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L’instinct maternel existe-t-il vraiment ?


Invité Magus

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Invité Kahori
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Invité Kahori
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Je ne pense pas qu'on puisse démontrer quelque chose de totalement abstrait et de l'ordre du ressenti, déjà parce que selon l'individu il sera surement vécu différemment.

C'est comme si je te demandais de démontrer que tu peux éprouver de la tristesse, tu pourras dire ce que tu veux étant donner que je ne ressentirais pas moi-même la tristesse que tu éprouves, je serais obligée de te croire sur parole.

L'instinct maternelle je ne pense pas qu'il faille le démontrer ou prouver qu'il existe, il existe (dans le sens "est ressenti") pour certains pas pour d'autres. On en peut pas dire qu'il n'existe pas juste parce que certains ne semble pas en avoir.

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Membre, 80ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
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Kahori, nos comportements sont déterminés à 99,90% par notre acquis. Et on peut sentir la même chose que quelqu'un d'autre, rien qu'en voyant la personne. C'est l'empathie, sensation qui n'a pas de cause. Mais même l'empathie est formée lors de notre petite enfance. Comme l'antipathie ou l'antipathie, que nous croyons à tort sans causes. "Quand deux sensations affectent le corps en même temps, le souvenir de l'une rappellera le souvenir de l'autre. Chaque fois qu'il est malade, le jeune enfant voit venir son médecin barbu. Il associe "barbe" et "souffrance." Devenu adulte, il aura de l'aversion pour les barbus car ils lui rappellent, inconsciemment, la souffrance." Spinoza

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Invité Kahori
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Invité Kahori
Invité Kahori Invités 0 message
Posté(e)

Ce que tu dis se tient totalement, je comprend très bien tes arguments. Si j'y réfléchi ma mère a/a eu le même comportement que moi concernant l'avant et l’après enfantement. Alors est ce qu'inconsciemment j'ai reproduit le modèle que j'ai eu durant toute ma vie? c'est fort possible.

Pour autant tout le monde ne reproduit pas forcément le schéma parental qu'il a eu, des fois les gens font même l'inverse.

Pourtant concernant l'instinct maternelle je persiste à penser que d'une certaine manière il existe. Alors (même si je trouve l'argument facile) est ce parce que tu es un homme et que je suis une femme qu'on ne le vois pas de la même façon? Je ne sais pas à quel niveau se situe l'instinct paternel, même si je peux l'imaginer (empathie) je ne peux pas me mettre totalement à la place de l'homme dans ces cas là. C'est pour ça que je parle que de mon cas ou j'ai sentie "quelque chose" se produire en moi à partir du moment ou j'ai eu mon bébé dans les bras. Quelque chose que je ne peux pas expliquer et que je ne comprenais pas avant d'être mère moi-même.

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Membre, 80ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
Posté(e)

Mais je ne doute pas du fait que vous avez ressenti quelque chose que vous n'aviez jamais ressenti auparavant. Mais est-ce un instinct cela ? L'instinct de nutrition ne se révèle pas qu'à l'heure du repas. Il est permanent. Et les premiers hommes qui souffraient de la faim croyaient que c'était une maladie. C'est ce même raisonnement sophiste qui cherche à prouver l'instinct maternel. L'humain est meilleur imitateur que le singe.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
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DU, vous continuez et persistez (lol) mais ne démontrez pas. L'enfant-nouveau-né est un projet. On le protège par empathie et pour aller au bout du projet. La femme a un sentiment particulier. Sortant d'elle, elle tend à imaginer que l'enfant est une part d'elle-même, et ça lui donne une idée d'immortalité : elle se continue par l'enfant. La perte d'un enfant est considéré comme un rappel de sa propre fin inéluctable.

Étant un sujet polémique et loin d'être tranché, je me placerai plus dans l'état d'esprit de Freud lorsqu'il exposa sa théorie de l'inconscient, à savoir, que selon ses propos, il ne pouvait pas "démontrer" l'existence de l'inconscient, mais il avait suffisamment de faits convergents pour justifier sa position et demander l'adhésion. Ou comme les quelques médecins japonnais qui notaient les symptômes des irradiations sur leurs patients, bien que personne n'ait eu l'idée de les reproduire sciemment par la suite, alors que nos connaissances sont issues de ces pionniers.

Je ne peux pas prouver cet instinct maternel ( protection de sa progéniture ), il y a bien sûr des expériences sur l'animal ( mammifère ), mais elles sont contradictoires. Néanmoins j'étendrai volontiers cet instinct à l'homme aussi.

La description que tu donnes, est classique chez la femme, mais trop limitative et pour ma part incomplète, et erronée.

Le désir d'un enfant ne fait pas partie de l'instinct maternel/paternel, mais de celui de reproduction. Si j'en reviens à ce que j'ai vécu ( 3 fois ), je suis donc un homme qui n'a pas porté ses enfants, donc je ne les perçois pas comme une extension inconsciente de moi-même, et lorsque l'on voit les ravages que cela fait chez les parents qui perdent un enfant, même très jeune, et que pour certains ils auraient préférer partir à leur place, ce n'est pas la peur de leur propre finitude qui les font souffrir.

Toutes ces explications traditionnelles ne tiennent pas, j'avais averti que j'en avais déjà fait le tour, n'étant moi-même pas dans ce schéma, mais ayant quand même exprimé cet instinct, il y a donc d'autres causes à rechercher. ( Dit abruptement et sans détour: je tuerai pour préserver mes enfants d'un danger grave, à n'en pas douter ).

Pour faire un lien semi-logique: tu reconnaissais un peu avant l'existence des instincts (de survie) et (de reproduction), pourquoi ne pas envisager l'instinct (de survie de ce que l'on a reproduit), si on a l'élément A et l'élément B distincts, on peut envisager l'élément A-B réunis, non?

"Chez les femmes, la fonction de donner la vie est une réassurance suffisante et bien réelle, une garantie de survie qui rend inutile la conquête du pouvoir, lequel est un moyen de liquider l'angoisse de la mort." Histoire des moeurs

Donner la vie, semble être un choix délibéré sous nos contrés, mais il n'en est rien, c'est une pulsion de vie, qui dépasse de loin, la personne qui en est porteuse, on peut la reporter certes, un temps pour certains, puis par résignation pour d'autres, mais ce sera parfois aussi une souffrance/un regret, quand il n'y aura pas eu la possibilité de passer à l'acte, car ils faut des circonstances particulières et un environnement favorable pour certaines/certains pour envisager un enfant, la société met d'énorme pression sur les individus qui la compose, impliquant un décalage ou un abandon pur et simple, voire une révulsion/aversion, notre volonté peut aussi aller à l'encontre de nos pulsions de vie, parfois sans troubles.

Nous ne choisissons pas de désirer sexuellement, de survivre, de nous reproduire, de tomber amoureux, ni de protéger à nos risques et périls nos enfants, tout cela s'impose à nous, mais je suis conscient que ce sera dans des proportions variables, suivant les contraintes intérieures et extérieures au couple ensemble/aux partenaires séparément.

Il y a bien les mères-porteuses, ou les petites filles en campagne chinoise ( http://www.sciencesh...el_fr_3975.html ) qui semblent contredire ce que j'explique, mais dès le départ j'ai signalé que les obligations sociétales pouvaient faire refouler l'instinct maternel, jusqu'à un certain point, il serait intéressant de connaitre l'état d'esprit ( les regrets/remords ) des mères-porteuses quelques temps après l'accouchement, bien que l'instinct de survie de la mère qui a enfanté finisse par reprendre le dessus, il se pourrait bien que cela conditionne toute sa vie future, comme les femmes qui se font violer, mais qui continuent leur vie tant bien que mal. Pour les chinoises, on peut supposer que tacitement puisqu'elle-même vont prendre soin de leur bru pour leur propre fils, il en sera de même pour l'autre mère qui aura à élever leur fille, grossièrement c'est ce que l'on fait lorsque l'on confie nos enfants à la crèche/nourrice, au centre de loisirs et/ou l'école, car certains parents ne voient qu'une heure leur(s) propre(s) enfant(s) par jour, mais notre instinct n'est pas mis à mal, puisque leurs jours ne sont pas en danger finalement, ce sont les contraintes de la société dans laquelle nous vivons qui nous oblige à adopter certains comportements qui semblent s'opposer à notre instinct de protection de notre progéniture, mais comme nous n'avons tout simplement pas d'autres choix, à quoi bon se torturer? La plupart des gens le font par résignation, il n'y a tout bonnement pas d'alternative, car il existe une chose pire que la mort pour énormément de gens, c'est l'exclusion sociale! ( Personnellement j'ai réussi à faire en sorte que la maman ou moi, nous nous occupions de nos enfants jusqu'à l'école, ma femme aurait accepté le schéma classique )

Les femmes qui cherchent le pouvoir sont moins sujettes à l'enfantement. Et historiquement, selon le milieu social, l'enfant n'avait pas la même éducation. Il était élevé en famille dans les classes modestes, par une nourrice en campagne chez les bourgeois. "Frère de lait", c'est être élevé par la même mère mais de parents différents; cas de la nourrice qui devait être en condition d'allaiter pour allaiter l'enfant confié, donc d'avoir son propre nouveau-né pour pouvoir nourrir l'autre. Mais où est donc l'instinct ? La véritable mère pouvait continuer sa vie mondaine. Je répète : où est l'instinct ?

Si je place cet instinct, comme dit dans mon premier post, sur le plan de la protection de sa progéniture, et nous faisons encore de même aujourd'hui, la mère qui fait nourrir son enfant, n'a pas à faire appel à son instinct, pas plus que la mère ou le père qui laisse son enfant à la crèche de nos jours avec les biberons dans le sac à langer, ils n'ont pas le sentiment de mettre en danger leur descendance, que se soit pour aller travailler, faire les courses, ou une pause bien-être à la mode.

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Membre, 105ans Posté(e)
l ombre d un doute Membre 20 029 messages
Baby Forumeur‚ 105ans‚
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L'instinct maternel existe puisque certaines femmes ne l'ont pas du tout.

Par contre comment on l'acquiert je ne sais pas trop

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Kahori, nos comportements sont déterminés à 99,90% par notre acquis.

C'est difficile de donner un chiffre, mais il est clair que nous ne naissons pas vierge, l'enfant qui vient de naitre n'est pas un disque fraichement formaté, mais a déjà eu une vie intra-utérine, il reconnait les sons familiers il a goûtait le liquide amniotique etc, et un peu plus tard avant tout apprentissage, il fait preuve d'une logique expérimentale innée. Sans compter sur une ribambelle de réflexes.

Et on peut sentir la même chose que quelqu'un d'autre, rien qu'en voyant la personne. C'est l'empathie, sensation qui n'a pas de cause. Mais même l'empathie est formée lors de notre petite enfance. Comme l'antipathie ou l'antipathie, que nous croyons à tort sans causes.

L'empathie est étroitement liée à celle de conscience, c'est pourquoi les chimpanzés en sont dotés également, c'est parce que l'on peut s'identifier à l'autre et que l'on est capable d'anticiper nos futurs malheurs ou se les rappeler, que l'on fait preuve d'empathie, elle n'est pas une émotion "pure"/primaire comme la joie ou la colère, elle est intellectualisée.

"Quand deux sensations affectent le corps en même temps, le souvenir de l'une rappellera le souvenir de l'autre. Chaque fois qu'il est malade, le jeune enfant voit venir son médecin barbu. Il associe "barbe" et "souffrance." Devenu adulte, il aura de l'aversion pour les barbus car ils lui rappellent, inconsciemment, la souffrance." Spinoza

Le conditionnement ou le mimétisme ont déjà été écartés, il suffit de voir les enfants résilients pour se rendre compte que ce n'est pas aussi trivial que cela, ils ne peuvent pas expliciter tous les cas. L'instinct maternel ne se transmet donc pas!

L'instinct maternel existe puisque certaines femmes ne l'ont pas du tout.

Par contre comment on l'acquiert je ne sais pas trop

Comme dit avant, il ne s'exprime pas toujours!

Pour refaire l'analogie avec le coup de foudre, tout un chacun ne le rencontrera pas nécessairement, il ne s'exprimera pas faute d'avoir eu toutes les circonstances/conditions pour son apparition, non pas que nous n'y soyons pas tous sensibles, puisque nous sommes tous identiques, c'est pour cela que nous sommes une seule et même espèce.

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Membre, 54ans Posté(e)
hep-hep Membre 346 messages
Baby Forumeur‚ 54ans‚
Posté(e)

L'instinct existe, on peut se déconditionner de sa culture et être le plus libre possible pour en prendre conscience.

Nous élevons nos enfants avec une culture choisie ou reproduite mais nous sommes tenus par nos propres pulsions.

L 'allaitement est devenu une mode imposée alors que c'est un geste instinctif oublié.

Je pense que certains d'entre nous savent reconnaître leur instinct et d'autres ne savent pas écouter leur corps, leur sensation.

Ces derniers sont donc incapables de comprendre car ils se réfugient dans le raisonnement pur.

J 'ai lu des trucs étranges sur les animaux sur ce topic !! Mais les mammifères ont développé l'attachement au cours de l'évolution pour la protection du petit trop fragile et pas fini !!!

L 'attachement est un processus inné, acquis, génétique. Il peut être déréglé et détourné en cas de stress, de manque de repères, de perte de marqueurs spécifiques (odeurs ) etc ...

C'est pareil chez les humains, ils sont tellement dénaturés, que les angoisses de la vie sophistiquée leur font perdre ce qui est essentiel.

Bref, l'instinct existe, il suffit de lire tous les écrits d'éthologie animale et humaine.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Mais je ne doute pas du fait que vous avez ressenti quelque chose que vous n'aviez jamais ressenti auparavant. Mais est-ce un instinct cela ? L'instinct de nutrition ne se révèle pas qu'à l'heure du repas. Il est permanent. Et les premiers hommes qui souffraient de la faim croyaient que c'était une maladie. C'est ce même raisonnement sophiste qui cherche à prouver l'instinct maternel. L'humain est meilleur imitateur que le singe.

L'instinct de survie ne s'exprime que sporadiquement, et même jamais pour beaucoup d'entre nous, qui sera pousser à en user, en temps de paix et de relative abondance?

Par ailleurs nous connaissons des facteurs antagonistes, comme pour les anorexiques, l'instinct se confronte à une position quasi-idéologique. Ou pour les suicidés, qui vont à l'encontre de leur instinct de survie aussi. Mais dans tous les cas il y a des explications pour comprendre le dépassement de l'instinct, pourquoi en irait-il autrement avec celui maternel?

C'est pareil chez les humains, ils sont tellement dénaturés, que les angoisses de la vie sophistiquée leur font perdre ce qui est essentiel.

:bo:

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Membre, 80ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
Posté(e)

Je suis à quia. Voilà !

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
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Je suis à quia. Voilà !

Vieilli. [Le suj. désigne une pers.] Être à quia. N'avoir rien à répondre. (Ds Littré).

Dommage, moi qui était impatient de voir tes réponses, :hu:.

Cordialement,

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Membre+, débatteur invétéré, 39ans Posté(e)
femzi Membre+ 5 626 messages
39ans‚ débatteur invétéré,
Posté(e)

mais en fait c'est quoi un instinct???

tout de suite je pense a la survie.

on est programmer pour survivre, non?

...hum!

pourtant des gens se suicident, ou se mettent deliberement en situation d'auto-destruction.

il est ou leur instinct alors?

je pense qu'il convient de REdefinir le titre du sujet afin de parvenir a se comprendre.

********************

la question de fond qui m'interresse toujours ici c'est:

AVONS NOUS TOUS UN DESIR NATUREL D'AVOIR DES ENFANTS?

(desir qui peut etre ensuite refouler a cause de certaines circonstances, comme la misere, la solitude ou la depression)

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

mais en fait c'est quoi un instinct???

tout de suite je pense a la survie.

on est programmer pour survivre, non?

...hum!

pourtant des gens se suicident, ou se mettent deliberement en situation d'auto-destruction.

il est ou leur instinct alors?

Pour ma part, l'instinct se définirait comme une réaction non réfléchie, non planifiée/anticipée, non conditionnée/inculquée, non automatique/habituelle. Mais alors, que reste t-il?

Si l'on part de l'idée admise qu'il existe des réflexes innés, l'instinct serait grossièrement une combinaison/succession de réflexes qui s'auto-organiseraient dans le sens où le suivant dépend du précédent: une réaction animale primitive.

L'instinct de survie, comme dit au-dessus, peut-être mis en défaut, par idéologie ( anorexique ) ou par l'interruption de souffrances chroniques ( suicidaires ), voire par l'éducation/l'endoctrinement ( les spartes/kamikazes/martyrs ), comment est ce possible? Tout comme pour cette expérience: si l'on plonge une grenouille dans une casserole d'eau bouillante elle tentera d'en sortir, alors que si on la plonge dans l'eau froide puis l'on fait chauffer l'eau jusqu'à l'ébullition, elle y restera, l'instinct est trompé par le manque de violence instantané de l'acte subit.

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Membre, Posté(e)
lucdf Membre 4 113 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)
si l'on plonge une grenouille dans une casserole d'eau bouillante elle tentera d'en sortir, alors que si on la plonge dans l'eau froide puis l'on fait chauffer l'eau jusqu'à l'ébullition, elle y restera, l'instinct est trompé par le manque de violence instantané de l'acte subit.

Quelle horreur! Comment peut-on procéder à des tests pareils?

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Quelle horreur! Comment peut-on procéder à des tests pareils?

Au même titre que celles sur les électrochocs des "débiles mentaux", la castration physique des homosexuels, de faire pousser/produire organe, tissus, cellules ou substances par des animaux modifiés génétiquement, inoculer des maladies aux animaux de laboratoire, ou brancher des sondes ou électrodes sur des animaux tenus en vie et conscient, etc...

Tout ce qui peut être envisagé, sera tenté par quelqu'un, ici ou ailleurs, hier, aujourd'hui ou demain, telle est notre nature! Curiosité et domination! Chacun participant d'une manière ou d'une autre à ce genre d'extrême, par besoin, envie ou idéologie, ou par négligence, individualisme.

Mais les réponses ( longues ) à tout cela, sont hors sujet.

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Membre, 80ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
Posté(e)

Oui, il serait intéressant de définir l'instinct. Par élimination, je dirais que c'est tout acte ou sensation (la sensation est aussi un acte, sans mouvement, on ne ressent rien) qui n'est pas influencé par l'acquis. Ouais, quand je dis ça, je dis rien. L'instinct est l'inné. C'est-y mieux ? L'appétit est instinct, l'envie d'un plât est un désir, le désir c'est culturel. Mais sans appétit, peut-on avoir du désir ?

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
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Mais l'envie ( http://www.forumfr.com/sujet515497-l-envie-pouvons-nous-y-resister.html ) n'est-elle pas naturelle? Du coup il n'y aurait pas antinomie entre désir et envie, puisque l'un s'appuierait sur l'autre! Comment pourrait on nous pousser ou être poussé à désirer? En suscitant notre envie! C'est une condition préalable au désir, si il n'y a pas d'envie, il n'y aura pas de désir.

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Membre, 80ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
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L'envie est donc besoin ? On s'égare je crois. Il y a le besoin, l'appétit suit car c'est notre nature, et le désir est dernier. Sans l'instinct, sans l'appétit, le besoin sera négligé et l'homme disparaitra. La nutrition est bien proche de l'instinct de conservation.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 047 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

L'envie est donc besoin ? On s'égare je crois. Il y a le besoin, l'appétit suit car c'est notre nature, et le désir est dernier. Sans l'instinct, sans l'appétit, le besoin sera négligé et l'homme disparaitra. La nutrition est bien proche de l'instinct de conservation.

Je ne crois pas avoir dit cela, on a besoin de l'envie pour accéder au désir, c'est ce que je disais, mais l'envie n'est pas un besoin, car si j'ai très faim, je mangerai même si ce qu'il y a à manger ne me fait pas envie, l'envie est sur un plan parallèle au besoin, c'est à dire que manger peut être déclenché soit par le besoin ( liée à une nécessité ), soit par l'envie ( liée à une satisfaction anticipée et souhaitée ). On doit donc être d'accord sur ça, je pense.

On peut donc désirer ( vouloir ardemment ) à partir de l'envie comme du besoin, effectivement.

Donc pour revenir à l'idée que le désir est culturel, je répondrai non, mais cela ne veut pas dire qu'il n'est pas influençable, puisque nous arrivons à créer des "besoins", et susciter nos envies par différentes compositions, indirectement le désir est manipulable.

L'instinct de survie lié au besoin de s'alimenter, lui n'est pas modulable, mais peut être camoufler par des idées à forte énergie/rémanence psychique, comme dit avant: idéologie/élucubration, souffrances ou éducation/endoctrinement.

Sommes nous en partie d'accord?

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Membre, 80ans Posté(e)
Talon Membre 1 722 messages
Baby Forumeur‚ 80ans‚
Posté(e)

Si le désir n'est pas culturel, vous prétendez-donc que l'envie de manger des moules-frites est inné ?

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