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Israël-Palestine : le rapport français explosif sur la question de l'eau


eklipse

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
Posté(e)

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Le rapport a été remis en décembre par le député français, mais c'est plus d'un mois après sa publication, avec la traduction de certains passages dans la presse israélienne, qu'il provoque un tollé en Israël.

Ce rapport d'information pour la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale remis par le député socialiste Jean Glavany décrit la question de l'eau comme "révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen-Orient". "Nous sommes étonnés et indignés par ce rapport de M. Glavany qui a introduit une terminologie extrême dans le document, au dernier moment, sans en informer ses collègues", s'insurge le porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères Ygal Palmor, qui dénonce dans Haaretz un rapport "rempli d'un verbe emprunt de propagande vicieuse, bien éloignée de l'esprit critique professionnel".

DE L'UTILISATION DU MOT "APARTHEID"

Interrogé par Le Monde.fr, Jean Glavany nie avoir ajouté le terme d'"apartheid" au dernier moment, mais l'avoir fait en connaissance de cause "je savais que cela ne leur ferait pas plaisir (...) mais à force de ne pas vouloir braquer, on laisse faire", réagit le député socialiste qui affirme être "un ami d'Israël" et souhaite parler "du fond et pas de la forme du mot". Sur la méthodologie, le député dit s'être rendu "une petite semaine" avec d'autres élus français dans la région – Liban, Jordanie, Isarël, territoires palestiniens – et avoir rencontré "les ministres israélien et palestinien de l'eau, des diplomates et des ONG". "On n'a pas fait ça depuis notre bureau à l'Assemblée nationale", affirme le député en réponse aux critiques. Dans sont point à la presse du mercredi 18 janvier, le ministère des affaires étrangères décline toute réaction, arguant "nous n'avons pas l'habitude de commenter le contenu des rapports parlementaires".

Sur place, précisément, loin des bureaux de l'Assemblée nationale, Gidon Bromberg, directeur israélien de Friends of the Earth Middle East – une ONG qui rassemble Jordaniens, Israéliens et Palestiniens pour la promotion de la paix et du développement durable dans la région – évoque la question "historique" de l'eau pour dans la région. "Israël ne partage pas l'eau de façon équitable avec les Palestiniens", commente ce spécialiste des questions d'eau et de sécurité. "Les Israéliens considèrent l'eau comme une question relevant de la sphère militaire, ce qui rend presque impossibles les débats ou les projets innovants et équilibrés qui restent dès lors relégués au second plan", analyse de son côté Pierre Berthelot, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique, dans l'édition janvier-février de la revue "Questions internationales".

Situation géographique de la bande de Gaza et de la Cisjordanie

Le Monde.fr

La question épineuse de l'eau faisait ainsi partie des accords d'Oslo II, en 1995, qui n'ont pas été renégociés comme prévu en 2000 avec l'éclatement de la seconde Intifada. Si experts et ONG s'accordent pour considérer l'eau comme "un outil militaire", à l'instar de l'expression utilisée par Mark Zeitoun, chercheur à l'université d'East Anglia en Grande-Bretagne, c'est sur la forme et l'utilisation du mot "apartheid" que le rapport est questionné.

Pour Mark Zeitoun, spécialiste des questions de gouvernance environnementale, "si l'on définit 'apartheid' comme une discrimination réalisée sur la base de la race, alors on peut parler d'apartheid de l'eau". Gidon Bromberg, lui, déplore l'utilisation de ce terme : "ce mot, ça n'aide vraiment pas, ça braque les gens", explique-t-il en allusion à la réaction du gouvernement israélien.

"CE SONT LES ISRAÉLIENS QUI DÉCIDENT"

Pour les Palestiniens, la problématique du partage de l'eau se traduit de façon différente en Cisjordanie et à Gaza. Il s'agit tout d'abord d'une question géographique : Israël est située en aval par rapport à la Cisjordanie, tandis que Gaza se situe en aval par rapport à Israël. La définition du prélèvement des eaux a donc été un point crucial des accords d'Oslo II, qui encadrent le forage des sols : en Cisjordanie, tout forage doit faire l'objet d'une autorisation du Joint Water Committee, un comité mixte, composé d'Israëliens et de Palestiniens. "Dans la pratique, ce sont les Israéliens qui décident et en général, c'est à la faveur des demandes israéliennes, pas palestiniennes", souligne Stéphanie Oudot, adjointe au département eau et assainissement à l'Agence française du développement. Cette spécialiste des questions d'eau a travaillé pendant sept ans comme chef de projet dans la région.

suite

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/20/israel-palestine-le-rapport-francais-explosif-sur-la-question-de-l-eau_1631311_3218.html#ens_id=1559455

Très éthique et équitable procédés ...:mef:

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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)

En privant d'eau les Palestiniens, mécaniquement, ils limitent la population palestinienne.

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Membre, Posté(e)
Conscient55 Membre 1 128 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Il n'y a pas grand chose à dire, tout le monde le sait, que ce soit en Israël même ou Europe et aux USA, et personne ne bouge.

On devrait aussi parler des hectares d'oliveraies séculaires incendiées et des puits empoisonnés.

Ce qui est désespérant pour l'Histoire humaine, c'est qu'un peuple qui a subi une barbarie sans bornes puisse s'adonner à ce genre de répression féroce

Si Israël était une dictature, on pourrait dire que cela s'explique, comme les répressions menées en Syrie ou ailleurs.

Mais le gvt Israélien est élu démocratiquement, ce qui signifie que la population approuve, d'une façon ou d'une autre cette politique.

Finalement entre la férocité d'une dictature comme la Syrie ou le gouvernement Isrélien, on ne voit pas trop la différence.

Asssiner des milliers de ses cytoyens en quelques mois ou obliger, sur des décennies, des centaines de milliers d'enfants à boire de l'eau polluée ou mourir de soif, quelle est la différence? La cruaté aveugle est la même.

Les pelouses anglaises dans cette région ne sont peut-être pas nécessaires, ni les piscines.

De toute façon, avec ce que l'effet de serre semble réserver au climat planétaire, le problème se posera un jour pour tout le monde.

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Invité Imanouèl
Invités, Posté(e)
Invité Imanouèl
Invité Imanouèl Invités 0 message
Posté(e)

Cesse de parler de "peuple", le premier à avoir écrit un billet à ce sujet n'est autre que Jacob Cohen, dit "Jacob de Meknès", j'ai d'ailleurs l'impression que le Monde s'en est largement inspiré, pour pas dire autre chose...

http://jacobdemeknes.blogspot.com/2012/01/apartheid-de-loccupant-sioniste-sur.html

Pour rendre à Jacob ce qui appartient à Jacob.

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Membre, Forumeur confit, Posté(e)
Enchantant Membre 18 099 messages
Forumeur confit,
Posté(e)

Ah ces socialistes français !

Toujours prêt à faire la morale aux autres et à partager généreusement ce qu’il ne leur appartient pas.

Honnêtement, sachant que vous avez en face de vous des individus qui prétendent à longueur de journée qu'ils vont vous écraser, vous chassez,vous détruire,vous exterminer.

Il ne vous semble pas normal, à vous, de ne pas avoir particulièrement envie de partager quoi ce soit ?

Dans le monde arabo musulman existe des contrées limitrophes immensément plus riche que le petit état d'Israël, dont le territoire est à l'échelle d'une région française.

Comment se fait-il en ce cas, que ces prétendus coreligionnaires ne viennent pas à leur secours ?

Comment se fait-il que tous les États limitrophes arabes s’empressent de ghettoïser les Palestiniens, en leur interdisant d’accéder à la nationalisation égyptienne ou jordanienne ?

Comment se fait-il que ces Palestiniens sont les pestiférés de leurs cousins culturels ?

La réponse est simple, pourrir la situation, pour qu'Israël soit en permanence un sujet de discorde accusatoire et de négociation entre le monde musulman et les Occidentaux.

Pour le reste, les Arabes sont tellement empêtrés dans leurs propres contradictions, et leurs divisions internes, qu’ils n’ont sans doute pas conscience du merdier qu’ils sèment dans le monde entier.

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