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Des pères mobilisés pour défendre leurs droits


bel68

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Membre, 63ans Posté(e)
bel68 Membre 873 messages
Baby Forumeur‚ 63ans‚
Posté(e)

Des pères mobilisés pour défendre leurs droits:

Regroupés au sein d’une association, des hommes, divorcés ou séparés des mères de leurs enfants, s’insurgent contre une justice qui marginalise leur statut et les prive de leurs droitsPartager sur facebook empty.gifC'est un cri du cœur. Un cri de rage, de désespoir et souvent de souffrance. Au nom des pères milite en Corse depuis 2008 pour que les papas puissent exercer leur rôle. Lors d'une réunion à Calvi, ils étaient une dizaine sur la cinquantaine d'adhérents que regroupe l'association, « sans compter la vingtaine de pères qui vivent sur le Continent », précise Antoine Allegrini, le président. Leur objectif commun : témoigner du parcours du combattant qu'ils endurent au jour le jour. L'an dernier déjà, ils avaient lancé un SOS au garde des Sceaux dans nos colonnes. Depuis rien n'a changé. Originaires de toute la Corse, ils veulent démontrer qu'ils ne sont pas des cas isolés.

Quatre enfants sur cinq confiés à la mère

Et leurs mots sont parfois violents. Ceux de corruption, pression psychologique ou harcèlementreviennent souvent au fil des phrases. Ils visent un système et une justice, non pas à deux vitesses, mais à sens unique. « Le parti pris constant est en faveur de la mère,explique Pierre en procédure depuis quatre ans.Quand on a un peu de retard pour le règlement de la pension, quinze jours plus tard on est convoqué au tribunal. Par contre si la mère ne présente pas l'enfant, elle n'est pas inquiétée. La moindre plainte d'un père est classée sans suite… »Aujourd'hui en Corse,« lors de 80 % des séparations impliquant des enfants, c'est la mère qui se voit confier la garde », explique Agnès Moulet, juge aux affaires familiales (Jaf) à Bastia. La magistrate essaie de faire au mieux pour chaque cas. Tant bien que mal. Elle traite une quinzaine de dossiers chaque semaine. Difficile de démêler le vrai du faux dans le comportement de chacun des parents. « Je fais toujours extrêmement attention à ce qui se dit en audience. »

L'association dénonce pourtant un système de justice anti-papa qui n'a pas su évoluer depuis des décennies. « Le père est tout aussi important dans le développement de l'enfant,s'époumone Antoine Allegrini. Nous faisons face à une justice aveugle qui non seulement ignore les pères, mais aussi les enfants ! Et les confie à la mère juste parce que c'est la mère. Et on laisse le lien avec le père se casser volontairement. »Un triste constat que certains de ses compagnons d'infortune ont également vécu. « En pleine audition devant une juge aux affaires familiales, cette dernière m'a lancé à la figure que je n'étais que le géniteur »,raconte Philippe, encore sous le coup de l'aspect méprisant des mots.

Les faux, monnaie courante

Au tribunal de Bastia, les trois juges aux affaires familiales sont des femmes. Et sur les six enquêteurs sociaux diligentés par le tribunal lors d'expertises, aucun n'est un homme. Une enquêtrice en particulier suscite l'opprobre des pères. Pierre se souvient encore de sa rencontre avec elle. « Elle vient chez moi constater que mes enfants vivent dans de bonnes conditions, explique-t-il. Elle repart ravie et me félicite. Le jour de l'audition, dans son rapport elle tient le discours inverse. Le sol s'est dérobé sous mes pieds. Cette femme fait preuve d'un parti pris et d'un manque de déontologie flagrant ! »

Pour certains Jaf, cette enquêtrice serait« spéciale ». Le déménagement d'un des deux parents entraîne aussi son lot de désagréments. Souvent les mères partent s'installer sur le Continent pour refaire leur vie. Ce qui donne lieu à des scénarios invraisemblables. C'est ce qui est arrivé à Gilbert. « À l'époque, on m'a demandé de payer 400 e de pension. Ce que j'ai fait. Ma femme est partie à Metz. Cela me revient à 1 500 e par mois si je veux voir mes enfants tous les 15 jours… J'en gagne 1 400 ! » Voilà quatre mois qu'il n'a pas de nouvelles de sa fille. Des exemples comme le sien, l'association en a à la pelle. Certains diront que c'est la vie. Mais parfois, trop souvent même, les situations ubuesques se produisent. Comme les fausses expertises, un fléau courant d'après l'association. Jean-Pierre en a été souvent victime. La dernière en date est un rapport de complaisance en faveur de son ex-compagne de la part d'une experte psychiatre. « Avant cela, une psychologue avait entendu toute la famille à tour de rôle. Dans son rapport, elle qualifiait la mère de perverse narcissique et s'inquiétait de l'aliénation qu'elle exerçait sur mes filles,raconte Jean-Pierre.Mon ex-femme a fait réaliser une contre expertise, non réclamée par le tribunal, où cette psychiatre fait le constat opposé. Me qualifiant de pervers et dénigrant le travail du rapport rédigé par la psychologue assermentée. »

La cour d'appel de Bastia n'est pas tombée dans le panneau. Elle a confirmé le premier jugement, en faveur du père, sans tenir compte de la seconde expertise. Aujourd'hui, la plupart de ces hommes se disent épuisés par des années de procédure, par la souffrance psychologique de vivre loin de leurs enfants et de les voir pâtir de ce conflit. « Nous ne voulons pas enlever les enfants à leurs mères,précise Franck. Ce que nous réclamons c'est l'équité, la justice. Pas pour nous. Mais pour le bien-être de nos enfants. »

NB : Pour ne pas porter préjudice à ces pères lors des affaires en cours, leurs noms ont été changés.

Source :http://www.corsematin.com/article/papier/des-peres-mobilises-pour-defendre-leurs-droits.755941.html

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Encore un exemple de la mainmise des femmes sur la justice familiale, qu'en pensez-vous ?

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Membre, psycho-étudiante, 38ans Posté(e)
Mel.bzh Membre 2 769 messages
38ans‚ psycho-étudiante,
Posté(e)

L'article est très bon, et je soutiens leur causes, ayant moi même été victime de ce système (et oui, il n'y a pas que les papas qui en souffrent, comme dit dans l'article).

Par contre, je trouve ton commentaire Bel68, exagéré. Putain, avec toutes les inégalités que l'on se tape en tant que femme, dire "encore un exemple de la mainmise des femmes sur la justice familiale" je trouve ça vraiment dégueulasse. Personnellement je n'y suis pour rien moi. Ni d'autres femmes certainement. C'est le système qui est mis en cause, pas les femmes ici. Ne te trompe pas de cible !

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Membre, 45ans Posté(e)
marylia Membre 44 725 messages
Forumeur activiste‚ 45ans‚
Posté(e)

mais oui , les femmes sont des diablesses :dev:

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Membre, Bubon baveux de Belzébuth, 38ans Posté(e)
casdenor Membre 11 203 messages
38ans‚ Bubon baveux de Belzébuth,
Posté(e)

Sur le coup, même si globalement la lutte anti-hystéro-féministe nous rassemble bel, là, je suis d'accord avec Mel.bzh. Ne fais pas l'erreur de confondre "féministe" et "femme", ou encore d'amalgamer le bon féminisme (qui existe) au mauvais (qui est le plus visible).

Là, on peut voir, à mon sens, une main-mise hystéro-féministe sur la justice familiale. Et clairement, ça craint.

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