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Violences conjugales : les anglaises peuvent connaître les antécédents de leur compagnon


January

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

Les femmes en Angleterre et au Pays de Galles peuvent désormais savoir, en cas de doute, si leur partenaire a déjà été condamné pour violences conjugales dans le passé.

Clare Wood venait de fêter ses 36 ans lorsqu’elle est morte étranglée puis brûlée par son ex-compagnon en 2009. Cette mère de famille l’avait rencontré sur Facebook, où il se présentait sous son meilleur jour. Accusé de harcèlement puis de kidnapping, il était même allé jusqu’à menacer une précédente femme à l’arme blanche.

Cinq ans après le drame, Clare Wood a donné son nom à une loi en Angleterre. Entrée en vigueur le 8 mars dernier, The Clare's Law permet aux femmes d’obtenir auprès de la police des informations sur leur partenaire pour savoir s'il a déjà commis ou non des violences conjugales.

Suite http://madame.lefigaro.fr/societe/violences-conjugales-anglaises-peuvent-connaitre-antecedents-de-leur-compagnon-100314-844284

Une loi qui ne fait pas l'unanimité

Ce projet est testé depuis septembre 2012 dans plusieurs comtés du pays, comme à Grand Manchester, Wiltshire ou Nottingham. Dans ces agglomérations (où 400 femmes ont déjà reçu des informations sur le passé de leur partenaire, selon The Sun), des prospectus expliquent la démarche à suivre.

En fait, n'importe qui peut faire appel à la loi, que ce soit une partenaire inquiète, mais aussi une tierce personne: une mère, un père, un voisin... L'information sur les antécédents du compagnon n'est toutefois pas transmise à la légère: les requêtes font l'objet d'un rendez-vous, elles sont étudiées par la police mais aussi par divers organismes comme les services sociaux ou ceux de probation, qui choisissent de révéler l'information uniquement s'ils estiment qu'il existe bien un risque imminent. Le processus peut prendre un peu plus d'un mois. De plus, la personne qui reçoit l'information ne doit la divulguer à personne, sous peine d'être poursuivie dans le cadre de la loi sur la protection des données personnelles.

La «loi Clare» ne fait pas l'unanimité, notamment au sein des associations de lutte contre les violences conjugales. C'est le cas de Refuge, qui explique, dans la presse nationale, que la plupart des partenaires violents ne sont pas connus des services de police et que cette mesure n'est qu'une perte d'argent, sachant que la police avait déjà le droit d'informer une personne si elle courait un risque, même si les contours de ce droit restaient flous. Certains estiment que le seul fait de savoir ne permet pas forcément d'être en sécurité, d'autant que si la compagne se pose des questions sur le passé de son partenaire, c'est qu'il y a sans doute déjà un problème.<br abp="318">

http://www.lefigaro.fr/international/2013/11/25/01003-20131125ARTFIG00612-violences-conjugales-les-anglaises-pourront-consulter-le-casier-de-leur-partenaire.php

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Membre, 77ans Posté(e)
MARCO57 Membre 978 messages
Baby Forumeur‚ 77ans‚
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ça peux servir dans certains cas ou le compagnon est connu des services de police pour violences sinon je vois pas

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Invité PINOCCHIO
Invités, Posté(e)
Invité PINOCCHIO
Invité PINOCCHIO Invités 0 message
Posté(e)

Pas bêtes les rosbefs, connaitre le quidam avec qui on doit vivre, ça peut servir avant d'avoir des drames, pour une fois j'approuve la méthode.:hehe:

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Membre, 38ans Posté(e)
lonkori Membre 1 419 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
Posté(e)
les anglaises peuvent connaître les antécédents de leur compagnon

En fait, comme on le voit dans l'article :

"Cette mesure, annoncée ce lundi par la ministre britannique de l'Intérieur, Theresa May, peut bien sûr servir aux femmes comme aux hommes "

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 045 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)

À partir du moment où un homme lève la main sur une femme -ou l'inverse- c'est déjà une fois de trop. Dès lors, à quoi cela sert-il de savoir si la personne est en récidive ? (si elle est fichée encore).

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Membre, 38ans Posté(e)
lonkori Membre 1 419 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
Posté(e)

À partir du moment où un homme lève la main sur une femme -ou l'inverse- c'est déjà une fois de trop. Dès lors, à quoi cela sert-il de savoir si la personne est en récidive ? (si elle est fichée encore).

Le but de cette loi est justement d'éviter les récidives, en permettant aux conjoints de savoir s'il leur partenaire a déjà pratiqué la violence conjugale.

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 045 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)

Le but de cette loi est justement d'éviter les récidives, en permettant aux conjoints de savoir s'il leur partenaire a déjà pratiqué la violence conjugale.

Vous pensez réellement que cette loi évitera les récidives ?

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Membre, 38ans Posté(e)
lonkori Membre 1 419 messages
Baby Forumeur‚ 38ans‚
Posté(e)

En permettant aux conjoints de demander à la justice s'ils risquent quelque chose, elle en offre la possibilité.

Mais on peut aussi se dire qu'une personne assez faible pour rester avec un conjoint violent, sera aussi trop faible pour aller vérifier ces antécédent.

De toutes façon, je doute qu'un conjoint devient violent d'un seul coup. C'est quelque chose qui se fait sur la durée. Or, après les premiers coups, il n'y a pas à se demander si la personne est violente. C'est un fait, il faut s'en débarrasser.

Et avant les premiers coups, il n'y a aucune raison de s'interroger.

Donc même si son but est défendable, cette loi est inutile.

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 045 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)

Pour avoir été témoin de quelques scènes de violence, j'ai noté que le " TU vois où j'en arrive à cause de TOI, ce que TU me fais faire" est assez récurrent.

Les personnes violentes ne se remettent jamais, ou très rarement en question, ce sera toujours la faute de l'autre qui "les aura poussé à bout". Cette loi peut être utile seulement dans ce sens où ces personnes violentées pourront se dire qu'il y en a eu d'autres avant, que le problème ne vient pas d'eux. Elle pourra peut-être les rassurer, les booster...espérons, que cela puisse être un déclic.

Le gouvernement anglais a au moins le mérite de s'y intéresser. En France, Hollande est allé visiter un foyer, en a conclu que "c'est bien malheureux", puis est reparti tranquillement et depuis : pas de son, pas d'image.

Ce qui est malheureux c'est que les victimes de violence conjugale ont tendance à croire que ce n'était un dérapage et que tout ira bien maintenant...alors que c'est juste une sonnette d'alarme.

J'ai tendance à penser, après avoir vu bien des choses, que si un violent ne le devient pas nécessairement sur la durée (la perte d'un emploi à l'instant T, une situation précaire peut amener une personne à dérailler sérieusement et subitement), il récidivera toujours.

Je ne qualifierais pas ces victimes de faibles mais de naïfs ou bien je ne les qualifierais pas tout court. C'est tellement complexe. Il y a aussi bien des facteurs qui poussent des personnes désespérées à subir (manque de soutien de la famille, situation professionnelle au point mort, enfants communs etc...).

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Membre, Posté(e)
Hacquin Membre 256 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

C est une bonne chose,surtout en Angleterre,ou il y a enormement de desequilibres! :smile2:

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

Je ne pense pas que cette loi soit inutile. Comme dit lena postrof c'est un moyen de se rassurer sur ses propres doutes concernant son propre comportement. Et donc peut être de réagir avant que l'estime de soi ne soit trop entamée.

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 045 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)
1394702044[/url]' post='8858105']

C est une bonne chose,surtout en Angleterre,ou il y a enormement de desequilibres! :smile2:

Un violent est toujours déséquilibré ? On en voit surtout en Angleterre, ah oui ? Ailleurs tout est beau, tout est rose dans le monde des Bisounours ?

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Membre, Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc, 57ans Posté(e)
alkoolik Membre 5 672 messages
57ans‚ Pas cavalier mais grand amateur de Cheval Blanc,
Posté(e)

Si on faisait la même chose en France, j'imagine la levée de bouclier que ça entrainerai de la part de certaines associations qui hurleraient au complot et au flicage... Ceci-dit c'est une excellente mesure.

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Membre, X-Banni-X, 44ans Posté(e)
nonobonobo Membre 9 387 messages
44ans‚ X-Banni-X,
Posté(e)

Bonjour,

si une personne se met en couple et cherche direct à connaître les antécédents de son conjoint (sa conjointe), je doute fortement des sentiments qui les lient. :sleep:

A la limite, autant faire un affichage public "ce type a mis une gifle à sa femme", "telle nana a giflé son compagnon", au moins on le sait avant de se mettre avec la personne. :D

Et le fait que n'importe qui puisse avoir accès au dossier, ça me chiffonne un peu, parce que cette info devient une clause discriminatoire (un patron peut absolument se renseigner sur les antécédents familiaux d'un probable employé, et ça peut jouer en la défaveur du salarié, qui peut être irréprochable au boulot). :mouai:

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

N'importe qui mais pas n'importe comment :

Les informations sur le passif du partenaire ne sont pas, en revanche, communiquées n'importe comment. La police et les services sociaux sont sollicités pour étudier la demande, avant de transmettre le dossier. Un dossier uniquement communiqué si le compagnon représente un véritable danger. Enfin, « la personne qui reçoit l'information ne doit la divulguer à personne, sous peine d'être poursuivie dans le cadre de la loi sur la protection des données personnelles. »

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Membre, X-Banni-X, 44ans Posté(e)
nonobonobo Membre 9 387 messages
44ans‚ X-Banni-X,
Posté(e)

Oui 'fin toutes ces précautions ne servent à "rien"...

Un recruteur peut tout à fait dire être en couple avec une personne et s'interroger sur son passé... OK ça limite le champs d'action, mais ça ne l'annule pas. ;)

Et puis la clause de non divulgation est assez aléatoire, car qui ira prouver qu'un recruteur a parlé de tel postulant à un de ses collègues?

Je deviens parano, mais avec de telles mesures, il y a de quoi. ;)

Et sincèrement, qui cherche à connaître les antécédents de son conjoint avant d'être confronté à une certaine violence? Quand on devient amoureux, c'est pas le truc important, au départ, après une gifle, ça peut le devenir...

Mais plutôt que de ficher les gens, pourquoi ne pas leur infliger de lourdes peines, histoire que ça les calme et qu'ils soient à l'abri de toute tentation de récidive durant un certain temps? :)

Pis y'a aussi ce côté "flicage" qui me gêne, parce qu'une nana "juste trompée", peut aller déposer plainte contre son mec et abuser de cette loi, les dérives sont multiples ça me gêne... :blush:

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Membre, 48ans Posté(e)
lycan77 Membre 17 615 messages
Maitre des forums‚ 48ans‚
Posté(e)

À partir du moment où un homme lève la main sur une femme -ou l'inverse- c'est déjà une fois de trop. Dès lors, à quoi cela sert-il de savoir si la personne est en récidive ? (si elle est fichée encore).

D'accord avec cela, mais moi, j'aurai nuancé: "à partir du moment où une personne lève la main sur une autre" ....

Les violences conjugales ne se limitent pas à la vision, confortable pour certaines "de l'homme-bourreau tabassant sa pauvre femme-victime".

Je rappelle, juste histoire d'éviter des raccourcis confortables, que les couples homosexuel (les) sont tout autant, si ce n'est plus, concernés par ces violences que les couples hétérosexuels.

Et que les violences verbales, les entreprises de diffamation, notamment auprès des enfants, commises par de trop nombreuses femmes à l'encontre de "leur(s) ex", sont elles aussi considérées comme des agressions.

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 045 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)
1394715234[/url]' post='8858461']

Oui 'fin toutes ces précautions ne servent à "rien"...

Un recruteur peut tout à fait dire être en couple avec une personne et s'interroger sur son passé... OK ça limite le champs d'action, mais ça ne l'annule pas. ;)

Et puis la clause de non divulgation est assez aléatoire, car qui ira prouver qu'un recruteur a parlé de tel postulant à un de ses collègues?

Je deviens parano, mais avec de telles mesures, il y a de quoi. ;)

Et sincèrement, qui cherche à connaître les antécédents de son conjoint avant d'être confronté à une certaine violence? Quand on devient amoureux, c'est pas le truc important, au départ, après une gifle, ça peut le devenir...

Mais plutôt que de ficher les gens, pourquoi ne pas leur infliger de lourdes peines, histoire que ça les calme et qu'ils soient à l'abri de toute tentation de récidive durant un certain temps? :)

Pis y'a aussi ce côté "flicage" qui me gêne, parce qu'une nana "juste trompée", peut aller déposer plainte contre son mec et abuser de cette loi, les dérives sont multiples ça me gêne... :blush:

Depuis quand les recruteurs s'intéressent à ce qui se passe au sein d'un couple, pour recruter ? D'autant que certains encore considèrent qu'une petite bonne claque ne fait de mal à personne...

M'est avis que les femmes, les hommes battus ne préoccupent pas plus que cela.

Il semblerait qu'il faille aussi un minimum de preuves afin de déposer plainte pour violence. Je n'ai jamais vu une nana "juste trompée" diffamer et aller jusqu'à déposer plainte.

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Modérateur, ©, 109ans Posté(e)
January Modérateur 62 595 messages
109ans‚ ©,
Posté(e)

@nonobonobo 'ttention on parle de l'Angleterre pas de la France, le système et la mentalité sont différentes ;)La violence conjugale ne commence pas avec une gifle, je sais bien que c'est l'image : battre. Mais non, la violence conjugale, elle était là depuis un moment généralement, quand la première gifle tombe.

C'est précisément la faille de cette loi que relèvent les assos : si la gifle est tombée, c'est presque trop tard s'il y a eu un vrai travail de sape avant. Et si la gifle n'est pas encore tombée, si la personne dès lors n'est pas considérée comme "dangereuse", pas de dossier.

Pendant l'essai, ils ont refusé les 3/4 des demandes. Soit on en déduit que c'est minutieusement étudié, soit on en déduit que si c'est pour refuser la majeure partie des demandes, c'est inutile. Sauf que derrière... Il y a trace, et surveillance voire suivi. (on n'alerte pas la police et les services sociaux "comme ça") c'est ce que les assos oublient de dire.

Un point de vue tout à fait personnel : jamais de la vie je n'irai "déranger" la police ou les services sociaux anglais pour "rien".

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Membre, Cóínnéóídh mé do bhás, Posté(e)
Mórrígan Membre 14 045 messages
Cóínnéóídh mé do bhás,
Posté(e)
1394715782[/url]' post='8858476']

D'accord avec cela, mais moi, j'aurai nuancé: "à partir du moment où une personne lève la main sur une autre" ....

Les violences conjugales ne se limitent pas à la vision, confortable pour certaines "de l'homme-bourreau tabassant sa pauvre femme-victime".

Je rappelle, juste histoire d'éviter des raccourcis confortables, que les couples homosexuel (les) sont tout autant, si ce n'est plus, concernés par ces violences que les couples hétérosexuels.

Et que les violences verbales, les entreprises de diffamation, notamment auprès des enfants, commises par de trop nombreuses femmes à l'encontre de "leur(s) ex", sont elles aussi considérées comme des agressions.

Aaaaah oui, précédemment un intervenant a ressenti le besoin de mettre en luminance que la mesure pouvait servir si bien aux hommes qu'aux femmes...et moi j'en oublie les homos dans tout cela, misère !

Je vais encore nuancer -si si j'insiste- parce vous avez oublié que la personne peut être libertine, ou polygame : "à partir du moment où une personne lève la main sur d'autres...".

C'est bon tout le monde y est ? On a oublié personne ?

"Si ce n'est plus" ? Sur quoi vous appuyez-vous pour avancer cela ?

"Et que les violences verbales, les entreprises de diffamation, notamment auprès des enfants, commises par de trop nombreuses femmes à l'encontre de "leur(s) ex", sont elles aussi considérées comme des agressions" > Ça c'est pas beau et tout à fait partial.

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