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Lutter contre le clivage "gauche/droite" un devoir et une nécessité pour la France ?


Invité Julot

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)

Finalement l'abolition du clivage gauche/droite n'est qu'une utopie de plus non ?

Une fantaisie idéologique à la mode je dirais.

Mais qui comme 90% des thèmes discutés sur la scène politique se désintéresse au final totalement du fond.

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Membre, 115ans Posté(e)
stvi Membre 20 709 messages
Mentor‚ 115ans‚
Posté(e)

j'imagine un instant un monde politique où chaque élu au lieu de penser à sa carrière ,à sa ville ,à son parti ou sa meute pensait uniquement au bien des Français ....

Ce serait tellement surnaturel que les discussions à l'assemblée pourraient être retransmises dans le cadre d'une émission "60 millions d'amis " ...

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Invité Julot
Invités, Posté(e)
Invité Julot
Invité Julot Invités 0 message
Posté(e)
1380905264[/url]' post='8503379']

Pourquoi ne pas créer réellement un Front Républicain (alliant gauche et droite) à l'instar des partis centristes.

Ce Front Républicain rassemblerait l'UMP, le PS, le Modem, l'UDI et autres partis centristes...

Bonjour,

Ce qui sous entend que les Partis de Mr Mélanchon et de Mme Le Pen ne sont pas Républicains ? Ils seraient alors et apparemment écartés alors même qu'ils représentent un pourcentage de l'électorat non négligeable (surtout en période de crise)

Quant à la notion même d'un nouveau Front Républicain tel que vous l'imaginé, ne serait ce pas, comme le dit Pheldwyn, une "fantaisie idéologique" mais surtout un gigantesque aveux de tromperie œuvrant jusqu'alors ?Nous reste donc le "refuge" de l'utopie on dirait biggrin.gif

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Membre, 47ans Posté(e)
jimmy45 Membre 11 266 messages
Maitre des forums‚ 47ans‚
Posté(e)

Ce clivage est basé sur le clivage nait à l'époque en Angletterre : Tories/Whigs.

Les premiers, conservateurs, pour une société autoritaire, hierarchisée, les seconds, progressistes, favorables à l'économie de marché et à l'émancipation de l'individu.

La gauche française s'est inscrite dans cette continuité.

Une politique réellement de gauche ne peut donc être ni anti-libérale, ni anti-capitaliste.

C'est une contradiction dans les termes, et pour la gauche, et pour l'extrême-gauche (Mélenchon d'ailleurs base son programme économique sur la taxation des fruits du capitalisme/libéralisme... c'est donc qu'il doit faire perdurer ces deux tendances pour faire tourner le bouzin). Un gauche anti-libérale se serait contraire à son postulat de départ.

Est-ce que la gauche (la vraie) ramène inexorablement aux pitreries sociales-démocrates actuelles ?

On nous apprend qu'il existe deux libéralismes distincts. le "bon", de gauche, et le mauvais, de droite.

Fausse antinomie. Ces deux libéralismes se sont dévellopés parralèlement. Un seul et même projet.

La droite applique des mesures libéralo-culturelle, la gauche privatise et n'hésite plus à déclarer, comme l'a fait Allègre, que l'école est le plus grand marché du 21è s.

"Le tableau à double entrée" (Michéa) est manifeste.

Lorsqu'un conflit pratique apparait, ils s'unifient. (98 % des textes votés en commun aux parlements européens, Lisbonne....).

N'importe quoi.

Le clivage gauche/droite nait en France lors de la rédaction de la 1ère constitution française. Alors qu'il était question de savoir si le Roi devait avoir un droit de veto sur les lois votées par l'assemblée, il a été demandé à ceux qui étaient contre de se mettre à gauche de l'hémicycle et à ceux qui étaient pour de se mettre à droite.

Ce clivage est évidemment socialement fondamental. Si on creuse, on le retrouve encore aujourd'hui, invariablement aussi vivant qu'il y a 200 ans ou 2000 ans. C'est le clivage entre l'intérêt général ou l'intérêt particulier d'un petit groupe de privilégiés.

Il y a beaucoup de mots qui sont systématiquement déformés, car comme dans le roman de George Orwell, remplacer le sens d'un mot par un autre, c'est empêcher les gens de penser l'idée que ce mot représente. Cela vaut autant pour la démocratie, que pour la gauche ou la droite.

Nous, les exploités, n'avons évidemment aucun intérêt à capituler et à accepter que l'on oublie le sens de ces mots, on doit au contraire se battre pour les défendre et rétablir leur véritable sens, car c'est notre intérêt ou le leur, complètement inverse au notre, qui sont en jeu dans ces batailles sémantiques.

Ceux qui se disent ni de gauche ni de droite sont toujours de droite, car il n'y a que la droite qui a intérêt à ce que les français oublient le sens de ce clivage.

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Membre, En désaccord, 47ans Posté(e)
Zeds_Dead Membre 4 003 messages
47ans‚ En désaccord,
Posté(e)

Ok pour l' hémiplégie ... par contre, ..."La social-libéralisme se définit par le fait qu'il n'est pas social." ...là j'ai un peu de mal...

Finalement l'abolition du clivage gauche/droite n'est qu'une utopie de plus non ?

Oui, il suffit de voir les espèces de robots à répéter les propos de Soral mot à mot qui trainent désormais sur internet pour se rendre compte que l'esprit critique ne vient pas avec les convictions, et qu'effectivement l'abolition du clivage n'est pas envisageable. Son déplacement l'est et il est souhaitable, c'est pourquoi les journalistes entretiennent l'ancien qui n'a plus de signification.

Et non le "social-libéralisme" n'est pas social pas plus que le libéralisme n'est libéral. Le libéralisme c'est plus de liberté pour le plus fort d'exercer un abus de pouvoir sur le plus faible, le socialisme "social-libéral" consiste lui aussi à baiser les pauvres au profit des riches, mais d'une façon différente. En faisant croire à d'autres "libertés" que le "libéralisme" qui lui n'est basé que sur la force brute. Le "social-libéralisme" c'est la liberté de détruire les conventions sociales au nom du fait qu'elles sont contraignantes ... pour le fort. La liberté de jeter de l'huile sur le feu dans les conflits larvés. Le social libéralisme s'exprime très bien dans l'idée nouvelle que j'ai lu dans causette mais qui se trouve en filigrane dans tout ce qui "est de gauche" par les temps qui courent, l'idée que l'égalité c'est "has been" et qu'on doit maintenant aller vers des droits catégoriels. Droits des femmes, droits des homos, droit des noirs et des arabes ... le tout évidemment au nom de l'égalité "de fait" appuyée sur statistiques.

C'est ça le social-libéralisme, la liberté de modifier la société au profit des riches. La ou le libéralisme n'est que la liberté pour les riches d'abuser de leur force dans la limite des cadres sociaux, le social libéralisme casse les cadres. C'est pour ça que la "droite" ne gagne pas les élections à tous les coups, qu'il y a "l'alternance".

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Invité Julot
Invités, Posté(e)
Invité Julot
Invité Julot Invités 0 message
Posté(e)
1381084753[/url]' post='8511616']

N'importe quoi.

Le clivage gauche/droite nait en France lors de la rédaction de la 1ère constitution française. Alors qu'il était question de savoir si le Roi devait avoir un droit de veto sur les lois votées par l'assemblée, il a été demandé à ceux qui étaient contre de se mettre à gauche de l'hémicycle et à ceux qui étaient pour de se mettre à droite.

Ce clivage est évidemment socialement fondamental. Si on creuse, on le retrouve encore aujourd'hui, invariablement aussi vivant qu'il y a 200 ans ou 2000 ans. C'est le clivage entre l'intérêt général ou l'intérêt particulier d'un petit groupe de privilégiés.

Il y a beaucoup de mots qui sont systématiquement déformés, car comme dans le roman de George Orwell, remplacer le sens d'un mot par un autre, c'est empêcher les gens de penser l'idée que ce mot représente. Cela vaut autant pour la démocratie, que pour la gauche ou la droite.

Nous, les exploités, n'avons évidemment aucun intérêt à capituler et à accepter que l'on oublie le sens de ces mots, on doit au contraire se battre pour les défendre et rétablir leur véritable sens, car c'est notre intérêt ou le leur, complètement inverse au notre, qui sont en jeu dans ces batailles sémantiques.

Ceux qui se disent ni de gauche ni de droite sont toujours de droite, car il n'y a que la droite qui a intérêt à ce que les français oublient le sens de ce clivage.

Bonjour,

En fait, vous considérez que c'est nécessaire à une existence, une vie, celle de la politique ? Sans ce clivage point de vie politique pas de politique. Tout fonctionne selon une dualité permettant la vie. En somme, l'un n'existe que par la présence de l'autre....Dans ce cas, peut on considérer que la politique ne peut se passer de clivage gauche /droite ou doit on considérer que la politique ne peut se passer de dualité en général en nous gardant bien de parler de gauche et de droite ?

En ce qui me concerne, je préfère parler de "dualité en général" ce qui permet d'espérer alors que nous puissions ainsi laisser de côté le clivage entre "l'intérêt général ou l'intérêt particulier d'un petit groupe de privilégiés". Ce qui aurait le mérite d'ouvrir sur d'autres perspectives et du même coup nous ré-éloignerait du spectre de l'utopie ...

Oui, nouvelle piste ... (Bon, "réfléchissement" Jean Pierre...)smile.gif

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Membre, En désaccord, 47ans Posté(e)
Zeds_Dead Membre 4 003 messages
47ans‚ En désaccord,
Posté(e)

Ce clivage est évidemment socialement fondamental. Si on creuse, on le retrouve encore aujourd'hui, invariablement aussi vivant qu'il y a 200 ans ou 2000 ans. C'est le clivage entre l'intérêt général ou l'intérêt particulier d'un petit groupe de privilégiés.

Qu'est-ce qui te permet de penser qu'en règle générale une légère majorité des gens qui votent pour "la droite" votent "au bénéfice d'un petit groupe de privilégiés" ?

Serieusement, ça ne tient pas debout. Si un tel parti existait il ferait 0% à chaque élection.

On le sait tous qu'au moins 85% de la classe politique vote au bénéfice d'un petit groupe de privilégiés qu'ils soient estampillés de droite ou de gauche n'a aucun rapport avec cet état de fait.

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
Posté(e)

En fait, vous considérez que c'est nécessaire à une existence, une vie, celle de la politique ? Sans ce clivage point de vie politique pas de politique.

[...]

Dans ce cas, peut on considérer que la politique ne peut se passer de clivage gauche /droite ou doit on considérer que la politique ne peut se passer de dualité en général en nous gardant bien de parler de gauche et de droite ?

L'art politique, c'est "penser la société". Aussi, la politique n'a pas a priori besoin de clivage binaire pour exister.

Mais ce n'est pas parce que la politique n'a pas besoin de ces clivages, que ceux-ci n'apparaissent naturellement.

Comme l'a dit Jimmy :

Ce clivage est évidemment socialement fondamental. Si on creuse, on le retrouve encore aujourd'hui, invariablement aussi vivant qu'il y a 200 ans ou 2000 ans. C'est le clivage entre l'intérêt général ou l'intérêt particulier d'un petit groupe de privilégiés.

En ce sens, le clivage gauche/droite n'est pas en soit un ordre à respecter à tout prix : c'est avant tout le positionnement logique vis à vis de différents concepts sur ce que doit être la société.

Qu'est-ce qui te permet de penser qu'en règle générale une légère majorité des gens qui votent pour "la droite" votent "au bénéfice d'un petit groupe de privilégiés" ?

Il ne le font peut-être pas dans ce but, mais c'est en tout cas cette conception de la société que leur vote conforte.

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Membre, En désaccord, 47ans Posté(e)
Zeds_Dead Membre 4 003 messages
47ans‚ En désaccord,
Posté(e)

Il ne le font peut-être pas dans ce but, mais c'est en tout cas cette conception de la société que leur vote conforte.

Oui et quand ils votent "à gauche" aussi.

Donc le clivage droite/gauche n'a rien à voir avec la problématique peuple contre élite. Tous les politiciens votent pour l'élite contre le peuple. Ceux qui votent pour le peuple sont des "populistes" et dieu sait comme on leur crache à la gueule 5 fois par jour au moment de la grande prière médiatique.

Les gens qui votent pour l'élite contre le peuple dans un système ou la masse décide par le nombre de votes ... serieusement ?

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Invité Frankygoztovalhalla
Invités, Posté(e)
Invité Frankygoztovalhalla
Invité Frankygoztovalhalla Invités 0 message
Posté(e)

N'importe quoi.

Le clivage gauche/droite nait en France lors de la rédaction de la 1ère constitution française. Alors qu'il était question de savoir si le Roi devait avoir un droit de veto sur les lois votées par l'assemblée, il a été demandé à ceux qui étaient contre de se mettre à gauche de l'hémicycle et à ceux qui étaient pour de se mettre à droite.

Ce clivage est évidemment socialement fondamental. Si on creuse, on le retrouve encore aujourd'hui, invariablement aussi vivant qu'il y a 200 ans ou 2000 ans. C'est le clivage entre l'intérêt général ou l'intérêt particulier d'un petit groupe de privilégiés.

Il y a beaucoup de mots qui sont systématiquement déformés, car comme dans le roman de George Orwell, remplacer le sens d'un mot par un autre, c'est empêcher les gens de penser l'idée que ce mot représente. Cela vaut autant pour la démocratie, que pour la gauche ou la droite.

Nous, les exploités, n'avons évidemment aucun intérêt à capituler et à accepter que l'on oublie le sens de ces mots, on doit au contraire se battre pour les défendre et rétablir leur véritable sens, car c'est notre intérêt ou le leur, complètement inverse au notre, qui sont en jeu dans ces batailles sémantiques.

Ceux qui se disent ni de gauche ni de droite sont toujours de droite, car il n'y a que la droite qui a intérêt à ce que les français oublient le sens de ce clivage.

Le roman d'Orwell... mon pauvre ami, relisez comme il se doit "hommage à la Catalogne" ou "dans la dèche à Paris et à Londres" et votre "nous les exploités" ne voudra absolument plus rien dire.

Vous êtes assez mal tombé en le prenant à témoin, c'est un de mes romanciers préférés et je suis en pleine relecture des ses ouvrages.

Votre "nous", c'est Bergeron et d'autres plaies du socialisme moderne.

Le sujet est le faux clivage droite-gauche, à partir de là me balancer vos histoires d'hémicycle (ce qui reviendrait en somme à vous accrocher à votre bon vieil échiquier politique), c'est d'un conformisme à faire rougir le père Ayraut.

L'intérêt général d'un Jaurès qui t'envoie au casse-pipe ou d'un Front Populaire aussi immobile qu'une cariatide face à la montée du nazisme... ça doit être ça l'intérêt général.

Orwell... relisez "dans la dèche à Paris et à Londres" à l'époque du Front Populaire. De quelle gauche parlez-vous, voyons...

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Membre, 47ans Posté(e)
jimmy45 Membre 11 266 messages
Maitre des forums‚ 47ans‚
Posté(e)

Qu'est-ce qui te permet de penser qu'en règle générale une légère majorité des gens qui votent pour "la droite" votent "au bénéfice d'un petit groupe de privilégiés" ?

Serieusement, ça ne tient pas debout. Si un tel parti existait il ferait 0% à chaque élection.

On le sait tous qu'au moins 85% de la classe politique vote au bénéfice d'un petit groupe de privilégiés qu'ils soient estampillés de droite ou de gauche n'a aucun rapport avec cet état de fait.

Une fois que tu prends conscience que le clivage gauche droite différencie l'intérêt général et l'intérêt particulier d'un petit groupe de dominants tu as deux choix.

Soit tu es honnête et tu te bats pour défendre l'intérêt général, bref tu te ranges du côté des faibles pour combattre les puissants.

Soit tu es malhonnêtes et tu te bats pour défendre l'intérêt des dominants, en espérant obtenir des récompenses, bref tu te ranges du côté des puissants pour combattre les faibles.

Ceci est un invariant social. Tant que nous ne vivrons pas en démocratie, nous serons dans cette situation sociale.

Hors, l'immense majorité de la population n'a pas conscience de cette réalité, ou alors se résigne en se disant qu'il n'y a rien à faire.

Qu'aujourd'hui en France les dominants aient réussit à imposer dans les croyances collectives que la gauche se résume au parti socialiste, alors que le PS ait lui-même dominé par des gens qui défendent les intérêts des puissants, cela ne change rien à la réalité de ce clivage.

Ce qu'il faut combattre ce n'est donc pas cette lecture de la société, qui est la réalité, mais bien ceux qui se font passer pour des gens de gauche, des socialistes, alors qu'ils sont de droite, et néo libéraux. Il faut les combattre au même titre que tous ceux de leur espèce.

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Invité Frankygoztovalhalla
Invités, Posté(e)
Invité Frankygoztovalhalla
Invité Frankygoztovalhalla Invités 0 message
Posté(e)

Ce que vous ne comprenez pas, c'est que vous parlez des deux faces d'une même pièce : l'industrialisme.

Soit le marxo-capitalisme.

Votre argument de 1ère Constitution vaudrait qu'on y jette un regard si révolution industrielle il n'y avait pas eu entre temps (rapport whigs/tories que vous balayez d'un revers de la main).

Vos théories sont de vieilles salades défraîchies. Je vous balancerez bien la scène de Germinal ou le "nobliau" baisse le caquet de syndicalistes en carton.... "rêvant de s'en mettre plein les poches à leur tour".

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Membre, En désaccord, 47ans Posté(e)
Zeds_Dead Membre 4 003 messages
47ans‚ En désaccord,
Posté(e)

L'immense majorité n'a pas conscience de cette réalité parce que ça n'en est pas une.

Regarde ton exemple, à gauche ceux contre le veto du Roi, à droite ceux en sa faveur.

La lecture de cet évènement nous montre que ceux qui se placent à gauche n'accordent aucune légitimité au système passé et donc se considèrent les seuls représentants légitimes. Ca ne prouve en rien qu'ils défendent l'intérêt général, juste qu'ils méprisent ce qui n'est pas eux.

D'ailleurs qui ose sérieusement aujourd'hui défendre l'idée que la révolution est autre chose que la prise du pouvoir par les bourgeois ?

Et on comprend alors bien mieux ce qu'est le clivage gauche droite, la droite représente ce qui a été et la gauche ne tient aucun compte de ce qui a été mais propose l'utopie à partir de rien.

Ce qui ne veut pas du tout dire que cette utopie soit sociale, en fait elle est actuellement pas mal inspirée du "Meilleur des mondes".

Gros avantage de mon interprétation : elle explique le vote du public et est en adéquation avec lui, y compris aujourd'hui ou ce vote s'oriente de plus en plus vers "l'extrême droite", parce que l'utopie dégueulasse européo-socialiste proposée ne convainc personne.

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Membre, Explorateur de Nuages, 47ans Posté(e)
Pheldwyn Membre 25 241 messages
47ans‚ Explorateur de Nuages,
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D'ailleurs qui ose sérieusement aujourd'hui défendre l'idée que la révolution est autre chose que la prise du pouvoir par les bourgeois ?

Pas mal de monde qui y voit la naissance de notre société républicaine et démocratique.

Ca ne prouve en rien qu'ils défendent l'intérêt général, juste qu'ils méprisent ce qui n'est pas eux.

Cela prouve qu'ils faisaient davantage confiance à une assemblée qu'à un individu de droit divin pour décider des lois.

La défense de l'intérêt général t'échappes peut-être à toi, mais elle n'échappe pas à d'autres.

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Membre, 47ans Posté(e)
jimmy45 Membre 11 266 messages
Maitre des forums‚ 47ans‚
Posté(e)

L'immense majorité n'a pas conscience de cette réalité parce que ça n'en est pas une.

Regarde ton exemple, à gauche ceux contre le veto du Roi, à droite ceux en sa faveur.

La lecture de cet évènement nous montre que ceux qui se placent à gauche n'accordent aucune légitimité au système passé et donc se considèrent les seuls représentants légitimes. Ca ne prouve en rien qu'ils défendent l'intérêt général, juste qu'ils méprisent ce qui n'est pas eux.

D'ailleurs qui ose sérieusement aujourd'hui défendre l'idée que la révolution est autre chose que la prise du pouvoir par les bourgeois ?

Tu n'as rien compris.

Donner un droit de veto au Roi, c'est faire en sorte que seules les volontés qui sont conformes à la volonté du Roi se transforment en loi.

Au contraire s'opposer à ce droit de veto, c'est permettre que les lois puissent s'opposer à la volonté du Roi, c'est donc permettre l'application de la volonté générale du peuple, fondement de la démocratie.

Dans le 1er cas, les lois n'iront dans l'intérêt général que si arbitrairement le Roi le décide. Hors mis à part dans les contes de fée, 10000 ans d'histoire ont démontré qu'à partir du moment où un homme ou un groupe décidait à la place de tous les autres, ceux-ci détournaient l'état et la loi pour leurs intérêts particuliers.

Bien évidemment autoriser que la volonté générale du peuple puisse se transformer en loi n'est pas suffisant pour que la volonté générale du peuple s'applique vraiment, mais c'est absolument nécessaire.

Que le clivage gauche / droite se fonde sur cette question n'a rien d'accidentel, la question de la souveraineté est et restera toujours la question la plus fondamentale dans les sociétés humaines, et donc le clivage fondamental.

A cette époque il était question de la souveraineté du roi contre la souveraineté du peuple.

En 2005, lors du référendum sur le traité constitutionnel européen, il était question de la souveraineté d'une oligarchie européennes contre la souveraineté des peuples européens.

Si on écarte les nationalistes qui ont voté contre ce traité pour des raisons particulières à ce scrutin.

On retrouve bien le même clivage. La gauche et la droite. Et on ne retrouve pas le PS à gauche.

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