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Le nihilisme


Savonarol

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Membre, Esprit de contradiction, 48ans Posté(e)
Savonarol Membre 10 346 messages
48ans‚ Esprit de contradiction,
Posté(e)

Nihilisme

Le nihilisme (du latin nihil, « rien ») est un point de vue philosophique d'après lequel le monde (et plus particulièrement l'existence humaine) est dénué de tout sens, de tout but, de toute vérité compréhensible ou encore de toutes valeurs. Cette notion est applicable à différents contextes : histoire, politique, littérature et philosophie.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nihilisme

Ne croire en rien n'est-il pas la meilleure façon de ne plus rien être et donc in fine de se permettre n'importe quoi ?

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Membre, 31ans Posté(e)
Blue_Box Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 31ans‚
Posté(e)

Autant je peut comprendre le fait que le monde (et l'existence humaine) peut être dénuée en soi de sens, de buts et de valeurs , autant j'ai du mal à comprendre comment le monde pourrait être dénué de "vérité compréhensible".

Ne croire en rien n'est-il pas la meilleure façon de ne plus rien être et donc in fine de se permettre n'importe quoi ?

Après, tout être humain a forcément un système de valeur (j'irai même jusqu'à dire que même les escargots ont un système de valeur : par exemple, la bouffe passe avant la branlette intellectuelle. Surtout pour l'escargot.).

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Membre, Esprit de contradiction, 48ans Posté(e)
Savonarol Membre 10 346 messages
48ans‚ Esprit de contradiction,
Posté(e)

L'escargot a un système de valeur ? :|

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Membre, 31ans Posté(e)
Blue_Box Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 31ans‚
Posté(e)

Façon de parler. Il a des priorités (bon, c'est pas du haut de sa centaine de neurones que son "système" sera très développé).

Quand je dis valeur, j'entends valeur au sens large. Je ne pense pas forcément valeur en terme de courage, d'honneur, etc... mais selon le fait qu'un animal attribue des valeurs à des choses, et les hiérarchisent (bon, encore une fois, l'escargot, c'est pas forcément une lumière. Si tu prends un chat, par exemple, une souris c'est plus amusant que des croquettes, qui elles-mêmes plus attirantes qu'un coussin douillet).

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Membre, Esprit de contradiction, 48ans Posté(e)
Savonarol Membre 10 346 messages
48ans‚ Esprit de contradiction,
Posté(e)

La valeur implique tout de même une construction hiérarchique qui dépasse l'instinct.

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Membre, Posté(e)
Rei Membre 119 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Oui, la vie est dénuée de sens, et avec nos 1300 g de matière grise nous arrivons toujours à lui en trouver un.

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Membre, 31ans Posté(e)
Blue_Box Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 31ans‚
Posté(e)

La valeur implique tout de même une construction hiérarchique qui dépasse l'instinct.

Les systèmes de valeurs s'appuient sur les notions de punition-récompense. La nourriture a de la valeur quand tu as faim, mais devient inutile quand tu as le ventre plein. Forcément, là, je prends des exemples simples avec de la bouffe. Des valeurs comme l'humanisme peuvent supplanter la faim ou la douleur. C'est ce qu'on étudié les psychologues essentiellement dans les années 60-70 (cf pyramide de Maslow, expérience de Milgram, etc).

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Membre, Esprit de contradiction, 48ans Posté(e)
Savonarol Membre 10 346 messages
48ans‚ Esprit de contradiction,
Posté(e)

Oui mais un escargot ne "pense" pas ça en terme de valeur, la valeur comprise comme telle, c'est humain (car l'humain théorise la valeur, pas l'escargot qui n'a même pas la conscience de lui-même)

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Membre+, 52ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 52ans‚
Posté(e)

La valeur implique tout de même une construction hiérarchique qui dépasse l'instinct.

C'est à dire que le terme valeur recouvre plusieurs sens et de l'extérieur j'ai l'impression que vous n'utilisez pas le même.

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Membre, Esprit de contradiction, 48ans Posté(e)
Savonarol Membre 10 346 messages
48ans‚ Esprit de contradiction,
Posté(e)

Bah dans le cas qui nous occupe, c'est le mot dans une usage classique il me semble.

Les valeurs sont des principes moraux en philosophie, élaborée et constitutionnelle, qui se classent différemment selon les particularités de l'individu ou de la société.

D'où mon étonnement quand on parle de valeurs des escargots.

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)
Ne croire en rien n'est-il pas la meilleure façon de ne plus rien être et donc in fine de se permettre n'importe quoi ?

Ce que le nihilisme signifie, c’est l’écroulement de toutes les vérités, tant morales que philosophiques, puisque l’épistémè devient vide de tout fondement qui pourrait permettre de les ériger. Dès lors, l’homme tombe dans une posture que Camus a génialement illustrée par le mythe de Sisyphe : il est condamné à rouler sa pierre inlassablement, à toujours tout refaire, à ne rien pouvoir tenir pour acquis, à se révolter constamment contre l’absurdité inhérente du monde et au non-sens de sa vie. D’une quête de sens dans l’absolu et de l’érection d’impératifs catégoriques et collectifs, l’homme bascule dans le champ d’une éthique hypothétique et dans la nécessité d’éclairer le monde de sa propre lumière intérieure.

L’homme, après la découverte du nihilisme, peut « croire » et avoir ses « vérités », mais ces mots n’auront plus jamais le même sens – de fait ils seront obsolètes.

Mais oui : le nihilisme vient aussi avec cette réalité terrible : il n’y a plus de commandements divins, il n’y a plus de responsabilité et tout est permis; encore que cela ne décharge certes pas l’individu des réalités terrestres, ni de sa conscience…

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 013 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Ce que le nihilisme signifie, c’est l’écroulement de toutes les vérités, tant morales que philosophiques, puisque l’épistémè devient vide de tout fondement qui pourrait permettre de les ériger. Dès lors, l’homme tombe dans une posture que Camus a génialement illustrée par le mythe de Sisyphe : il est condamné à rouler sa pierre inlassablement, à toujours tout refaire, à ne rien pouvoir tenir pour acquis, à se révolter constamment contre l’absurdité inhérente du monde et au non-sens de sa vie. D’une quête de sens dans l’absolu et de l’érection d’impératifs catégoriques et collectifs, l’homme bascule dans le champ d’une éthique hypothétique et dans la nécessité d’éclairer le monde de sa propre lumière intérieure.

L’homme, après la découverte du nihilisme, peut « croire » et avoir ses « vérités », mais ces mots n’auront plus jamais le même sens – de fait ils seront obsolètes.

Mais oui : le nihilisme vient aussi avec cette réalité terrible : il n’y a plus de commandements divins, il n’y a plus de responsabilité et tout est permis; encore que cela ne décharge certes pas l’individu des réalités terrestres, ni de sa conscience…

Très bien!

Je rajouterai que ce qui compte, n'est pas tant les buts arbitraires que l'on s'est fixés ou que l'on a acceptés, mais aussi et surtout la voie prise pour y tendre! Ce qui n'exclut pas nos principes de vie ou plus prosaïquement notre philosophie de vie.

Le chemin étant plus important que la destination... Et sur ça le nihilisme n'a pas d'emprise, le sens nous le fabriquons par le trajet que nous empruntons, car à défaut de savoir d'où l'on vient et où l'on va, tâchons de ne pas regretter nos choix maintenant et à la veille de trépasser!

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Invité Leopardi
Invités, Posté(e)
Invité Leopardi
Invité Leopardi Invités 0 message
Posté(e)

Ce que le nihilisme signifie, c’est l’écroulement de toutes les vérités, tant morales que philosophiques, puisque l’épistémè devient vide de tout fondement qui pourrait permettre de les ériger. Dès lors, l’homme tombe dans une posture que Camus a génialement illustrée par le mythe de Sisyphe : il est condamné à rouler sa pierre inlassablement, à toujours tout refaire, à ne rien pouvoir tenir pour acquis, à se révolter constamment contre l’absurdité inhérente du monde et au non-sens de sa vie. D’une quête de sens dans l’absolu et de l’érection d’impératifs catégoriques et collectifs, l’homme bascule dans le champ d’une éthique hypothétique et dans la nécessité d’éclairer le monde de sa propre lumière intérieure.

L’homme, après la découverte du nihilisme, peut « croire » et avoir ses « vérités », mais ces mots n’auront plus jamais le même sens – de fait ils seront obsolètes.

Mais oui : le nihilisme vient aussi avec cette réalité terrible : il n’y a plus de commandements divins, il n’y a plus de responsabilité et tout est permis; encore que cela ne décharge certes pas l’individu des réalités terrestres, ni de sa conscience…

C'est très bien, mais pas encore physique, trop abstrait. Il faut aller plus loin et voir, et sentir, et toucher le nihilisme. Il n'y a plus de commandement divin, c'est d'un autre temps, c'est une représentation que nous faisons. Pourquoi celle-là d'ailleurs ?

Si en effet le nihilisme est qq chose de bien réel, ça doit être "réel". Comment dire... bon, vous percevrez comme je dispose

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Membre, Esprit de contradiction, 48ans Posté(e)
Savonarol Membre 10 346 messages
48ans‚ Esprit de contradiction,
Posté(e)

"Rien n'est vrai, tout est permis" disait Hassan-i-Sabbah.

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

C'est très bien, mais pas encore physique, trop abstrait. Il faut aller plus loin et voir, et sentir, et toucher le nihilisme. Il n'y a plus de commandement divin, c'est d'un autre temps, c'est une représentation que nous faisons. Pourquoi celle-là d'ailleurs ?

Si en effet le nihilisme est qq chose de bien réel, ça doit être "réel". Comment dire... bon, vous percevrez comme je dispose

Je suis pas certain de comprendre ce que tu veux dire Léo. Un texte de philo ne fabrique pas du réel, c'est seulement un marqueur pour rendre possible une réflexion commune. Sinon, bien sûr que le nihilisme n'est pas seulement un truc théorique, c'est quelque chose de concret, de charnel, c'est un déchirement de l'être.

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Membre, Posté(e)
poxy91 Membre 126 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

aïe

p.....! de tréma.

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Invité Leopardi
Invités, Posté(e)
Invité Leopardi
Invité Leopardi Invités 0 message
Posté(e)

Je suis pas certain de comprendre ce que tu veux dire Léo. Un texte de philo ne fabrique pas du réel, c'est seulement un marqueur pour rendre possible une réflexion commune. Sinon, bien sûr que le nihilisme n'est pas seulement un truc théorique, c'est quelque chose de concret, de charnel, c'est un déchirement de l'être.

Je veux dire qu'ici :

"Ce que le nihilisme signifie, c’est l’écroulement de toutes les vérités, tant morales que philosophiques, puisque l’épistémè devient vide de tout fondement qui pourrait permettre de les ériger. Dès lors, l’homme tombe dans une posture que Camus a génialement illustrée par le mythe de Sisyphe : il est condamné à rouler sa pierre inlassablement, à toujours tout refaire, à ne rien pouvoir tenir pour acquis, à se révolter constamment contre l’absurdité inhérente du monde et au non-sens de sa vie. D’une quête de sens dans l’absolu et de l’érection d’impératifs catégoriques et collectifs, l’homme bascule dans le champ d’une éthique hypothétique et dans la nécessité d’éclairer le monde de sa propre lumière intérieure".

nous sommes dans une vision trop "théorique", dans le sens péjoratif : des représentations à dominante imaginaire. L'épistémé devient vide de tout fondement qui pourrait permettre d'ériger les vérités tant morales que philosophiques : mais le nihilisme pourtant est une vérité. Sans compter que Camus n'est pas nihiliste ; un nihiliste ne commet pas Le mythe de Sisyphe... Il dit le nihilisme. Enfin je crois !

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

nous sommes dans une vision trop "théorique", dans le sens péjoratif : des représentations à dominante imaginaire. L'épistémé devient vide de tout fondement qui pourrait permettre d'ériger les vérités tant morales que philosophiques : mais le nihilisme pourtant est une vérité.

Je ne vois toujours pas où tu veux en venir. La meilleure façon de démontrer ton point serait que tu nous proposes toi-même une vision qui soit moins "théorique" dans le sens péjoratif.

Je ne pense pas que mes représentations soient trop théoriques. Elles sont théoriques, point. Mais je ne prétends pas le moins du monde qu'elles disent le nihilisme de manière exhaustive. On peut certes aborder la chose d'un point de vue plus concret, plus porté sur l'expérience individuelle.

Sans compter que Camus n'est pas nihiliste ; un nihiliste ne commet pas Le mythe de Sisyphe... Il dit le nihilisme. Enfin je crois !

Où ai-je dit que Camus était un nihiliste ? Et où as-tu su qu'il ne l'était pas ? Sinon, je ne vois pas du tout pourquoi un nihiliste ne pourrait pas commettre Le mythe de Sisyphe, si tu gardes en tête la distinction que fait Nietzsche entre nihilisme passif et nihilisme actif - une distinction que Camus approfondit d'ailleurs. En fait, pour avoir dit cette différence et ce passage de l'un à l'autre avec autant d'acuité et de pertinence, on peut avancer sans trop prendre de risques que Camus devait être habité par ces états d'esprit.

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Membre, le corps sur Terre, l'esprit ailleurs , 55ans Posté(e)
pascalin Membre 15 340 messages
55ans‚ le corps sur Terre, l'esprit ailleurs ,
Posté(e)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nihilisme

Ne croire en rien n'est-il pas la meilleure façon de ne plus rien être et donc in fine de se permettre n'importe quoi ?

Vision et définition tronquée

Attention aux sens

Ne croire en rien ne signifie pas ne plus croire en rien

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Membre, Posté(e)
Dompteur de mots Membre 1 842 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

Vision et définition tronquée

Attention aux sens

Ne croire en rien ne signifie pas ne plus croire en rien

Tiens tiens... Pascalin qui fait mine de savoir ce qu'il écrit !

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