, cette affaire est loin d’être un cas isolé. Une fois de plus, l’Iran a tenu à appliquer la peine de mort malgré les graves préoccupations concernant l’équité du procès. »

Hassiba Hadj Sahraoui

Directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

L'Iran est le deuxième pays du monde où l'on exécute le plus - derrière la Chine ; plus de 360 personnes ont été pendues dans ce pays durant la seule année 2013.

Les exécutions ont encore augmenté en Iran en 2013 : plus de 360 personnes ont été exécutées au cours de cette seule année. L'élection à la présidence d'Hassan Rouhani, le 14 juin, a été suivie d'un certain nombre d'initiatives en vue de rehausser l'image du pays, comme la remise en liberté de prisonniers politiques (peut-être des dizaines). L'un d'entre eux était sous le coup d'une condamnation à mort. Il n'est pas apparu toutefois que l'élection avait entraîné des changements dans la façon dont l'Iran applique la peine de mort.

Amnesty International considère que la peine capitale est une forme de châtiment odieuse qui ne devrait jamais être utilisée, quelles que soient les circonstances.

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