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UMPS ou l'art de tromper les français :


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rextyx Membre 872 messages
Forumeur accro‚ 63ans
Posté(e)

Les prélèvements obligatoires représentaient 35% du Pib en France avant 1981, et aujourd’hui 45%, soit une hausse colossale de près de 30%(en prenant en compte l'inflation). Ces mêmes prélèvements représentent à peine 36% du Pib aujourd’hui dans la moyenne des pays de l’OCDE et seulement 34% en Allemagne.

C’est mathématique, à la lecture du programme des deux principaux candidats de la Commission européenne, que sont Sarkozy et Hollande, qui se refusent à renverser les règles du Système mais bien à poursuivre sur la voie de la mondialisation imposée par les banques,on est certain qu’ils vont faire définitivement voler en éclats les acquis des trente glorieuses. Certains syndicalistes l’ont bien compris. C’est ainsi que les principaux responsables de syndicats français bien connus, ne cherchent pas à renouveler leur mandat. A l’image de l’ancien patron de BNP Paribas, impliqué dans cette loi scélérate Pompidou Giscard, de 1973, ils préfèrent quitter la scène. Oui, on peut bien dire que les rats quittent le navire.

h.jpgLa fiscalité sera de plus en plus confiscatoire, quel que soit le guignol élu, parce que ces prétendus représentants du peuple, qui se sont acoquinés pour faire passer le Traité de Lisbonne sans interroger l’opinion « démocratique » (on n’a pas entendu les ténors du Parti socialiste, le parti politique des très riches, exiger le retour sur ce point si fondamental dans la crise actuelle), n’ont plus de moyens de levier puisque la France a été vendue à l’encan, à ces puissances financières qui pilotent la gestion du chaos financiers à partir de la City et de Wall Street. A cet heure ces deux partis n'ont toujours pas de programme , pourtant on ne parle que d'eux sur les chaines d'infos française , vous verrez, les français sont tellement cons que c'est l'un de ces deux partis qui passera .

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transporteur Membre 23297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 47ans
Posté(e)

Hier j'ai écouté la fille Le pen sur M6 sur la sortie de l'EURO elle a été incohérente,incapable d'expliquer comment les prix n'augmenteront pas notamment sur sa fameuse taxe des importations de 3% qui en début d’interview ne devait pas influé sur les prix et qui a la fion influait de 1% et le petit dessin explicatif digne d'un gamin de 3 ans était a mourir de rire.

Cette PME familiale est pathétique.

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carnifex Membre 5710 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Les prélèvements obligatoires représentaient 35% du Pib en France avant 1981, et aujourd’hui 45%, soit une hausse colossale de près de 30%(en prenant en compte l'inflation). Ces mêmes prélèvements représentent à peine 36% du Pib aujourd’hui dans la moyenne des pays de l’OCDE et seulement 34% en Allemagne.

Et alors ?

C’est mal, les « prélèvements obligatoires » ?

La grosse moitié des « prélèvements obligatoires », c’est le financement de l’assurance-maladie et des retraites.

Il faut supprimer totalement les retraites et laisser crever tous les vieux travailleurs ?

Laisser crever les malades ?

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Zecht Membre 155 messages
Forumeur inspiré‚ 32ans
Posté(e)

ahah belle lecon de démagogie !

oui il faut tuer les chomeurs aussi !

;)

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rextyx Membre 872 messages
Forumeur accro‚ 63ans
Posté(e)

Stiglitz : les premiers qui quitteront l'euro s'en sortiront le mieux

Le prix Nobel d'Economie, connu pour ses positions keynésiennes, compare les politiques d'austérité actuelles à la pratique de la "saignée dans la médecine médiévale". Seul l'investissement public peut casser cette spirale infernale, juge-t-il.

<BR class="texte clear"><BR id=sep_para_1 class="sep_para access">3750434-5577759.jpg?v=1328007265 Que Joseph Stiglitz, prix Nobel d'Economie réputé pour ses positions anticonformistes, se distingue dans son analyse de la crise européenne, est certes logique. Mais hier, lors du Forum financier asiatique de Hong Kong, le célèbre économiste a eu des mots d'un rare pessimisme au sujet du Vieux Continent. Pour lui, les responsables européens, sous la pression d'un consensus financier douteux, sont en train de mener leurs pays au chaos, et la monnaie unique à une disparition presque inévitable.

L'Europe, a jugé l'économiste, est en train de « rendre la faveur aux Etats-Unis », en exportant à son tour une crise de plus en plus inextricable et globale. En cause : des politiques d'austérité « clairement insoutenables ». Au lieu de finaliser, dès 2010, l'édifice politique qui aurait rendu la zone euro cohérente et tenable, les pays d'Europe ont imposé à la Grèce un serrage de ceinture qui n'a fait qu'augmenter le poids de sa dette publique -car l'effondrement de la conjoncture a fait fondre les recettes fiscales. « Bien que l'austérité soit néfaste, la réponse politique est d'en exiger toujours plus », a critiqué le professeur de l'université américaine Columbia. Avant de comparer cet acharnement à « la pratique de la saignée dans la médecine médiévale ». Au final, la crise voit vaciller des pays comme l'Espagne et l'Irlande « qui avaient pourtant des budgets excédentaires avant la crise ».

Que faire ? Relever les taxes pour, au contraire, pouvoir dépenser plus, et jouer ainsi sur l'effet de multiplicateur budgétaire, « base de la théorie économique», censé démultiplier sur le PIB l'augmentation de la dépense publique « avec un facteur allant de un à trois ».

La véritable urgence est de repenser l'architecture financière mondiale, assure Stiglitz. Avec deux mots clés : régulation et transparence. Régulation car la seule période longue de stabilité financière qu'ait connue le monde est celle qui a suivi la crise de 1929, qui se caractérisait par la présence de garde-fous solides. Depuis les dérégulations des années 1980, « la fréquence des crises financières ne cesse de s'accélérer ». Et le coût collectif de ces crises, ajoute Stiglitz, est « très nettement supérieur à ce qu'aurait coûté la mise en place de régulations adéquates ».

Quant à la transparence, elle est plus que jamais nécessaire pour ramener de la sérénité sur la planète financière. Il suffit pour s'en convaincre de se pencher aujourd'hui sur le marché des CDS (Credit default swaps, qui permettent d'assurer un acquéreur de titres financiers) rattachés aux dettes souveraines européennes. Aujourd'hui, nul n'est en mesure de savoir comment ces produits sont répartis dans le monde, prévient-il. D'où le caractère potentiellement explosif d'un défaut de paiement d'un pays européen qui « pourrait geler le marché mondial du crédit d'une manière comparable à ce que nous avons connu en 2008 ».Au final, celui qui, à la fin des années 1990, avait vu juste en critiquant les politiques exigées par le FMI pour venir en aide aux pays asiatiques, estime que la question qui s'impose peu à peu est « comment l'euro va finir ?». Jusqu'où les peuples d'Europe accepteront-ils cette potion amère ? s'interroge-t-il en précisant que le chômage des jeunes dépasse 40% en Espagne depuis 2008. Et de rappeler le destin de l'étalon-or après la crise de 1929 : « ce sont les premiers pays à l'avoir quitté qui s'en sont sorti le mieux ».

Pourquoi l’Euro ne peut pas fonctionner

L’Euro ne peut pas être la monnaie entre des pays ayant des productivités du travail différentes. Même coût du capital mais coût du travail plus élevé en Italie, que voulez-vous qu’il arriva ? Tous les investissements ont eu lieu en Allemagne, aucun en Italie. Etrange et désastreuse idée que cet Euro

<BR class="texte clear"><BR id=sep_para_1 class="sep_para access">3420046-4919871.jpg?v=1320856838 Si le lecteur me le permet, j’aimerais expliquer encore une fois et aussi simplement que possible pourquoi l’Euro ne peut pas être la monnaie entre des pays ayant des productivités du travail différentes.

Que le lecteur veuille bien considérer le graphique ci-dessus.

Ce graphique se lit très simplement : de 1981 a l’arrivée de l’Euro, la croissance économique en Allemagne et en Italie était exactement la même. L’Italie était « mal gérée » nous disent les spécialistes, et donc, pour remettre les pendules à l’heure elle dévaluait tous les trois ou quatre ans.

Depuis l’arrivée de l’Euro, la production s’est effondrée en Italie et à explosée en Allemagne. Pourquoi ?

Tout simplement parce que les Italiens ne se sont pas reformés, pas plus d’ailleurs que les Français, les Grecs ou les Portugais et que donc le coût du travail (ligne fine sur le graphique du bas) est beaucoup monté en Italie par rapport à l’Allemagne. Même cout du capital, cout du travail plus élevé en Italie, que voulez-vous qu’il arriva ?

Tous les investissements ont eu lieu en Allemagne, aucun en Italie.

Le taux de croissance annuel moyen de l’Economie italienne a été de 0 % dans les 10 dernières années, et le commerce extérieur Italien se retrouve bien entendu fortement déficitaire.

Du coup, sans aucune croissance, déficits budgétaires et dette explosent à la hausse et L’Italie se retrouve au bout de 10 ans au bord de la faillite.

Nous avons donc remplace la probabilité d’une dévaluation Italienne périodique par la certitude d’une faillite de l’Italie qui est inconcevable tant elle aurait d’implications

Il est bien trop tard pour introduire les mesures qui auraient dues être prises il y a 10 ans pour mettre l’Italie en situation concurrentielle avec l’Allemagne, et l’Allemagne ne veut pas, et on la comprend , subventionner l’Italie ad vitam aeternam

Si la BCE se met à acheter les obligations Italiennes dont personne ne veut, cela ne réglera rien, puisque le problème de fond, l’absence de compétitivité Italienne ne sera pas réglé

Seule solution pour l’Italie, sortir de l’Euro et revenir à sa monnaie nationale, ce qu’il faudra bien finir par faire. Et la dévaluation de la nouvelle Lire devrait avoisiner les 40 %, ce qui mettra la France dans une situation impossible.

Seule question : combien encore de souffrances inutiles a supporter par les populations avant que nos élites n’admettent qu’elles se sont lourdement trompées ?

Mais quand même , quelle étrange et désastreuse idée que cet Euro…

1) Les origines méconnues du traité de Maastricht

Les circonstances géopolitiques ayant présidées à la naissance du traité de Maastricht méritent ici d’être soulignées.

La doctrine monétaire allemande a toujours considéré que les fluctuations trop larges des monnaies sont néfastes et qu’une monnaie nationale forte est une nécessité. C’est dans cet esprit que la France a adhéré au Système monétaire européen, succédant au Serpent monétaire européen, établi en 1979 pour limiter la fluctuation des monnaies européennes. La discipline économique et monétaire qu’il introduisait fonctionna plutôt bien, au côté du Marché commun et de l’Euratom institués en 1957.

La Communauté a repris naturellement les objectifs d’une monnaie stable, mais le traité de Maastricht opéra une véritable rupture : à un système de gestion concertée, où chaque Etat conserve ses pouvoirs, le traité substitue un système institutionnel, contraignant et irréversible, où les Etats remettent quasi totalement leur pouvoir monétaire et, par conséquent largement budgétaire et économique, à une institution distincte d’eux et supranationale.

Au lendemain de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, le Chancelier Kohl souhaita aller très vite pour que l’Allemagne trouve sa place au centre de la nouvelle Europe. Dans une intervention solennelle le 28 novembre 1989 devant le Bundestag alors en session budgétaire, le Chancelier de la République fédérale développa dix points, qui auront été gardés secrets jusqu’à la dernière minute. A la question « où va l’Allemagne ? », Helmut Kohl surprit tout le monde en plaidant immédiatement pour une réunification progressive et la marche vers l’unité allemande, laquelle allait, selon lui, de pair avec l’unification de l’Europe, qu’il appela : la « Maison commune ».

Le traité de Maastricht sera l’instrument d’une telle entreprise, le chancelier allemand pressant le Président Mitterrand d’accélérer le calendrier permettant « d’éliminer les obstacles qui empêcheraient encore l’union économique et monétaire d’avancer », évoquant les évolutions en cours dans les pays de l’Est et du Sud-Est pour exiger « une politique déterminée en matière d’intégration européenne », le tout revêtant pour lui une grande « importance pour des raisons de politique intérieure »…

Une double réunification par la monnaie

L’accord obtenu par l’Allemagne à la veille du sommet de Dublin des 27 et 28 avril 1990 prévoira donc trois décisions capitales : la réunification allemande par extension de la souveraineté de la RFA au territoire de la RDA, une union politique en parallèle à l’union monétaire pour parvenir à terme à une monnaie unique, la programmation de l’ouverture vers l’Est. Le traité, ainsi tout entier d’inspiration allemande, sera signé à Maastricht les 9 et 10 décembre 1991, dans les délais fixés par le chancelier. La France y accepta une monnaie unique – l’écu mis en place le 1er janvier 1999 rebaptisé « euro » -, correspondant à la fixation des parités entre les monnaies nationales des Etats membres de l’UEM. Contrairement à une idée reçue, même en s’en tenant aux termes du traité de Maastricht, le choix d’une monnaie unique n’impliquait pas la suppression automatique et simultanée des monnaies nationales. Malgré son appellation, la monnaie unique pouvait demeurer une « monnaie commune »[1] ainsi que l’avait proposé la Grande-Bretagne qui, faute d’y être parvenue, a préféré rester hors de la zone euro. Les rares esprits s’autorisant la critique[2] ne manqueront pas de voir dans le périmètre géographique de cette monnaie unique, dont l’Allemagne souhaitait à l’époque exclure les pays dits « du Club Med », peu ou prou celui de l’Empire carolingien, lui aussi « réunifié ».

Il faut rapprocher ce constat d’un autre : celui relatif à la nature juridique de cette nouvelle Union, que le ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, avait exprimé sans ambiguïté à la tribune de l’Assemblée nationale le 17 novembre 1991 : « Nous avons pris le parti d’une mutation fondamentale vers une entité supranationale, une union à vocation fédérale. » En acceptant l’UEM et la monnaie unique dans un cadre supranational à finalité fédérale, on peut ainsi se demander si la France n’offrait pas à République fédérale allemande un ferment et un cadre pour la restauration de sa propre unité. Sans juger ici la pertinence d’un tel choix, il convient de rappeler qu’il fut possible au prix du sacrifice de sa souveraineté monétaire et, partant, de ses souverainetés budgétaire et économique.

2) La souveraineté monétaire européenne : une technocratie qui applique des textes absurdes, des Etats qui s'endettent

L’Union économique et monétaire (UEM) constitue l’innovation majeure et la pièce maîtresse du traité de Maastricht créant l’Union européenne. Au sein de l’UEM, les pouvoirs d’action directe ou de contrôle des Etats sont inexistants, la Banque Centrale Européenne jouissant d’une indépendance politique et économique protégée par le traité. Les Etats participent au conseil de la BCE ainsi qu’au système européen de banques centrales (SEBC) par l’intermédiaire de leurs gouverneurs, et c’est désormais à travers ces institutions que pourraient théoriquement être pris en considération des intérêts nationaux, dans le cadre toutefois de l’objectif juridique et politique de la stabilité.

A. Des institutions financières supranationales indépendantes

Le passage à la troisième phase de l’unification monétaire par la création de la monnaie unique en lieu et place des monnaies nationales, constitue le moment le plus manifeste du transfert de la souveraineté monétaire à l’Union, dès lors que les Etats sont irréversiblement dépossédés du droit d’émettre la monnaie. Le transfert d’une véritable compétence régalienne, en tant qu’elle correspond, aux côtés du pouvoir de faire la loi et de celui de juger en dernier ressort, à l’une des « vraies marques de souveraineté » selon Bodin[3].

Aux yeux de certains penseurs libéraux, cette fonction de battre monnaie ne peut être considérée à proprement parler comme « régalienne », au sens où contrairement aux autres, elle ne viserait pas à protéger les citoyens ou à garantir leur liberté individuelle (Jean-Baptiste Say ou Friedrich Hayek rappelant la possibilité de monnaies privées[4]). Néanmoins, la souveraineté économique et donc monétaire de l'État pourrait être considérée comme une fonction régalienne au même titre que la défense, la diplomatie ou la sécurité intérieur, et tant qu’elle peut consister aussi à protéger les citoyens des abus et aléas économiques et financiers, dus par exemple, à une distorsion des échanges.

En l’espèce, ce transfert de la souveraineté monétaire n’a pas eu lieu entre les mains d’une institution composée des représentants des Etats-membres – le Conseil des ministres, par exemple - mais à des institutions financières nommées, absolument indépendantes, irresponsables et incontrôlées. Une fois franchie la troisième et dernière étape de mise en place de l’UEM et de la monnaie unique[5], les compétences étatiques en matière monétaire se voyaient en effet transférées intégralement et irréversiblement à des institutions financières dont le statut proclame l’indépendance absolue vis-à-vis du pouvoir politique, ce qui implique également leur soustraction à tout contrôle démocratique.

Comme le relève Michel Clapié, une telle indépendance est « sans précédent : en aucun temps ni aucun lieu le pouvoir monétaire ne fut confié à des fonctionnaires indépendants et irresponsables. »[6] C’est pourquoi le gouvernement français avait souhaité adjoindre, après coup, aux autorités monétaires indépendantes, une instance politique. Le Conseil de l’euro, mis en place informellement au terme du Conseil européen de Luxembourg en 1997, dont la mission est de coordonner les politiques économiques et financières, n’a toutefois aucun pouvoir réel.

Deux institutions supranationales incarnent donc cette "souveraineté européenne" : la Banque centrale européenne (BCE) et le Système européen de banques centrales (SEBC). La première est formée d’un directoire, d’un Conseil des gouverneurs et d’un Conseil général. Le directoire est composé de membres nommés pour 8 ans (non-renouvelable) d’un commun accord par les chefs d’Etat ou de gouvernement, sur recommandation du Conseil et après consultation du Parlement européen. A l’instar des membres de la Commission européenne ou de la Cour de justice par exemple, ils sont irrévocables (sauf « faute grave ») et totalement indépendants des gouvernements et institutions ayant participé à leur processus de nomination, en vertu des textes statutaires et des traités. Il en est évidemment de même des gouverneurs de banques centrales qui participent à ces organes. Avec le traité de Lisbonne, la BCE devient une véritable institution européenne dotée de la personnalité juridique, ainsi que d’importants pouvoirs de décision (art. 13 du TUE et 282-3 du TFUE) à travers les « recommandations », « avis » mais surtout « règlements » et « décisions » dont la force contraignante est identique à celles et ceux pris par le Conseil. Ils peuvent être déférés à la Cour de justice. La BCE détient aussi un véritable pouvoir exécutif puisqu’elle est habilitée à infliger directement « aux entreprises des amendes et des astreintes en cas de non-respect de ses règlements et décisions » (art. 132 du TFUE). La BCE gère le Système européen de banques centrales (SEBC) qui émet les euros, à travers les différentes banques centrales nationales. Doté de la personnalité juridique et d’un statut indépendant, le SEBC gère techniquement la monnaie unique dans le respect du protocole, repris par le traité de Lisbonne, sur les statuts de la SEBC et de la BCE, dont l’objectif prioritaire est la stabilité des prix (art. 127 du TFUE)

B. Un abandon de souveraineté monétaire sans précédent

La justification de tels abandons de souveraineté utilise deux catégories d’arguments.

D’abord, elle explique que dans un monde totalement ouvert aux mouvements des hommes, des marchandises et des capitaux, l’interdépendance des politiques monétaires est plus qu’une nécessité : ce serait un fait. Par ailleurs, elle argue que cette interdépendance se traduirait largement, pour la France, par une dépendance vis-à-vis des grandes monnaies que sont en particulier le dollar et surtout autrefois le mark. La solution européenne intégrée présenterait le mérite de la clarté et permettrait à la France de participer à la seule politique qu’elle puisse désormais viser. Le premier argument constatant une situation de fait n’est pas discutable.

La vraie question n’est-elle pas toutefois de savoir si une coopération monétaire plus étroite, dans le cadre d’un SME renforcé par exemple, avec maintien des monnaies nationales en parallèle à une monnaie européenne commune - le traité de Maastricht n'a jamais prévu la suppression des monnaies nationales et de fait, elles ont circulé en parallèle à l'euro plusieurs années - et d’un contrôle démocratique, n’eût pas offert tous les avantages techniques sans les sacrifices politiques (pour ne pas parler des sacrifices économiques dus à la surévaluation de l’euro) de l’UEM actuelle, dont un nombre croissant d’économistes parmi les plus « européens » prédisent la fin à plus ou moins brève échéance ?

Des décisions bien à l'abri de l'influence des urnes

Jamais, nulle part, on a abandonné le pouvoir monétaire à des fonctionnaires indépendants et irresponsables. Même aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne dont les banques centrales sont formellement indépendantes du pouvoir politique, il existe des formes de contrôles et d’influence par les organes élus. Ainsi, le conseil exécutif de la Reserve Fédérale (FED) des Etats-Unis non seulement comprend des personnalités politiques (qui rendent des comptes devant l’opinion et devant leurs électeurs), mais il est périodiquement soumis à une audition devant le Congrès et le Président des Etats-Unis y exerce une influence certaine. Le directoire de la BCE, lui, est entièrement « protégé » de toute influence politique : ni la BCE, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions externes, fusse d’une institution de l’Union européenne ou des Etats-membres, qui sont rigoureusement tenus de respecter cette interdiction. La BCE a d’ailleurs son propre budget, indépendant de celui de l'Union européenne et son capital est souscrit et libéré par les Banques centrales nationales de la zone euro.

De même, il est interdit au SEBC d'accorder des prêts aux organes communautaires ou à toute entité nationale du secteur public, de manière à le mettre à l'abri de toute influence des autorités publiques nationales. Enfin et contrairement aux Etats-Unis où existe davantage de contrôle démocratique du pouvoir monétaire, celui-ci n’existe pas pour la BCE. Du moins pas devant les parlements nationaux, seules instances représentant chaque peuple de l’Union[7]. La seule forme de contrôle devant des représentants issus des élections est celle qu’est supposé remplir le Parlement européen. En particulier, le président de la BCE rend compte, chaque trimestre, à la commission compétente du Parlement européen (la Commission économique et monétaire) de son activité. Par ailleurs les autres membres du Directoire peuvent être entendus par le Parlement européen sur diverses questions relatives aux compétences de la BCE.

Des choix monétaires gravés dans le marbre du traité, telles des évidences scientifiques...

Alors que la FED américaine s’efforce de concilier des objectifs qui peuvent être économiquement contradictoires, tels que la recherche de croissance (lutte contre le chômage) et celui de la stabilité des prix (lutte contre l’inflation), la BCE (art. 119-2 TFUE) et le SEBC (art. 127 TFUE) se voient assigner par le traité lui-même, repris par ses statuts, une mission unique ou du moins prioritaire : « la définition et la conduite d'une politique monétaire et d'une politique de change uniques dont l'objectif principal est de maintenir la stabilité des prix ». L’indépendance absolue des autorités monétaires et la mission principale de veiller à la stabilité des prix sont conçues comme la condition l’une de l’autre.

Une politique monétaire indépendante, éloignée autant que possible du processus de décision démocratique, est mieux à même d’atteindre « l’objectif principal » de stabilité des prix. Elle se place dans une perspective à plus long terme, alors que les pouvoirs élus obéissent à eux des cycles électoraux, donc très courts. Ainsi, pour répondre à un choix de politique monétaire (économiquement discuté), que l’on va jusqu’à graver dans le marbre constitutionnel du traité (le rendant permanent et absolu), il était nécessaire d’en déconnecter définitivement les Etats et leurs représentants élus au moyen d’une indépendance stricte de la Banque centrale elle-même de plus en plus critiquée[8].

Les pouvoirs de la BCE dans la logique d’un marché européen et mondial de plus en plus ouvert sont considérables. Le système s’inspire directement de celui de la Bundesbank. Helmut Schlesinger, gouverneur de la Bundesbank en 1992, avait parfaitement décrit la logique de la nouvelle souveraineté monétaire européenne : « La structure de la Bundesbank est un modèle de banque centrale de type fédéral. Le futur système consistera en banques centrales nationale qui auront perdu leurs pouvoirs en matière de politique monétaire et qui délégueront des représentants au sein du Conseil de la Banque centrale européenne. C’est le même principe que celui de la Banque centrale allemande dont le Conseil se compose de représentants des Landeszentralbanken ».

Depuis Maastricht, les traités consacrent l’indépendance de la BCE, condition première de son efficacité...bien à l'abri du pouvoir des urnes. En réalité, la crise très grave que traverse l’euro et les menaces de faillites en chaine des Etats de la zone, les critiques de plus en plus nombreuses à l’égard de la politique de désinflation compétitive et l'accentuation des divergences économiques faute de « Zone monétaire optimale » (et donc de nation) européenne devrait bientôt conduire, au minimum à une redéfinition de son périmètre - ce qui signifierait donc la sortie de certains Etats et le retour à leur monnaie nationale préalable à une dévaluation, hypothèse non prévue par les traités qui ne parlent que de sortie de l'Union - ainsi qu'à l’institution d’une véritable « gouvernance économique » supranationale entre ceux qui y resteront, schéma qui suppose également la révision des traités.

Autant de solutions qui relèvent davantage des soins palliatifs que de la médecine curative et ne feront que prolonger artificiellement, quelques mois peut-être encore, la vie de l'euro, au risque de rendre impossible, pour des décennies, le relèvement de notre économie. L'euro est un "piège mortel". Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont, et depuis longtemps, parmi les plus éminents spécialistes de l'économie - laquelle n'est décidément pas une science ! - tels Maurice Allais, Robert Mundell, Milton Friedman, aujourd'hui Paul Krugman... Il faut donc en sortir, et vite.

J'espère avoir été assez claire dans mes propos ....

Pour un démontage concerté de l’euro

Bien que nos concurrents américain et chinois aient intérêt à la survie de la monnaie unique européenne, celle-ci est condamnée, tôt ou tard, à une explosion incontrôlable. C’est pourquoi, afin d’éviter ce désastre, les signataires de ce texte proposent qu’une concertation européenne soit engagée en vue d’aboutir au démontage nécessaire de l’euro. » Les douze économistes signataires, parmi lesquels Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir et Jean-Claude Werrebrouck, estimant que « l’obstination des gouvernants à foncer, à marche forcée, dans l’impasse de l’euro ne peut conduire qu’à une aggravation générale de la situation économique en Europe. », proposent ici un plan de sortie de l’euro.

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par Gabriel Colletis, Alain Cotta, Jean-Pierre Gérard, Jean-Luc Gréau, Roland Hureaux,Gérard Lafay, Philippe Murer, Laurent Pinsolle, Claude Rochet, Jacques Sapir, Philippe Villin, Jean-Claude Werrebrouck

3760797-5595165.jpg?v=1328183109 La véritable cause de la crise de l’euro, c’est la montée inexorable de la dette extérieure dans la moitié des pays de la zone. La nécessité de faire appel à des capitaux étrangers indique que la question cruciale est que leurs ressources propres n’ont pas été utilisées suffisamment pour développer les capacités productives des pays concernés et les rendre compétitives. Si l’on retranche les créances que possède chacun des pays, une dette extérieure nette touche les deux tiers des membres de la zone euro.

Les plus affectés sont les pays les moins compétitifs, comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne ainsi que l’Irlande. Un deuxième groupe de pays comprend l’Italie, où la dette extérieure nette est de 27 %, et la France, dont les 30 % sont dus pour l’essentiel à une accumulation de sorties de capitaux d’investissements directs à l’étranger ; pour la Finlande et l’Autriche, la dette nette demeure minime, représentant moins de 8 % de leur PIB. Non seulement les autres pays de la zone euro ne sont pas concernés, mais ce sont au contraire des créances extérieures nettes qui apparaissent pour les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et surtout pour l’Allemagne.

Dans ces conditions, l’obstination des gouvernants à foncer, à marche forcée, dans l’impasse de l’euro ne peut conduire qu’à une aggravation générale de la situation économique en Europe. Bien que nos concurrents américain et chinois aient intérêt à la survie de la monnaie unique européenne, celle-ci est condamnée, tôt ou tard, à une explosion incontrôlable. C’est pourquoi, afin d’éviter ce désastre, les signataires de ce texte proposent qu’une concertation européenne soit engagée en vue d’aboutir au démontage nécessaire de l’euro. Celui-ci pourra se faire selon les six modalités suivantes.

1) Des monnaies nationales seront recréées dans chacun des pays de la zone. Cela se fera en échangeant un euro existant contre une unité de cette nouvelle monnaie. Pour les billets, il suffira d’une courte période de transition, pendant laquelle les anciens billets en euros - émis par chaque banque nationale et portant aujourd’hui un signe distinctif selon le pays (marque "U" pour la France) - seront surchargés d’un tampon, avant qu’une quantité suffisante de nouveaux billets n’ait été imprimée en vue d’un échange. Pour les pièces, l’échange pourra se faire très vite puisque celles-ci comportent déjà une face nationale.

2) A la date du démontage de l’euro, les parités monétaires des nouvelles monnaies nationales, les unes par rapport aux autres, seront définies d’un commun accord, afin de rétablir des conditions normales d’échange. Là se trouve le seul moyen de résoudre valablement le problème principal, qui est celui des dettes extérieures nettes. On tiendra compte de la hausse des prix de chaque pays depuis la création de l’euro et de la situation de ses échanges extérieurs. Les dévaluations ou réévaluations nécessaires seront définies vis-à-vis d’une unité européenne de compte, dont la valeur internationale sera calculée par une moyenne pondérée des taux de change des monnaies nationales, comme c’était le cas pour l’ancien écu.

3) A l’intérieur de chacun des pays resteront inchangés, à la date du démontage, les prix des biens et des services, de même que les valeurs des actifs et des comptes bancaires. La disparition de l’euro fera que la dette publique de chaque Etat sera convertie dans la monnaie nationale correspondante, quels que soient les créanciers, à l’exclusion de ceux qui détiennent des créances commerciales. En revanche, les dettes extérieures des agents privés, de même que leurs créances commerciales extérieures, seront converties dans l’unité européenne de compte. Bien que cette solution favorise les pays forts et défavorise les pays faibles, elle est la seule réaliste afin d’assurer la pérennité des contrats conclus antérieurement.

4) Sans qu’il soit besoin d’établir un contrôle des changes, tous les gouvernements déclareront des vacances bancaires pendant une période limitée. Ils fermeront temporairement les banques pour déterminer celles qui sont viables et celles qui devront faire appel à la banque centrale. Les cotations seront arrêtées pendant cette période. La solution consistera sur la base d’un principe universel à décider que la garantie sera supportée par les banques centrales, qui abandonneront leur indépendance et retrouveront les statuts d’avant les années 1970. L’Etat protégera les épargnants, en prenant si besoin le contrôle d’une partie du système bancaire.

5) Les taux de change nominaux des monnaies nationales resteront fixés, durant cette même période, selon les parités décidées d’un commun accord. Ensuite, ils feront l’objet d’un flottement concerté sur le marché, à l’intérieur d’une marge de fluctuation de + 10 %. Un nouveau système monétaire européen pourrait alors être étudié afin de stabiliser les taux de change réels.

6) Cette opération serait facilitée si, préalablement au démontage de l’euro, son taux de change s’était fortement déprécié vis-à-vis des autres monnaies. La fin d’un euro cher ne sera sans doute pas acceptée par tous nos partenaires ni par la Banque centrale européenne, mais la France pourra y contribuer préalablement en abrogeant la loi Giscard de 1973. Celle-ci, qui interdisait le financement de la dette publique par la banque centrale, avait d’ailleurs été consolidée une première fois dans le traité de Maastricht, puis une seconde dans le traité de Lisbonne.

Dans le futur, nous pensons que l’on ne pourra pas faire l’impasse sur les problèmes qui ont été masqués par la crise de l’euro, en particulier l’emballement de la création monétaire privée et la dérive mondiale des systèmes bancaires, conséquence de l’abolition du Glass-Steagall Act. Adoptée en 1933 (abolie en 1999)

NOTE:

à la suite de la crise de 1929, la législation bancaire stricte Glass-Steagall Act a, notamment, séparé les banques de dépôt des banques d'investissement aux Etats-Unis

Collectif

Gabriel Colletis, Alain Cotta, Jean-Pierre Gérard, Jean-Luc Gréau, Roland Hureaux,Gérard Lafay, Philippe Murer, Laurent Pinsolle, Claude Rochet, Jacques Sapir, Philippe Villin, Jean-Claude Werrebrouck (économistes)

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bibifricotin Membre 11405 messages
Forumeur alchimiste‚ 75ans
Posté(e)

Les prélèvements obligatoires représentaient 35% du Pib en France avant 1981, et aujourd’hui 45%, soit une hausse colossale de près de 30%(en prenant en compte l'inflation). Ces mêmes prélèvements représentent à peine 36% du Pib aujourd’hui dans la moyenne des pays de l’OCDE et seulement 34% en Allemagne.

Il est très facile de baisser les prélèvements obligatoires il suffit:

-de rendre l'enseignement payant

-d'assurer les retraites par capitalisation

-de privatiser l'assurance maladie

-de supprimer les allocations familiales

-etc....

Par contre, il faudra éviter de calculer le cout de ces cotisations dans le privé, mais on pourra effectivement clamer que les prélèvements obligatoires ont baissé.

Vos idées ont tres bien réussies aux USA et il est urgent de les prendre comme modèle de "civilisation"

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carnifex Membre 5710 messages
Forumeur alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

ahah belle lecon de démagogie !

oui il faut tuer les chomeurs aussi !

;)

Ce qui est démagogique, c’est de dire qu’il y a trop d’impôts et que tout irait forcément mieux si on payait moins d’impôt, sans préciser quelles recettes, et quelles dépenses on souhaite supprimer.

Or, répéter avec la meute : il y a trop de « prélèvements obligatoires » sans plus de précision, c’est exactement cela.

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slanny Membre 5248 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Les 10 mesures qui sauveraient la France (mais qui ne seront jamais appliquées)

1. Dans un premier temps, on demanderait aux entreprises de donner leur salaire complet aux salariés, c’est-à-dire ce que ces salariés coûtent effectivement à l’entreprise, en totalité (charges salariales et patronales incluses). L’intégralité du salaire atterrirait alors sur le compte bancaire des intéressés. Charge alors à ces derniers de reverser aux différents organismes les sommes convenues pour les différentes couvertures. On passerait ensuite quelques mois à expliquer aux Français que oui, ils n’ont pas le choix, et oui, ils sont obligés de cotiser à ces organismes qui leur paieront une retraite de misère, indemniseront leur chômage avec un lance-pierre et ne leur rembourseront qu’une partie humoristique de leurs frais de santé. Enfin, on proposerait l’ouverture à la concurrence de l’ensemble de ces branches.

2. Parallèlement à ces mesures didactiques sur les salaires, on en profiterait pour faire sauter les monopoles de droits divers et variés (courrier, énergie, taxis, transports interurbains ou régionaux, tout jusqu’aux licences téléphoniques mobiles, par exemple) ainsi que les protections et privilèges minutieusement enkystés dans la vie sociale française depuis des décennies, à commencer par les numerus clausus (des pharmaciens, des notaires, des médecins, …).

3. Évidemment, tout ceci ne peut s’entendre qu’avec un code des impôts légèrement éclairci. Pour cela, on peut le réduire à quelques articles simples : l’impôt serait dû par tous (entités physiques ou morales), sur tous les types de revenus possibles, et limité à 10% de ce revenu (flat tax), ni plus, ni moins. La TVA, de fait, serait unique, et limitée à 10%. Et 10%, c’est très simple puisqu’un gamin de 6ème est censé savoir faire une division par dix… Enfin, mettons un gamin de terminale (de nos jours). Par exemple, le litron d’essence sans plomb, actuellement autour de 1.5€, dégringolerait à 0.64€ (cela fait plus de 40€ d’économie sur un plein de 50 litres). En conséquence de quoi, le gouvernement serait dans l’obligation, rapidement constitutionnelle, de ne dépenser en année N+1 que l’argent récolté en année N, avec interdiction du moindre déficit, et sanctions personnelles et financières non symboliques aux membres du parlement pour tout dépassement de budget de l’État.

4. Puisque le droit fiscal a été toiletté, autant faire la même chose pour le droit du travail. Revenons aux sources, à savoir celle d’un contrat entre deux personnes, jugées adultes et responsables. Pour éviter que, dans un premier temps, des contrats trop fantaisistes apparaissent, on peut imaginer que des contrats types pourraient être proposés par des institutions reconnues ou toute firme d’avocats souhaitant se faire un nom. Les détails des contrats sont mis en concurrence directe. Évidemment, tous les « contrats » liant les fonctionnaires à l’État sont remis sur le tapis. Ce nettoyage au kärcher du droit fiscal et du droit du travail entraîne bien évidemment une simplification drastique de la création d’entreprise où la paperasserie devient réduite à sa plus simple expression.

5. L’argent de l’État, c’est l’argent du peuple, qui a, surtout actuellement, autre chose à faire que financer les allers-retours en jet privé de Morano ou Sarkozy dans leurs déplacements de villégiature. En conséquence, on arrêterait toutes les subventions (aux associations, etc…), on mettrait fin à toutes les commissions, institutions diverses, hautotorités rigolotes mais parfaitement inutiles. La ponction correspondante disparaissant, les Français sont alors libres de reverser directement aux associations de leur choix le montant qu’ils veulent. En contrepartie, ce montant est déductible à 100% des impôts, sans plafond (les impôts peuvent ainsi être totalement annulés) tant que l’association est reconnue à but non lucratif et d’utilité publique. De la même façon, on peut espérer un gain substantiel de marges de manœuvre avec l’arrêt total de tous les ministères croupions, petites niches dorées pour sympathisants et amis des dirigeants en place, comme par exemple la Culture, l’Environnement, la Solidarité, la Jeunesse, les Sports, la Ville.

6. En matière d’éducation, rien ne vaut la décision éclairée (ou pas) des parents. Le principe du Chèque Éducation, dans un premier temps tout au moins, permettra d’éclaircir pas mal la situation. En contrepartie, les écoles, collèges et lycées deviennent totalement autonomes dans leurs programmes, méthodes, horaires, recrutements et salaire des professeurs.

7. La France n’est plus une puissance coloniale, c’est un petit pays jadis riche enfoncé dans 40 ans de socialisme débridé. Rien de tel qu’une cure d’humilité pour reprendre pied avec la réalité, par exemple avec un arrêt de toutes les opérations militaires hors du sol. Les militaires sont mis à profit dans les endroits où ils peuvent servir, si le besoin s’en fait sentir. L’arrêt des opérations à droite et à gauche permet de dégager à nouveau des finances pour renouveler les matériels usés et rafraîchir les troupes. Mieux vaut 100.000 hommes correctement outillés et en bonne forme que les 240.000 actuels, fatigués et équipés majoritairement de vieux engins rouillés.

8. Rappelons que nous sommes en situation économique tendue. Comme nous n’avons plus un rond, on a autre chose à faire de notre argent en période de crise que d’empêcher les gens de le claquer en futilités si ça les amuse. En conséquence, on applique une légalisation de la drogue, comme au Portugal où cela a très bien fonctionné.

9. Il devient à présent indispensable de nettoyer aussi quelque peu la vie politique française, par exemple en imposant la transparence sur les comptes des syndicats, de toutes les entités publiques ou qui reçoivent de l’argent public (institutions, municipalités, régions, etc…). Cette transparence se traduirait aussi dans la publication sous forme électronique de l’ensemble de la comptabilité dans des formats directement exploitables par le citoyen. Et bien sûr, cela comprendrait la publication de toutes les feuilles de paie de tous les élus. Après tout, c’est notre argent, autant savoir où il part. Au sujet des syndicats, il semble évident que leur représentativité n’est plus liée à leur nom ou histoire mais, strictement, à leur nombre d’adhérent.

10. Enfin, pour bien marquer le coup, on imposerait un non cumul strict des mandats, tous renouvelables une seule fois. Renouveler le corps politique n’est pas la garantie d’une démocratie parfaite mais permettra d’éviter les situations de rentes dont le pays a si longtemps souffert.

http://h16free.com/2012/02/08/12511-les-10-mesures-qui-sauveraient-la-france-mais-qui-ne-seront-jamais-appliquees

Liberté, responsabilité. Que demande le peuple ?

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